{"id":418,"date":"2020-01-27T12:53:17","date_gmt":"2020-01-27T12:53:17","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-01-27T12:53:17","modified_gmt":"2020-01-27T12:53:17","slug":"Rebitte-Dominique-1810-1885-professeur-de-lettres-a-Marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Rebitte-Dominique-1810-1885-professeur-de-lettres-a-Marseille.html","title":{"rendered":"Rebitt\u00e9, Dominique (1810-1885), professeur de lettres \u00e0 Marseille"},"content":{"rendered":"C&rsquo;est sa th&egrave;se fran&ccedil;aise de 1846 &laquo; Guillaume Bud&eacute;. Restaurateur des &eacute;tudes grecques en France ; essai historique &raquo; qui assure, encore aujourd&rsquo;hui une certaine notori&eacute;t&eacute; &agrave; Dominique Rebitt&eacute;, professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal, puis lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Marseille. L&rsquo;ouvrage, r&eacute;&eacute;dit&eacute; chez Slatkine en 1969, est constamment cit&eacute;e dans les bibliographies concernant Guillaume Bud&eacute; [1467-1740], ma&icirc;tre de la librairie de Fran&ccedil;ois Ier, fondateur de l&rsquo;actuel Coll&egrave;ge de France.<!--more-->Dominique Rebitt&eacute;. N&eacute; en 1810, &agrave; Saint-P&eacute; [Hautes-Pyr&eacute;n&eacute;es]&nbsp;; mort en mars 1885, &agrave; Marseille [Bouches-du-Rh&ocirc;ne]<br \/>[&Eacute;crit parfois R&eacute;bitt&eacute;].<br \/>Licenci&eacute; &egrave;s-lettres.<br \/><br \/>R&Eacute;P&Eacute;TITEUR &Agrave; PARIS.<br \/>Sauf &agrave; acc&eacute;der &agrave; des archives qui permettraient, comme toujours, d&#39;en conna&icirc;tre davantage, de Dominique Rebitt&eacute; on sait seulement sur le plan scolaire, qu&#39;il est bachelier, et qu&#39;apr&egrave;s des &eacute;tudes universitaires, faites sans doute &agrave; Toulouse ou &agrave; Bordeaux, il est licenci&eacute; &egrave;s-lettres, ce qui l&#39;autorise &agrave; enseigner.<br \/>Il &laquo; monte &raquo; &agrave; Paris, o&ugrave; il est d&eacute;clar&eacute; comme &laquo; r&eacute;p&eacute;titeur &raquo;. <br \/><br \/>1840. SE PR&Eacute;SENTE &Agrave; L&#39;AGR&Eacute;GATION DES LETTRES.<br \/>Cependant, pour pouvoir faire une meilleure carri&egrave;re au sein de l&rsquo;Universit&eacute;, Dominique Rebitt&eacute; se pr&eacute;sente au concours d&rsquo;agr&eacute;gation des classes sup&eacute;rieures des lettres [ao&ucirc;t-septembre 1840]. Il fait partie des trente-six candidats autoris&eacute;s &agrave; se pr&eacute;senter aux &eacute;preuves orales, mais ne fait pas partie des huit finalement re&ccedil;us.<br \/>Il se repr&eacute;sentera &agrave; nouveau en 1843, cette fois avec succ&egrave;s. Et entre temps obtient un premier poste &agrave; Angoul&ecirc;me, puis un second poste &agrave; Tours.<br \/><br \/>1840. PROFESSEUR DE TROISI&Egrave;ME AU COLL&Egrave;GE D&#39;ANGOUL&Ecirc;ME.<br \/>Par l&#39;ordonnance du 5 avril 1840, le coll&egrave;ge communal d&#39;Angoul&ecirc;me [d&eacute;partement de la Charente&nbsp;; acad&eacute;mie de Bordeaux] est d&eacute;clar&eacute; coll&egrave;ge royal [de troisi&egrave;me classe].<br \/>En octobre 1840, &agrave; la veille de l&#39;ouverture du coll&egrave;ge royal Dominique Rebitt&eacute;, ancien r&eacute;p&eacute;titeur &agrave; Paris, est charg&eacute; du cours dans la chaire de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal d&#39;Angoul&ecirc;me [d&eacute;partement de la Charente&nbsp;; acad&eacute;mie de Bordeaux].<br \/>Dominique Rebitt&eacute; reste en poste jusqu&#39;en septembre 1842, date de sa nomination &agrave; Tours.<br \/>Il est alors remplac&eacute;, en 1842, comme professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge d&#39;Angoul&ecirc;me par Emery de Chaumont [1815-1889], licenci&eacute; &egrave;s-lettres, charg&eacute; du cours.<br \/><br \/>1841. ENSEIGNEMENT DE L&#39;ANGLAIS AU COLL&Egrave;GE D&#39;ANGOUL&Ecirc;ME.<br \/>Dominique Rebitt&eacute;, charg&eacute; du cours, dans la chaire de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal d&#39;Angoul&ecirc;me est charg&eacute; en outre de l&#39;enseignement de la langue anglaise, par arr&ecirc;t&eacute; en date du 20 janvier 1841, en remplacement de Rewes, appel&eacute; &agrave; d&#39;autres fonctions.<br \/><br \/>1842. PROFESSEUR DE SECONDE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE TOURS.<br \/>Charg&eacute; de la chaire de seconde au coll&egrave;ge royal de Tours [d&eacute;partement d&rsquo;Indre-et-Loire&nbsp;; acad&eacute;mie d&rsquo;Orl&eacute;ans], en remplacement de Pierre Tiercelin [c.1809-1849], nomm&eacute; au coll&egrave;ge royal d&rsquo;Orl&eacute;ans.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; reste en poste, comme charg&eacute; de cours, jusqu&#39;&agrave; fin septembre 1843, date de sa nomination &agrave; Caen.<br \/><br \/>Dominique Rebitt&eacute; est remplac&eacute; comme professeur de seconde au coll&egrave;ge royal de Tours par &Eacute;mile Desprez, licenci&eacute; &egrave;s-lettres, ant&eacute;rieurement charg&eacute; de la classe de quatri&egrave;me au coll&egrave;ge royal d&#39;Amiens. &Eacute;mile Desprez, apr&egrave;s avoir obtenu l&#39;agr&eacute;gation des lettres en septembre 1846, sera confirm&eacute; comme &laquo; professeur &raquo; en octobre 1846.<br \/><br \/>1843. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; est re&ccedil;u troisi&egrave;me sur huit &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres en septembre 1843.<br \/>Alors que Paul Fran&ccedil;ois Dubois [1793-1874], membre du Conseil royal, est pr&eacute;sident du jury, la liste des agr&eacute;g&eacute;s des classes sup&eacute;rieures des lettres, par arr&ecirc;t&eacute; en date du 20 septembre 1843, s&#39;&eacute;tablit comme suit, dans l&#39;ordre de classement&nbsp;:<br \/>Julien Girard [1820-1898], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Charles Jacques Aubert-Hix [1820-1880], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;[1840]&nbsp;; Dominique Rebitt&eacute; [1810-1885], charg&eacute; de la chaire de seconde au coll&egrave;ge royal de Tours&nbsp;; Constant Martha [1820-1895], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;[1840]&nbsp;; Charles Herbette [1809-1879, professeur de cinqui&egrave;me au coll&egrave;ge royal Bourbon&nbsp;; Ferdinand* [Joseph Sosth&egrave;ne] Colincamp [1821-1879], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale [1840]&nbsp;; Demange, charg&eacute; de la chaire de seconde au coll&egrave;ge royal de Pau&nbsp;; D&eacute;sir&eacute; Sauci&eacute; [1818-1855], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1839], d&eacute;j&agrave; agr&eacute;g&eacute; de grammaire [1841], professeur de quatri&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Tournon, futur professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Tours.<br \/><br \/>1843. PROFESSEUR DE TROISI&Egrave;ME AU COLL&Egrave;GE DE CAEN.<br \/>Apr&egrave;s l&#39;agr&eacute;gation des lettres [septembre 1843], Dominique Rebitt&eacute; est nomm&eacute;<br \/>&laquo; provisoirement &raquo; professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Caen [d&eacute;partement du Calvados&nbsp;; acad&eacute;mie de Caen], en remplacement d&#39;Auguste Materne [1812-1893], nomm&eacute; professeur de seconde au coll&egrave;ge de Dijon [1843-1846].<br \/>Dominique Rebitt&eacute; reste &agrave; Caen, jusqu&#39;au 29 septembre 1845, date de sa nomination &agrave; Besan&ccedil;on.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; est alors remplac&eacute; comme professeur de troisi&egrave;me &agrave; Caen par Barth&eacute;lemy Bonnieux, ult&eacute;rieurement professeur de seconde &agrave; Caen.<br \/><br \/>1845. VERS LE DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Dans sa livraison du 22 ao&ucirc;t 1845, le Journal g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique et des cours scientifiques et litt&eacute;raires [Volume 14, n&deg; 68] signale, dans sa &laquo; Partie non officielle &raquo; [page 433] :<br \/>&laquo;&nbsp;M. Rebitt&eacute;, professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Caen, soutiendra demain samedi, &agrave; 7 heures du matin &agrave; la Sorbonne, devant la Facult&eacute; de Paris, ses th&egrave;ses pour le grade de docteur &egrave;s-lettres &raquo;.<br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise du candidat est intitul&eacute;e&nbsp;: Essai sur la po&eacute;sie et la po&eacute;tique.<br \/><br \/>Le sujet de la th&egrave;se latine porte sur Hermog&egrave;ne de Tarse [vers 161-225], philosophe et rh&eacute;teur grec &eacute;tabli &agrave; Tarse (aujourd&rsquo;hui Tarsus, en Turquie)&nbsp;:&nbsp; De Hermogene, atque in universum de scriptarum a technicis, apud Graecos, artium utilitate, vel inutilitate, disquisitio. <br \/>[Parisiis&nbsp;; Cadomi&nbsp;: Dezobry et Magdeleine. Typis expressit Carolus Woinez. In-8, 156 p., 1845].<br \/><br \/>La th&egrave;se latine est valid&eacute;e. Mais la th&egrave;se fran&ccedil;aise est refus&eacute;e. <br \/>Dominique Rebitt&eacute; pr&eacute;sentera l&#39;ann&eacute;e suivante [1846] une autre th&egrave;se fran&ccedil;aise, intitul&eacute;e&nbsp;: Guillaume Bud&eacute; restaurateur des &eacute;tudes grecques en France ; essai historique [Paris&nbsp;: Joubert. In-8, 280 p., 1846].<br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise est r&eacute;&eacute;dit&eacute;e en 1969, comme fac-simile de l&rsquo;&eacute;dition de Paris. [Gen&egrave;ve&nbsp;;&nbsp;Paris&nbsp;: Slatkine. In-8, 280 p. 1969]. <br \/>Dominique Rebitt&eacute; sera d&eacute;finitivement docteur &egrave;s-lettres, &agrave; Paris, le 24 octobre 1847.<br \/><br \/>1845. ESSAI SUR LA PO&Eacute;SIE ET LA PO&Eacute;TIQUE.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; fait &eacute;diter le texte de la th&egrave;se fran&ccedil;aise pr&eacute;vue pour la soutenance de 1845&nbsp;:<br \/>Essai sur la po&eacute;sie et la po&eacute;tique, par D. Rebitt&eacute;.<br \/>[Paris&nbsp;: chez Dezobry, Magdeleine et Cie&nbsp;; Caen&nbsp;: Imprimerie de Charles Woinez, rue Notre-Dame, 98. In-8, 111 p., 1845]. Table des mati&egrave;res.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;&nbsp;:<br \/>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6323953n\/f11.image.texteImage<br \/>L&#39;ouvrage num&eacute;ris&eacute;, dont dispose la Biblioth&egrave;que Nationale de France, est d&eacute;dicac&eacute;, sur sa couverture conserv&eacute;e, &agrave; &laquo; M. Dutrey, inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes, hommage de mon profond respect. D. Rebitt&eacute; &raquo;.<br \/><br \/>1845. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE DE BESAN&Ccedil;ON.<br \/>En septembre 1845, Dominique Rebitt&eacute; est nomm&eacute; professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Besan&ccedil;on [d&eacute;partement du Doubs&nbsp;; acad&eacute;mie de Besan&ccedil;on], en remplacement d&#39;Alphonse Fran&ccedil;ois Agnant, admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite.<br \/>Il y reste jusqu&#39;en septembre 1846, date de sa nomination &agrave; Marseille.<br \/><br \/>Dominique Rebitt&eacute; est remplac&eacute;, comme professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Besan&ccedil;on, par Auguste Materne [1812-1893], ant&eacute;rieurement professeur de seconde au coll&egrave;ge royal de Dijon.<br \/><br \/>1846. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Sa th&egrave;se fran&ccedil;aise, sur la Po&eacute;sie et la Po&eacute;tique, ayant &eacute;t&eacute; refus&eacute;e, Dominique Rebitt&eacute; pr&eacute;sente en octobre 1846, une autre th&egrave;se. Cette th&egrave;se, en fran&ccedil;ais, [24 octobre 1846] a pour titre&nbsp;: Guillaume Bud&eacute; restaurateur des &eacute;tudes grecques en France. Essai historique par D. Rebitt&eacute; <br \/>[Paris : Joubert, Libraire-&Eacute;diteur. Rue des Gr&egrave;s, 14. In-8, 280 p., 1846].<br \/>Avec, en exergue, sur la page de titre, une citation d&rsquo;Andrieux : &laquo; Les immenses travaux de Bud&eacute;, les services qu&rsquo;il a rendus aux lettres, aux bonnes &eacute;tudes, &agrave; la saine philosophie, &agrave; la raison humaine, peuvent &agrave; peine &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute;s aujourd&rsquo;hui &raquo;. <br \/>Num&eacute;ris&eacute;&nbsp;: <br \/>https:\/\/archive.org\/details\/guillaumebudres00rebigoog\/page\/n12<br \/><br \/>La th&egrave;se sur Bud&eacute; est d&eacute;di&eacute;e, sous forme d&#39;une lettre adress&eacute;e&nbsp;: &laquo; A M. J. F. Boissonnade, Membre de l&#39;Institut, Professeur de litt&eacute;rature grecque au coll&egrave;ge de France, et &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris &raquo;.<br \/><br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise est r&eacute;&eacute;dit&eacute;e en 1969, comme fac-simile de l&rsquo;&eacute;dition de Paris. [Gen&egrave;ve&nbsp;;&nbsp;Paris&nbsp;: Slatkine. In-8, 280 p. 1969]. <br \/><br \/>JEAN FRAN&Ccedil;OIS BOISSONNADE D&Eacute;DICATAIRE DE LA TH&Egrave;SE.<br \/>En 1846, l&rsquo;hell&eacute;niste Jean Fran&ccedil;ois Boissonnade [1774-1857] est titulaire de la chaire de Langue et Litt&eacute;rature grecques du coll&egrave;ge de France, depuis 1829. Chaire occup&eacute;e ant&eacute;rieurement par Jean Baptiste Gail [1755-1829] depuis 1791 jusqu&rsquo;au 5 f&eacute;vrier 1829, date de son d&eacute;c&egrave;s.<br \/>Boissonade est &eacute;galement titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature grecque, &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris, du 28 d&eacute;cembre 1812 au 24 janvier 1855, o&ugrave; il a succ&eacute;d&eacute; &agrave; Pierre Henri Larcher [1726-1812], qu&rsquo;il a suppl&eacute;&eacute; d&egrave;s le 6 mai 1809, comme professeur-adjoint.<br \/>Jean Fran&ccedil;ois Boissonade avait &eacute;t&eacute; &eacute;lu, le 15 janvier 1813, membre de la Classe d&#39;Histoire et de litt&eacute;rature ancienne [troisi&egrave;me classe]. Nomm&eacute;, par ordonnance royale du 21 mars 1816, membre de l&#39;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-Lettres [fauteuil 30], en remplacement de Pierre Henri Larcher [1726-1812], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 22 d&eacute;cembre 1812.<br \/><br \/>Monsieur,<br \/>Je n&#39;ai pu m&#39;occuper du grand hell&eacute;niste qui a ouvert pour nous la carri&egrave;re de la philologie, sans songer &agrave; l&#39;homme &eacute;minent qui a, plus que personne, soutenu en<br \/>France, au xix e si&egrave;cle, cette tradition de savoir et de talent.<br \/>En m&#39;autorisant avec tant de bonne gr&acirc;ce &agrave; vous d&eacute;dier ce travail, vous m&#39;avez fait une r&eacute;compense de ce qui me semblait un devoir.<br \/>D&#39;autres feront plus et mieux que moi pour la m&eacute;moire de Guillaume Bud&eacute;. J&#39;ai tent&eacute; ce qui m&#39;&eacute;tait possible loin des riches d&eacute;p&ocirc;ts d&#39;o&ugrave; vous avez tir&eacute; tant de tr&eacute;sors, loin<br \/>des conseils de cette critique &eacute;l&eacute;gante et profonde, de cette critique toute fran&ccedil;aise dont vous &ecirc;tes le mod&egrave;le.<br \/>Profiter de plus pr&egrave;s de ces pr&eacute;cieux avantages serait mon unique ambition ; mais quoi qu&#39;il m&#39;arrive, je m&#39;honorerai toujours d&#39;avoir obtenu les encouragements de votre bienveillance.<br \/>D. Rebitt&eacute;.<br \/>Professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Besan&ccedil;on &raquo;.<br \/><br \/>1846. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE DE MARSEILLE.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; est nomm&eacute;, en septembre 1846, professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Marseille, en remplacement de Norbert Alexandre Bonnafous [1809-1882], nomm&eacute; professeur de Litt&eacute;rature ancienne &agrave; la Facult&eacute; des Lettres d&#39;Aix.<br \/><br \/>DES DISCOURS DE DISTRIBUTION DES PRIX.<br \/>Tout au long du XIX&egrave;me si&egrave;cle, la tradition universitaire impose dans les lyc&eacute;es et les coll&egrave;ges, pr&eacute;sid&eacute;e par une personnalit&eacute; [le pr&eacute;fet, le recteur, etc.], la s&eacute;ance solennelle du Discours de distribution des prix, qui cl&ocirc;t au mois d&rsquo;ao&ucirc;t l&rsquo;ann&eacute;e scolaire. Discours d&rsquo;usage moralisateur souvent prononc&eacute; par un professeur nouvellement nomm&eacute;, le professeur de rh&eacute;torique ou encore le professeur de philosophie. <br \/><br \/>En 1847.<br \/>&Agrave; la distribution des prix du coll&egrave;ge de Marseille, en 1847, discours de M.Rebitt&eacute;, professeur de rh&eacute;torique, Sur les &eacute;tudes litt&eacute;raires compar&eacute;es avec les &eacute;tudes tant scientifiques qu&#39;industrielles, et de leur sup&eacute;riorit&eacute; comme moyen d&#39;&eacute;ducation publique.<br \/><br \/>En 1849.<br \/>&Agrave; la distribution des prix du lyc&eacute;e de Marseille, en 1849, en pr&eacute;sence du recteur, discours de M. Rebitt&eacute;, professeur de rh&eacute;torique, Sur la po&eacute;sie populaire.<br \/><br \/>1852. &Eacute;LOGE DE F&Eacute;LIX DE BEAUJOUR.<br \/>Sur le Rapport de Paul Autran [1780-1869] secr&eacute;taire-perp&eacute;tuel de la classe de Litt&eacute;rature et d&rsquo;Histoire [1841-1869] de l&rsquo;Acad&eacute;mie des sciences, lettres et beaux-arts de Marseille, concernant le concours litt&eacute;raire &laquo; &Eacute;loge de M. F&eacute;lix de Beaujour &raquo;, Dominique Rebitt&eacute;, agr&eacute;g&eacute; des classes sup&eacute;rieures au coll&egrave;ge de Marseille, re&ccedil;oit le prix.<br \/>Le diplomate et historien F&eacute;lix de Beaujour [1765-1836], Pair de France [1835], ancien consul g&eacute;n&eacute;ral de Smyrne [Izmir], d&eacute;put&eacute; des Bouches-du-Rh&ocirc;ne [1831-1834], avait fond&eacute; en 1832, aupr&egrave;s de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Marseille, un prix de 600 francs, concernant la relance du commerce.<br \/>Avait &eacute;t&eacute; &eacute;lu &agrave; Paris, le 10 mai 1834, correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, section d&rsquo;&Eacute;conomie politique et statistique [place 7], au moment de la cr&eacute;ation des places de correspondant.<br \/>Puis, le 19 mars 1836, &eacute;lu membre libre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, au fauteuil 3, rendu vacant par le d&eacute;c&egrave;s de Joseph Carnot [1752-1835], survenu le 31 juillet 1835.<br \/>&Agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie de Sciences morales et politiques F&eacute;lix de Beaujour avait &eacute;galement fond&eacute; un prix. Ce prix d&eacute;cern&eacute; au meilleur ouvrage se rapporte au programme g&eacute;n&eacute;ral : &laquo; Quels sont les meilleurs moyens de pr&eacute;venir la mis&egrave;re dans les divers pays, mais plus particuli&egrave;rement en France ; et, l&agrave; o&ugrave; l&#39;on n&#39;a pu la pr&eacute;venir, quels sont les meilleurs moyens de la soulager ? &raquo;.<br \/>F&eacute;lix de Beaujour est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er juillet 1836, &agrave; Paris.<br \/><br \/>1853. PROFESSEUR DE PREMI&Egrave;RE CLASSE.<br \/>Par arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel, en date du 30 septembre 1853, Dominique Rebitt&eacute; est class&eacute; professeur agr&eacute;g&eacute; de premi&egrave;re classe.<br \/><br \/>1855. DIRECTEUR D&rsquo;INSTITUTION LIBRE A MARSEILLE.<br \/>D&eacute;missionnaire apr&egrave;s l&rsquo;ann&eacute;e scolaire 1853-1854, Dominique Rebitt&eacute; est remplac&eacute; comme professeur de rh&eacute;torique par Lanzi, ant&eacute;rieurement professeur de seconde au m&ecirc;me lyc&eacute;e.<br \/>Dominique Rebitt&eacute; ouvre &agrave; Marseille une institution libre d&rsquo;enseignement. Et rejoint ainsi la vingtaine d&rsquo;&eacute;tablissements priv&eacute;s [Daumont, Spi&egrave;s, Donaday, etc.] qui existent encore &agrave; cette &eacute;poque. <br \/>Dans son institution, comme l&rsquo;indiquent les gazettes de l&rsquo;&eacute;poque&nbsp;: &laquo; Il dirigea plusieurs g&eacute;n&eacute;rations de jeunes Hell&egrave;nes, appartenant aux meilleures familles de la Colonie grecque de Marseille &raquo;.<br \/><br \/>JUGEMENT.<br \/>Dans une Monographie de Saint-P&eacute; de Bigorre en 1887, retranscrite par Jean Marc Nougu&egrave;s, l&rsquo;auteur, anonyme, &eacute;crit&nbsp;: &laquo; A proprement parler, Saint-P&eacute; n&rsquo;a pas donn&eacute; le jour &agrave; ce qu&rsquo;on nomme des grands-hommes.<br \/>Je vais pourtant en citer cinq dont la r&eacute;putation a franchi les limites de leur province ou qui se sont rendus recommandables par leurs bienfaits&nbsp;: Les voici par ordre de date&nbsp;: Pierre Nicolau [1734-1810]&nbsp;; le g&eacute;n&eacute;ral Verg&egrave;s, n&eacute; en 1757&nbsp;; Fran&ccedil;ois Estarac [1758-1819]&nbsp;; L&rsquo;abb&eacute; Procope Lassalle, [mort en 1831]&nbsp;; Dominique R&eacute;bitt&eacute; [1810-1885]. <br \/>[&hellip;] Dominique R&eacute;bitt&eacute; [1810-1885], docteur &egrave;s lettres, ancien professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Marseille, et ancien chef d&rsquo;institution, &eacute;tait un homme d&rsquo;une grande &eacute;rudition. &laquo;&nbsp;Non seulement il savait le latin et le grec comme un sorboniste, mais il poss&eacute;dait encore le sanscrit et parlait couramment les principales langues modernes.<br \/>Suivant de tr&egrave;s pr&egrave;s le mouvement litt&eacute;raire et philologique, il &eacute;tait li&eacute; avec les &eacute;rudits en renom, avec Burnouf, avec Egger, avec Renan (!) surtout, qui ne manquait jamais de descendre chez lui quand il d&eacute;barquait &agrave; Marseille au retour de ses voyages en Orient. (S&eacute;maphore de Marseille).<br \/>Notre compatriote &eacute;tait en m&ecirc;me temps un &eacute;crivain.<br \/>M. R&eacute;bitt&eacute; avait publi&eacute; plusieurs brochures et aussi un travail remarquable sur Guilhaume Bud&eacute; qui lui fit parmi les savants une certaine notori&eacute;t&eacute;.<br \/>De modeste origine et sans ressources personnelles, Mr R&eacute;bitt&eacute; ne dut qu&rsquo;&agrave; son intelligence et &agrave; un travail opini&acirc;tre de fournir une belle carri&egrave;re &raquo;.<br \/><br \/>SOCI&Eacute;T&Eacute; SAVANTE.<br \/>Membre de la Soci&eacute;t&eacute; de G&eacute;ographie de Marseille, fond&eacute;e en 1876\/1877.","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est sa th&egrave;se fran&ccedil;aise de 1846 &laquo; Guillaume Bud&eacute;. Restaurateur des &eacute;tudes grecques en France ; essai historique &raquo; qui assure, encore aujourd&rsquo;hui une certaine notori&eacute;t&eacute; &agrave; Dominique Rebitt&eacute;, professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal, puis lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Marseille. 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