Stendhal, Beyle, sa stèle et son tombeau

A plusieurs reprises, et avec quelques variantes, Stendhal griffonne le texte de l’épitaphe, qu’il imagine convenir à son tombeau. Déjà en 1821 [il n’a que trente-huit ans], il met en page ces mots rédigés en italien : « Errico Beyle Milanese, Visse, Scrisse, Amo. Quest’anima adorava Cimaroza, Mozart, è Shakespeare. Mori de anni il… 18.. ».

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Chang’e sur la Lune

Le 3 janvier 2019, à 10 heures 26, heure de Pékin, un rover s'est posé sur la face cachée de la lune. Déjà, relayées par un satellite, des premières images ont été reçues. Le lettré, amateur de la civilisation chinoise, appréciera le nom attribué à ce véhicule, le quatrième du genre : Chang'e I, Chang'e II, Chang'e III, Chang'e IV.

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Mondelot, Stanislas (1792-1858), un universitaire enclin à la poésie historique et ténébreuse

C'est dans une carrière poétique, commencée à la quarantaine, que semble s'épanouir Stanislas Mondelot. Il multiplie la publication de plaquettes en province, puis à Paris. Dédiant ses alexandrins, parfumés de grec, aussi bien à Louis-Philippe, qu'à Victoria, reine d'Angleterre. Sans compter les recueils signés de simples initiales ou publiés sous des noms d'emprunts, échappant aujourd'hui à la sagacité des bibliothécaires.

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Paris, 4 de la rue Monsieur-le-Prince

Dans le sixième arrondissement de Paris, dans l’axe de la petite rue Dupuytren, on aperçoit de loin l’entrée monumentale d’un immeuble de trois étages. En s’approchant on peut admirer sa porte à double vantaux égaux, de plus de cinq mètres de haut, avec son  encadrement en pierre qui s’élève jusqu’à la base du deuxième étage.

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Imagerie Pellerin : une cure thermale salutaire.

Les imageries d’Épinal ne sont pas tournées seulement vers la célébration du sentiment religieux, qui a fait à l’origine leur fortune. Elles ont su s’adapter à l’esprit du temps. La République proclamée, l’école laïque confortée, il était temps d’abandonner une religiosité sans effet politique immédiat, et d’introduire, enfin, à l’aube du XXe siècle, un peu d’humour. Il était temps.

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Cavras, Basile (1862-1912), un photographe parisien oublié

Établi au 90 rue Vieille-du-Temple, puis au 64 de la rue de Rivoli, à la fin du XIXe siècle, Basile Cavras est le type même du photographe «boutiquier» travaillant à façon pour une clientèle de la petite bourgeoise désirant se faire tirer le portrait.On rassemble ici quelques éléments épars qui témoignent de son itinéraire et de son travail.

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Guyau, J’apprends à écrire, 1902

{mosimage}Du philosophe français Jean Marie Guyau (1854-1888) paraît en 1893 sa “Méthode Guyau. Lecture par l’écriture” (Paris, A. Colin. trois cahiers in-4, 1893). Le premier cahier  : J’apprends à écrire ; le deuxième cahier : J’écris mieux ; le troisième cahier : Je sais écrire. Ce livre, posthume, fait suite à trois autres ouvrages de Guyau consacrés, depuis 1875, à la lecture.

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Joseph Guibout (1827-1873), auteur d’ouvrages d’histoire pour la jeunesse

Ancien élève de l'École normale [1850] Joseph Guibout croise deux activités, celle, classique, d'un professeur d'histoire enseignant dans plusieurs lycées, et celle, plus exceptionnelle pour un normalien, d'un auteur d'ouvrages de vulgarisation historique, dans une collection intitulée Bibliothèque morale de la jeunesse, placée expressément sous la protection de l'Église catholique. Continuer la lecture de « Joseph Guibout (1827-1873), auteur d’ouvrages d’histoire pour la jeunesse »

Choquet, Les dix Nouvelles, ou les jeunes personnes, 1822

Cinq nouvelles dans le premier tome, cinq nouvelles dans le deuxième tome, et voilà un titre tout trouvé, pour un livre édifiant d'éducation morale, destiné à la jeunesse, comme il en paraît beaucoup sous la Restauration. Tout cela respire un parfum d'honnêteté chrétienne. Les illustrations témoignent aussi d'une mode décente, où les femmes sous leurs vastes capelines portent pelisses, robes, châles et aumônières. Continuer la lecture de « Choquet, Les dix Nouvelles, ou les jeunes personnes, 1822 »

La mort de Madame de Lamartine

Madame de Lamartine [vers 1800-1863] meurt le jeudi 24 mai 1863, à Paris, d’un érésipèle de la face. Alphonse de Lamartine [1790-1869] a fait la connaissance de Mary-Ann Birch, sa future épouse en février 1819. La cérémonie de mariage a lieu à Chambéry, au château des ducs de Savoie, le 6 juin 1820. Paralysé par une crise d’arthrite, Lamartine ne peut fermer les yeux de son épouse.

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