{"id":88,"date":"2009-10-13T10:57:50","date_gmt":"2009-10-13T10:57:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2009-10-13T10:57:50","modified_gmt":"2009-10-13T10:57:50","slug":"Ferdinand-Hoefer-secretaire-de-Victor-Cousin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Victor-cousin\/Ferdinand-Hoefer-secretaire-de-Victor-Cousin.html","title":{"rendered":"Ferdinand Hoefer, secr\u00e9taire de Victor Cousin"},"content":{"rendered":"<!--StartFragment-->  <p><em>Jeune enseignant, Ferdinand Hoefer [1811-1878], dont l&rsquo;allemand est la langue maternelle, a vingt-trois ans, lorsqu&rsquo;il devient pour quelques mois le secr&eacute;taire de V. Cousin. Camille Flammarion [1842-1825] raconte dans ses M&eacute;moires biographiques et philosophiques d&rsquo;un astronome [Paris&nbsp;: E. Flammarion. 1912] un &eacute;pisode pittoresque de cette br&egrave;ve collaboration.<\/em><\/p>  <!--EndFragment-->   <!--more--><p>HOEFER SECR&Eacute;TAIRE DE V. COUSIN.<\/p>  <p>&laquo; Hoefer devient secr&eacute;taire de l&rsquo;acad&eacute;micien [note 1]. Quel honneur&nbsp;! Mais quel d&eacute;nuement&nbsp;! &Eacute;crire sous la dict&eacute;e du ma&icirc;tre, recevoir sans interm&eacute;diaire les paroles sonores qui tombaient de sa bouche, et les communiquer &agrave; la post&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;&eacute;tait &agrave; peu pr&egrave;s tout le traitement du secr&eacute;taire&nbsp;! <\/p>  <p>Un jour il s&rsquo;&eacute;tait install&eacute; dans un petit cabinet de la biblioth&egrave;que de l&rsquo;Institut, afin de v&eacute;rifier plus commod&eacute;ment les passages des p&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;glise qu&rsquo;Ab&eacute;lard [note 2] cite dans son Sic et Non lorsque Cousin remarqua cet aphorisme issu du prologue&nbsp;: Dubitando ad veritatem pervenimus &nbsp;[ie&nbsp;: C&rsquo;est en doutant que nous marchons vers la v&eacute;rit&eacute;].<\/p>  <p>Ab&eacute;lard, n&rsquo;invoquant &agrave; ce propos aucune autorit&eacute;, Cousin n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; lui faire honneur de cette proposition analogue &agrave; la th&eacute;orie de Descartes sur le Doute. Aussit&ocirc;t, sur cette d&eacute;couverte philologique, Cousin compose pour l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques un M&eacute;moire [note 3] dans lequel Ab&eacute;lard est pr&eacute;sent&eacute; comme le pr&eacute;curseur de Descartes. Sa lecture est parfaitement accueillie. Il vient informer son secr&eacute;taire de l&rsquo;assentiment flatteur de son auditoire acad&eacute;mique.<\/p>  <p>&laquo; Mais, lui dit tranquillement Hoefer, le passage dont vous me parlez n&rsquo;est pas d&rsquo;Ab&eacute;lard, il est de Cic&eacute;ron, et m&ecirc;me du trait&eacute; le plus connu de l&rsquo;orateur romain, De Officiis &raquo;.<\/p>  <p>&laquo; Malheureux&nbsp;! s&rsquo;&eacute;crie le philosophe transport&eacute; de col&egrave;re. Ne m&rsquo;avoir pas garanti de cette m&eacute;prise&nbsp;!&#8230; Je suis un homme totalement d&eacute;shonor&eacute;&nbsp;! &raquo;.<\/p>  <p>L&rsquo;emportement philosophique prit ce jour-l&agrave; un tel diapason, que le pauvre secr&eacute;taire dut rompre sans plus tarder. C&rsquo;&eacute;tait en 1836. [&hellip;] Il se vit oblig&eacute; qe quitter son ma&icirc;tre, se d&eacute;cida &agrave; choisir une profession plus ind&eacute;pendante, se consacra &agrave; la m&eacute;decine et se fit recevoir docteur [note 4] &raquo;.<\/p>  <p>&nbsp;<\/p>  <p>Note 1. HOEFER SECR&Eacute;TAIRE DE L&rsquo;ACAD&Eacute;MICIEN.<\/p>    <p>Victor Cousin [1792-1867]. Membre du Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique depuis ao&ucirc;t 1830&nbsp;; membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu le jeudi 18 novembre 1830, en remplacement de Joseph Fourier&nbsp;; nomm&eacute; pair de France en octobre 1832&nbsp;; membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques, o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu le 27 octobre 1832.<\/p>  <p>Jean Chr&eacute;tien Ferdinand Hoefer [1811-1878] est secr&eacute;taire de V. Cousin fin 1834 et dans les premiers mois de 1835. La date de la communication de V. Cousin &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences morales et politiques est un rep&egrave;re assur&eacute;. Camille Flammarion en citant 1836 retarde par erreur l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement d&rsquo;une ann&eacute;e.<\/p>  <p>&nbsp;<\/p>  <p>Note 2. VICTOR COUSIN ET AB&Eacute;LARD.<\/p>  <p>V. Cousin, &agrave; partir de 1835, pr&eacute;pare une &eacute;dition des Ouvrages in&eacute;dits de Pierre Ab&eacute;lard, qui para&icirc;tra en 1836, et pour laquelle il r&eacute;digera une Introduction de pr&egrave;s de 220 pages&nbsp;: Pierre Ab&eacute;lard. Ouvrages in&eacute;dits d&rsquo;Ab&eacute;lard, pour servir &agrave; l&rsquo;histoire de la philosophie scolastique en France, publi&eacute;s par Victor Cousin. Paris : Imprimerie royale, in-4, CCIII-677 p., 1836.<\/p>  <p>Fait partie de la Collection des documents in&eacute;dits sur l&#39;Histoire de France, publi&eacute; par ordre du Roi, 2&egrave;me s&eacute;rie.<\/p>  <p>V. Cousin r&eacute;dige un texte d&#39;introduction de pr&egrave;s de 220 pages. <\/p>    <p>Note 3. COUSIN COMPOSE UN M&Eacute;MOIRE. <\/p>  <p>V. Cousin dispose du texte d&rsquo;un &eacute;crit th&eacute;ologique in&eacute;dit d&rsquo;Ab&eacute;lard&nbsp;: Le Sic et Non [le Oui et le Non], d&rsquo;apr&egrave;s deux manuscrits, l&rsquo;un de Saint-Michel, l&rsquo;autre de Noirmoutiers.<\/p>  <p>V. Cousin lit son M&eacute;moire sur le Sic et Non &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, dans la s&eacute;ance du 1er mars 1835. Son travail est publi&eacute; dans les Compte-rendus des S&eacute;ances et travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, deuxi&egrave;me s&eacute;rie, tome 1, pages 513-537, Paris : Didot, 1837. <\/p>  <p>Publi&eacute; &eacute;galement en tir&eacute;-&agrave;-part. Puis repris, en 1838, dans la troisi&egrave;me &eacute;dition en deux volumes des Fragments philosophiques, tome 2, pages 104-131.<\/p>    <p>Note 4. HOEFER SE FIT RECEVOIR DOCTEUR.<\/p>  <p>Devenu docteur en m&eacute;decine, avec une th&egrave;se sur la chlorose [Paris, 31 janvier 1840] Ferdinand Hoefer s&rsquo;&eacute;tablit &agrave; Paris comme m&eacute;decin.<\/p>  <p>En 1843 et en 1846 il est charg&eacute; de missions scientifiques en Allemagne par le Minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction publique.<\/p>  <p>A partir de 1851, Hoefer dirige la publication, chez Firmin-Didot fr&egrave;res, de la Nouvelle biographie g&eacute;n&eacute;rale universelle, qui para&icirc;t en 46 volumes de 1852 &agrave; 1866.<\/p><p>&nbsp;<\/p>  &copy; JJB 2010","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><!--StartFragment-->  <\/p>\n<p><em>Jeune enseignant, Ferdinand Hoefer [1811-1878], dont l&rsquo;allemand est la langue maternelle, a vingt-trois ans, lorsqu&rsquo;il devient pour quelques mois le secr&eacute;taire de V. Cousin. Camille Flammarion [1842-1825] raconte dans ses M&eacute;moires biographiques et philosophiques d&rsquo;un astronome [Paris&nbsp;: E. Flammarion. 1912] un &eacute;pisode pittoresque de cette br&egrave;ve collaboration.<\/em><\/p>\n<p>  <!--EndFragment-->   <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"class_list":["post-88","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Victor-cousin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=88"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=88"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=88"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=88"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}