{"id":5,"date":"2020-08-26T20:18:55","date_gmt":"2020-08-26T18:18:55","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.localhost\/?p=5"},"modified":"2020-09-14T19:48:43","modified_gmt":"2020-09-14T17:48:43","slug":"lorquet-alfred-1815-1883-de-lecole-normale-au-secretariat-de-la-faculte-des-lettres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/lorquet-alfred-1815-1883-de-lecole-normale-au-secretariat-de-la-faculte-des-lettres.html","title":{"rendered":"Lorquet, Alfred [1815-1883]. De l&rsquo;\u00c9cole normale au secr\u00e9tariat de la Facult\u00e9 des Lettres"},"content":{"rendered":"\n<p>Agr\u00e9g\u00e9 [1836], docteur \u00e8s-lettres [1841], professeur de philosophie dans diff\u00e9rents postes en province [Marseille, Grenoble, Amiens]. Puis nomm\u00e9 \u00e0 Paris successivement au coll\u00e8ge Charlemagne, au coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet], au lyc\u00e9e Monge [Saint-Louis]. Sa carri\u00e8re culmine comme secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, pendant pr\u00e8s de vingt ans, de 1864 \u00e0 1882.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>[Hyacinthe Nicolas] Alfred Lorquet, n\u00e9 le 1er mars 1815 \u00e0 Stenay [Meuse]&nbsp;; mort en septembre 1883, effectue ses \u00e9tudes \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Henri-IV.&nbsp;Il y obtient un accessit&nbsp; de Litt\u00e9rature fran\u00e7aise en classe de philosophie.<\/p>\n\n\n\n<p>Se pr\u00e9pare au concours d&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1833\"><li>ANCIEN \u00c9L\u00c8VE DE L&rsquo;\u00c9COLE NORMALE.<br>Sont re\u00e7us cette ann\u00e9e, pour la section Lettres, dans l\u2019ordre alphab\u00e9tique, pour une scolarit\u00e9 de trois ans : Jean Arnault [1814-1858], professeur de rh\u00e9torique \u00e0 Cahors ; Eug\u00e8ne Barroux, professeur de sixi\u00e8me au lyc\u00e9e Henri-IV ; Pierre Boutron [1813-1874], professeur au coll\u00e8ge de Moulins ; Vincent L. Joguet [1815-1874]; Joseph Landry, chef d&rsquo;institution \u00e0 Paris ; Alfred Lorquet [1815-1883] ; Gustave Madol ; Louis Monnier, professeur de quatri\u00e8me au coll\u00e8ge de N\u00eemes [1837] ; Numa Morel [ -1885], professeur de seconde au lyc\u00e9e de Limoges ; Eug\u00e8ne \u00c9douard Morin [1814-1876] ; \u00c9mile Saisset [1814-1863], professeur d&rsquo;Histoire de la philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; Jules Simon [1814-1896], futur pr\u00e9sident du Conseil des ministres ; Joseph Vignot ; Charles Weiss [1812-1864], professeur d&rsquo;histoire au lyc\u00e9e Bonaparte [lyc\u00e9e Condorcet] \u00e0 Paris ; Jean Yanoski [1813-1851], professeur d&rsquo;histoire au coll\u00e8ge Henri-IV.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00c9cole normale, Philibert Damiron [1794-1862] et Adolphe Garnier [1801-1864] assurent dans les deux premi\u00e8res ann\u00e9es l&rsquo;enseignement de la philosophie. En troisi\u00e8me ann\u00e9e, Alfred Lorquet, qui se pr\u00e9pare \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation, suit en philosophie l&rsquo;enseignement de V. Cousin.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par Eug\u00e8ne Manuel [1820-1901] \u00e9voquant, dans un texte \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;occasion du Centenaire de l&rsquo;\u00c9cole normale, la pratique de la musique \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale par des anciens \u00e9l\u00e8ves : \u00ab Comment oublier Lorquet, l\u2019ancien secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 des lettres, musicien ardent, pianiste endiabl\u00e9, ex\u00e9cutant de premi\u00e8re force, pour qui Bach, Haendel et Beethoven n\u2019avaient d\u00e8s lors point de secrets, et dont le piano \u00e9branlait les murs l\u00e9zard\u00e9s et les planchers disjoints du b\u00e2timent de la rue Saint-Jacques ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1836\"><li>AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>En 1836, au sortir des trois ans d&rsquo;\u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole, Alfred Lorquet est l&rsquo;un des six candidats re\u00e7us au concours de l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie, ouvert le 21 ao\u00fbt 1836.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Victor Cousin est le pr\u00e9sident du jury d\u2019agr\u00e9gation. Sont membres du jury : Fr\u00e9d\u00e9ric Cuvier [1773-1838] ; Jacques Matter [1791-1864], inspecteurs g\u00e9n\u00e9raux des \u00e9tudes ; Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], inspecteur de l\u2019acad\u00e9mie de Paris [1830-1845] ; Philibert Damiron [1794-1862], professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal Louis-le-Grand.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur dix candidats se pr\u00e9sentant en 1836, six sont re\u00e7us. Dans l&rsquo;ordre de classement : F\u00e9lix Ravaisson [1813-1900], r\u00e9p\u00e9titeur au coll\u00e8ge Rollin ; Jules Simon [1814-1896], \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale, promotion 1833 ; Alfred Lorquet [1815-1883], \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale, promotion 1833 ; \u00c9mile Saisset [1814-1863], \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale, promotion 1833 ; Marcellin Bontoux [1810-1864], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [promotion 1832], charg\u00e9 du cours de philosophie au coll\u00e8ge royal de Pontivy ; Henri Pichard [vers 1811-1884], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [promotion 1830], charg\u00e9 du cours de philosophie au coll\u00e8ge royal de Cahors.<\/p>\n\n\n\n<p>Se sont pr\u00e9sent\u00e9s, mais n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 re\u00e7us : Pierre Auguste M\u00e9n\u00e9trel [promotion 1832], Jean Baptiste Marius Ricard [promotion 1828], anciens \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00c9cole normale ; Pierre Auguste Boutron, \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [promotion 1833], qui sera finalement re\u00e7u en 1845 ; Janel.<\/p>\n\n\n\n<p>1836-1837. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 MARSEILLE ET \u00c0 GRENOBLE.<br>Au sortir de l&rsquo;\u00c9cole normale, est nomm\u00e9 professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Marseille, comme suppl\u00e9ant de Charles Marie Dunoyer [1799-1881] professeur de philosophie en cong\u00e9 [septembre 1836], puis d\u00e9missionnaire [juin 1837].<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite Alfred Lorquet est nomm\u00e9 professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Grenoble, en remplacement de Charles Auguste Mallet [1807-1875], nomm\u00e9 au coll\u00e8ge de Rouen.<br>Lorquet y reste jusqu&rsquo;au 2 octobre 1838, date \u00e0 laquelle il est nomm\u00e9 au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Amiens, en remplacement d&rsquo;Adolphe Bertereau [1812-1879] tout juste nomm\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1837\"><li>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL\u00c8GE ROYAL D&rsquo;AMIENS.<br>Apr\u00e8s ces deux premi\u00e8res affectations, Alfred Lorquet est en poste \u00e0 Amiens [d\u00e9partement de la Somme] comme professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Amiens. Le coll\u00e8ge d&rsquo;Amiens [coll\u00e8ge de deuxi\u00e8me classe] d\u00e9pend du rectorat d&rsquo;Amiens ; l&rsquo;acad\u00e9mie d&rsquo;Amiens s&rsquo;\u00e9tendant sur les d\u00e9partements de l&rsquo;Aisne ; de l&rsquo;Oise ; de la Somme.<br>Le coll\u00e8ge royal d&rsquo;Amiens a alors pour proviseur Henri Fran\u00e7ois Braive [1798-1868], et pour censeur des \u00e9tudes Joseph Fabre Octavien Galtier, censeur jusqu&rsquo;en septembre 1842.<br>Alfred Lorquet y est nomm\u00e9 professeur de philosophie en 1837-1839 en remplacement d&rsquo;Am\u00e9d\u00e9e Jacques [1813-1865], lui aussi ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1832] nomm\u00e9 \u00e0 Versailles [dans l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris].<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Un cong\u00e9 d&rsquo;un an [novembre 1838-novembre 1839] est accord\u00e9 \u00e0 Lorquet, par arr\u00eat\u00e9 du ministre en date du 17 novembre 1838 [sans doute en vue de pr\u00e9parer sa th\u00e8se de doctorat]. C&rsquo;est Charles Z\u00e9vort [1816-1887], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1836], qui est alors charg\u00e9 du cours de philosophie au coll\u00e8ge d&rsquo;Amiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorquet reste en fonction au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Amiens jusqu&rsquo;en septembre 1843, date \u00e0 laquelle il est nomm\u00e9 \u00e0 Paris, au lyc\u00e9e Charlemagne.<br>Il est remplac\u00e9 \u00e0 Amiens, par un arr\u00eat\u00e9 en date du 26 septembre 1843, par Auguste Debs [1813-1849], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1834], ancien professeur de philosophie \u00e0 Orl\u00e9ans.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1840\"><li>CHOIX DE TEXTES PHILOSOPHIQUES.<br>En 1840, Alfred Lorquet publie un ouvrage scolaire, compos\u00e9 de choix de textes : Descartes, le Discours de la m\u00e9thode ; Bacon, le Novum Organon, traduction nouvelle ; Th\u00e9odic\u00e9e de Leibniz, fragments ; publi\u00e9s en un seul volume, avec des notes, \u00e0 l&rsquo;usage des classes de philosophie, par A. Lorquet, professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Amiens.<br>[Paris : chez L. Hachette, libraire de l&rsquo;Universit\u00e9 Royale de France, rue Pierre Sarrazin, n\u00b012 ; Amiens : chez Caron-Vitet, Imprimeur-Libraire. In-12, VIII-371 p., 1840].<\/li><li>DOCTORAT \u00c9S-LETTRES.<br>Le texte de la th\u00e8se est vu et lu le 27 juillet 1841, par J. Victor Leclerc, doyen de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris. Le permis d&rsquo;imprimer est d\u00e9livr\u00e9 par Hippolyte Rousselle [1785-1863], Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes, charg\u00e9 de l&rsquo;administration de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Alfred Lorquet est docteur \u00e8s-lettres [Paris, ao\u00fbt 1841] avec une th\u00e8se latine : An sit Platonis Deus creator, qui porte sur Le Dieu cr\u00e9ateur chez Platon [Paris : impr. de Moquet, in-8, 59 p., 1841].<br>La th\u00e8se en fran\u00e7ais a pour titre : Discussion des antinomies kantiennes<br>[Paris : imprimerie de Moquet et Comp., rue de La Harpe, 90. In-8, 131 p., 1841]<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1841\"><li>LORQUET D\u00c9DIE SA TH\u00c8SE \u00c0 VICTOR COUSIN.<br>Alfred Lorquet, alors qu&rsquo;il est professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal d\u2019Amiens, publie en 1841 sa th\u00e8se de doctorat, soutenue en juillet, sur les Antinomies kantiennes.<br>Il d\u00e9die son ouvrage : \u00ab \u00c0 M. V. Cousin, hommage d\u2019un \u00e9l\u00e8ve \u00bb.<\/li><li>\u00c0 CHARLEMAGNE EN REMPLACEMENT DE FRANCK.<br>Par arr\u00eat\u00e9 du ministre de l&rsquo;Instruction publique, en date du 18 septembre 1843, Alfred Lorquet, est nomm\u00e9 \u00e0 Paris, comme charg\u00e9 de la classe de philosophie au coll\u00e8ge royal Charlemagne, en remplacement d&rsquo;Adolphe Franck [1809-1893], professeur \u00e0 Charlemagne depuis 1840, pendant la dur\u00e9e du cong\u00e9 qui lui est \u00e0 nouveau accord\u00e9.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Adolphe Franck avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 remplac\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e scolaire pr\u00e9c\u00e9dente [1842-1843] : c&rsquo;\u00e9tait \u00c9mile Saisset [1814-1863], ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale la m\u00eame ann\u00e9e que Lorquet [1833], agr\u00e9g\u00e9 de philosophie \u00e9galement la m\u00eame ann\u00e9e [1836], qui avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 pour un an de la suppl\u00e9ance.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1847\"><li>LA SCIENCE ET LA VIE.<br>La Science et la vie, par A. Lorquet [Pa ris : Au Comptoir des Imprimeurs-Unis. In-12, 70 p., 1847.<\/li><li>LA PHILOSOPHIE ET LA RELIGION.<br>En 1847 fait \u00e9galement para\u00eetre La Philosophie et la religion, par A. Lorquet, Professeur de philosophie au coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet], agr\u00e9g\u00e9 des Facult\u00e9s.<br>[Paris : Au Comptoir des Imprimeurs-Unis. Comon et Cie. In-18, 97 p., 1847].<br>Le projet de A. Lorquet est d&rsquo;unir la religion et la philosophie, en soumettant la philosophie \u00e0 la religion chr\u00e9tienne.<br>\u00ab L&rsquo;ouvrage fait suite \u00e0 un premier \u00e9crit qui a paru sous ce titre : La Science et la vie\u00bb.<br>L&rsquo;auteur avait projet\u00e9 de faire suivre cette publication de cinq autres, qui devaient para\u00eetre successivement \u00e0 de courts intervalles\u00bb. Mais aucune publication projet\u00e9e ne voit le jour.<\/li><li>PROFESSEUR DIVISIONNAIRE \u00c0 CONDORCET.<br>Apr\u00e8s une assez br\u00e8ve p\u00e9riode de dix ans d&rsquo;enseignement dans les coll\u00e8ges royaux de province [1836-1843], et son remplacement d&rsquo;Adolphe Franck \u00e0 Charlemagne, \u00e0 partir de septembre 1843, Alfred Lorquet est nomm\u00e9 \u00e0 Paris au coll\u00e8ge Bourbon [aujourd&rsquo;hui Condorcet], dans l&rsquo;un des cinq prestigieux coll\u00e8ges parisiens, que l&rsquo;on cite ici, dans l&rsquo;ordre de pr\u00e9sentation de l&rsquo;Almanach royal de l&rsquo;\u00e9poque : Louis-le-Grand, Henri-IV, Saint-Louis, Charlemagne, Bourbon.<br>Il rejoint ainsi le petit nombre des enseignants de philosophie \u00e0 Paris : Aristide Valette, \u00e0 Louis-le-Grand, avec Am\u00e9d\u00e9e Jacques [1813-1865], comme professeur divisionnaire ; Alexandre Edme* Gibon [1798-1871], \u00e0 Henri-IV, avec \u00c9mile Saisset [1814-1863], agr\u00e9g\u00e9 ; Charles Mallet [1807-1875], \u00e0 Saint-Louis ; Adolphe Franck [1809-1893], \u00e0 Charlemagne, avec Jules Barni [1818-1878], agr\u00e9g\u00e9, charg\u00e9 de la suppl\u00e9ance.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Alfred Lorquet est nomm\u00e9 au coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet], comme professeur divisionnaire, c&rsquo;est \u00e0 dire en charge de la classe de philosophie, qui double la classe principale, en cas de surnombre d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves. Il y a pour \u00e9l\u00e8ve Hippolyte Taine.<br>Le professeur principal du coll\u00e8ge Bourbon est, depuis 1827, Jean Saphary [1796-1865].<br>Alfred Lorquet reste peu de temps dans ce poste. En 1848-1849, il est nomm\u00e9 professeur de philosophie au coll\u00e8ge Saint-Louis, dont l&rsquo;appellation change, pour quelques mois, en \u00ab Lyc\u00e9e Monge \u00bb, par d\u00e9cision du 28 f\u00e9vrier 1848.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1848\"><li>AGR\u00c9GATION DES FACULT\u00c9S.<br>Le concours d&rsquo;agr\u00e9gation des Facult\u00e9s a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1840, par Victor Cousin, alors qu&rsquo;il \u00e9tait pour quelques mois ministre de l&rsquo;Instruction publique [1er mars 1840-29 octobre 1840] dans le second minist\u00e8re d\u2019Adolphe Thiers [1797-1877]. L&rsquo;ordonnance royale est prise en date du mardi 24 mars 1840. Il s&rsquo;agit, dans l&rsquo;esprit de V. Cousin, de nommer, \u00e0 la suite d&rsquo;un concours, des agr\u00e9g\u00e9s capables de suppl\u00e9er des professeurs de Facult\u00e9 absents.<br>Selon les besoins du service, et en fonction du nombre de candidats qui se pr\u00e9sentent, des postes sont ouverts en 1840, et dans les ann\u00e9es suivantes, en Philosophie, en Litt\u00e9rature ancienne et moderne ; en Histoire et g\u00e9ographie. Les derniers concours ont lieu en 1848.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Pour l&rsquo;ann\u00e9e 1840, trois postes sont cr\u00e9\u00e9s en Philosophie. Mais un seul poste est attribu\u00e9, remport\u00e9 par Adolphe Franck [1809-1893], professeur de philosophie au coll\u00e8ge Charlemagne [1840].<br>En 1841, faute d\u2019un nombre suffisant de candidats, le concours de 1841 pour l&rsquo;agr\u00e9gation des Facult\u00e9s en philosophie est ajourn\u00e9.<br>Un nouveau concours pour la Philosophie a lieu en 1843, remport\u00e9 par Am\u00e9d\u00e9e Jacques [1813-1865] et \u00c9mile Saisset [1814-1863], ma\u00eetre de conf\u00e9rences de philosophie, en deuxi\u00e8me ann\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale [1842]. \u00c9mile Saisset sera par la suite charg\u00e9 d&rsquo;un cours compl\u00e9mentaire de Philosophie grecque et latine du Coll\u00e8ge de France [1853-1857].<br>Puis au premier trimestre 1848, [13 juin 1848], le concours pour la Philosophie est remport\u00e9 par Alfred Lorquet, qui re\u00e7oit le titre d\u2019agr\u00e9g\u00e9 de philosophie aupr\u00e8s des Facult\u00e9s des Lettres des d\u00e9partements.<br>Enfin, un dernier concours pour la Philosophie a lieu au dernier trimestre 1848, [7 d\u00e9cembre 1848], remport\u00e9, dans l&rsquo;ordre de classement par Charles Pendrell Waddington [1819-1914], suppl\u00e9ant de Jules Simon \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure ; Paul Janet [1823-1899], professeur de philosophie \u00e0 Bourges ; Charles Jourdain [1817-1886], professeur de philosophie au coll\u00e8ge Stanislas.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1848\"><li>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 SAINT-LOUIS.<br>En 1848, Alfred Lorquet est nomm\u00e9 professeur de philosophie au lyc\u00e9e Saint-Louis, en remplacement de Charles Mallet [1807-1875], en poste \u00e0 Saint-Louis depuis 1842, et qui vient d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 l&rsquo;un des inspecteurs de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris [janvier 1847-ao\u00fbt 1850].<\/li><li>CHARG\u00c9 D&rsquo;UN COURS COMPL\u00c9MENTAIRE \u00c0 LA FACULT\u00c9 DES LETTRES DE PARIS.<br>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1857, qu&rsquo;Alfred Lorquet acc\u00e8de \u00e0 l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur, en \u00e9tant charg\u00e9 d\u2019un cours compl\u00e9mentaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<\/li><li>LE NOVUM ORGANUM DE BACON.<br>En 1857, Alfred Lorquet publie de Bacon : Novum Organum. Nouvelle traduction en fran\u00e7ais, publi\u00e9 avec une introduction et des notes par Lorquet, professeur de Philosophie au lyc\u00e9e Saint-Louis.<br>[Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. Rue Pierre Sarrazin, n\u00b014 (pr\u00e8s de l&rsquo;\u00c9cole de M\u00e9decine). In-8, 226 p., 1857].<\/li><li>DESCARTES EN OUVRAGE SCOLAIRE.<br>En 1857, publie \u00e0 nouveau un ouvrage scolaire : Descartes. Discours de la m\u00e9thode. M\u00e9ditations en latin et en fran\u00e7ais, avec des \u00e9claircissements et des extraits des R\u00e9ponses aux objections. [Paris : L. Hachette. In-18, IV-226 p., 1857].<\/li><li>CHARG\u00c9 DU COURS DE PHILOSOPHIE \u00c0 LA FACULT\u00c9 DES LETTRES.<br>De janvier \u00e0 juin 1864, Alfred Lorquet est charg\u00e9 du cours d&rsquo;Histoire de la philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<br>Cette p\u00e9riode de quelques mois, est celle qui se situe entre la disparition d&rsquo;\u00c9mile Saisset [1814-1863], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 27 d\u00e9cembre 1863, pr\u00e9c\u00e9dent titulaire de la chaire d&rsquo;Histoire de la philosophie [29 novembre 1856-27 d\u00e9cembre 1863], et la nomination du nouveau titulaire en la personne de Paul Janet [1823-1899] titulaire de la chaire d&rsquo;Histoire de la philosophie, du 18 juin 1864 au 9 septembre 1879], puis la chaire prenant le nom d&rsquo;Histoire de la philosophie , du 9 septembre 1879 au 11 novembre 1887.<\/li><li>SECR\u00c9TAIRE DE LA FACULT\u00c9 DES LETTRES DE PARIS.<br>Alfred Lorquet est nomm\u00e9 secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris le 29 ao\u00fbt 1864, en remplacement d&rsquo;Eug\u00e8ne G\u00e9ruzez [1799-1865], secr\u00e9taire d&rsquo;octobre 1852 \u00e0 ao\u00fbt 1864, et qui vient de prendre sa retraite.<br>Alfred Lorquet reste en fonction jusqu&rsquo;au 1er juin 1882, date \u00e0 laquelle il re\u00e7oit le titre de secr\u00e9taire honoraire.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p>Il sera remplac\u00e9 en juin 1882 par Henri Lantoine [1845-1908], ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure [1865], ma\u00eetre de conf\u00e9rences de latin \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" start=\"1869\"><li>CONTRIBUTION \u00c0 LA PUBLICATION DES OEUVRES DE CIC\u00c9RON.<br>Alfred Lorquet participe \u00e0 la publication des Oeuvres compl\u00e8tes de Cic\u00e9ron, publication entreprise par Nisard, de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur<br>[Paris : chez Firmin-Didot fr\u00e8res, fils et Cie, libraires. Imprimeurs de l&rsquo;institut de France, rue Jacob, 56. In-8, 677 p., 1869].<br>Il donne, dans le Tome 3, une traduction nouvelle des Premi\u00e8res Acad\u00e9miques [\u00c0 Lucullus] et des Secondes Acad\u00e9miques [\u00c0 Terentius Varron].<br>Et revoit la traduction de Regnier Desmarais, pour Des Vrais biens et des Vrais maux [\u00c0 Brutus].<br>Il r\u00e9dige \u00e9galement les Notes des deux premiers livres des Tusculanes.<\/li><li>LE T\u00c9MOIGNAGE DE L\u00c9ON S\u00c9CH\u00c9.<br>L\u2019homme de lettres L\u00e9on S\u00e9ch\u00e9 [1848-1914], dans son ouvrage sur Jules Simon, sa vie, son temps, son \u0153uvre, 1814-1896 [Paris : \u00c9mile Lechevalier. Nouvelle \u00e9dition 1898], porte t\u00e9moignage, et \u00e9voque tout \u00e0 la fois Victor Cousin, \u00c9mile Saisset et la fin d&rsquo;Alfred Lorquet :<br>\u00ab En 1836, qui fut sa derni\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale, Jules Simon suivait le cours de Victor Cousin avec \u00c9mile Saisset, son ins\u00e9parable, et Lorquet qui mourut fou, je crois, il y a quelques ann\u00e9es, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 des lettres. Ce devait \u00eatre un plaisir de faire un cours \u00e0 ces trois jeunes hommes ! Cousin ne venait cependant \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole qu&rsquo;une fois par semaine : le dimanche matin. Quand il arrivait, le portier sonnait la cloche, car il n&rsquo;y avait pas de tambour, et criait \u00e0 tue-t\u00eate : Monsieur Cousin ! Les trois \u00e9l\u00e8ves descendaient alors au plus vite et se rendaient \u00e0 la biblioth\u00e8que, o\u00f9 il y avait tout juste une chaise de paille et une petite table pour le ma\u00eetre. Cousin commen\u00e7ait la plupart du temps son cours sous la forme d&rsquo;une causerie, mais comme il avait la parole extr\u00eamement facile, il se grisait vite de sa parole. Alors il enflait la voix, gesticulait, s&rsquo;agitait comme s&rsquo;il avait eu cent \u00e9l\u00e8ves \u00e0 l&rsquo;\u00e9couter. Il lui arriva plus d&rsquo;une fois de glisser sous la table au beau milieu de son discours. Mais cela ne l&rsquo;arr\u00eatait pas, il se relevait machinalement et repartait comme de plus belle. [\u2026] \u00bb [Page 13].<\/li><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Agr\u00e9g\u00e9 [1836], docteur \u00e8s-lettres [1841], professeur de philosophie dans diff\u00e9rents postes en province [Marseille, Grenoble, Amiens]. Puis nomm\u00e9 \u00e0 Paris successivement au coll\u00e8ge Charlemagne, au coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet], au lyc\u00e9e Monge [Saint-Louis]. Sa carri\u00e8re culmine comme secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, pendant pr\u00e8s de vingt ans, de 1864 \u00e0 1882.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-5","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5\/revisions\/9"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}