Giffard, Jean Marc (1795-1882), second agrégé de la première agrégation de grammaire, à Caen en 1821

Ancien élève de l’École normale [1815], agrégé de grammaire [1821], la carrière de Jean Marc Giffard au sein de l’Université, se déroule selon le schéma classique d’un enseignant au sein d’un collège royal.

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Hahn Aloïs (1759-1821), principal de l’Athénée royal de Bruxelles

Aloïs Hahn fait partie de ces quelques cent cinquante personnalités engagées momentanément dans la vaste entreprise pédagogique du gouvernement de la Convention, puis de l’Université impériale, conduite par la France, de 1797 à 1814, dans les départements annexés de la Belgique.

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Roux, Emmanuel (1819-1879), professeur de Littérature ancienne à Grenoble

L’un des sept membres de la première promotion de l’École française d’Athènes, Emmanuel Roux obtient à son retour, après un séjour exceptionnel de trois ans, un poste de professeur de Littérature ancienne à la Faculté des Lettres d’Aix, récemment recrée.

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Bataillé, abbé Charles François Jean (1792-1868), recteur de l’académie départementale des Vosges

Aumônier, puis professeur de philosophie [Nancy ; Strasbourg], Charles François Jean Bataillé, après son doctorat [1834] est nommé professeur à la Faculté des Lettres de Strasbourg, puis culmine sa carrière en devenant recteur à Épinal [1850].

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Beauregard, Honoré (1770-1837), ancien élève de la première École normale de l’an III

Sa carrière universitaire, se développant dans sa région d’origine [Bourg-en-Bresse, puis Lyon], s’inscrit dans le droit fil de sa formation accélérée, où il bénéficie à Paris, au sein de l’École normale, d’un enseignement révolutionnaire visant à se former à l’enseignement.

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Gattel, Claude Marie (1743-1812), professeur célébré par Stendhal, son ancien élève

Des cent quatre Écoles centrales, décidées par la Convention, qui ont fonctionné entre 1796 et 1803, celle de l’Isère [Grenoble] se fait encore aujourd’hui une place à part grâce à l’abbé Claude Marie Gattel, son professeur de Grammaire générale.

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Beyts, Pierre (1761-1811), censeur des études au lycée impérial de Gand

La carrière de Pierre Beyts (1761-1811) témoigne des échanges entre la Belgique et la France, instaurés au cours de la Révolution française, à la suite de l’annexion des Pays-Bas autrichiens. Avec ses conséquences sur le plan de l’Instruction publique, avec la création des Écoles centrales puis des Lycées.

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Chuquet, Arthur (1853-1925), son élection à l’Académie des Sciences morales

Ancien élève de l’École normale supérieure [1870], docteur ès-lettres [1887], titulaire de la chaire pour l’enseignement des Langues et des littératures d’origine germanique du Collège de France [1893], Arthur Chuquet est devenu, notamment par ses ouvrages sur les « Guerres de la Révolution « , un historien reconnu, récompensé par l’Académie française avec le Prix Montyon [1884], et le Prix Gobert à deux reprises [1887] et [1890] ainsi que le grand prix Audiffred de l’Académie des Sciences morales et politiques.

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Felice, Charles Frédéric de (1775-1809), pasteur protestant, professeur de belles-lettres

Compte-tenu de l’importance de la communauté protestante dans cette région, c’est exceptionnellement un pasteur protestant, et non un catholique, qui est choisi comme enseignant de lettres à l’École centrale, puis au lycée de Metz, en Moselle.
Choix apprécié, comme en témoignent tous les éloges prononcés à son décès [Le Publiciste du 19 juin 1809 ; Le Journal des arts, des sciences et de la littérature].

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Chouteau, Olivier (1796-1853), un agrégé de philosophie à la carrière contrariée

Bernard Desmars, dans sa notice biographique consacrée à Olivier Chouteau, indique qu’un différent l’opposa à Victor Cousin au cours de l’oral de l’agrégation. Désaccord qui expliquerait la carrière particulièrement modeste de cet enseignant. À moins que son appartenance au courant fourriériste soit aussi une explication plausible. Plus encore que des rapports d’inspection souvent défavorables.

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Provotelle, Auguste (1849-1890), proviseur du lycée de Mont-de-Marsan

Normalien de la rue d’Ulm [1869], agrégé de grammaire [1873], agrégé des lettres pour les classes supérieures [1879] Auguste Provotelle, quitte au bout de vingt ans ses premières fonctions enseignantes pour assurer une fonction d’autorité comme proviseur. Mais il décède trop jeune, à quarante et un ans, pour obtenir le plein déploiement de sa carrière.

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Raynal Pierre (1755-1833), proviseur du lycée de Nîmes

Au sein des grands bouleversements de la Révolution française, des vocations enseignantes se maintiennent. Puis, selon l’usage, beaucoup, sous l’effet des promotions de carrière, se transforment en fonctions d’autorité. C’est le cas de Pierre Raynal, bénédictin, professeur de latin, de philosophie, censeur et finalement proviseur.

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De Guerle (1766-1824), premier titulaire de la chaire d’Éloquence française à la Faculté des Lettres de Paris

De précoces et charmantes productions poétiques à l’imitation des Anciens ; des engagements politiques successifs, proclamés d’abord fièrement en faveur de la Monarchie, puis le ralliement tacite au Consulat et à l’Empire forment l’entrelac qui garantit le succès de la carrière de Jean Nicolas Marie de Guerle, tout à la fois consacrée aux belles-lettres et à l’enseignement ainsi qu’à des fonctions d’autorité dans l’Université maintenues à la Restauration.

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Dubruel, Pierre Jean Joseph (1760-1828), inspecteur général des études

La carrière politique de Pierre Jean Joseph Dubruel commencée sous le Directoire prolonge la première orientation acquise par la transmission familiale de la charge juridique de Conseiller du Roi. Elle se prolonge par un siège de député de l’Aveyron, le département d’origine, obtenu, sous la Restauration, dans le cadre du suffrage censitaire, sélectionnant les électeurs et les élus les plus fortunés. Parallèlement se déploie une carrière universitaire, Dubruel passant de la position de proviseur à celle, très sélective, d’Inspecteur général des études

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Emond, Gustave (1797-1852), trente ans à Louis-le-Grand

La vie de Gustave Emond se déroule toute entière à Paris, au quartier latin, entre les murs du Lycée Impérial, puis collège royal Louis-le-Grand, au 123 de la rue Saint-Jacques. D’abord comme élève, puis, dans une lente progression, comme maître d’études, maître élémentaire, sous-directeur, et enfin censeur des études. Sans subir, semble-t-il, les violents contre-coups des changements politiques de l’époque : Empire, Restauration, Cents-jours, Révolution de 1830.

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Ex-libris d’Edmond et Jules Goncourt

Ex-libris : Locution latine formée de l’ablatif pluriel du mot « liber » [livre] et de la préposition « ex » indiquant la provenance. L’ex-libris [mot à mot « des livres de »] est, selon une définition généralement admise, une vignette portant le nom du possesseur, souvent complétée d’un blason, ou d’une devise, ou d’un dessin, que l’on colle sur le contreplat.

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Diogène, ou les Flatteurs comme des Corbeaux

L’illustration est parfaitement lisible. Pour le moins, l’immense tonneau l’indique sans ambiguïté : le vieillard nu et barbu, avec un reste épars de cheveux blanchis, et qui, bien que tout ensanglanté, se maintient debout, se protégeant bras à demi-levés de l’attaque des oiseaux, c’est bien l’illustre philosophe. Comme le confirme la suscription, à droite, tout en bas, dans une orthographe vieillie : Dyogenes.

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Margnier d’Aubonne (1773-1826), inspecteur d’académie à Besançon

Après la Révolution française, la réorganisation progressive de l’Instruction publique, avec les Écoles centrales [25 février 1795], puis la création des lycées [1er mai 1802], et enfin la mise en place de l’Université impériale [10 mai 1806] nécessite le recrutement d’un important personnel, soit pour l’enseignement, soit pour l’encadrement, autour de cinq cents personnes.

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Agrégation d’histoire et géographie en 1866

L’agrégation d’histoire et géographie s’est déroulée la première fois en septembre 1831, sous la présidence de Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876], avec six candidats reçus. Elle a été suspendue en 1852, et rétablie en 1860. L’agrégation de 1866 avec quatre candidats reçus, correspond au vingt-huitième concours.

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Laocoon de Gotthold Ephraim Lessing, premières traductions en français

Il existe, en français, au cours du XIXe siècle, trois traductions différentes du Laocoon, ouvrage de Lessing, publié initialement en allemand en 1766. Celle de Charles Vanderbourg en 1802 [chez Renouard] ; celle d’Albert Courtin en 1866 [chez Hachette] ; celle de Louis Eugène Hallberg en 1875 [chez Delalain].

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Calchas le devin, gravé dans un miroir étrusque

Alors que Tirésias et Mopsos font partie du cycle thébain, le devin Calchas fait partie du cycle troyen. C’est grâce à l’Illiade d’Homère, et aux références d’Hésiode, que son nom est célèbre dans toute l’Antiquité, de l’Anatolie à l’Italie. Aussi son image figure-t-elle au revers de nombreux miroirs, objets précieux de toilette féminine.

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Paponet, Jacques Guyot (1812-après 1878), proviseur du lycée d’Auch (Gers)

Du moment, qu’il est bachelier et licencié, tout un chacun peut, au XIXe siècle, faire carrière au sein de l’Université. Et parfois même passer d’une fonction d’enseignant, relativement modeste, à une fonction d’autorité, estimée comme moins fatigante, plus considérée et mieux payée. Ainsi, tout au long du XIXe siècle, nombreux sont ceux qui, après avoir été censeur, culmineront comme proviseur de lycée.

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Mablin, abbé Jean Baptiste, « le savant et modeste Mablin ».

C’est dans son Tableau historique et critique de la Poésie française et du Théâtre français au XVIème siècle [1828], que Sainte-Beuve, cite, comme en passant le nom
francisé du Piémontais [et non Toscan, comme il l’écrit] en renvoyant au Mémoire de Giovanni Battista Mabellini sur la Poésie < mémoire, plein d’idées neuves et profondes, et d’une érudition aussi forte qu’ingénieuse >.

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Duranton, Joseph (1824-1897), une carrière d’inspecteur d’académie dans le Midi

Trajet classique, où le simple titulaire d’une licence, passe de la situation d’enseignant à une position d’autorité. Mais carrière relativement modeste, car l’affectation se fait toujours dans des départements éloignés du chef-lieu académique.

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Darlu Alphonse (1849-1921), de l’agrégation de philosophie (1871) à l’Inspection générale de l’enseignement (1900)

Professeur au lycée Condorcet [1886-1894] Alphonse Darlu est par son enseignement l’inspirateur manifeste de la Revue de Métaphysique et de Morale, fondée en janvier 1893 par ses anciens élèves Xavier Léon [1868-1935], Élie Halévy [1870-1937], Léon Brunschvicg [1869-1944], revue bi-mensuelle < intellectualiste > qui se veut éloignée à la fois du positivisme et du mysticisme.

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Burnier-Fontanel, abbé Jean Marie, président du premier jury d’agrégation de philosophie

Dans le prolongement de l’Empire, l’alliance de la théologie et de la philosophie connaît un regain à l’ombre de la Restauration monarchique. Parmi les multiples preuves, il y a la place prééminente donnée aux ecclésiastiques au sein de l’Université, dans l’enseignement et dans les jurys d’examen.

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Rondelet, Antonin (1823-1893), agrégé de philosophie (1844)

Ancien élève de l’École normale [1841], professeur de Faculté [Clermont. 1858-1874] représentant du catholicisme social. Il achève sa carrière comme professeur de philosophie à l’Institut catholique de Paris, créé à la suite de la loi du 12 juillet 1875 relative à la liberté de l’enseignement supérieur.

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Camaret, Louis (1795-1860), recteur de l’académie d’Amiens

Censeur des études très jeune, à vingt-trois ans, Louis Camaret est aussi un jeune proviseur à trente-deux ans. Un doctorat soutenu en 1831, lui permet de passer rapidement du statut d’inspecteur d’académie à celui de recteur. Carrière perturbée sur sa fin par les turbulences institutionnelles de la période 1848-1850 : suppressions d’académies et abaissement de la fonction rectorale.

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Maussion, Louis Urbain (1765-1831), premier recteur de l’académie d’Amiens

Nommé recteur dans sa quarante-quatrième année, le comte Louis Urbain Maussion fait partie de ces nobles d’avant 1789, emprisonnés sous la Terreur, ralliés à l’Empire, placés dans des fonctions d’autorité au sein de l’Université, et qui retrouveront sans beaucoup de difficultés au lendemain de la Restauration, de nouvelles fonctions.

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Sorin, Jean (1799-1881), premier agrégé de la première agrégation de grammaire, à Caen en 1821

Ancien élève de l’École normale [1817], agrégé de grammaire [1821], la carrière de Jean Sorin au sein de l’Université, se déroule selon un schéma classique qui commence à se dessiner dans le premier quart du XIXème siècle, où l’on passe, après vingt-cinq ans de bons et loyaux services d’une fonction d’enseignant à des postes d’autorité : proviseur puis inspecteur d’académie.

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Cavras, Basile (1862-1912), un photographe parisien oublié

Établi au 90 rue Vieille-du-Temple, puis au 64 de la rue de Rivoli, à la fin du XIXe siècle, Basile Cavras (ou Cavra) est le type même du photographe «boutiquier» travaillant à façon pour une clientèle de la petite bourgeoise désirant se faire tirer le portrait. On rassemble ici quelques éléments épars qui témoignent de son itinéraire, de la Bulgarie à la France, et de son travail.

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