{"id":351,"date":"2017-11-13T08:54:00","date_gmt":"2017-11-13T08:54:00","guid":{"rendered":""},"modified":"2017-11-13T08:54:00","modified_gmt":"2017-11-13T08:54:00","slug":"Le-Globe-et-le-philosophe-Victor-Cousin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Victor-cousin\/Le-Globe-et-le-philosophe-Victor-Cousin.html","title":{"rendered":"Le Globe et le philosophe Victor Cousin"},"content":{"rendered":"Assurer la plus grande visibilit&eacute; &agrave; ses publications, en dehors du cercle des sp&eacute;cialistes, tel a &eacute;t&eacute; constamment un objectif de Victor Cousin, chef du spiritualisme philosophique dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle. De 1824 &agrave; 1830, le journal Le Globe est un de ses relais privil&eacute;gi&eacute;.<br \/><br \/><!--more-->DUBOIS ET LA CR&Eacute;ATION DU JOURNAL LITT&Eacute;RAIRE LE GLOBE.<br \/>Paul Fran&ccedil;ois  Dubois [1793-1874], ancien &eacute;l&egrave;ve de la troisi&egrave;me promotion de l&rsquo;&Eacute;cole  normale [1812-1814], professeur dans des coll&egrave;ges de province [Gu&eacute;rande,  Falaise, Limoges, Besan&ccedil;on], puis professeur suppl&eacute;ant de rh&eacute;torique &agrave;  Paris au coll&egrave;ge Charlemagne, est exclu de l&rsquo;Universit&eacute; par la r&eacute;action  cl&eacute;ricale de 1821 qui s&#39;amplifie sous le minist&egrave;re Vill&egrave;le [d&eacute;cembre  1821-janvier 1828].<br \/><br \/>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; journaliste au quotidien Le  Censeur europ&eacute;en [1819-1820], &agrave; la revue mensuelle Les Tablettes  universelles [1820-1824], ainsi qu&rsquo;au quotidien lib&eacute;ral le Courrier  fran&ccedil;ais, Paul Fran&ccedil;ois Dubois s&rsquo;associe [juillet 1824] avec Pierre  Leroux [1797-1871], typographe de formation, travaillant &agrave; cette &eacute;poque  chez l&rsquo;imprimeur Alexandre Lachevardi&egrave;re [1795-1855], pour fonder le  Journal Le Globe. <br \/>Alexandre Lachevardi&egrave;re, &agrave; la demande de Pierre  Leroux initiateur du projet, a apport&eacute; des capitaux. Paul Fran&ccedil;ois  Dubois, qui assure un temps officiellement la fonction de g&eacute;rant, sera  de fait le r&eacute;dacteur en chef, Pierre Leroux &eacute;tant plut&ocirc;t le g&eacute;rant  effectif. <br \/><br \/>Le premier num&eacute;ro, sous l&#39;intitul&eacute; &laquo; Le Globe, journal  litt&eacute;raire &raquo;, para&icirc;t le mercredi 15 septembre 1824, sur deux colonnes.  Initialement &agrave; l&#39;adresse du 26 rue des Petits-Augustins, il est pr&eacute;vu de  para&icirc;tre tous les deux, puis ult&eacute;rieurement tous les trois jours. Sur  quatre, puis huit pages in-4&deg;, il est vendu par abonnement, au minimum  trois mois.<br \/>Politiquement proche des Doctrinaires regroup&eacute;s autour de  Royer-Collard, visant &agrave; &ecirc;tre lu dans les salons aristocratiques, le  journal se d&eacute;clare lib&eacute;ral sinon populaire.<br \/><br \/>Paul Fran&ccedil;ois Dubois,  ancien &eacute;l&egrave;ve de la troisi&egrave;me promotion de l&#39;&Eacute;cole normale [1812-1814] y  a eu, en premi&egrave;re ann&eacute;e, Victor Cousin, ancien &eacute;l&egrave;ve de la premi&egrave;re  promotion de l&#39;&Eacute;cole normale [1810-1812] comme r&eacute;p&eacute;titeur de grec et de  latin.<br \/>Quant &agrave; Pierre Leroux, il a &eacute;t&eacute; le condisciple de P. F. Dubois au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Rennes.<br \/><br \/>COUSIN DE L&#39;AUTOMNE 1824 &Agrave; MAI 1825.<br \/>D&egrave;s  le 4 ao&ucirc;t 1824, &agrave; la suite d&#39;une d&eacute;marche d&#39;Alexandre Lachevardi&egrave;re, V.  Cousin est&nbsp; mis au courant de la cr&eacute;ation du Globe. Comme le rapporte  Jean-Jacques Goblot [Le Globe, 1824-1830] &laquo; Cousin est enchant&eacute; et  promet secours &raquo;.<br \/>Mais quelques semaines apr&egrave;s, Victor Cousin engage  son troisi&egrave;me voyage en Allemagne [premier voyage &agrave; l&#39;automne 1817,  deuxi&egrave;me voyage &agrave; l&#39;automne 1818]. Il est accompagn&eacute; de son ancien &eacute;l&egrave;ve  Louis Napol&eacute;on Lannes, duc de Montebello [1801-1874] qui doit renconter  sa future &eacute;pouse.<br \/>Cousin est arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Dresde, en Saxe, comme  personnage dangereux, selon l&rsquo;expression de la police fran&ccedil;aise, le  jeudi 14 ou vendredi 15 octobre 1824. On le suspecte en effet  d&rsquo;entretenir des relations avec les chefs de la Burschenschaft,  association patriotique et lib&eacute;rale d&rsquo;&eacute;tudiants allemands. Peut-&ecirc;tre  m&ecirc;me l&rsquo;arrestation a-t-elle eu lieu &agrave; l&rsquo;initiative de Fran&ccedil;ois Frechet  d&rsquo;Esperey [1778-1863], directeur de la police fran&ccedil;aise sous le  minist&egrave;re Vill&egrave;le. <br \/>Cousin, expuls&eacute; en Prusse, est transf&eacute;r&eacute; &agrave;  Berlin, o&ugrave; il est incarc&eacute;r&eacute;, puis assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence, pr&egrave;s de quatre  mois, jusqu&rsquo;au d&eacute;but f&eacute;vrier 1825, enfin pri&eacute; de rester &agrave; Berlin,  jusqu&rsquo;&agrave; la fin de l&rsquo;instruction [mercredi 20 avril 1825]. A la suite de  quoi, il est autoris&eacute; &agrave; retourner en France, o&ugrave; il se retrouve vers le  12 mai 1825.<br \/>Il est donc absent de France pendant les huit premiers mois du fonctionnement du journal Le Globe.<br \/><br \/>LE GLOBE SOUTIENT COUSIN INCARC&Eacute;R&Eacute; PUIS PLAC&Eacute; EN R&Eacute;SIDENCE.<br \/>D&egrave;s  le samedi 6 novembre 1824, des articles paraissent dans Le Globe, pour  soutenir &laquo; le prisonnier de Berlin &raquo; et signaler la d&eacute;marche de Pierre  Paul Royer-Collard entreprise en sa faveur.<br \/>Un article du mardi 23 novembre [Num&eacute;ro 33, page 146] a pour titre&nbsp;: R&eacute;futation d&#39;une calomnie du Courrier anglais. <br \/>Un  long article de Th&eacute;odore Jouffroy, du samedi 27 novembre 1824 [Num&eacute;ro  35, pages 156-158] rend compte de la parution des &laquo; Oeuvres compl&egrave;tes de  Platon, traduites par Victor Cousin &raquo;, pour ce qui est de son second  volume [Th&eacute;&eacute;t&egrave;te&nbsp;; Phil&egrave;be], et non comme indiqu&eacute; par erreur son  troisi&egrave;me volume, qui lui para&icirc;tra en 1826.<br \/>Le compte rendu du  Discours prononc&eacute; par Abel Fran&ccedil;ois Villemain &agrave; la s&eacute;ance d&#39;ouverture de  son cours &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, publi&eacute; le mardi 7  d&eacute;cembre, est pour Le Globe une nouvelle occasion de d&eacute;fense &eacute;loquente  de &laquo; notre c&eacute;l&egrave;bre compatriote &raquo; [Num&eacute;ro 39, pages 178-179].<br \/><br \/>INT&Eacute;R&Ecirc;T DE V. COUSIN POUR LE JOURNAL LE GLOBE.<br \/>&Agrave; son retour d&#39;Allemagne, les relations de V. Cousin avec P. F. Dubois, sont loin d&#39;&ecirc;tre excellentes. <br \/>Mais  Cousin comprend vite le parti qu&#39;il peut tirer de la publication  d&#39;articles paraissant dans Le Globe, comme un des moyens suppl&eacute;mentaires  de fortifier sa c&eacute;l&eacute;brit&eacute; en associant son nom &agrave; de grands personnages  de renomm&eacute;e internationale&nbsp;: le comte Santorre di Santa Rosa&nbsp;; le  patriarche Johann Wolfgang von Goethe&nbsp;; le philosophe Georg Wilhelm  Friedrich Hegel.<br \/>Et d&#39;assurer dans les cercles lib&eacute;raux lettr&eacute;s, une  publicit&eacute; de bon aloi pour ses monuments philosophiques en cours de  parution&nbsp;: les Oeuvres compl&egrave;tes de Descartes&nbsp;; les Oeuvres compl&egrave;tes de  Platon&nbsp;; le Manuel de l&#39;histoire&nbsp; de la philosophie de Tennemann.<br \/><br \/>La  note ci-dessous fait le point, dans l&#39;ordre chronologique, sur les  interventions de Victor Cousin dans le journal Le Globe, de 1825 jusqu&#39;&agrave;  la fin de l&#39;ann&eacute;e 1830, avant que Le Globe ne devienne le &laquo; journal de  la doctrine de Saint-Simon &raquo;.<br \/><br \/>1825. SUR SANTA ROSA.<br \/>&bull; 1825. Note [sur Santa Rosa]. <br \/>Dans  le&nbsp; journal Le Globe, &lt; Journal litt&eacute;raire, paraissant les mardi,  jeudi et samedi &gt;.&nbsp; Tome II, n&deg; 189, samedi 26 novembre 1825, page  981. Ouverture en premi&egrave;re page.<br \/>Le Globe publie une &laquo; Lettre du  comte Santa Rosa &raquo;&nbsp; adress&eacute;e, de Londres le 31 octobre 1824, &agrave; Victor  Cousin et une &laquo; Note &raquo; d&#39;une quinzaine de lignes de V. Cousin, dat&eacute;e de  jeudi, novembre 1825.<br \/><br \/>Incipit&nbsp;de la pr&eacute;sentation par Le Globe : &laquo;  Nous avons publi&eacute; avant-hier une lettre de M. de Santa Rosa que l&#39;on  peut consid&eacute;rer comme l&#39;expression de ses derni&egrave;res pens&eacute;es&nbsp;: en voici  une autre qu&#39;il adressait &agrave; M. le professeur Cousin la veille m&ecirc;me de  son d&eacute;part pour la Gr&egrave;ce&nbsp;; elle est pleine d&#39;affection pour ce pays, de  souvenirs et d&#39;affection plus vive encore pour l&#39;Italie&nbsp;: c&#39;est toute  l&#39;&acirc;me d&#39;un homme sinc&egrave;re, bienveillant, d&eacute;vou&eacute; &raquo;.<br \/><br \/>Texte de la  note de V. Cousin&nbsp;: &laquo; Quand la premi&egrave;re lettre&nbsp;o&ugrave; M. de Santa Rosa  m&#39;annon&ccedil;ant sa r&eacute;solution parvint &agrave; Paris au mois de septembre 1824,  j&#39;&eacute;tais d&eacute;j&agrave; parti pour Dresde ; et&nbsp;quand il m&#39;&eacute;crivit une seconde fois  de Londres, le 31 octobre, pour m&#39;annoncer son d&eacute;part, d&eacute;j&agrave; j&#39;&eacute;tais dans  les prisons de Prusse ; et je n&#39;en suis sorti que quelques jours avant  sa mort. Je revoyais mon pays, quand lui succombait &agrave; Sphact&eacute;rie. Ne  sachant rien de moi, comme je ne savais rien de lui, il a d&ucirc; me croire  tranquille &agrave; Paris, comme en prison je le croyais tranquille dans sa  retraite de Nottingham. Il a d&ucirc; me croire tranquille &agrave; Paris, et il ne  recevait de moi, aucun signe de vie. !&nbsp; Je sais que ses derniers moments  ont &eacute;t&eacute; admirables, mais tristes. Je lis dans sa lettre &agrave; M. Recchio :  les lettres de Nottingham m&#39;ont consol&eacute; et touch&eacute;. Cette ligne me  d&eacute;chire le c&oelig;ur. Que s&#39;est-il pass&eacute; dans cette &acirc;me aussi tendre qu&#39;elle  &eacute;tait forte ! Cependant j&#39;ai la ferme esp&eacute;rance que Dieu en aura  d&eacute;tourn&eacute; tout doute cruel, tout id&eacute;e am&egrave;re&nbsp;&raquo; [jeudi novembre 1825.  Victor Cousin].<br \/><br \/>Victor Cousin vient d&#39;apprendre en juillet 1825  la nouvelle de la mort de Santorre di Santa Rosa survenue le 8 mai 1825,  dans l&#39;&icirc;le de Sphact&eacute;rie [aujourd&#39;hui Sphactiria] vis &agrave; vis du port de  Navarin-Pylos, en combattant face aux troupes &eacute;gyptiennes, pour  l&#39;ind&eacute;pendance de la Gr&egrave;ce.<br \/>V. Cousin avait fait la connaissance du  comte Santorre de Santa Rosa[1783-1825] en 1821. Ce dernier avait &eacute;t&eacute; un  des chefs de la r&eacute;volution du Pi&eacute;mont. Mais, apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec du  mouvement, il s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;fugi&eacute; &agrave; Paris sous le nom d&rsquo;emprunt de Conti. <br \/>Cousin  &eacute;tait li&eacute; par une &eacute;troite amiti&eacute; &agrave; Santa Rosa ; pendant un certain  temps, dans les premiers mois de 1822, ils v&eacute;curent ensemble &agrave; Auteuil, &agrave;  l&#39;&eacute;poque petit village hors de Paris, dans une maison pr&ecirc;t&eacute;e par  &Eacute;pagom&egrave;ne Viguier [1793-1867], alors ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de  Litt&eacute;rature &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale. <br \/>Arr&ecirc;t&eacute; par la police fran&ccedil;aise, Santa  Rosa fut jug&eacute;, et m&ecirc;me acquitt&eacute;, mais il dut quitter la France, pour se  r&eacute;fugier en Angleterre. <br \/>&Agrave; la suite de ces &eacute;v&eacute;nements, Victor Cousin  fut suspect&eacute; de men&eacute;es r&eacute;volutionnaires, ce qui am&egrave;nera son arrestation  en Allemagne en 1824.<br \/><br \/>&bull;&nbsp;Victor Cousin, le 15 ao&ucirc;t 1827, d&eacute;die &agrave;  la m&eacute;moire de Santorre de Santa Rosa le quatri&egrave;me tome de sa traduction  des Oeuvres de Platon&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor Cousin.  Tome quatri&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, Quai Voltaire, n&deg;  11. In-8, 478 p., 1827]. Contient les traductions de&nbsp;Lysis, ou de  l&#39;amiti&eacute; ;&nbsp;Hippias, ou du beau ;&nbsp;M&eacute;nex&egrave;ne, ou l&#39;oraison fun&egrave;bre ;&nbsp;Ion,  ou de l&#39;Iliade ;&nbsp;Le second Hippias ou du mensonge ;&nbsp;Euthyd&egrave;me, ou le  disputeur]. <br \/><br \/>&bull; En 1840, Victor Cousin fait para&icirc;tre dans la Revue  des Deux-Mondes, la lettre &eacute;crite en 1838&nbsp;: Santa-Rosa. [Lettre] &Agrave; M.  le Prince de la Cisterna, par V. Cousin. <br \/>Article de la Revue des Deux-Mondes, 1er mars 1840 [cinqui&egrave;me quinzaine]. Tome 43, pages 640-688.<br \/>[1843]  Repris, pages 427-513, dans les Fragments litt&eacute;raires, par M. V.  Cousin, Pair de France, membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise. &nbsp;<br \/>[Paris&nbsp;: Didier, libraire-&eacute;diteur, quai des Augustins, 35. In-8, 516 p., 1843]. <br \/><br \/>[1857] Repris, pages 189-282, dans Fragments et souvenirs, par M. Victor Cousin <br \/>[Paris  : Didier et Cie, libraires-&eacute;diteurs. Quai des Augustins, 35. Troisi&egrave;me  &eacute;dition, consid&eacute;rablement augment&eacute;e. In-8, XII-535 p., 1857].<br \/><br \/>1826. DE LA PHILOSOPHIE DE L&#39;HISTOIRE.<br \/>&bull; 1826. De la philosophie de l&#39;histoire, fragment par M. Victor Cousin. <br \/>Dans  le journal Le Globe, &lt; journal litt&eacute;raire, paraissant les mardi,  jeudi et samedi &gt;.&nbsp; Tome III, n&deg; 42, jeudi 30 mars 1826, pages 223 et  224. <br \/><br \/>Incipit du texte de V. Cousin&nbsp;: &laquo;&nbsp;La vie de l&#39;humanit&eacute; se  compose d&#39;un certain nombre d&#39;&eacute;v&egrave;nements qui se suivent, mais dont  chacun, consid&eacute;r&eacute; en soi-m&ecirc;me, forme un tout distinct de ses parties&nbsp;;  un drame plus ou moins long, qui a ses commencements, ses progr&egrave;s et sa  fin. Ces diff&eacute;rens drames sont les diff&eacute;rentes &eacute;poques de l&#39;humanit&eacute;.  Retracer chacune de ces &eacute;poques, c&#39;est la fonction de l&#39;histoire &raquo;.<br \/><br \/>Le texte est publi&eacute; en 1826, pages 226-233, dans&nbsp;:<br \/>Fragmens philosophiques par Victor Cousin.<br \/>[Paris : A. Sautelet et Compagnie, libraires, Place de la Bourse. In-8, I-L+438 pages, 1826].<br \/>De  la philosophie de l&#39;histoire est l&#39;un des six textes regroup&eacute;s sous le  titre de Pens&eacute;es d&eacute;tach&eacute;es [Du langage&nbsp;; De la loi morale et de la  libert&eacute;&nbsp;; De la cause et de l&#39;infini&nbsp;; Religion, mysticisme sto&iuml;cisme&nbsp;;  De l&#39;histoire de la philosophie&nbsp;; De la philosophie de l&#39;histoire].<br \/>&nbsp;<br \/>[1833] Et dans la seconde &eacute;dition des Fragmens philosophiques par Victor Cousin. <br \/>[Paris&nbsp;: Ladrange, Libraire. Quai des Augustins, n&deg; 19. Un volume in-8, LX-408 p., 1833]. <br \/>Et ses r&eacute;&eacute;ditions successives.<br \/><br \/>[1846] Repris dans Premiers essais de philosophie, par M. Victor Cousin. <br \/>[Paris : Librairie nouvelle. In-8, XX-350 p., 1846].<br \/>Et dans ses diff&eacute;rentes r&eacute;&eacute;ditions&nbsp;: 1855, 1862, 1873.<br \/><br \/>1826. ARGUMENT DU GORGIAS.<br \/>&bull;  1826. Philosophie. Traduction de Platon, par M. Victor Cousin. Argument  du Gorgias. Dans le&nbsp; journal Le Globe, &lt; journal litt&eacute;raire,  paraissant les mardi, jeudi et samedi &gt;. Tome III, n&deg; 85, le samedi 8  juillet 1826, pages 450, 451, 452. <br \/><br \/>Incipit de la pr&eacute;sentation  par Le Globe&nbsp;: &laquo; Apr&egrave;s une trop longue interruption, mais dont la cause  ne saurait lui &ecirc;tre imput&eacute;e, M. Cousin reprend enfin la suite de sa  belle traduction de Platon. Il va donner prochainement deux volumes,  l&#39;un compos&eacute; de notes qui devaient accompagner la derni&egrave;re livraison, et  que sa captivit&eacute; &agrave; Berlin avait emp&ecirc;ch&eacute; de para&icirc;tre&nbsp;; l&#39;autre volumes,  qui contient plusieurs dialogues, est d&eacute;di&eacute; &agrave; M. de Santa Rosa, ou  plut&ocirc;t &agrave; sa m&eacute;moire [&hellip;] &raquo;<br \/><br \/>Incipit de l&#39;argument par V. Cousin&nbsp;: &laquo;  On n&#39;est pas d&#39;accord, dit Olympiodore, sur le vrai but du Gorgias. Les  uns pr&eacute;tendent qu&#39;il s&#39;y agit seulement de la rh&eacute;torique, sans autre  motif, sinon que Socrate, dans sa discussion avec Gorgias, ne parle que  de la rh&eacute;torique, caract&eacute;risant ainsi tout le dialogue par une seule de  ses parties. D&#39;autres soutiennent que le Gorgias traite du juste et de  l&#39;injuste, parce qu&#39;il y est dit que l&#39;homme juste est heureux et  l&#39;homme injuste mis&eacute;rable, d&#39;autant plus mis&eacute;rable qu&#39;il est plus  injuste et qu&#39;il l&#39;est plus longtemps ; ne s&#39;apercevant pas que ce point  de vue est lui-m&ecirc;me partiel, et ne se rapporte encore qu&#39;&agrave; la  discussion de Socrate avec Polus. D&#39;autres enfin voient dans le Gorgias  un dialogue th&eacute;ologique, &agrave; cause de l&#39;&eacute;pisode mythologique qui le  couronne ; et ceux-ci se trompent encore plus que les autres. Pour nous,  nous pensons que le but du Gorgias est l&#39;exposition des principes sur  lesquels repose le bonheur public &raquo;.<br \/><br \/>C&#39;est en 1822 que Victor  Cousin commence &agrave; publier la traduction du grec en fran&ccedil;ais des Oeuvres  de Platon, traduction dont il a le projet d&egrave;s 1821. Soit treize volumes  dont l&#39;&eacute;dition se r&eacute;partit de 1822 &agrave; 1840.<br \/>En 1822, para&icirc;t le tome  I&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor Cousin. Tome premier [Paris :  Bossange fr&egrave;res, Libraires, rue de Seine, n&deg; 12. In-8, 371 p., 1822]<br \/>contenant  les traductions de Euthyphron, ou de la saintet&eacute; ;&nbsp;Apologie de Socrate  ;&nbsp;Criton, ou le devoir du citoyen ;&nbsp;Ph&eacute;don, ou de l&#39;&acirc;me.<br \/>Ce premier volume est d&eacute;di&eacute; &agrave; &Eacute;pagom&egrave;ne Viguier [1793-1867], qui a aid&eacute; Victor Cousin dans son travail de traduction.<br \/>La d&eacute;dicace n&#39;est pas dat&eacute;e. <br \/><br \/>En  1824, para&icirc;t le tome II&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome deuxi&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, rue de Seine,  n&deg; 12. In-8, 498 p., 1824]<br \/>contenant les traductions de de Th&eacute;&eacute;t&egrave;te, ou de la science ; de Phil&egrave;be, ou du plaisir.<br \/>Ce  deuxi&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; au po&egrave;te italien Alessandro Manzoni  [1785-1873] qui a re&ccedil;u Victor Cousin, en octobre 1820, dans sa propri&eacute;t&eacute;  de Boussaglio, pr&egrave;s de Milan. <br \/>La d&eacute;dicace n&#39;est pas dat&eacute;e. <br \/><br \/>En  1826, para&icirc;t le tome III&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome troisi&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, Quai  Voltaire, n&deg; 11. In-8, 457 p., 1826]&nbsp; contenant les traductions de  Protagoras, ou les sophistes ; Gorgias ou la rh&eacute;torique. <br \/>Ce  troisi&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; &agrave; Georg Wilhelm Friedrich Hegel [1770-1831]  alors professeur &agrave; Berlin, que V. Cousin a rencontr&eacute; une premi&egrave;re fois &agrave;  Heidelberg, en ao&ucirc;t et en novembre 1817&nbsp;; et avec lequel il &eacute;change une  correspondance.<br \/>La d&eacute;dicace est dat&eacute;e du 15 juillet 1826.<br \/><br \/>En  1827, para&icirc;t le tome IV&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor Cousin.  Tome quatri&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, Quai Voltaire, n&deg;  11. In-8, 478 p., 1827].<br \/>contenant les traductions de&nbsp;Lysis, ou de  l&#39;amiti&eacute; ;&nbsp;Hippias, ou du beau ;&nbsp;M&eacute;nex&egrave;ne, ou l&#39;oraison fun&egrave;bre ;&nbsp;Ion,  ou de l&#39;Iliade ;&nbsp;Le second Hippias ou du mensonge&nbsp;; Euthyd&egrave;me ou le  disputeur.<br \/>Ce quatri&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; au comte Santorre de Santa Rosa [1783-1825].<br \/>La d&eacute;dicace est dat&eacute;e du 15 ao&ucirc;t 1827.<br \/><br \/>1826. LE TOME ONZE DES OEUVRES COMPL&Egrave;TES DE DESCARTES.<br \/>&bull;  1826. Philosophie. Oeuvres compl&egrave;tes de Descartes, publi&eacute;es par M.  Victor Cousin. Dans le journal Le Globe, &lt; journal philosophique et  litt&eacute;raire &gt;. Tome IV, samedi 7 octobre 1826, pages 122, 123, 124.<br \/><br \/>Incipit  de la pr&eacute;sentation par Le Globe&nbsp;: &laquo; Le dernier volume de la belle  &eacute;dition de Descartes publi&eacute;e par M. Cousin va para&icirc;tre sous peu de  jours. Il renferme divers morceaux qui furent donn&eacute;s au public apr&egrave;s la  mort de Descartes sous le titre d&#39;Opera posthuma. Ils &eacute;taient en latin&nbsp;;  l&#39;&eacute;diteur les a traduits. Il y en a deux dans le nombre qui offrent le  plus grand int&eacute;r&ecirc;t&nbsp;; ce sont les R&egrave;gles pour la direction de l&#39;esprit,  et la Recherche de la v&eacute;rit&eacute; par les lumi&egrave;res naturelles [&hellip;] &raquo;.<br \/><br \/>C&#39;est  en 1824 que Victor Cousin commence &agrave; faire para&icirc;tre l&#39;&eacute;dition des  Oeuvres de Descartes, pr&eacute;vue d&egrave;s le d&eacute;part en onze volumes&nbsp;: &OElig;uvres de  Descartes, publi&eacute;es par M. Victor Cousin et pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es de l&rsquo;&eacute;loge de Ren&eacute;  Descartes par Thomas. Paris : De l&#39;imprimerie de Lachevardi&egrave;re fils,  successeur de Cellot, rue du Colombier, n&deg; 30. Librairie de Levrault, en  onze volumes. <br \/>[&Agrave; Paris&nbsp;: chez F. G. Levrault, libraire, Rue des Foss&eacute;s-Monsieur-le-Prince, n&deg;31 ; et &agrave; Strasbourg, Rue des Juifs, n&deg;33].<br \/><br \/>En 1824, paraissent les tomes I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII. <br \/>En 1825, les tomes IX et X.<br \/>En 1826, le tome XI&nbsp;: &OElig;uvres de Descartes publi&eacute;es par Victor Cousin, tome onzi&egrave;me.<br \/>[Paris&nbsp;:  chez F. G. Levrault, libraire, rue des Foss&eacute;s Monsieur le Prince,  n&deg;31&nbsp;; Strasbourg&nbsp;: chez F. G. Levrault, libraire. Rue des Juifs, n&deg;33.  In-8, VIII-461, 1826].<br \/>Contient&nbsp;: Lettre &agrave; Gisbert Vo&euml;t. R&egrave;gles pour  la direction de l&#39;esprit. Recherche de la v&eacute;rit&eacute; par les lumi&egrave;res  naturelles. Premi&egrave;res pens&eacute;es sur la g&eacute;n&eacute;ration des animaux. Extraits  des manuscrits.<br \/><br \/>1827. DU VRAI COMMENCEMENT DE L&#39;HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.<br \/>&bull; 1827. Philosophie. Du vrai commencement de l&#39;histoire de la philosophie. (Fragment communiqu&eacute; par M. Victor Cousin). <br \/>Dans  le journal Le Globe, &lt; recueil philosophique et litt&eacute;raire &gt;.  Tome V, n&deg; 17, samedi 12 mai 1827, pages 85-86. Ouverture en premi&egrave;re  page.<br \/><br \/>Incipit&nbsp;du texte de V. Cousin : &laquo; C&#39;est une erreur grave de  confondre l&#39;histoire de la philosophie avec celle de l&#39;esprit humain et  de l&#39;humanit&eacute;. En effet toutes les pens&eacute;es ne sont point des pens&eacute;es  philosophiques, &agrave; proprement parler, ni dans l&#39;esp&egrave;ce ni dans  l&#39;individu. L&#39;homme individuel pense de bonne heure, et ses facult&eacute;s,  dans la culture la plus imparfaite, portent d&eacute;j&agrave; des id&eacute;es et des  croyances de tout genre. Rien ne lui manque dans son premier &eacute;lan pour  atteindre &agrave; la v&eacute;rit&eacute;, ni en lui, ni autour de lui, ni au dessus de lui.  Le monde existe ; Dieu existe : l&#39;homme le sait et se sait lui-m&ecirc;me,  s&#39;il a une seule id&eacute;e &raquo;.<br \/>C&rsquo;est la reprise d&rsquo;une partie de cours  prononc&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris par Victor Cousin dans  l&rsquo;ann&eacute;e universitaire 1816-1817.<br \/><br \/>[1828] Repris, pages 1-8, dans les Nouveaux fragmens philosophiques, par Victor Cousin <br \/>[Paris&nbsp;:  Pichon et Didier, &Eacute;diteurs, Libraires-Commissionnaires, quai des  Augustins, n&deg; 47&nbsp;; Sautelet et Cie, Rue de Richelieu, n&deg; 14&nbsp;; Alex.  Mesnier. Place de la Bourse. In-8, I-IV, 408 p., dont deux pages  d&#39;Errata, 1828]. Avertissement. Table des mati&egrave;res. Errata.<br \/><br \/>[1846] Repris, pages 327-332, dans Premiers essais de philosophie, par M. Victor Cousin. <br \/>[Paris : Librairie nouvelle. In-8, XX-350 p., 1846].<br \/>Et dans ses diff&eacute;rentes r&eacute;&eacute;ditions&nbsp;: 1855, 1862, 1873. <br \/><br \/>1827. LES DEUX VISITES &Agrave; GOETHE.<br \/>&bull; 1827. Allemagne<br \/>[R&eacute;cit  des visites faites &agrave; Goethe, &agrave; Weimar, le vendredi 17 octobre 1817 et  le jeudi 28 avril 1825]. Article publi&eacute;, sans &ecirc;tre sign&eacute;, dix et deux  ans plus tard dans le journal Le Globe &lt; Recueil philosophique et  litt&eacute;raire&nbsp;&gt;. Tome V, n&deg; 26, samedi 2 juin 1827, pages 133, 134.  Ouverture en premi&egrave;re page.<br \/><br \/>Incipit&nbsp;de la pr&eacute;sentation par Le  Globe : &laquo; Nous avons publi&eacute; dans un de nos derniers num&eacute;ros un extrait  d&#39;une lettre &eacute;crite de Weymar par M. Amp&egrave;re fils, o&ugrave; se trouvaient  quelques d&eacute;tails sur Goethe. Cette lettre nous procure une autre  communication du m&ecirc;me genre. Un de nos amis s&#39;est souvenu &agrave; cette  occasion qu&#39;ayant visit&eacute; deux fois Goethe, &agrave; huit ans d&#39;intervalle, il  avait dans des notes rapides &eacute;crites &agrave; l&#39;instant m&ecirc;me, fix&eacute; les points  principaux de leur conversation ou reproduit avec une sorte de  v&eacute;n&eacute;ration et une enti&egrave;re fid&eacute;lit&eacute; les paroles m&ecirc;mes de Goethe. Ce sont  ces notes que nous confions &agrave; nos lecteurs : leur admiration pour ce  grand po&egrave;te donne de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t et du charme &agrave; tout ce qui le concerne &raquo;.<br \/><br \/>Le texte r&eacute;dig&eacute; par Victor Cousin se termine par ces confidences : <br \/>&laquo;  M. de M., l&#39;un des habitu&eacute;s de la maison de Goethe, qui y avait d&icirc;n&eacute;,  me dit que Goethe lui avait parl&eacute; de moi avec bont&eacute;, et qu&#39;il n&#39;avait  pas voulu me laisser quitter Weimar sans me voir [malgr&eacute; son &eacute;tat de  sant&eacute;]. En rentrant &agrave; mon auberge, le sommelier me dit que M. le  ministre de Goethe avait envoy&eacute; savoir de mes nouvelles, et qu&#39;il y  avait une carte pour moi. Je compris &agrave; merveille que tant d&#39;attentions  ne s&#39;adressaient point &agrave; ma personne, mais que, dans ma position, Goethe  avait voulu me donner un t&eacute;moignage public d&#39;int&eacute;r&ecirc;t, et honorer l&#39;ami  de Hegel ; et j&#39;en fus bien plus touch&eacute; que s&#39;il avait song&eacute; &agrave; moi. D&eacute;j&agrave;  Goethe r&eacute;gnait sur mon imagination et mon intelligence ; d&egrave;s ce moment  mon &acirc;me aussi lui appartint tout enti&egrave;re &raquo;.<br \/><br \/>[1857] L&#39;article sur  Goethe est reproduit, sous une forme un peu plus d&eacute;velopp&eacute;e, pages  150-160, dans les Fragments et souvenirs, par M. Victor Cousin.<br \/>[Paris  : Didier et Cie, libraires-&eacute;diteurs. Quai des Augustins, 35. Troisi&egrave;me  &eacute;dition, consid&eacute;rablement augment&eacute;e. In-8, XII-535 p., 1857].<br \/><br \/>1827. ARGUMENT DU LYSIS.<br \/>&bull; 1827. Philosophie. Oeuvres compl&egrave;tes de Platon, traduites par Victor Cousin. Tome IV.&nbsp; Argument du Lysis. <br \/>Dans le&nbsp; journal Le Globe &lt; Recueil philosophique et litt&eacute;raire&nbsp;&gt;. Tome V, n&deg;31, jeudi 14 juin 1827, pages 162, 163.<br \/><br \/>Incipit  de la pr&eacute;sentation par Le Globe&nbsp;: &laquo; Les amis de la philosophie  apprendront avec plaisir qu&#39;apr&egrave;s avoir termin&eacute; la seule &eacute;dition  compl&egrave;te du philosophe fran&ccedil;ais qui s&eacute;pare les temps modernes du moyen  &acirc;ge, ainsi que la publication de tous les manuscrits in&eacute;dits de ce  philosophe alexandrin apr&egrave;s lequel commence le moyen &acirc;ge et finit  l&#39;antiquit&eacute;, M. Cousin revient avec un nouveau z&egrave;le &agrave; l&#39;entreprise qu&#39;il  a form&eacute;e depuis plusieurs ann&eacute;es de faire conna&icirc;tre en France, par une  traduction accompagn&eacute;e des dissertations n&eacute;c&eacute;ssaire, le p&egrave;re de toute  vraie philosophie, celui qui, quatre si&egrave;cles avant notre &egrave;re, ouvrit &agrave;  la pens&eacute;e de l&#39;homme les routes parcourues depuis avec tant de gloire  par Proclus et par Descartes. On voit qu&#39;il s&#39;agit de la traduction de  Platon &raquo;.<br \/><br \/>Incipit de l&#39;argument par V. Cousin&nbsp;: &laquo; Tous les  critiques veulent que le Lysis soit le pendant du Charmide. En effet, &agrave;  ne consid&eacute;rer que l&#39;ext&eacute;rieur, tout se ressemble dans ces deux  dialogues. Dans l&#39;un comme dans l&#39;autre, c&#39;est Socrate qui raconte  lui-m&ecirc;me une conversation qu&#39;il eut autrefois dans une palestre. Le lieu  de la sc&egrave;ne est le m&ecirc;me; les deux principaux interlocuteurs de Socrate  sont &agrave; peu pr&egrave;s les m&ecirc;mes : ici le beau Lysis, l&agrave; le beau Charmide. La  conversation a la m&ecirc;me &eacute;tendue, et des deux c&ocirc;t&eacute;s elle n&#39;aboutit ou  semble n&#39;aboutir &agrave; aucun r&eacute;sultat &raquo;. <br \/><br \/>C&#39;est en 1822 que Victor  Cousin commence &agrave; publier la traduction du grec en fran&ccedil;ais des Oeuvres  de Platon, traduction dont il a le projet d&egrave;s 1821. Soit treize volumes  dont l&#39;&eacute;dition se r&eacute;partit de 1822 &agrave; 1840.<br \/><br \/>En 1822, para&icirc;t le  tome I : &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor Cousin. Tome premier  [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, rue de Seine, n&deg; 12. In-8, 371 p.,  1822]<br \/>contenant les traductions de Euthyphron, ou de la saintet&eacute;  ;&nbsp;Apologie de Socrate ;&nbsp;Criton, ou le devoir du citoyen ;&nbsp;Ph&eacute;don, ou de  l&#39;&acirc;me.<br \/>Ce premier volume est d&eacute;di&eacute; &agrave; &Eacute;pagom&egrave;ne Viguier [1793-1867], qui a aid&eacute; Victor Cousin dans son travail de traduction. <br \/>La d&eacute;dicace n&#39;est pas dat&eacute;e. <br \/><br \/>En  1824, para&icirc;t le tome II : &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome deuxi&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, rue de Seine,  n&deg; 12. In-8, 498 p., 1824]<br \/>contenant les traductions de de Th&eacute;&eacute;t&egrave;te, ou de la science ; de Phil&egrave;be, ou du plaisir.<br \/>Ce  deuxi&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; au po&egrave;te italien Alessandro Manzoni  [1785-1873] qui a re&ccedil;u Victor Cousin, en octobre 1820, dans sa propri&eacute;t&eacute;  de Boussaglio, pr&egrave;s de Milan. <br \/>La d&eacute;dicace n&#39;est pas dat&eacute;e.<br \/><br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1852.<br \/><br \/>En  1826, para&icirc;t le tome III&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome troisi&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, Quai  Voltaire, n&deg; 11. In-8, 457 p., 1826]&nbsp; contenant les traductions de  Protagoras, ou les sophistes ; Gorgias ou la rh&eacute;torique. <br \/>Ce  troisi&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; &agrave; Georg Wilhelm Friedrich Hegel [1770-1831]  alors professeur &agrave; Berlin, que V. Cousin a rencontr&eacute; une premi&egrave;re fois &agrave;  Heidelberg, en ao&ucirc;t et en novembre 1817&nbsp;; et avec lequel il &eacute;change une  correspondance.<br \/>La d&eacute;dicace est dat&eacute;e du 15 juillet 1826.<br \/>Certains tirages du tome III ne contiennent pas la page de d&eacute;dicace. <br \/><br \/>En  1827, para&icirc;t le tome IV&nbsp;: &OElig;uvres de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome quatri&egrave;me [Paris : Bossange fr&egrave;res, Libraires, Quai  Voltaire, n&deg; 11. In-8, 478 p., 1827].<br \/>contenant les traductions  de&nbsp;Lysis, ou de l&#39;amiti&eacute; ;&nbsp;Hippias, ou du beau ;&nbsp;M&eacute;nex&egrave;ne, ou l&#39;oraison  fun&egrave;bre ;&nbsp;Ion, ou de l&#39;Iliade ;&nbsp;Le second Hippias ou du mensonge&nbsp;;  Euthyd&egrave;me ou le disputeur.<br \/>Ce quatri&egrave;me volume est d&eacute;di&eacute; &agrave; la m&eacute;moire du comte Santorre de Santa Rosa [1783-1825].<br \/>La d&eacute;dicace est dat&eacute;e du 15 ao&ucirc;t 1827.<br \/><br \/>1827. ARGUMENT DE L&#39;EUTHYD&Egrave;ME.<br \/>&bull;  1827. Philosophie. Oeuvres compl&egrave;tes de Platon, traduites par Victor  Cousin. Tome IV.&nbsp; Argument de l&#39;Euthyd&egrave;me (communiqu&eacute; par M. Victor  Cousin).<br \/>Dans le&nbsp; journal Le Globe &lt; Recueil philosophique&nbsp; et  litt&eacute;raire&nbsp;&gt;. Tome V, n&deg; 63, mardi 28 ao&ucirc;t 1827, pages 333, 334.  Ouverture en premi&egrave;re page.<br \/><br \/>Incipit&nbsp;de l&#39;argument par V. Cousin :  &laquo; On peut distinguer dans les compositions de Platon trois mani&egrave;res  essentiellement diff&eacute;rentes&nbsp;: la premi&egrave;re o&ugrave; domine le caract&egrave;re  po&eacute;tique, la seconde o&#038;ugrav","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Assurer la plus grande visibilit&eacute; &agrave; ses publications, en dehors du cercle des sp&eacute;cialistes, tel a &eacute;t&eacute; constamment un objectif de Victor Cousin, chef du spiritualisme philosophique dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle. 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