{"id":405,"date":"2019-12-05T23:43:27","date_gmt":"2019-12-05T23:43:27","guid":{"rendered":""},"modified":"2019-12-05T23:43:27","modified_gmt":"2019-12-05T23:43:27","slug":"Robert-Louis-1828-1895-de-simple-maitre-detudes-a-doyen-de-Faculte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Robert-Louis-1828-1895-de-simple-maitre-detudes-a-doyen-de-Faculte.html","title":{"rendered":"Robert, Louis (1828-1895), de simple ma\u00eetre d\u2019\u00e9tudes \u00e0 doyen de Facult\u00e9"},"content":{"rendered":"C&rsquo;est certes un parcours exceptionnel, mais il est rendu possible par une double agr&eacute;gation [lettres en 1856, et philosophie en 1863] et un doctorat &egrave;s-lettres [Paris, 1869]. Trente ans apr&egrave;s son premier poste, Louis Robert devient doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, de 1880 &agrave; 1885.<!--more-->Claude Joseph] Louis Robert. N&eacute; le 10 f&eacute;vrier 1828, &agrave; M&acirc;con [Sa&ocirc;ne-et-Loire]&nbsp;; mort le 17 mars 1895, &agrave; Rennes [Ille-et-Vilaine].<br \/><br \/>1848. MA&Icirc;TRE D&#39;&Eacute;TUDES PUIS SUPPL&Eacute;ANT DE SECONDE &Agrave; ROANNE.<br \/>Louis Robert commence sa carri&egrave;re, en 1848, comme ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes &agrave; Roanne [d&eacute;partement de la Loire&nbsp;; acad&eacute;mie de Lyon].<br \/>La position de ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes correspond au rang le plus bas de l&#39;&eacute;chelle d&eacute;finie &agrave; l&#39;article 31 du d&eacute;cret, du 17 mars 1808, portant organisation de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale. Cependant elle n&#39;est accessible qu&#39;&agrave; des bacheliers. En ce qui concerne l&#39;enseignement, le niveau juste au-dessus est celui de &laquo; r&eacute;gent de coll&egrave;ge &raquo;.<br \/><br \/>Mais, apr&egrave;s un court passage comme &laquo; suppl&eacute;ant &raquo; de rh&eacute;torique &agrave; Brioude [Haute-Loire, acad&eacute;mie de Lyon], de mai &agrave; octobre 1849, Louis Robert revient &agrave; Roanne, en &eacute;tant nomm&eacute; suppl&eacute;ant de seconde. <br \/>Il y reste jusqu&#39;en 1851, date &agrave; laquelle il est r&eacute;gent de rh&eacute;torique &agrave; Aurillac.<br \/><br \/>1851. R&Eacute;GENT DE RH&Eacute;TORIQUE &Agrave; AURILLAC<br \/>Louis Robert est nomm&eacute; r&eacute;gent de rh&eacute;torique &agrave; Aurillac [Cantal, chef-lieu de l&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partementale du Cantal].<br \/>Il y reste jusqu&#39;en 1852, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; r&eacute;gent de rh&eacute;torique &agrave; Bourg-en-Bresse.<br \/><br \/>1852. R&Eacute;GENT DE RH&Eacute;TORIQUE &Agrave; BOURG-EN-BRESSE.<br \/>Louis Robert est nomm&eacute; r&eacute;gent de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge communal de Bourg-en-Bresse [Ain, chef-lieu de l&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partementale de l&#39;Ain].<br \/>Il y reste d&#39;abord quatre ans, de 1852 &agrave; 1856.<br \/><br \/>Pour un court interm&egrave;de, est nomm&eacute; &agrave; Rodez, en 1856&nbsp;; d&#39;abord comme charg&eacute; de seconde, puis enfin comme professeur. Il y reste jusqu&#39;en d&eacute;cembre 1856. Puis est &agrave; nouveau nomm&eacute; &agrave; Bourg-en-Bresse, mais cette fois comme professeur de Logique, dans la classe appel&eacute;e traditionnellement &laquo; philosophie &raquo;.<br \/><br \/>1852-1863. SUPPRESSION ET R&Eacute;TABLISSEMENT DES AGR&Eacute;GATIONS<br \/>&Agrave; la suite de l&rsquo;&eacute;chec d&rsquo;Hippolyte Taine [1828-1893], en ao&ucirc;t 1851 l&#39;agr&eacute;gation de philosophie est supprim&eacute;e en 1852.<br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, re&ccedil;u major en 1848, son &eacute;chec est provoqu&eacute; en ao&ucirc;t 1851, &agrave; l&rsquo;oral de l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie. &Agrave; la suite de cet incident et de la pol&eacute;mique consid&eacute;rable provoqu&eacute;e par cette injustice flagrante, l&#39;agr&eacute;gation de philosophie est supprim&eacute;e l&#39;ann&eacute;e suivante, en 1852.<br \/>L&#39;agr&eacute;gation de philosophie ne sera r&eacute;tablie qu&#39;en 1863 par Victor Duruy [1811-1894] prenant ses nouvelles fonctions de Ministre de l&rsquo;Instruction publique [1863-1869]. <br \/>Ce sont toutes les agr&eacute;gations qui sont supprim&eacute;es en 1852. <br \/>En 1853, et jusqu&rsquo;&agrave; 1856 inclus, il n&rsquo;y a plus que deux agr&eacute;gations&nbsp;: l&rsquo;agr&eacute;gation de Lettres et l&rsquo;agr&eacute;gation de Sciences.<br \/>Les autres agr&eacute;gations sont r&eacute;tablies progressivement L&rsquo;agr&eacute;gation de grammaire en 1857&nbsp;; l&rsquo;agr&eacute;gation de physique en 1858&nbsp;; l&rsquo;agr&eacute;gation d&rsquo;histoire et de g&eacute;ographie est r&eacute;tablie en 1860&nbsp;; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie en 1863, apr&egrave;s une circulaire adress&eacute;e aux recteurs, en date du 10 juillet 1863, et un arr&ecirc;t&eacute; portant r&egrave;glement pour l&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie.<br \/>&nbsp;<br \/>DOUBLE AGR&Eacute;GATION, LETTRES ET PHILOSOPHIE.<br \/>Un certain nombre d&#39;&eacute;l&egrave;ves qui ont &eacute;t&eacute; re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des lettres, entre 1853 et 1863, se pr&eacute;sentent &agrave; partir de septembre 1863 &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie.<br \/>&nbsp;<br \/>C&#39;est le cas pour l&#39;agr&eacute;gation de philosophie en 1863, de Jules Lachelier [1832-1918], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1856&nbsp;; Pierre Leune [1825-1912], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1851&nbsp;; Louis Robert [1828-1895], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1856.<br \/>&nbsp;<br \/>C&#39;est le cas pour l&#39;agr&eacute;gation de philosophie en 1864, de L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune [1839-1898], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1861&nbsp;; d&#39;&Eacute;mile Charles [1825-1897], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1854&nbsp;; Jacques Maillet [1837-1897], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1860.<br \/>&nbsp;<br \/>Enfin, c&#39;est le cas pour l&#39;agr&eacute;gation de philosophie en 1865, de Jules G&eacute;rard [1837-1898], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1861&nbsp;; de Th&eacute;ophile Desdouits [1836-1898], agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1858.<br \/>&nbsp;<br \/>1856. LOUIS ROBERT D&#39;ABORD AGR&Eacute;G&Eacute; DES LETTRES.<br \/>Louis Robert est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des lettres en 1856.<br \/>Sont re&ccedil;us cette ann&eacute;e, dans l&#39;ordre de classement&nbsp;:&nbsp;Jules Lachelier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Henri Pigeonneau, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Jean Edouard Goumy, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; L&eacute;on Crousl&eacute;, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Maximilien Fischer&nbsp;; Eug&egrave;ne Bellin, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Achille Beauvallet, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Antoine Joseph Emile Jacob, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Louis Jules Labb&eacute;, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Fran&ccedil;ois Cl&eacute;ment Gindre de Mancy, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Augustin Jacquet, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Antoine Fournet, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Michel Br&eacute;al, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Victor Cucheval, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Edouard Tournier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Benjamin Virenque&nbsp;; Fran&ccedil;ois Gauthiez, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Emile Br&eacute;mond&nbsp;; Louis Robert [1828-1895]&nbsp;; Charles Vinnac&nbsp;; Jean-Baptiste R&eacute;thor&eacute;&nbsp;; Joseph Guibout, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale&nbsp;; Aristide Constantin&nbsp;; Jacques Busquet.<br \/><br \/>1856. PROFESSEUR DE LOGIQUE AU COLL&Egrave;GE COMMUNAL DE BOURG. <br \/>Apr&egrave;s l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres, Louis Robert est nomm&eacute; professeur de Logique au coll&egrave;ge communal de Bourg en d&eacute;cembre 1856.<br \/>Il y reste jusqu&#39;en 1863, date du concours r&eacute;tabli de l&#39;agr&eacute;gation de philosophie.<br \/>&nbsp;<br \/>1863. AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/>Louis Robert est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie en 1863, class&eacute; huiti&egrave;me sur dix re&ccedil;us.<br \/><br \/>Sont reconnus, en 1863, aptes &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation des lyc&eacute;es, pour l&rsquo;ordre de la philosophie, dans l&#39;ordre de classement :<br \/>Jules Lachelier [1832-1918], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, agr&eacute;g&eacute; des lettres [1856], professeur au lyc&eacute;e de Caen, en cong&eacute;&nbsp;; Pierre Leune [1825-1912], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1845], agr&eacute;g&eacute; des lettres [1851], professeur de logique au lyc&eacute;e d&rsquo;Amiens&nbsp;; &Eacute;mile Segond [1839-1927], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, charg&eacute; de la classe de seconde au lyc&eacute;e de Nice&nbsp;; Thomas Charpentier [1841-1900], &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure&nbsp;; D&eacute;sir&eacute; Nolen [1838-1904], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, charg&eacute; du cours de logique au lyc&eacute;e de Carcassonne&nbsp;; Henry Joly [1839-1925], &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure&nbsp;; &Eacute;douard Bohn, charg&eacute; de la classe de logique au lyc&eacute;e de M&acirc;con&nbsp;; Louis Robert [1828-1895], agr&eacute;g&eacute; des lettres [1856], professeur de logique au lyc&eacute;e de Bourg ; &Eacute;mile Grucker [1828-1904], professeur de philosophie au gymnase de Strasbourg&nbsp;; Louis Saisset, charg&eacute; du cours de philosophie au lyc&eacute;e de Laval.<br \/>&nbsp;<br \/>L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de Victor Duruy, en date du 15 septembre 1863, para&icirc;t dans le Journal g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;instruction publique, volume 32, n&deg; 75, jeudi 17 septembre 1863, page 727*.<br \/>&nbsp;<br \/>1863.&nbsp;PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E IMP&Eacute;RIAL DE TOURS.<br \/>En 1863, apr&egrave;s son agr&eacute;gation de philosophie en 1863, Louis Robert est nomm&eacute; professeur de philosophie au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Tours [acad&eacute;mie de Poitiers, d&eacute;partement de l&#39;Indre-et-Loire].<br \/>Il y remplace Jacques Alphonse Aulard [1819-1897], futur inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Lons-le-Saulnier, qui y &eacute;tait charg&eacute; de cours de logique. Louis Robert reste en poste jusqu&#39;en 1871, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; &laquo; charg&eacute; de cours &raquo; de philosophie [1871-1873] &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes.<br \/>&nbsp;<br \/>1869. DOCTEUR &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1869] avec une th&egrave;se latine&nbsp;: De Aegritudine Lenienda [des Affections]. Disseruit L. Robert. In lycaeo Turonensi philosophiae professor <br \/>[Parisiis : Apud L. Hachette,Bbibliopolam. In-8, 129 p., 1869].<br \/>Avec en exergue sur la page de titre&nbsp;: &laquo; Quidquid peccatur, perturbatione peccatur rationis atque ordinis &raquo; Ciceron. Paradoxes III, 2.<br \/>La th&egrave;se n&rsquo;est pas d&eacute;di&eacute;e.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;&nbsp;: <br \/>https:\/\/books.google.com\/&#8230;\/De_Aegritudine_lenienda&#8230;.<br \/><br \/>La th&egrave;se, en fran&ccedil;ais, a pour titre&nbsp;: Les Th&eacute;ories logiques de Condillac.<br \/>Elle est &eacute;dit&eacute;e&nbsp;: Les Th&eacute;ories logiques de Condillac. Th&egrave;se pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, par Louis Robert, professeur au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Tours, agr&eacute;g&eacute; des lettres et de philosophie <br \/>[Paris&nbsp;: L. Hachette et Cie, libraires-&eacute;diteurs, 77, boulevard Saint-Germain. In-8, 444 p., 1869].<br \/>La th&egrave;se est d&eacute;di&eacute;e &agrave; Francisque Bouillier [1813-1899], professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Lyon [1838-1864]&nbsp;: &lt; Au savant professeur\/ de la\/ Facult&eacute; de Lyon\/ Monsieur Francisque Bouillier\/ souvenir d&#39;un ancien auditeur &gt;.<br \/>&nbsp;<br \/>1871. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<br \/>Louis Robert est nomm&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes. D&#39;abord comme charg&eacute; de cours [1871-1873], puis comme professeur titulaire [1873-1885].<br \/>Il remplace Emmanuel Chauvet [1819-1910], professeur suppl&eacute;ant de 1858 &agrave; 1860, puis professeur titulaire de 1860 &agrave; 1871. Emmanuel Chauvet vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de philosophie titulaire &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Caen [1871-1890], sa place est lib&eacute;r&eacute;e et occup&eacute;e par Louis Robert.<br \/><br \/>1880. DOYEN DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<br \/>En 1880, Louis Robert est &eacute;lu doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, en remplacement de Thomas Henri Martin [1813-1884], professeur de Litt&eacute;rature ancienne [1838-1880], doyen de 1844 &agrave; 1880.<br \/>&nbsp;<br \/>SUPPRESSION ET R&Eacute;TABLISSEMENT DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Rennes avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1810, et avait fonctionn&eacute; jusqu&#39;en 1815. Elle faisait partie des dix-sept facult&eacute;s des lettres supprim&eacute;es en 1815&nbsp;: Amiens&nbsp;; Bordeaux&nbsp;; Bourges&nbsp;; Cahors&nbsp;; Clermont&nbsp;; Douai&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Lyon&nbsp;; Montpellier&nbsp;; Nancy&nbsp;; N&icirc;mes&nbsp;; Orl&eacute;ans&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rennes&nbsp;; Rouen.<br \/>Seules avaient &eacute;t&eacute; maintenues, en lettres, les facult&eacute;s de Besan&ccedil;on, Dijon, Paris, Strasbourg, Toulouse.<br \/>Le premier professeur de Philosophie de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes est l&#39;abb&eacute; Jacques Joseph Molle [1764-1834], ancien b&eacute;n&eacute;dictin, &eacute;galement professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Rennes.<br \/>&nbsp;<br \/>La Facult&eacute; des Lettres est r&eacute;tablie par l&rsquo;ordonnance royale du 24 avril 1838, contresign&eacute;e par Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l&#39;Instruction publique [15 avril 1837-31 mars 1839].<br \/>Sont r&eacute;tablies par la m&ecirc;me ordonnance&nbsp;: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes.<br \/>&nbsp;<br \/>Ce mouvement de r&eacute;tablissement des Facult&eacute;s se poursuivra en 1845, avec Poitiers&nbsp;; en 1846, avec Aix&nbsp;; en 1847, avec Grenoble.<br \/><br \/>LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE RENNES.<br \/>Les professeurs de Philosophie, qui se succ&egrave;dent &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, sont&nbsp; les suivants&nbsp;: F&eacute;lix Ravaisson [1813-1900], charg&eacute; des fonctions de professeur [1838-1839], professeur titulaire [1839-1840], mais qui n&rsquo;occupant pas le poste est suppl&eacute;&eacute; par Fran&ccedil;ois Riaux&nbsp;; Fran&ccedil;ois Riaux [1810-1883], professeur suppl&eacute;ant [1838-1840], professeur titulaire [1841-1847]&nbsp;; Charles Jeannel [1809-1886], professeur titulaire [1848-1856]&nbsp;; Jean Maurial [1816-1874], professeur suppl&eacute;ant [1856-1858]&nbsp;; Emmanuel Chauvet [1819-1910], professeur suppl&eacute;ant [1858-1860], professeur titulaire [1860-1871]&nbsp;; Louis Robert [1828-1895], charg&eacute; de cours [1871-1873], professeur titulaire [1873-1885].<br \/>&nbsp;<br \/>LES DOYENS DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<br \/>La liste des doyens, apr&egrave;s le r&eacute;tablissement de 1838, s&#39;&eacute;tablit comme suit&nbsp;:<br \/>Pierre Varin [1802-1849], professeur d&#39;Histoire [1838-1844], qui reste en fonction comme doyen jusqu&#39;en septembre 1844.<br \/>Thomas Henri Martin [1813-1884], professeur de Litt&eacute;rature ancienne [1838-1880], doyen de 1844 &agrave; 1880.<br \/>Louis Robert [1828-1895], professeur de Philosophie [1871-1885], doyen de 1880 &agrave; 1885.<br \/>Antoine Dupuy [1835-1891], professeur d&#39;Histoire [1880-1891], doyen de 1885 &agrave; 1890.<br \/>Joseph Loth [1847-1934], professeur de Langue et institutions grecques [1884-1890], doyen de 1890 &agrave; 1910, jusqu&rsquo;&agrave; sa nomination au coll&egrave;ge de France.<br \/>Georges Dottin [1863-1928], professeur de Langue et de Litt&eacute;rature grecques, doyen en 1911 &agrave; 1928.<br \/>&nbsp;<br \/>CONTRE LE MAT&Eacute;RIALISME ET LE SCEPTICISME. <br \/>Comme il est d&#39;usage, Louis Robert en tant que doyen de la Facult&eacute; est amen&eacute; &agrave; prononcer un Discours &agrave; la s&eacute;ance de rentr&eacute;e des Facult&eacute;s. Il le fait en 1875, en prenant pour th&egrave;me&nbsp;: L&#39;&Acirc;me prouv&eacute;e par la science du corps. <br \/>[Rennes : impr. de Oberthur et fils. In-12, 19 p., 1875].<br \/><br \/>De m&ecirc;me en 1880&nbsp;: De la Certitude et des formes r&eacute;centes du scepticisme, par L. Robert [&#8230;] <br \/>[Paris : E. Thorin. In-8, VIII-567 p., 1880]<br \/><br \/>1886. &Eacute;DITION DE TEXTES PHILOSOPHIQUES DE BLAISE PASCAL.<br \/>Louis Robert &eacute;dite en 1886, un ouvrage rassemblant plusieurs textes de Blaise Pascal&nbsp;:<br \/>Pascal. De l&#39;autorit&eacute; en mati&egrave;re de philosophie ; De l&#39;esprit g&eacute;om&eacute;trique ; Entretien avec M. de Sacy. Nouvelle &eacute;dition avec une introduction et des notes historiques et philosophiques, par L. Robert. Doyen de la facult&eacute; des lettres de Rennes. Agr&eacute;g&eacute; des lettres et de philosophie. <br \/>[Paris : F&eacute;lix Alcan, &Eacute;diteur. 108, boulevard Saint-Germain, 108. Collection&nbsp;: Biblioth&egrave;que classique d&#39;ouvrages philosophiques. In-18, 100 p., 1886]. Avant-propos. Table des mati&egrave;res.<br \/>Num&eacute;ris&eacute;&nbsp;: Gallica BNF.<br \/>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5496421v\/f3.image.texteImage<br \/><br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1892.<br \/><br \/>SITOLOGIE.<br \/>Fran&ccedil;oise Huguet et Boris Nogu&egrave;s &laquo; Les professeurs des facult&eacute;s des lettres et des sciences en France au XIXe si&egrave;cle (1808-1880) &raquo;, juin 2011 <br \/>[en ligne] http:\/\/facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/<br \/>La notice concernant Louis Robert est accessible :<br \/>http:\/\/facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/fiche.php?indice=1331<br \/><br \/>&nbsp;<br \/><br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est certes un parcours exceptionnel, mais il est rendu possible par une double agr&eacute;gation [lettres en 1856, et philosophie en 1863] et un doctorat &egrave;s-lettres [Paris, 1869]. Trente ans apr&egrave;s son premier poste, Louis Robert devient doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, de 1880 &agrave; 1885.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-405","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=405"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":453,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/405\/revisions\/453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}