{"id":355,"date":"2018-01-06T20:40:47","date_gmt":"2018-01-06T19:40:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T19:44:41","modified_gmt":"2020-09-18T17:44:41","slug":"lechat-julien-traducteur-de-la-philosophie-de-l-histoire-de-schlegel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/lechat-julien-traducteur-de-la-philosophie-de-l-histoire-de-schlegel.html","title":{"rendered":"Lechat, Julien, traducteur de la \u00ab Philosophie de l&rsquo;Histoire \u00bb de Schlegel"},"content":{"rendered":"<div>Professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Nantes, Julien Lechat a laiss&eacute; un nom dans l&#39;histoire litt&eacute;raire, en &eacute;tant un des traducteurs en fran&ccedil;ais du philosophe allemand Friedrich von Schlegel. Il fait ainsi partie du petit nombre de ceux qui acclimatent dans la culture fran&ccedil;aise la pens&eacute;e scientifique, romantique, litt&eacute;raire, religieuse et catholique de Schlegel [1772-1829].&nbsp;<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>Ces diff&eacute;rents traducteurs en fran&ccedil;ais sont : l&#39;Irlandais William Duckett [1768-1841], avec la traduction en 1829, de l&#39;Histoire de la litt&eacute;rature ancienne et moderne ; Jo&euml;l Cherbuliez [1806-1870], avec la traduction en 1831, du Tableau de l&#39;histoire moderne ; Adolphe Mazure [1799-1870], avec la traduction, en 1837, de l&#39;Essai sur la langue et la philosophie des Indiens ; l&#39;abb&eacute; Charles Gu&eacute;not, avec la traduction, en 1838, des deux volumes de la Philosophie de la Vie.&nbsp;<\/div><div>&nbsp;&nbsp;<\/div><div>CHRONOLOGIE.<\/div><div>Abb&eacute; Julien [Pierre Louis] Lechat [1794-1849] : N&eacute; le 7 messidor an III [25 juin 1794], &agrave; Foug&egrave;res [Ille-et-Vilaine] ; mort le 8 octobre 1849.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;gent de seconde au coll&egrave;ge communal de Vitr&eacute; [Ille-et-Vilaine ; acad&eacute;mie de Rennes], pendant un an.<\/div><div><br \/><\/div><div>Puis, pendant huit ans, r&eacute;gent de seconde &agrave; l&#39;Institution de Saint-Malo [Ille-et-Vilaine].<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1823, Julien Lechat est professeur &agrave; Nantes [Loire-Inf&eacute;rieure ; acad&eacute;mie de Rennes], &agrave; l&#39;&Eacute;cole primaire de la Loire. Il y reste apr&egrave;s 1828, lorsque l&#39;&Eacute;cole primaire changeant de nom devient &Eacute;cole primaire sup&eacute;rieure de Nantes. Il y enseigne jusqu&#39;en 1846, tout en ayant son poste comme professeur de philosophie au coll&egrave;ge.<\/div><div><br \/><\/div><div>1826-1847. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE DE NANTES.<\/div><div>Le coll&egrave;ge de Nantes, fond&eacute; par d&eacute;cret du 1er vend&eacute;miaire an XII [24 septembre 1803], et par un autre d&eacute;cret du 23 septembre 1807, a &eacute;t&eacute; ouvert le 1er avril 1808.<\/div><div>L&#39;enseignement de la philosophie y d&eacute;bute dans l&#39;ann&eacute;e universitaire 1810\/1811, avec &Eacute;tienne Poirier [1768-1852], ant&eacute;rieurement professeur de philosophie &agrave; Angers, chronologiquement le premier professeur de philosophie du lyc&eacute;e de Nantes. Celui-ci reste en poste jusqu&#39;au 5 octobre 1819. Il est remplac&eacute; en 1819\/1820 par Alexandre Guillaume [1785-1869], ant&eacute;rieurement censeur du coll&egrave;ge royal [de novembre 1816 au 16 octobre 1819].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat, chronologiquement le troisi&egrave;me professeur de philosophie, est nomm&eacute; professeur au coll&egrave;ge de Nantes [d&eacute;partement de Loire-Inf&eacute;rieure ; acad&eacute;mie de Rennes] en 1825\/1826, en remplacement de l&#39;abb&eacute; Alexandre Guillaume [1785-1869], en poste de 1820 &agrave; 1825.<\/div><div>Administrativement, Julien Lechat est nomm&eacute; &laquo; provisoirement &raquo;, d&#39;autant qu&#39;il n&#39;est pas agr&eacute;g&eacute;, et qu&#39;une ordonnance royale de 1821 impose l&#39;agr&eacute;gation pour tout professeur de coll&egrave;ge.<\/div><div>Julien Lechat reste en fonction jusqu&#39;en 1847 au coll&egrave;ge de Nantes, devenu depuis 1830 coll&egrave;ge royal [de troisi&egrave;me classe]. L&#39;&eacute;tablissement porte aujourd&#39;hui le nom de lyc&eacute;e Georges Cl&eacute;menceau.<\/div><div>Julien Lechat est remplac&eacute;, en 1847, par Charles Du Bouzet [1817-1883], puis en 1848 par Albert Lemoine [1824-1874], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1844], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1847].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat y prononce, le 20 ao&ucirc;t 1838, le Discours &agrave; la distribution des prix du coll&egrave;ge royal de Nantes : De la m&eacute;taphysique [Nantes : imprimerie de C. Mellinet. In-16, 16 p., s.-d.].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1833. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<\/div><div>En 1833, six th&egrave;ses de doctorat &egrave;s-lettres sont soutenues &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, par :&nbsp;<\/div><div>Louis Henri* Monin [1809-1866], avec une Dissertation sur Le Roman de Roncevaux ; Pierre Benjamin Lafaye [1809-1867], avec une Dissertation sur la philosophie atomistique ; &Eacute;mile Egger [1813-1885], avec une &Eacute;tude sur l&#39;&eacute;ducation litt&eacute;raire chez les Romains ; Jean Pierre Bazy [1804-1883], avec De l&#39;&Eacute;pop&eacute;e ancienne et moderne ; Jean Louis Auguste Vincens de Gourgas [1798-1865], avec un Essai sur la po&eacute;sie pastorale ; l&#39;abb&eacute; Julien Lechat [1795-1849], avec une th&egrave;se Du Beau.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat est docteur &egrave;s-lettres [Paris, mai 1833], avec une th&egrave;se latine : &deg;De Humanorum cogitationum origine et principiis.<\/div><div>Sur la page de titre [en fran&ccedil;ais] : &deg;Universit&eacute; de France. Acad&eacute;mie de Paris. Facult&eacute; des Lettres. Th&egrave;se de philosophie pour le doctorat, propos&eacute;e par J. Lechat, officier de l&#39;Universit&eacute;, professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes, licenci&eacute;, aspirant au grade de Docteur [&Agrave; Nantes : Imprimerie d&#39;H&eacute;rault, rue de Gu&eacute;rande, pr&egrave;s de la Place Royale. In-4, 28 p., 1833].<\/div><div>La th&egrave;se n&#39;est pas d&eacute;di&eacute;e.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La th&egrave;se, en fran&ccedil;ais [Paris, 30 ao&ucirc;t 1833], a pour titre : Du Beau.<\/div><div>Sur la page de titre : &deg;Universit&eacute; de France. Acad&eacute;mie de Paris. Facult&eacute; des Lettres. Th&egrave;se de philosophie pour le doctorat, propos&eacute;e par J. Lechat, officier de l&#39;Universit&eacute;, professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes, licenci&eacute;, aspirant au grade de Docteur [&Agrave; Nantes : Imprimerie d&#39;H&eacute;rault, rue de Gu&eacute;rande, pr&egrave;s de la Place Royale. In-4, 28 p., 1833].<\/div><div>La th&egrave;se n&#39;est pas d&eacute;di&eacute;e.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>On peut noter qu&#39;autour de 1830, plusieurs th&egrave;ses sont consacr&eacute;es &agrave; l&#39;esth&eacute;tique : en 1831, la th&egrave;se de Joseph Tissot : Du Beau, particuli&egrave;rement en litt&eacute;rature [Dijon, 22 ao&ucirc;t 1831] ; en 1833, la th&egrave;se de l&#39;abb&eacute; Julien Lechat : Du Beau [Paris, 30 ao&ucirc;t 1833] ; en 1834, la th&egrave;se de Th&eacute;ophile Lodin Lalaire : Quelques id&eacute;es sur l&#39;esth&eacute;tique [Caen, 3 janvier1834] ; en 1835, la th&egrave;se de J. A. Schwalb&eacute; : Sur le Beau [Paris, 27 juillet 1835] ; en 1838, la th&egrave;se d&#39;Eug&egrave;ne Rosseeuw Saint-Hilaire : Quid sit in artibus pulchritudo [Du Beau dans les arts] [Paris, novembre 1838] ; en 1839, la th&egrave;se d&#39;Edgar Quinet : Consid&eacute;rations sur l&#39;art [Strasbourg, 1er f&eacute;vrier 1839].<\/div><div><br \/><\/div><div>1836. TRADUCTEUR DE LA PHILOSOPHIE DE L&#39;HISTOIRE DE SCHLEGEL.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat fait para&icirc;tre en 1836, alors qu&#39;il est professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes, une traduction de le&ccedil;ons prononc&eacute;es par Fr&eacute;d&eacute;ric Schlegel : Philosophie de l&#39;histoire : profess&eacute;e en dix-huit le&ccedil;ons publiques, &agrave; Vienne \/ par Fr&eacute;d&eacute;ric de Schl&eacute;gel ; ouvrage traduit de l&#39;allemand en fran&ccedil;ais \/ par M. l&#39;abb&eacute; Lechat, \/ Docteur de la Facult&eacute; des Lettres de Paris. Officier de l&#39;universit&eacute;, Professeur \/ de philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes, etc, etc. \/ [A Paris : Chez Parent-Desbarres, &eacute;diteur, rue de Seine-Saint-Germain, 48. Deux volumes in-8, XVI-397+410 pp., 1836]. Comporte une Pr&eacute;face du Traducteur et une Pr&eacute;face de l&#39;Auteur, sign&eacute;e &agrave; Vienne le 6 septembre 1828.<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Hathi Trust.<\/div><div>https:\/\/catalog.hathitrust.org\/Record\/005544664?type%5B%5D=author&amp;lookfor%5B%5D=lechat&amp;ft=ft<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Google Books.<\/div><div>Selon Brian Judet, dans son livre, publi&eacute; en 1971, sur les Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme fran&ccedil;ais [1800-1855], l&#39;abb&eacute; Lechat &laquo; rattache les principes de F. Schlegel &agrave; la recherche de la parole primitive, l&#39;unit&eacute; du Verbe divin &raquo;.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage est r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1841, avec la m&ecirc;me pagination [Paris : Paul Mellier, libraire-&eacute;diteur, Place Saint-Andr&eacute; des Arts, n&deg; 41. Deux volumes in-8, XVI-397+410 pp., 1841].<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Hathi Trust.<\/div><div>https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=ucm.5325903187;view=1up;seq=7<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage de Fr&eacute;d&eacute;ric de Schlegel fait l&#39;objet d&#39;un assez long compte rendu, mais r&eacute;serv&eacute;, en 1837, dans la livraison d&#39;avril de la Revue des Deux-Mondes, rubrique La Presse fran&ccedil;aise.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1836. R&Eacute;&Eacute;DITION BELGE &Agrave; LOUVAIN ET COMPTE RENDU.<\/div><div>L&#39;ouvrage &laquo; Philosophie de l&#39;histoire : profess&eacute;e en dix-huit le&ccedil;ons publiques &raquo; fait l&#39;objet d&#39;une &eacute;dition en Belgique : [Louvain : Vanlinthout et Vandenzande. Deux volumes in-8, 280+288 pp., 1836].<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Google Books.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; partir de cette &eacute;dition en Belgique [sans doute une contrefa&ccedil;on], l&#39;ouvrage fait l&#39;objet, en octobre 1836, d&#39;un compte rendu d&eacute;taill&eacute; dans le Journal historique et litt&eacute;raire, pages 503-510.<\/div><div><br \/><\/div><div>1829. PHILOSOPHIE DER GESCHICHTE SIGNAL&Eacute; DANS LA REVUE GERMANIQUE.<\/div><div>L&#39;ouvrage de Friedrich von Schlegel [1772-1829] : Philosophie der Geschichte, in achtzehn Vorlesungen, gehalten in Wien, im Jahre 1828, von Friedrich von Schlegel [Vienne : chez C. Schaumburg et Comp. Deux volumes in-8, 1829] avait &eacute;t&eacute; signal&eacute; dans le bulletin bibliographique de la Nouvelle Revue germanique d&egrave;s 1829 [Tome I].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article, sign&eacute; C. C., indique : &laquo; Dans un moment o&ugrave; les hautes &eacute;tudes acad&eacute;miques semblent se diriger plus particuli&egrave;rement en France vers la philosophie de l&#39;histoire, un ouvrage de M. Fr&eacute;d&eacute;ric de Schlegel&nbsp; sur cette importante mati&egrave;re ne peut manquer d&#39;int&eacute;resser nos lecteurs. Devenu c&eacute;l&egrave;bre par ses &eacute;crits et par la direction de ses id&eacute;es,&nbsp; M. de Schlegel est un de ces &eacute;crivains allemands qui, comme Werner et Stolberg, ont abjur&eacute; le protestantisme pour se jeter dans le sein de l&#39;&Eacute;glise romaine. Cette circonstance&nbsp; peut d&eacute;j&agrave; faire pressentir la tendance caract&eacute;ristique qui distingue le livre que nous annon&ccedil;ons : elle est analogue &agrave; celle que l&#39;on remarque dans les &eacute;crits de M. le Baron d&#39;Eckstein.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le grand probl&egrave;me de la philosophie, selon M. de Schlegel est le r&eacute;tablissement dans l&#39;homme de l&#39;image de Dieu qu&#39;il a perdue, en tant que cet objet se rattache &agrave; la science et rentre dans son domaine. La philosophie pure a pour but de nous faire conna&icirc;tre, comprendre et, s&#39;il se peut, go&ucirc;ter par la conscience cette r&eacute;g&eacute;n&eacute;ration de notre &ecirc;tre. Quant &agrave; la philosophie de l&#39;histoire, elle suit historiquement la marche de cette r&eacute;g&eacute;n&eacute;ration de l&#39;humanit&eacute; dans le d&eacute;veloppement des peuples aux diff&eacute;rentes &eacute;poques de l&#39;histoire du monde. Prenant cette id&eacute;e pour base de tout son travail, l&#39;auteur remonte aux donn&eacute;es de la tradition mosa&iuml;que sur la chute de l&#39;homme ; il rappelle l&#39;opposition primitive qui se manifeste d&egrave;s le premier &acirc;ge entre Ca&iuml;n et son fr&egrave;re Abel, entre les descendants de Ca&iuml;n et les descendants de Seth, que la tradition appelle les enfans de Dieu ; puis il pr&eacute;tend retrouver dans l&#39;histoire de toutes les nations des traces de cette tradition primitive, alt&eacute;r&eacute;e plus ou moins par les divers peuples de l&#39;antiquit&eacute;, except&eacute; par les H&eacute;breux, qui en ont conserv&eacute; le pr&eacute;cieux d&eacute;p&ocirc;t.&nbsp;<\/div><div>M. de Schlegel s&#39;attache ensuite &agrave; montrer comment le christianisme a fait entrer en circulation, parmi les peuples du moyen-&acirc;ge et des temps modernes, les v&eacute;ritables principes de vie seuls capables de r&eacute;g&eacute;n&eacute;rer l&#39;humanit&eacute; progressivement.<\/div><div><br \/><\/div><div>Nous ne donnerons point ici une analyse d&eacute;taill&eacute;e de ce livre, qui nous a paru &eacute;crit d&#39;une mani&egrave;re tra&icirc;nante et embarrass&eacute;e, nous dirions m&ecirc;me, si nous osions porter un jugement sur le fond d&#39;apr&egrave;s une premi&egrave;re lecture, qu&#39;il n&#39;a pas enti&egrave;rement rempli notre attente. Nous pensions trouver quelque chose de plus dans un travail de cette nature, publi&eacute; par un homme justement c&eacute;l&egrave;bre. Quoiqu&#39;il en soit, ce travail m&eacute;rite l&#39;attention sous plusieurs rapports, et nous nous proposons d&#39;en donner prochainement la substance dans un article de ce journal &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;&Eacute;COLE PHILOSOPHIQUE DE SCHLEGEL SELON JULIEN LECHAT.<\/div><div>Dans la Pr&eacute;face du traducteur, l&#39;abb&eacute; Julien Lechat indique : &laquo; Le nom de F. Schl&eacute;gel est un des plus illustres de l&#39;Allemagne. Mais la traduction de plusieurs de ses ouvrages, de l&#39;Histoire de la litt&eacute;rature ancienne et moderne, du Tableau de l&#39;histoire moderne, en le popularisant en France a fait conna&icirc;tre surtout le critique et l&#39;&eacute;rudit. Or F. Schl&eacute;gel est aussi un philosophe : de l&agrave; sans doute la haute port&eacute;e de sa critique et de ses vues historiques.<\/div><div>En philosophie, il appartient &agrave; cette &eacute;cole &eacute;minemment religieuse et catholique qui, prenant la parole comme le caract&egrave;re distinctif de l&#39;humanit&eacute;, pense qu&#39;avec elle toutes les v&eacute;rit&eacute;s religieuses, morales et sociales ont &eacute;t&eacute; primitivement r&eacute;v&eacute;l&eacute;es &agrave; l&#39;homme ; &eacute;cole &agrave; laquelle se rattachent aussi diversement et plus ou moins Goerres et Baader en Allemagne, MM. De Maistre, de Bonald et d&#39;Eckstein en France &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>BR&Egrave;VE BIOGRAPHIE DE SCHLEGEL.<\/div><div>De m&ecirc;me, l&#39;abb&eacute; Julien Lechat&nbsp; fournit une br&egrave;ve note biographique sur Friedrich von Schlegel [1772-1829] : &laquo; N&eacute; &agrave; Hanovre en 1772. De 1802 &agrave; 1803 il fit un voyage &agrave; Paris o&ugrave; il ouvrit un cours et publia des ouvrages. Il avait &eacute;pous&eacute; la fille du c&eacute;l&egrave;bre Mendelshon, laquelle se convertit ainsi que lui &agrave; la foi catholique, dans la ville de Cologne &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1847. RECUEIL DE SERMONS.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat fait para&icirc;tre en 1847 :&nbsp; Recueil de sermons et d&#39;instructions religieuses, &agrave; l&#39;usage des maisons d&#39;&eacute;ducation et des familles, par l&#39;abb&eacute; Lechat, docteur &egrave;s-lettres&nbsp; [Nantes : L. Gu&eacute;raud ; Paris : L. Hachette et Cie. In-8, X-436 p., 1847].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage fait l&#39;objet, en septembre 1847, d&#39;un compte-rendu &eacute;logieux, dans les Mus&eacute;e des Familles, p&eacute;riodique fortement illustr&eacute;, fond&eacute; par le journaliste &Eacute;mile de Girardin [1806-1881] :&nbsp;<\/div><div>&laquo; Voici un ouvrage qui ne s&#39;est point pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie, mais que l&#39;opinion publique a d&eacute;j&agrave; couronn&eacute;, c&#39;est le Recueil de sermons et d&#39;instructions religieuses, &agrave; l&#39;usage des maisons d&#39;&eacute;ducation et des familles, par M. l&#39;abb&eacute; Lechat, professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Nantes. Les anciens &eacute;l&egrave;ves de ce ma&icirc;tre &eacute;minent connaissaient d&eacute;j&agrave; sa science profonde, son indulgente onction, sa douce et forte &eacute;loquence, son style digne des meilleurs temps de notre langue. Gr&acirc;ce &agrave; la publication qui r&eacute;sume toutes ces qualit&eacute;s, elles seront appr&eacute;ci&eacute;es d&eacute;sormais du public, et du public le plus litt&eacute;raire et le plus &eacute;lev&eacute;, comme du plus modeste et du plus ignorant. En effet, les instructions de M. Lechat, si graves par le fond, mais si famili&egrave;res dans la forme, sont &agrave; la port&eacute;e de tout le monde. C&#39;est un cours complet de religion et de morale, et nous n&#39;en sachions pas de meilleur &agrave; mettre entre les mains de la jeunesse. Publi&eacute; &agrave; Nantes par M. Gu&eacute;raud, il se r&eacute;pandra dans toute la France chr&eacute;tienne sous les auspices de M. Hachette, le digne libraire de l&#39;Universit&eacute;. Avis aux instituteurs, aux m&egrave;res de famille et &agrave; tous nos lecteurs &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1837. SOCI&Eacute;T&Eacute; ROYALE ACAD&Eacute;MIQUE DE NANTES.<\/div><div>La Soci&eacute;t&eacute; royale acad&eacute;mique de Nantes et du d&eacute;partement de Loire-Inf&eacute;rieure re&ccedil;oit, en 1837, l&#39;abb&eacute; Julien Lechat comme membre r&eacute;sidant.<\/div><div>La commission, charg&eacute;e d&#39;examiner sa candidature sur le rapport du Dr. Thibeaud, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, l&#39;admet &agrave; l&#39;unanimit&eacute;. L&#39;assembl&eacute;e des membres de la Soci&eacute;t&eacute;, votant &agrave; bulletin secret, confirme cette admission dans la s&eacute;ance du 4 d&eacute;cembre 1837.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1845, la Soci&eacute;t&eacute; est constitu&eacute;e de trois sections, avec pour chacune d&#39;elle un &laquo; comit&eacute; central &raquo; : Agriculture, commerce et industrie ; M&eacute;decine ; Sciences, lettres et arts.&nbsp;<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Julien Lechat fait partie de ce comit&eacute; central pour la section&nbsp; Sciences, lettres et arts, avec Huette ; Pecot ; Lambert.<\/div><div><br \/><\/div><div>1837. MARONCELLI ET LES CONSID&Eacute;RATIONS SUR L&#39;ESTH&Eacute;TIQUE.<\/div><div>Pr&eacute;parant son &eacute;lection &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; royale acad&eacute;mique de Nantes, l&#39;abb&eacute; Julien Lechat, dans la s&eacute;ance du 1er mars, donne lecture de Consid&eacute;rations philosophiques sur l&#39;esth&eacute;tique.<\/div><div><br \/><\/div><div>De m&ecirc;me, il communique &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des &laquo; Extraits de Maroncelli &raquo; traduits librement. Le texte en est publi&eacute; dans les Annales de la Soci&eacute;t&eacute; royale acad&eacute;mique de Nantes. Huiti&egrave;me volume. 1837. Pages 378-399.<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; : Gallica BNF<\/div><div>http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k2073580\/f377.image.r=lechat?rk=193134;0<\/div><div>Pietro Maroncelli [1795-1846] est un musicien et un &eacute;crivain italien connu pour avoir &eacute;t&eacute; le compagnon de prison de Silvio Pellico [1789-1853], patriote et po&egrave;te italien, c&eacute;l&egrave;bre pour son ouvrage : Mes prisons ou M&eacute;moires de Silvio Pellico.<\/div><div><br \/><\/div><div>1843. SUR LE CRIT&Eacute;RIUM DE V&Eacute;RIT&Eacute;.<\/div><div>Sur le crit&eacute;rium de la v&eacute;rit&eacute;, ou Principe fondamental de la certitude, communication faite &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique [de Nantes], par M. l&#39;abb&eacute; Lechat, dans la s&eacute;ance du 15 f&eacute;vrier 1843.<\/div><div><br \/><\/div><div>Publi&eacute; dans les Annales de la soci&eacute;t&eacute; royale acad&eacute;mique [Nantes : de l&#39;imprimerie de Camille Mellinet, imprimeur et membre de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique. 1843]. Quatri&egrave;me volume de la deuxi&egrave;me s&eacute;rie ; quatorzi&egrave;me volume de la premi&egrave;re s&eacute;rie. Pages 237-259.<\/div><div>Repris en tir&eacute; &agrave; part : [Nantes : impr. de C. Mellinet. In-8, 23 p., 1843].&nbsp;<\/div><div>Dans une note, indiqu&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part, l&#39;abb&eacute; Julien Lechat pr&eacute;cise : &laquo; Ce travail appartient &agrave; un de mes &eacute;l&egrave;ves de l&#39;ann&eacute;e derni&egrave;re, le jeune Galles, F&eacute;lix, de Vannes ; je ne puis y revendiquer d&#39;autre part, que de l&#39;avoir inspir&eacute;, et d&#39;en avoir surveill&eacute; et corrig&eacute; la r&eacute;daction &raquo;.&nbsp;<\/div><div>L&#39;article est cit&eacute; dans le premier num&eacute;ro [6 janvier 1843] de la Literarische Zeitung de Karl Brandes &agrave; Berlin, au m&ecirc;me titre que Le Cart&eacute;sianisme ou la V&eacute;ritable r&eacute;novation des sciences de Bordas-Dumoulin ; les &Eacute;tudes philosophiques de C. Mallet ; le Pr&eacute;cis analytique des le&ccedil;ons de philosophie [&hellip;] de l&#39;abb&eacute; Flottes.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Officier de l&#39;Universit&eacute;.<\/div><div>Chevalier de la L&eacute;gion d&#39;honneur [6 mai 1846].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE :&nbsp;<\/div><div>Jean Guiffan, Jo&euml;l Barreau, Jean-Louis Liters. Nantes, le lyc&eacute;e Cl&eacute;menceau, Nantes : 200 ans d&#39;histoire. [&Eacute;dit&eacute; par le] Comit&eacute; de l&#39;histoire du Lyc&eacute;e Cl&eacute;menceau de Nantes [Nantes : Coiffard. In-8, 491 p., 2008].<\/div><div><br \/><\/div><div>SITOLOGIE.<\/div><div>Dossier Lechat dans la base L&eacute;onore.<\/div><div>http:\/\/www.culture.gouv.fr\/LH\/LH126\/PG\/FRDAFAN83_OL1527039v006.htm<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Nantes, Julien Lechat a laiss&eacute; un nom dans l&#39;histoire litt&eacute;raire, en &eacute;tant un des traducteurs en fran&ccedil;ais du philosophe allemand Friedrich von Schlegel. Il fait ainsi partie du petit nombre de ceux qui acclimatent dans la culture fran&ccedil;aise la pens&eacute;e scientifique, romantique, litt&eacute;raire, religieuse et catholique de Schlegel [1772-1829].&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-355","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=355"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/355\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":588,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/355\/revisions\/588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}