Denans, abbé Arnaud (1760-1841), aumônier, professeur de philosophie, proviseur

À la suite du Concordat, signé en juillet 1801, le régime napoléonien fait largement appel au clergé aussi bien pour l’enseignement que pour assumer dans les lycées une fonction d’autorité, comme celle de proviseur ou de censeur des études. Le cas de l’abbé Arnaud Denans, à Marseille, illustre parfaitement cette volonté politique mise en œuvre par le ministère de l’Instruction publique.
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Bousson, Vertueux (1796-1829), professeur de philosophie à Charlemagne

Membre du jury du concours d’agrégation de philosophie en 1827, Bousson, d’abord professeur à Stanislas [1822] occupe les postes de professeur de philosophie dans deux des cinq collèges royaux de la capitale : Louis-le-Grand [1825] et Charlemagne [1826]. La maladie puis un décès prématuré [1829] mettent fin à une carrière prometteuse.

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Legrand, Nicolas (1775-1847), de l’École centrale au provisorat du lycée Condorcet

Après avoir assumé quelques années la fonction de bibliothécaire à Auxerre, Nicolas Legrand est nommé à Paris. En exerçant une fonction d’autorité, comme censeur, puis, pendant plus de quinze ans, comme proviseur de Condorcet, l’un des cinq collèges royaux de la capitale.

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Tranchant, Charles Marcel (1767-1831), la carrière d’un Inspecteur général

Passant de « principal », de 1809 à 1812, à « censeur », de 1812 à 1816 ; accédant à la fonction de proviseur, de 1816 à 1821, Tranchant devient inspecteur de l’académie de Paris de 1821à 1824. Autrement dit, c’est une carrière rapide qui le conduit à l’Inspection générale des études, exercée jusqu’en 1830.

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Joubin, Louis Marie (1831-1908), Inspecteur de l’académie de la Seine

Parcours exemplaire d’un agrégé de grammaire, qui après quelques postes d’enseignement, assume des fonctions d’autorité, comme principal, censeur, proviseur, en province puis dans la capitale. Jusqu’à devenir, en fin de carrière, l’un des neuf inspecteurs de l’académie de la Seine, en résidence à Paris. 

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Michel Renard (1798-1852), de la position de maître d’études à celle de proviseur.

Un doctorat ès-lettres, obtenu en 1823, est le viatique qui permet le passage de l’état modeste d’enseignant à celui d’un fonctionnaire d’autorité, gouvernant successivement les collèges de Tours ; de Strasbourg ; de Caen ; de Tours ; et enfin le lycée de Nancy.

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Gautruche, L’histoire poétique, dieux antiques en statues : Jupiter et Neptune

Pour rendre plus attractives leurs publications, les éditeurs du XVIIIème siècle, prolongeant la tradition, ornent souvent les livres d’un frontispice, qui suggère en une seule image le contenu de l’ouvrage. Il en est ainsi de cette édition en français de : L’Histoire poétique, pour l’intelligence des poètes et des auteurs anciens.

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Les Divinités païennes du Père Gautruche [s. j.], 1714

Sur les plus de cent soixante rééditions de « l’Histoire poétique pour l'intelligence des poëtes et autheurs anciens », du Père Pierre Gautruche, moins d’une dizaine sont ornées d’un frontispice. Il s’agit généralement de conforter par l’image, le titre de l’ouvrage et, précisément ici, par le côté un peu fruste du dessin, d’indiquer qu’on a affaire à un livre de mythologie destiné aux écoliers. 

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Chéruel, Adolphe (1809-1891), historien de l’administration monarchique en France

C’est tout d’abord une carrière d’enseignant si parfaite qu’on est tenté de l’appeler classique. Du côté des concours et des diplômes : École normale [1828] ; agrégation des lettres [1830] ; doctorat [1849]. Du côté des postes : un seul en province, comme professeur à Rouen [1830] ; puis à Paris, maître de conférences à l'École normale [1849] ; professeur d'histoire au lycée Louis-le-Grand [1853].

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Romtain, Louis (1807-1889), professeur du lycée Condorcet

Doublement agrégé, en Grammaire [1833], en Lettres [1841]. Pas de thèses, pas de publications, si ce n'est une traduction en vers de l'Alceste d'Euripide. Une vie toute entière consacrée au seul enseignement. Récompensée, après trente-quatre ans de service, par la décoration de la Légion d'honneur [1868].

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Magnin, Charles (1793-1862), bibliothécaire, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

C’est à la protection du conservateur de la Bibliothèque impériale de l’époque, familier d’un de ses oncles, que Charles Magnin doit l’entrée dans la carrière, qui le fera passer, à la sortie du lycée, de simple « Aide aux Imprimés » [1813] à la position de « Conservateur » du Département des Imprimés [1832] de ce qu’aujourd’hui on appelle la BnF [Bibliothèque Nationale de France]. Continuer la lecture de « Magnin, Charles (1793-1862), bibliothécaire, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres »

Bernardy, Jacques Philippe (1758-1836), de l’École centrale à la Faculté des Lettres de Poitiers

Déjà formé pendant près de quinze ans à l'enseignement, au sein de la Congrégation de l'Oratoire, c'est à sa spécialisation comme professeur de Belles-Lettres que Jacques Philippe Bernardy doit sa carrière dans l'enseignement. Indépendamment des régimes politiques qui se succèdent : à l'École centrale de la Charente ; au lycée impérial, puis collège royal, enfin à la Faculté des Lettres de Poitiers.

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Mythologie et description du Panthéon des Romains, 1800

L’ouvrage de Joseph Brunel [1746-1818], intitulé « Cours de Mythologie » paru en 1800, réédité en 1807, puis en 1823, est conçu comme un ouvrage d’initiation à destination des jeunes gens. Aussi s’ouvre-t-il par un frontispice offrant l’image d’un Panthéon simplifié, où figurent pourtant les principales divinités païennes citées dans les textes classiques. 

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Jouvion, Amédée (1805-1860), du maître d’études à l’inspecteur d’académie

Une longue carrière qui s’étend sur près de trente-cinq ans, et qui lui fait gravir lentement les échelons réglementaires : maître d’études, régent de collège, professeur, principal de collège, censeur des études, proviseur et enfin inspecteur d’académie. C’est l’agrégation de grammaire, obtenue en 1845, qui lui permet d’accéder à des fonctions d’autorité. Continuer la lecture de « Jouvion, Amédée (1805-1860), du maître d’études à l’inspecteur d’académie »

Engrand, Henri (1753-1823), Leçons élémentaires sur la Mythologie

C’est le sort de beaucoup d’ouvrages du dix-neuvième siècle, édités en province, et destinés à l’instruction de la jeunesse, d’avoir bénéficié de nombreuses rééditions, et par là même d’un important tirage global. Mais la conservation de tels livres d’éducation manipulés à satiété, et généralement malmenés, est le plus souvent assez médiocre. Il est aussi souvent très difficile d’en retrouver matériellement les différentes éditions.

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Guiselin, Charles (1816-1880), des postes provinciaux au censorat du lycée Condorcet

La carrière de Charles Guiselin, ancien élève de l'École normale [1836], est essentiellement celle d'un administrateur : censeur à Mâcon, à Reims, à Orléans, à Bordeaux, puis proviseur à Rennes, Nantes, Dijon. Il achève son parcours à Paris, comme censeur des études au lycée Condorcet [1871-1878].

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Rozey, Louis (1810-1848), un Normalien, simple professeur d’histoire à Poitiers

Une vie trop brève de trente-huit ans, une carrière provinciale sans relief qui le mène à l'agrégation d'histoire seulement à vingt-neuf ans, la publication d'un unique ouvrage scolaire dans sa propre discipline. Telle est la vie sans histoire d'un simple professeur d'histoire. Continuer la lecture de « Rozey, Louis (1810-1848), un Normalien, simple professeur d’histoire à Poitiers »

Cartelier, Auguste (1812-1855), un helléniste survivant grâce à une publication posthume

Ancien élève de l'École normale et agrégé des classes supérieures de lettres, sa brève carrière universitaire est minée par une maladie pulmonaire qui l'emporte à quarante trois ans. Il publie en grec l'Illiade d'Homère ; en latin une édition scolaire des œuvres d'Horace. On lui doit aussi une traduction d'un des discours d'Isocrate, publiée en 1862, sept ans après sa mort. Continuer la lecture de « Cartelier, Auguste (1812-1855), un helléniste survivant grâce à une publication posthume »

Rousseau, abbé Jean Denis (1765-1835), de la Théologie à l’Inspection d’académie

Comme beaucoup de religieux qui ont commencé à être enseignant sous l'Ancien régime, son statut de prêtre va favoriser sa carrière sous l'Université impériale, puis dans la longue période ouverte en 1815 par la Restauration. Jusqu'à assumer des postes d'autorité : proviseur à Bourges [1815] et à Lyon [1817], inspecteur d'académie à Caen [1827-1835].

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Chang’e sur la Lune

Le 3 janvier 2019, à 10 heures 26, heure de Pékin, un rover s'est posé sur la face cachée de la lune. Déjà, relayées par un satellite, des premières images ont été reçues. Le lettré, amateur de la civilisation chinoise, appréciera le nom attribué à ce véhicule, le quatrième du genre : Chang'e I, Chang'e II, Chang'e III, Chang'e IV.

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Bachelet, Théodore (1820-1879), professeur d’histoire et vulgarisateur

Prenant appui sur son statut de normalien et d'enseignant agrégé d'histoire, Théodore Bachelet participe au vaste mouvement de vulgarisation historique qui se développe autour des années 1850. Il fait ainsi parti de ce large groupe d'historiens ne refusant pas d'assurer, par leurs publications non-universitaires, la diffusion discrète des valeurs religieuses conformes à la vision dominante du  siècle. Continuer la lecture de « Bachelet, Théodore (1820-1879), professeur d’histoire et vulgarisateur »

Matter, Jacques (1791-1864). les missions d’un Inspecteur général des études

Figure du protestantisme français, Jacques Matter fut tout à la fois professeur, directeur, pasteur, inspecteur d'académie.  Inspecteur général des études [1832-1845], il en accomplit les différentes charges : tournées d'inspection des académies provinciales et des collèges parisiens, membre de jury d'agrégation, rédacteur d'un Manuel général. 

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Reydellet, Jean François (1741-1817), premier censeur du Lycée de Marseille

Jean François Reydellet fait partie de ces religieux et enseignants formés dans le giron de l'ancienne Université, largement ré-employés par le Consulat [1799-1804] et l'Empire [1804-1814]. Ils sont investis dans des fonctions d'autorité [proviseurs, censeurs] s'exerçant parmi la trentaine de Lycées impériaux, se substituant aux Écoles centrales, et qui se mettent en place à partir de la fin de l'année 1802.

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Wiesener, Louis (1817-1898), historien de l’Angleterre et professeur au lycée Louis-le-Grand

Double carrière que celle de Louis Wiesener [1817-1898]. Tout d'abord celle, classique, d'un « normalien », professeur d'histoire en province puis à Paris, jusqu'au prestigieux lycée Louis-le-Grand [1854-1871]. Ensuite, celle d'un historien, spécialiste des relations de la France et de l'Angleterre, dont les travaux lui vaudront en 1894, de la part de l'Académie française, la récompense d'un Prix Gobert.  Continuer la lecture de « Wiesener, Louis (1817-1898), historien de l’Angleterre et professeur au lycée Louis-le-Grand »

Répécaud, François Marie (1768-1838), le premier inspecteur d’académie de Besançon

Un opuscule d'édification religieuse, qui sent bon le spiritualisme triomphant ; son adhésion à la Société d'émulation du Jura, sont les modestes vestiges de son existence. Sa fonction d'inspecteur d'académie s'inscrit, changement de régime aidant, dans la logique de son appartenance première à la Congrégation de l'Oratoire.  Continuer la lecture de « Répécaud, François Marie (1768-1838), le premier inspecteur d’académie de Besançon »

Savy, Dominique Marie (1771-1842), du Supérieur à l’Excellence

Déjà entreprise par le Premier Empire et poursuivie par la Restauration, la politique de nomination des fonctionnaires d'autorité de l'Instruction publique est constante : privilégier les ancien émigrés, les prêtres, à tout le moins des anciens membres de la Congrégation des Doctrinaires rompus à la pratique de l'enseignement. D'où ce parcours malgré tout assez inattendu : un proviseur du lycée impérial de Toulouse qui termine sa carrière comme évêque d'Aire, dans les Landes.

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Damiron Philibert (1794-1862), funérailles, discours et personnalités

Presque cinquante ans de carrière universitaire conduisant au poste de professeur de philosophie à la Sorbonne, complétés par la reconnaissance de l'Institut, croisent nécessairement plusieurs cercles sociaux. Une sorte de dictionnaire des personnalités aidera à mieux comprendre les références du discours d'Émile Saisset [1814-1863], prononcé au nom de la Faculté des Lettres de Paris lors des obsèques de Philibert Damiron le 13 janvier 1862. 

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Mondelot, Stanislas (1792-1858), un universitaire enclin à la poésie historique et ténébreuse

C'est dans une carrière poétique, commencée à la quarantaine, que semble s'épanouir Stanislas Mondelot. Il multiplie la publication de plaquettes en province, puis à Paris. Dédiant ses alexandrins, parfumés de grec, aussi bien à Louis-Philippe, qu'à Victoria, reine d'Angleterre. Sans compter les recueils signés de simples initiales ou publiés sous des noms d'emprunts, échappant aujourd'hui à la sagacité des bibliothécaires.

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Fradin, Charles Pierre (1769-1846), professeur, député, professeur de Droit romain

Acteur d'une période historique aux régimes politiques nettement contrastés, de la République à la Monarchie constitutionnelle, Charles Pierre Fradin poursuit une carrière universitaire fortement diversifiée. École centrale de département, Lycée, Faculté de Lettres et Faculté de Droit, reçoivent successivement, à Poitiers, sur plus de cinquante ans, ses enseignements d'histoire, de latin, et enfin de Droit romain. 

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Mermet, Louis François Emmanuel (1763-1825), un abbé de concours

Disposée selon l'ordre chronologique, la bibliographie détaillée de Mermet, concernant ses vers et sa prose, témoigne, dans la période heurtée de la Révolution française, de la prudente variation de ses prises de position, au gré des changements successifs de régime politique : République ; Empire ; Restauration. De manière plus constante, on peut noter un certain goût pour les concours littéraires, ces concours ne fussent-ils pas toujours couronnés de succès …

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Suckau, Édouard de (1828-1867), normalien, philosophe et germaniste

Agrégé de philosophie [matière réduite à la logique en 1852] enseigne dans plusieurs lycées de province. Son doctorat ès-lettres [1857] lui permet de devenir professeur de littérature en Faculté [Aix, 1862-1867]. Mais sa contribution la plus importante concerne la littérature allemande, avec une traduction de la Dramaturgie de Hambourg de Gotthold Ephraim Lessing [1729-1781].

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Delzons, Charles Octave (1817-1872). éditeur de Fénelon

Ancien élève de l'École normale, agrégé des lettres, professeur à Paris, à Louis-le-Grand, puis à Saint-Louis, Charles Octave Delzons, en plus de quelques travaux érudits, a attaché modestement son nom à deux éditions scolaires de l'archevêque, théologien et pédagogue François de Fénelon [1651-1715]. D'une part des Opuscules académiques, d'autre part les Dialogues sur l'Éloquence.

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Pierron, Alexis (1814-1878), un helléniste au lycée Louis-le-Grand

Après avoir achevé sa carrière comme professeur de seconde à Louis-le-Grand, Alexis Pierron poursuit son travail de traduction et d'édition d'Homère, Eschyle, Virgile, Plutarque. Il est aussi le premier traducteur, du grec en français, des quatorze livres Μετὰ τὰ Φυσικά d'Aristote, réunis par Andronicos de Rhodes.

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Cottard, Louis Magloire (1790-1871), de l’École normale au rectorat de Strasbourg

Profitant de sa position de recteur à Strasbourg, Louis Magloire Cottard consacre une grande partie de ses activités à l'instruction populaire. Notamment auprès des écoliers et écolières de culture isréalite par des ouvrages d'édification religieuse, des adaptations, des dictionnaires, des traductions, publiés à la fois en allemand et en français. 

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Appert, Claude (1774-1831), Proviseur du lycée impérial de Versailles

Affilié à la Franc-maçonnerie, et mal vu de la hiérarchie religieuse, Claude Appert [1774-1831] commence sa carrière universitaire comme maître d'études au Prytanée de Paris. Cette dernière est prolongée avec des fonctions d'autorité [censeur à Lyon, puis proviseur à Versailles], puis interrompue en 1812. Il se retire alors en province.

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Chopin, Jacques Dominique, De Facultate morali, thèse latine, 1818

La numérisation régulière des ouvrages conservés dans les bibliothèques publiques s’étend progressivement aux premières thèses soutenues dans les Facultés de Lettres. Certaines publications cependant échappent encore aux mailles du filet. D’autant que les exemplaires imprimés sont eux-mêmes parfois difficiles d’accès. C’est la cas  de la thèse latine de Jacques Dominique Chopin [1794-1857].

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Villermé, un opuscule sur les Associations ouvrières, 1849

C’est le sort habituel des brochures bon marché, même tirées à un grand nombre d’exemplaires, de devenir au fil du temps des objets quasiment introuvables. Et pourtant à chaque fois de telles livraisons, examinées en détail, fournissent à l’amateur éclairé cent et une informations sur un moment de l’histoire.

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Courtade, Marcel (1803-1873), un pyrénéen proviseur du lycée de Marseille

Déjà formé à l'enseignement par sa fonction de régent, puis de chargé de cours, Marcel Courtade, avec l'agrégation de philosophie réussie en 1834, voit s'ouvrir la position de professeur dans les collèges royaux [Douai, Toulouse]. Sa carrière se poursuit avec des fonctions d'autorité comme proviseur [Toulouse ; Marseille], et comme recteur [Gers ; Basses-Pyrénées ; académie de Grenoble].

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Hippeau, Célestin (1803-1883) : l’oeuvre prolifique d’un professeur de la Faculté de Caen

Plusieurs approches sont possibles pour décrire la carrière et les publications de Célestin Hippeau, simple maître d'études qui se hisse à la position de professeur de Faculté. Plus que ses nombreuses éditions de la littérature du Moyen-Age, ce sont ses contributions à l'histoire de l'enseignement qui constituent l'originalité de sa contribution à l'histoire des idées.

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Matinée, Auguste (1829-1895), proviseur du lycée Corneille à Rouen

Du simple emploi de maître d'études au collège du Havre [1849] au provisorat du lycée Corneille à Rouen [1874], telle est en bref la carrière d'Auguste Matinée. Jalonnée par un doctorat ès-lettres [Rennes, 1864] et après l'enseignement de la philosophie plusieurs postes de censeur et de proviseur.

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Lechat, Julien, traducteur de la « Philosophie de l’Histoire » de Schlegel

Professeur de philosophie au collège de Nantes, Julien Lechat a laissé un nom dans l'histoire littéraire, en étant un des traducteurs en français du philosophe allemand Friedrich von Schlegel. Il fait ainsi partie du petit nombre de ceux qui acclimatent dans la culture française la pensée scientifique, romantique, littéraire, religieuse et catholique de Schlegel [1772-1829]. 

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Colincamp, Ferdinand (1821-1879), professeur de Littérature française à Douai

Ancien élève de l'École normale [1849], agrégé des classes supérieures de lettres [1843], docteur ès-lettres [1848], Ferdinand Colincamp accomplit le parcours exemplaire d'un universitaire français du XIXe siècle. Ainsi, après divers postes de professeur en seconde et en rhétorique [classe de première], à Douai et à Dijon, devient-il le premier titulaire, pendant vingt-cinq ans, de la chaire de Littérature française, à la Faculté des Lettres de Douai, nouvellement rétablie en 1854.  

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Gérard, Jules (1839-1898), professeur de philosophie et recteur d’académie

Le parcours de Jules Gérard est celui, presque classique, d'un ancien élève de l'École normale supérieure [1858] : après l'agrégation des lettres [1861] et l'agrégation de philosophie [1865], puis le doctorat [1876] devient professeur de Faculté [Besançon , puis Nancy].Enfin, est promu à une fonction d'autorité en étant nommé recteur de l'académie de Grenoble [1882-1890], puis de Montpellier [1890-1898]. Continuer la lecture de « Gérard, Jules (1839-1898), professeur de philosophie et recteur d’académie »

Génisset, François Joseph (1769-1837), doyen de la Faculté des Lettres de Besançon

Tenté un temps, au moment de la Révolution française, par la vie politique, mais bousculé par ses aléas, François Joseph Génisset s'oriente finalement vers la vie plus stable de professeur. Tour à tour enseignant de latin, de rhétorique, au lycée, il devient professeur de Littérature latine à la Faculté des Lettres de Besançon, et en est nommé doyen, en 1834.

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Cendrillon, ou la petite pantoufle de verre, images d’Epinal

Pendant tout le dix-neuvième siècle la ville d’Épinal, dans les Vosges, est le lieu de production de « L’Imagerie d’Épinal ». Imagerie populaire, avec des sujets religieux, des évènements historiques, des faits-divers, des récits légendaires et des contes féérique. Dans les années 1850 l’usage de la pierre lithographique, remplaçant la gravure sur bois, fait passer l’imagerie d’un stade artisanal à une phase industrielle avec des tirages en plus grand nombre. 

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