{"id":426,"date":"2020-04-05T19:54:37","date_gmt":"2020-04-05T19:54:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-04-05T19:54:37","modified_gmt":"2020-04-05T19:54:37","slug":"Taine-Hippolyte-Adolphe-1828-1893-apres-lechec-a-lagregation-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Taine-Hippolyte-Adolphe-1828-1893-apres-lechec-a-lagregation-de-philosophie.html","title":{"rendered":"Taine, Hippolyte Adolphe (1828-1893), apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation de philosophie"},"content":{"rendered":"Les notices concernant Hippolyte Adolphe Taine fournissent, avec plus ou  moins de pr&eacute;cision, les dates qui ponctuent les affectations  successives dont il est l&rsquo;objet de la part du Minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction  publique et des Cultes, &agrave; partir de la fin de sa scolarit&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole  normale sup&eacute;rieure [1848-1851].<!--more--><br \/>Quatre dates, et quatre lieux sont &agrave; retenir entre septembre 1851 et octobre 1852.<br \/><br \/>6 OCTOBRE 1851. TOULON.<br \/>Hippolyte Adolphe Taine, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, section Lettres, a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u &laquo; cacique &raquo; en 1848, autrement dit major d&rsquo;une promotion de vingt-quatre &eacute;l&egrave;ves, pr&eacute;c&eacute;dant Jules Libert [1828-1857], Edmond About [1823-1885], Auguste Lamm [1828-1853], Francisque Sarcey [1827-1899], etc&hellip; <br \/>Il y effectue comme pensionnaire une scolarit&eacute; de trois ans.<br \/><br \/>Au sortir de l&rsquo;&Eacute;cole en 1851, ayant suivi en troisi&egrave;me ann&eacute;e les enseignements philosophiques d&rsquo;&Eacute;mile Saisset [1814-1863], et de Jules Simon [1814-1896], Hippolyte Taine se pr&eacute;sente au concours de l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie, pr&eacute;sid&eacute; pour la premi&egrave;re fois, exceptionnellement, par Joseph Marie* Portalis [1778-1858], conseiller d&#39;&Eacute;tat, et compos&eacute; de Charles B&eacute;nard [1807-1898], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Condorcet [o&ugrave; Taine a &eacute;t&eacute; son &eacute;l&egrave;ve] ; Adolphe Franck [1809-1893] professeur suppl&eacute;ant dans la chaire de Philosophie grecque et latine du coll&egrave;ge de France ; Adolphe Garnier [1801-1864], professeur titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; Alexandre Edme* Gibon [1798-1871], professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal Saint-Louis ; l&lsquo;abb&eacute; Jean Matthias Noirot [1793-1880], professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Lyon, depuis octobre 1827.<br \/><br \/>Admissible, apr&egrave;s les &eacute;preuves &eacute;crites, Hippolyte Taine est refus&eacute; &agrave; l&rsquo;oral, qui s&rsquo;ach&egrave;ve le 6 septembre 1851.<br \/>Quelles que soient les raisons invoqu&eacute;es qui expliquent ou tentent de justifier cette &eacute;limination, le Minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction publique doit d&eacute;sormais proc&eacute;der &agrave; son affectation.<br \/><br \/>Cet &eacute;chec &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation emp&ecirc;che sa nomination dans un coll&egrave;ge royal. D&egrave;s lors, le statut d&rsquo;Hippolyte Taine, dans la hi&eacute;rarchie des enseignants, ne peut &ecirc;tre celui de professeur, de professeur agr&eacute;g&eacute; ou de professeur suppl&eacute;ant, mais seulement celui de charg&eacute; de cours [statut sup&eacute;rieur &agrave; celui de r&eacute;gent] dans un coll&egrave;ge, non pas royal, mais simplement communal.<br \/>Ainsi Hippolyte Taine est-il charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge communal de Toulon [d&eacute;partement du Var]. Il y est, en remplacement de Jean Baptiste Marius Ricard [1807-1886], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1828], r&eacute;gent de philosophie, qui vient d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute;, le 6 octobre 1851, charg&eacute; de la classe de philosophie au lyc&eacute;e d&rsquo;Avignon [d&eacute;partement du Vaucluse].<br \/>Mais cette premi&egrave;re affectation de Taine &agrave; Toulon, ayant &eacute;t&eacute; suspendue, c&rsquo;est finalement Sigaud&deg;, licenci&eacute; &egrave;s-lettres, ancien r&eacute;gent d&rsquo;histoire au coll&egrave;ge de Draguignan [Var], r&eacute;gent de philosophie au coll&egrave;ge d&rsquo;Ajaccio, qui succ&egrave;de &agrave; Ricard au coll&egrave;ge communal de Toulon, comme r&eacute;gent de philosophie.<br \/><br \/>13 OCTOBRE 1851. NEVERS.<br \/>Pour sa part, Taine aurait souhait&eacute; au sortir de l&rsquo;&Eacute;cole pouvoir rester &agrave; Paris, et b&eacute;n&eacute;ficier ainsi des biblioth&egrave;ques et des &laquo; centres scientifiques &raquo; n&eacute;cessaires pour pr&eacute;parer la th&egrave;se de doctorat &egrave;s-lettres, sur un sujet de psychologie qu&rsquo;&agrave; cette &eacute;poque il envisage de soutenir sur la Sensation.<br \/>Ses amis, et Fran&ccedil;ois Guizot lui-m&ecirc;me, ancien Premier ministre et &agrave; plusieurs reprises Ministre de l&rsquo;Instruction publique, interviennent, sans beaucoup de succ&egrave;s, aupr&egrave;s de Dombidau de Crouseilhes [1792-1861], ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [10 avril-26 octobre 1851].<br \/><br \/>Hippolyte Taine, recevant une nouvelle affectation, est charg&eacute; &laquo; momentan&eacute;ment &raquo;, le 13 octobre 1851, de la suppl&eacute;ance de la classe de philosophie au coll&egrave;ge communal&deg; de Nevers [d&eacute;partement de la Ni&egrave;vre], en remplacement de Delaroche, r&eacute;gent de philosophie au coll&egrave;ge de Nevers, qui a obtenu, &agrave; sa demande, un cong&eacute; de six mois, pour raisons de sant&eacute;.<br \/><br \/>Taine reste presque cinq mois &agrave; Nevers. Mais il re&ccedil;oit fin mars, du recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie, l&rsquo;abb&eacute; Ren&eacute; Nicolas Sergent [1802-1871], une double notification : d&rsquo;une part, la d&eacute;cision minist&eacute;rielle, prise le 23 mars, mettant un terme &agrave; la suppl&eacute;ance de la classe de philosophie dont il avait &eacute;t&eacute; charg&eacute; ; d&rsquo;autre part, la nouvelle destination le concernant, d&eacute;cid&eacute;e par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel du 29 mars, &agrave; savoir la suppl&eacute;ance de la chaire de rh&eacute;torique du lyc&eacute;e de Poitiers.<br \/><br \/>29 MARS 1852. POITIERS.<br \/>En effet, le 29 mars 1852, par arr&ecirc;t&eacute;, Hippolyte Taine est charg&eacute; de la suppl&eacute;ance de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e&deg; de Poitiers [d&eacute;partement de la Vienne].<br \/>Le texte de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel est le suivant : &laquo; M. Taine, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, licenci&eacute; &egrave;s-lettres et bachelier &egrave;s-sciences physiques, charg&eacute; de la suppl&eacute;ance de la classe de philosophie au coll&egrave;ge de Nevers, est charg&eacute; de la suppl&eacute;ance de la chaire de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Poitiers pendant la dur&eacute;e du cong&eacute; accord&eacute; &agrave; M. Monnier &raquo;.<br \/>Le cong&eacute; accord&eacute; &agrave; &Eacute;mile Monnier [1820-1882], professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Poitiers porte jusqu&rsquo;&agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e classique 1851-1852.<br \/><br \/>1852. LA LETTRE MENA&Ccedil;ANTE DE FORTOUL.<br \/>Cette p&eacute;riode mars-avril 1852, apporte toute une s&eacute;rie de d&eacute;convenues &agrave; Hippolyte Taine : <br \/>Il y a tout d&rsquo;abord, selon l&rsquo;expression m&ecirc;me de Taine, la lettre &laquo; mena&ccedil;ante &raquo; sign&eacute;e d&rsquo;Hippolyte Fortoul [1811-1856], ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes, nomm&eacute; le 3 d&eacute;cembre 1851, juste au lendemain du coup d&rsquo;&Eacute;tat. <br \/>Cette lettre adress&eacute;e &agrave; Hippolyte Taine, et dat&eacute;e du 30 mars, rappelle tout d&rsquo;abord la chronologie d&eacute;taill&eacute;e de la suspension de l&rsquo;affectation &agrave; Nevers, et la d&eacute;signation &agrave; Poitiers. <br \/>Mais surtout, elle constitue une mise en garde s&eacute;v&egrave;re : &laquo; C&rsquo;est apr&egrave;s avoir pris une connaissance attentive des notes qui vous concernent que j&rsquo;ai r&eacute;solu de vous essayer dans un enseignement moins p&eacute;rilleux pour votre avenir. J&rsquo;ai remarqu&eacute;, en effet, que vos le&ccedil;ons philosophiques &agrave; Nevers rappelaient trop les doctrines qui vous ont &eacute;t&eacute; reproch&eacute;es, &agrave; juste titre, d&egrave;s votre d&eacute;but. Aussi je ne suis pas sans inqui&eacute;tude sur les r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;preuve nouvelle &agrave; laquelle vous allez &ecirc;tre soumis. Si M. le recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Vienne [Eug&egrave;ne Audinet (1807-1877)], que je charge de surveiller particuli&egrave;rement vos le&ccedil;ons, veut bien vous aider de ses conseils, je vous engage &agrave; les suivre avec d&eacute;f&eacute;rence ; sous la direction &eacute;clair&eacute;e de ce fonctionnaire, vous parviendrez, je l&rsquo;esp&egrave;re, &agrave; d&eacute;gager votre enseignement de doctrines, qu&rsquo;avec plus de maturit&eacute; vous appr&eacute;cierez un jour &agrave; leur juste valeur, et qui ne sont pas du domaine des &eacute;tudes classiques. Je ne dois pas vous laisser ignorer, Monsieur, que si cette &eacute;preuve ne r&eacute;pondait pas &agrave; mon attente, je me verrais dans la n&eacute;cessit&eacute; de renoncer &agrave; vos services &raquo;.<br \/><br \/>UNE LONGUE S&Eacute;RIE DE D&Eacute;CONVENUES.<br \/>Les d&eacute;convenues se poursuivent :<br \/>1. La contrainte, en avril 1852, compte-tenu de sa nomination en classe de rh&eacute;torique, de passer imm&eacute;diatement d&rsquo;un enseignement de la philosophie &agrave; un enseignement des lettres. <br \/><br \/>2. La suppression de l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie, signifi&eacute;e en creux, par l&rsquo;article 7 du d&eacute;cret du 10 avril 1852 : &laquo; Il y a deux sortes d&rsquo;agr&eacute;gation : l&rsquo;une pour les lettres, l&rsquo;autre pour les sciences &raquo;. Suppression de fait, qui semblait d&eacute;j&agrave; annonc&eacute;e le 26 d&eacute;cembre 1851, par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; qui, fixant le nombre de postes mis au concours pour les diff&eacute;rentes agr&eacute;gations pr&eacute;vues encore &agrave; cette &eacute;poque, ne mentionnait pas le concours de philosophie.<br \/><br \/>3. L&rsquo;obligation, indiqu&eacute;e dans ce m&ecirc;me d&eacute;cret du 10 avril 1852, pour les candidats &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation, d&rsquo;avoir fait la classe pendant cinq ans. En notant cependant que les trois ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sont compt&eacute;es pour deux ann&eacute;es de classe.<br \/><br \/>4. La suppression des concours d&rsquo;agr&eacute;gation qui auraient d&ucirc; commencer au 20 ao&ucirc;t, suppression dont Taine est inform&eacute; &agrave; la mi-avril 1852.<br \/><br \/>5. Enfin, appris autour du 17 mai 1852, le refus des sujets de th&egrave;se de doctorat que Taine pensait pouvoir soutenir &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, sur la Perception ext&eacute;rieure, pour la th&egrave;se latine ; sur les Sensations, pour la th&egrave;se fran&ccedil;aise. <br \/>Comme en t&eacute;moigne la lettre tr&egrave;s critique d&rsquo;Adolphe Garnier [qui pourrait &ecirc;tre membre du jury de soutenance] &agrave; Victor Leclerc, doyen de la Facult&eacute;<br \/><br \/>25 SEPTEMBRE 1852. BESAN&Ccedil;ON.<br \/>Nomination en classe de sixi&egrave;me &agrave; Besan&ccedil;on [d&eacute;partement du Doubs], en remplacement de Jean Auguste Ohmer [1821-1898], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1845], agr&eacute;g&eacute; de grammaire [1848], qui vient d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de cinqui&egrave;me au lyc&eacute;e de Strasbourg.<br \/>Hippolyte Taine refuse cette nomination.<br \/>C&rsquo;est finalement Gaucher qui est nomm&eacute; en sixi&egrave;me &agrave; Besan&ccedil;on, en remplacement de Ohmer.<br \/><br \/>D&Egrave;S LORS D&rsquo;AUTRES ORIENTATIONS.<br \/>Hippolyte Taine obtient de l&rsquo;administration un cong&eacute; de mise en disponibilit&eacute; [9 octobre 1852], qui est renouvel&eacute; d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; la fin de son engagement d&eacute;cennal.<br \/>Il revient &agrave; Paris et s&rsquo;y installe. Suit des cours &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole de m&eacute;decine et au Mus&eacute;um. Il gagne sa vie en donnant des le&ccedil;ons particuli&egrave;res. <br \/>Taine pr&eacute;pare ses th&egrave;ses de doctorat, soutenues &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris : th&egrave;se latine De Personis platonicis [Parisiis : Apud Vam. Joubert. In-8, 86 p., 1853] et th&egrave;se fran&ccedil;aise, soutenue le 30 mai 1853 : Essai sur les Fables de La Fontaine [Paris : Librairie de Mme Ve Joubert. In-8, 200 p, 1853]. <br \/>La th&egrave;se sur La Fontaine est refondue et r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1861, sous le titre : La Fontaine et ses fables [Paris : L. Hachette et Cie. In-12, 354 p., 1861], avec plusieurs r&eacute;&eacute;ditions d&egrave;s la premi&egrave;re ann&eacute;e de parution. Avec la th&egrave;se, qui deviendra fameuse, de la d&eacute;termination par le milieu, la race et le moment.<br \/>Hippolyte Taine pr&eacute;pare un Essai sur Tite-Live, dans le cadre du concours propos&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [&laquo; &Eacute;tude critique et oratoire sur le g&eacute;nie de Tite-Live (&hellip;) &raquo;], essai qui sera finalement couronn&eacute; le 30 ao&ucirc;t 1855, sur le rapport d&rsquo;Abel Fran&ccedil;ois Villemain, puis &eacute;dit&eacute; en 1856 [Paris : Librairie de Louis Hachette et Cie. In-18, VIII-348 p., 1856].<br \/><br \/>1855. VOYAGE AUX EAUX DES PYR&Eacute;N&Eacute;ES.<br \/>Entre temps, souffrant d&rsquo;une laryngite granuleuse, une cure aux eaux des Pyr&eacute;n&eacute;es, fort recommand&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pour toutes sortes de soins, lui est prescrite pour l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1854, par No&euml;l Fran&ccedil;ois Gu&eacute;neau de Mussy [1813-1885], m&eacute;decin de l&rsquo;&Eacute;cole normale. Se rendant, rue Pierre Sarrazin, &agrave; la librairie de L. Hachette [lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole], pour y acheter quelques guides, Taine y rencontre par hasard Jules Simon et Edmond About [eux aussi anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole], familiers de la maison, qui s&rsquo;entremettent aupr&egrave;s d&rsquo;&Eacute;mile Templier, le gendre de Louis Hachette, pour qu&rsquo;une commande lui soit pass&eacute;e.<br \/>Ainsi, Hippolyte Taine, quelques mois apr&egrave;s son s&eacute;jour &agrave; Saint-Sauveur, puis aux Eaux-Bonnes, publie chez Hachette, en avril 1855, sous une couverture jaune, un Voyage aux eaux des Pyr&eacute;n&eacute;es, illustr&eacute; de soixante-cinq vignettes [en r&eacute;alit&eacute; soixante-quatre] sur bois par G. Dor&eacute; [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. In-12, 274 p., 1855]. <br \/><br \/>Ce &laquo; Voyage aux eaux &raquo; devient en juillet 1858, sans les illustrations de Gustave Dor&eacute; un simple &laquo; Voyage aux Pyr&eacute;n&eacute;es &raquo;. Mais en quittant le format in-12, pour devenir un respectable in-octavo. Corrig&eacute; et augment&eacute;, notamment de chapitres concernant Bayonne, Biarritz, Saint-Jean de Luz. [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. In-12, VI-350 p., 1858].<br \/>Enfin, le succ&egrave;s se confirmant, para&icirc;t en 1860, une troisi&egrave;me &eacute;dition, la plus recherch&eacute;e par les amateurs. Encore in-octavo. &Agrave; nouveau illustr&eacute;e par Gustave Dor&eacute;e, mais cette fois avec 341 vignettes sur bois. 286 vignettes sont en premier tirage, car 8 vignettes de la premi&egrave;re &eacute;dition n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;es &agrave; nouveau dans celle-ci. Le texte de cette troisi&egrave;me &eacute;dition, de 554 pages, est remani&eacute;, notamment&nbsp; pour &eacute;viter la censure, et encore augment&eacute; par rapport &agrave; celui de la deuxi&egrave;me &eacute;dition [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. In-12, VI-554 p., 1858].<br \/>Les &eacute;ditions se succ&egrave;dent, ann&eacute;es apr&egrave;s ann&eacute;es : vingt-cinq jusqu&rsquo;&agrave; 1930. Sans compter une &eacute;dition new-yorkaise en 1875.<br \/><br \/>SOURCE.<br \/>1894. Notice de G. Monod, sur Hippolyte Taine.<br \/>Association des Anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure.<br \/>[Paris : Librairie L&eacute;opold Cerf. 13 rue de M&eacute;dicis. 14 janvier 1894], pages 18-40.<br \/><br \/>1905. H. Taine. Sa vie et sa correspondance [Paris : Hachette. 1905]. Correspondance de jeunesse 1847-1853. Quatri&egrave;me &eacute;dition.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;.<br \/>http:\/\/visualiseur.bnf.fr\/CadresFenetre?O=NUMM-30862&amp;I=143&amp;M=tdm<br \/><br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les notices concernant Hippolyte Adolphe Taine fournissent, avec plus ou  moins de pr&eacute;cision, les dates qui ponctuent les affectations  successives dont il est l&rsquo;objet de la part du Minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction  publique et des Cultes, &agrave; partir de la fin de sa scolarit&eacute; &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole  normale sup&eacute;rieure [1848-1851].<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-426","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/426","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=426"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/426\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":435,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/426\/revisions\/435"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=426"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=426"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=426"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}