Bégat, Jean Baptiste (1764-1836), formé par la Congrégation religieuse de l’Oratoire

Jean Baptiste Bégat eut une solide carrière dans l’enseignement, à travers les aléas tumultueux de l’histoire.

Jean Baptiste Bégat [1764-1836]. Né le 25 septembre 1764, à Troyes [aujourd’hui département de l’Aube] ; mort le 2 janvier 1836, à Saint-Martins ès-Vignes [Aube].

Études à Troyes, au collège Pithou, fondé au XVIe siècle et dirigé par les Pères de l’Oratoire.

À dater du 8 novembre 1782, Jean Baptiste Bégat est lui-même membre de le Congrégation religieuse de l’Oratoire.

Professeur dans différents collèges de la Congrégation : Paris, Montmoreny, École militaire de Vendôme [1785], Nantes [1786-1787], Arras [1788], Boulogne-sur-Mer [1789], Juilly [1790-1792].

De mai 1789 à 1791, Jean Baptiste Bégat est chanoine de l’Église collégiale de Pougy, dans le diocèse de Troyes.

1791
PRÊTE SERMENT À LA CONSTITUTION CIVILE DU CLERGÉ
Jean Baptiste Bégat prête serment à la Constitution civile du clergé [10 juillet 1790] :  » Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m’est confiée, d’être fidèle à la nation, à la loi et au roi et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le Roi ».

Nommé, de 1791 à 1793, grand-vicaire de Claude Primat [1747-1816], premier évêque constitutionnel de Cambrai.

1793
DÉCRÉTÉ D’ARRESTATION
Jean Baptiste Bégat est décrété d’arrestation le 22 décembre 1793, pour, selon la notice rédigée par Jean François Condette, « une affaire de correspondance suspecte ». Jean Baptiste Bégat s’enfuit en Saône-et-Loire et se réfugie en Bourgogne, près de Louhans, chez un oncle drapier [1793-mai 1797] ».

1795
ÉLÈVE DE LA PREMIÈRE ÉCOLE NORMALE DE L’AN III
Jean Baptiste Bégat est désigné par le district de Louhans, pour être élève de la première École Normale de l’an III, du 1er pluviôse au 30 floréal an III [20 janvier-19 mai 1795].
Les cours sont donnés dans l’amphithéâtre [amphithéâtre Verniquet] du Muséum national d’Histoire naturelle [Jardin national des Plantes].

Au 27 décembre 1795, Jean Baptiste Bégat devient missionnaire apostolique avec pouvoir de vicaire général dans les diocèses de Mâcon et de Châlons, du 27 novembre 1799 au 30 août 1805.

1798
PROFESSEUR DE BELLES-LETTRES À L’ÉCOLE CENTRALE DE TROYES
Jean Baptiste Bégat est nommé, le 18 novembre 1798, professeur de Belles-Lettres de l’École centrale de l’Aube [Troyes], en remplacement de Pierre Mathias Charbonnet [1733-1815], premier titulaire du poste, nommé à Paris, comme professeur de Langues anciennes à l’École centrale de la rue Antoine du département de la Seine, en tant que suppléant de Joseph Lakanal [1762-1845].

Compte tenu de la structure de l’enseignement en vigueur dans les Écoles centrales, Jean Baptiste Bégat fait partie du groupe des professeurs de la troisième section, chargés de l’enseignement sur deux ans auprès des élèves âgés de seize à dix-huit ans : Paul François Bramant pour la Grammaire générale ; Jean Baptiste Bégat [1764-1836], pour les Belles-Lettres ; Savinien Éloi Honoré Hardy, pour l’Histoire ; Louis Sauveur Balestrier, pour la Législation.

Jean Baptiste Bégat reste en poste à l’École centrale jusqu’au 26 octobre 1804, date de fermeture de l’établissement.

1800
DISCOURS D’USAGE
En tant que professeur de Belles-Lettres, Jean Baptiste Bégat fait éditer : Discours prononcé le 1er vendémiaire an IX [23 septembre 1800], pour l’anniversaire de la fondation de la République, par le citoyen Bégat, professeur de belles-lettres de l’école centrale du département de l’Aube [8 p.].

De même : Discours prononcé à la séance de distribution des prix aux élèves de l’école centrale du département de l’Aube [43 p.]

1804
DIRECTEUR DE L’ÉCOLE DES ARTS DE TROYES
Le 26 novembre 1804, Jean Baptiste Bégat est nommé directeur et professeur à l’école des Arts de Troyes. Y reste en poste jusqu’au 19 octobre 1810.

1811
PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AU LYCÉE DE PAU
Le 10 avril 1811, Jean Baptiste Bégat est nommé professeur de rhétorique au lycée impérial de Pau [Basses-Pyrénées].
Les enseignements de lettres au lycée impérial de Pau se répartissent, de la classe la plus petite à laclasse la plus élevée : Grammaire, première année : Gouze ; Grammaire, deuxième année : Etcheverry ; Humanités, première année : Laçomme ; Humanités, deuxième année : Fraissinet ; Rhétorique : Jean Baptiste Bégat.
Mendiboure est < agrégé >.

1811
PROFESSEUR DE LITTÉRATURE À LA FACULTÉ DES LETTRES DE PAU
La Faculté des Lettres de Pau est instituée dans le cadre de l’Université impériale, qui prévoit une trentaine de sites pour les Facultés [Théologie, Droit, Sciences, Lettres] implantées aussi bien à l’intérieur des frontières de 1789, que dans les nouveaux territoires occupés.

Jean Baptiste Bégat est nommé professeur de Littérature. Il succède à Jean Baptiste Sentezt, en fonction de 1809 à 1810.
Jean Baptiste Bégat est en même temps secrétaire de la Faculté des Lettres

Jean Baptiste Bégat reste en fonction, comme professeur de Littérature, jusqu’en 1815, date à laquelle la Faculté des Lettres est supprimée.

1809
LA RÉPARTITION DES CHAIRES DE LA FACULTÉ DES LETTRES DE PAU
Pour les Facultés des lettres, il y a canoniquement cinq chaires : Philosophie ; Littérature grecque ; Littérature latine ; Littérature française ; Histoire.
A Pau, ne sont cependant crées que trois chaires : Philosophie ; Littérature ; Histoire.
La chaire de Philosophie est occupée par l’abbé Dominique Éliçagaray [1758-1822] ; et la chaire d’Histoire par Nays Candau [1763-1820].

1815
RECTEUR DES CENT-JOURS DE L’ACADÉMIE DE PAU
Jean Baptiste Bégat, pendant la période des Cent-Jours, est nommé en mai 1815, recteur de l’académie de Pau, en remplacement de l’abbé Dominique Eliçagaray [1758-1822], nommé recteur en 1809, mais destitué en mai 1815, et qui émigre pour quelques semaines en Espagne.
Jean Baptiste Bégat ne reste en poste que trois mois, jusqu’au 6 octobre 1815, date de sa nomination comme proviseur du collège royal d’Orléans.
L’abbé Eliçagaray reprend sa position de recteur de l’académie de Pau.

1815
PROVISEUR DU COLLÈGE D’ORLÉANS
Jean Baptiste Bégat est nommé, le 6 octobre 1815, proviseur du collège royal d’Orléans [Loiret], en remplacement de l’abbé Emmanuel Polonceau [1763-1857], proviseur du collège royal d’Orléans du 24 octobre 1812 au 3 novembre 1815, nommé proviseur du collège royal de Douai [Nord].
Est assisté par l’abbé Labrousse [1766-1837], censeur des études du 21 octobre 1815 au 20 septembre 1817.
Jean Baptiste Bégat reste en poste jusqu’au 8 mai 1817.
Est remplacé, comme proviseur, par Pierre Jean Joseph Dubruel [1760-1828], antérieurement proviseur au collège de Marseille, qui ne reste qu’un mois à Orléans, avant d’être nommé au provisorat de Versailles, qui relève de l’académie de Paris.

1817
RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE BOURGES
Jean Baptiste Bégat est promu, le 8 mai 1817, recteur de l’académie de Bourges, en remplacement d’Antoine Poullet de Lisle [1778-1849], recteur de l’académie de Bourges du 28 septembre 1815 au 21 avril 1817, nommé recteur de l’académie d’Angers [1817-1824].
L’arrondissement de l’académie de Bourges s’étend sur les trois départements : Cher [Bourges, chef-lieu académique] ; Indre [chef-lieu : Châteauroux] ; Nièvre [chef-lieu : Nevers].
Jean Baptiste Bégat est assisté par deux inspecteurs d’académie : Georges Vasse de Saint-Ouen [1775-1863], futur inspecteur d’académie à Douai, jusqu’en 1838 ; et par Ogier [1773-NNN].

Le secrétaire est Jean François Halloy [1779-1832].

1823
ADMISSION À LA RETRAITE
Jean Baptiste Bégat reste en poste comme recteur jusqu’au 29 mai 1823, date de son admission à la retraite.
Il est alors remplacé par l’abbé Jean Charles Mougin [1786-1851], antérieurement proviseur du collège royal de Bourges [novembre 1817-novembre 1823], recteur de l’académie de Bourges du 27 novembre 1823 au 24 septembre 1830.

Se retire dans l’Aube.

SOURCES

  • https://data.bnf.fr/fr/11763308/jean-baptiste_begat/
  • Jean-François Condette. Les Recteurs d’académie en France de 1808 à 1940. Tome II. Dictionnaire biographique. [Paris : Service d’histoire de l’éducation/INRP. In-8, 411 p., 2006].
    https://www.persee.fr/doc/inrp_0298-5632_2006_ant_12_2_4231