Ladevi-Roche, Paul Jean (1794-1871), dans le courant convenu d’un spiritualisme universitaire

C’est surtout après sa carrière universitaire, achevée comme professeur de philosophie à Faculté des Lettres de Bordeaux [1838-1855] que Paul Jean Ladevi-Roche prend des positions affirmées, aussi bien contre Pierre Jean Georges Cabanis, que contre Victor Raulin ou même Victor Cousin.

Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871]. [autre forme du nom : Ladevy-Roche ; Ladevie-Roche].
Né le 25 frimaire an III [11 février 1794], à Mauriac [Cantal] ; mort le 11 avril 1871, à Bordeaux [Gironde].

Premières études, dans sa ville natale à Mauriac [département du Cantal ; académie de Clermont].
Paul Jean Ladevi-Roche apprend le grec en autodidacte, en prenant appui sur la Méthode pour étudier la langue grecque de Jean Louis Burnouf [1775-1844], publiée à Paris, en deux volumes [imprimerie d’Auguste Delalain] en 1813-1814 : In-8, [4]-VII-[1]-238 p. ; [2] p., p. [239]-350]. Très nombreuses rééditions revues, corrigées et complétées.

Paul Jean Ladevi-Roche crée une institution d’enseignement dans sa ville natale [1815-1817]. Il en témoigne dans un Fragment de biographie : < En 1817, je dirigeais, dans ma petite ville natale une très modeste institution que j’avais fondée […] Les succès de mon institution étaient notoires >.

1815
RÉGENT AU COLLÈGE DE MONTLUÇON
Paul Jean Ladevi-Roche est nommé, en novembre 1815, régent de cinquième au collège communal de Montluçon [département de l’Allier ; académie de Clermont], installé dans les bâtiments de l’ancien couvent des Bernardines.
Sa connaissance du grec lui permet de prendre en charge la classe de troisième [1815-1817], et même d’espérer une nomination ultérieure en classe de seconde.

1817
UNE RENCONTRE DÉCISIVE
Sur sa propre initiative Paul Jean Ladevi-Roche se rend à Paris, pour chercher une place de maître d’études. Mais se présente à Jean Louis Burnouf [1775-1844], titulaire de la chaire d’Éloquence latine du Collège de France de 1817 à 1844 ; maître de conférences de grec et de latin à l’École normale, depuis octobre 1810, qui lui conseille au contraire de passer le concours d’entrée à l’École normale.

1818
ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE NORMALE
Ancien élève de l’École normale [12 octobre 1818].
Sont déclarés reçus au concours d’entrée de l’École normale, le 12 octobre 1818, comme élèves pensionnaires, section Lettres, pour une durée de scolarité de trois ans, dans l’ordre alphabétique, les vingt élèves dont les noms suivent : Pierre Ader [c.1797-1819] ; François Agnant ; Auguste Anot [1794-1879] ; Jean Barreau ; Pierre Boulle ; Eusèbe Corbin [1801-1855] ; Amédée Daveluy [1799-1867] ; Louis Dubois [NNN-1884] ; Charles Marie Dunoyer [1799-1881] ; Jean Baptiste Forneron [1797-1886] ; Jean Baptiste La Bastide [1797-1863] ; Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871] ; Étienne Lemoyne ; François Maugé [c.1797-1832] ; Victor Peytel ; Jean François Raison [1799-1868] ; François Rara [1798-1877] ; Jean Ribout [1799-1854] ; Hippolyte Royer-Collard [1802-1850] ; Jean François Stiévenart [1794-1860].

1821
AGRÉGATION DES LETTRES
Dans la volonté de restaurer le système des diplômes de l’Ancien Régime, l’Université remet en place en 1821 [statut du 6 février 1821], l’agrégation des lettres [autrefois agégation dite de second ordre], l’agrégation de grammaire [autrefois agrégation dite de troisième ordre], ainsi que l’agrégation de sciences.
Le concours est ouvert le 3 septembre 1821, au collège des Irlandais, et se déroule jusqu’au 18 septembre. Les résultats des épreuves de l’agrégation des lettres sont publiés le 29 septembre 1821.
Pour cette année 1821, les épreuves de l’agrégation des lettres se déroulent uniquement à Paris [vingt lauréats].

Alors que François Antoine Joan Mazure [1776-1828], futur Inspecteur général des études, et associé depuis 1817 à des commissions d’Inspection générale, est président du jury, sont reçus à l’agrégation des lettres en 1821 : Hector Poret [1799-1864], docteur ès-lettres [Paris, 1819] ; Laurent de Luynes [1794-1884] ; Jules Michelet [1798-1874], docteur ès-lettres [Paris, 1819] ; Amédée Daveluy [1799-1867], élève sortant de l’École normale [1818] ; Gabriel Lefevre ; Marie Nicolas Bouillet [1798-1864], ancien élève de l’École normale [1816] ; Théophile Lodin-Lalaire [1797-1896], ancien élève de l’École normale [1816] ; Germain Joseph Delbecque ; Nicolas Rodolphe Taranne [1795-1857] ; Jean Denis Baptiste Labastide [1797-1863], élève sortant de l’École normale [1818] ; Pierre Eusèbe Corbin [1801-1855], élève sortant de l’École normale [1818] : Jacques Auguste Reynaud [1795-1874] ; François Alexis Rara [1798-1877], élève sortant de l’École normale [1818] ; Théophile Marie Janson ; Émile Lefranc [1798-1854], ancien élève de l’École normale [1817] ; Vertueux Bousson [1796-1829] ; Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871] élève sortant de l’École normale [1818] ; Louis Bolly [NNN-1823], ancien élève de l’École normale [1817] ; Bernard Forneron [1797-1886], élève sortant de l’École normale [1818] ; François Maugé [NNN-1832], élève sortant de l’École normale [1818].

1821
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE À PÉRIGUEUX
Après l’agrégation, Paul Jean Ladevi-Roche est chargé de l’enseignement de la philosophie au collège [communal] de Périgueux [département de la Dordogne ; académie de Bordeaux].
Ses opinions libérales l’y maintiennent, sans avancement, pendant sept ans.

1828
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLLÈGE ROYAL DE CAEN
Paul Jean Ladevi-Roche est nommé en 1828 professeur de philosophie au collège royal de Caen, en remplacement de l’abbé Charles Viel [1754-1830] professeur de 1816 à 1828, et suppléé en 1827-1828 par l’abbé Grouet, en même temps aumônier du collège.
Paul Jean Ladevi-Roche reste en poste jusqu’en 1830, date à laquelle il est, pour quelques mois, rétrogradé au collège royal de Tournon.
Paul-Jean Ladevi-Roche est remplacé à Caen par André François Cassin [1795-1853], qui vient du lycée de Tournon, professeur de philosophie à Caen de 1830 à septembre 1835, puis censeur des études au collège royal de Caen.

1809-1830
SUCCESSIVEMENT PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE À CAEN

1809 – Nicolas Tyrard-Deslongchamps [1750-1821], professeur de philosophie au lycée impérial de Caen, de 1809 à 1816.
1816 – Abbé Charles Viel [1754-1830], professeur de philosophie au collège royal de Caen, de 1816 à 1828.
1827-1828 – Abbé Grouet, en même temps aumônier du collège.
1828 – Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871], professeur de philosophie au collège royal de Caen, de 1828 à 1830.
1830 – André François Cassin [1795-1853], qui vient du lycée de Tournon, professeur de philosophie au collège royal de Caen, de 1830 à septembre 1835.

1829
DOCTORAT ES-LETTRES
En 1829, ont été reçus à Paris au doctorat ès-lettres : Philippe Lebas [1794-1860] ; Léon Feugère [1810-1858] ; Charles Chardin [1806-1842] ; Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871] ; Charles Mallet [1807-1875].

Paul Jean Ladevi-Roche est docteur ès-lettres [Paris, 26 août 1829], avec une thèse latine : De Ratione.
[Cadomi : apud F. Poisson, typographum. In-4, 28 p., 1829].

La thèse, en français, a pour titre : Examen critique de la théorie du beau de M. Kératry.
[Caen : F. Poisson, imprimeur, rue Froide. In-4, 28 p., 1829].
La thèse n’est pas dédiée.
Avec en exergue une citation de St-Augustin : < Le beau n’est pas beau parce qu’il plaît ; mais il plaît parce qu’il est beau >. St-August, de la Vraie Relig.

1820 AUGUSTE HILARION KÉRATRY

Auguste Hilarion Kératry [1769-1859], homme politique et écrivain français, est également critique d’art : en 1820, publie Annuaire de l’École française de peinture, ou Lettres sur le Salon de 1819, par M. Kératry [Paris : Maradan, 1820].

https://books.openedition.org/ugaeditions/8591?lang=fr

Et en 1822, Auguste Hilarion Kératry [1769-1859], alors député du Finistère, et qui a déjà publié des ouvrages philosophiques, fait paraître, en deux volumes : Du Beau dans les arts d’imitation, avec un Examen raisonné des productions des diverses écoles de peinture et de sculpture, et en particulier de celle de France. Par M. Kératry.

[Paris : Audot, Libraire-Éditeur. Rue des Maçons-Sorbonne, n° 11. 1822].

• https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=wu.89037966595&seq=13

Etl’année suivante, en 1823 : Examen philosophique des « Considérations sur le sentiment du sublime et du beau, dans le rapport des caractères, des tempéraments, des sexes, des climats et des religions », d’Emmanuel Kant, par M. Kératry. Pour faire suite à l’ouvrage : « du Beau dans les arts d’imitation », de ce dernier auteur.

[Paris : Bossange frères, Libraires, Rue de Seine, n°12. In-8, XXVIII-380 p., MDCCCXXIII (1823)].

Contient une traduction de l’allemand en français de l’opuscule de Kant [1724-1804] : < Betrachtungen über das Gefühl des Schönen und Erhabenen >, [Considérations sur le sentiment du beau et du sublime].

C’est chronologiquement la troisième fois que ce texte de Kant, d’un peu plus d’une centaine de pages, est traduit en français.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54033925.texteImage

1796-1823

TRADUCTIONS DES BETRACHTUNGEN DE KANT EN FRANÇAIS

Le texte de Kant < Betrachtungen über das Gefühl des Schönen und Erhabenen > est paru en 1764 [Königsberg : Johann Jacob Kanter. In-8, 110 p., 1764], avec de nombreuses rééditions : 1766, 1771, etc.

Traduit en français, pour la première fois en 1796, par Hercule Peyer-Imhoff [1772-1813], sous le titre : Observations sur le sentiment du beau et du sublime [Paris : Chez J. J. Lucet; Direct. du Bulletin de Littérature, des Sciences et des Arts. Rue Montmartre, N° 94, vis à vis la rue Joseph. In-8, IV-123 p., 1796. An IV de la République française, une et indivisible]. Avec un portrait gravé d’Immanuel Kant par J. Bénizy dit Dubuisson.

Traduit une deuxième fois : Essai sur le sentiment du beau et du sublime. Traduit de l’allemand du célèbre Kant par M. Veyland, Professeur de philosophie. Avec des notes du traducteur.

[Paris, J.G. Dentu, Imprimeur-Libraire. In-8°, (4), VIII-226 p., 1823]. Veyland [ou Weyland] [NNN-1873]. Professeur de philosophie à Sarreguemines [département de la Moselle ; académie de Metz], inspecteur primaire à Metz.

1830
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLLÈGE ROYAL DE TOURNON
Paul Jean Ladevi-Roche est nommé au collège royal de Tournon, aujourd’hui lycée Gabriel Fauré, [département de l’Ardèche ; académie de Nîmes] pour occuper le poste que vient de libérer André François Cassin, ce dernier étant nommé, dans une sorte de chassé-croisé, à Caen.
Paul Jean Ladevi-Roche ne reste que quelques mois à Tournon. Il y est remplacé en 1830-1831, par Charles Dumoulin [1793-1857], ancien élève de l’École normale [1812], en poste de 1830 à 1846.

1830
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLLÈGE ROYAL DE BORDEAUX
Mais, après la Révolution de Juillet, Paul Jean Ladevi-Roche est nommé, le 6 octobre 1830, par arrêté du ministre de l’Instruction publique, au collège royal de Bordeaux [département de la Gironde ; académie de Bordeaux].
Il est nommé en remplacement de l’abbé Antoine Toucas de Poyen [1755-1835], en poste à Bordeaux de 1809 à novembre 1830, puis admis à la retraite.

En 1832, Paul Jean Ladevi-Roche publie : Programme général du cours de philosophie du Collège Royal de Bordeaux, par P. J. Ladevi.
[Bordeaux : impr. de Suwerinck. In-8, 16 p., 1832].
Puis, la même année : Résumé des leçons du cours de Philosophie du Collège Royal de Bordeaux : premier semestre 1831-1832, par P. J. Ladevi.
[Bordeaux : impr. de Suwerinck. In-8, 80 p., 1832].

Reste en poste jusqu’en août 1840, date de sa nomination définitive à la Faculté des Lettres. Est remplacé au collège de Bordeaux par Ernest Bersot [1816-1880].

1838
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE À LA FACULTÉ DES LETTRES DE BORDEAUX
La Faculté des Lettres de Bordeaux, créée en 1809, dans la cadre de l’Université impériale, a été supprimée par arrêté du 31 octobre 1815, comme seize autres Facultés des Lettres.
Elle est rétablie par ordonnance royale du 24 août 1838.
Paul Jean Ladevi-Roche est nommé professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux, comme chargé de cours [1838-1839], puis titulaire, du 7 septembre 1840 à 1855.
Au moment du rétablissement de la Faculté des Lettres de Bordeaux, les cinq chaires se répartissent : Philosophie, avec Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871], chargé du cours [1838-1839], titulaire [1840-1855] ; Littérature ancienne, avec Jean Chrysostôme Dabas [1810-1878], titulaire de 1838 à 1875] ;Littérature française, avec Philippe Roux [1808-1887], chargé du cours [1838-1843], titulaire [1843-1881] ; Littérature étrangère, avec Gustave Planche [1808-1857], chargé des fonctions de professeur ; Histoire, avec Joseph Rabanis [1801-1860], chargé du cours [1838-1840], titulaire [1841-1852].

En même temps Paul Jean Ladevi-Roche continue d’assurer l’enseignement de la philosophie au collège royal de Bordeaux [1830-1840], collège où il est remplacé en septembre 1840 par Ernest Bersot [1816-1880], auquel il est idéologiquement très hostile.
Ernest Bersot est mis en congé en 1842, puis nommé ultérieurement à la Faculté des Lettres de Dijon [1843-1844].

Paul Jean Ladevi-Roche est remplacé à la Faculté des Lettres de Bordeaux en 1856, par Albert Lemoine [1824-1874], antérieurement délégué dans la chaire de Philosophie de la Faculté des Lettres de Nancy, chargé de cours [1856-1858], puis titulaire [1858-1859].
Paul Jean Ladevi-Roche reçoit le titre de Professeur honoraire.

DÉCORATION
Chevalier de la Légion d’honneur : 27 avril 1845.

PUBLICATIONS
1838
Réfutation du matérialisme et démonstration du spiritualisme par la physiologie et la physique.
[Paris : Hachette ; Bordeaux : Granet. In-8, 192 p., 1838].

1853
Éléments de logique, de psychologie, de théodicée et de morale, rédigés d’après les nouveaux programmes du baccalauréat ès-lettres et du baccalauréat ès-sciences. On y trouve la réponse à toutes les questions philosophiques de ces Programmes. Par M. Ladevi-Roche, professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux. Ancien élève de l’École normale
[Bordeaux : Chaumas Gayet. Fossés du Chapeau rouge, n°34 ; Pierre Ducot, Fossés des Carmes, n°13. Paris : Hachette, Rue Pierre-Sarrasin, n°14. In-8, VIII-479 p., 1853]. Programme du baccalauréat ès-lettres ; Programme du baccalauréat ès-sciences. Table des matières.

Compte-rendu in Revue de l’Instruction publique.

Compte-rendu par Joseph Alexandre Schmidt, dans Le Correspondant, Revue mensuelle : religion, philosophie, politique, 1855, Tome 36, p. 474-476

1860
De l’Origine du langage d’après MM. de Bonald, Renan, Jules Simon, et le père Chastel. Par M. Ladevi-Roche. Professeur honoraire de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux.
[Bordeaux : G. Gounouilhou, Imprimeur des Facultés. Ancien hôtel de l’Archevêché (entrée rue Guiraude, 11. In-8, 56 p., 1860]. Réédité en 1868. Préambule.

1861
De l’unité des races humaines, d’après les données de la psychologie et de la physiologie. Par M. Ladevi-Roche. Professeur honoraire de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux, Ancien élève de l’École normale, Membre correspondant de l’Académie de Clermont.
[Bordeaux : Chez Coderc, Decréteau et Poujol (Maison Lafargue). Rue du Pas St-Georges, 28. In-8, 131 p., 1861]. Préambule.

1863
Réponse au livre de Cabanis sur les Rapports du physique et du moral. Par M. Ladevi-Roche. Professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux, Ancien élève de l’École normale, Membre correspondant de l’Académie de Clermont, Etc.
[Paris : chez Hachette, Libraire. Rue Pierre Sarrazin, 14. In-8, 146 p., 1863].

  • https://books.google.fr/books?id=Eos5bQ9JYdYC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
    Les Considérations générales sur l’étude de l’homme, et sur le rapport entre son organisation physique avec ses facultés intellectuelles et morales, font initialement l’objet de six Mémoires, lus par Pierre Jean Georges Cabanis [1757-1808], de 1796 à 1797, devant ses collègues de la deuxième Classe de l’Institut national.
    Publié sous forme de livre, en deux volumes, en 1802, 1805, 1815, 1824, 1844.
    Une réédition paraît en 1843, puis en 1855, sous le titre : Rapport du physique et moral de l’homme, par P. J. G. Cabanis, Membre de l’Institut national et sénateur. Nouvelle édition, contenant l’extrait raisonné de Destutt de Tracy, la table alphabétique et analytique de Sue, une notice biographique sur Cabanis et un Essai sur les principes et les limites de la science des rapports du physique et du moral par le Dr Cerise.
    [Paris : Librairie de Victor Masson. Deux tomes : LXVIII-350 ; IV-424 pp., 1855].

1867
Le vrai et le faux Platon, ou le Timée démontré apocryphe. Par M. Ladevi-Roche. Professeur honoraire à la Faculté des Lettres de Bordeaux. Ancien élève de l’École normale.
[Paris : Chez Hachette, Libraire, 77 boulevard Saint-Germain. Bordeaux : Chez Coderc, Decréteau et Poujol (Maison Lafargue). 28 Rue du Pas St-Georges. Chez Ducot-Faubel, libraire, Rue Sainte-Catherine, 143. In-8, X-89 p., 1867]. Préface. Table des matières.

1867
Fragment de biographie.
[Bordeaux : Lafargue. In-8, 12 p., 1867].

1867
Jean Ladevi-Roche. Le Rôle des grands hommes dans la vie des peuples d’après M. Cousin et d’après l’histoire.
[Paris : Hachette ; Bordeaux : chez Coderc, Degreteau et Poujol. In-8, VIII-145 p., 1867].
L’ouvrage est une critque des thèses de V. Cousin : « Des cinq caractères assignés par [Victor Cousin] aux grands hommes, comme autant de marques distinctives propres à les faire reconnaître, pas un seul n’est rigoureusement exact ; pas un n’est rééllement applicable à tous. ils ne sont , en général, ni des représentants des idées de leur temps ; ni des instruments du destin et des peuples ; ni des hommes de succès immédiat ; ni des hommes investis d’une grande puissance et entourés des suffrages de leurs contemporains» [page 25].

1867
Le Positivisme au tribunal de la science, par M. Ladevi-Roche. Professeur honoraire à la Faculté des Lettres de Bordeaux. Ancien élève de l’École normale
[Paris : chez Hachette, Libraire, 77, boulevard Saint-Germain ; Bordeaux : Chez Coderc, Decréteau et Poujol (Maison Lafargue). 28 Rue du Pas St-Georges. Chez Ducot-Faubel, libraire, Rue Sainte-Catherine, 143. 1867]. In-8, VII-132 p., 1867] Préface. Table des matières.

1867
Variétés philosophiques, par M. Ladevi-Roche.
[Paris : Hachette ; Bordeaux : Maison Lafargue : chez Ducot-Faubel, 1867. In-8].
Reprend des textes publiés antérieurement : Le Rôle des grands hommes [1867] ; Le Positivisme au tribunal de la science [1867] ; Le Vrai et le faux Platon ou le Timée démontré apocryphe [1867].
Réédité en 1868.

1868
De la Médecine matérialiste et positiviste, par M. Ladevi-Roche, professeur honoraire de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux, Ancien élève de l’École normale.
[À Paris : chez Hachette et Cie, rue Saint-Germain, 77 ; À Bordeaux : chez Coderc, Degréteau et Poujol (Maison Lafargue), 23 Rue du Pas Saint-Georges ; Feret, cours de l’Indépendance, 13 ; Sauvat, rue Saint-Rémi, 5. In-8, 52 p., 1868]. Préface. Table.

  1. Doctrine de M. Guizot sur la portée de la raison et de la science humaine.
    [Bordeaux : impr. de F. Degréteau. In-8, 12 p., 1868].
  2. De l’unité des races humaines, d’après les données de la psychologie et de la physiologie. Par M. Ladevi-Roche.
    [Bordeaux : Chez Coderc, Decréteau et Poujol (Maison Lafargue). Rue du Pas St-Georges, 28. In-8, 131 p., 1868]. Préambule.

1868
Lettres sur l’éternité de la matière et la philosophie positive à propos d’une conférence faite à la gare Saint-Jean, le 26 février 1868, adressées à M. Ladevi-Roche, par V. Raulin. Janvier et mars 1868.
[Bordeaux : Imprimerie de Lavertujon. In-8, 34 p., 1868].
Tiré à part d’un article paru dans Le Progrès.

1868
Polémique avec le positivisme. Réponse à M. Raulin sur sa théorie de l’éternité de la matière et à M. Sainte-Beuve sur son projet de morale indépendante. Avec nouvelles réponses aux nouvelles observations de M. Raulin.
[Paris : Hachette et Cie, et chez Vaton ; Bordeaux : Coderc, Feret et Sauvat. 1868].
Une polémique s’engage à partir d’une Conférence prononcée par le géologue Victor Raulin [1815-1905], titulaire de la chaire Minéralogie-Géologie-Botanique de la Faculté des Lettres de Bordeaux, polémique à laquelle participe également Mgr Dupanloup, dénonçant le matérialisme de V. Raulin.

1868
Un dernier mot à M. V. Raulin. [Signé : Ladevi-Roche, 26 mai 1868]
[Bordeaux : impr. de F. Degréteau. In-8, 3 p., (s. d.)].

1868
De la Médecine matérialiste et positiviste, par M. Ladevi-Roche, professeur honoraire de philosophie à la Faculté des Lettres de Bordeaux, ancien élève de l’École normale.
[A Paris : chez Hachette et Cie, rue Saint-Germain, 77 ; À Bordeaux : chez Coderc, Degréteau et Poujol (Maison Lafargue), 23 Rue du Pas Saint-Georges ; Feret, cours de l’Indépendance, 13 ; Sauvat, rue Saint-Rémi, 5. In-8, 52 p., 1868].
Préface. Table.

1870
Examen du livre intitulé De la Religion de M. Vacherot.
[Paris : Hachette et Vaton ; Bordeaux : Coderc et Feret. 1870].

Étienne Vacherot [1809-1897], de l’Institut, publie en 1869, La Religion [Paris : Librairie Chamerot et Lauwereyn. Rue du Jardinet, 13. In-8, IV-467 p., 1869]. Table.
Le livre fait l’objet de polémiques, avec notamment un long article de l’abbé Alphonse Gratry [1805-1872], paru dans la Revue des Deux-Mondes [Tome 80. 1869. pp. 129-148]. Et ultérieurement l’ouvrage paru en 1885 : Un spiritualisme sans Dieu : examen de la philosophie de M. Vacherot, par l’abbé Élie Blanc [1846-1926].

SOURCES

  • Françoise Huguet et Boris Noguès. Les Professeurs des facultés des lettres et des sciences en France au XIXe siècle (1808-1880).
    http://facultes19.ish-lyon.cnrs.fr/fiche.php?indice=583
  • Annuaire des anciens élèves de l’École normale.
    Jean-Chrysostôme Dabas [1810-1878], ancien élève de l’École [1829], Professeur de Littérature ancienne à la Faculté des Lettres de Bordeaux, doyen de la Faculté, rédige la < Notice nécrologique > qui paraît le 14 janvier 1872, dans le Bulletin de l’Association amicale des Anciens élèves de l’École normale.
    [Paris : Imprimerie de E. Martinet. 2 rue Mignon. In-8, 1872].