1831 : Première agrégation d’Histoire et Géographie

Les résultats de la première agrégation d’histoire sont proclamés le 27 septembre 1831, soit dix ans après la création de l’agrégation de lettres et de grammaire en 1821. L’agrégation d’histoire subit elle aussi les contre-coups de la suppression de toutes les agrégations imposée par le décret du 10 avril 1852. De 1853 à 1857 ne subsistent que les deux agrégations de lettres et de sciences. Le lent rétablissement successif des différentes agrégations permet le retour de l’agrégation d’histoire par décret du 11 juillet 1860.

La première agrégation d’histoire, dont les résultats sont officialisés le 27 septembre 1831, s’inscrit dans la longue histoire des agrégations obtenues par concours. Histoire qui commence en 1821 pour la nouvelle Université française, façonnée tout d’abord par Napoléon.

SCIENCES. LETTRES, GRAMMAIRE ET PHILOSOPHIE.
En 1821, se mettent en place, au niveau des académies universitaires qui ont besoin chaque année de recruter de nouveaux enseignants, les concours d’agrégation, en lettres et en grammaire [ainsi qu’en sciences].
En cette période de Restauration, commencée en 1814, il s’agit de renouer avec le système de l’agrégation qui fonctionnait dans l’Université de l’Ancien Régime, à partir de 1766 et jusqu’en 1790 inclus. Avec une agrégation de grammaire, dite de troisième ordre ; une agrégation de belles-lettres, dite de second ordre ; et enfin une agrégation de philosophie, dite de premier ordre.

L’agrégation de philosophie, au sommet de la tripartition, verra le jour, à l’initiative de Denis Frayssinous [1765-1841] par un arrêté du Conseil royal de l’Instruction publique, pris en date du 12 juillet 1825. Avec une première session en 1825, une autre session en 1827, puis régulièrement à partir de 1830, avec à partir de cette date le philosophe Victor Cousin [1792-1867] comme président du jury.
Après la Révolution de Juillet 1830, tous les concours d’agrégation seront institués à l’échelle nationale ; Paris devenant le seul centre des épreuves finales.

DE NOUVELLES AGRÉGATIONS VOIENT PEU À PEU LE JOUR.
En 1831, l’agrégation d’Histoire et Géographie est la première à voir le jour. Par un arrêté en date du 10 février 1831.
En 1841, l’agrégation de Sciences se scinde en une agrégation de Mathématiques et une agrégation de Physique.
En 1849, deux nouvelles agrégations sont créées : l’agrégation d’Allemand et l’agrégation d’Anglais.

9 OCTOBRE 1830. DANS LES COLLÈGES ROYAUX DE PARIS.
Le 9 octobre 1830, un arrêté est pris , selon lequel, dans les collèges royaux de Paris, < l’enseignement de l’histoire sera confié à un professeur titulaire et à un agrégé spécial >.
En fait, dès cette époque les collèges royaux de Paris disposent déjà parfois de longue date, de professeurs enseignants l’histoire :
À Louis-le-Grand, il y a deux postes et trois enseignants. Charles du Rozoir [1790-1844], suppléé par Eugène Rosseuw-Saint-Hilaire [1805-1889] < agrégé spécial > [dont le traitement est payé sur les fonds du collège] ; et Casimir Gaillardin [1810-1880] < agrégé > [dont le traitement est payé sur les fonds généraux de l’Université].

À Henri-IV. Auguste Poirson [1795-1871] ; Joseph Chanut < agrégé spécial > ; Alphonse d’Herbelot [1809-1832].

À Charlemagne. Charles Cayx [1793-1858] ; Louis Emile Ruelle [1800-1859] < agrégé spécial > ; Antoine Angélique Forgeot < agrégé >.

À Bourbon [Condorcet]. Adren Jarry de Mancy [1796-1862] ; Auguste Filon [1800-1875] < agrégé > ; Alfred Magin [1806-1870] < agrégé >.

À Saint-Louis. Édouard Dumont [1790-1875].

LA PRISE DE DÉCISION CONCERNANT L’AGRÉGATION D’HISTOIRE.
Le 10 février 1831, un arrêté du ministre de l’Instruction publique et des cultes, faisant suite à une délibération du Conseil de l’Université du 2 février courant, établit le concours d’agrégation pour l’Histoire et la Géographie.
Les agrégés d’histoire seront assimilés en tout point aux agrégés des classes de grammaire des lycées, et jouiront des mêmes avantages.

17 MAI 1831. NOMBRE DE PLACES ET DATE.
L’arrêté du 17 mai 1831, définit à six le nombre de places pour le concours d’agrégation d’histoire géographie et fixe l’ouverture du concours au 15 septembre.

Pour les autres concours, le nombre de places offertes en 1831 est de cinq pour la philosophie [il y aura seulement trois reçus] ; dix pour les classes supérieures de lettres ; huit pour les classes de sciences mathématiques et physiques ; huit pour les classes de grammaire.

Il y aura bien, au 27 septembre 1831, six candidats reçus au concours d’histoire et de géographie. Dans les années suivantes, entre 1831 et 1841, le nombre de candidats reçus varie entre trois et six.

27 MAI 1831. LES TROIS ÉPREUVES DU CONCOURS D’AGRÉGATION.
Le 27 mai 1831, le Conseil royal publie le règlement concernant toutes les agrégations. Parmi lesquelles, l’agrégation d’histoire et de géographie.

Première épreuve : les concurrents traiteront par écrit un point d’histoire ou de géographie indiqué.
Deuxième d’épreuve : elle consiste dans un exercice oral, où les concurrents répondront sur plusieurs questions d’histoire, d’antiquités, de géographie ancienne et moderne, dont le texte arrêté par une commission spéciale, aura été publié trois mois avant le jour de l’ouverture du concours. Pendant une heure, chacun des concurrents sera interrogé par les deux concurrents qui se suivront immédiatement dans l’ordre déterminé par le sort.
Troisième épreuve : chaque concurrent fera une leçon, sur le sujet qui lui sera échu par la voie du sort la veille du jour où l’épreuve doit avoir lieu.

7 JUIN 1831. PROGRAMME D’AGRÉGATION D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE.
Le Conseil royal de l’instruction publique arrête le programme des questions qui seront proposées aux candidats pour l’agrégation d’histoire et de géographie. Publié le 7 juin 1831.

  1. Comment se renouvelait, et quelles attributions avait le sénat romain aux diverses époques de la république et dans le premier siècle de l’empire ?
  2. Quelles étaient les limites, les villes principales, les mœurs et la civilisation de la province romaine d’Afrique au quatrième siècle de notre ère ?
  3. Quelles lumières peut-on tirer pour l’histoire du panégyrique de Théodoric par Ennodius ?
  4. Quelles étaient les grandes divisions territoriales, les villes principales et la constitution politique de l’Allemagne au onzième siècle ?
  5. Quelle est l’origine, et quels ont été, à différentes époques, les divers sens des mots guelfe et gibelin ?
  6. Quels ont été les établissements des Portugais dans les indes, au quinzième siècle ? Faire connaître particulièrement le génie et les actions d’Alphonse d’Alburquerque.

Ces questions devront être traitée surtout d’après les textes originaux et contemporains.

Le texte, publié notamment dans le Bulletin universitaire est signé d’Abel François Villemain, vice-président du Conseil royal de l’Instruction publique et de Victor Cousin, remplissant les fonctions de secrétaire. Approuvé par le Ministre de l’Instruction publique et des cultes Marthe Camille Montalivet.
Le programme connaît des variations et des modifications d’année en année.

  1. LE JURY DE LA PREMIÈRE AGRÉGATION D’HISTOIRE.
    Les juges du concours sont nommés par le ministre de l’instruction publique, après avis du Conseil de l’Université. Au nombre de trois au moins, de cinq au plus, y compris le président.
    Le jury d’histoire de 1831 est présidé par Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876]. Membre de l’Institut. Secrétaire général, du Conseil royal de l’Instruction publique depuis 1846.
    Assisté par Charles Benoît* Hase [1780-1864]. Membre de l’Institut. Conservateur des manuscrits à la Bibliothèque nationale ; Philippe Lebas [1794-1860]. Membre de l’Institut. Maître de conférences à l’École normale supérieure, conservateur de la Bibliothèque de la Sorbonne.

GUIGNIAUT.
Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876].
Né le 26 floréal an II [15 mai 1794], à Paray-le-Monial [Saône-et-Loire] ; mort le 12 mars 1876, à Paris.

Ancien élève de la deuxième promotion de l’École normale [1811].
Enseignant < agrégé > au collège Charlemagne [1816], pour la classe de troisième, en même temps que Théodore Gaillard [1793-1860].
Maître de conférences d’Histoire à l’École normale [1818-1822].
Directeur des études [3 février 1829], puis Directeur de l’École normale [octobre 1830-14 septembre 1835]. Il succède à Pierre Laurent Laborie [1767-1847], ancien émigré, ancien recteur de l’académie de Strasbourg [juin 1821-août 1824], proviseur du collège royal de Louis–le-Grand depuis juillet 1824, et responsable de l’École normale, réduite à n’être qu’une École préparatoire.
Président du jury de la première agrégation d’Histoire et Géographie [septembre 1831].
Docteur ès-lettres [Paris, 1835], avec une thèse latine : De ÈPMOỸ seu Mercurii mythologia commentatio ad litterarum et artium archaeologiam pertinens [Lutetiae parisiorum. In-8, 28 p., 1835] et une thèse française : °De la Théogonie d’Hésiode [Paris : In-8, 40 p., 1835].
Professeur suppléant de Littérature grecque à la Faculté des Lettres de Paris [1828-1830], dans la chaire de Jean François Boissonnade [1774-1857].
Professeur de Géographie à la Faculté des Lettres de Paris [11 août 1835-1er février 1862], où il succède à Alexandre Barbié du Bocage [1798-1835], deuxième titulaire de la chaire, décédé le 25 février 1835.
Chargé de cours, de 1854 à 1857, dans la chaire d’Histoire et morale du Collège de France, en remplacement de Jules Michelet [1798-1874], révoqué par le décret du 12 avril 1852. Puis titulaire de 1857 à janvier 1862, date à laquelle, à la retraite, il reçoit le titre de professeur honoraire.
Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres [14 avril 1837], élu au fauteuil 5 rendu vacant par le décès de Joseph Van Praet [1754-1837], survenu le 5 février 1837, à Paris. Puis élu Secrétaire perpétuel [10 août 1860], en succession de Joseph Naudet [1786-1878], secrétaire perpétuel de 1852 à 1860. Démissionne le10 janvier 1873. Reçoit le titre de Secrétaire perpétuel honoraire.

Ultérieurement, le jury d’agrégation d’Histoire-Géographie est présidé par Joseph Naudet [1786-1878], de 1833 à 1839 inclus ; puis par Saint-Marc Girardin [1801-1873], de 1840 à 1851 inclus. En 1860, l’agrégation d’Histoire-Géographie étant rétablie après sa suspension par décret du 10 avril 1852, le président du jury est Charles Giraud [1802-1881].

• https://data.bnf.fr/fr/13475757/joseph-daniel_guigniaut/

HASE.
Charles Benoît Hase [1780-1864].
Né le 11 mai 1780, à Sulza [Thuringe en Allemagne] ; mort le 21 mars 1864, à Paris.

Études à Weimar. Puis à la Faculté de théologie et de philosophie de l’Université d’Iéna, et d’Elmsted, où il se spécialise en grec et en arabe.
Est à Paris, en 1801, où il est l’élève de Sylvestre de Sacy. Est patronné par Jean Baptiste Gaspard d’Ansse de Villoison [1750-1805], professeur du Collège de France, grâce auquel, en septembre 1805, il entre au département des manuscrits de la Bibliothèque impériale, où il s’occupe des manuscrits grecs.
En 1812, à la demande de la princesse Hortense devient le précepteur de ses fils : Louis-Napoléon, duc de Berg ; et de Louis-Napoléon, futur empereur Napoléon-III.
Professeur de grec moderne et de paléographie grecque à l’École des Langues orientales, où il succède à Ansse de Villoison. Président de l’École de 1847 à 1864, succèdant à Silvestre de Sacy.
Professeur de Langue et de littérature allemande à l’École polytechnique [1830].
En 1832, devient conservateur des manuscrits grecs et latins à la Bibliothèque royale, en succession de Jean-Baptiste Gail [1755-1829], conservateur de 1815 à 1829. Reste en poste jusqu’à son décès en 1864.
En 1852, nommé à la chaire de Grammaire comparée à la Faculté des Lettres de Paris, créée à son intention, à la suite de la suppression, par décret du 24 novembre 1852, de la chaire d’Histoire de la philosophie ancienne [dont Victor Cousin, mis à la retraite, était le titulaire depuis 1830]. Après la mort de Charles Benoît Hase, en 1864, la chaire est transportée au Collège de France au bénéfice de Michel Bréal [1832-1915].
Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Élu le 25 octobre 1824 au fauteuil 29, rendu vacant par le décès de Joseph Éléazar Dominique Bernardi [1751-1824], survenu le le 25 octobre 1824.

• https://data.bnf.fr/fr/12612160/charles-benoit_hase/

LE BAS.
Philippe Le Bas [1794-1860].
Né le 18 juin 1794, à Paris ; mort le 16 mai 1860, à Paris.

Fils du révolutionnaire Philippe Le Bas [1764-1794].
À la demande d’Hortense de Beauharnais, précepteur [juin 1820-octobre 1827] en Allemagne, puis en Italie, de Louis-Napoléon Bonaparte [1808-1873], le dernier de ses trois enfants, nés du mariage avec Louis-Bonaparte.
Maître d’études à Paris, au collège royal de Saint-Louis [1829].
Docteur ès-lettres [1er août 1829, Paris] avec une thèse latine Scepticae philosophiae secundum Sexti Empirici pyrrhonianas hypotyposes vel institutiones expositio
[Paris : impr. de Marchand-Dubreuil. In-8, 16 p., 1829].
La thèse en français a pour titre : Dissertation sur l’utilité qu’on peut retirer de l’épigraphie pour l’intelligence des auteurs anciens
[Paris : impr. de Marchand-Dubreuil. In-8, 24 p., 1829].
Agrégation de lettres [3 octobre 1829] 1/10
Maître de conférences d’Histoire [1830-1834], puis maître de conférences de Grammaire et langue grecque [1834-1860] à l’École normale.
Membre du premier jury pour le Certificat d’aptitude à l’enseignement de l’allemand [1842].
Chargé par Abel François Villemain, ministre de l’Instruction publique, d’une mission scientifique,archéologique et épigraphique [17 novembre 1842-novembre 1844] en Grèce et Asie-Mineure.
Conservateur-adjoint de la Bibliothèque de l’Université de Paris établie à la Sorbonne [9 décembre 1844], en succession de Gustave Planche, promu conservateur. Puis [20 novembre 1846-1860] bibliothécaire-administrateur.

Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Élu le 9 février 1838, au fauteuil 9, rendu vacant par le décès de Carl Friedrich Reinhard [1761-1837], survenu le 25 décembre 1837.
Membre du Comité des travaux historiques et scientifiques [1848-1849]
Membre [3 avril 1845], puis président de la Société nationale des Antiquaires de France [1845]

LES AGRÉGÉS D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE DU 27 SEPTEMBRE 1831.
Le concours s’est ouvert à Paris, le 15 septembre 1831.
Six candidats recevront par arrêté ministériel en date du 27 septembre 1831 [signé Montalivet] le titre d’agrégé, dans l’ordre de classement :
Alphonse d’Herbelot [1808-1832], licencié ès-lettres.
Auguste Savagner [1808-1849], licencié ès-lettres.
Louis Sédillot [1808-1875], licencié ès-lettres.
Théodore Toussenel [1805-1885], licencié ès-lettres.
Joseph Sarrazin [NNN], licencié ès-lettres.
Charles Merruau [1826-1872], licencié ès-lettres.

HERBELOT.
[Étienne Marie] Alphonse d’Herbelot [1808-1832].
Né le 20 décembre 1808, à Paris ; mort le 8 octobre 1832, à Paris

Licencié ès-lettres.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831], 1/6
Professeur adjoint d’histoire, puis professeur titulaire au collège royal Henri-IV.

Fait partie de la centaine de membres du Comité central français en faveur des Polonais [dit Comité La Fayette].
Collabore à la Revue encyclopédique. Y publie, en novembre 1830, un article Le royaume de Pologne depuis 1815. Publié en tiré à part.
https://books.google.bj/books?id=IMpbAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
On a de lui des Lettres d’Alphonse d’Herbelot à Charles de Montalembert et à Léon Cornudet (1828-1830), publiées pour la Société d’Histoire contemporaine par ses petits-neveux, [Paris : Alphonse Picard. in-8, XVII-293 p., 1908].

• https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206413r.texteImage.

SAVAGNER.
[François Claude Frédéric] Auguste Savagner [1808-1849].
Né le 7 février 1808, à Hesse-Cassel [Royaume de Westphalie] ; mort le 14 novembre 1849, en détention, à Le Palais, sur Belle-Île-en-Mer [Morbihan].

Études à Paris au collège Charlemagne [1820-1827].
Études de droit.
Licencié ès-lettres.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831], 2/6
Après l’agrégation, est nommé professeur d’histoire au collège royal de Lyon, en remplacement de Pol Nicard [1805-1891].
Professeur d’histoire au collège royal de Nantes [1835], en remplacement de Julien Marie Lehuérou [1807-1843], nommé à Rennes.

En 1848, est capitaine dans la Garde nationale à Paris, dans une des compagnies du XI ème arrondissement. Pendant les journées de Juin, ayant hébergé Pierre Turmel, lui aussi officier de la Garde nationale, supposé anarchiste et conspirateur, est arrêté et condamné à l’exil à Belle-Île-en-Mer.

Une trentaine de publications. Notamment dans la < Bibliothèque populaire >, ainsi que des traductions pour la collection Bibliothèque latine-française de Panckoucke, des articles insérés dans les encyclopédies et les dictionnaires.

Membre de la Société littéraire, historique et archéologique de Lyon [1832].

• https://data.bnf.fr/atelier/12375381/auguste_savagner/

SÉDILLOT
Louis [Pierre Eugène] Amélie Sédillot [1808-1875] ;
Né le 23 juin 1808, à Paris ; mort le 2 décembre 1875.

Licencié ès-lettres.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831], 3/6.
Après l’agrégation est nommé à Paris, au collège Bourbon [Condorcet], où il est le troisième enseignant d’histoire, en remplacement d’Alfred Magin [1806-1870] < agrégé >, nommé au collège Rollin. Adrien Jarry de Mancy [1796-1872] est le professeur titulaire. Le second enseignant est [Charles] Auguste [Désiré] Filon [1800-1875] < agrégé >, enseignant à Bourbon depuis 1828.

Ultérieurement professeur d’histoire, au collège Henri-IV, en charge de la troisième partie de l’enseignement historique. Puis au, 31 décembre 1833, professeur au collège Saint-Louis, en remplacement de Prosper Auguste Poulain de Bossay [1798-1876], nommé au collège Henri-IV.

Succède à son père, Jean Jacques Sédillot [1777-1832], comme secrétaire du Collège de France et de l’École des langues orientales vivantes [1832].
Nombreuses publications scientifiques, notamment sur les instruments astronomiques des grecs et des arabes.

Membre de la Société asiatique.

• https://data.bnf.fr/fr/12401406/louis_amelie_sedillot/
• https://www.idref.fr/033114943

TOUSSENEL.
Théodore Toussenel [1805-1885] ;
Né le 28 juillet 1805, à Montreuil-Bellay [Maine-et-Loire]; mort le 8 juin 1885, à Paris.

Germaniste, est secrétaire [3 juin 1829] de Jules Michelet < pour ses dépouillements et ses lectures en allemand >.
Licencié ès-lettres.
Professeur suppléant d’histoire au collège royal Saint-Louis.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831]. 4/6.
Après l’agrégation d’histoire est nommé au collège royal de Versailles [1er décembre 1831].
Professeur d’histoire à Paris, au collège royal Charlemagne [1832-1857], en remplacement d’Antoine Angélique Forgeot.
Le professeur d’histoire titulaire est Charles Cayx [1793-1858]. Auprès de lui, Louis Émile Ruelle [1800-1859] < agrégé spécial > et en troisième position Théodore Toussenel [1805-1885] < agrégé >.
Après avoir été un temps < agrégé spécial > Théodore Toussenel devient professeur titulaire à Charlemagne le 21 septembre 1839. Sont enseignants à cette date, auprès de lui : François Haussard [1802-1866] < agrégé spécial > ; Alexandre Olleris [1808-1895].
Le 26 janvier 1858, nommé censeur au lycée Bonaparte [Condorcet], en remplacement de Léon Jacques Feugère [1810-1858], en poste de 1854 à 1858, date de son décès en fonction.
Inspecteur d’académie à Paris, le 18 janvier 1866.
Admis à la retraite,le 12 octobre 1871.

• https://data.bnf.fr/fr/12967242/theodore_toussenel/

SARRAZIN.
Joseph Sarrazin.

Licencié ès-lettres.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831], 5/6.
Doctorat ès-lettres [1835, Strasbourg], avec une thèse latine De philosophica Philonis Judaei doctrina [Argentorati : typis Levrault. In-8, 39 p., 1835]. La thèse française a pour titre : Du progrès des études historiques en France au dix-neuvième siècle. [Strasbourg : Imprimerie de F. G. Levrault. In-8, 56 p., 1835].

Voyage d’études en Allemagne, où il visite plusieurs universités.
Nommé en 1832, professeur d’histoire au collège royal de Douai [département du Nord ; académie de Douai], en remplacement de Charles Mallet [1807-1875] nommé à Douai en septembre 1829, et qui vient d’être chargé du cours de philosophie au collège royal de Limoges.
Nommé, en novembre 1835, professeur d’histoire au collège royal de Strasbourg [département du Bas-Rhin; académie de Strasbourg], dans la chaire rendue vacante par la nomination de Laurent Delcasso [1797-1887] à la Faculté des Lettres, comme professeur d’Éloquence latine. Joseph Sarazin sera remplacé en 1837 à Strasbourg par Achille François [1809-1865], agrégé de 1836.
Joseph Sarrazin est nommé [14 octobre 1837], professeur d’histoire au collège royal de Poitiers [département de la Vienne ; académie de Poitiers], en remplacement d’Augustin Ménard [1797-1882], promu censeur.

MERRUAU.
Charles [Denis Joseph] Merruau [1807-1882].
Né le 6 mai 1807, à Paris ; mort le 8 septembre 1882.

Licencié ès-lettres.
Régent de rhétorique au collège de Tulle [département de Corrèze ; académie de Limoges].
Chargé de la classe de rhétorique [23 septembre 1829] au collège d’Évreux [département de l’Eure ; académie de Caen], pendant la durée du congé accordé à Jules Loudière [1802-1880], régent de cette classe.
Agrégation d’histoire [27 septembre 1831], 6/6.
Chargé d’une division au collège royal Bourbon [Condorcet], est nommé, le 23 juin 1837, < agrégé spécial >, en remplacement d’Auguste Filon [1800-1875].

En 1838 et en 1839, en congé. Merruau est remplacé à Bourbon par Charles Weiss [1812-1881].
En 1840, fait partie du jury d’agrégation d’histoire dont Saint-Marc Girardin [1801-1873], membre du Conseil royal de l’instruction publique est président . Charles Cayx [1793-1858], inspecteur de l’académie de Paris ; François Ragon [1795-1862], inspecteur de l’académie de Paris ; Auguste Poirson [1795-1871], proviseur du collège royal de Charlemagne ; Charles Merruau [1807-1882], agrégé spécial d’histoire au collège royal Bourbon [Condorcet].
Obtient en octobre 1839, un congé d’un an, renouvelé d’année en année jusqu’en 1843-1844. Il est remplacé par Charles Weiss [1812-1881].
Conseiller municipal à Paris (10ème arrondissement) : 22 mai 1861-1870.

Officier de la Légion d’honneur [9 août 1854].
Secrétaire général de la Préfecture de Seine. Conseiller d’Etat.
Rédacteur en chef du “Temps”. Frère de Paul Merruau [1812-1882].

• https://data.bnf.fr/fr/13747198/charles_merruau/