{"id":97,"date":"2009-12-10T21:14:44","date_gmt":"2009-12-10T20:14:44","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-15T20:55:20","modified_gmt":"2020-09-15T18:55:20","slug":"edouard-chaignet-professeur-de-faculte-doyen-recteur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philosophie\/edouard-chaignet-professeur-de-faculte-doyen-recteur.html","title":{"rendered":"Edouard Chaignet, professeur de Facult\u00e9, doyen, recteur"},"content":{"rendered":"<em>Licenci&eacute; &egrave;s-lettres, r&eacute;p&eacute;titeur, puis professeur de seconde en province, &Eacute;douard Chaignet [1819-1901] est distingu&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un prix sur le Beau [1859]. A partir de l&agrave;, sa carri&egrave;re d&eacute;marre r&eacute;ellement.<\/em><!--more-->Il passe son doctorat &egrave;s-lettres [Paris, 1862] ce qui, apr&egrave;s un bref passage comme enseignant &agrave; Paris, lui ouvre la carri&egrave;re de professeur de Facult&eacute; [Poitiers, 1863-1879]. <br \/>Doyen de la Facult&eacute;, il est appel&eacute; comme recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Poitiers [1879-1890], o&ugrave; il ach&egrave;ve ses soixante-dix ans de carri&egrave;re.<br \/><br \/>LES TROIS &Eacute;TAPES D&rsquo;UNE CARRI&Egrave;RE. <br \/>Cette succession en trois moments : Professeur de Facult&eacute; en province, avec uniquement une fonction d&rsquo;enseignement ; doyen de sa Facult&eacute;, avec des fonctions administratives ;&nbsp; puis choisi par le pouvoir politique comme recteur, avec des fonctions d&rsquo;autorit&eacute;, est tout &agrave; fait classique. <br \/>Elle se retrouve dans de tr&egrave;s nombreux parcours d&rsquo;universitaires du XIX&egrave;me si&egrave;cle, tout au moins apr&egrave;s 1870. <br \/><br \/>LES RECTEURS DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DE POITIERS. <br \/>Si l&rsquo;on en reste &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie de Poitiers, jusqu&rsquo;en 1870, les rectorats sont confi&eacute;es &agrave; des personnalit&eacute;s qui ont d&eacute;j&agrave; assum&eacute; des fonctions d&rsquo;autorit&eacute;, comme l&rsquo;inspection acad&eacute;mique ou m&ecirc;me l&rsquo;inspection g&eacute;n&eacute;rale. C&rsquo;est le cas d&rsquo;Eug&egrave;ne Desroziers [1802-1876], recteur en 1862 ; d&rsquo;Alfred Magin-Marrens [1806-1870], recteur en 1866.<br \/>Par contre Charles Aubertin [1825-1908], qui, en 1874, pr&eacute;c&egrave;de Chaignet comme recteur, a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; professeur de Litt&eacute;rature &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Dijon ; Gabriel Compayr&eacute; [1843-1914], qui lui succ&egrave;de, en 1890, avant une carri&egrave;re politique, a &eacute;t&eacute; professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Toulouse. <br \/>Le recteur suivant, Julien Margottet [1848-1896], avant d&rsquo;&ecirc;tre recteur, en 1896, a &eacute;t&eacute; professeur de Chimie &agrave; la Facult&eacute; des sciences de Dijon.<br \/><br \/>LE HANDICAP DE N&rsquo;&Ecirc;TRE PAS NORMALIEN.<br \/>Mais si l&rsquo;embo&icirc;tement des fonctions successives est d&eacute;sormais classique, &Eacute;douard Chaignet est marqu&eacute; par un handicap : n&rsquo;&ecirc;tre pas un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. Aubertin est normalien de 1830, Compayr&eacute; est normalien de 1862, Margottet est normalien de 1869.<br \/><br \/>LA RECONNAISSANCE PAR L&rsquo;INSTITUT.<br \/>On peut dire, sans doute, qu&rsquo;il va pourtant b&eacute;n&eacute;ficier, relativement tardivement, d&rsquo;une compensation par le coup de pouce que repr&eacute;sente l&rsquo;attribution, en 1859 [il a alors trente neuf ans], d&rsquo;un prix de philosophie par l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, alors qu&rsquo;il n&rsquo;est qu&rsquo;un simple professeur de seconde en province. M&ecirc;me si &Eacute;douard&nbsp; Chaignet n&rsquo;obtient, pour ce premier concours auquel il participe, qu&rsquo;une simple mention honorable. <br \/>On voit d&rsquo;ailleurs l&rsquo;application que met &Eacute;douard Chaignet, alors m&ecirc;me qu&rsquo;&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; docteur &egrave;s-lettres, &agrave; participer aux diff&eacute;rents concours li&eacute;s au prix Victor Cousin ; celui de 1868 [mention tr&egrave;s honorable] ; celui de 1875 [o&ugrave;, seul candidat, il obtient le prix de trois mille francs].<br \/><br \/>CORRESPONDANT DE L&rsquo;INSTITUT.<br \/>Le fait d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; distingu&eacute; trois fois lui ouvre m&eacute;thodiquement une autre carri&egrave;re : celle de membre de l&rsquo;Institut. <br \/>Il y est finalement &eacute;lu le 23 d&eacute;cembre 1876, o&ugrave;, puisqu&rsquo;il est non-r&eacute;sidant, il est &eacute;lu comme correspondant dans la section de philosophie d&egrave;s le premier tour de scrutin : la place du professeur de philosophie Francisque Bouillier [1813-1899] s&rsquo;&eacute;tant lib&eacute;r&eacute;e, le 11 d&eacute;cembre 1875, par son passage du statut de correspondant &agrave; celui de membre titulaire.<br \/>La section de philosophie pr&eacute;sentait au premier rang &Eacute;douard Chaignet, alors professeur de litt&eacute;rature grecque, &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Poitiers&nbsp; ; au deuxi&egrave;me rang et ex-aequo Ludovic Carrau [1842-1889], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Besan&ccedil;on et Henry Joly [1839-1925], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Dijon. &Eacute;douard Chaignet obtient 24 suffrages ; Henry Joly, 1 suffrage. Deux billets blancs.<br \/><br \/>Mais cette voie est souvent hasardeuse, et presque toujours tr&egrave;s lente. Il y a trois ou quatre ans qui s&eacute;parent chacune des &eacute;tapes. <br \/>Chaignet s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques d&egrave;s le 26 f&eacute;vrier 1869, au lendemain de sa premi&egrave;re participation au concours du prix V. Cousin. Il se pr&eacute;sente dans la section de philosophie &agrave; la place [place 1] du r&eacute;v&eacute;rend William Whewell [1794-1866], professeur de philosophie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Cambridge, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 6 mars 1866 ; face &agrave; Joseph Tissot, professeur de philosophie et doyen de la facult&eacute; Facult&eacute; des lettres de Dijon.<br \/>Il se pr&eacute;sente &agrave; nouveau, trois ans plus tard, le 4 mai 1872, &agrave; la place [place 5] de Thomas Henri Martin [1813-1884], doyen de la Facult&eacute; des lettres de Rennes, &eacute;lu, le 7 juillet 1871, membre libre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres ; face Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Bordeaux. <br \/>Et enfin, en 1876, quatre ans plus tard, Chaignet se pr&eacute;sente, cette fois, avec succ&egrave;s &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/><br \/>CANDIDATURE SANS SUITE COMME MEMBRE LIBRE.<br \/>Avec le d&eacute;c&egrave;s, le 16 mars 1888, de Lazare Hippolyte Carnot [1801-1888], se dessine pour &Eacute;douard Chaignet la possibilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu membre libre.<br \/>Mais les candidatures sont nombreuses : celles d&rsquo;Antonin Lefevre-Pontalis, d&eacute;put&eacute; du Nord ; de Paul de R&eacute;musat ; de Duverger ; d&rsquo;Alfred Jourdan professeur d&rsquo;&eacute;conomie politique. Avant l&rsquo;&eacute;lection, qui verra d&egrave;s le premier tour le succ&egrave;s d&rsquo;Antonin Lefevre-Pontalis [1830-1903] &Eacute;douard Chaignet retire sa candidature. <br \/>Il ne se pr&eacute;sentera plus &agrave; nouveau.<br \/>&nbsp;<br \/>BIOGRAPHIE.<br \/>[Anthelme] &Eacute;douard Chaignet, n&eacute; le 9 d&eacute;cembre 1819, &agrave; Paris; mort le 3 mai 1901, &agrave; Poitiers [Vienne].<br \/><br \/>PREMIERS ENSEIGNEMENTS.<br \/>&Eacute;tudes au prytan&eacute;e militaire de La Fl&egrave;che, coll&egrave;ge royal. Obtient sa licence &egrave;s-lettres. <br \/>Ma&icirc;tre r&eacute;p&eacute;titeur [1839-1845] puis, pendant pr&egrave;s de vingt ans, professeur de seconde [1845-1863] au Prytan&eacute;e militaire, qui est devenu Prytan&eacute;e imp&eacute;rial. <br \/>Professeur suppl&eacute;ant de philosophie, &agrave; Paris, au lyc&eacute;e Charlemagne, puis, sans avoir pass&eacute; le concours de l&rsquo;agr&eacute;gation proprement dit, est nomm&eacute; par d&eacute;cision rectorale, professeur agr&eacute;g&eacute; de philosophie au lyc&eacute;e de Versailles. <br \/><br \/>1857-1859. LAUR&Eacute;AT DE L&rsquo;INSTITUT SUR LA SCIENCE DU BEAU.<br \/>Sur proposition de V. Cousin, section de philosophie, prix Bordin, le 7 f&eacute;vrier 1857, est mis au concours par l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques : Des Principes de la science du Beau [terme le 7 janvier 1859]. Il est &eacute;galement indiqu&eacute; : <br \/>&laquo; &#8230; et les v&eacute;rifier en les appliquant aux beaut&eacute;s les plus certaines de la nature, de la po&eacute;sie et des arts, ainsi que par un examen critique des plus c&eacute;l&egrave;bres syst&egrave;mes auxquels la science du Beau a donn&eacute; naissance dans l&rsquo;antiquit&eacute;, et surtout chez les modernes &raquo;<br \/><br \/>Sur rapport de Barthel&eacute;my Saint Hilaire, 16-20 avril 1859, une mention honorable est donn&eacute;e &agrave; Ed. Chaignet, professeur de seconde au Prytan&eacute;e de la Fl&egrave;che [ainsi, ex &aelig;quo, qu&rsquo;&agrave; Paul Eug&egrave;ne Voituron [1824-1891], avocat &agrave; la Cour de Gand]. Le prix lui-m&ecirc;me est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], charg&eacute; de cours de Philosophie grecque et latine au Coll&egrave;ge de France.<br \/>Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques,&nbsp; 1859, tome 49, page 63 sq. <br \/><br \/>&Agrave; la suite de cette distinction, rectifiant son M&eacute;moire initial selon les remarques formul&eacute;es, publie : Les Principes de la science du beau, par A. Ed. Chaignet, professeur de seconde au Prytan&eacute;e imp&eacute;rial militaire de La Fl&egrave;che. [Paris : Durand, in-folio, VIII-184 p., 1860].<br \/>L&rsquo;ouvrage est pr&eacute;sent&eacute;, de fa&ccedil;on tr&egrave;s &eacute;logieuse, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques en 1861 par Jules Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire. Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1861, tome 55, page 369 sq. <br \/><br \/>1862. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1862] avec une th&egrave;se De la Psychologie de Platon [Paris : A. Durand. In-8, 483 p., 1862].<br \/>La th&egrave;se latine porte sur Le Vers iambique dans la trag&eacute;die grecque : De Iambico versu, utrum, in graecarum tragoediarum diverbiis, iambicus versus cum modulatione et ad tibias cantatus sit, an nuda recitatione, sine tibiarum concentu. [Lutetiae Parisiorum : apud A. Durand. In-8&#730; , 51 p., 1862].<br \/><br \/>1863. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE GRECQUE, &Agrave; POITIERS.<br \/>Apr&egrave;s le doctorat, nomm&eacute; &agrave; Poitiers, &agrave; la Facult&eacute; des lettres, de cr&eacute;ation relativement r&eacute;cente [1845]. Il y est d&rsquo;abord charg&eacute; de cours [1863-1866],&nbsp; puis professeur de Litt&eacute;rature ancienne [litt&eacute;rature grecque] de 1866 jusqu&lsquo;en 1879. <br \/>Reprend en tir&eacute; &agrave; part le Discours d&#39;ouverture de 1863 [Poitiers : impr. de A. Dupr&eacute;. In-8, 29 p., 1863]. Extrait de l&rsquo;article paru dans le Journal de la Vienne.<br \/><br \/>DOYEN DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE POITIERS.<br \/>Puis doyen de la Facult&eacute; des lettres de Poitiers, jusqu&rsquo;en 1875, date &agrave; laquelle il est remplac&eacute; comme doyen par Charles Monnier [1820-1881], professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Poitiers, doyen de 1875 &agrave; 1879. <br \/><br \/>1868. LAUR&Eacute;AT DE L&rsquo;INSTITUT POUR LE PRIX V. COUSIN.<br \/>En d&eacute;cembre 1868, sur le rapport d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot, pour le prix V. Cousin de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, remis pour la premi&egrave;re fois, Chaignet re&ccedil;oit une mention tr&egrave;s honorable pour son M&eacute;moire : Socrate consid&eacute;r&eacute; surtout comme m&eacute;taphysicien. Le sujet, sur proposition de V. Cousin avait &eacute;t&eacute; mis au concours en novembre 1867.<br \/>Le programme, d&egrave;s le 18 novembre 1867, avait &eacute;t&eacute; d&eacute;fini de la mani&egrave;re suivante : <br \/>1. M&eacute;thode &agrave; suivre pour arriver &agrave; quelque chose de certain sur la philosophie de Socrate parmi les t&eacute;moignages si diff&eacute;rents de X&eacute;nophon et de Platon ; secours &agrave; tirer du t&eacute;moignage trop peu employ&eacute; d&rsquo;Aristote.<br \/>2. Les concurrents se rendront compte de l&rsquo;&eacute;tat de la philosophie grecque avant Socrate.<br \/>3. Ils rechercheront quels ont &eacute;t&eacute; les ma&icirc;tres de Socrate et ses premi&egrave;res &eacute;tudes ;<br \/>4. Impression profonde produite sur l&rsquo;esprit de Socrate par la lecture du livre d&rsquo;Anaxagore, qui pose l&rsquo;Intelligence comme le premier principe de toutes choses. Nouvelle direction des &eacute;tudes de Socrate, et ce qu&rsquo;il ajoute &agrave; la doctrine d&rsquo;Anaxagore.<br \/>5. Du caract&egrave;re essentiel de la r&eacute;volution introduite&nbsp; dans la philosophie par Socrate. L&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;homme &eacute;tablie comme le point de d&eacute;part et la condition de toute saine sp&eacute;culation philosophique.<br \/><br \/>6. Diverses th&eacute;ories propres &agrave; Socrate : <br \/>1. Ce qu&rsquo;on appelle la ma&iuml;eutique et l&rsquo;ironie socratique.<br \/>2. Th&eacute;orie de la d&eacute;finition fond&eacute;e sur un &eacute;l&eacute;ment g&eacute;n&eacute;ral, premier germe de la doctrine platonicienne des id&eacute;es.<br \/>3. Th&eacute;orie des causes finales et de la Providence.<br \/>4. Th&eacute;orie du Bien. Harmonie du Bien et de l&rsquo;Utile.<br \/>5. Th&eacute;orie de l&rsquo;Amour.<br \/>6. Du D&eacute;mon de Socrate.<br \/>7. Socrate et la religion de son temps.<br \/><br \/>7. Lutte de Socrate contre les Sophistes. <br \/>8. Des causes du proc&egrave;s de Socrate. Accusation port&eacute;e contre lui. Sentence de l&rsquo;Ar&eacute;opage telle qu&rsquo;elle nous a &eacute;t&eacute; conserv&eacute;e.<br \/>9. Conclure en recherchant et en d&eacute;terminant ce que la philosophie du XIX&egrave;me si&egrave;cle peut encore emprunter&nbsp; &agrave; la philosophie de Socrate &raquo;.<br \/><br \/>Le prix est d&eacute;cern&eacute; &agrave; Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912], professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Bordeaux. Pour ce prix une mention honorable sera attribu&eacute;e &agrave; Pierre Mont&eacute;e, docteur &egrave;s-lettres.<br \/>Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1869. tome 88 p. 441 sq.<br \/>&Agrave; la suite de cette distinction, publie, &Eacute;douard Chaignet publie Vie de Socrate, [Paris : Didier. In-12, XXI-334 p.,1868]. <br \/><br \/>1871. PRIX VICTOR COUSIN.<br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques propose, en 1870, pour le concours du second prix Victor Cousin, dont le terme est prorog&eacute; au 31 mars 1871, le sujet suivant : De la Philosophie pythagoricienne. <br \/>Le programme est d&eacute;fini de la mani&egrave;re suivante : &laquo; 1. Soumettre &agrave; un examen critique les traditions que l&rsquo;antiquit&eacute; nous a laiss&eacute;es sur la personne et les doctrines de Pythagore.<br \/>2. Expliquer et comparer entre eux tous les fragments qui nous restent de ses disciples imm&eacute;diats, en discuter l&rsquo;authenticit&eacute;, en montrer les ressemblances et les diff&eacute;rences, en d&eacute;gager le fonds commun.<br \/>3. Rechercher l&rsquo;influence que le pythagorisme a exerc&eacute;e sur les autres syst&egrave;mes philosophiques de l&rsquo;antiquit&eacute; grecque, particuli&egrave;rement sur le platonisme et le n&eacute;oplatonisme.<br \/>4. Suivre la tradition pythagoricienne &agrave; travers le Moyen-&Acirc;ge et la philosophie de la Renaissance.<br \/>5. Faire la part de la v&eacute;rit&eacute; et de l&rsquo;erreur dans la philosophie pythagoricienne ; montrer l&rsquo;influence qu&rsquo;elle a eue non seulement sur la philosophie, mais encore sur les sciences.<br \/>Le prix, d&rsquo;une valeur de trois mille francs, est d&eacute;cern&eacute; &agrave; &Eacute;douard Chaignet, professeur de litt&eacute;rature ancienne &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Poitiers, auteur du m&eacute;moire unique envoy&eacute; au concours. <br \/>C&rsquo;est la deuxi&egrave;me fois que le prix est attribu&eacute;. La premi&egrave;re fois, en d&eacute;cembre 1868, le prix avait &eacute;t&eacute; remis &agrave; Alfred Fouill&eacute; pour son M&eacute;moire : Socrate consid&eacute;r&eacute; surtout comme m&eacute;taphysicien. E. Chaignet avait obtenu une mention tr&egrave;s honorable.<br \/>Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1871. tome 96. p. 635 sq.<br \/><br \/>1873. &Agrave; NOUVEAU PRIX VICTOR COUSIN.<br \/>L&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques avait propos&eacute;, en 1873, pour le concours du prix Victor Cousin, le sujet de prix suivant : De la Psychologie d&rsquo;Aristote.<br \/>Programme : Les concurrents concentreront leurs efforts sur le Trait&eacute; de l&rsquo;&acirc;me, d&rsquo;Aristote. Ils essaieront de r&eacute;soudre toutes les difficult&eacute;s de cet ouvrage en l&rsquo;interpr&eacute;tant &agrave; l&rsquo;aide ses autres &eacute;crit du m&ecirc;me philosophe, et en le compl&eacute;tant par l&rsquo;analyse de ses petits trait&eacute;s psychologiques.<br \/>Ils rechercheront les ant&eacute;c&eacute;dents de cette psychologie, en montreront les rapports avec l&rsquo;ensemble de la philosophie aristot&eacute;lique, en suivront les transformations dans l&rsquo;&Eacute;cole p&eacute;ripat&eacute;ticienne et dans les &Eacute;coles post&eacute;rieures, jusqu&rsquo;&agrave; la naissance de l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;Alexandrie.<br \/>Ils termineront par l&rsquo;appr&eacute;ciation de cette doctrine en indiquant ce qu&rsquo;on peut en conserver dans la philosophie de notre temps. <br \/>Le prix, de la valeur de trois mille francs, est d&eacute;cern&eacute; &agrave; &Eacute;douard Chaignet, professeur &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Poitiers, pour son M&eacute;moire, le seul qui ait &eacute;t&eacute; adress&eacute; &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques.<br \/>L&rsquo;annonce du prix d&eacute;cern&eacute; est publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1875. tome 103. p. 429 sq. <br \/>Approfondissant son travail, il publie, en 1883, Essai sur la Psychologie d&rsquo;Aristote contenant l&#39;histoire de sa vie et de ses &eacute;crits, par A.-&Eacute;d. Chaignet [Paris : Hachette. In-8, 631 p., 1883].<br \/><br \/>1874. LECTURE DEVANT L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES. <br \/>Dans le cadre de sa future candidature, en 1874, &Eacute;douard Chaignet lit, devant l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, La Philosophie de la science du langage.<br \/>Publi&eacute; dans les Compte-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1874 tome 101, pages 773-791.<br \/>L&rsquo;ann&eacute;e suivante, en 1875, &Eacute;douard Chaignet publie : La Philosophie de la science du langage [Paris : Didier. In-12, XI-371 p., 1875].<br \/>L&rsquo;ouvrage fait l&rsquo;objet d&rsquo;un compte-rendu, par Paul Janet. Publi&eacute; dans les Compte-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1874 tome 103, pages 893-894.<br \/><br \/>1876. CORRESPONDANT DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES.<br \/>&Eacute;lu, le 23 d&eacute;cembre 1876, correspondant de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, section de philosophie [place 2], en remplacement de Francisque Bouillier [1813-1899], &eacute;lu titulaire de la section de philosophie le 11 d&eacute;cembre 1875, et qui lib&egrave;re ainsi sa place de correspondant.<br \/>La section de philosophie pr&eacute;sentait au premier rang &Eacute;douard Chaignet, au deuxi&egrave;me rang et ex-aequo Ludovic Carrau [1842-1889], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Besan&ccedil;on et Henry Joly [1839-1925], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Dijon. <br \/>&Eacute;douard Chaignet obtient, d&egrave;s le premier tour, vingt-quatre suffrages. Un suffrage &agrave; Henry Joly, deux billets blancs. <br \/>Henry Joly sera &eacute;lu ult&eacute;rieurement, le 5 d&eacute;cembre 1903, &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, section de morale.<br \/><br \/>Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1877. tome 107. p. 337. <br \/>Le m&ecirc;me jour est &eacute;galement &eacute;lu comme correspondant dans la section de philosophie, en remplacement de Joseph Tissot [place 1], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 17 octobre 1876, &Eacute;mile Charles [1831-1897], recteur d&rsquo;acad&eacute;mie.<br \/><br \/>Chaignet s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; deux reprises &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques : une premi&egrave;re fois, d&egrave;s le 26 f&eacute;vrier 1869, au lendemain de sa premi&egrave;re participation au concours du prix V. Cousin. Il se pr&eacute;sente dans la section de philosophie &agrave; la place [place 1] du r&eacute;v&eacute;rend William Whewell [1794-1866], professeur de philosophie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Cambridge, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 6 mars 1866 ; face &agrave; Joseph Tissot, professeur de philosophie et doyen de la facult&eacute; Facult&eacute; des lettres de Dijon.<br \/>Il se pr&eacute;sente &agrave; nouveau, une deuxi&egrave;me fois, trois ans plus tard, le 4 mai 1872, &agrave; la place [place 5] de Thomas Henri Martin [1813-1884], doyen de la Facult&eacute; des lettres de Rennes, &eacute;lu, le 7 juillet 1871, membre libre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres ; face Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912], professeur de philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Bordeaux. <br \/>Et enfin, en 1876, quatre ans plus tard, Chaignet se pr&eacute;sente une troisi&egrave;me fois, mais cette fois avec succ&egrave;s, &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/><br \/>Sont, en d&eacute;cembre 1876, correspondants de la section de philosophie : &Eacute;mile Charles [1825-1897] place 1 ; &Eacute;douard&nbsp; Chaignet [1819-1901] place 2 ; Immanuel Fichte [1797-1879] ; Eduard Zeller [1814-1908] place 4 ; Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912] place 5 ; Robert Flint [1838-1910] place 6 ; Terrenzio Mamiani della Rovere [1800-1885] place 7 ; Rudolf Lotze [1817-1881] place 8.<br \/>Sur les six places, trois sont occup&eacute;es par des personnalit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res, trois par des personnalit&eacute;s fran&ccedil;aises.<br \/><br \/>Avec le d&eacute;c&egrave;s, le 16 mars 1888, de Lazare Hippolyte Carnot [1801-1888], se dessine pour &Eacute;douard Chaignet la possibilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lu membre libre.<br \/>Mais les candidatures sont nombreuses : celles d&rsquo;Antonin Lefevre-Pontalis ; de Paul de R&eacute;musat ; de Duverger ; d&rsquo;Alfred Jourdan professeur d&rsquo;&eacute;conomie politique. Avant l&rsquo;&eacute;lection &Eacute;douard Chaignet retire sa candidature. <br \/>Il ne se pr&eacute;sentera plus &agrave; nouveau.<br \/><br \/>Apr&egrave;s sa mort, le 3 mai 1901, &agrave; Poitiers, &Eacute;douard Chaignet est remplac&eacute; comme correspondant, de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, dans la section de philosophie, par Arthur Hannequin [1856-1905] historien de la philosophie, &eacute;lu le 21 d&eacute;cembre 1901.<br \/><br \/>1879. RECTEUR DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DE POITIERS.<br \/>Alors que Jules Ferry est le ministre de l&rsquo;Instruction publique et des beaux-arts [4 f&eacute;vrier 1879-14 novembre 1881] Chaignet est nomm&eacute; Recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Poitiers, le 10 novembre 1879, en remplacement de Charles Aubertin [1825-1908] qui a occup&eacute; le rectorat de 1874 &agrave; novembre 1879.<br \/>Le rectorat de l&rsquo;acad&eacute;mie de Poitiers, l&rsquo;un des seize rectorats de cette &eacute;poque, existe depuis la restauration des grandes acad&eacute;mies, par la loi du 14 juin 1854, prise sous le minist&egrave;re d&rsquo;Hippolyte Fortoul, qui met fin &agrave; la p&eacute;riode 1850-1854, qui &eacute;tait celle des petits rectorats &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du d&eacute;partement impos&eacute;s par Alfred de Falloux. Son ressort est de huit d&eacute;partements : Vend&eacute;e, Deux-S&egrave;vres, Vienne, Indre-et-Loire, Indre, Haute-Vienne, Charente, Charente-Inf&eacute;rieure.<br \/>&nbsp;<br \/>C&rsquo;est en tant que recteur qu&rsquo;&Eacute;. Chaignet prononce, le 3 novembre 1885, un&nbsp; discours de &agrave; la s&eacute;ance solennelle de rentr&eacute;e des Facult&eacute;s, sur le th&egrave;me : L&#39;Enseignement secondaire dans l&#39;Acad&eacute;mie de Poitiers. Publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part [Poitiers : impr. de Marcireau, In-8, 57 p., 1885].<br \/>&Eacute;douard Chaignet reste en fonction comme recteur, jusqu&rsquo;au 12 septembre 1890, date &agrave; laquelle il est admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite. Il est alors remplac&eacute; par Gabriel Compayr&eacute; [1843-1914], recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Poitiers de septembre 1890 &agrave; novembre 1895. <br \/><br \/>1887. HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE DES GRECS.<br \/>Dans la s&eacute;ance du 21 mai 1887 de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, &Eacute;mile Beaussire lit un M&eacute;moire d&rsquo;&Eacute;douard Chaignet, Recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Poitiers, intitul&eacute; Histoire de la psychologie des Grecs.<br \/>Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1887, tome 128. p. 193-206 et tome 130, 1888, pages 346-366 [La Psychologie des sto&iuml;ciens].<br \/>L&rsquo;ouvrage fait l&rsquo;objet d&rsquo;un Rapport pr&eacute;sent&eacute; par Charles L&eacute;v&ecirc;que. Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1888, tome 129, p. 282 sq. <br \/><br \/>PUBLICATIONS.<br \/>1860. Les Principes de la science du beau, par A. Ed. Chaignet, professeur de seconde au Prytan&eacute;e imp&eacute;rial militaire de La Fl&egrave;che. [Paris : Durand, in-folio, VIII-184 p., 1860]. <br \/>Il s&rsquo;agit du texte profond&eacute;ment remani&eacute; du M&eacute;moire r&eacute;dig&eacute; par E. Chaignet pour le prix Bordin de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, mis au concours le 7 f&eacute;vrier 1857, et d&eacute;cern&eacute;, sur le rapport de Barthel&eacute;my Saint Hilaire, 16-20 avril 1859. E. Chaignet avait obtenu une mention honorable pour son M&eacute;moire.<br \/><br \/>1862. De la Psychologie de Platon, [Paris : A. Durand, In-8, 483 p., 1862]. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;ouvrage publi&eacute; &agrave; partir de la th&egrave;se de doctorat &egrave;s-lettres pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris.<br \/><br \/>1865. Des Formes diverses du choeur dans la trag&eacute;die grecque par M. A.-&Eacute;d. Chaignet [Paris : Impr. imp&eacute;riale. In-8, 42 p.,1865].<br \/><br \/>1867. Corneille et le Cid, par M. A.-&Eacute;d. Chaignet [Niort : L. Clouzot, In-8, 27 p., 1867]. Extrait des Conf&eacute;rences scientifiques et litt&eacute;raires des Facult&eacute;s de Poitiers.<br \/><br \/>1868. Vie de Socrate [Paris : Didier. In-12, XXI-334 p.,1868]. Avait obtenu une mention tr&egrave;s honorable pour le Prix Victor Cousin remis la premi&egrave;re fois en d&eacute;cembre 1868.<br \/>.<br \/>1871. Vie et &eacute;crits de Platon [Paris : Didier. In-18. XI-556 p., 1871].<br \/><br \/>1873. Pythagore et la philosophie pythagoricienne, contenant des fragments de Philola&uuml;s et d&#39;Archytas 1873. [Paris : Didier. 2 volumes in-8, 1873].<br \/><br \/>1875. Philosophie de la science du langage [Paris : Didier. In-12, XI-371 p., 1875].<br \/><br \/>1875. Th&eacute;orie de la d&eacute;clinaison des noms en grec et en latin, d&#39;apr&egrave;s les principes de la philologie compar&eacute;e, par A.-&Eacute;d. Chaignet [Paris : E. Thorin, In-8, VIII-126 p.,1875].<br \/><br \/>1877. La Trag&eacute;die grecque, par &Eacute;.-Ad. Chaignet [Paris : Didier, In-12, XLIV-372 p.,1877].<br \/>Constant Martha [1820-1895], membre de la section de Morale, offre l&rsquo;ouvrage &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, d&egrave;s sa parution. Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1877, tome 108, pages 313-314.<br \/><br \/>1883. Essai sur la Psychologie d&rsquo;Aristote, contenant l&#39;histoire de sa vie et de ses &eacute;crits [Paris : Hachette. In-8, 631 p., 1883].<br \/>C&rsquo;est le texte, remani&eacute; et approfondi, du M&eacute;moire compos&eacute; pour le second prix V. Cousin, en 1873. <br \/><br \/>1887-1893. Histoire de la psychologie des grecs, en cinq volumes. [Paris : Hachette. Cinq volumes, in-8. 1887-1893] tome 1, avant et apr&egrave;s Aristote ; tome 2, la psychologie des sto&iuml;ciens, des &eacute;picuriens et des sceptiques ; tome 3, la psychologie de la Nouvelle Acad&eacute;mie et des &eacute;coles &eacute;clectiques ; tome 4-5, la psychologie de l&#39;&eacute;cole d&#39;Alexandrie.<br \/>L&rsquo;ouvrage a fait l&rsquo;objet de lectures partielles &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques.<br \/>Et d&rsquo;une pr&eacute;sentation &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, par Charles L&eacute;v&ecirc;que. Publi&eacute; dans les Comptes-rendus des s&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, 1888, tome 129, p. 282. <br \/><br \/>1887. Essais de m&eacute;trique grecque. Le vers iambique, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&#39;une introduction sur les principes g&eacute;n&eacute;raux de la m&eacute;trique grecque, par A.-&Eacute;d. Chaignet [Paris : F. Vieweg, In-8, 282 p., 1887].<br \/><br \/>1888. La Rh&eacute;torique et son histoire [Paris : F. Wieveg. In-8, XXXI-553 p., 1888].<br \/><br \/>1894. Les H&eacute;ros et les h&eacute;ro&iuml;nes d&rsquo;Hom&egrave;re [Paris : Hachette. In-8, IV-295 p., 1894].<br \/><br \/>1897. Damascius. Fragment de son commentaire sur la troisi&egrave;me hypoth&egrave;se du Parm&eacute;nide par A.-&Eacute;d. Chaignet. [Paris : E. Leroux. In-8, 42 p., 1897]. Extrait du Compte rendu de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques. Ann&eacute;e 1897.<br \/><br \/>1898. Traduit de Damascius le Diadoque. Probl&egrave;mes et solutions touchant les premiers principes, avec le tableau sommaire des doctrines des Chald&eacute;ens de Michel Psellus, traduits pour la premi&egrave;re fois et accompagn&eacute;s de commentaires et d&#39;un index tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;, par A.-Ed. Chaignet [Paris : E. Leroux. 3 volumes in-8. 1898].<br \/><br \/>1900-1903. Traduit de Proclus le philosophe, du grec en fran&ccedil;ais, le Commentaire sur le Parm&eacute;nide suivi du Commentaire anonyme sur les VII derni&egrave;res hypoth&egrave;ses. Traduit pour la premi&egrave;re fois en fran&ccedil;ais et accompagn&eacute; de notes, d&#39;une table analytique des paragraphes et d&#39;un index &eacute;tendu, par A.-Ed. Chaignet. [Paris : E. Leroux. 3 volumes in-8.&nbsp; 1900-1903]. Le tome 3 est publi&eacute; posthume, &Eacute;. Chaignet ayant d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1901 : le tome 3 porte, apr&egrave;s le mot paragraphe : et d&rsquo;une traduction de Damascius : La Vie d&#39;Isidore, ou Histoire de la philosophie. Avec un Avant-propos et l&#39;&eacute;loge de l&#39;auteur par J.-A. Hild. Le tome 3 a &eacute;t&eacute; publi&eacute; par &Eacute;mile Ernault.<br \/><br \/>1900. La Philosophie des oracles de Porphyre. [Paris : E. Leroux. In-8, 17 p., 1900]. Extrait des Annales du mus&eacute;e Guimet, revue de l&#39;histoire des religions, publi&eacute;e sous la direction de MM. Jean R&eacute;ville et L&eacute;on Marillier.<br \/><br \/>D&Eacute;CORATION.<br \/>Officier de l&rsquo;Universit&eacute;.<br \/><br \/>R&Eacute;F&Eacute;RENCE.<br \/>Gustave Vapereau. Dictionnaire universel des contemporains. Paris : Hachette. 1880 &amp; 1893.<br \/><br \/>Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p. +3. 2006.<br \/><br \/><br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Licenci&eacute; &egrave;s-lettres, r&eacute;p&eacute;titeur, puis professeur de seconde en province, &Eacute;douard Chaignet [1819-1901] est distingu&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un prix sur le Beau [1859]. 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