{"id":428,"date":"2020-05-12T19:44:43","date_gmt":"2020-05-12T19:44:43","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-05-12T19:44:43","modified_gmt":"2020-05-12T19:44:43","slug":"Malleval-Francois-Christophe-1785-1845-proviseur-du-lycee-Louis-le-Grand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Malleval-Francois-Christophe-1785-1845-proviseur-du-lycee-Louis-le-Grand.html","title":{"rendered":"Malleval, Fran\u00e7ois Christophe (1785-1845), proviseur du lyc\u00e9e Louis-le-Grand"},"content":{"rendered":"Apr&egrave;s de bonnes &eacute;tudes au lyc&eacute;e Louis-le-Grand, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval y devient tout naturellement professeur de grammaire. En 1819, &agrave; la suite d&rsquo;une crise au niveau de l&rsquo;administration, il y est nomm&eacute; proviseur. C&rsquo;est une autre crise, mais politique cette fois, qui en 1823 lui fait perdre son poste.<br \/><br \/><!--more-->Fran&ccedil;ois Christophe Malleval. N&eacute; le 16 mai 1785, &agrave; Annonay [Languedoc ; aujourd&rsquo;hui d&eacute;partement de l&rsquo;Ard&egrave;che] ; mort le 18 novembre 1845, &agrave; Paris.<br \/><br \/>HISTOIRE BR&Egrave;VE DU LYC&Eacute;E LOUIS-LE-GRAND : APPELLATIONS SUCCESSIVES.<br \/>L&#39;&eacute;tablissement, anciennement coll&egrave;ge de Clermont, est &eacute;tabli &agrave; Paris, 123 rue Saint-Jacques.<br \/>Apr&egrave;s l&#39;expulsion des J&eacute;suites [1762], l&#39;&eacute;tablissement prend &agrave; la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, en janvier 1793, le nom d&rsquo;Institut de l&rsquo;&Eacute;galit&eacute; [ou encore Coll&egrave;ge &Eacute;galit&eacute;].<br \/>En 1793-1794, le coll&egrave;ge est d&eacute;sign&eacute; pour devenir le si&egrave;ge de l&#39;un des cinq instituts que le d&eacute;partement de la Seine se propose d&#39;ouvrir &agrave; Paris. <br \/>Puis, apr&egrave;s la mise en place des &Eacute;coles centrales [f&eacute;vrier-octobre 1795], le coll&egrave;ge devient le si&egrave;ge du pensionnat des boursiers parisiens et prend, en 1798, le nom de Prytan&eacute;e fran&ccedil;ais, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la Gr&egrave;ce antique, o&ugrave; le Prytan&eacute;e, sorte d&#39;H&ocirc;tel de Ville, est le lieu o&ugrave; &lt; les citoyens qui avaient bien m&eacute;rit&eacute;s de la patrie &eacute;taient nourris aux frais de l&#39;&Eacute;tat &gt;. Les &eacute;l&egrave;ves qui y logent suivent les cours de l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on, toute proche.<br \/><br \/>En 1797, le coll&egrave;ge prend le nom d&#39;Institut central des boursiers, puis en septembre 1800, sur proposition de Jean Antoine Chaptal [1756-1832], ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur, celui de Coll&egrave;ge de Paris. Jean Fran&ccedil;ois Champagne en est nomm&eacute; directeur le 9 septembre 1800, par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre de l&#39;int&eacute;rieur, et reste en fonction comme proviseur jusqu&#39;au 25 juin 1810.<br \/><br \/>Apr&egrave;s la cr&eacute;ation des Lyc&eacute;es, rempla&ccedil;ant les &Eacute;coles centrales [&agrave; la suite de la loi du 1er mai 1802] le coll&egrave;ge devient lyc&eacute;e de Paris, et, en 1805 apr&egrave;s l&#39;&eacute;tablissement du Premier Empire [mai 1804], lyc&eacute;e Imp&eacute;rial.<br \/><br \/>Enfin, &agrave; la premi&egrave;re Restauration [1814-1815] l&#39;&eacute;tablissement re&ccedil;oit le nom de coll&egrave;ge de Louis-le-Grand.<br \/><br \/>1796. &Eacute;TUDES &Agrave; PARIS AU COLL&Egrave;GE &Eacute;GALIT&Eacute;.<br \/>Apr&egrave;s ses premi&egrave;res ann&eacute;es en province, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval vient &agrave; Paris, au coll&egrave;ge &Eacute;galit&eacute; [aujourd&rsquo;hui Louis-le-Grand], comme boursier &laquo; du coll&egrave;ge d&rsquo;Autun, de la fondation du cardinal Bertrand d&rsquo;Annonay. &raquo;<br \/><br \/>Au cours de ses &eacute;tudes &agrave; Paris, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval obtient le premier prix en math&eacute;matiques, alors qu&rsquo;il est &eacute;l&egrave;ve de Laran, professeur de la troisi&egrave;me classe de math&eacute;matiques. Il est couronn&eacute;, le 26 thermidor An X [14 ao&ucirc;t 1802 au cours de la s&eacute;ance de remise des prix, c&eacute;r&eacute;monie en grande pompe au lyc&eacute;e Imp&eacute;rial [nouvelle appellation du coll&egrave;ge &Eacute;galit&eacute;], pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Louis Roederer [1754-1835], conseiller d&rsquo;&Eacute;tat, charg&eacute; de la direction et surveillance de l&rsquo;Instruction publique.<br \/><br \/>1803. POSTES SUCCESSIFS DE MALLEVAL &Agrave; LOUIS-LE-GRAND.<br \/>Fran&ccedil;ois Christophe Malleval, &agrave; partir de 1803, assume successivement plusieurs postes au lyc&eacute;e Imp&eacute;rial [Louis-le-Grand]. D&rsquo;abord ma&icirc;tre d&rsquo;&eacute;tudes ; secr&eacute;taire du proviseur [Jean Fran&ccedil;ois Champagne] ; puis sous-directeur.<br \/><br \/>1807-1819. CARRI&Egrave;RE D&rsquo;ENSEIGNANT &Agrave; LOUIS-LE-GRAND.<br \/>&Agrave; l&rsquo;initiative du proviseur du lyc&eacute;e [Jean Fran&ccedil;ois Champagne], Fran&ccedil;ois Christophe Malleval est nomm&eacute;, au 15 octobre 1807, professeur suppl&eacute;mentaire de cinqui&egrave;me au lyc&eacute;e Imp&eacute;rial. Il reste en poste jusqu&rsquo;en 1809, ann&eacute;e de sa nomination comme professeur de grammaire.<br \/>Le 25 novembre 1809, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval est nomm&eacute; comme professeur suppl&eacute;mentaire de la premi&egrave;re ann&eacute;e de grammaire. <br \/>L&rsquo;enseignement de la classe de Grammaire est r&eacute;parti sur deux ann&eacute;es. Dans le cas du lyc&eacute;e Imp&eacute;rial, compte tenu du nombre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves au lyc&eacute;e, autour de sept cents, il y a &agrave; chaque fois un professeur et son suppl&eacute;ant. En premi&egrave;re ann&eacute;e [classe de cinqui&egrave;me] Roussel et Fran&ccedil;ois Christophe Malleval comme suppl&eacute;ant. En deuxi&egrave;me ann&eacute;e [classe de quatri&egrave;me] Adam, et Lesguilliers comme suppl&eacute;ant.<br \/>Alors que Fran&ccedil;ois Christophe Malleval assure l&rsquo;enseignement dans la classe de cinqui&egrave;me, &laquo; les douze &eacute;l&egrave;ves qu&rsquo;il envoie au concours g&eacute;n&eacute;ral, obtinrent les quatre prix de th&egrave;me et de version [latine], et les quatre premiers accessits &raquo; dans chacune de ces disciplines. Un tel succ&egrave;s contribue au d&eacute;veloppement de la carri&egrave;re de professeur de Fran&ccedil;ois Christophe Malleval.<br \/><br \/>Sur proposition du proviseur [sans doute de Louis Joseph de Sermand] Fran&ccedil;ois Christophe Malleval est nomm&eacute; en 1810, par la Commission royale de l&rsquo;instruction publique, agr&eacute;g&eacute; de grammaire pour la classe de cinqui&egrave;me, en m&ecirc;me temps que Lesguilliers, nomm&eacute; agr&eacute;g&eacute; pour la classe de quatri&egrave;me.<br \/><br \/>Puis cinq ans plus tard, au 7 octobre 1815, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval est nomm&eacute;, par la Commission royale de l&rsquo;instruction publique, professeur agr&eacute;g&eacute; de quatri&egrave;me. Et enfin, au 28 septembre 1816, professeur titulaire de quatri&egrave;me.<br \/><br \/>1819. PROVISEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE LOUIS-LE-GRAND.<br \/>Au 31 janvier 1819, la Commission royale de l&rsquo;instruction publique, nomme Fran&ccedil;ois Christophe Malleval administrateur provisoire du coll&egrave;ge royal Louis-le-Grand, et deux mois plus tard, le 24 mars, proviseur du coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand. <br \/>Il succ&egrave;de &agrave; l&rsquo;abb&eacute; Louis Gabriel Taillefer [1767-1852], en poste du 1er juin 1815 au 29 mars 1819, promu l&rsquo;un des cinq inspecteurs de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris.<br \/><br \/>Dans son Histoire du Coll&egrave;ge de Louis-le-Grand, publi&eacute;e en 1845, Gustave Emond [1797-1852], ancien censeur au coll&egrave;ge, rapporte : &laquo; En 1819, [Malleval] professait la quatri&egrave;me quand de graves d&eacute;sordres &eacute;clat&egrave;rent au coll&egrave;ge. M. Royer-Collard, pr&eacute;sident de la commission de l&rsquo;instruction publique l&rsquo;envoya chercher, &agrave; 11 heures du soir, par MM. Georges Cuvier et Gu&eacute;neau de Mussy, et lui d&eacute;clara qu&rsquo;il le nommait proviseur &raquo;.<br \/><br \/>Fran&ccedil;ois Christophe Malleval est ainsi le quatri&egrave;me proviseur du coll&egrave;ge. Le premier &eacute;tant : Jean Fran&ccedil;ois Champagne [1751-1813], proviseur du 21 d&eacute;cembre 1801 au 29 juin 1810, date de son admission &agrave; la retraite. Le second : Louis Joseph de Sermand [1759-1829], proviseur du 25 juin 1810 au 2 septembre 1815, date de son admission &agrave; la retraite. Le troisi&egrave;me : Louis Gabriel Taillefer [1767-1852], proviseur du 1er juin 1815 au 29 mars 1819, date de sa nomination comme l&rsquo;un des inspecteurs de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris.<br \/><br \/>LES QUATRE GRANDS COLL&Egrave;GES ROYAUX DE LA CAPITALE.<br \/>En &eacute;tant nomm&eacute; au coll&egrave;ge Louis-le-Grand, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval, rejoint le groupe restreint des quatre proviseurs des coll&egrave;ges royaux de la capitale.<br \/>Pour l&rsquo;ann&eacute;e 1819, dans l&rsquo;ordre canonique : <br \/><br \/>Louis-le-Grand, ancien coll&egrave;ge de Clermont, &eacute;tabli au 123 de la rue Saint-Jacques, avec Fran&ccedil;ois Christophe Malleval [1785-1845], nomm&eacute; le 31 janvier 1819, et en poste jusqu&rsquo;au 30 septembre 1823.<br \/><br \/>Henri-IV, place de l&rsquo;ancienne &eacute;glise Sainte-Genevi&egrave;ve, &eacute;tabli dans l&rsquo;ancienne maison de Sainte-Genevi&egrave;ve, avec &Eacute;tienne Augustin de Wailly [1770-1821], ancien censeur au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Louis-le-Grand, nomm&eacute; en 1804, et en poste jusqu&rsquo;au 15 mai 1821, date de son d&eacute;c&egrave;s en fonction.<br \/><br \/>Bourbon [Condorcet], &eacute;tabli dans le b&acirc;timent des ci-devant Capucins de la Chauss&eacute;e d&rsquo;Antin, avec Jean Louis Chambry [1756-1832], inspecteur honoraire de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, nomm&eacute; le 13 novembre 1812, et en poste jusqu&rsquo;au 1 octobre 1823, date de sa mise &agrave; la retraite.<br \/><br \/>Charlemagne, &eacute;tabli dans la maison des Grands-J&eacute;suites, rue Saint-Antoine, avec Joseph Dumas [1755-1837], ancien censeur au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [Henri-IV], nomm&eacute; le 24 ao&ucirc;t 1815, et en poste jusqu&rsquo;au 24 f&eacute;vrier 1837, date de son d&eacute;c&egrave;s en fonction.<br \/><br \/>DE GUERLE CENSEUR DES &Eacute;TUDES.<br \/>Lorsque Fran&ccedil;ois Christophe Malleval prend son poste, il est second&eacute; par le censeur des &eacute;tudes, Jean Nicolas Marie de Guerle [1766-1824], professeur honoraire de la Facult&eacute; des Lettres, d&eacute;j&agrave; en poste depuis le 10 octobre 1809, et qui a donc travaill&eacute; successivement sous le provisorat de Louis Joseph de Sermand et celui de Louis Gabriel Taillefer.<br \/>Jean Nicolas Marie de Guerle restera &eacute;galement en poste sous le mandat de Nicolas Berthot, jusqu&rsquo;au 11 novembre 1824, date de son d&eacute;c&egrave;s en fonction.<br \/><br \/>1822. LA VISITE DU DUC D&rsquo;ANGOUL&Ecirc;ME AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE LOUIS-LE-GRAND.<br \/>Dans le cadre d&rsquo;une vaste campagne de reconqu&ecirc;te de l&rsquo;opinion et afin de raviver le sentiment monarchiste les membres de la famille royale multiplient les occasions de rencontre.<br \/>C&rsquo;est dans ce cadre que le duc d&rsquo;Angoul&ecirc;me, fils du duc d&rsquo;Artois futur Charles X, rend visite, le 19 f&eacute;vrier 1822, au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand.<br \/><br \/>La France chr&eacute;tienne, journal religieux, politique et litt&eacute;raire rend compte de cette visite : &laquo; S. A. R. Mgr. Le duc d&rsquo;Angoul&ecirc;me a visit&eacute; le coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand dans toutes ses parties ; partout ce prince a &eacute;t&eacute; salu&eacute; des cris de vive le Roi ! vive le duc d&rsquo;Angoul&ecirc;me ! &Agrave; la salle d&rsquo;&eacute;tude des plus jeunes &eacute;l&egrave;ves, il entendu avec bont&eacute; quelques vers d&rsquo;un enfant de neuf ans. M. Malleval, proviseur du coll&egrave;ge, a compliment&eacute; S. A. R., qui a r&eacute;pondu : &laquo; Je suis satisfait de ce que j&rsquo;ai vu ; cette jeunesse est l&rsquo;espoir de la France ; aimez Dieu, le Roi, la patrie et les institutions qu&rsquo;il a donn&eacute;es pour le bonheur de son peuple. &raquo; Apr&egrave;s avoir f&eacute;licit&eacute; tous les fonctionnaires de cet &eacute;tablissement, le prince a quitt&eacute; le coll&egrave;ge, laissant dans tous les c&oelig;urs un profond sentiment de reconnaissance. &raquo; <br \/><br \/>1823. PLAC&Eacute; D&rsquo;OFFICE &Agrave; LA RETRAITE.<br \/>Fran&ccedil;ois Christophe Malleval reste en poste jusqu&rsquo;au 30 septembre 1823. <br \/>&Acirc;g&eacute; seulement de trente-huit ans, il est alors plac&eacute; &agrave; la retraite et re&ccedil;oit une pension de 4 000 francs, d&eacute;cid&eacute;e par d&eacute;lib&eacute;ration du Conseil royal de l&rsquo;instruction publique.<br \/><br \/>Il est remplac&eacute; par Nicolas Berthot [1776-1850], charg&eacute; provisoirement de l&rsquo;administration du coll&egrave;ge Louis-le-Grand, tout en &eacute;tant maintenu recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Dijon [1815-1848]. Nicolas Berthot n&rsquo;assumera cette fonction que quelques mois, jusqu&rsquo;au 1er avril 1824, date &agrave; laquelle Pierre Laurent Laborie [1767-1847], ancien recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Strasbourg [1821-1824] est lui-m&ecirc;me nomm&eacute; proviseur [1824-1830]. <br \/><br \/>&Agrave; peu pr&egrave;s &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, une mise &agrave; la retraite touche &eacute;galement Jean Louis Th&eacute;odore Chambry [1756-1832], proviseur du coll&egrave;ge Bourbon [Condorcet], en fonction jusqu&rsquo;en octobre 1823. Il est remplac&eacute; quant &agrave; lui par Nicolas Legrand [1775-1847], censeur en exercice, promu proviseur [1823-1830].<br \/>De m&ecirc;me, C&eacute;sar Auguste Basset [1760-1828], censeur des &eacute;tudes au coll&egrave;ge royal Charlemagne, depuis le 26 septembre 1815, mis &agrave; la retraite le 1er octobre 1823. Il est remplac&eacute; par Augustin Belin [1773-NNN], ant&eacute;rieurement professeur au coll&egrave;ge Henri-IV, en fonction comme censeur &agrave; Charlemagne du 3 octobre 1823 au 16 octobre 1841.<br \/><br \/>LES RAISONS D&rsquo;UNE MISE &Agrave; LA RETRAITE.<br \/>Peu apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Fran&ccedil;ois Christophe Malleval, survenu le 18 novembre 1845, &agrave; Paris, alors qu&rsquo;il est &acirc;g&eacute; de soixante ans, une &laquo; N&eacute;crologie &raquo; parue dans la Revue de l&rsquo;Instruction publique de la litt&eacute;rature et des sciences en France, revient sur les conditions de la mise &agrave; la retraite de l&rsquo;ancien proviseur du coll&egrave;ge Louis-le-Grand.<br \/>C&rsquo;est Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], membre du conseil d&rsquo;&Eacute;tat, pr&eacute;sident de la Commission de l&rsquo;Instruction publique depuis le 15 ao&ucirc;t 1815, qui, en janvier 1819, a confi&eacute; &agrave; Fran&ccedil;ois Christophe Malleval l&rsquo;administration provisoire du coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, puis l&rsquo;a nomm&eacute; proviseur en titre le 24 mars 1819. <br \/>Mais le 20 ao&ucirc;t 1819, Pierre Paul Royer-Collard pr&eacute;sente sa d&eacute;mission du poste de pr&eacute;sident de la Commission de l&rsquo;Instruction publique et quitte totalement la commission en juin 1820 &agrave; la suite de son &eacute;viction du conseil d&rsquo;&Eacute;tat.<br \/>L&rsquo;auteur, anonyme, de la N&eacute;crologie l&rsquo;indique clairement : &laquo; La marche des id&eacute;es, sous la restauration, contraignit, comme on le sait, M. Royer-Collard &agrave; donner sa d&eacute;mission de pr&eacute;sident de la commission d&rsquo;instruction publique ; le contre coup ne tarda pas &agrave; atteindre M. Malleval. On voulait disposer de sa place, on lui donna sa retraite, lorsqu&rsquo;il &eacute;tait encore dans la force de l&rsquo;&acirc;ge &raquo;.<br \/><br \/>UN LEGS G&Eacute;N&Eacute;REUX &Agrave; LA VILLE NATALE D&rsquo;ANNONAY.<br \/>Inhum&eacute; au cimeti&egrave;re d&rsquo;Annonay, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval l&egrave;gue &agrave; sa mort une forte somme destin&eacute;e &agrave; un &eacute;tablissement utile et durable.<br \/>La Revue de l&rsquo;Instruction publique en France et dans les pays &eacute;trangers, dans sa livraison du 15 juin 1846, en t&eacute;moigne :<br \/>&laquo; M. Malleval, apr&egrave;s avoir re&ccedil;u de la ville d&rsquo;Annonay (Ard&egrave;che) les bienfaits de l&rsquo;&eacute;ducation gratuite, profita si bien des connaissances qu&rsquo;il avait acquises, qu&rsquo;il parvint par son travail et son m&eacute;rite &agrave; une position &eacute;lev&eacute;e dans l&rsquo;Universit&eacute;, &agrave; celle de proviseur du coll&egrave;ge Louis-le-Grand. Ce citoyen g&eacute;n&eacute;reux, qui n&rsquo;avait point oubli&eacute; la cause premi&egrave;re de sa fortune, a l&eacute;gu&eacute; en mourant &agrave; sa ville natale une valeur de 16 &agrave; 17 000 fr de rentes, repr&eacute;sentant un capital de 400 000 Fr.<br \/>[&hellip;] Je veux que le montant du pr&eacute;sent legs soit employ&eacute; &agrave; la fondation, &agrave; Annonay, d&rsquo;un &eacute;tablissement durable et utile portant mon nom. Le choix de cette fondation sera fait par le conseil municipal [&hellip;].<br \/>Il est question de la fondation d&rsquo;un &eacute;tablissement d&rsquo;&eacute;ducation gratuite, principalement pratique, et destin&eacute; aux classes ouvri&egrave;res. &raquo;<br \/><br \/>D&Eacute;CORATION.<br \/>Officier de l&rsquo;Universit&eacute;.<br \/>Chevalier de la L&eacute;gion d&rsquo;Honneur, le 20 f&eacute;vrier 1822. Au titre de proviseur du coll&egrave;ge Louis-le-Grand.<br \/><br \/>SOURCE. <br \/>Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d&rsquo;un coll&egrave;ge parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du coll&egrave;ge de Clermont au lyc&eacute;e Louis le Grand [1563-1920]. Tome 3. [Paris : E. de Boccard, &eacute;diteur, 1925]. <br \/>Fournit les dates d&eacute;taill&eacute;es des nominations et les sources des Archives. <br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr&egrave;s de bonnes &eacute;tudes au lyc&eacute;e Louis-le-Grand, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval y devient tout naturellement professeur de grammaire. En 1819, &agrave; la suite d&rsquo;une crise au niveau de l&rsquo;administration, il y est nomm&eacute; proviseur. 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