Gustave Deville (1836-1867) eut une carrière prometteuse comme spécialiste de la Grèce, interrompue par un décès prématuré à l’âge de trente-six ans.
Né le 1er août 1836, à Paris [Seine] ; mort le 6 décembre 1867, à Paris [Seine].
Études à Paris au lycée Bonaparte [Condorcet].
1854
ANCIEN ÉLÈVE DE L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE
Ancien élève de l’École normale supérieure [4 septembre 1854].
Sont reçus à l’École normale supérieure [4 septembre 1854], dans l’ordre alphabétique, comme élèves pensionnaires, pour une scolarité de trois ans :
Ernest Bertin [1833-1901] ; Édouard Bohn [1834-1898] ; Léon Brédif [1835-1909] ; Anatole Claveau [1835-1914] ; Victor Émile Debaise [1835-1893] ; Gustave Deville [1836-1867] ; Ernest Dugit [1834-1900] ; Léon Dupras [1835-NNN] ; Émile Gaspard [1835-1903] ; Pierre Guillemot [1834-NNN] ; Charles Henry [1834-NNN] ; Aimé Marie Édouard Hervé [1835-1899] ; Pierre Lefèvre [1834-1873] ; Félix Le Renard [1833-1895] ; Jean Baptiste Royer [1835-1915] ; Léon Valson [1834-1882].
Au sortir de l’École normale supérieure, Gustave Deville enseigne en 1857, en classe de troisième au lycée impérial de Douai [Nord] ; puis, en 1858, suppléant de seconde au lycée impérial de Vendôme [Loir-et-Cher].
1859
AGRÉGATION DES LETTRES
Agrégation de lettres [21 septembre 1859].
Sont reçus, à l’agrégation pour les classes supérieures des lettres, en 1859, dans l’ordre de classement :
Georges Perrot [1832-1914], ancien élève de l’École normale supérieure [1852], chargé de la classe de seconde au lycée impérial d’Angoulême ; Paul Chéron [1830-NNN], ancien suppléant de seconde au lycée impérial de Metz ; Gustave Hinstin [1834-1894], ancien élève de l’École normale supérieure [1853], chargé de la classe de troisième au lycée impérial de Saint-Étienne, en congé ; Joseph Riffard [1829-NNN], ancien élève de l’École normale supérieure [1852], chargé de la classe de troisième au lycée impérial de Nîmes, en congé ; Gustave Deville [1835-1867], ancien élève de l’École normale [1854], suppléant de seconde au lycée impérial de Vendôme ; Eugène Landrin [1836-NNN], élève sortant de l’École normale supérieure [1856] ; Hippolyte Durand, chargé de la classe de rhétorique au lycée impérial de Saint-Brieuc ; Jules Jarry [1832-1900], ancien élève de l’École normale supérieure [1851], chargé de la classe de seconde au lycée impérial d’Alger ; Gustave Boissière [1837-1895], élève sortant de l’École normale supérieure [1856] ; Ferdinand Pontet [1820-1884], ancien élève de l’École normale supérieure [1840], agrégation de grammaire [NNN], professeur chargé de la classe de seconde au lycée impérial de Grenoble ; Jules Pinard [NNN-1877], élève sortant de l’École normale supérieure [1856] ; Claude André [1819-NNN], chargé de la classe de seconde au lycée impérial de Besançon ; Gustave Marchal [1837-1861], élève sortant de l’École normale supérieure [1856] ; Charles Leconte [1826-NNN], chargé de l’enseignement de l’histoire au lycée impérial de Saint-Étienne ; Jean Tissandier [1822-1881], chargé de la classe de logique au lycée impérial de Chaumont.
1859
MEMBRE DE L’ÉCOLE FRANÇAISE D’ATHÈNES
Membre de la quatorzième promotion de l’École française d’Athènes [1859], composée d’Hugues Bazin [1831-1868], ancien élève de l’École normale supérieure [1851] ; Gustave Deville [1835-1867], ancien élève de l’École normale supérieure [1854] ; Ernest Dugit [1834-1900], ancien élève de l’École normale supérieure [1854] ; Paul Foucart [1836-1926], ancien élève de l’École normale supérieure [1855] ; Carl Wescher [1832-1904], ancien élève de l’École normale supérieure [1852].
L’arrêté de nomination porte la date du 14 octobre 1859.
Amédée Daveluy [1799-1867] est alors le premier directeur de l’École, de 1846 à 1867.
Gustave Deville reste à l’École d’Athènes de 1859 à 1864.
Voyage en Grèce [mai-juin 1861, donnant lieu à un Mémoire sur la Macédoine transaxienne et sur une partie de la Thrace maritime], en Asie mineure, en Palestine, en Égypte [où il voyage avec Ernest Dugit, de novembre 1860 à février 1861, rapportant un corpus de 241 numéros].
Gustave Deville rentre en France en 1864, et se consacre à sa thèse sur le dialecte tzaconien étudié pendant son voyage en Grèce.
1866
DOCTORAT ÈS-LETTRES
À son retour en France, l’état de santé de Gustave Deville l’oblige à prendre un congé. Il prépare alors son doctorat, en exploitant ses recherches faites en Grèce.
En tenant compte de l’orientation indiquée par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, tutelle de l’École française d’Athène, qui, dès 1864, demande aux membres de l’École : « d’étudier les variétés de la prononciation dans les diverses parties de la Grèce et les rapports qu’elle peut conserver avec les anciens dialectes […], de montrer les altérations que les changements de la prononciation ont amenées dans la langue parlée […] ».
Docteur ès-lettres [Paris, 1866], avec une thèse latine portant sur les chants populaires grecs : De Popularibus cantilenis apud recentiores Graecos. Thesim proponebat Facultati litterarum Parisiensi G. Deville, In schola Atheniensi olim descipulus.
[Lutetiae Parisiorum : excudebant A.-R. Lainé et J. Havard. Rue des Saints-Pères, 19. In-8, 56 p., 1866]. Praefatio. Appendix. Emandana.
Texte en grec et en latin.
La thèse n’est pas dédiée.
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5328238w.texteImage
La thèse, en français, a pour titre : Étude du dialecte tzaconien, thèse pour le doctorat présentée à la Faculté des lettres de Paris, par Gustave Deville, Ancien membre de la l’École française d’Athènes.
[Paris : Imprimerie Ad. Laîné et J. Havard. Rue des Saints-Pères, 19. In-8, 140 p., 1866]. Introduction. Appendice. Carte de la Tzaconie [Τσακωνιά]. Table des matières.
La thèse est dédiée : À mon oncle/ M. A. Bertereau/ Doyen de la Faculté des Lettres de Poitiers.
- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5328438k
1866
MISSION À SAMOTHRACE
Après son doctorat, Gustave Deville est désigné par le gouvernement français pour une mission [avril 1866] dans l’île de Samothrace, avec l’architecte Georges Ernest Coquart [1831-1902], ancien prix de Rome.
Revenu momentanément à Athènes, Gustave Deville tombe malade, et est rapatrié à Paris, où il meurt en décembre 1867.
1867
ASSOCIATION POUR L’ENCOURAGEMENT DES ÉTUDES GRECQUES
Gustave Deville est l’un des cinquante membres fondateurs de l’Association pour l’encouragement des études grecques, formée le 7 mai 1867, avec Henri Patin [1793-1876], membre de l’Institut, comme premier président pour l’année.
SOURCE
Annuaire des Anciens élèves de l’École normale, 1868, p. 21-22 [notice signée d’Adolphe Bertereau].