{"id":368,"date":"2018-08-09T20:21:54","date_gmt":"2018-08-09T18:21:54","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T19:46:20","modified_gmt":"2020-09-18T17:46:20","slug":"fradin-charles-pierre-1769-1846-professeur-depute-professeur-de-droit-romain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/fradin-charles-pierre-1769-1846-professeur-depute-professeur-de-droit-romain.html","title":{"rendered":"Fradin, Charles Pierre (1769-1846), professeur, d\u00e9put\u00e9, professeur de Droit romain"},"content":{"rendered":"<div>Acteur d&#39;une p&eacute;riode historique aux r&eacute;gimes politiques nettement contrast&eacute;s, de la R&eacute;publique &agrave; la Monarchie constitutionnelle, Charles Pierre Fradin poursuit une carri&egrave;re universitaire fortement diversifi&eacute;e. &Eacute;cole centrale de d&eacute;partement, Lyc&eacute;e, Facult&eacute; de Lettres et Facult&eacute; de Droit, re&ccedil;oivent successivement, &agrave; Poitiers, sur plus de cinquante ans, ses enseignements d&#39;histoire, de latin, et enfin de Droit romain.&nbsp;<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>Charles Pierre Fradin [1769-1846]. N&eacute; le 30 avril 1769, &agrave; Lusignan [Poitou, aujourd&#39;hui d&eacute;partement de la Vienne] ; mort le 2 avril 1846, &agrave; Poitiers [Vienne].<\/div><div>Apr&egrave;s des &eacute;tudes de droit, dans l&#39;ancienne Facult&eacute; de Droit de Poitiers, devient avocat et se pr&eacute;sente au doctorat en droit.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1789. DOCTORAT EN DROIT.<\/div><div>Charles Pierre Fradin, alors dans sa vingti&egrave;me ann&eacute;e, devient docteur en droit [Poitiers, 1789], &agrave; la Facult&eacute; de Droit de Poitiers, avec une th&egrave;se : Du Mandat, du cautionnement et du nantissement.<\/div><div>&Eacute;dit&eacute;e &agrave; Paris : [Paris : Imprimerie de E. Pochart. In-4, 20 p., s.-d.].<\/div><div><br \/><\/div><div>1790. FRADIN &laquo; D&Eacute;FENSEUR OFFICIEUX &raquo;.<\/div><div>La loi sur l&#39;organisation judiciaire des 16-24 ao&ucirc;t 1790 r&eacute;forme profond&eacute;ment l&#39;institution judiciaire. Et c&#39;est dans le cadre de la suppression des corporatismes qu&#39;est pris le d&eacute;cret des 2-11 septembre 1790 pr&eacute;voyant, dans son article 10 : &laquo; Les hommes de loi, ci-devant appel&eacute;s avocats, ne devant former ni ordre, ni corporation, n&#39;auront aucun costume particulier dans leur fonction &raquo;.<\/div><div>C&#39;est dans cette situation qui perdure jusqu&#39;au 14 d&eacute;cembre 1810 [r&eacute;tablissement de l&#39;Ordre] que Charles Pierre Fradin, compte tenu de ses connaissances juridiques, exerce la fonction reconnue de &laquo; d&eacute;fenseur officieux &raquo;.<\/div><div>Puis apr&egrave;s cette date s&#39;inscrit au barreau et devient officiellement avocat.<\/div><div><br \/><\/div><div>1791. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE DE POITIERS.<\/div><div>Charles Pierre Fradin est nomm&eacute;, le 21 janvier 1791, par un arr&ecirc;t&eacute; du Directoire du d&eacute;partement de la Vienne, professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Poitiers [ancien coll&egrave;ge de Sainte-Marthe].&nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1793. PROCUREUR SYNDIC&nbsp; DU DISTRICT DE POITIERS.<\/div><div>La fonction de procureur syndic, premier fonctionnaire &agrave; l&#39;&eacute;chelle du district [&eacute;chelle inf&eacute;rieure au d&eacute;partement], &eacute;lu pour quatre ans au scrutin individuel, ayant voix consultative, repr&eacute;sentant &agrave; la fois les int&eacute;r&ecirc;ts de l&#39;autorit&eacute; centrale et ceux de la communaut&eacute; locale, est cr&eacute;&eacute;e en d&eacute;cembre 1789.&nbsp;<\/div><div>Cependant, &agrave; Poitiers, en septembre 1793, le Pr&eacute;sident, les membres du Directoire, l&#39;administrateur du d&eacute;partement, le procureur syndic sont d&eacute;mis de leurs fonctions. C&#39;est &agrave; la suite de ces mesures que Charles Pierre Fradin &laquo; professeur &raquo; remplace Jacques Gilbert Moreau, l&#39;ancien procureur syndic, nomm&eacute; en janvier 1792.&nbsp;<\/div><div>Charles Pierre Fradin reste deux ans dans cette fonction de procureur syndic, supprim&eacute;e et remplac&eacute;e par celle de Commissaire du Directoire, cr&eacute;&eacute;e le 5 fructidor an III [22 ao&ucirc;t 1795].<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. &Eacute;COLES CENTRALES ET ENSEIGNEMENTS DES &Eacute;COLES CENTRALES.&nbsp;<\/div><div>La plupart des structures d&#39;enseignement ont &eacute;t&eacute;s abolies par la R&eacute;volution, notamment avec la loi du 18 ao&ucirc;t 1792, qui supprime les Congr&eacute;gations religieuses s&eacute;culi&egrave;res, et notamment la Congr&eacute;gation de l&#39;Oratoire qui joue de longue date un r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant dans l&#39;enseignement, r&ocirc;le encore accru depuis l&#39;expulsion des J&eacute;suites en 1762. D&egrave;s lors, la Convention, &agrave; la suite de longues discussions, met en place une nouvelle organisation pour l&#39;instruction publique.<\/div><div>Ainsi les &Eacute;coles centrales sont-elles cr&eacute;&eacute;es, &agrave; la suite du rapport de Pierre Claude Fran&ccedil;ois Daunou [1761-1840]. Son projet de loi adopt&eacute; est promulgu&eacute; par le d&eacute;cret de la Convention, en date du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795] portant sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;instruction publique.&nbsp;<\/div><div>Le titre I porte sur les &eacute;coles primaires ; le titre II porte sur les &eacute;coles centrales ; le titre III porte sur les &eacute;coles sp&eacute;ciales.&nbsp;<\/div><div>L&rsquo;article 1er stipule qu&rsquo;il sera &eacute;tabli une &eacute;cole centrale par d&eacute;partement.<\/div><div><br \/><\/div><div>Conform&eacute;ment &agrave; ce d&eacute;cret, l&rsquo;enseignement dans les Ecoles centrales est divis&eacute; en trois sections :&nbsp;<\/div><div>Une premi&egrave;re section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de douze ans r&eacute;volus, comprenant sur deux ans, les cours de Dessin ; d&rsquo;Histoire naturelle ; de Langues anciennes ; de Langues vivantes.<\/div><div>Une seconde section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de quatorze ans, comprenant sur deux ans, les cours de Math&eacute;matiques ; de Physique et de Chimie exp&eacute;rimentale.<\/div><div>Une troisi&egrave;me section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de seize ans, comprenant sur deux ans, les cours de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, de Belles-Lettres ; d&#39;Histoire ; de L&eacute;gislation.<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. TITULAIRE DE LA CHAIRE D&#39;HISTOIRE DE L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DE LA VIENNE.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre g&eacute;n&eacute;ral que Charles Pierre Fradin est charg&eacute;, aupr&egrave;s de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Vienne, &eacute;tablie &agrave; Poitiers, et ouverte le 13 thermidor an III [31 juillet 1795], de l&#39;enseignement&nbsp; d&#39;Histoire, aux &eacute;l&egrave;ves de la troisi&egrave;me section, s&rsquo;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de seize ans et plus.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;administration centrale commence par refuser sa nomination comme professeur d&#39;Histoire, car il est suspect&eacute; de &laquo; terrorisme &raquo;. Puis elle finit par accepter sa nomination.&nbsp;<\/div><div>Charles Pierre Fradin est alors d&eacute;finitivement nomm&eacute; titulaire de la chaire d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Vienne le 27 vend&eacute;miaire an IV [17 octobre 1795]. Il y reste th&eacute;oriquement en poste jusqu&#39;&agrave; la fermeture de l&#39;&Eacute;cole fix&eacute;e d&eacute;finitivement au 1er flor&eacute;al an XII [21 avril 1804].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROFESSEURS DE L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DE LA VIENNE.<\/div><div>Les premiers professeurs, dont certains seront ult&eacute;rieurement remplac&eacute;s, de l&#39;&Eacute;cole centrale de la Vienne sont :&nbsp;<\/div><div>Pour la premi&egrave;re section [&eacute;l&egrave;ves de douze ans] : Joseph Marie Vien [1761-1848], pour le Dessin ; Chauveau pour l&#39;Histoire naturelle ; Louis Baupr&eacute;, pour les Langues anciennes.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la deuxi&egrave;me section [&eacute;l&egrave;ves de quatorze ans] : Louis Fr&eacute;mont, pour les math&eacute;matiques ; Pierre Couteault [1769-1827], pour la Physique exp&eacute;rimentale.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la troisi&egrave;me section [&eacute;l&egrave;ves de seize ans] : Fran&ccedil;ois Sauger-Pr&eacute;neuf [1770-1865], pour la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale ; Honor&eacute; Pontois, pour les Belles-Lettres ; Charles Pierre Fradin [1769-1846], pour l&#39;Histoire ; Hi&eacute;rosme Bonaventure Gibault [1761-1834], pour la L&eacute;gislation.<\/div><div>Hugues Mazet [1743-1817] est le Biblioth&eacute;caire.<\/div><div><br \/><\/div><div>1802. CR&Eacute;ATION DU LYC&Eacute;E DE POITIERS.<\/div><div>Mais, autour des ann&eacute;es 1800, par la volont&eacute; du pouvoir politique, d&eacute;sireux de centralisation, les &Eacute;coles centrales, souvent d&eacute;cri&eacute;es pour leur irr&eacute;ligiosit&eacute;, sont condamn&eacute;es &agrave; dispara&icirc;tre.<\/div><div>C&#39;est dans la cadre de la loi g&eacute;n&eacute;rale sur l&#39;Instruction publique, du 1er mai 1802, que sont pris successivement, &agrave; partir d&#39;octobre 1802, plusieurs arr&ecirc;t&eacute;s de Napol&eacute;on, Premier Consul, ordonnant l&#39;&eacute;tablissement des lyc&eacute;es, dans une quarantaine de villes des territoires fran&ccedil;ais et occup&eacute;s.<\/div><div>Le lyc&eacute;e de Poitiers est fond&eacute; par le d&eacute;cret du 16 flor&eacute;al an XI [6 mai 1803]. Par ce seul d&eacute;cret sont cr&eacute;&eacute;s dix-huit lyc&eacute;es : Alexandrie ; Amiens ; Angers ; Bourges ; Caen ; Cahors ; Dijon ; Grenoble ; Li&egrave;ge ; Limoges ; Metz ; Montpellier ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Reims ; Toulouse.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&#39;une part, la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale de Poitiers, est fix&eacute;e d&eacute;finitivement&nbsp; au 1er flor&eacute;al an XII [21 avril 1804]<\/div><div>D&#39;autre part, le lyc&eacute;e de Poitiers est plac&eacute;, selon l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 16 flor&eacute;al an XI, dans les b&acirc;timents r&eacute;unis du coll&egrave;ge [ancien coll&egrave;ge Sainte-Marthe] et du Puy-Garreau Il a &eacute;t&eacute; ouvert le 17 mai 1804.<\/div><div>Charles Pierre Fradin y est nomm&eacute; professeur en deuxi&egrave;me ann&eacute;e de latin.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PREMIERS ENSEIGNEMENTS AU LYC&Eacute;E DE POITIERS.<\/div><div>A son ouverture, au deuxi&egrave;me trimestre de l&#39;ann&eacute;e 1804, organis&eacute;e par les deux inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux, Raymond Despaulx [1726-1818] et Louis Domairon [1745-1807], le lyc&eacute;e de Poitiers compte environ deux cents &eacute;l&egrave;ves.&nbsp;<\/div><div>Les &eacute;l&egrave;ves sont recrut&eacute;s, comme cela se produit sur l&#39;ensemble du territoire, &agrave; partir des effectifs rapatri&eacute;s des &Eacute;coles centrales. Ainsi, selon l&#39;arr&ecirc;t&eacute; num&eacute;ro 2924, du 16 flor&eacute;al an XI* [6 mai 1803], paru dans le Bulletin des Lois, num&eacute;ro 296, 28 &eacute;l&egrave;ves seront fournis par la Vienne [Poitiers], 30 &eacute;l&egrave;ves seront fournis par la Vend&eacute;e [Lu&ccedil;on] ; 44 &eacute;l&egrave;ves seront fournis par la Charente-Inf&eacute;rieure [Saintes] ; 26 &eacute;l&egrave;ves seront fournis par les Deux-S&egrave;vres [Niort] ; 30 &eacute;l&egrave;ves provenant du Prytan&eacute;e seront d&eacute;sign&eacute;s par le ministre de l&#39;Int&eacute;rieur.<\/div><div>L&#39;effectif atteindra environ trois cents &eacute;l&egrave;ves en 1830.<\/div><div><br \/><\/div><div>Alors que Louis Brault [1743-1830] est proviseur ; Jean Pierre Bernard [1767-1851], censeur des &eacute;tudes ; Jacques Chevallier [1753-apr&egrave;s 1813], ancien recteur de l&#39;Universit&eacute; de Poitiers, procureur g&eacute;rant ; les premiers enseignants sont d&eacute;sign&eacute;s.&nbsp;<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les math&eacute;matiques : Pierre Dem&eacute;r&eacute; ; Louis Boub&eacute;e de Lespin [1778-1857] ; l&#39;abb&eacute; Jean Louis Bernardeau [1762-1829], qui sera plus tard professeur de philosophie.<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les lettres : en latin, l&#39;abb&eacute; Joseph Ricque [1761-1829], ancien r&eacute;gent du coll&egrave;ge Sainte-Marthe ; Odezenne ; Charles Pierre Fradin [1769-1846]. Et Jacques Philippe Bernardy [1758-1836] pour les Belles-Lettres.<\/div><div>Cette structure d&#39;enseignement fonctionne de 1804\/1805 &agrave; 1809\/1810.<\/div><div><br \/><\/div><div>1804. TRADUCTION DU LATIN EN FRAN&Ccedil;AIS DE POMPONIUS MELA.<\/div><div>Charles Pierre Fradin publie en 1804, en trois forts volumes, une &eacute;dition bilingue [latin-fran&ccedil;ais], enrichie de nombreuses notes g&eacute;ographiques et historiques, du g&eacute;ographe romain Pomponius Mela, du premier si&egrave;cle de l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne, sans doute originaire de l&#39;Hispania Baetica [actuel sud de l&#39;Espagne], et de la famille de S&eacute;n&egrave;que.&nbsp;<\/div><div>L&#39;ouvrage [&laquo;Cosmographia, sive de Situ orbis &raquo; ; ou encore Chorographia, selon la forme internationale latin], publi&eacute; en trois livres, est &eacute;galement connu sous le nom&nbsp; &laquo; De Situ orbis &raquo;, traduit g&eacute;n&eacute;ralement par Description de la Terre.&nbsp;<\/div><div>L&#39;ouvrage avait &eacute;t&eacute; &eacute;dit&eacute; une premi&egrave;re fois en 1471 [&eacute;dition de Milan]. Parmi de tr&egrave;s nombreuses autres &eacute;ditions, une cinquantaine, celle d&#39;Abraham Gronovius [1695-1775], &eacute;dit&eacute;e &agrave; Leyde [Pays-Bas] en 1722 chez l&#39;imprimeur-libraire Samuel Luchtmans est la plus estim&eacute;e par Charles Pierre Fradin.<\/div><div><br \/><\/div><div>Sa description du monde connu est ant&eacute;rieure &agrave; celle que donnera Pline l&#39;Ancien [23-79] dans les livres III-VI de son Histoire naturelle.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pomponius Mela, traduit en fran&ccedil;ais, sur l&#39;&eacute;dition d&#39;Abraham Gronovius, le texte vis-a-vis la traduction , avec des Notes critiques, g&eacute;ographiques et historiques, qui ont pour objet de faciliter l&#39;intelligence du texte et de justifier la traduction ; de mettre en parall&egrave;le les opinions des Anciens sur les principaux points de G&eacute;ographie, de Chronologie et d&#39;Histoire, et de pr&eacute;senter un syst&egrave;me complet de G&eacute;ographie compar&eacute;e. Par C.- P. Fradin, Professeur de G&eacute;ographie et d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Vienne, membre de l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e et de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;&Eacute;mulation de Poitiers. [A Paris : chez Ch. Pougens, quai Voltaire, num&eacute;ro 10. ; A Poitiers : chez E.-P.-J. Catineau, rue de la Commune. Trois volumes in-8, III-XXIV-492+621+471 pp., an XII-1804]. &Eacute;p&icirc;tre d&eacute;dicatoire : &laquo; A l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e de Poitiers &raquo;. Avertissement. Notes.&nbsp;<\/div><div>Deux cartes hors texte, grav&eacute;es par P. Duflos.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les notes tr&egrave;s abondantes, chapitre par chapitre, vont pour le tome I, 480 notes, de la page 179 &agrave; la page 492 ; pour le tome II, 476 notes de la page 211 &agrave; la page 621 ; pour le tome III, 221 notes de la page 201 &agrave; la page 383.<\/div><div>Le tome III contient un Index [des mots latins], une Table des mati&egrave;res, une liste des Fautes &agrave; corriger.<\/div><div><br \/><\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Gallica BNF.<\/div><div>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6529663b&nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1827, soit plus de vingt-deux ans plus tard, Charles Pierre Fradin fera para&icirc;tre une seconde &eacute;dition de sa traduction de Pomponius Mela.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une &eacute;dition, publi&eacute;e en 1843, chez Panckoucke, par Louis Baudet [1804-1862], professeur au coll&egrave;ge Stanislas, sous le titre G&eacute;ographie de Pomponius Mela est &eacute;galement accessible par Internet : http:\/\/remacle.org\/bloodwolf\/erudits\/mela\/table.htm<\/div><div><br \/><\/div><div>Les Belles-Lettres, dans la Collection des Universit&eacute;s de France, ont publi&eacute; en 1988 : Pomponius Mela, Chorographie. Texte &eacute;tabli, traduit et annot&eacute; par A. Silberman.<\/div><div><br \/><\/div><div>SOCI&Eacute;T&Eacute;S SAVANTES ET ATH&Eacute;N&Eacute;E DE POITIERS.<\/div><div>Apr&egrave;s la R&eacute;volution, plusieurs soci&eacute;t&eacute;s savantes se partagent la vie intellectuelle de Poitiers : un Lyc&eacute;e des Sciences et des Arts, de 1797 &agrave; 1802 ; l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e de Poitiers, de 1803 &agrave; 1806 ; une Soci&eacute;t&eacute; des Sciences et des Arts, continuant express&eacute;ment l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e, entre 1808 et 1810.<\/div><div><br \/><\/div><div>Charles Pierre Fradin est membre l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e de Poitiers, dont Louis Brault [1743-1830], le proviseur du Lyc&eacute;e, est pr&eacute;sident.<\/div><div>Il y est fait, le 11 fructidor an XII [29 ao&ucirc;t 1804], par Dassier, un compte rendu &eacute;logieux de sa traduction de Pomponius Mella.<\/div><div><br \/><\/div><div>1806. PROFESSEUR SUPPL&Eacute;ANT &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE DROIT DE POITIERS.<\/div><div>&Agrave; la suite de la r&eacute;organisation des &Eacute;coles de Droit, ent&eacute;rin&eacute;e par la loi du 22 vent&ocirc;se an XII [13 mars 1804], douze Facult&eacute;s sont d&eacute;sign&eacute;es : Aix ; Bruxelles ; Caen ; Coblentz ; Dijon ; Grenoble ; Paris ; Poitiers ; Rennes ; Strasbourg ; Toulouse.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est dans ce cadre que &laquo; l&#39;&Eacute;cole de Droit &raquo; de Poitiers, install&eacute;e dans l&#39;ancienne aum&ocirc;nerie Notre-Dame [H&ocirc;tel-Dieu], est cr&eacute;&eacute;e en 1806, et ouverte le 23 juin, puis prend le nom de Facult&eacute; en 1808.<\/div><div>Charles Pierre Fradin, y est nomm&eacute;, le 1er mars 1806, par d&eacute;cret imp&eacute;rial, professeur suppl&eacute;ant.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;enseignement de toutes les Facult&eacute;s de Droit se compose alors de trois grandes mati&egrave;res : le Droit romain [enseign&eacute; en latin] ; le code Napol&eacute;on [apr&egrave;s 1815 : Code civil] ; la Proc&eacute;dure et L&eacute;gislation criminelle.<\/div><div><br \/><\/div><div>Conform&eacute;ment &agrave; cette structure, &agrave; Poitiers l&#39;enseignement de Droit romain est assur&eacute; par Louis Marguerite Aim&eacute; Allard [1750-1827], en m&ecirc;me temps directeur de la Facult&eacute;, puis ult&eacute;rieurement doyen ; le Code Napol&eacute;on par trois enseignants : Louis Guillemot [1760-1844] ; l&#39;abb&eacute; Hi&eacute;rome Bonaventure Gibault [1763-1834], ancien professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale et futur biblioth&eacute;caire de la ville ; Joseph Ren&eacute; Gennet [1750-1834] ; la Proc&eacute;dure et la L&eacute;gislation criminelle par Thomas M&eacute;tivier [1772-1820], ancien professeur de L&eacute;gislation &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de Charente-Inf&eacute;rieure [Saintes].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pierre Boncenne [1775-1840], qui deviendra professeur de Proc&eacute;dure et L&eacute;gislation criminelle en juin 1822, et doyen de la Facult&eacute; en 1829, est le premier suppl&eacute;ant ; Charles Pierre Fradin [1769-1846], qui deviendra en juillet 1829 professeur de Droit romain, est le second suppl&eacute;ant.<\/div><div>Les nominations ont eu lieu sur la pr&eacute;sentation de l&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral charg&eacute; de l&#39;inspection de l&#39;&Eacute;cole de droit de Poitiers, aux termes de la loi du 22 vent&ocirc;se an XII.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809. PROFESSEUR D&#39;HUMANIT&Eacute;S AU LYC&Eacute;E IMP&Eacute;RIAL DE POITIERS.<\/div><div>Entre temps, apr&egrave;s d&eacute;cembre 1804, le lyc&eacute;e de Poitiers a pris l&#39;appellation de Lyc&eacute;e Imp&eacute;rial.<\/div><div>A la rentr&eacute;e scolaire de l&#39;ann&eacute;e 1809\/1810, comme dans tous les autres lyc&eacute;es, une nouvelle d&eacute;finition des mati&egrave;res est mise en place.<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les math&eacute;matiques : en math&eacute;matiques &eacute;l&eacute;mentaires, Ganivet-Delisle ; en math&eacute;matiques sp&eacute;ciales : Pierre D&eacute;m&eacute;r&eacute; ; non encore nomm&eacute; en math&eacute;matiques transcendantes. Pierre Coulteault [1769-1827] est enseignant en sciences physiques<\/div><div>En ordre croissant des classes, pour les lettres : en grammaire, premi&egrave;re ann&eacute;e, Beauvais ; non encore nomm&eacute; en grammaire deuxi&egrave;me ann&eacute;e ; en humanit&eacute;s premi&egrave;re ann&eacute;e : Odezerne ; en humanit&eacute;s deuxi&egrave;me ann&eacute;e : Charles Pierre Fradin [1769-1846] ; en rh&eacute;torique : Jacques Philippe Bernardy [1758-1836], ancien professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la Charente [Angoul&ecirc;me].<\/div><div>Enfin en philosophie : Jean Louis Bernardeau [1762-1829].<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1815. PROFESSEUR D&#39;HISTOIRE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE POITIERS.<\/div><div>Dans le cadre de l&#39;organisation de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale, une Facult&eacute; de Lettres est cr&eacute;&eacute;e &agrave; Poitiers, avec, comme dans toutes les Facult&eacute;s de Lettres, quatre chaires.&nbsp;<\/div><div>Dans l&#39;ordre canonique : une chaire de Philosophie : abb&eacute; Eloy de Bellissens [1758-1834] ; une chaire de Litt&eacute;rature latine : Charles Creuz&eacute; des Chateliers [1764-1846] ; une chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise : Jacques Philippe Bernardy [1758-1836] ; une chaire d&#39;Histoire : Charles Pierre Fradin [1769-1846], qui y est nomm&eacute; comme charg&eacute; de cours le 20 juillet 1809.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809. SECR&Eacute;TAIRE DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES.<\/div><div>En m&ecirc;me temps que lui est attribu&eacute;e la chaire de Litt&eacute;rature latine, Charles Creuz&eacute; des Chateliers est nomm&eacute; Doyen de la Facult&eacute; des Lettres.<\/div><div>Charles Pierre Fradin remplit aupr&egrave;s de lui les fonctions de secr&eacute;taire de la Facult&eacute;<\/div><div>A la suppression de la Facult&eacute; des Lettres [octobre 1815],&nbsp; Charles Creuz&eacute; des Chateliers est nomm&eacute; l&#39;un des deux inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Poitiers [1816-1836], aupr&egrave;s de Louis Fran&ccedil;ois Marie de La Liborli&egrave;re [1774-1847], recteur [7 septembre 1815-9 octobre 1830], puis aupr&egrave;s de l&rsquo;abb&eacute; Maurice Ranc [1764-1842].<\/div><div><br \/><\/div><div>1815. SUPPRESSION DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES.<\/div><div>En effet, un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de Facult&eacute;s au sein de dix-sept acad&eacute;mies : Amiens ; Bordeaux ; Bourges ;&nbsp; Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen.&nbsp;<\/div><div>A Poitiers, la Facult&eacute; des Lettres est supprim&eacute;e ; la Facult&eacute; de Droit est maintenue.<\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres de Poitiers sera r&eacute;tablie, presque trente ans plus tard, par l&rsquo;ordonnance royale du 8 octobre 1845.<\/div><div><br \/><\/div><div>1816. &Eacute;CART&Eacute; DE TOUT ENSEIGNEMENT &Agrave; POITIERS.<\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres &eacute;tant supprim&eacute;e, Charles Pierre Fradin y perd son emploi.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Mais, en m&ecirc;me temps, avec la Restauration, suspect&eacute; de &laquo; bonapartisme &raquo;, Charles Pierre Fradin est &eacute;cart&eacute; &agrave; ce titre de la Facult&eacute; de Droit le 27 avril 1816, et y perd son emploi de professeur suppl&eacute;ant, o&ugrave; il avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; le 1er mai 1806. Pierre Boncenne [1775-1840] reste en titre le seul suppl&eacute;ant.<\/div><div><br \/><\/div><div>Au coll&egrave;ge de Poitiers, il n&#39;est plus professeur de seconde, poste qu&#39;il avait encore en 1814\/1815, puisque la chaire est d&eacute;sormais confi&eacute;e &agrave; Alphonse Jean Ducasau [1793-1838], qui remplace Charles Pierre Fradin depuis septembre 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>Aussi Charles Pierre Fradin, qui a perdu toutes ses fonctions enseignantes, sollicite-t&#39;il sa mise &agrave; la retraite, qui lui est accord&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>1817. R&Eacute;INT&Eacute;GR&Eacute; &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE DROIT.<\/div><div>A la demande de ses anciens coll&egrave;gues, alors que Joseph Ren&eacute; Gennet [1750-1834] est devenu doyen de la Facult&eacute; depuis le 30 mai 1816, Charles Pierre Fradin est r&eacute;int&eacute;gr&eacute; le 26 ao&ucirc;t 1817, &agrave; la Facult&eacute; de Droit de Poitiers, &agrave; nouveau comme suppl&eacute;ant, aux c&ocirc;t&eacute;s de Pierre Boncenne.&nbsp;<\/div><div>Charles Pierre Fradin est en poste comme professeur suppl&eacute;ant jusqu&#39;au 25 juillet 1829, date de sa nomination, apr&egrave;s concours, comme professeur titulaire &agrave; Poitiers.<\/div><div><br \/><\/div><div>1816-1823. LES DISPOSITIONS &Eacute;LECTORALES DE LA DEUXI&Egrave;ME L&Eacute;GISLATURE.&nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s la suspension en avril, puis la dissolution le 5 septembre 1816 de la premi&egrave;re &laquo; Chambre des d&eacute;put&eacute;s des d&eacute;partements &raquo; mise en place par la seconde Restauration [premi&egrave;re l&eacute;gislature du 7 octobre 1815 au 5 septembre 1816], une seconde l&eacute;gislature doit s&#39;ouvrir le 4 novembre 1816 ; elle sera cl&ocirc;tur&eacute;e le 24 d&eacute;cembre 1823.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les dispositions &eacute;lectorales initiales pour cette seconde l&eacute;gislature pr&eacute;voient une &eacute;lection des d&eacute;put&eacute;s pour cinq ans, renouvel&eacute;s par cinqui&egrave;me chaque ann&eacute;e.<\/div><div>Les &laquo; &eacute;ligibles &raquo; sont des hommes,&nbsp; &acirc;g&eacute;s d&#39;au moins quarante ans, payant une contribution directe &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 1 000 francs.<\/div><div>Les &laquo; &eacute;lecteurs &raquo;&nbsp; sont des hommes,&nbsp; &acirc;g&eacute;s d&#39;au moins 30 ans, payant une contribution directe &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 300 francs.<\/div><div>Les &eacute;lections, des deux cent cinquante huit d&eacute;put&eacute;s, sont &agrave; deux degr&eacute;s : au niveau de coll&egrave;ges d&#39;arrondissement, et au niveau de coll&egrave;ges de d&eacute;partements.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ces dispositions sont modifi&eacute;es &agrave; plusieurs reprises : par la loi du 5 f&eacute;vrier 1817, dite Loi La&icirc;n&eacute;, avec cette fois le vote direct par un seul coll&egrave;ge &eacute;lectoral, r&eacute;uni au chef-lieu du d&eacute;partement ; syst&egrave;me qui a la faveur des lib&eacute;raux face aux ultras.<\/div><div>Par la loi du 29 juin 1820, avec &agrave; nouveau des &eacute;lections &agrave; deux degr&eacute;s, favorables cette fois aux ultras. Et surtout le double vote, les &eacute;lecteurs les plus riches votant deux fois. Le nombre des d&eacute;put&eacute;s est port&eacute; &agrave; 430 : 258 &eacute;lus par les coll&egrave;ges d&#39; arrondissement ; 172 &eacute;lus par les coll&egrave;ges de d&eacute;partement.&nbsp;<\/div><div>Par la loi du 26 mai 1821, avec un d&eacute;coupage du territoire en 247 coll&egrave;ges d&#39;arrondissements, alors que la France comporte 362 arrondissements administratifs.<\/div><div><br \/><\/div><div>1819. D&Eacute;PUT&Eacute; DU D&Eacute;PARTEMENT DE LA VIENNE.<\/div><div>Charles Pierre Fradin, alors dans sa cinquanti&egrave;me ann&eacute;e est &eacute;lu, le 11 septembre 1819, au cours de cette premi&egrave;re l&eacute;gislature, comme d&eacute;put&eacute; du d&eacute;partement de la Vienne &laquo; de la troisi&egrave;me s&eacute;rie &raquo; ainsi que Marc Jean Demar&ccedil;ay [1772-1839].&nbsp;<\/div><div>Mais l&#39;&eacute;tat de sant&eacute; Charles Pierre Fradin, qui l&#39;obligea &agrave; solliciter des cong&eacute;s, ne lui permit que de si&eacute;ger au cours de la session de 1819\/1820, ouverte le lundi 29 novembre 1819 et cl&ocirc;tur&eacute;e le 22 juillet 1820.<\/div><div><br \/><\/div><div>Prenant place &agrave; gauche, il assiste et parfois intervient dans un certain nombre de d&eacute;bats.<\/div><div>&bull; Tout d&#39;abord aux d&eacute;bats tumultueux du 6 d&eacute;cembre 1819, concernant la question de l&#39;admission de l&#39;abb&eacute; Gr&eacute;goire. Charles Pierre Fradin vote pour qu&#39;on &eacute;carte de l&#39;examen de l&#39;&eacute;lection de l&#39;abb&eacute; Gr&eacute;goire le motif d&#39;indignit&eacute;, en tant que r&eacute;gicide.<\/div><div>&bull; Le 19 janvier 1820, appuie par des consid&eacute;rations tir&eacute;es de la morale, du droit romain et de notre ancien droit une p&eacute;tition qui demandait la suppression des droits de mutation en ligne directe.<\/div><div>&bull; Le 9 f&eacute;vrier Charles Pierre Fradin, dans la discussion de la loi du 12 mars 1820 sur la lib&eacute;ration des diff&eacute;rentes classes d&#39;acqu&eacute;reurs des domaines de l&#39;&Eacute;tat &eacute;tablit la distinction entre acqu&eacute;reurs des biens nationaux et d&eacute;tenteurs des des domaines engag&eacute;s.<\/div><div>&bull; Publie son &laquo; opinion &raquo; du 2 mars 1820 : Opinion de M. Fradin&nbsp; [&#8230;] sur l&#39;&eacute;tendue du droit de p&eacute;tition consacr&eacute; par l&#39;article 53 de la Charte constitutionnelle [Paris : imprimerie de Mme Jeunehomme-Cremi&egrave;re. In-8, 12 p., s.-d.].<\/div><div>&bull; Le 11 mars, Charles Pierre Fradin vote contre la projet de loi suspensive de la libert&eacute; individuelle, comme inutile et dangereux ; et souhaite, si pourtant il est adopt&eacute;, qu&#39;il soit adouci par les amendements de Jean de Courvoisier [1775-1835], d&eacute;put&eacute; du Doubs. Publie son &laquo; opinion &raquo; : Opinion de M. Fradin [&#8230;] sur le projet de loi relatif &agrave; la libert&eacute; individuelle [Paris : imprimerie de Mme Jeunehomme-Cremi&egrave;re. In-8, 11 p., s.-d.].<\/div><div>&bull; Le 29 mars Charles Pierre Fradin vote contre les articles 6 et 7 du projet de loi relatif &agrave; la censure.<\/div><div>&bull; De m&ecirc;me publie&nbsp; son &laquo; opinion &raquo; exprim&eacute;e dans la s&eacute;ance du 26 juin 1820 : Opinion de M. Fradin&nbsp; [&#8230;]&nbsp; sur le budget du minist&egrave;re des Finances, chapitre II [Paris : imprimerie de Hacquart. In-8, 27 p., s.-d.].<\/div><div>&bull; Dans la s&eacute;ance du 4 juillet 1820 Charles Pierre Fradin, dans le cadre de la discussion sur les droits d&#39;enregistrement, propose des amendements, visant &agrave; percevoir ces droits pr&eacute;alablement et directement chez les producteurs. Mis aux voix, ils sont rejet&eacute;s.&nbsp;&nbsp;<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>Charles Pierre Fradin si&egrave;ge &agrave; la Chambre des d&eacute;put&eacute;s du d&eacute;partement jusqu&#39;au 9 mai 1823. Notons que la Chambre sera dissoute par ordonnance royale le 24 d&eacute;cembre 1823, ouvrant une troisi&egrave;me l&eacute;gislature, du 23 mars 1824 au 5 novembre 1827.<\/div><div><br \/><\/div><div>1827. DEUXI&Egrave;ME &Eacute;DITION DE POMPONIUS MELA.<\/div><div>En janvier 1827, Charles Pierre Fradin fait para&icirc;tre &agrave; l&#39;identique une deuxi&egrave;me &eacute;dition de Pomponius Mela.<\/div><div>Sont modifi&eacute;s les titres de l&#39;auteur : C.- P. Fradin, Ex-D&eacute;put&eacute; du d&eacute;partement de la Vienne, Professeur adjoint &agrave; la Facult&eacute; de Droit de Poitiers.<\/div><div>Modifi&eacute; le nom de l&#39;&eacute;diteur : [Paris : A la Librairie de Brissot-Thivars et Cie ; Rue de l&#39;Abbaye, n&deg; 14. 1827].&nbsp;<\/div><div>Avec un Avertissement des &eacute;diteurs pour cette deuxi&egrave;me &eacute;dition. La d&eacute;dicace de Charles Pierre Fradin &agrave; l&#39;Ath&eacute;n&eacute;e de Poitiers est maintenue.&nbsp;<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Hathi Trust.<\/div><div>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=njp.32101073028985;view=1up;seq=9<\/div><div><br \/><\/div><div>1829. NOMINATION COMME PROFESSEUR DE DROIT ROMAIN.<\/div><div>En 1829, les enseignement de la Facult&eacute; de Droit de Poitiers se r&eacute;partissent de la fa&ccedil;on suivante :&nbsp;<\/div><div>La chaire de Droit romain est vacante depuis le 13 janvier 1827, date du d&eacute;c&egrave;s de Louis Marguerite Aim&eacute; Allard [1750-1827], titulaire depuis 1806. L&#39;enseignement est assur&eacute; par int&eacute;rim par Charles Pierre Fradin.&nbsp;<\/div><div>L&#39;enseignement du Code Civil [anciennement Code Napol&eacute;on] est assur&eacute; par trois enseignants : Louis Guillemot [1760-1844] ; Hi&eacute;rome Bonaventure Gibault [1763-1834] ; Joseph Ren&eacute; Gennet [1750-1834].&nbsp;<\/div><div>La Proc&eacute;dure et la L&eacute;gislation criminelle sont enseign&eacute;es, depuis le 24 juin 1822, par Pierre Boncenne [1775-1840], anciennement suppl&eacute;ant.<\/div><div>Le Code de Commerce, mati&egrave;re nouvelle, est enseign&eacute;, depuis 1824, par Victor B&eacute;canne [1791-1854].<\/div><div><br \/><\/div><div>Charles Pierre Fradin [1769-1846] est le premier suppl&eacute;ant. &Eacute;mile Foucart [1799-1860], qui deviendra doyen en 1840, est le second suppl&eacute;ant, nomm&eacute; r&eacute;cemment sur concours apr&egrave;s le 5 juille","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Acteur d&#39;une p&eacute;riode historique aux r&eacute;gimes politiques nettement contrast&eacute;s, de la R&eacute;publique &agrave; la Monarchie constitutionnelle, Charles Pierre Fradin poursuit une carri&egrave;re universitaire fortement diversifi&eacute;e. &Eacute;cole centrale de d&eacute;partement, Lyc&eacute;e, Facult&eacute; de Lettres et Facult&eacute; de Droit, re&ccedil;oivent successivement, &agrave; Poitiers, sur plus de cinquante ans, ses enseignements d&#39;histoire, de latin, et enfin de Droit romain.&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-368","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=368"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":592,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368\/revisions\/592"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=368"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=368"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=368"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}