{"id":356,"date":"2018-01-24T19:46:43","date_gmt":"2018-01-24T18:46:43","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T19:44:30","modified_gmt":"2020-09-18T17:44:30","slug":"matinee-auguste-1829-1895-proviseur-du-lycee-corneille-a-rouen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/matinee-auguste-1829-1895-proviseur-du-lycee-corneille-a-rouen.html","title":{"rendered":"Matin\u00e9e, Auguste (1829-1895), proviseur du lyc\u00e9e Corneille \u00e0 Rouen"},"content":{"rendered":"<div>Du simple emploi de ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes au coll&egrave;ge du Havre [1849] au provisorat du lyc&eacute;e Corneille &agrave; Rouen [1874], telle est en bref la carri&egrave;re d&#39;Auguste Matin&eacute;e. Jalonn&eacute;e par un doctorat &egrave;s-lettres [Rennes, 1864] et apr&egrave;s l&#39;enseignement de la philosophie plusieurs postes de censeur et de proviseur.<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>Auguste Matin&eacute;e [1829-1895]. N&eacute; le 20 janvier 1829, &agrave; Saint-L&ocirc; [Manche] ; mort le 19 f&eacute;vrier 1895.<\/div><div><br \/><\/div><div>1849. MA&Icirc;TRE D&#39;&Eacute;TUDES AU COLL&Egrave;GE DU HAVRE.<\/div><div>Le 14 octobre 1849, Auguste Matin&eacute;e, alors &acirc;g&eacute; de vingt-ans, est ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes au coll&egrave;ge du Havre [d&eacute;partement de Seine-Inf&eacute;rieure ; acad&eacute;mie de Rouen].<\/div><div>Il y reste en poste jusqu&#39;au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1852, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; sous-principal au coll&egrave;ge d&#39;Avranches [d&eacute;partement de la Manche ; acad&eacute;mie de Caen] .<\/div><div><br \/><\/div><div>1852. SOUS-PRINCIPAL AU COLL&Egrave;GE D&#39;AVRANCHES.&nbsp;<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e est nomm&eacute;, le 17 janvier 1852, sous-principal au coll&egrave;ge d&#39;Avranches.<\/div><div>Il y reste jusqu&#39;en mars 1853, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; dans l&#39;administration de l&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partementale de la Manche.<\/div><div><br \/><\/div><div>1853. SECR&Eacute;TAIRE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE D&Eacute;PARTEMENTALE DE LA MANCHE.<\/div><div>En 1853, et depuis la loi organique du 15 mars 1850, inspir&eacute;e par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en &oelig;uvre par F&eacute;lix Esquirou de Parieu [1815-1893], ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851], le fonctionnement universitaire a &eacute;t&eacute; profond&eacute;ment modifi&eacute; : les acad&eacute;mies, jusqu&rsquo;alors regroupement de d&eacute;partements, voient leur ressort consid&eacute;rablement restreint. Con&ccedil;ues pour un encadrement plus &eacute;troit du personnel enseignant, elles deviennent strictement d&eacute;partementales et de &laquo; petits recteurs &raquo;, aux attributions r&eacute;duites, sont nomm&eacute;s.<\/div><div>L&#39;article 7 de la loi stipulant qu&#39;il est &eacute;tabli une acad&eacute;mie par d&eacute;partement, quatre-vingt sept acad&eacute;mies sont cr&eacute;&eacute;es [dont celle d&rsquo;Alger]. Quatre-vingt-sept postes de recteurs sont &agrave; pourvoir, dont beaucoup sont seront occup&eacute;s par d&#39;anciens proviseurs ou d&#39;anciens inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie, promus &agrave; la fonction de recteurs. Ces recteurs d&eacute;partementaux disposent parfois d&#39;un inspecteur d&#39;acad&eacute;mie, mais le plus souvent seulement d&#39;un secr&eacute;taire.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le 1er avril 1853, Auguste Matin&eacute;e est nomm&eacute; secr&eacute;taire de l&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partementale de la Manche, &eacute;tabli au chef-lieu acad&eacute;mique de Saint-L&ocirc;. Le recteur de l&#39;acad&eacute;mie est, depuis le 10 ao&ucirc;t 1850, l&rsquo;abb&eacute; Auguste Alexis Paimblant [1809-1878], ancien principal du coll&egrave;ge de Coutances [octobre 1837-ao&ucirc;t 1850], en poste comme recteur jusqu&#39;au 24 ao&ucirc;t 1854, et qui ne dispose pour l&#39;assister que d&#39;un secr&eacute;taire d&#39;acad&eacute;mie en la personne d&#39;Auguste Matin&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>Auguste Matin&eacute;e succ&egrave;de &agrave; Couvrechef, ancien premier commis de l&#39;acad&eacute;mie de Caen [troisi&egrave;me classe], nomm&eacute; secr&eacute;taire de l&#39;acad&eacute;mie de la Manche le 19 ao&ucirc;t 1850.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e est secr&eacute;taire de l&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partementale de la Manche du 1er avril 1853 au 18 octobre 1854.<\/div><div><br \/><\/div><div>1854. PROFESSEUR DE LOGIQUE AU COLL&Egrave;GE D&#39;AVRANCHES.<\/div><div>Mais en 1854, la loi du 14 juin 1854, compl&eacute;t&eacute;e par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 24 ao&ucirc;t, met fin aux dispositions ant&eacute;rieures pr&eacute;vues par la loi organique du 15 mars 1850.&nbsp;<\/div><div>Dans son article 1, cette loi fait passer de quatre-vingt-six &agrave; seize le nombre d&#39;acad&eacute;mies, en supprimant les acad&eacute;mies d&eacute;partementales et en cr&eacute;ant des grandes acad&eacute;mies s&#39;&eacute;tendant sur plusieurs d&eacute;partements.<\/div><div>Les chefs-lieux des nouvelles acad&eacute;mies sont : Aix, Besan&ccedil;on, Bordeaux, Caen, Clermont, Dijon, Douai, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy, Paris, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Toulouse.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e quitte son ancien poste administratif pour reprendre une fonction enseignante, mais &agrave; un niveau beaucoup plus &eacute;lev&eacute; que celui de ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes. En effet, en 1854, il est nomm&eacute; professeur de logique au coll&egrave;ge d&rsquo;Avranches, o&ugrave; il avait &eacute;t&eacute; sous-principal en 1852-1853.<\/div><div><br \/><\/div><div>Professeur de logique et non professeur de philosophie, car l&#39;enseignement de la philosophie en tant que telle a &eacute;t&eacute; ramen&eacute; en 1852 au seul enseignement de la logique ; en m&ecirc;me temps que l&#39;appellation de classe de &laquo; philosophie &raquo; dispara&icirc;t, remplac&eacute;e par celle de &laquo; logique-lettres &raquo;. Ce n&#39;est qu&#39;en 1863, par le d&eacute;cret du 29 juin [article 1] que &laquo; la classe de logique dans les lyc&eacute;es reprend son ancien nom de classe de philosophie &raquo; .&nbsp;&nbsp;<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e reste en poste de 1854 &agrave; 1857, ann&eacute;e o&ugrave; il est nomm&eacute; Inspecteur primaire &agrave; Vire.&nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1857. INSPECTEUR PRIMAIRE DANS L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE CAEN.<\/div><div>En 1857, Auguste Matin&eacute;e est nomm&eacute; inspecteur primaire &agrave; Vire [d&eacute;partement du Calvados]. Il est ainsi un des vingt-cinq inspecteurs primaires de l&#39;acad&eacute;mie de Caen, dont le recteur est depuis le 24 ao&ucirc;t 1854 Achille Fran&ccedil;ois [1809-1865].&nbsp;<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e succ&egrave;de dans ce poste d&#39;inspecteur primaire &agrave; l&rsquo;abb&eacute; Auguste Alexis Paimblant [1809-1878], ancien recteur d&eacute;partemental de l&#39;acad&eacute;mie de la Manche, dont il a &eacute;t&eacute; &agrave; cette &eacute;poque le secr&eacute;taire.<\/div><div>Mais il ne reste &agrave; Vire que quelques mois, en &eacute;tant remplac&eacute; par Ernouf, ancien inspecteur primaire de Savenay [Loire-Inf&eacute;rieure].<\/div><div><br \/><\/div><div>1859. SOUS-PRINCIPAL DU COLL&Egrave;GE DU HAVRE.<\/div><div>Sous-principal du coll&egrave;ge du Havre [d&eacute;partement de Seine-Inf&eacute;rieure ; acad&eacute;mie de Caen] du 7 f&eacute;vrier 1859 au 4 ao&ucirc;t 1861.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e est en m&ecirc;me temps, charg&eacute; de la classe de logique en 1860-1861.<\/div><div><br \/><\/div><div>1861. CENSEUR DES &Eacute;TUDES AU LYC&Eacute;E DU HAVRE.<\/div><div>Le d&eacute;cret du 22 juillet 1861 &eacute;rige le coll&egrave;ge en lyc&eacute;e. Auguste Matin&eacute;e, d&eacute;j&agrave; en poste comme sous-principal est nomm&eacute; le 5 ao&ucirc;t 1861, le premier censeur du lyc&eacute;e du Havre&nbsp;<\/div><div>Il travaille aupr&egrave;s de Louis Sauvion [1815-1871], premier proviseur du lyc&eacute;e, en poste du 17 ao&ucirc;t 1861 au 21 septembre 1868 ; puis quelques mois aupr&egrave;s de Jules Nomy [1829-1883].<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e reste en poste jusqu&#39;au 23 f&eacute;vrier 1869, date de sa nomination comme proviseur suppl&eacute;ant &agrave; Coutances. Il est remplac&eacute; comme censeur au Havre par Jean Baptiste Faurie [1820- ], en poste jusqu&#39;au 7 f&eacute;vrier 1870.<\/div><div><br \/><\/div><div>1864. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES A LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<\/div><div>En 1864, Auguste Matin&eacute;e est le seul imp&eacute;trant docteur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>Docteur &egrave;s-lettres [Rennes, juillet 1864] avec une th&egrave;se latine : S. Augustinus Aurelius in Soliloquiis qualis philosophus appareat, qualis vir ? Thesim proponebat Faculti Litterarum Redonensi [Le Havre : Imprimerie&nbsp; Alph. Lemale. Quai d&#39;Orl&eacute;ans, 9. In-8, 51 p., 1864].&nbsp;<\/div><div>Avec, en exergue sur la page de titre, une citation d&#39;Erasme : &laquo; Infans in Christo, vel novus tiro &raquo; (Erasmus. Praef. In August.).&nbsp;<\/div><div>La th&egrave;se n&#39;est pas d&eacute;di&eacute;e.<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Google Books.<\/div><div>&laquo; M. Matin&eacute;e, dans cette &eacute;tude, se propose de suivre le travail de trandformation qui s&#39;op&egrave;re dans l&#39;&acirc;me d&#39;augustin et le fait passer peu &agrave; peu de la vie de la raison &agrave; la vie de la gr&acirc;ce, de la philosophie &agrave; la Foi &raquo;. [Ath&eacute;na&iuml;s Mourier. Notice sur le doctorat &egrave;s-lettres].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La th&egrave;se, en fran&ccedil;ais, a pour titre : Examen du Parm&eacute;nide [Le Havre : impr. de A. Lemale. Quai d&#39;Orl&eacute;ans. 9. In-8, 123 p., 1864].<\/div><div>Avec, en exergue sur la page de titre, une citation en fran&ccedil;ais [de Platon] : &laquo; Tu auras de l&#39;indulgence et tu voudras bien te contenter du peu que nous pourrons tirer d&#39;un sujet si difficile &raquo; [Soph. 241. Tr. Cousin].<\/div><div>Sur la derni&egrave;re page sont imprim&eacute;s les mentions :&nbsp;<\/div><div>Cette th&egrave;se sera soutenue par A. Matin&eacute;e, licenci&eacute; &egrave;s-lettres, aspirant au grade de docteur, le &hellip; 1864.<\/div><div>Vu et lu. &Agrave; Rennes, le 5 juillet 1864, par le doyen de la Facult&eacute; des lettres de Rennes. H. Martin.<\/div><div>Vu : Permis d&#39;imprimer. Le Recteur de l&#39;Acad&eacute;mie. A. Mangin.<\/div><div>La th&egrave;se n&#39;est pas d&eacute;di&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&Eacute;FLEXION SUR LE PROJET CENTRAL D&#39;UNE TH&Egrave;SE SUR PARM&Eacute;NIDE.<\/div><div>L&#39;exemplaire de la th&egrave;se en fran&ccedil;ais, Examen du Parm&eacute;nide, disponible &agrave; la Biblioth&egrave;que de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, comporte en plus, coll&eacute; &agrave; un onglet, un manuscrit de la main d&#39;Auguste Matin&eacute;e d&#39;une &eacute;criture soign&eacute;e, pench&eacute;e et r&eacute;guli&egrave;re, texte de deux pages et demi, sign&eacute; le 3 octobre 1877, d&eacute;finissant le projet souhaitable d&#39;une th&egrave;se prolongeant la sienne.<\/div><div>En voici le texte int&eacute;gral :&nbsp;<\/div><div>&laquo; Aujourd&#39;hui plus fortement encore\/ qu&#39;il y a&nbsp; treize ans, je demeure convaincu\/ de la v&eacute;rit&eacute; des propositions suivantes :<\/div><div>I. Le Parm&eacute;nide n&#39;est autre chose qu&#39;une d&eacute;monstration\/ par l&#39;impossible de la vraie nature de l&#39;Unit&eacute;\/ il &eacute;carte les hypoth&egrave;ses inadmissibles pour ne\/ laisser place qu&#39;&agrave; la solution platonicienne.\/<\/div><div>II. Les hypoth&egrave;ses que Platon renverse\/ l&#39;une apr&egrave;s l&#39;autre sous le ridicule de leur\/ cons&eacute;quences, ne sont pas une &oelig;uvre\/ d&#39;imagination. Il serait sans doute possible\/ d&#39;y reconna&icirc;tre les solutions du probl&egrave;me propos&eacute;es\/ par quelques &Eacute;coles contemporaines ou ant&eacute;rieures,\/ par les &Eacute;l&eacute;ates, par les M&eacute;gariques, par\/ quelques Ioniens, H&eacute;raclite en premi&egrave;re ligne.\/<\/div><div>III. Les Alexandrins ne sont pas&nbsp; des\/ Platoniciens, si la ferme intention de l&#39;&ecirc;tre\/ ne suffit pas pour justifier cette pr&eacute;tention.\/ Platon ne leur fournit gu&egrave;re qu&#39;un cadre\/ dans lequel ils rangent de leur mieux\/ les id&eacute;es d&#39;Aristote. Ce sont plut&ocirc;t des P&eacute;ripat&eacute;ticiens\/\/ qui errent dans le jardin d&#39;Acad&eacute;mos, invoquant\/ &agrave; chaque pas le nom du Ma&icirc;tre, mais tout\/ impr&eacute;gn&eacute; de l&#39;esprit du Disciple.\/<\/div><div>Si ces conjectures verraient quelque\/ jour &agrave; prendre du cr&eacute;dit, on voit ais&eacute;ment quelles\/ en seraient les cons&eacute;quences.\/<\/div><div>&#8211; Faire mieux conna&icirc;tre le divin Platon ;\/ mettre en lumi&egrave;re l&#39;accord des diverses formes\/ de la Dialectique et par l&agrave; &eacute;carter pour toujours\/ ces soup&ccedil;ons d&#39;incertitude, d&#39;incoh&eacute;rence ou de\/ contradiction, qui sont plus compromettantes pour\/ l&#39;honneur de la Critique que pour la gloire du\/ Philosophe. &#8211; Restituer en partie diverses doctrines\/ tr&egrave;s peu et tr&egrave;s mal connues, en comparant les\/ hypoth&egrave;ses du Parm&eacute;nide et le d&eacute;bat auquel\/ elles donnet lieu, avec les rares fragments qui\/ nous ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;s et les appr&eacute;ciations que nous\/ a l&eacute;gu&eacute;es l&#39;antiquit&eacute;. &#8211; D&eacute;terminer avec plus de\/ pr&eacute;cision le caract&egrave;re de l&#39;&Eacute;cole d&#39;Alexandrie\/ et la part d&#39;influence&nbsp; qui revient en propre &agrave; ces\/ Philosophes qui fusionnent le plus sinc&eacute;rement du monde\/ presque &agrave; leur insu, les deux grands courants\/\/ de la Philosophie grecque :<\/div><div>Telle est la t&acirc;che que j&#39;ai entrevue.\/ Elle &eacute;tait trop lourde pour un censeur en 1864.\/<\/div><div>Elle ne l&#39;est pas moins aujourd&#39;hui pour un\/ proviseur p&eacute;n&eacute;tr&eacute; de l&#39;importance des devoirs\/ que lui impose la direction d&#39;un grand lyc&eacute;e.\/ Je fais des v&oelig;ux pour qu&#39;elle n&#39;efraie pas\/ trop des esprits plus claivoyants, mieux pr&eacute;par&eacute;s,\/ amoureux de la Philosophie et libres de lui\/ consacrer le meilleur de leur temps.\/\/<\/div><div>Rouen, 3 octobre1877.<\/div><div>A. Matin&eacute;e<\/div><div><br \/><\/div><div>LOCALISATION EN BIBLIOTH&Egrave;QUE DE LA TH&Egrave;SE SUR PARM&Eacute;NIDE.<\/div><div>&bull; Lille 3. BU.<\/div><div>&bull; Biblioth&egrave;que de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, ULM LSH, salle 4 [cote : Th&egrave;se 428].<\/div><div>Les deux th&egrave;ses reli&eacute;es. &Agrave; consulter sur place.<\/div><div>&bull; Strasbourg BNU.<\/div><div>&bull; Toulouse 2 BUC Mirail.<\/div><div><br \/><\/div><div>1869. PROVISEUR SUPPL&Eacute;ANT AU LYC&Eacute;E DE COUTANCES.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e est nomm&eacute; proviseur suppl&eacute;ant au lyc&eacute;e Imp&eacute;rial de Coutances [d&eacute;partement de la Manche ; acad&eacute;mie de Caen] le 23 f&eacute;vrier 1869, en remplacement de l&#39;abb&eacute; &Eacute;douard Lair [1816-1890], proviseur depuis ao&ucirc;t 1853, qui vient d&#39;obtenir un cong&eacute;.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e reste en fonction comme proviseur suppl&eacute;ant jusqu&#39;au 10 ao&ucirc;t 1869.<\/div><div>Il est assist&eacute; par Charles Fierville [1833-1904], censeur des &eacute;tudes, du 10 septembre 1868 au 12 d&eacute;cembre 1874.<\/div><div>Ensuite de quoi, l&#39;abb&eacute; &Eacute;douard Lair reprend son poste, qu&#39;il conserve jusqu&#39;au 19 septembre 1874, date de sa mise &agrave; la retraite.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1869. PROVISEUR AU LYC&Eacute;E DE RENNES.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e est nomm&eacute; le 16 ao&ucirc;t 1869, proviseur du lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Rennes, en remplacement de Pierre [Fran&ccedil;ois] Legagneur [1811-1871], proviseur du 12 f&eacute;vrier 1862 au 11 ao&ucirc;t 1869.<\/div><div><br \/><\/div><div>Travaillent aupr&egrave;s de lui successivement, comme censeurs des &eacute;tudes, Louis Gabriel Le Renard [1833-1933], censeur du 20 ao&ucirc;t 1868 au 26 septembre 1871 ; Alphonse Lair [1834-1900], censeur du 26 septembre 1871 au 14 mars 1874, et enfin Ernest Alphonse Debrun [1829- ], anciennement censeur au lyc&eacute;e de Pontivy, censeur au lyc&eacute;e de Rennes du 14 mars 1874 au 2 ao&ucirc;t 1876.<\/div><div><br \/><\/div><div>Auguste Matin&eacute;e reste en poste jusqu&#39;au 5 d&eacute;cembre 1874, date de sa nomination &agrave; Rouen.<\/div><div>Il est remplac&eacute; comme proviseur par Gustave Brunet [1838-1877], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1860], agr&eacute;g&eacute; de grammaire [1863], ant&eacute;rieurement censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e au lyc&eacute;e de Nancy [1871-1874].<\/div><div><br \/><\/div><div>1874. PROVISEUR AU LYC&Eacute;E CORNEILLE &Agrave; ROUEN.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e devient proviseur [de deuxi&egrave;me classe] au lyc&eacute;e Corneille &agrave; Rouen, le 16 d&eacute;cembre 1874, en remplacement d&#39;Alexandre Pierre Gautier [1822-1910], proviseur du 8 janvier 1866 au 3 d&eacute;cembre 1874, nomm&eacute; &agrave; Paris, au lyc&eacute;e Saint-Louis.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Travaillent aupr&egrave;s de lui, comme censeurs des &eacute;tudes, successivement : Victor &Eacute;mile Debaise [1830-1893], du 19 septembre 1874 au 30 novembre 1875 ; Pierre Bos [1832- ], du 30 novembre 1875 au 4 mai 1878 ; Ren&eacute; Desfours [1848- ], du 4 mai 1878 au 12 ao&ucirc;t 1881.<\/div><div><br \/><\/div><div>Auguste Matin&eacute;e reste en poste jusqu&#39;au 12 ao&ucirc;t 1881, date de sa mise &agrave; la retraite.<\/div><div>Il est remplac&eacute; comme proviseur par Emma Alexis M&eacute;alin [1830-1905], nomm&eacute; le 12 ao&ucirc;t et en poste jusqu&#39;au 7 ao&ucirc;t 1883.<\/div><div><br \/><\/div><div>1879. PLATON ET PLOTIN.<\/div><div>Auguste Matin&eacute;e fait para&icirc;tre en 1879 : Platon et Plotin : &Eacute;tude sur deux th&eacute;ories philosophiques, par A. Matin&eacute;e, Docteur &egrave;s-lettres [Paris : Librairie Hachette et Cie. 79, Boulevard Saint-Germain. In-12, XII-161 p., 1879]. Table des mati&egrave;res.<\/div><div>Avec, en exergue sur la couverture et sur la page de titre, une citation en traduction fran&ccedil;aise : &laquo; L&#39;homme libre ne doit rien apprendre en esclave &raquo; (Platon : R&eacute;publique VII).&nbsp;<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : https:\/\/archive.org\/stream\/platonetplotint00matigoog#page\/n11\/mode\/2up<\/div><div><br \/><\/div><div>1885. AUTRE PUBLICATION.<\/div><div>Anecdotes de la r&eacute;volution de Saint-Domingue racont&eacute;es par Guillaume Mauviel, &eacute;v&ecirc;que de la colonie (1799-1804). Communication faite &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;arch&eacute;ologie de la Manche par M.A. Matin&eacute;e, vice-Pr&eacute;sident. [Saint-Lo : Imp. d&#39;&Eacute;lie fils, rue des Pr&eacute;s, 5. In-8, 156 p., 1885].<\/div><div>R&eacute;imprim&eacute; du volume VI des &quot;Notices m&eacute;moires et documents publi&eacute;s par la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;agriculture, d&#39;arch&eacute;ologie et d&#39;histoire naturelle du d&eacute;partment de la Manche&quot; [1885]. Tir&eacute; &agrave; 120 exemplaires.<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Gallica BNF ; HathiTrust.<\/div><div>Il s&#39;agit d&#39;une Communication faite &agrave; la soci&eacute;t&eacute; d&#39;Arch&eacute;ologie de la Manche.<\/div><div><br \/><\/div><div>Un m&eacute;decin-po&egrave;te du XVIIIe si&egrave;cle [Saint-L&ocirc; : impr. de Jacqueline fils. In-8, 98 p., 1887].<\/div><div>Extrait des &quot;M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;arch&eacute;ologie de la Manche&quot;. La communication porte sur Jean-Baptiste Dubois.<\/div><div><br \/><\/div><div>SOCI&Eacute;T&Eacute; SAVANTE.<\/div><div>Soci&eacute;t&eacute; d&#39;arch&eacute;ologie de la Manche. Vice-Pr&eacute;sident.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Officier d&#39;acad&eacute;mie [29 ao&ucirc;t 1864].<\/div><div>Officier de l&#39;Instruction publique [29 juillet 1870].<\/div><div>Chevalier de l&#39;Ordre National de la L&eacute;gion d&rsquo;Honneur [14 octobre 1873].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>1880. Ath&eacute;na&iuml;s Mourier. Notice sur le doctorat &egrave;s-lettres suivie du Catalogue et analyse des th&egrave;ses latines et fran&ccedil;aises admises pour le doctorat par les Facult&eacute;s des Lettres, depuis 1810 [&#8230;] [Paris : Delalain fr&egrave;res. Quatri&egrave;me &eacute;dition, in-8, XII-442 p., 1880].<\/div><div><br \/><\/div><div>1894. Charles Fierville. Archives des lyc&eacute;es, proviseurs et censeurs, 1er mai 1802-1er juillet 1893 : documents administratifs recueillis et class&eacute;s pour la premi&egrave;re fois [Paris : Firmin-Didot. In-4. LXXXV-526 p., 1894]. Quatri&egrave;me partie : notices individuelles.<\/div><div><br \/><\/div><div>SITOLOGIE.<\/div><div>Base L&eacute;onore [L&eacute;gion d&#39;honneur].<\/div><div>http:\/\/www.culture.gouv.fr\/LH\/LH163\/PG\/FRDAFAN83_OL1793053V007.htm<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Du simple emploi de ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes au coll&egrave;ge du Havre [1849] au provisorat du lyc&eacute;e Corneille &agrave; Rouen [1874], telle est en bref la carri&egrave;re d&#39;Auguste Matin&eacute;e. Jalonn&eacute;e par un doctorat &egrave;s-lettres [Rennes, 1864] et apr&egrave;s l&#39;enseignement de la philosophie plusieurs postes de censeur et de proviseur.<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-356","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=356"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/356\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":587,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/356\/revisions\/587"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=356"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=356"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}