La mort de l’abbé Jean Baptiste Marcel Flottes, 1864

L'abbé Jean Baptiste Marcel Flottes [1789-1864] est d'abord professeur de philosophie au séminaire de Montpellier, puis au collège de Montpellier. Il est nommé professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Montpellier, au moment de la création de la faculté en 1838 et prononce sa première leçon le 4 janvier 1839. Il assure son enseignement jusqu'en 1857.
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Pastoret [1], une vie exemplaire, en bref

Le jurisconsulte, criminaliste et historien du droit, Emmanuel Pastoret [1755-1840] qui appartient par sa naissance et sa charge à la haute bourgeoisie, « à la lisière de la noblesse » traverse, dans ses quatre-vingt cinq ans d’existence, et plutôt avec chance et habileté, plusieurs régimes. Jusqu’à devenir, en 1829, chancelier de France, autrement dit le plus élevé des grands officiers de la monarchie. Continuer la lecture de « Pastoret [1], une vie exemplaire, en bref »

Victor Cousin, Henri Perreyve et le surnaturel

Dans une lettre au Révérend Père Lacordaire [1802-1861] directeur du collège dominicain de Sorèze, dont il est l’ami intime, lettre en date du 17 août 1856,  Henri Perreyve [1831-1865], ancien membre de l’Oratoire de l’Immaculée conception de Paris, et qui sera bientôt  prêtre, témoigne des sentiments de V. Cousin à l’égard de la question du surnaturel. Son âme, dit Perreyve, en parlant du chantre du spiritualisme, « semble admirablement sollicitée par les désirs de la vérité religieuse ». Continuer la lecture de « Victor Cousin, Henri Perreyve et le surnaturel »

Lehuërou, un ancien élève de l’École normale à la recherche des origines

Julien Marie Lehuërou [1807-1843] fait partie de cette cohorte de jeunes normaliens marqués à partir de 1827 par l’enseignement de Jules Michelet, jeune maître de conférences, et qui se détournent de la philosophie ou des lettres pour consacrer leur vie à défricher les racines de l’histoire de France. Continuer la lecture de « Lehuërou, un ancien élève de l’École normale à la recherche des origines »

Livret délivré par le Maire, destiné aux ouvriers, 1852

Ce livret de trente-six pages, en date de 1852, composé pour la mairie d’Orléans, est le type de document dont le dépôt n’était pas obligatoire à la Bibliothèque nationale.
Il fournit le texte de l’Arrêté du 1er décembre 1803, sur le livret ouvrier ; un extrait du Code pénal [articles 415, 416] ; un extrait de la Loi du 12 avril 1828, relative aux manufactures, fabriques et ateliers.


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Albrand (1795-1826), le destin colonial d’un Normalien

Fortuné Albrand [1795-1826], normalien  de la 4ème promotion [1813] et bon connaisseur de la langue arabe, perfectionnée à l’École spéciale des langues orientales, quitte la voie classique de l’enseignement de rhétorique, pour devenir le représentant des intérêts commerciaux de la France à Madagascar, et commandant  d’une petite  île jadis repaire des pirates. Continuer la lecture de « Albrand (1795-1826), le destin colonial d’un Normalien »

L’historien Jean Yanoski, de l’École normale au collège de France

Jean Yanoski [1813-1851], ancien élève de l’École normale [1833], agrégé d’histoire et géographie [1836], à deux reprises lauréat de l’Institut [1839], suppléant au collège de France [1840] a laissé un nom dans l’histoire de France pour son étude sur l’Abolition de l’esclavage ancien au Moyen âge, et sa transformation en servitude de la glèbe [réédité en 1985]. Continuer la lecture de « L’historien Jean Yanoski, de l’École normale au collège de France »

Les rédacteurs de la revue La Liberté de penser [1847-1851] – 1 – A à E

Voici la liste alphabétique de la centaine de contributeurs ayant signé un ou plusieurs articles de la revue mensuelle « La Liberté de penser, revue philosophique et littéraire », qui, à l'initiative d'Amédée Jacques, paraît de décembre 1847 à novembre 1851. Ainsi que, dans la mesure du possible, des indications biographiques concernant les auteurs, se rapportant surtout à la période de 1847 à 1851. Continuer la lecture de « Les rédacteurs de la revue La Liberté de penser [1847-1851] – 1 – A à E »

Eugène Baret (1814-1887), inspecteur général de l’Instruction primaire

Eugène Baret [1814-1887], normalien, agrégé, docteur, croise un double parcours universitaire. Spécialiste d’Espagnol, il inaugure l’enseignement de Littérature étrangère à la Faculté des lettres de Clermont-Ferrand [1855], avec de nombreux ouvrages sur la littérature espagnole. Puis, à partir de 1873, occupe des fonctions administratives de plus en plus importantes : inspecteur d’académie, recteur, inspecteur général de l’Instruction primaire. Continuer la lecture de « Eugène Baret (1814-1887), inspecteur général de l’Instruction primaire »

Cabanis et les Mémoires sur les Rapports du physique et du moral de l’homme

En 1802, paraît, en deux volumes, l’ouvrage ayant pour titre : Rapports du physique et du moral de l’homme, par P. J. G. Cabanis. Le livre, composé par un médecin réputé, rassemble douze Mémoires, dont les six premiers ont été lus, en 1796 et 1797, devant les membres de la Classe des Sciences morales et politiques de l’Institut national tout récemment créé.

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Amédée Jacques : La Philosophie et la Liberté de penser

Le 15 décembre 1847, paraît le premier numéro de la revue La Liberté de penser, Revue philosophique et littéraire, fondée par Amédée Jacques. La revue paraît le 15 de chaque mois, et va fonctionner sur quarante-huit numéros, jusqu’au 21 novembre 1851, avec la collaboration initiale d’Ernest Bersot [1816-1880], d’Émile Saisset [1814-1863], de Jules Simon [1814-1896]. On trouvera ici le texte intégral de son éditorial. Continuer la lecture de « Amédée Jacques : La Philosophie et la Liberté de penser »

24 avril 1817. Pastoret préside la séance des quatre Académies

Le jeudi 24 avril 1817, Emmanuel Pastoret [1755-1840], en tant que Président de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour l'année 1817, préside la séance publique annuelle des quatre Académies. Discours de célébration où les convictions intimes de Pastoret, qui dès le début de sa carrière politique a été un partisan de la royauté constitutionnelle, n'ont aucun mal à s'exprimer, en ce temps de la Restauration triomphante. Continuer la lecture de « 24 avril 1817. Pastoret préside la séance des quatre Académies »

30 septembre 1791. Séance de clôture de l’Assemblée nationale constituante.

Emmanuel Pastoret [1755-1840], participe, le vendredi 30 septembre 1791, à la séance de clôture de l’Assemblée nationale constituante et y prononce, à la suite de Jean Sylvain Bailly [1736-1793] maire de Paris,  un discours exaltant la première Constitution de la France.

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24 décembre 1755. Naissance d’Emmanuel Pastoret.

Emmanuel Pastoret meurt à Paris, le 28 septembre 1840. C’est l’occasion, pour l’Académie française, dont il est membre depuis 1820 ; pour l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dont il est fait partie depuis 1785 ; pour l’Académie des Sciences morales et politiques où il est nommé en 1832, d’en faire l’éloge.  Continuer la lecture de « 24 décembre 1755. Naissance d’Emmanuel Pastoret. »

L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en 1816.

Au lendemain de la seconde Restauration, l’ordonnance royale du 21 mars 1816, signée par Louis XVIII et contresignée par Vincent Marie Viénot Vaublanc [1756-1845], ministre de l’Intérieur dans le premier ministère Richelieu [26 septembre 1815-29 décembre 1818], désigne les membres de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres reconstituée.
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Sur les traces de Platon, lettre de Terzetti, 1858

D'Athènes, en mai 1858, selon Jules Barthélemy Saint-Hilaire, un certain Terzetti adresse à Victor Cousin une lettre évoquant Platon et les jardins d'Académie.  Il fait allusion à l'époque ancienne, où tout jeune il a aidé V. Cousin, qui effectuait des recherches à la bibliothèque Ambroisienne. Selon l'auteur de la lettre, Platon lui-même serait charmé si Cousin venait à Athènes lui rendre visite … Continuer la lecture de « Sur les traces de Platon, lettre de Terzetti, 1858 »

La mort du philosophe et homme politique Royer-Collard, 1845

Le journaliste et homme politique, légitimiste modéré, Charles de Lacombe [1832-1904] publie en 1863 un ouvrage intitulé Royer-Collard**. Dans ce livre, où il dresse un portrait incomplet, mais flatteur, de Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] Charles de Lacombe, cite les propos de Prosper de Barante [1782-1866] rapportant les derniers moments de l’homme politique et philosophe, chef de file des Doctrinaires.

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Ferdinand Hoefer, secrétaire de Victor Cousin

Jeune enseignant, Ferdinand Hoefer [1811-1878], dont l’allemand est la langue maternelle, a vingt-trois ans, lorsqu’il devient pour quelques mois le secrétaire de V. Cousin. Camille Flammarion [1842-1825] raconte dans ses Mémoires biographiques et philosophiques d’un astronome [Paris : E. Flammarion. 1912] un épisode pittoresque de cette brève collaboration.

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Académie française : les exclusions de 1816

La Restauration, ouverte par l’abdication de l’empereur Napoléon [6 avril 1814] et le retour des Bourbons, interrompue par la période des Cent-Jours [20 mars-22 juin 1815], reprend, sous l’appellation de seconde Restauration, à partir du 8 juillet 1815, date du retour de Louis XVIII à Paris. Tandis qu’une Terreur blanche s’exerce librement, une liste officielle de proscription est définie par ordonnance, et tous les domaines de la vie politique sont peu à peu profondément remaniés. Le monde de la culture n’est pas épargné. Comme en témoigne l’ordonnance du 21 mars 1816.

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La mort du philosophe Jean Philibert Damiron, 1862

Jean Philibert Damiron [1794-1862], ancien titulaire de la chaire d’Histoire de la philosophie moderne à la Faculté des lettres de Paris [1845 à 1856] ; membre depuis 1836, de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie ; ami de toujours de Victor Cousin, dont il a été l’élève à l’École normale, meurt dans la fin d’après midi du samedi 11 janvier 1862. 

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Création des agrégations des Facultés, pour les lettres, en 1840

Le philosophe Victor Cousin, est ministre de l’Instruction publique dans les six mois d’existence du second ministère Thiers, du 1er mars au 28 octobre 1840. Il fait prendre par le roi Louis-Philippe, dès le 24 mars 1840, une ordonnance créant, pour les lettres, des agrégés des Facultés, nommés au concours, et capables de suppléer des professeurs titulaires absents.
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Lettre ouverte de Pierre Leroux à l’Académie des Sciences morales, 1842

Le 30 décembre 1842, Pierre Leroux [1797-1871],  publie une lettre ouverte à la prestigieuse Académie des Sciences morales et politiques, recréée par le roi Louis-Philippe en octobre 1832. Ce texte attaque nommément le philosophe Victor Cousin [1792-1867], alors au faîte de sa célébrité, l’accusant encore une fois de la «Mutilation d'un écrit posthume de Théodore Jouffroy». Continuer la lecture de « Lettre ouverte de Pierre Leroux à l’Académie des Sciences morales, 1842 »

Charles Renouard : Éloge funèbre de Victor Cousin

Le 14 janvier 1867, à Cannes, vers cinq heures du matin, Victor Cousin [1792-1867], dans son sommeil, meurt d’une apoplexie, dont la crise a débuté la veille. Il est âgé de soixante-quatorze ans : il aurait eu soixante-quinze ans, le 28 novembre 1867. De nombreux éloges mortuaires sont prononcés. D’une part le 19 janvier à l’annonce de son décès ; d’autre part à ses funérailles le 24 janvier avec les discours de Sylvestre de Sacy, d’Esquirou de Parieu, d’Henri Patin. Mais les éloges célébrant la mémoire de Victor Cousin sont bien plus nombreux, et ils se prolongent jusqu’en 1868.

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La mort de Caton d’Utique

L’historien grec Appien, dit Appien d’Alexandrie [vers 90-160] est l’auteur d’une Histoire des guerres civiles de la République romaine. Dans le livre II de cet ouvrage, il décrit la mort volontaire de Marcus Porcius Cato Uticencis, Caton d’Utique [95-46 av. J.-C.], arrière petit-fils de Caton l’ancien. L’évènement se situe en avril 46 av. J.-C., dans le cadre de la guerre civile entre César et Pompée. Continuer la lecture de « La mort de Caton d’Utique »

Le philosophe, concierge des catacombes philosophiques

La définition du philosophe, comme « ami de la sagesse » est convenue. Il en est d’autres qui sont parfois plus polémiques. Telle est celle que donne Jean Baptiste Maugras [1762-1830], en 1827, à l’occasion de son cours d’ouverture, dans la chaire d’Histoire de la Philosophie ancienne, qu’il prononce en 1827, à la Faculté des lettres de Paris.
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