{"id":385,"date":"2019-06-02T21:10:58","date_gmt":"2019-06-02T19:10:58","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T16:31:13","modified_gmt":"2020-09-18T14:31:13","slug":"bernardy-jacques-philippe-1758-1836-de-l-ecole-centrale-a-la-faculte-des-lettres-de-poitiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/bernardy-jacques-philippe-1758-1836-de-l-ecole-centrale-a-la-faculte-des-lettres-de-poitiers.html","title":{"rendered":"Bernardy, Jacques Philippe (1758-1836), de l&rsquo;\u00c9cole centrale \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Poitiers"},"content":{"rendered":"<div>D&eacute;j&agrave; form&eacute; pendant pr&egrave;s de quinze ans &agrave; l&#39;enseignement, au sein de la Congr&eacute;gation de l&#39;Oratoire, c&#39;est &agrave; sa sp&eacute;cialisation comme professeur de Belles-Lettres que Jacques Philippe Bernardy doit sa carri&egrave;re dans l&#39;enseignement. Ind&eacute;pendamment des r&eacute;gimes politiques qui se succ&egrave;dent : &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente ; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial, puis coll&egrave;ge royal, enfin &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers.<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>Jacques Philippe Bernardy [1758-1836]. N&eacute; le 4 mai 1758, &agrave; Monieux [Vaucluse] ; mort le 24 ao&ucirc;t 1836, &agrave; L&#39;Espinasse, dans la commune d&#39;Oyr&eacute;, pr&egrave;s de Ch&acirc;tellerault [Vienne]<\/div><div>[appel&eacute; parfois : Bernardy-Lespinasse, ou encore : Bernardy-l&#39;Espinasse, sans doute du nom d&#39;une attache avec l&#39;Espinasse, dans la Vienne].<\/div><div><br \/><\/div><div>1776. MEMBRE DE LA CONGR&Eacute;GATION DE L&#39;ORATOIRE.<\/div><div>Membre de la Congr&eacute;gation de l&#39;Oratoire [1776-1791], congr&eacute;gation religieuse sp&eacute;cialis&eacute;e dans les fonctions enseignantes, et dont il fait partie de 1776 jusqu&#39;en 1791. &Agrave; ce titre Jacques Philippe Bernardy enseigne dans diff&eacute;rentes institutions.<\/div><div>Mais, la loi et le d&eacute;cret du 18 ao&ucirc;t 1792, suppriment les congr&eacute;gations s&eacute;culi&egrave;res, et son article 4 pr&eacute;cise : &laquo; Aucune partie de l&#39;enseignement public ne continuera d&#39;&ecirc;tre confi&eacute;e aux maisons de charit&eacute;, non plus qu&#39;&agrave; aucune des maisons des ci-devant congr&eacute;gations d&#39;hommes et de filles, s&eacute;culi&egrave;res ou r&eacute;guli&egrave;res &raquo;. D&egrave;s lors, Jacques Philippe Bernardy quitte le clerg&eacute; et se marie.<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. &Eacute;COLES CENTRALES ET ENSEIGNEMENTS DES &Eacute;COLES CENTRALES.<\/div><div>Les &Eacute;coles centrales sont cr&eacute;&eacute;es, &agrave; la suite du rapport de Pierre Claude Fran&ccedil;ois Daunou [1761-1840], et de son projet de loi, par le d&eacute;cret de la Convention, du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795] portant sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;Instruction publique.<\/div><div>Le titre I porte sur les &eacute;coles primaires ; le titre II porte sur les &eacute;coles centrales ; le titre III porte sur les &eacute;coles sp&eacute;ciales.<\/div><div>L&rsquo;article 1er stipule qu&rsquo;il sera &eacute;tabli une &eacute;cole centrale par d&eacute;partement.<\/div><div><br \/><\/div><div>Conform&eacute;ment &agrave; ce d&eacute;cret, l&rsquo;enseignement dans les &Eacute;coles centrales est divis&eacute; en trois sections :<\/div><div>Une premi&egrave;re section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de douze ans r&eacute;volus, comprenant sur deux ans, les cours de Dessin ; d&rsquo;Histoire naturelle ; de Langues anciennes ; de Langues vivantes.<\/div><div>Une seconde section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de quatorze ans, comprenant sur deux ans, les cours de Math&eacute;matiques ; de Physique ; de Chimie exp&eacute;rimentale.<\/div><div>Une troisi&egrave;me section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de seize ans, comprenant sur deux ans, les cours de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, de Belles-Lettres ; d&#39;Histoire ; de L&eacute;gislation.<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. BERNARDY PROFESSEUR &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE D&#39;INDRE-ET-LOIRE &Agrave; TOURS.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre g&eacute;n&eacute;ral que Jean Philippe Bernardy est charg&eacute;, aupr&egrave;s de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Indre-et-Loire, &eacute;tablie &agrave; Tours, de l&#39;enseignement d&#39;&Eacute;conomie et d&#39;Histoire, aux &eacute;l&egrave;ves de la troisi&egrave;me section.<\/div><div>L&#39;&Eacute;cole install&eacute;e dans les locaux de l&#39;ancien s&eacute;minaire de Saint-Charles [aujourd&#39;hui Lyc&eacute;e Descartes], institu&eacute;e par le d&eacute;cret du 18 germinal an III [7 avril 1795], a ouvert ses portes le 11 messidor an III [29 juin 1795].<\/div><div>Mais quelques mois plus tard, Jean Philippe Bernardy d&eacute;missionne de sa chaire de professeur d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale d&#39;Indre-et-Loire le 25 pluvi&ocirc;se an IV [14 f&eacute;vrier 1796], pour prendre la chaire de L&eacute;gislation &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente [Angoul&ecirc;me].<\/div><div>Il est remplac&eacute;, comme professeur d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Indre-et-Loire, par Lucien Dreux [1756-1827], homme de lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>1796. PROFESSEUR &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DE LA CHARENTE.<\/div><div>En 1796, Jean Philippe Bernardy est nomm&eacute; dans la chaire de L&eacute;gislation de l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente [Angoul&ecirc;me], &eacute;cole install&eacute;e dans l&#39;ancienne Abbaye de Beaulieu.<\/div><div>Il d&eacute;bute ses cours d&egrave;s le 1er frimaire an V [21 novembre 1796].<\/div><div>Ainsi enseigne-t&#39;il, comme pr&eacute;c&eacute;demment, dans la troisi&egrave;me section de l&#39;&Eacute;cole, en s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de seize ans et plus.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les autres enseignants de l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente sont :<\/div><div>Pour la premi&egrave;re section : l&#39;architecte Silvestre Topin, pour le Dessin ; Jean Baptiste Lefebvre de Villebrune [1732-1809], pour l&#39;Histoire naturelle ; Trelon, pour les Langues anciennes.<\/div><div>Pour la deuxi&egrave;me section : l&#39;abb&eacute; Guillaume Roch L&eacute;tourneau, pour les Math&eacute;matiques ; l&#39;abb&eacute; Jobit, ancien professeur au coll&egrave;ge de Saintes, pour la Physique.<\/div><div>Pour la troisi&egrave;me section : Jean-Baptiste Girard, pour la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale ; [Pierre] Joseph Couanne [1759-NNN], ancien professeur &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Poitiers, pour les Belles-Lettres ; l&#39;&eacute;crivain Pierre Tiffon de Saint-Surin [1768-1848], pour l&#39;Histoire ; Jacques Philippe Bernardy [1758-1836], pour la L&eacute;gislation.<\/div><div>Le Biblioth&eacute;caire est Latreille.<\/div><div><br \/><\/div><div>1799. PROGRAMME D&#39;UN COURS DE L&Eacute;GISLATION.<\/div><div>Dans le cadre des exercices publics qui ont lieu chaque ann&eacute;e dans toutes les &Eacute;coles centrales, Bernardy fait publier, en juin\/juillet 1799, le programme de son cours de l&eacute;gislation.<\/div><div>Est rapport&eacute; dans cette brochure le programme de l&#39;ann&eacute;e 1798\/1799 ; en bref celui de l&#39;ann&eacute;e suivante [&laquo; nous discuterons les principes fondamentaux du droit civil &raquo;], ainsi qu&#39;une s&eacute;rie de questions : sur la Morale, la L&eacute;gislation, le Pacte social, etc. Enfin est donn&eacute;e la liste des questions auxquelles deux de ses &eacute;l&egrave;ves, sous forme de discussion, r&eacute;pondront dans l&#39;exercice public produit devant les autorit&eacute;s locales, exercice qui cl&ocirc;t l&#39;ann&eacute;e scolaire.<\/div><div><br \/><\/div><div>Programme. Cours de l&eacute;gislation. Exercices publics de l&#39;an VII [Angoul&ecirc;me : impr. de F. Tr&eacute;meau, Imprimeur du d&eacute;partement, rue des ci-d. Cordeliers. In-4, 12 p.].<\/div><div>Sign&eacute; : Bernardy-L&#39;Espinasse.)<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Gallica BNF.<\/div><div>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k57862028<\/div><div><br \/><\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale, en 1804, c&#39;est seulement une &eacute;cole secondaire communale qui est &eacute;tablie &agrave; Angoul&ecirc;me. C&#39;est Poitiers qui est choisi pour accueillir le lyc&eacute;e imp&eacute;rial.<\/div><div>Aussi, compte tenu de son &laquo; curriculum &raquo;, Jacques Philippe Bernardy est-il nomm&eacute; professeur au lyc&eacute;e de Poitiers. Il y est titulaire de la chaire de rh&eacute;torique [correspondant &agrave; ce qu&rsquo;on appellerait aujourd&rsquo;hui une classe de premi&egrave;re].<\/div><div><br \/><\/div><div>1804. OUVERTURE DU LYC&Eacute;E DE POITIERS.<\/div><div>C&#39;est dans la cadre de la loi g&eacute;n&eacute;rale sur l&#39;Instruction publique, du 1er mai 1802, que sont pris successivement, &agrave; partir d&#39;octobre 1802, plusieurs arr&ecirc;t&eacute;s de Napol&eacute;on, Premier Consul, ordonnant l&#39;&eacute;tablissement des lyc&eacute;es, dans une quarantaine de villes des territoires fran&ccedil;ais et occup&eacute;s.<\/div><div>Le lyc&eacute;e de Poitiers est fond&eacute; par le d&eacute;cret du 16 flor&eacute;al an XI [6 mai 1803]. Par ce d&eacute;cret sont cr&eacute;&eacute;s dix-huit lyc&eacute;es : Alexandrie ; Amiens ; Angers ; Bourges ; Caen ; Cahors ; Dijon ; Grenoble ; Li&egrave;ge ; Limoges ; Metz ; Montpellier ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Reims ; Toulouse.<\/div><div>Le lyc&eacute;e de Poitiers est &eacute;tabli le 1er flor&eacute;al an XII [21 avril 1804]. Son ouverture est organis&eacute;e par les deux Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux, Raymond Despaux [1726-1818] et Louis Domairon [1745-1807]. Ouvert le 17 mai 1804, il compte environ deux cents &eacute;l&egrave;ves.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PREMIERS ENSEIGNEMENTS.<\/div><div>A son ouverture, alors que Louis Brault [1743-1830] est proviseur ; Jean Pierre Bernard [1767-1851], censeur des &eacute;tudes ; Jacques Chevallier [1753-apr&egrave;s 1813], ancien recteur de l&#39;Universit&eacute; de Poitiers, procureur g&eacute;rant ; les premiers enseignants sont d&eacute;sign&eacute;s.<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les math&eacute;matiques : Pierre Dem&eacute;r&eacute; ; Louis Boub&eacute;e de Lespin [1778-1857] ; l&#39;abb&eacute; Jean Louis Bernardeau [1762-1829], qui sera plus tard professeur de philosophie.<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les lettres : en latin, l&rsquo;abb&eacute; Joseph Ricque [1761-1829], ancien r&eacute;gent du coll&egrave;ge Sainte-Marthe ; Odezenne ; Charles Fradin [1769-1846]. Et Jacques Philippe Bernardy pour les Belles-Lettres.<\/div><div>Cette structure d&#39;enseignement fonctionne de 1804\/1805 &agrave; 1809\/1810<\/div><div><br \/><\/div><div>PROFESSEUR D&#39;HUMANIT&Eacute;S AU LYC&Eacute;E IMP&Eacute;RIAL DE POITIERS.<\/div><div>Entre temps, apr&egrave;s d&eacute;cembre 1804, le lyc&eacute;e de Poitiers a pris l&#39;appellation de Lyc&eacute;e Imp&eacute;rial.<\/div><div>A la rentr&eacute;e scolaire de l&#39;ann&eacute;e 1809\/1810, comme dans tous les autres lyc&eacute;es, une nouvelle structure d&#39;enseignement est en place.<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les math&eacute;matiques : en math&eacute;matiques &eacute;l&eacute;mentaires, Ganivet-Delisle ; en math&eacute;matiques sp&eacute;ciales : Pierre D&eacute;m&eacute;r&eacute; [1673-NNN] ; non encore nomm&eacute; en math&eacute;matiques transcendantes. Pierre Coulteault [1769-1827] est enseignant en sciences physiques<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les lettres : en grammaire, premi&egrave;re ann&eacute;e : Beauvais ; non encore nomm&eacute; en grammaire deuxi&egrave;me ann&eacute;e ; en humanit&eacute;s premi&egrave;re ann&eacute;e : Odezerne ; en humanit&eacute;s deuxi&egrave;me ann&eacute;e : Charles Fradin [1769-1846] ; en rh&eacute;torique : Jacques Philippe Bernardy [1758-1836].<\/div><div>Enfin en philosophie : Jean Louis Bernardeau [1762-1829].<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi Jacques Philippe Bernardy occupe-t-il au lyc&eacute;e de Poitiers le poste le plus &eacute;lev&eacute; pour l&#39;enseignement strictement litt&eacute;raire. C&#39;est &agrave; ce titre qu&#39;il sera nomm&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1815. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE POITIERS.<\/div><div>Dans le cadre de l&#39;organisation de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale, une Facult&eacute; de Lettres est cr&eacute;&eacute;e &agrave; Poitiers, avec, comme dans toutes les Facult&eacute;s de Lettres, quatre chaires : une chaire de Philosophie, avec l&rsquo;abb&eacute; Eloy de Bellissens [1758-1834] ; une chaire de Litt&eacute;rature latine, avec Charles Creuz&eacute; des Chateliers [1764-1846] ; une chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, avec Jacques Philippe Bernardy [1758-1836] ; une chaire d&#39;Histoire, avec Charles Fradin [1769-1846].<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi en 1809, Jacques Philippe Bernardy est nomm&eacute; professeur titulaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers [1809-1815].<\/div><div>Tout en poursuivant son enseignement au lyc&eacute;e imp&eacute;rial [puis coll&egrave;ge] de Poitiers, Jacques Philippe Bernardy enseigne &laquo; l&#39;&eacute;loquence fran&ccedil;aise &raquo;, dans la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, de la cr&eacute;ation de la chaire jusqu&#39;&agrave; la suppression de la Facult&eacute; des Lettres, le 31 octobre 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>En effet, un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de Facult&eacute;s au sein de dix-sept acad&eacute;mies : Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen.<\/div><div>A Poitiers, la Facult&eacute; des Lettres est supprim&eacute;e ; la Facult&eacute; de Droit est maintenue.<\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres de Poitiers sera r&eacute;tablie, presque trente ans plus tard, par l&rsquo;ordonnance royale du 8 octobre 1845.<\/div><div><br \/><\/div><div>1815-1824. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE POITIERS.<\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers, en octobre 1815, Jacques Philippe Bernardy poursuit son enseignement comme professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Poitiers.<\/div><div>A partir de 1820, et jusqu&#39;en 1824, Alphonse Jean Ducasau [1793-1838], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1811] jusqu&#39;alors professeur de seconde, &laquo; double &raquo; l&#39;enseignement de Bernardy en classe de rh&eacute;torique.<\/div><div>Jacques Philippe Bernardy est admis &agrave; la retraite en 1823. Il est alors &acirc;g&eacute; de 65 ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>1817. VUES G&Eacute;N&Eacute;RALES SUR LE PERFECTIONNEMENT DES &Eacute;TUDES.<\/div><div>En 1817, Bernardy publie : Vues g&eacute;n&eacute;rales et sommaires sur le perfectionnement des &eacute;tudes dans les grands &eacute;tablissements d&#39;instruction publique, adress&eacute;es &agrave; Messieurs composant la Commission d&#39;instruction publique [Paris : A. Eymery. In-8, 131 p., 1817].<\/div><div>En 1817, la Commission de l&#39;Instruction publique pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] est compos&eacute;e de cinq membres : Georges Cuvier [1769-1832], Antoine Isaac Silvestre de Sacy [1758-1838], Philibert Gu&eacute;neau de Mussy [1776-1834], l&#39;abb&eacute; Dominique &Eacute;li&ccedil;agaray [1758-1822]. Claude Bernard Petitot [1792-1825] &eacute;tant le secr&eacute;taire de la Commission.<\/div><div><br \/><\/div><div>1823. DUCASAU REMPLACE BERNARDY EN 1823.<\/div><div>Jacques Philippe Bernardy est admis &agrave; la retraite en 1823. Il est alors &acirc;g&eacute; de 65 ans.<\/div><div>Il est remplac&eacute; dans la chaire de rh&eacute;torique par Alphonse Jean Ducasau [1793-1838], futur inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Bordeaux, puis recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Poitiers [1833-1838].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>C. F. H. Barjavel dans son Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du d&eacute;partement de Vaucluse [1841], consacre une notice &agrave; &laquo; Philippe Bernardy &raquo;.<\/div><div>Il le fait na&icirc;tre en 1755. Et indique qu&#39;il est le fr&egrave;re cadet du jurisconsulte Joseph de Bernardi [1751-1824].<\/div><div><br \/><\/div><div>SITOLOGIE.<\/div><div>Fran&ccedil;oise Huguet et Boris Nogu&egrave;s. Les Professeurs des facult&eacute;s des lettres et des sciences en France au XIXe si&egrave;cle (1808-1880). juin 2011<\/div><div>La fiche est num&eacute;ris&eacute;e.<\/div><div>http:\/\/facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/fiche.php?indice=81<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>D&eacute;j&agrave; form&eacute; pendant pr&egrave;s de quinze ans &agrave; l&#39;enseignement, au sein de la Congr&eacute;gation de l&#39;Oratoire, c&#39;est &agrave; sa sp&eacute;cialisation comme professeur de Belles-Lettres que Jacques Philippe Bernardy doit sa carri&egrave;re dans l&#39;enseignement. Ind&eacute;pendamment des r&eacute;gimes politiques qui se succ&egrave;dent : &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente ; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial, puis coll&egrave;ge royal, enfin &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers.<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-385","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=385"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":558,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385\/revisions\/558"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=385"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=385"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=385"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}