Fialon, Eugène (1824-1896), professeur de Littérature ancienne, à la Faculté des Lettres de Grenoble

Récompensée d’un Prix Monthion [1866], décerné par l’Académie française, sa thèse de doctorat permet à Eugène Fialon d’obtenir un poste à Grenoble, comme professeur de Faculté [1869], et d’être élu à l’Académie delphinale [1871].

Eugène [Amédée] Fialon [1824-1896]. Né le 22 février 1824, à Orsay [Seine-et-Oise ; aujourd’hui Essonne] ; mort le 28 février 1896, à Saubusse [Landes].

Élève du lycée Louis-le-Grand. Y reçoit un enseignement de rhétorique d’Achille Didier [1819-1870].

1853
SUPPLÉANT DE QUATRIÈME AU LYCÉE DE NÎMES
Chargé de la classe de quatrième au lycée impérial de Nîmes [académie du Gard] en suppléance de Henri Wartel [1810-1887], titulaire du poste.

1854
AGRÉGATION DES LETTRES
Agrégation des lettres [16 octobre 1854].
Alors que Désiré Nisard [1806-1888], Inspecteur général de l’enseignement supérieur [1852-1876], professeur d’Éloquence française de la Faculté des Lettres de Paris [1852-1867] est président du jury, sont reçus à l’agrégation des lettres, en 1854, dans l’ordre de classement : Pierre Levasseur [1828-1911], ancien élève de l’École normale supérieure [1849], chargé de la classe de rhétorique au lycée impérial de Besançon ; Émile Charles [1825-1897], chargé de la classe de logique au lycée impérial de Lille ; Arthur Bary [1829-1887], ancien élève de l’École normale supérieure [1848], chargé de la classe de troisième au lycée impérial de Saint-Omer ; Francisque Sarcey [1827-1898], ancien élève de l’École normale supérieure [1848], chargé de la classe de seconde au lycée impérial de Grenoble ; Gabriel d’Hugues [1827-1902], ancien élève de l’École normale supérieure [1846], chargé de la classe de cinquième au lycée impérial de Strasbourg ; Ernest Humbert [1822-1903], ancien élève de l’École normale [1843], chargé de la classe d’histoire au lycée impérial de Bourges ; Louis Crépin [1826-NNN], chargé de la classe de seconde au lycée impérial d’Amiens ; Ferdinand Jonette [1824-NNN], chargé de la classe de seconde au lycée impérial de Tours ; Alfred Quinot [1828-1903], ancien élève de l’École normale supérieure [1848], chargé de la classe de rhétorique au lycée impérial d’Alger ; Alphonse Guibillon [1827-1895], ancien élève de l’École normale supérieure [1847], chargé de la classe de troisième au lycée impérial de Rennes ; Jean Pierre Béchet [1825-NNN], maître répétiteur au lycée impérial de Louis-le-Grand  ; Eugène Fialon [1824-1896], chargé de la classe de quatrième au lycée impérial de Nîmes ; Jean Anselme [1823-1886], ancien élève de l’École normale supérieure [1844], chargé de la classe d’histoire au lycée impérial de Cahors ; Frédéric Rieder [1828-1896], ancien élève de l’École normale supérieure [1848], chargé de la classe de cinquième au lycée impérial de La Rochelle ; Edme Cougny [1818-1889], régent de rhétorique au collège de Nevers ; Charles Robert [1811-1874], chargé de la classe de troisième au lycée impérial de Besançon ; Antoine Vidal de La Blache [1810-1876], chargé de la classe de seconde au lycée impérial d’Avignon ; Eugène Magne [1814-NNN], régent de rhétorique au collège de Saint-Quentin.

1857
PROFESSEUR AU LYCÉE DE NANCY
Eugène Fialon est nommé en 1857 professeur au lycée impérial de Nancy [Meurthe].

Il y intervient le 12 août 1857 : Discours prononcé à la distribution solennelle des prix du lycée impérial de Nancy par M. Fialon : Influence de Stanislas sur les arts en Lorraine.
[Nancy : impr. de Hinzelin. In-8, 14 p. 1857].
Un autre discours est prononcé par Charles Marie Dunoyer : Nécessité pour l’homme de garder la place que le Créateur lui a marquée.

1861
DOCTORAT ES-LETTRES
Eugène Fialon est docteur ès-lettres, avec une thèse latine : Thesis in Titum Pomponium atticum, quam proponebat parisiensi litterarum facultati Eugenius Fialon
in lyceo Nanceiano professor.
[Lutetiae Parisiorum : Apud Augustum Durand, Bibliopolam. Via dicta des Grès. In-8, 129 p., MDCCCLXI (1861)]. Praefatio. Appendix. Index capitum.
La thèse est dédiée : Paulo Jacquinet/ Disciplinae litterarum in schola normali moderatori/ Quo auctore et auspice curriculum studiorum sum ingressus/ Hoc quodcumque opusculi est/ Gratissimo amantissimoque animo/ D.D.D.

La thèse en français a pour titre : Étude littéraire sur saint Basile par Eugène Fialon. Agrégé de l’Université et docteur ès-lettres, professeur au Lycée impérial de Nancy.
[Paris : Auguste Durand, libraire-éditeur. Rue des Grès, 7. In-8, 189 p., 1861]. Introduction. Table des matières.
La thèse est dédiée : À la mémoire/ de mon parrain/ M. A.Desjobert/ Membre de la Chambre des députés, de l’Assemblée constituante/ et de l’Assemblée nationale.//
À mon maître/ M. A. Didier/ Professeur de Rhétorique au Lycée impérial Napoléon.
• https://books.google.fr/books/about/Étude_littéraire_sur_Saint_Basile.html?id=PaoHAAAAQAAJ&redir_esc=y

Réédité en 1865.
Étude historique et littéraire sur saint Basile, suivie de l’Hexaméron, traduit en français, par Eugène Fialon.
[Paris : A. Durand. In-8, 525 p., 1865].
Eugène Fialon reçoit, en 1866, avec une dizaine d’autres auteurs, une des médailles de 2 000 francs, du Prix Monthion, destiné aux ouvrages les plus utiles aux moeurs, attribué par l’Académie française.

Réédité en 1869 [Paris : Ernest Thorin. In-8].

1864
PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AU LYCÉE DE REIMS
En 1864, Eugène Fialon est nommé professeur rhétorique au lycée impérial de Reims [département de la Marne ; académie de Paris], en remplacement d’Eugène Alexandre Harant [1825-1886].
Il y intervient en 1865 : Discours prononcé à la distribution solennelle des prix par M. Fialon : De l’Idéalisme et du sensualisme en littérature.
[Reims : impr. de A. Lagarde. 1865].

Reste en poste au lycée impérial de Reims jusqu’en 1869.

1847
LES CHAIRES DE LA FACULTÉ DES LETTRES DE GRENOBLE
La Faculté des Lettres de Grenoble, supprimée le 31 octobre 1815, a été rétablie par l’ordonnance du 2 avril 1847.
Avec cinq chaires : Philosophie, avec Guillaume Patru [1798-1879], de 1848 à 1870 ; Littérature ancienne, avec Urbain Legeay [1794-1872], de 1847 à 1851 ; puis Emmanuel Roux [1819-1879], de 1852 à 1870 ; Littérature française, avec Charles Maignien [1805-1881], de 1847 à 1872 ; Littérature étrangère, avec Valentin Parisot [1800-1861], de 1847 à 1854 ; puis Adolphe Hatzfeld [1824-1900], de 1854 à 1860 ; Histoire, avec Antoine Dareste de la Chavanne [1820-1882], de 1847 à 1849, puis Antonin Macé de Lépinay [1812-1891], de 1849 à 1881.

1838-1854
LE RÉTABLISSEMENT PROGRESSIF DES FACULTÉS
Le rétablissement de la Faculté des Lettres de Grenoble en 1847 s’inscrit dans un mouvement général de reconstitution de Facultés régionales qui se poursuit tout au long du règne de Louis-Philippe.
Ainsi, par ordonnance du 24 avril 1838, sont rétablies en lettres, les Facultés de Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes.
Le 8 octobre 1845, rétablissement de la Faculté des Lettres de Poitiers.
Le 11 juin 1846, rétablissement de la Faculté des Lettres d’Aix.
Le 2 avril 1847, rétablissement de la Faculté des Lettres de Grenoble.
Ce mouvement se poursuit sous le Second Empire : trois Facultés sont rétablies : Clermont ; Douai ; Nancy, par décret impérial du 22 août 1854.

1869
PROFESSEUR SUPPLÉANT DE LITTÉRATURE ANCIENNE À GRENOBLE
Eugène Fialon est nommé comme professeur suppléant, en novembre 1869, à la Faculté des Lettres de Grenoble, dans la chaire de Littérature ancienne, occupée en titre par Emmanuel Roux [1819-1879], de 1852 à 1870.

La du cours de Littérature ancienne à la Faculté des Lettres de Grenoble, est prononcée le 30 Novembre 1869 par Eugène Fialon, sur l’Éloquence antique.
[Grenoble : Imprimerie de A. Baratier. In-12, 16 p., s. d. (1869)].

1871
PROFESSEUR EN TITRE DE LITTÉRATURE ANCIENNE
Au 19 mai 1871, Eugène Fialon est élu professeur de Littérature ancienne à la Faculté des Lettres de Grenoble, et est reçu le 12 janvier 1872.

À la retraite le 26 octobre 1881. Eugène Fialon reçoit le titre de professeur honoraire.

1871
ACADÉMIE DELPHINALE
Eugène Fialon, professeur de Littérature grecque à la Faculté des Lettres, est présenté à l’Académie delphinale [composée ultérieurement de soixante fauteuils] le 3 février 1871.
Est élu le 19 mai 1871, au 17 ème fauteuil, en remplacement du général russe Michel Yermoloff [1794-1870], décédé l’année même de son élection [1870].
Eugène Fialon prononce son discours de réception le 12 janvier 1872 : L’École d’Athènes au quatrième siècle après J.-C. Publié dans le Bulletin de l’Académie. Troisième série VIII, pages 33 sq. Ainsi que la réponse du président Charles Maignien [1805-1881], ibidem pages 50 sq.

Eugène Fialon est élu Président de l’Académie delphinale le 9 janvier 1880.

À sa retraite, Eugène Fialon démissionne le 2 décembre 1881, libère son fauteuil, et devient membre correspondant.
Après sa démission, Eugène Fialon est remplacé au fauteuil 17 par le docteur Gaston Carlet [1845-1892], professeur à la Facuté des Sciences, élu le 10 février 1882, et prononçant son discours le 17 novembre 1882.

L’Éloge obituaire d’ Eugène Fialon est prononcé le 13 mars 1896, par Raymond Rey [1849-1920]. Publié dans Bulletin de l’Académie. Quatrième série, III, pages XXXII sq.

LE DIX-SEPTIÈME FAUTEUIL DE L’ACADÉMIE DELPHINALE
Le dix-septième fauteuil de l’Académie Delphinale a été occupé successivement par Félix Crozet [1800-1883], greffier en chef de la Cour d’appel, en 1836 ; Frédéric Soullié [1815-1895], professeur de rhétorique au lycée de Grenoble, le 3 mai 1850 ; Emmanuel Roux [1819-1879], professeur de Littérature grecque à la Faculté des Lettres, le 14 janvier 1853 ; le général Michel Yermoloff [1794-1870], en février 1870.
https://1886.u-bordeaux-montaigne.fr/files/original/8ac2e1b2d9f5f0d72a57d002c488807609899d74.pdf

PUBLIE.

1867.
Les Pères de l’Église grecque. Recueil de discours, de lettres et de poésies [de saint Athanase, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostôme et Synésius], avec une notice biographique et littéraire, des appréciations et des notes, par M. Eugène Fialon, docteur ès-lettres.
[Paris : E. Belin.  In-18, XXIII-237 p. (1867)].
Le faux titre porte : « Les Pères de l’Église grecque au quatrième siècle ».
Réédité en 1876 ; 1882 ; 1892.
Il existe deux présentations : l’une avec le texte grec uniquement ; l’autre en grec et en français.

1867.
Alexandre Postansque. Lecture faite à l’Académie impériale de Reims, le 13 déc. 1867
[Reims : Lagarde. in-8, 4 p., [s.d.].

1869.
Démosthène et Eschine. Analyses et extraits des principaux discours, avec une introduction, des appréciations et des notes, par Eugène Fialon.
[Paris : E. Belin. In-12, XV-155 p. (1869)].
Réédité en 1872.

1869.
Leçons d’histoire littéraire, faites aux cours de dames et de jeunes filles de l’hôtel de ville de Reims, par Eugène Fialon,.XVIe siècle et commencement du XVIIe. Corneille.
[Reims : P. Giret. In-8, XI-347 p. 1869].

1870.
Notice historique sur le Dauphiné, par Eugène Fialon.
[Paris : Ch. Delagrave. In-12, 70 p., 1870].

1872.
L’École d’Athènes au quatrième siècle après J.-C. par M. E. Fialon.
[Grenoble : impr. de Prudhomme. In-8, 34 p., 1872].
Extrait du « Bulletin de l’Académie delphinale » [Grenoble : Imprimerie f. Allier père et fils. Grande Rue, 8, cours de Chaulnes]. Séances des 12 janvier et 15 mars 1872. Pages 33 sq.
Il ‘agit du texte du discours de réception d’Eugène Fialon à l’Académie deplhinale, prononcé le 12 janvier 1872. Et de la réponse du président Charles Maignien [1805-1881].

1872.
Étude sur François de Maucroix.
Extrait du « Bulletin de l’Académie delphinale » III, 8. Pages52-65.
François de Maucroix. Né le 7 janvier 1619, à Noyon [Picardie] ; mort le 9 avril 1708, à Reims est un poète et traducteur français.

  1. Alexandrie et l’Égypte, pendant les trois premiers siècles de l’ère chrétienne.
    Extrait du « Bulletin de l’Académie delphinale » III, 9. Pages 87-112.
  2. Aèdes et rapsodes, par M. Fialon, professeur à la Faculté de lettres.
    Extrait du « Bulletin de l’Académie delphinale ». Séance du 20 février 1874. III, 10. Pages 64-80.
  3. Histoire de France, depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours. Nouvelle édition recomposée avec questionnaire, devoirs et résumés, par Grégoire.
    La même précédée d’une notice historique sur le Dauphiné par Eugène Fialon.
    [Paris : Charles Delagrave. In-12. 1875].

1877.
Saint Athanase, étude littéraire, suivie de l’apologie à l’empereur Constance et de l’apologie de sa fuite, traduites en français, par Eugène Fialon, professeur à la Faculté des Lettres de Grenoble.
[Paris : E. Thorin. In-8, 382 p., 1877].
Fait l’objet, en 1878, d’un long compte rendu par Marin Ferraz [1820-1898], dans la Revue Bleue, politique et littéraire.

1877.
L’Iliade et l’Odyssée peuvent-elles être l’oeuvre du même poète ? par Eugène Fialon.
Extrait du « Bulletin de l’Académie delphinale » III, 12. Pages 147-162.
[Grenoble : imp. Prudhomme Dauphin et Dupont. In-8, 18 p., 1877].

1879.
État social de la Grèce homérique, par Eugène Fialon, membre résidant.
Extrait du Bulletin de l’Académie delphinale. 3e Série Tome XV, 1879.

1880.
La Démocratie athénienne, par M. Fialon.
[Reims : Impr. coopérative. In-8, 24 p. 1880].


  1. Lecture de réception faite devant l’Académie delphinale par M. Léonce Tesseire [C’est une étude littéraire sur Ponsard et particulièrement sur le troisième acte de Charlotte Corday].
    Réponse par M. Eugène Fialon.
    Extrait du Bulletin de l’Académie delphinale 3e Série, Tome XVI, 1880.