{"id":423,"date":"2020-03-11T13:25:20","date_gmt":"2020-03-11T13:25:20","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-03-11T13:25:20","modified_gmt":"2020-03-11T13:25:20","slug":"Vacherot-Etienne-1809-1897-une-agregation-de-philosophie-bien-meritee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Vacherot-Etienne-1809-1897-une-agregation-de-philosophie-bien-meritee.html","title":{"rendered":"Vacherot, \u00c9tienne (1809-1897), une agr\u00e9gation de philosophie bien m\u00e9rit\u00e9e"},"content":{"rendered":"Pendant treize ans, de 1838 &agrave; 1851, &Eacute;tienne Vacherot est Directeur des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale. Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole [1827, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], il &eacute;choue une premi&egrave;re fois &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres [septembre 1829], puis &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie [septembre 1832]. Pour l&rsquo;emporter enfin haut la main en septembre 1833.<br \/><!--more-->SEPTEMBRE 1833. LES DEUX ARR&Ecirc;T&Eacute;S DE FRAN&Ccedil;OIS GUIZOT.<br \/>Le 2 septembre 1833, un arr&ecirc;t&eacute; de Fran&ccedil;ois Guizot, ministre de l&rsquo;Instruction publique [depuis le 11 octobre 1832], dans le premier cabinet du mar&eacute;chal Nicolas Jean-de-Dieu Soult [1769-1851], nomme &laquo; agr&eacute;g&eacute; de philosophie &raquo; M. Vacherot, &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale, charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Cahors.<br \/><br \/>&Agrave; la m&ecirc;me date, un second arr&ecirc;t&eacute;, en son article 1, nomme M. Vacherot professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Angers [Maine-et-Loire], et en son article 2, charge le recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Angers [Aim&eacute; Collet-Dubignon] de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent arr&ecirc;t&eacute;.<br \/><br \/>AOUT-SEPTEMBRE 1833. LE RAPPORT D&rsquo;AGR&Eacute;GATION DE VICTOR COUSIN.<br \/>Ces deux arr&ecirc;t&eacute;s de Fran&ccedil;ois Guizot font suite au rapport, du 2 septembre, r&eacute;dig&eacute; par Victor Cousin [1792-1867], membre du Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique, pr&eacute;sident du concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie, qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; &agrave; la Sorbonne du 24 ao&ucirc;t au 2 septembre 1833.<br \/><br \/>Le 2 septembre 1833.<br \/><br \/>&laquo; Monsieur le ministre,<br \/>Le samedi 24 ao&ucirc;t 1833 je me suis rendu &agrave; la Sorbonne avec MM. Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier et Matter, inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes, Cardaillac, inspecteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, et Damiron, professeur au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, et j&rsquo;ai ouvert le concours d&rsquo;agr&eacute;gation, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du conseil royal en date du 30 novembre 1832. Les trois &eacute;preuves du concours ont eu lieu dans l&rsquo;ordre accoutum&eacute; et selon les r&egrave;gles prescrites par le r&egrave;glement.<br \/><br \/>[Premi&egrave;re &eacute;preuve]<br \/>Voici les deux questions qui ont &eacute;t&eacute; le sujet de la premi&egrave;re &eacute;preuve, celle de la composition :<br \/>Question de philosophie. &laquo; Donner une th&eacute;orie compl&egrave;te du jugement, dans laquelle devront se trouver r&eacute;solues les questions suivantes : 1. Tous les jugements impliquent-ils une comparaison ? 2. A quelle classe de jugements rapporter le jugement j&rsquo;existe ? 3. Le jugement n&rsquo;appartient-il pas &agrave; une facult&eacute; plus g&eacute;n&eacute;rale, laquelle, dans le jugement comme dans les autres modes d&rsquo;exercice, aper&ccedil;oit et affirme le vrai et le faux, le bien et le mal, etc. ? &raquo;<br \/>Question d&rsquo;histoire de la philosophie. &laquo; Quelles sont les diff&eacute;rences les plus g&eacute;n&eacute;rales qui distinguent la philosophie moderne de la philosophie ancienne ? &raquo;<br \/>Sur la premi&egrave;re question, toutes les copies des concurrents, au nombre de huit, nous ont paru faibles, une seule except&eacute;e, que je suis heureux de vous signaler comme la composition la plus remarquable qui ait encore pass&eacute; sous mes yeux depuis que j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de pr&eacute;sider les concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie. Cette composition appartient &agrave; M. Vacherot, &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&eacute;cole normale, charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Cahors.<br \/>Sur la question d&rsquo;histoire de la philosophie, la composition du m&ecirc;me M. Vacherot nous a paru au premier rang sous tous les rapports, et nous avons aussi distingu&eacute; celle de M. Morelle, &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&eacute;cole normale, charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Angers.<br \/>[Seconde &eacute;preuve].<br \/>La seconde &eacute;preuve, celle de l&rsquo;argumentation, porte uniquement sur des questions d&rsquo;histoire de la philosophie, publi&eacute;es au moins six mois d&rsquo;avance. Parmi celles que le conseil royal avait arr&ecirc;t&eacute;es dans sa s&eacute;ance du 30 novembre 1832, le sort a d&eacute;sign&eacute; les suivantes : &laquo; 1. Exposer les r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rales de la critique historique dans leur application &agrave; l&rsquo;histoire de la philosophie. 2. Diviser en un certain nombre d&rsquo;&eacute;poques l&rsquo;histoire enti&egrave;re de la philosophie, faire conna&icirc;tre le caract&egrave;re de chacune de ces &eacute;poques, et dans leur succession, montrer les progr&egrave;s de la philosophie elle-m&ecirc;me. 3. Recueillir, discuter, coordonner tous les fragments qui subsistent de D&eacute;mocrite. 4. Rechercher les diff&eacute;rents passages de Platon o&ugrave; se rencontre la th&eacute;orie de la r&eacute;miniscence, et discuter le m&eacute;rite de cette th&eacute;orie. 5. Exposer en d&eacute;tail les id&eacute;es contenues dans les trois premiers livres de la M&eacute;taphysique d&rsquo;Aristote. 6. Histoire de la scolastique de l&rsquo;universit&eacute; de Paris au douzi&egrave;me et treizi&egrave;me si&egrave;cles. 7. Donner une analyse du Novum Organum de Bacon, et appr&eacute;cier la m&eacute;thode g&eacute;n&eacute;rale de Bacon dans son application &agrave; l&rsquo;&eacute;tude sp&eacute;ciale de la philosophie. 8. Discuter le m&eacute;rite de la m&eacute;thode employ&eacute;e par Condillac dans le Trait&eacute; des sensations. &raquo;<br \/>Cette &eacute;preuve a &eacute;t&eacute; soutenue d&rsquo;une mani&egrave;re satisfaisante par deux concurrents : 1. Le m&ecirc;me M. Vacherot ; 2. M. Bonnin, r&eacute;gent de philosophie au coll&egrave;ge communal de Bourbon-Vend&eacute;e.<br \/><br \/>[Troisi&egrave;me &eacute;preuve].<br \/>La troisi&egrave;me et derni&egrave;re &eacute;preuve, celle de la le&ccedil;on, porte uniquement sur des questions de philosophie. Voici celles que le sort a distribu&eacute; aux concurrents : &laquo; 1. Dans quelle fin et en quelle mesure l&rsquo;histoire de la philosophie doit-elle &ecirc;tre introduite dans l&rsquo;enseignement des coll&egrave;ges ? 2. Des principales divisions de la philosophie et de leur ordre. 3. De l&rsquo;activit&eacute; volontaire et libre ; d&eacute;crire le ph&eacute;nom&egrave;ne de la volont&eacute; dans toutes ses circonstances. 4. De la certitude ; des diff&eacute;rentes esp&egrave;ces de certitudes 5. De l&rsquo;&eacute;num&eacute;ration et de l&rsquo;appr&eacute;ciation des diverses preuves de l&rsquo;existence de Dieu. 6. Des principaux attributs de Dieu ; de la divine Providence ; du plan de l&rsquo;univers. 7 Des divers motifs de nos actions ; est-il possible de les ramener &agrave; un seul ? quelle est leur importance relative ? de la facult&eacute; de conna&icirc;tre, ou de la raison ; du caract&egrave;re propre de cette facult&eacute; ; des facult&eacute;s qui s&rsquo;y rapportent &raquo;.<br \/>Cette &eacute;preuve, qui est la plus importante de toutes, a &eacute;t&eacute; soutenue tr&egrave;s faiblement par tous les concurrents, except&eacute; M. Vacherot, qui seul nous a paru poss&eacute;der la m&eacute;thode et la fermet&eacute; d&rsquo;esprit et d&rsquo;&eacute;locution, sans lesquelles il n&rsquo;y a point de professeur.<br \/><br \/>[Nomination de M. Vacherot].<br \/>Apr&egrave;s avoir compar&eacute; les r&eacute;sultats des trois &eacute;preuves du concours, et apr&egrave;s une m&ucirc;re d&eacute;lib&eacute;ration, la commission &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; a d&eacute;cid&eacute; que, parmi les huit concurrents, un seul, M. Vacherot &eacute;tait digne d&rsquo;obtenir une des six places d&rsquo;agr&eacute;g&eacute; mises au concours par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 30 novembre 1832. Je viens donc vous proposer, en son nom, M. le ministre, de nommer agr&eacute;g&eacute; M. Vacherot, qui a obtenu le premier rang dans chacune des &eacute;preuves, et qui, dans la double &eacute;preuve de la composition, a montr&eacute; un talent tr&egrave;s remarquable. Elle m&rsquo;a charg&eacute; de mettre sous vos yeux les deux dissertations de ce concurrent : je les joins &agrave; ce rapport. La s&eacute;v&eacute;rit&eacute; consciencieuse de la commission ne peut que relever l&rsquo;importance du titre d&rsquo;agr&eacute;g&eacute;, sans d&eacute;courager aucun candidat ; car ce m&ecirc;me M. Vacherot, qui a eu cette ann&eacute;e tous les honneurs du concours, n&rsquo;est arriv&eacute; &agrave; ce r&eacute;sultat qu&rsquo;apr&egrave;s avoir deux fois succomb&eacute; dans les concours pr&eacute;c&eacute;dents.<br \/>Ci-joint le proc&egrave;s-verbal d&eacute;taill&eacute; des op&eacute;rations du concours, sign&eacute; de tous les membres de la commission.<br \/>Je suis avec respect, M. le ministre, etc.,<br \/>Le conseiller au conseil royal de l&rsquo;instruction publique.<br \/>Pr&eacute;sident du concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie,<br \/>V. Cousin. &raquo;<br \/><br \/>BREF HISTORIQUE DE L&rsquo;AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/>Dans le cadre de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Ancien R&eacute;gime d&rsquo;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, des agr&eacute;gations sont cr&eacute;&eacute;es en 1766. Dans l&rsquo;ordre des lettres : une agr&eacute;gation de grammaire, dite de troisi&egrave;me ordre ; une agr&eacute;gation de belles-lettres, dite de second ordre ; une agr&eacute;gation de philosophie dite de premier ordre. Ce syst&egrave;me fonctionne r&eacute;guli&egrave;rement de 1766 jusqu&rsquo;en 1790, inclus. <br \/><br \/>C&rsquo;est quelques ann&eacute;es apr&egrave;s la Restauration de 1815 qu&rsquo;un nouveau concours de l&rsquo;agr&eacute;gation est &eacute;tabli en 1821, avec une agr&eacute;gation de lettres, de grammaire et de sciences.<br \/>Dans la volont&eacute; de &laquo; restaurer &raquo; compl&egrave;tement le syst&egrave;me de l&rsquo;ancienne Universit&eacute;, un arr&ecirc;t&eacute; du Conseil royal de l&rsquo;instruction publique, pris en date du 12 juillet 1825, pr&eacute;sid&eacute; par Mgr. Denis Frayssinous [1765-1841], Ministre des Affaires eccl&eacute;siastiques et de l&#39;Instruction publique, d&eacute;cide de la cr&eacute;ation d&rsquo;une agr&eacute;gation de philosophie. <br \/>Ainsi, en septembre 1825 a lieu, dans l&#39;acad&eacute;mie de Paris, le premier concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie [quatre re&ccedil;us : Alexandre Edme Gibon ; Jean Saphary ; Adolphe F&eacute;lix Gatien-Arnoult ; Andr&eacute; Fran&ccedil;ois Cassin]. <br \/>Pas de concours en 1826. <br \/>En 1827, toujours dans l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, un second concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie [cinq re&ccedil;us : Patrice Larroque ; l&rsquo;abb&eacute; Edmond Louis Albert Perrot ; Adolphe Garnier ; Marie Joseph Camille Mahusi&egrave;s ; Abdon Llabour]. <br \/>Pas de concours, ni en 1828, ni en 1829.<br \/>Apr&egrave;s la R&eacute;volution de Juillet, le concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie deviendra annuel &agrave; partir de 1830 et se d&eacute;roulera sans interruption, comme concours national se d&eacute;roulant exclusivement &agrave; Paris, jusqu&rsquo;en 1851 inclus. Le concours est supprim&eacute; en 1852. Le concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie reprendra en 1863, est suspendu en 1870, et fonctionne r&eacute;guli&egrave;rement par la suite. <br \/>De nouvelles agr&eacute;gations apparaissent : Histoire et g&eacute;ographie en 1831 ; Math&eacute;matiques en 1841, et Physique en 1841, qui d&eacute;doublent l&rsquo;agr&eacute;gation de Sciences ; Allemand en 1849 ; Anglais en 1849 ; Enseignement sp&eacute;cial en 1866 : Sciences naturelles en 1881. <br \/><br \/>UNE S&Eacute;V&Eacute;RIT&Eacute; CONSCIENCIEUSE.<br \/>Si, apr&egrave;s la Restauration, dans le cadre de la nouvelle universit&eacute; royale qui prolonge l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale, l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie est belle et bien reconstitu&eacute;e d&egrave;s 1825, la p&eacute;riode qui s&rsquo;ouvre en 1830 ouvre en r&eacute;alit&eacute; une nouvelle &eacute;poque.<br \/>Victor Cousin, pendant vingt ans, d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e hormis quelques rares exceptions [1838, 1840, 1841, 1847, et 1848] en est le pr&eacute;sident de 1830 &agrave; 1850. <br \/>&laquo; La s&eacute;v&eacute;rit&eacute; consciencieuse &raquo; qu&rsquo;il impose &agrave; la commission du concours qu&rsquo;il pr&eacute;side l&rsquo;am&egrave;ne presque toujours &agrave; recevoir moins de candidats que de places offertes par le Conseil royal.<br \/>En 1830, cinq places mises au concours ; cinq re&ccedil;us : Georges Bach [1808-1837] ; Antoine Charma [1801-1869] ; Charles Mallet [1807-1875] ; Jean F. Perron [1804-1882] ; Olivier Chouteau [1796-1853].<br \/>En 1831, cinq places mises au concours ; trois re&ccedil;us : Charles B&eacute;nard [1807-1898] ; Louis de Lens [1809-1882] ; Joseph Tissot [1801-1876]. <br \/>En 1832, huit places mises au concours ; trois re&ccedil;us : Adolphe Franck [1809-1893] ; Jean Antoine Nougar&egrave;de ; Pierre Lafaist [1809-1867].<br \/>En 1833, six places mises au concours ; un seul re&ccedil;u : &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897]. <br \/>En 1834, six places mises au concours ; deux re&ccedil;us : Marcel Courtade [1803-1873] ; Fran&ccedil;is Marie Riaux [1810-1883].<br \/>Etc.<br \/><br \/>&Eacute;TIENNE VACHEROT DE 1833 &Agrave; 1838.<br \/>Etienne Vacherot, n&eacute; le 29 juillet 1809, a vingt-quatre ans en septembre 1833. Son succ&egrave;s au concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie lui ouvre, maintenant sans difficult&eacute;, une carri&egrave;re classique de professeur.<br \/>Le jour m&ecirc;me o&ugrave; est pris l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; qui le nomme agr&eacute;g&eacute;, il est d&eacute;sign&eacute; le 2 septembre 1833 comme professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Angers. Non plus r&eacute;gent ou charg&eacute; du cours, mais professeur. Non plus dans un coll&egrave;ge communal, mais dans un coll&egrave;ge royal.<br \/><br \/>Commence alors une carri&egrave;re professorale, avec des affectations &agrave; chaque fois d&rsquo;une dur&eacute;e assez br&egrave;ve et des sortes d&rsquo;aller-retour. &Agrave; Angers [Maine-et-Loire] il ne reste que six semaines, puisque d&egrave;s le 21 octobre il est nomm&eacute; dans l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, &agrave; Versailles. <br \/>&Agrave; Versailles [Seine-et-Oise], il reste deux ans, du 21 octobre 1833 &agrave; septembre 1835. <br \/>Puis il est nomm&eacute; &agrave; Caen [Calvados], o&ugrave; il reste un an de septembre 1835 au 27 ao&ucirc;t 1836. <br \/>Nomm&eacute; &agrave; Rouen [Seine-Inf&eacute;rieure] pour un an, du 27 ao&ucirc;t 1836 au 19 ao&ucirc;t 1837. <br \/>Nomm&eacute; une deuxi&egrave;me fois &agrave; Versailles, le 19 ao&ucirc;t 1837.<br \/><br \/>Entre temps &Eacute;tienne Vacherot a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u docteur &egrave;s-lettres &agrave; Paris, en ao&ucirc;t 1836, avec une th&egrave;se latine sur saint Anselme et l&rsquo;autorit&eacute; de la raison, et une th&egrave;se fran&ccedil;aise sur la Th&eacute;orie des premiers principes selon Aristote.<br \/><br \/>Enfin, c&rsquo;est alors qu&rsquo;il est charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Versailles, qu&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot, en plein milieu d&rsquo;ann&eacute;e scolaire, &agrave; l&rsquo;initiative de Victor Cousin, est nomm&eacute; Directeur des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale [1838-1851], par un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel en date du jeudi 4 janvier 1838.<br \/>Passant du statut d&rsquo;enseignement au statut d&rsquo;encadrement, avec une fonction d&rsquo;autorit&eacute; au sein d&rsquo;une &Eacute;cole prestigieuse, la carri&egrave;re d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot prend une nouvelle dimension.<br \/><br \/>&Eacute;tienne Vacherot restera treize ans en fonction &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale, jusqu&rsquo;&agrave; sa mise en disponibilit&eacute; le 29 juin 1851, par Dombidau de Crouseilhes, nouveau ministre de l&rsquo;Instruction publique, prenant pr&eacute;texte de l&rsquo;&acirc;pre pol&eacute;mique engag&eacute;e par l&rsquo;aum&ocirc;nier de l&rsquo;&Eacute;cole normale, l&rsquo;abb&eacute; Alphonse Gratry [1805-1872]. <br \/>Ce dernier, examinant de pr&egrave;s le texte du troisi&egrave;me volume de l&rsquo;Histoire critique de l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;Alexandrie, qui para&icirc;tra le 7 juillet 1851, finira par d&eacute;noncer publiquement, dans sa Lettre &agrave; M. Vacherot [Paris : Gaume fr&egrave;res. 1851], les th&egrave;ses historico-th&eacute;ologiques et l&rsquo;ath&eacute;isme suppos&eacute; de l&rsquo;auteur. <br \/><br \/>1829. &Eacute;TIENNE VACHEROT AU SORTIR DE L&rsquo;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Mais si en 1838 la carri&egrave;re d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot prend son envol, en ses tout d&eacute;buts, le parcours d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot avait connu quelques soubresauts.<br \/>Certes, apr&egrave;s ses &eacute;tudes au coll&egrave;ge communal de la ville de Langres o&ugrave; il suit avec profit l&rsquo;enseignement de philosophie de Patrice Larroque [1801-1879], et une ann&eacute;e suppl&eacute;mentaire effectu&eacute;e &agrave; Paris au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, il est re&ccedil;u, en ao&ucirc;t 1827, &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale [supprim&eacute;e septembre 1822, reconstitu&eacute;e en septembre 1826, tout en &eacute;tant d&eacute;baptis&eacute;e en &Eacute;cole pr&eacute;paratoire].<br \/>Il y effectue sans probl&egrave;me, comme &eacute;l&egrave;ve boursier pensionnaire, les deux ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes r&eacute;glementaires, en suivant &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole, comme il l&rsquo;indique lui-m&ecirc;me, la ma&icirc;trise de conf&eacute;rences de Jules Michelet [1798-1874] sur la psychologie &eacute;cossaise, et &agrave; la Facult&eacute; des Lettres les le&ccedil;ons de Victor Cousin [1792-1867] sur la philosophie de l&rsquo;histoire.<br \/><br \/>Les difficult&eacute;s surgissent apr&egrave;s. Au sortir de l&rsquo;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire les &eacute;l&egrave;ves doivent se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation. En 1829, contrairement &agrave; 1825 et 1827 il n&rsquo;y a pas de concours pour la philosophie. Seules deux options en lettres sont possibles : l&rsquo;agr&eacute;gation de grammaire, ou l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres [toutes deux cr&eacute;&eacute;es en 1821, et dont les &eacute;preuves, jusqu&rsquo;en 1830, se passent aussi bien en province qu&rsquo;&agrave; Paris].<br \/><br \/>&Eacute;tienne Vacherot se pr&eacute;sente &agrave; Paris, &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres dont les &eacute;preuves se d&eacute;roulent fin septembre-d&eacute;but octobre 1829. Seulement dix candidats y sont re&ccedil;us, dont Adolphe Berger [1810-1869], le seul &eacute;l&egrave;ve de la m&ecirc;me promotion de l&rsquo;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire qu&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot. Mais ce dernier n&rsquo;est pas re&ccedil;u.<br \/><br \/>1829. NOMM&Eacute; R&Eacute;GENT AU COLL&Egrave;GE COMMUNAL DE CH&Acirc;LONS-SUR-MARNE.<br \/>L&rsquo;&eacute;chec d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres, l&rsquo;emp&ecirc;che d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; dans un coll&egrave;ge royal de province, avec le statut de professeur, de professeur suppl&eacute;ant, ou m&ecirc;me &agrave; un degr&eacute; moindre de charg&eacute; de cours.<br \/>Son statut est n&eacute;cessairement celui de simple r&eacute;gent, degr&eacute; imm&eacute;diatement sup&eacute;rieur &agrave; celui de ma&icirc;tre d&rsquo;&eacute;tudes. <br \/>Aussi, par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel du 20 octobre 1829, &Eacute;tienne Vacherot &laquo; licenci&eacute; &egrave;s-lettres, &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire, est nomm&eacute; provisoirement r&eacute;gent de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge de Ch&acirc;lons, d&eacute;partement de la Marne, Acad&eacute;mie de Paris &raquo;, en remplacement de M.[Joseph] Bouzeran [1799-1868], licenci&eacute; &egrave;s-lettres, nomm&eacute; r&eacute;gent de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Cambrai.<br \/><br \/>&Eacute;tienne Vacherot y reste un an, jusqu&rsquo;en octobre 1830, date de sa nomination &agrave; Cahors.<br \/><br \/>1830. CHARG&Eacute; DU COURS DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE CAHORS.<br \/>La R&eacute;volution de Juillet a amen&eacute; un certain nombre de changements au sein de l&rsquo;Universit&eacute;. Victor Cousin est appel&eacute;, d&egrave;s le 6 ao&ucirc;t 1830, &agrave; si&eacute;ger au Conseil royal de l&rsquo;Instruction publique, tandis que quelques semaines plus tard, le 25 septembre, il est nomm&eacute; titulaire de la chaire d&rsquo;Histoire de la philosophie ancienne &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris. <br \/><br \/>C&rsquo;est sans doute en rapport avec Victor Cousin [1792-1867], que le nouveau ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes, Victor de Broglie [1785-1870], adresse une lettre &agrave; &Eacute;tienne Vacherot concernant sa nomination comme charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Cahors, en remplacement de Raymond Joseph Delmas [1793-NNN], promu proviseur au m&ecirc;me coll&egrave;ge. <br \/>Comme l&rsquo;indique L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune : &laquo; &Agrave; cette nomination il y avait une condition : le Ministre, faisant remarquer au jeune professeur l&rsquo;importance de Cahors, lui enjoint de justifier le choix dont il est l&rsquo;objet en obtenant le titre d&rsquo;agr&eacute;g&eacute; au prochain concours &raquo;. <br \/><br \/>Malgr&eacute; cet imp&eacute;ratif, &Eacute;tienne Vacherot ne se pr&eacute;sente pas au concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie d&rsquo;ao&ucirc;t-septembre 1831. Mais est cependant maintenu, pour la deuxi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive [ann&eacute;e scolaire 1831-1832] dans le poste de philosophie de Cahors.<br \/><br \/>LES &Eacute;PREUVES DU CONCOURS D&rsquo;AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE DE 1832.<br \/>L&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1831-1832 &eacute;tant achev&eacute;e, &Eacute;tienne Vacherot est quasiment oblig&eacute; de se pr&eacute;senter &agrave; Paris au concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie de septembre 1832.<br \/>Les conditions sont &agrave; peu pr&egrave;s identiques, en ce qui concerne la nature des trois &eacute;preuves. <br \/>Une premi&egrave;re &eacute;preuve &agrave; l&rsquo;&eacute;crit avec deux compositions, l&rsquo;une sur &laquo; un point de philosophie &raquo;, l&rsquo;autre sur &laquo; l&rsquo;histoire de la philosophie &raquo;. <br \/>Une seconde &eacute;preuve &agrave; l&rsquo;oral, celle de &laquo; l&rsquo;argumentation &raquo;, portant sur des questions d&rsquo;histoire de la philosophie. <br \/>Une troisi&egrave;me &eacute;preuve &agrave; l&rsquo;oral, celle de la &laquo; le&ccedil;on &raquo;.<br \/><br \/>LE JURY DU CONCOURS D&rsquo;AGR&Eacute;GATION EN 1832.<br \/>Le jury est compos&eacute; de mani&egrave;re relativement identique &agrave; celui de 1831. Victor Cousin &eacute;tant pr&eacute;sident, il est assist&eacute; en 1832, selon l&rsquo;ordre de pr&eacute;s&eacute;ance, par Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier [1773-1838], Inspecteur-g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes depuis le 31 mars 1831 et en poste dans cette fonction jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s survenu le 24 juillet 1838. <br \/>Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier gardera naturellement sa place au jury d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie jusqu&rsquo;en 1837 inclus.<br \/><br \/>Jean Jacques S&eacute;verin de Cardaillac [1766-1845], inspecteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, depuis le 7 octobre 1829 et qui restera en poste jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s survenu le 22 juillet 1845 ; ancien suppl&eacute;ant de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837] dans la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, de 1824 &agrave; 1829.<br \/>Jean Jacques S&eacute;verin de Cardaillac restera d&rsquo;une mani&egrave;re continue au jury d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie jusqu&rsquo;en 1841 inclus, en occupant la place rendue vacante par le d&eacute;c&egrave;s de Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier.<br \/><br \/>Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, titulaire de la chaire de &laquo; Philosophie &raquo; depuis le 19 septembre 1809, et qui le restera jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s survenu le 12 ao&ucirc;t 1837.<br \/>Apr&egrave;s 1832, Pierre Laromigui&egrave;re participera encore une fois au jury d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie, en 1834.<br \/><br \/>Th&eacute;odore Jouffroy [1796-1842], professeur-adjoint de 1830 &agrave; 1837 &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris dans la chaire &laquo; Histoire de la philosophie &raquo;, dont Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] est le titulaire du 24 octobre 1810 au 4 septembre 1845, date de son d&eacute;c&egrave;s.<br \/>Th&eacute;odore Jouffroy, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en f&eacute;vrier 1842, remplacera Victor Cousin comme pr&eacute;sident du jury d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie en 1838, en 1840, en 1841.<br \/><br \/>R&Eacute;SULTATS DU CONCOURS D&rsquo;AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE EN 1832.<br \/>Le concours se d&eacute;roule du 1er au 11 septembre 1832. Huit places &eacute;taient mises au concours. Sept concurrents se sont pr&eacute;sent&eacute;s, parmi lesquels &Eacute;tienne Vacherot.<br \/>Seuls trois candidats sont re&ccedil;us : Adolphe Franck [1809-1893], d&eacute;j&agrave; docteur &egrave;s-lettres [Toulouse, 15 mai 1832] ; Jean Antoine Nougar&egrave;de, d&eacute;j&agrave; professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&#39;Avignon ; Pierre Lafaist [1809-1867], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [&Eacute;cole pr&eacute;paratoire, 1829].<br \/><br \/>Dans son rapport &agrave; Am&eacute;d&eacute;e Girod de l&rsquo;Ain [1781-1847], ministre de l&rsquo;Instruction publique du 30 avril 1832 au 11 octobre 1832, Victor Cousin pr&eacute;cise : &laquo; Parmi les autres concurrents, nous avons distingu&eacute; MM. Morelle et Vacherot ; nous vous prions de bien vouloir les soutenir et les encourager dans une carri&egrave;re &agrave; laquelle ils conviennent &raquo;.<br \/><br \/>Auguste Morelle [1807-1887], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1828. &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Angers, &eacute;choue au concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie en 1832, en 1833. Sera re&ccedil;u en 1838. Et nomm&eacute; professeur de philosophie &agrave; Douai [1838-1859].<br \/><br \/>Quant &agrave; &Eacute;tienne Vacherot, il est maintenu, comme charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Cahors. Puis, des huit concurrents, pour six places offertes, sera le seul candidat re&ccedil;u &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie en septembre 1833.<br \/><br \/>1850. C&Eacute;L&Eacute;BRATION D&rsquo;&Eacute;TIENNE VACHEROT PAR VICTOR COUSIN.<br \/>Ainsi revient-on au point de d&eacute;part de cette notice, sur l&rsquo;agr&eacute;gation bien m&eacute;rit&eacute;e d&rsquo;&Eacute;tienne Vacherot &laquo; seul candidat re&ccedil;u &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie en septembre 1833 &raquo;.<br \/>Et lorsque Victor Cousin publiera en 1850, dans un volume de ses Oeuvres le texte de son rapport rendant compte du concours d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie de 1833, il prendra soin de publier en note ce compl&eacute;ment louangeur : &laquo; M. Vacherot est devenu docteur &egrave;s-lettres ; il a remport&eacute; un prix &agrave; l&rsquo;acad&eacute;mie des sciences morales et politiques sur l&rsquo;&Eacute;cole d&rsquo;Alexandrie, et il a fait du m&eacute;moire couronn&eacute; un livre qui place son auteur parmi les t&ecirc;tes pensantes et les meilleurs &eacute;crivains philosophiques de notre temps. M. Vacherot est aujourd&rsquo;hui directeur des &eacute;tudes &agrave; l&#39;&eacute;cole normale &raquo;. <br \/><br \/>SOURCE.<br \/>&bull; 1832. Le texte du rapport de Victor Cousin concernant l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie pour l&rsquo;ann&eacute;e 1832, dat&eacute; du 11 septembre 1832, est publi&eacute; dans la livraison du dimanche 16 septembre 1832 du Journal officiel de l&rsquo;instruction publique, volume I, n&deg; 92, pages 383-384.<br \/>Il est &eacute;galement reproduit par Victor Cousin lui-m&ecirc;me, dans &OElig;uvres de M. Victor Cousin, cinqui&egrave;me s&eacute;rie. Instruction publique. Tome II. Nouvelle &eacute;dition, revue et corrig&eacute;e. <br \/>[Paris : Pagnerre, &eacute;diteur. 14 bis rue de Seine. In-8, 478 p., 1850].<br \/>Dans un encadr&eacute;, sur la page de titre : Instruction publique en France sous le Gouvernement de Juillet. Discussions de 1843, 1844, 1845, 1846. D&eacute;fense de l&rsquo;Universit&eacute; et de la philosophie.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;.<br \/>https:\/\/archive.org\/details\/oeuvresdemvicto01cousgoog\/page\/n430\/mode\/2up<br \/><br \/>&bull; 1833. Le texte du rapport de Victor Cousin concernant l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie pour l&rsquo;ann&eacute;e 1833, dat&eacute; du 2 septembre 1833, est publi&eacute; dans la livraison du jeudi 5 septembre 1833 du Journal officiel de l&rsquo;instruction publique, volume II, page 350, sur une colonne enti&egrave;re.<br \/>Il est &eacute;galement reproduit par Victor Cousin lui-m&ecirc;me, dans &OElig;uvres de M. Victor Cousin, cinqui&egrave;me s&eacute;rie. Instruction publique. Tome II. Nouvelle &eacute;dition, revue et corrig&eacute;e. <br \/>[Paris : Pagnerre, &eacute;diteur. 14 bis rue de Seine. In-8, 478 p., 1850].<br \/>Dans un encadr&eacute;, sur la page de titre : Instruction publique en France sous le Gouvernement de Juillet. Discussions de 1843, 1844, 1845, 1846. D&eacute;fense de l&rsquo;Universit&eacute; et de la philosophie.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;.<br \/>https:\/\/archive.org\/details\/oeuvresdemvicto01cousgoog\/page\/n432\/mode\/2up<br \/><br \/>&bull; 1893. L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune, Membre de l&rsquo;Institut. Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. &Eacute;tienne Vacherot. 1809-1897.<br \/>[Paris : Librairie acad&eacute;mique Didier. Perrin et Cie, Libraires-&Eacute;diteurs. 35, quai des Grands-Augustins. In-8, VIII-104 p., 1898].<br \/>Num&eacute;ris&eacute;.<br \/>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k207307w.image","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant treize ans, de 1838 &agrave; 1851, &Eacute;tienne Vacherot est Directeur des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale. 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