{"id":348,"date":"2017-11-01T19:33:18","date_gmt":"2017-11-01T18:33:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T19:46:30","modified_gmt":"2020-09-18T17:46:30","slug":"forneron-bernard-proviseur-a-paris-du-lycee-condorcet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/forneron-bernard-proviseur-a-paris-du-lycee-condorcet.html","title":{"rendered":"Forneron, Bernard, proviseur \u00e0 Paris, du lyc\u00e9e Condorcet"},"content":{"rendered":"<div>Un parcours classique des &eacute;tudes : &Eacute;cole normale [1818] ; agr&eacute;gation des lettres [1821]. Un large &eacute;ventail de postes d&#39;autorit&eacute;, d&#39;abord en province, puis &agrave; Paris : simple r&eacute;gent de coll&egrave;ge ; censeur des &eacute;tudes ; proviseur ; inspecteur d&#39;acad&eacute;mie, recteur. Jusqu&#39;aux postes prestigieux [1853-1865] de proviseur de lyc&eacute;es parisiens, &agrave; Louis-le-Grand puis Condorcet, nominations qui couronnent une carri&egrave;re.<\/div><!--more--><div>Bernard Forneron [1797-1886]. N&eacute; le 12 d&eacute;cembre 1797, &agrave; Messigny [C&ocirc;te-d&rsquo;Or] ; mort le 31 octobre 1886, &agrave; Paris.<\/div><div>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge de Gray [Haute-Sa&ocirc;ne], puis au lyc&eacute;e de Dijon [C&ocirc;te-d&rsquo;Or].<\/div><div><br \/><\/div><div>1818. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<\/div><div>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [12 octobre 1818].<\/div><div>Sont d&eacute;clar&eacute;s re&ccedil;us au concours d&#39;entr&eacute;e de l&#39;&Eacute;cole normale, le 12 octobre* 1818, comme &eacute;l&egrave;ves pensionnaires, section Lettres, pour une dur&eacute;e de scolarit&eacute; de trois ans, dans l&#39;ordre<\/div><div>alphab&eacute;tique, les vingt &eacute;l&egrave;ves dont les noms suivent :<\/div><div>Pierre Ader [ &#8211; 1819] ; Alphonse Agnant, professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Besan&ccedil;on ; Auguste Anot [1794-1879], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [Cahors, 1824], professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers [1845] ; Jean Barreau, professeur de lettres au gymnase de Luxembourg ; Pierre Boulle, agr&eacute;gation de grammaire [Paris 1821], professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Bergerac ; Eus&egrave;be Corbin [1801-1855], re&ccedil;u &agrave; l&rsquo;agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [Paris, 1821], professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Lyon [1823] ; Am&eacute;d&eacute;e Daveluy [1799-1867], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, [Paris, 1821], premier directeur de l&rsquo;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&rsquo;Ath&egrave;nes [1846-1867] ; Louis Dubois [ -1884], professeur au coll&egrave;ge Rollin ; Charles Marie Dunoyer [1799-1881], recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Nancy [1857-1865] ; Bernard Forneron [1797-1886], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [Paris, 1821], proviseur du lyc&eacute;e Condorcet [1856-1865] ; Jean Baptiste La Bastide [1797-1863], recteur d&eacute;partemental de l&#39;Oise ; Paul-Jean Ladevi-Roche [1794-1871], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [Paris 1821], professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux [1838-1855] ; Etienne Lemoyne, inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Toulouse ; Fran&ccedil;ois Maug&eacute; [ -1832], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, Paris 1821, chef d&#39;institution &agrave; Paris ; Victor Peytel, m&eacute;decin &agrave; Paris ; Jean Fran&ccedil;ois Raison, [1799-1868], r&eacute;gent de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Ch&acirc;lons, agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres en 1828, professeur au coll&egrave;ge royal de Dijon, puis professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon ; Fran&ccedil;ois Rara, agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, Paris 1821, professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e de Douai ; Jean Ribout [1799-1854], agr&eacute;gation de grammaire, Nancy 1825, et agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres en 1837, professeur de quatri&egrave;me au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; Hippolyte Royer-Collard [1802-1850] ; Jean Fran&ccedil;ois Sti&eacute;venart [1794-1860], professeur de Litt&eacute;rature grecque et Doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Dijon [1840-1860].<\/div><div><br \/><\/div><div>1821. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES.<\/div><div>&Agrave; la fin de la troisi&egrave;me ann&eacute;e de l&#39;&Eacute;cole, obtient la Licence &egrave;s-lettres [juillet 1821].<\/div><div>Au sortir de l&#39;&Eacute;cole normale, Bernard Forneron est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [29 septembre 1821]. C&#39;est l&#39;ann&eacute;e m&ecirc;me de la cr&eacute;ation de l&#39;agr&eacute;gation des lettres, qui se d&eacute;roule, pour cette ann&eacute;e 1821, uniquement &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>Sont re&ccedil;us, &agrave; l&#39;agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, le 29 septembre 1821, dans l&#39;ordre de classement :<\/div><div>Hector Poret [1799-1864], futur suppl&eacute;ant de V. Cousin dans la chaire d&#39;Histoire de la philosophie ancienne en 1831-1838 ; Laurent de Luynes [1794-1884], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes [ordonnance du 22 septembre 1824] ; Jules Michelet [1798-1874], docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1819], futur professeur du coll&egrave;ge de France [1838-1852] ; Am&eacute;d&eacute;e Daveluy [1799-1867], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur directeur de l&rsquo;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&rsquo;Ath&egrave;nes, [de 1846 &agrave; 1867] ; Gabriel Lefevre ; Marie Nicolas Bouillet [1798-1865], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement secondaire ; Th&eacute;ophile Lodin-Lalaire [1797-1896], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], futur professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon ; Germain Joseph Delbecque ; Nicolas Rodolphe Taranne [1795-1857], futur biblioth&eacute;caire &agrave; la Biblioth&egrave;que Mazarine ; Jean Denis Baptiste Labastide [1797-1863], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur recteur d&eacute;partemental de l&#39;Oise ; Pierre Eus&egrave;be Corbin [1801-1855], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Lyon [1823] ; Jacques Auguste Reynaud ; abb&eacute; Fran&ccedil;ois Rara, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur professeur au lyc&eacute;e de Douai ; Th&eacute;ophile Janson ; &Eacute;mile Lefranc, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1817], futur homme de lettres ; Vertueux Bousson [1796-1829], futur professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal Charlemagne ; Paul-Jean Ladevi-Roche [1794-1871], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon [1843-1844] ; Louis L&eacute;once Bolly [ -1823], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1817], futur professeur au lyc&eacute;e de Rouen ; Jean Baptiste Forneron [1797-1886], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur proviseur du lyc&eacute;e Condorcet [1856-1865] ; Fran&ccedil;ois Maug&eacute; [ -1832], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur chefd&#39;institution.<\/div><div><br \/><\/div><div>1821-1830. R&Eacute;GENT DE COLL&Egrave;GE &Agrave; TROYES<\/div><div>&Agrave; la sortie de l&#39;&Eacute;cole normale, Bernard Forneron est nomm&eacute; r&eacute;gent de la classe de seconde [octobre 1821-octobre 1823], puis de la classe de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Troyes [d&eacute;partement de l&#39;Aube ; acad&eacute;mie de Dijon] d&#39;octobre 1823 au 25 septembre 1830.<\/div><div><br \/><\/div><div>1830. CENSEUR DES &Eacute;TUDES AU COLL&Egrave;GE DE DOUAI.<\/div><div>Sept ans plus tard, est nomm&eacute;, le 25 septembre 1830, censeur des &eacute;tudes au coll&egrave;ge royal de Douai [d&eacute;partement du Nord ; acad&eacute;mie de Douai], aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Joseph Victor Vinay [1787-1853], proviseur du 6 octobre 1824 au 24 ao&ucirc;t 1840. En remplacement de Jacques Eug&egrave;ne Devall&eacute;e [1792- ], ancien professeur de math&eacute;matiques, nomm&eacute; censeur au coll&egrave;ge royal de Lyon [25 septembre 1830-28 juillet 1842].<\/div><div>Bernard Forneron reste en poste comme censeur au coll&egrave;ge de Douai jusqu&#39;au 22 ao&ucirc;t 1831, date de sa nomination &agrave; Troyes. Il est remplac&eacute; comme censeur au coll&egrave;ge de Douai par Albert Nicolet [1805- ], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, section sciences [1826], censeur du 22 ao&ucirc;t 1831 au 10 octobre 1840.<\/div><div><br \/><\/div><div>1828. MEMBRE DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; DES SCIENCES, LETTRES ET ARTS DE TROYES.<\/div><div>Participe &agrave; la vie acad&eacute;mique de la ville en &eacute;tant &eacute;lu, d&egrave;s le 25 ao&ucirc;t 1828, membre r&eacute;sidant de la Soci&eacute;t&eacute; des Sciences, Lettres et Arts de Troyes. Il en devient vice-pr&eacute;sident. Il y publie diff&eacute;rentes communications, parmi lesquelles :<\/div><div>Notice historique sur Clairvaux, lue &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;Agriculture [&#8230;] de l&#39;Aube (premier trimestre1837, &eacute;dit&eacute; en 1839].<\/div><div>Esquisse de philosophie morale : De l&#39;&Acirc;me.<\/div><div>Les deux G&eacute;nies, les deux Mondes.<\/div><div><br \/><\/div><div>Beaucoup plus tard, en 1886, l&#39;ann&eacute;e de son d&eacute;c&egrave;s, para&icirc;tra, dans les M&eacute;moires de la soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique d&#39;Agriculture, des Sciences, Arts et Belles-Lettres du d&eacute;partement de l&#39;Aube, une notice de treize pages sur Bernard Forneron, par M. Truelle Saint-Evron.<\/div><div><br \/><\/div><div>1831-1840. PRINCIPAL DU COLL&Egrave;GE DE TROYES.<\/div><div>Bernard Forneron revient &agrave; Troyes [d&eacute;partement de l&#39;Aube ; acad&eacute;mie de Paris], non plus comme r&eacute;gent, mais cette fois comme principal du coll&egrave;ge.<\/div><div>Il est nomm&eacute; le 23 ao&ucirc;t 1831. Et reste en poste jusqu&#39;au 24 ao&ucirc;t 1840, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; proviseur &agrave; Douai.<\/div><div>Bernard Forneron est remplac&eacute; au coll&egrave;ge de Troyes par Humbert, ant&eacute;rieurement charg&eacute; des fonctions de censeur au coll&egrave;ge royal de Reims.<\/div><div><br \/><\/div><div>1840-1843. PROVISEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE DOUAI.<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute; &agrave; nouveau &agrave; Douai, mais cette fois, non plus comme censeur, mais comme proviseur, le 24 ao&ucirc;t 1840, en remplacement de l&#39;abb&eacute; Joseph Victor Vinay<\/div><div>[1787-1853], nomm&eacute; proviseur au coll&egrave;ge royal de Rhodez.<\/div><div>Forneron reste en poste &agrave; Douai jusqu&#39;au 25 ao&ucirc;t 1843, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; proviseur &agrave; Rouen.<\/div><div>il est second&eacute; &agrave; Douai pour quelques semaines par Albert Nicolet [1805- ], puis sur plusieurs ann&eacute;es par Guillaume Joseph Fabre [1793-1854], censeur des &eacute;tudes, du 14 septembre 1840 au 23 septembre 1843.<\/div><div><br \/><\/div><div>1843-1847. PROVISEUR DU COLL&Egrave;GE ROYAL DE ROUEN.<\/div><div>Puis Bernard Forneron est nomm&eacute; proviseur du coll&egrave;ge royal de Rouen [d&eacute;partement de Seine-Inf&eacute;rieure ; acad&eacute;mie de Rouen] le 25 ao&ucirc;t 1843, en remplacement de Pierre Joseph Dainez [1785-1856], ancien professeur de math&eacute;matiques, proviseur du coll&egrave;ge de Rouen, du 29 f&eacute;vrier 1836 au 24 ao&ucirc;t 1843.<\/div><div>Forneron reste en poste jusqu&#39;au 24 novembre 1847, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; un des deux inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Montpellier.<\/div><div>Il est second&eacute; &agrave; Rouen par les censeurs Pierre Louis Seignette [1807-1893], en poste du 25 ao&ucirc;t 1843 au 10 septembre 1846 ; puis Toussaint Eug&egrave;ne Genouille [1811-1880], ancien professeur divisionnaire de sixi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand [en poste du 10 septembre 1846 au 6 octobre 1849].<\/div><div>Il est remplac&eacute; comme proviseur &agrave; Rouen par Fran&ccedil;ois Bonnin [1801-1876], en poste du 24 novembre 1847 au 23 mars 1848.<\/div><div><br \/><\/div><div>1847-1848. INSPECTEUR D&#39;ACAD&Eacute;MIE &Agrave; MONTPELLIER.<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute; inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Montpellier [24 novembre 1847-septembre 1848], en remplacement de Joseph Foncin [1807-1894], nomm&eacute; directeur del&#39;&eacute;cole normale secondaire d&#39;Aix-en-Provence.<\/div><div>L&#39;autre inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Montpellier, en m&ecirc;me temps que lui, est &Eacute;tienne Bouchez, ancien inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de la Corse, en poste &agrave; Montpellier jusqu&#39;au 29 avril 1850.<\/div><div>Le ressort de l&#39;acad&eacute;mie de Montpellier, de 1809 &agrave; 1848, s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements de l&#39;Aude, de l&#39;Aveyron, de l&#39;H&eacute;rault, des Pyr&eacute;n&eacute;es-Orientales.<\/div><div>Bernard Forneron travaille d&#39;abord aupr&egrave;s du recteur Augustin Fran&ccedil;ois Th&eacute;ry [1796-1878], en poste du 2 octobre 1844 jusqu&rsquo;en f&eacute;vrier 1848, date de sa r&eacute;vocation ; puis il travaille aupr&egrave;s de Louis Antoine Dufilhol [1791-1864], recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Montpellier de f&eacute;vrier 1848 &agrave; f&eacute;vrier 1849.<\/div><div><br \/><\/div><div>1848-1850. INSPECTEUR D&#39;ACAD&Eacute;MIE &Agrave; REIMS.<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute; inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Reims, en septembre 1848, au moment de la cr&eacute;ation de cette acad&eacute;mie.<\/div><div>L&#39;acad&eacute;mie de Reims est en effet constitu&eacute;e par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 7 septembre 1848.<\/div><div>Elle comprend les quatre d&eacute;partements suivants : Aisne [auparavant dans l&#39;acad&eacute;mie d&#39;Amiens, qui vient d&#39;&ecirc;tre supprim&eacute;e] ; Ardennes [auparavant dans l&#39;acad&eacute;mie de Metz, qui vient d&#39;&ecirc;tre supprim&eacute;e] ; Aube [auparavant dans l&#39;acad&eacute;mie de Paris, dont le ressort vient d&#39;&ecirc;tre modifi&eacute;] ; Marne [auparavant dans l&#39;acad&eacute;mie de Paris, dont le ressort vient d&#39;&ecirc;tre modifi&eacute;].<\/div><div>Bernard Forneron est l&#39;un des deux inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Reims, nomm&eacute;s aupr&egrave;s du recteur Jacques &Eacute;dom [1797-1870]. Ce dernier est ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], ancien recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Grenoble [janvier-septembre 1848].<\/div><div>L&#39;autre inspecteur est Marc Alboise du Pujol [1808-1876], ancien proviseur du coll&egrave;ge royal d&#39;Alen&ccedil;on [septembre 1846-septembre 1848], futur recteur d&eacute;partemental de l&#39;acad&eacute;mie de l&#39;Aube [ao&ucirc;t 1850-septembre 1852].<\/div><div>Le secr&eacute;taire est Cadeillan [premi&egrave;re classe].<\/div><div>Bernard Forneron reste en poste jusqu&#39;&agrave; la cr&eacute;ation des &laquo; petits rectorats &raquo; d&eacute;partementaux cr&eacute;&eacute;s par la loi organique du 15 mars 1850.<\/div><div><br \/><\/div><div>1850-1854. LES PETITS RECTORATS.<\/div><div>La loi organique du 15 mars 1850, inspir&eacute;e par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en oeuvre par le ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851]<\/div><div>F&eacute;lix Esquirou de Parieu [1815-1893], modifie profond&eacute;ment la fonctionnement universitaire : les acad&eacute;mies, jusqu&rsquo;alors regroupement de d&eacute;partements, voient leur ressort restreint.<\/div><div>Con&ccedil;ues pour un encadrement plus &eacute;troit du personnel enseignant, elles deviennent strictement d&eacute;partementales et de &laquo; petits recteurs &raquo;, aux attributions r&eacute;duites, sont nomm&eacute;s.<\/div><div>L&#39;article 7 de la loi stipulant qu&#39;il est &eacute;tabli une acad&eacute;mie par d&eacute;partement, quatre-ving-six acad&eacute;mies sont cr&eacute;&eacute;es [dont celle d&rsquo;Alger]. Quatre-vingt-six postes sont &agrave; pourvoir, dont beaucoup seront occup&eacute;s par d&#39;anciens inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre que Bernard Forneron, alors inspecteur d&#39;acad&eacute;mie, se voit confier le rectorat de la Marne [rectorat de troisi&egrave;me classe].<\/div><div><br \/><\/div><div>1850-1852. RECTEUR D&Eacute;PARTEMENTAL DE LA MARNE.<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute; recteur d&eacute;partemental de l&#39;acad&eacute;mie de la Marne [10 ao&ucirc;t 1850-11 septembre 1852]. Il r&eacute;side &agrave; Reims, chef-lieu acad&eacute;mique.<\/div><div>L&rsquo;inspecteur qui l&rsquo;assiste est Pierre Bazile Flammanville [vers 1798-1877], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], nomm&eacute; en ao&ucirc;t 1850. Le secr&eacute;taire est Hord&eacute;, ancien premier commis.<\/div><div>Forneron reste en poste jusqu&#39;au 11 septembre 1852. Ensuite de quoi est nomm&eacute; &agrave; Rouen, comme recteur d&eacute;partemental de la Seine-Inf&eacute;rieure. Il est remplac&eacute; comme recteur &agrave; Reims, par Joseph Antoine Camille Villemereux [1803-1884], ancien proviseur du lyc&eacute;e de Besan&ccedil;on.<\/div><div>Alors qu&#39;il est recteur &agrave; Reims, Bernard Forneron publie Guide des instituteurs, ou Principes de p&eacute;dagogie, pour l&#39;instruction primaire, par J.-B. Forneron, recteur d&#39;acad&eacute;mie [Paris :<\/div><div>Dezobry et E. Magdeleine, libr. -&eacute;diteurs, rue des Ma&ccedil;ons-Sorbonne, 1. In-18, 144 p., 1852].<\/div><div><br \/><\/div><div>1852-1853. RECTEUR D&Eacute;PARTEMENTAL DE LA SEINE-INF&Eacute;RIEURE.<\/div><div>Le 11 septembre 1852, Bernard Forneron est nomm&eacute; &agrave; Rouen, recteur d&eacute;partemental de la Seine-Inf&eacute;rieure [aujourd&#39;hui Seine-Maritime], en remplacement de Charles Mallet [1807-1875], premier recteur d&eacute;partemental de la Seine-Inf&eacute;rieure, nomm&eacute; le 10 ao&ucirc;t 1850, et en fonction jusqu&rsquo;&agrave; sa mise &agrave; la retraite le 20 novembre 1852.<\/div><div>Bernard Forneron reste en fonction &agrave; Rouen &agrave; peine plus d&#39;un mois : d&egrave;s janvier 1853, il est nomm&eacute; proviseur &agrave; Paris, au lyc&eacute;e Louis-le-Grand.<\/div><div><br \/><\/div><div>1853-1856. PROVISEUR DU LYC&Eacute;E LOUIS-LE-GRAND.<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute;, le 12 janvier 1853, proviseur du lyc&eacute;e imp&eacute;rial Louis-le-Grand, en remplacement de Wilhelm Rinn [1797-1855], proviseur du lyc&eacute;e Louis-le-Grand, du 7 f&eacute;vrier 1845 au 11 janvier 1853, qui vient d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu professeur du coll&egrave;ge de France dans la chaire d&#39;&Eacute;loquence latine [1853-1854].<\/div><div><br \/><\/div><div>Il rejoint ainsi le cercle restreint des proviseurs des inamovibles cinq grands lyc&eacute;es parisiens, avec une permutation relativement fr&eacute;quente des titulaires des postes d&#39;un lyc&eacute;e &agrave; un autre.<\/div><div>En 1853 : Bernard Forneron [1797-1886], au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Louis-le-Grand, nomm&eacute; en janvier 1853 ; Alfred de Wailly [1800-1869], au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Napol&eacute;on [Henri-IV], nomm&eacute; en mai 1838 ; Charles Legrand [1809-1882], au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Saint-Louis, nomm&eacute; en 1852 ; Auguste Poirson [1795-1870], au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Charlemagne, nomm&eacute; en 1868, remplac&eacute; en avril 1853 par Auguste Nouzeilles [1798-1881] ; &Eacute;tienne Gros [1797-1856], au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [Condorcet], nomm&eacute; en octobre 1851.<\/div><div>Bernard Forneron reste en poste &agrave; Louis-le-Grand, jusqu&#39;au 16 juillet 1856, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute;, dans les m&ecirc;mes fonctions, au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte.<\/div><div>Le censeur qui l&#39;assiste est tout d&#39;abord Jean Paul Delorme [1799-1866], ancien professeur de math&eacute;matiques sp&eacute;ciales, censeur du 22 septembre 1852 au 4 septembre 1855, puis Michel &Eacute;mile Talbert [1820-1882], censeur du 4 septembre 1855 au 11 ao&ucirc;t 1864.<\/div><div><br \/><\/div><div>Est remplac&eacute; comme proviseur par Jean Baptiste Jullien [1802-1886], proviseur &agrave; Louis-le-Grand du 21 ao&ucirc;t 1856 au 6 ao&ucirc;t 1864.<\/div><div><br \/><\/div><div>1856-1865. PROVISEUR DU LYC&Eacute;E IMP&Eacute;RIAL BONAPARTE [CONDORCET].<\/div><div>Bernard Forneron est nomm&eacute;, fin juillet 1856, proviseur du lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [actuel lyc&eacute;e Condorcet], en remplacement d&#39;&Eacute;tienne Gros [1797-1856], proviseur nomm&eacute; le 4 octobre 1851, et en poste jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s le 22 juillet 1856.<\/div><div>Le censeur qui l&#39;assiste est tout d&#39;abord L&eacute;on Feug&egrave;re [1810-1858], en poste du 25 septembre 1854 au 26 janvier 1858, puis Th&eacute;odore Toussenel [1805-1885], en poste du 26 janvier 1858 au 8 janvier 1865.<\/div><div>Bernard Forneron fait valoir ses droits &agrave; la retraite en 1865.<\/div><div>Est remplac&eacute; comme proviseur &agrave; Condorcet par Charles Legrand [1809-1882], ancien proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis, nomm&eacute; au lyc&eacute;e Bonaparte, le 16 ao&ucirc;t 1865, et en poste jusqu&#39;au 21 septembre 1878.<\/div><div><br \/><\/div><div>1863. PETIT TRAIT&Eacute; DES &Eacute;TUDES CLASSIQUES<\/div><div>Bernard Forneron publie : Petit trait&eacute; des &eacute;tudes classiques &eacute;l&eacute;mentaires, par un recteur honoraire [Paris : Jules Delalain. In-12, 68 p., 1863].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOCI&Eacute;T&Eacute;S ACAD&Eacute;MIQUES.<\/div><div>Membre de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique du d&eacute;partement de l&#39;Aube.<\/div><div>Au d&eacute;c&egrave;s de Bernard Forneron, Charles Truelle Saint-Evron r&eacute;dige une Notice sur Bernard Forneron, qui para&icirc;t dans les M&eacute;moires de la soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique d&#39;Agriculture, des sciences, arts et Belles-Lettres du d&eacute;partement de l&#39;Aube [Tome L de la collection. Tome XXIII. Troisi&egrave;me s&eacute;rie, ann&eacute;e 1886.13pp.].<\/div><div><br \/><\/div><div>Membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie nationale de Reims [Marne].<\/div><div>En 1851, Bernard Forneron fait une communication &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie de Reims : De nos facult&eacute;s litt&eacute;raires. Il y d&eacute;veloppe l&#39;id&eacute;e que le g&eacute;nie litt&eacute;raire para&icirc;t avoir trois manifestations principales, et s&#39;offrir &agrave; l&#39;appr&eacute;ciation sous trois phases diverses, la sensibilit&eacute;, l&#39;imagination et la raison. Si chacune de ces facult&eacute;s veut agir s&eacute;par&eacute;ment, elle produira difficilement une oeuvre de quelque m&eacute;rite, ce n&#39;est que r&eacute;unies qu&#39;elles peuvent enfanter des chefs-d&#39;oeuvre dans tous les genres.<\/div><div>C&#39;est aussi dans le cadre de ses activit&eacute; comme membre de l&#39;Acad&eacute;mie de Reims que Bernard Forneron publie : Visite aux ruines de La Motte, par M. Forneron [Reims : imprimerie P. R&eacute;gnier. In-8, 15 p., 1852] Tir&eacute; &agrave; part des Travaux de l&#39;Acad&eacute;mie de Reims [1852. 15 &egrave;me volume, pages 83-97].<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Officier de l&#39;Universit&eacute; [1832].<\/div><div>Chevalier [promotion du 1er mai 1840], officier [1856] de la L&eacute;gion d&#39;honneur.<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCES.<\/div><div>1887. Annuaire des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [notice A. Ch&eacute;ruel].<\/div><div><br \/><\/div><div>1925. Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d&rsquo;un coll&egrave;ge parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du coll&egrave;ge de Clermont au lyc&eacute;e Louis le Grand [1563-1920]. Tome 3, page 84. [Paris : E. de Boccard, &eacute;diteur, 1925].<\/div><div><br \/><\/div><div>2006. Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p. +3. 2006. La notice donne les dates exactes des nominations.<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Un parcours classique des &eacute;tudes : &Eacute;cole normale [1818] ; agr&eacute;gation des lettres [1821]. Un large &eacute;ventail de postes d&#39;autorit&eacute;, d&#39;abord en province, puis &agrave; Paris : simple r&eacute;gent de coll&egrave;ge ; censeur des &eacute;tudes ; proviseur ; inspecteur d&#39;acad&eacute;mie, recteur. Jusqu&#39;aux postes prestigieux [1853-1865] de proviseur de lyc&eacute;es parisiens, &agrave; Louis-le-Grand puis Condorcet, nominations qui couronnent une carri&egrave;re.<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-348","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/348","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=348"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/348\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":593,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/348\/revisions\/593"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=348"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=348"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=348"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}