{"id":399,"date":"2019-11-28T13:37:50","date_gmt":"2019-11-28T13:37:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2019-11-28T13:37:50","modified_gmt":"2019-11-28T13:37:50","slug":"Denans-abbe-Arnaud-1760-1841-aumonier-professeur-de-philosophie-proviseur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Denans-abbe-Arnaud-1760-1841-aumonier-professeur-de-philosophie-proviseur.html","title":{"rendered":"Denans, abb\u00e9 Arnaud (1760-1841), aum\u00f4nier, professeur de philosophie, proviseur"},"content":{"rendered":"&Agrave; la suite du Concordat, sign&eacute; en juillet 1801, le r&eacute;gime napol&eacute;onien fait largement appel au clerg&eacute; aussi bien pour l&rsquo;enseignement que pour assumer dans les lyc&eacute;es une fonction d&rsquo;autorit&eacute;, comme celle de proviseur ou de censeur des &eacute;tudes. Le cas de l&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans, &agrave; Marseille, illustre parfaitement cette volont&eacute; politique mise en &oelig;uvre par le minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction publique.<br \/><!--more-->Abb&eacute; Arnaud Denans. N&eacute; le 1er juin 1760 ; mort le 18 octobre 1841.<br \/><br \/>1810. AUM&Ocirc;NIER DU LYC&Eacute;E DE MARSEILLE.<br \/>L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 10 d&eacute;cembre 1802 indique : &laquo; Il y aura un aum&ocirc;nier dans chaque lyc&eacute;e &raquo;.<br \/>Et l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 10 juin 1803 portant r&egrave;glement g&eacute;n&eacute;ral des lyc&eacute;es d&eacute;crit les activit&eacute;s religieuses prescrites aux &eacute;l&egrave;ves.<br \/>Au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Marseille, ouvert le 1er niv&ocirc;se an XI [22 d&eacute;cembre 1802], et inaugur&eacute; le 3 ao&ucirc;t 1803, se sont succ&eacute;d&eacute;s comme aum&ocirc;niers l&rsquo;abb&eacute; Garagnon et l&rsquo;abb&eacute; Laidier.<br \/><br \/>L&rsquo;abb&eacute; Verbert [1752-1819], nomm&eacute; en 1810, ant&eacute;rieurement Grand vicaire d&rsquo;Arles [1795], directeur et professeur de th&eacute;ologie du s&eacute;minaire de St. Lazare de Marseille, est alors le troisi&egrave;me proviseur du lyc&eacute;e de Marseille. L&rsquo;abb&eacute; Louis Auguste de Saint-Chamas [1760-1836], nomm&eacute; le 24 septembre 1810, est le troisi&egrave;me censeur. Boisson est procureur-g&eacute;rant. <br \/>L&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans, le 3 novembre 1810, est d&eacute;sign&eacute; par le proviseur et nomm&eacute; par l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que pour &ecirc;tre l&rsquo;aum&ocirc;nier du lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Marseille, en remplacement de l&rsquo;abb&eacute; Laidier.<br \/><br \/>1808-1810. L&#39;ENSEIGNEMENT DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E.<br \/>L&#39;enseignement de la Logique est inscrit dans l&#39;article 5 [Titre I ; article 5] du d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808, portant organisation de l&#39;Universit&eacute; : &laquo; Les lyc&eacute;es, pour [l&#39;enseignement des] langues anciennes, l&#39;histoire, la rh&eacute;torique, la logique, et les &eacute;l&eacute;ments des sciences math&eacute;matiques et physiques &raquo;. <br \/>Mais cet enseignement de la Logique est &agrave; comprendre dans l&#39;esprit de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, entendue au sens des Id&eacute;ologues. <br \/><br \/>Une inflexion du contenu de l&#39;enseignement, dans un sens plus conforme &agrave; la tradition des coll&egrave;ges royaux d&#39;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, appara&icirc;t dans le r&egrave;glement du 19 septembre 1809, qui organise l&#39;enseignement et parle express&eacute;ment de philosophie. <br \/>L&#39;article 5 indique en effet : &laquo; Il y aura une ann&eacute;e de philosophie dans les lyc&eacute;es chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mies &raquo;. Soit trente-cinq lyc&eacute;es situ&eacute;s dans les fronti&egrave;res, et hors fronti&egrave;res, de la R&eacute;volution.<br \/><br \/>L&#39;article 17 d&eacute;termine avec pr&eacute;cision la mati&egrave;re de cet enseignement.<br \/>Ainsi, c&#39;est &agrave; partir de cette date que se met en place, dans les lyc&eacute;es de l&#39;Empire, un enseignement de philosophie comprenant : les principes de la Logique, de la M&eacute;taphysique, de la Morale ; l&#39;Histoire des opinions des philosophes. <br \/>Le cours est prononc&eacute; soit en latin soit en fran&ccedil;ais. Il est confi&eacute; &agrave; un professeur sp&eacute;cifique, &agrave; raison de quatre le&ccedil;ons par semaine, de deux heures chacune. Le professeur fera composer ses &eacute;l&egrave;ves sur des mati&egrave;res philosophiques.<br \/>Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de math&eacute;matiques transcendantes et de rh&eacute;torique.<br \/>&laquo; Les professeurs de premier ordre des lyc&eacute;es des chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mie sont professeurs de facult&eacute;, et en prendront rang hors du lyc&eacute;e ; mais ils n&#39;en seront pas moins subordonn&eacute;s au proviseur dans l&#39;int&eacute;rieur de la maison &raquo;.<br \/><br \/>Enfin, un arr&ecirc;t&eacute; du 10 f&eacute;vrier 1810 d&eacute;cide &laquo; qu&#39;il sera &eacute;tabli des chaires de philosophie dans tous les lyc&eacute;es qui ne sont pas plac&eacute;s dans les chefs-lieux d&#39;Acad&eacute;mies &raquo;.<br \/><br \/>LA D&Eacute;MARCHE DE LAROMIGUI&Egrave;RE.<br \/>Cette r&eacute;introduction de l&#39;enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement &agrave; la suite d&#39;une d&eacute;marche de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], titulaire de la chaire de &laquo; Philosophie &raquo; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris. D&eacute;marche effectu&eacute;e aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l&#39;un des dix conseillers titulaires du Conseil de l&#39;Universit&eacute;, cr&eacute;&eacute; par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808. Requ&ecirc;te compl&eacute;t&eacute;e par une lettre &agrave; Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute;, nomm&eacute; par un autre d&eacute;cret du 17 mars 1808. <br \/><br \/>1811. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E DE MARSEILLE.<br \/>En 1809-1810, un enseignement de philosophie &eacute;tait pr&eacute;vu au lyc&eacute;e de Marseille. Le nom de l&#39;abb&eacute; Jos&eacute; Cust&oacute;dio de Faria [&eacute;crit parfois Defaria] [1746-1819] avait &eacute;t&eacute; un moment avanc&eacute;, mais finalement, peut-&ecirc;tre &agrave; la suite de quelques cours, n&#39;avait pas &eacute;t&eacute; retenu.<br \/><br \/>C&rsquo;est l&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il est aum&ocirc;nier, qui est nomm&eacute; dans la chaire de philosophie le 3 novembre 1810. Il reste en poste jusqu&#39;au 18 octobre 1816, date de sa nomination comme censeur du coll&egrave;ge. <br \/>Il est alors remplac&eacute; par l&rsquo;abb&eacute; Jean Vachier [Vachier de Flayosc] [1764-1841], enseignant de philosophie de 1816\/1817 &agrave; 1819.<br \/><br \/>1816. CENSEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE MARSEILLE.<br \/>L&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans est nomm&eacute; censeur au coll&egrave;ge royal de Marseille, le 18 octobre 1816, en remplacement de Charles Marcel Tranchant [1767-1831], quatri&egrave;me censeur, en fonction comme censeur du 17 f&eacute;vrier 1815 au 10 octobre 1816 et qui deviendra, juste avant l&rsquo;abb&eacute; Denans, proviseur du coll&egrave;ge.<br \/>Ainsi, l&rsquo;abb&eacute; Denans travaille-t-il jusqu&rsquo;au 29 septembre 1821 aupr&egrave;s de Charles Marcel Tranchant, auquel il succ&egrave;dera.<br \/>Il est remplac&eacute; comme censeur par l&rsquo;abb&eacute; Calmetz [1789-apr&egrave;s 1830], censeur du 1er octobre 1821 au 22 juillet 1822.<br \/><br \/>1818. DES ORAISONS FUN&Egrave;BRES.<br \/>L&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans prononce, le 10 juin 1818, l&rsquo;Oraison fun&egrave;bre du tr&egrave;s-haut et tr&egrave;s-puissant prince Louis Joseph de Bourbon, prince de Cond&eacute;, prononc&eacute; dans l&rsquo;&eacute;glise Saint-Th&eacute;odore [Marseille : impr. d&rsquo;Achard. In-8, 32 p., 1818]. <br \/>Et le 20 juin 1822 l&rsquo;Oraison fun&egrave;bre de Mgr. Henri Fran&ccedil;ois Xavier de Belzunce de Castelmoron, &eacute;v&ecirc;que de Marseille [Marseille : impr. de Dubi&eacute;. In-8, 72 p., 1822].<br \/>Cette oraison est prononc&eacute;e dans la paroisse Saint-Lazare, dite la Major, &laquo; &agrave; l&#39;occasion de la translation des d&eacute;pouilles mortelles de cet illustre pr&eacute;lat, dans le tombeau qui lui a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute; dans cette ancienne cath&eacute;drale &raquo;.<br \/><br \/>On lui doit &eacute;galement un Discours prononc&eacute; dans la Chapelle de la Vierge de la Garde aux &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge royal [S. l. n. d.].<br \/><br \/>1821. NOMINATION COMME PROVISEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE N&Icirc;MES.<br \/>Le 29 septembre 1821, l&rsquo;abb&eacute; Denans est nomm&eacute; proviseur du coll&egrave;ge royal de N&icirc;mes. Mais cette nomination reste formelle et ne court que sur quelques semaines, jusqu&rsquo;au 7 novembre 1821, en &eacute;tant remplac&eacute;e par une affectation &agrave; Marseille. <br \/>C&rsquo;est l&rsquo;abb&eacute; Andr&eacute; Fran&ccedil;ois Robin [NNN-1849] qui est maintenu proviseur &agrave; N&icirc;mes, en fonction jusqu&rsquo;au 21 octobre 1823.<br \/><br \/>1821. PROVISEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE MARSEILLE.<br \/>Apr&egrave;s que l&rsquo;abb&eacute; Jean Baptiste Mazel [1767-1838], ant&eacute;rieurement proviseur du coll&egrave;ge royal d&rsquo;Avignon, ait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pour quelques semaines proviseur du coll&egrave;ge de Marseille, c&rsquo;est finalement l&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans qui est d&eacute;sign&eacute; comme proviseur du coll&egrave;ge royal de Marseille, le 7 novembre 1821. <br \/>C&rsquo;est le sixi&egrave;me proviseur du coll&egrave;ge. Il est nomm&eacute; en remplacement de Charles Marcel Tranchant [1767-1831], ancien proviseur du 10 octobre 1816 au 3 novembre 1821, promu dans le corps des inspecteurs de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris.<br \/>Les proviseurs qui se sont succ&eacute;d&eacute;s &agrave; Marseille sont : l&rsquo;abb&eacute; Jacques Roman [1740-1823], proviseur du 22 d&eacute;cembre 1802 au 19 septembre 1804 ; Antoine Joseph Reboul [1738-1816], proviseur du 19 septembre 1804 &agrave; 1810 ; l&rsquo;abb&eacute; Marie Charles Emmanuel Verbert [1752-1819], proviseur de 1810 &agrave; 1814 ; Pierre Jean Joseph Dubruel [1760-1828], proviseur de 1814 au 10 octobre 1816 ; Charles Marcel Tranchant [1767-1831], proviseur du 10 octobre 1816 au 3 novembre 1821.<br \/><br \/>L&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans est assist&eacute; par l&rsquo;abb&eacute; Calmetz [1789-apr&egrave;s 1830], qui lui a succ&eacute;d&eacute; comme censeur des &eacute;tudes &agrave; Marseille du 1er octobre 1821 au 22 juillet 1822 ; puis par Paul Louis Leconte [1796-1857], ant&eacute;rieurement professeur de quatri&egrave;me au coll&egrave;ge, censeur des &eacute;tudes du 22 juillet 1822 au 27 novembre 1823.<br \/>L&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans reste en poste jusqu&rsquo;au 23 septembre 1823, date &agrave; laquelle il est admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite. Il est alors &acirc;g&eacute; de soixante-trois ans.<br \/><br \/>Est remplac&eacute; comme proviseur &agrave; Marseille par l&rsquo;abb&eacute; Louis Fran&ccedil;ois Bonnafous [1790-NNN], proviseur du coll&egrave;ge royal de Marseille du 23 septembre 1823 au 30 septembre 1830.<br \/><br \/>SOURCE.<br \/>Charles Fierville. Archives des lyc&eacute;es, proviseurs et censeurs, 1er mai 1802-1er juillet 1893 : documents administratifs recueillis et class&eacute;s pour la premi&egrave;re fois <br \/>[Paris : Firmin-Didot. In-4. LXXXV-526 p., 1894]. Quatri&egrave;me partie : notices individuelles. Page 284.","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&Agrave; la suite du Concordat, sign&eacute; en juillet 1801, le r&eacute;gime napol&eacute;onien fait largement appel au clerg&eacute; aussi bien pour l&rsquo;enseignement que pour assumer dans les lyc&eacute;es une fonction d&rsquo;autorit&eacute;, comme celle de proviseur ou de censeur des &eacute;tudes. Le cas de l&rsquo;abb&eacute; Arnaud Denans, &agrave; Marseille, illustre parfaitement cette volont&eacute; politique mise en &oelig;uvre par le minist&egrave;re de l&rsquo;Instruction publique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-399","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/399","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=399"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/399\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":466,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/399\/revisions\/466"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=399"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=399"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=399"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}