Carrière exemplaire pour Ferdinand Ferrouil de Montgaillard, de la position la plus basse, à une fonction d’autorité, celle de recteur, ne dépendant que du ministre.
Ferdinand [Jean Marie Joseph Frédéric] Ferrouil de Montgaillard. Né le 1er juin 1799, à Villeneuve-les-Béziers [Hérault] ; mort le 23 juillet 1886, à Paris [Seine].
[Jean-François Condette indique 1863, comme année de décès].
1818
MAÎTRE D’ÉTUDES AU COLLÈGE DE CARCASSONNE
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé en 1818, maître d’études au collège de Carcassonne [département de l’Aude ; académie de Montpellier].
L’article 31 du décret du 17 mars 1808, portant organisation de l’Université impériale, donne, en ce qui concerne le rang d’enseignement, la position de maître d’études comme la plus basse, impliquant cependant la possession du baccalauréat.
Au-dessus se touve la position de régent, impliquant l’obtention de la licence.
Puis en 1820, régent des classes élémentaires au même collège.
1820
MAÎTRE D’ÉTUDES AU COLLÈGE ROYAL DE TOULOUSE
À nouveau, Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est maître d’études, mais cette fois, en 1820, dans un collège royal, celui de Toulouse [département de Haute-Garonne ; académie de Toulouse].
Puis en 1821, chargé d’une division des classes de grammaire au collège royal de Toulouse [Haute-Garonne].
Au collège royal de Toulouse, les enseignements de lettres sont assurés, en sixième par Prévost ; en cinquième par Jean Henri Cochiarallo et par Laburthe ; en quatrième par Ducoin ; en troisième par Victor Joseph Dandré ; en seconde par Sauvage ; en rhétorique par Gresset. Delboy < agrégé > est suppléant.
1829
CENSEUR AU COLLLÈGE ROYAL DE BESANÇON
Par arrêté ministériel, Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est chargé < provisoirement >, le 24 octobre 1829, des fonctions de censeur des études au collège royal de Besançon [Doubs], en remplacement de Joseph Diziain [1792-NNN], censeur des études du 18 octobre 1823 au 24 octobre 1829.
Travaille auprès de François Étienne Michelle [1799-1858], proviseur du 18 octobre 1828 au 21 septembre 1830, puis auprès de Charles Nicolas Huart [1793-1866], proviseur du 25 septembre 1830 au 15 février 1839.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard reste en poste comme censeur jusqu’au 19 janvier 1830, date de sa nomination à Nîmes.
1830
CENSEUR AU COLLÈGE ROYAL DE NÎMES
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé, le 19 janvier 1830, censeur des études au collège royal de Nîmes [Gard], en remplacement de Bernard Honoré de Rességuier [1796-1872], censeur à Nîmes du 31 octobre 1825 au 19 janvier 1830, nommé à Besançon.
Tavaille auprès de Joseph François Casimir Cadas [1789-1841], proviseur du collège royal de Nîmes du 17 octobre 1830 au 31 janvier 1833.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard reste en poste jusqu’au 28 octobre 1835, date de sa nomination comme proviseur à Pau.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est remplacé comme censeur à Nîmes par Nicolas Loubers [1800-après 1858], censeur du 28 octobre 1835 au 20 novembre 1835, puis par Jean Antoine Nougarède [1800-ap.1862], censeur du 20 novembre 1835 au 30 septembre 1836.
1835
PROVISEUR DU COLLÈGE ROYAL DE PAU
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé, le 28 octobre 1835, proviseur du collège royal de Pau [Basses-Pyrénées], en remplacement de l’abbé Jacques Gattrez [1796-1860], proviseur du 25 septembre 1830 au 26 septembre 1835.
Est assisté par Etienne Rolland [1793-ap.1846], censeur des études du 31 octobre 1834 au 9 septembre 1842.
Reste en poste jusqu’au 27 août 1840, date de sa nomination comme proviseur du collège royal de Marseille.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est remplacé à Pau, par Bernard Honoré Rességuier [1796-NNN], antérieurement proviseur du collège royal de Limoges [Haute-Vienne].
1840
PROVISEUR DU COLLÈGE ROYAL DE MARSEILLE
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé, le 27 août 1840, proviseur [deuxième classe] du collège royal de Marseille [Bouches-du-Rhône], en remplacement d’Auguste Anselme Deschamps [1789-1858], proviseur du 25 septembre 1830 au 27 août 1840, admis sur sa demande à faire valoir ses droits à la retraite.
Est assisté par François Gérard Giscaro, censeur du 23 juillet 1834 au 10 septembre 1846 ; puis par François Pierre Doucin [1805-1886], censeur du 1er octobre 1846 au 7 septembre 1847, par Edwin Petitbon [1808-1887], censeur du 7 septembre 1847 au 29 mai 1848, et enfin Louis Denis [1843-1878], censeur du 29 mai 1848 au 13 septembre 1852.
Reste en poste jusqu’au 9 août 1850.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est alors remplacé comme proviseur du lycée de Marseille par Jean Baptiste Jullien [1802-1886], proviseur du 30 août 1850 au 24 août 1854.
1850
RECTEUR DE L’ACADÉMIE DÉPARTEMENTALE DU LOIRET
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé recteur de l’académie départementale du Loiret [Orléans, chef-lieu académique] le 10 août 1850.
Cette nomination intervient dans le cadre de la loi organique du 15 mars 1850, inspirée par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en oeuvre par le ministre de l’Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] Félix Esquirou de Parieu [1815-1893].
Supprimant les anciennes académies pluri-départementales, l’article 7 de cette loi stipule qu’il est établi une académie par département. Quatre-ving-six académies sont créées [dont celle d’Alger]. Quatre-vingt-six postes de « recteurs d’académies » sont à pourvoir, dont beaucoup sont occupés par d’anciens inspecteurs d’académie.
Ferdinand Jean Marie Ferrouil de Montgaillard reste en poste jusqu’au 11 septembre 1852.
Le secrétaire qui l’assiste est Brunel.
Est remplacé, le 11 septembre 1852, par Louis Dumaige [1810-1864], ancien recteur de l’académie épartementale de la Mayenne [août 1850-septembre 1852].
1852
RECTEUR DE L’ACADÉMIE DÉPARTEMENTALE DE L’YONNE
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est nommé le 11 septembre 1852, recteur de l’académie départementale de l’Yonne (première classe), établi à Auxerre, en remplacement de Charles François Maignien [1788-1871], antérieurement inspecteur d’académie à Lyon [septembre 1835-août 1850], qui vient d’être nommé recteur de l’académie départementale de la Corrèze [septembre 1852-septembre 1853], établi à Tulle.
Engage des démarches auprès du ministre de l’Instruction publique et de l’administration centrale pour obtenir, la création d’un lycée dans le département de l’Yonne.
1854
ADMIS À LA RETRAITE
En 1854, les dispositions de la loi du 15 mars 1850, qui créaient les académies départementales, étant abrogées, les académies régionales, comportant plusieurs départements, sont rétablies par la loi Fortoul du 14 juin 1854 et le décret impérial du 22 août de la même année.
Ferdinand Ferrouil de Montgaillard est admis à la retraite le 22 août 1854, à ce moment de la reconstitution de grandes académies.
AUTRES FONCTIONS ET DÉCORATION
Administrateur de la Caisse d’Épargne des Bouches-du-Rhône à Marseille.
Officier de l’Université. 1er mai 1846.
SOURCE
- Jean-François Condette. Les Recteurs d’académie en France de 1808 à 1940. Tome II. Dictionnaire biographique. [Paris : Service d’histoire de l’éducation/INRP. In-8, 411 p., 2006].
https://www.persee.fr/doc/inrp_0298-5632_2006_ant_12_2_4362