{"id":338,"date":"2017-05-19T20:12:57","date_gmt":"2017-05-19T18:12:57","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T18:08:10","modified_gmt":"2020-09-18T16:08:10","slug":"loudierre-jules-1802-1880-un-lettre-tout-entier-devoue-a-l-enseignement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/loudierre-jules-1802-1880-un-lettre-tout-entier-devoue-a-l-enseignement.html","title":{"rendered":"Loudierre, Jules (1802-1880) un lettr\u00e9 tout entier d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;enseignement"},"content":{"rendered":"<div>C&eacute;l&eacute;br&eacute; par Charles-Augustin Sainte-Beuve, l&#39;un des rares &agrave; le tutoyer, ce professeur, enseignant le grec et le latin pendant vingt-deux ans, dans la classe de rh&eacute;torique du coll&egrave;ge royal de Saint-Louis, &agrave; Paris, n&#39;a jamais rien &eacute;crit, si ce n&#39;est un discours latin pour une distribution des prix. Pourtant, sa vie porte bien t&eacute;moignage de l&#39;histoire de l&#39;enseignement dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle.<\/div><div><br \/><\/div><!--more--><div>[Louis] Jules Loudierre [1802-1880]. &Eacute;crit aussi parfois Loudi&egrave;re. N&eacute; le 10 juin 1802, &agrave; Falaise [Calvados] ; mort le 17 novembre 1880.<\/div><div>Jean-Jacques Goblot donne, comme date de naissance : 12 mai 1802 [c&#39;est la date donn&eacute;e par Jean Bonnerot, dans son &eacute;dition de la Correspondance de Sainte-Beuve].<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tudes &agrave; Paris, au coll&egrave;ge royal de Charlemagne. Il y est le condisciple de Charles-Augustin Sainte-Beuve [1804-1869], avec lequel une amiti&eacute; se noue qui durera toute leur vie.<\/div><div><br \/><\/div><div>En rh&eacute;torique Jules Lousierre est l&#39;&eacute;l&egrave;ve de Paul Fran&ccedil;ois Dubois [1793-1874], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1812], professeur suppl&eacute;ant de rh&eacute;torique jusqu&#39;en 1821. Augustin L&#39;&Eacute;tendard, futur inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, &nbsp;est le professeur titulaire de la chaire de rh&eacute;torique, avec Joseph Victor Leclerc [1789-1865] comme agr&eacute;g&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Jules Loudierre au coll&egrave;ge Charlemagne, en 1822, obtient un premier accessit pour la dissertation en latin.<\/div><div><br \/><\/div><div>PENSIONNAIRE DE L&#39;INSTITUTION CIMTTI&Egrave;RE DE SAINT AMAND.<\/div><div>Le coll&egrave;ge Charlemagne ne recevant que des externes, Jules Loudi&egrave;re, venant de province, est pensionnaire dans l&rsquo;institution de Pierre Fran&ccedil;ois Cimttierre de Saint Amand, internat priv&eacute;, &eacute;tabli dans l&rsquo;h&ocirc;tel Le Peletier de Saint-Fargeau, rue Culture Sainte-Catherine [aujourd&#39;hui 29 rue de S&eacute;vign&eacute;] toute proche du coll&egrave;ge Charlemagne, rue Saint-Antoine.<\/div><div><br \/><\/div><div>1825-1827. JOURNALISTE AU JOURNAL LE GLOBE.<\/div><div>Collabore pour quelques articles au Journal Le Globe [1824-1830]. Dans le livre de r&eacute;f&eacute;rence de Jean-Jacques Goblot [Le Globe, 1824-1830], ce dernier rapporte qu&#39;&laquo; une note marginale du manuscrit de Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire permet [d&#39;attribuer &agrave; Jules Loudierre] trois articles sign&eacute; J. L. &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>A savoir, le 13 janvier 1825, un compte rendu de Les Aventures de Faust, par MM. De Saur et Saint-Geni&egrave;s [Le Globe. Tome I, n&deg; 55].<\/div><div>Le 4 et 7 ao&ucirc;t 1827, deux articles &agrave; la suite, pour le compte rendu des Satires de Juv&eacute;nal, traduites en vers fran&ccedil;ais par L. V. Raoul [Le Globe. Tome V, n&deg; 53 et 54].<\/div><div><br \/><\/div><div>LE JOURNAL LITT&Eacute;RAIRE LE GLOBE.<\/div><div>Paul Fran&ccedil;ois Dubois [1793-1874], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1812-1814], apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; professeur dans des &eacute;tablissements de province [Gu&eacute;rande, Falaise, Limoges, Besan&ccedil;on], puis professeur suppl&eacute;ant de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge Charlemagne, est exclu de l&rsquo;Universit&eacute; par la r&eacute;action cl&eacute;ricale de 1821.<\/div><div>Il abandonne l&#39;enseignement et s&#39;oriente vers le journalisme. Il &eacute;crit dans le quotidien Le Censeur europ&eacute;en [1819-1820], &agrave; la revue mensuelle Les Tablettes universelles [1820-1824], ainsi qu&rsquo;au journal lib&eacute;ral le Courrier fran&ccedil;ais [1820-1851].&nbsp;<\/div><div>Puis Paul Fran&ccedil;ois Dubois s&rsquo;associe, en juillet 1824, avec Pierre Leroux [1797-1871], typographe de formation, qui travaille &agrave; cette &eacute;poque chez l&rsquo;imprimeur Alexandre Lachevardi&egrave;re [1795-1855], pour fonder le Journal Le Globe, dont il sera de fait le r&eacute;dacteur en chef [Pierre Leroux &eacute;tant plut&ocirc;t le g&eacute;rant], journal qui fonctionnera jusqu&rsquo;&agrave; fin octobre 1830 ; avant de devenir, apr&egrave;s cette date, sous la direction du polytechnicien Michel Chevalier [1806-1879], le journal de la doctrine de Saint-Simon.<\/div><div><br \/><\/div><div>Parmi les quelques soixante-dix journaliste r&eacute;guliers ou occasionnels du journal litt&eacute;raire Le Globe, ind&eacute;pendamment de Jules Loudierre, on peut noter parmi les plus connus : Victor Cousin [1792-1867] ; Adolphe Garnier [1801-1864] ; Joseph Guigniaut [1794-1876] ; Fran&ccedil;ois Guizot [1787-1874] ; Prosper M&eacute;rim&eacute;e [1803-1870] ; Charles-Augustin Saint-Beuve [1804-1869] ; Stendhal [1783-1842].<\/div><div><br \/><\/div><div>1828-1829. R&Eacute;GENT DE RH&Eacute;TORIQUE &Agrave; &Eacute;VREUX.<\/div><div>En 1828, Jules Loudierre est r&eacute;gent de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge d&#39;&Eacute;vreux [d&eacute;partement de l&#39;Eure ; acad&eacute;mie de Caen]. Il y enseigne le latin et le grec.<\/div><div><br \/><\/div><div>NOUVEAU R&Egrave;GLEMENT DE L&#39;AGR&Eacute;GATION DES LETTRES EN 1830.<\/div><div>Un nouveau r&egrave;glement, concernant les agr&eacute;gations, est arr&ecirc;t&eacute; par le Conseil royal d&#39;Instruction publique le 27 d&eacute;cembre 1828, alors qu&#39;Henri de Vatimesnil [1789-1860] est Ministre Secr&eacute;taire d&#39;&Eacute;tat au d&eacute;partement de l&#39;Instruction publique, Grand-Ma&icirc;tre [du 10 f&eacute;vrier 1828 au 8 ao&ucirc;t 1829], et &agrave; ce titre pr&eacute;sident du Conseil royal de l&#39;Instruction publique.<\/div><div>Pour l&#39;agr&eacute;gation des lettres, les premi&egrave;res &eacute;preuves consistent &agrave; composer :<\/div><div>1. Une dissertation latine sur un sujet de litt&eacute;rature ancienne ou moderne.<\/div><div>2. Une dissertation fran&ccedil;aise sur un sujet de philosophie.<\/div><div>3. Une pi&egrave;ce de po&eacute;sie latine.<\/div><div>4. La traduction d&#39;un morceau de fran&ccedil;ais en grec.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les secondes &eacute;preuves :&nbsp;<\/div><div>1. Expliquer sans pr&eacute;paration un passage grec tir&eacute; au sort &agrave; l&#39;ouverture de la s&eacute;ance, et pris dans les auteurs d&eacute;sign&eacute;s avant le 1er janvier de chaque ann&eacute;e.<\/div><div>2. Expliquer sans pr&eacute;paration un passage latin tir&eacute; au sort &agrave; l&#39;ouverture de la s&eacute;ance, et pris dans les auteurs d&eacute;sign&eacute;s avant le 1er janvier de chaque ann&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la troisi&egrave;me &eacute;preuve :&nbsp;<\/div><div>Le&ccedil;on publique d&#39;une heure sur une question de philosophie ou de litt&eacute;rature, soit grecque, soit latine.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ces informations sont reprises dans la livraison du mercredi 16 juillet 1845, du Journal g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique et des cours scientifiques et litt&eacute;raires. Volume 14, num&eacute;ro 57<\/div><div><br \/><\/div><div>LISTE DES AUTEURS GRECS ET LATINS &Agrave; &Eacute;TUDIER POUR L&#39;AGR&Eacute;GATION.<\/div><div>En 1830, pour l&#39;agr&eacute;gation des classes sup&eacute;rieures des lettres, la liste des auteurs grecs est la suivante : Les Perses d&#39;Eschyle ; le Philoct&egrave;te de Sophocle ; La M&eacute;d&eacute;e d&#39;Euripide ; le Plutus d&#39;Aristophane ; les Olympiques de Pindare ; les six premiers livres de l&#39;Odyss&eacute;e ; les Discours d&#39;H&eacute;rodote et de Thucydide ; l&#39;Apologie de Socrate et le Criton de Platon ; les discours de D&eacute;mosth&egrave;ne sur Leptine et la Fausse Ambassade ; le Pan&eacute;gyrique d&#39;Isocrate.<\/div><div><br \/><\/div><div>La liste des auteurs latins est la suivante :<\/div><div>Horace, Virgile, T&eacute;rence ; les Captifs de Plaute ; les Trait&eacute;s de la Divination , de Oratore, les Verrines de Cic&eacute;ron ; les Histoires de Tacite.<\/div><div><br \/><\/div><div>1830. RE&Ccedil;U &Agrave; L&#39;AGR&Eacute;GATION DES CLASSES SUP&Eacute;RIEURES DES LETTRES.<\/div><div>Jules Loudierre est re&ccedil;u major, &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des classes sup&eacute;rieures des lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>Sont d&eacute;clar&eacute;s re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, le 24 septembre 1830, dans l&#39;ordre de classement, les sept candidats suivants :&nbsp;<\/div><div>Jules Loudierre [1802-1880], futur professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge Saint-Louis ; Adolphe Ch&eacute;ruel [1809-1891], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1826, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], futur inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique ; Louis Dumaige [1810-1864], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1827, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], futur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; dans les fonctions d&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;enseignement secondaire pour les lettres [1863-1864] ; Jean Pierre Rossignol [1803-1893], futur professeur de Langue et litt&eacute;rature grecques du coll&egrave;ge de France [1855-1892] ; Casimir Gaillardin [1810-1880], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1828, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], docteur &egrave;s-lettres [Paris, 1830], agr&eacute;gation d&#39;histoire et g&eacute;ographie [1833], futur professeur d&#39;histoire &agrave; Louis-le-Grand ; Alfred Magin [1806-1870], futur Inspecteur sup&eacute;rieur de l&rsquo;instruction primaire ; Alexandre Nicolas [1809-1884], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1828, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], futur professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, et doyen de la Facult&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1834-1836. SUPPL&Eacute;ANCE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE CHARLEMAGNE.<\/div><div>En 1834-1835, Jules Loudierre est enseignant &laquo; agr&eacute;g&eacute; &raquo; au coll&egrave;ge royal de Charlemagne, comme suppl&eacute;ant de Claude Antoine F&eacute;lix Fr&eacute;mion [1785-1839], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1810-1812], titulaire de la chaire de troisi&egrave;me.&nbsp;<\/div><div>Jules Loudierre succ&egrave;de ainsi &agrave; Victor B&eacute;tolaud [1803-1879] qui &eacute;tait &laquo; agr&eacute;g&eacute; &raquo; &agrave; Charlemagne, en 1831-1832.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1835-1836, Jules Loudierre devient enseignant de seconde, comme suppl&eacute;ant de Silvius Dalgue, titulaire de la chaire, et en poste jusqu&#39;&agrave; sa retraite accord&eacute;e le 13 ao&ucirc;t 1847.<\/div><div>L&#39;autre enseignant de la classe de seconde reste Pierre de Neufforge [1802-1849], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1820], agr&eacute;g&eacute; des classes sup&eacute;rieures des lettres [1823], &laquo; agr&eacute;g&eacute; &raquo; &agrave; Charlemagne d&eacute;j&agrave; depuis 1832-1833.<\/div><div><br \/><\/div><div>Jules Loudierre reste en fonction jusqu&#39;au 30 septembre 1836, date de sa nomination &agrave; Louis-le-Grand.<\/div><div><br \/><\/div><div>1836-1837. SUPPL&Eacute;ANCE DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE LOUIS-LE-GRAND.<\/div><div>Le 30 septembre 1836, Jules Loudierre est charg&eacute; d&#39;une suppl&eacute;ance en rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand.&nbsp;<\/div><div>Il y reste en fonction pendant un an, jusqu&#39;en septembre 1837.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il y a, au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, deux enseignants pour les classes de rh&eacute;torique. En premi&egrave;re ligne Antoine Joseph Baudon-Desforges [1791-avant 1872]. Enseignant de seconde ligne, Jules Loudierre est nomm&eacute; en remplacement de Paul Lorain [1799-1861], promu proviseur du coll&egrave;ge royal de Saint-Louis [1837-1845].&nbsp;<\/div><div>Jules Loudierre sera remplac&eacute; en 1837-1838, en classe de rh&eacute;torique, par Jacques Rinn [1797-1855].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1837. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE SAINT-LOUIS.<\/div><div>Jules Loudierre est nomm&eacute; le 3 septembre 1837, l&#39;un des deux professeurs de rh&eacute;torique, du coll&egrave;ge royal de Saint-Louis.<\/div><div>Le professeur, en premi&egrave;re ligne est Jean Pierre Charpentier [1797-1878], en poste jusqu&#39;en octobre 1843. Jules Loudierre est charg&eacute; de la suppl&eacute;ance de Fr&eacute;d&eacute;ric Bellaguet, ancien professeur au coll&egrave;ge Bourbon, plac&eacute; &agrave; Saint-Louis en seconde ligne, en cong&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Jules Loudierre effectuera, &agrave; partir de septembre 1837, le reste de sa carri&egrave;re universitaire &agrave; Saint-Louis. Le 25 septembre 1838, Jules Loudierre est maintenu, tout d&#39;abord provisoirement, professeur de rh&eacute;torique en remplacement de Fr&eacute;d&eacute;ric Bellaguet, d&eacute;missionnaire, puis est maintenu d&eacute;finitivement.<\/div><div><br \/><\/div><div>1838. L&#39;&Eacute;LITE DES ENSEIGNANTS DES COLL&Egrave;GES ROYAUX PARISIENS.<\/div><div>Jules Loudierre fait ainsi partie de l&#39;&eacute;lite des enseignants des coll&egrave;ges parisiens, seulement une douzaine de professeurs, qui, au gr&eacute; de leur carri&egrave;re, permutent d&#39;un coll&egrave;ge &agrave; un autre, et m&ecirc;me parfois deviennent proviseurs, inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, recteurs, etc.<\/div><div>&Agrave; Louis-le-Grand : Antoine Joseph Desforges [1791-avant 1872] ; Jacques Rinn [1797-1855], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], futur proviseur du coll&egrave;ge.&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Saint-Louis : Jean Pierre Charpentier [1797-1878], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1810], futur inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [1843-1853] ; Jules Loudierre [1802-1880].&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Charlemagne : Alexandre Langlois [1788-1854] ; Am&eacute;d&eacute;e Daveluy [1799-1867], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], futur directeur de l&rsquo;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&rsquo;Ath&egrave;nes [1846-1867].&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Bourbon [Condorcet] : Joseph Planche [1762-1853] et Pierre Lemaire [1802-1887] comme suppl&eacute;ant ; Fran&ccedil;ois Ragon [1795-1872], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1813], futur inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [septembre 1838] et Auguste Nisard [1809-1892], comme suppl&eacute;ant, futur recteur et inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [1857-1871].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>PROFESSEUR DE PREMI&Egrave;RE CLASSE.<\/div><div>En 1853, selon l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 6 septembre 1853, Jules Loudierre fait partie des trente-et-un professeurs de premi&egrave;re classe des lyc&eacute;es de Paris, sciences et lettres confondues, ou encore des dix-neuf professeurs de lettres [logique, rh&eacute;torique, histoire] de premi&egrave;re classe.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1856-1857, il reste en premi&egrave;re ligne le professeur titulaire de la chaire de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Saint-Louis.&nbsp;<\/div><div>Avec Jacques* Demogeot [1808-1894], professeur de rh&eacute;torique &agrave; Saint-Louis, &agrave; titre provisoire [22 septembre 1843], puis &agrave; titre d&eacute;finitif [1848], titulaire de la chaire, en deuxi&egrave;me ligne.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1856-1857, si Jules Loudierre reste titulaire de la chaire, il est suppl&eacute;&eacute; par Louis &Eacute;tienne [1813-1875], nomm&eacute; suppl&eacute;ant le 18 novembre 1857 ; tandis que Jacques Demogeot est suppl&eacute;&eacute; par Edme Montcourt [1822-1861], puis &agrave; partir du 28 ao&ucirc;t 1859 &nbsp;par Octave Gr&eacute;ard [1828-1904].<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, en 1859, Jules Loudierre, dans sa cinquante-septi&egrave;me ann&eacute;e, est admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite. Il est remplac&eacute; par Louis &Eacute;tienne [1813-1875], nomm&eacute; en premi&egrave;re ligne professeur titulaire le 16 novembre 1859.<\/div><div><br \/><\/div><div>1838. UN TEXTE UNIQUE : DISCOURS EN LATIN DE DISTRIBUTION DES PRIX.<\/div><div>Le lundi 20 ao&ucirc;t 1838, a lieu, au chef-lieu de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, &agrave; la Sorbonne, la s&eacute;ance solennelle de distribution des prix aux &eacute;l&egrave;ves des Coll&egrave;ges de Paris et de Versailles, pr&eacute;sid&eacute;e par Narcisse Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l&#39;Instruction publique, grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; de France.<\/div><div>L&#39;Almanach de l&#39;Universit&eacute; royale de France rend compte de l&#39;&eacute;v&egrave;nement :&nbsp;<\/div><div>&laquo; Un grand nombre de personnages distingu&eacute;s ont assist&eacute; &agrave; la s&eacute;ance.<\/div><div>Les Directeurs et professeurs de Coll&egrave;ges particuliers ; les Proviseurs, censeurs et Professeurs des Coll&egrave;ges royaux ; les Doyens et Professeurs des cinq Facult&eacute;s de th&eacute;ologie, de droit, de m&eacute;decine, des sciences et des lettres, &eacute;taient r&eacute;unis &agrave; onze heures.<\/div><div>&Agrave; midi, M. le grand-Ma&icirc;tre est entr&eacute; dans la salle, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; des Inspecteurs de l&#39;Acad&eacute;mie de Paris, du Conseil acad&eacute;mique, des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes, et du Conseil royal de l&#39;Instruction publique &raquo;.<\/div><div>C&#39;est au cours de cette s&eacute;ance solennelle que Jules Loudierre &laquo; docteur &egrave;s-lettres, professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Saint-Louis &raquo;, prononce le discours d&#39;usage en latin. Sur le th&egrave;me habituel de l&#39;importance des &eacute;tudes classiques.<\/div><div>Le discours commence : &laquo; Cum multa sint quae vel alium quemlibet, in hac frequentia, in hoc splendore amplissimi conventus verba facturum commovere valeant [&hellip;] &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1858. COMMISSION CHARG&Eacute;E D&#39;EXAMINER LES OUVRAGES.<\/div><div>Jules Loudierre est nomm&eacute; membre d&#39;une Commission d&#39;examen des ouvrages destin&eacute;s &agrave; l&#39;Universit&eacute;.<\/div><div>En effet, en fin d&#39;ann&eacute;e 1858, une ordonnance du ministre de l&#39;Instruction publique institue une commission charg&eacute; d&#39;examiner les ouvrages imprim&eacute;s que leurs auteurs destinent &agrave; l&#39;enseignement des universit&eacute;s. Lesdits ouvrages doivent &ecirc;tre envoy&eacute;s au ministre et ne sont examin&eacute;s qu&#39;autant qu&#39;ils sont imprim&eacute;s et, s&#39;il y a lieu, le ministre les renvoie devant une commission form&eacute;e &agrave; cet effet et dont le rapport active la d&eacute;cision sup&eacute;rieure.<\/div><div><br \/><\/div><div>Cette commission est compos&eacute;e de :&nbsp;<\/div><div>Georges Darboy [1813-1871], vicaire-g&eacute;n&eacute;ral du dioc&egrave;se de Paris ; l&#39;abb&eacute; Patrice Cruice [1815-1866], directeur de l&#39;&Eacute;cole des Carmes ; Jules Loudierre [1802-1880], professeur de rh&eacute;torique en cong&eacute; ; Jules Girard [1802-1880], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure ; Adolphe Ch&eacute;ruel [1809-1891], inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris ; Joseph Alfred Serret [1819-1885], docteur &egrave;s-sciences, suppl&eacute;ant du cours d&#39;astronomie &agrave; la Facult&eacute; des Sciences de Paris ; Louis Quicherat [1799-1884], agr&eacute;g&eacute; de l&#39;Universit&eacute;, biblioth&eacute;caire &agrave; Sainte-Genevi&egrave;ve.<\/div><div><br \/><\/div><div>1873. MEMBRE DE LA COMMISSION D&#39;EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES.<\/div><div>Jules Loudierre fait encore partie de la Commission d&#39;examen des livres classiques institu&eacute;e par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 22 juillet 1873, et dont les membres, dont une premi&egrave;re liste est arr&ecirc;t&eacute;e le 4 ao&ucirc;t 1873, sont :<\/div><div>Sous la pr&eacute;sidence de l&#39;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Jean Baptiste Dumas [1827-1890], secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences ; Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], membre de l&#39;Institut, professeur du coll&egrave;ge de France ; Jules Loudierre [1802-1880] ; Auguste Nisard [1809-1892] ; Paul Gervais [1816-1879], membre de l&#39;Institut, professeur au Mus&eacute;um d&#39;histoire naturelle ; Adolphe Focillon [1823-1890], directeur de l&#39;&eacute;cole municipale Colbert ; Alexis Chassang [1827-1888] ; Joseph Alfred Serret [1819-1885], professeur du coll&egrave;ge de France.<\/div><div><br \/><\/div><div>Jules Loudierre est maintenu dans une nouvelle liste publi&eacute;e le 14 octobre 1875.<\/div><div><br \/><\/div><div>JUGEMENT DE SAINTE-BEUVE ET DE JULES TROUBAT.<\/div><div>Dans une chronique, en date du lundi 28 septembre 1863, reprise dans un des volumes des Nouveaux Lundis, Charles-Augustin Sainte-Beuve [1804-1869] rendant compte des articles de critique litt&eacute;raire recueillis et publi&eacute;s par Ferdinand Colincamp, &eacute;voque la personnalit&eacute; de son ami Loudierre.&nbsp;<\/div><div>Sainte-Beuve &eacute;crit : &laquo; Un homme d&#39;esprit parmi les &eacute;rudits [&#8230;] M. Loudierre, ancien professeur de rh&eacute;torique &agrave; Saint-Louis, qui aurait pu faire des livres comme un autre, et &agrave; meilleur titre que beaucoup d&rsquo;autres, mais qui a mieux aim&eacute; faire des &eacute;l&egrave;ves ; un esprit philosophique et fin, qui sait l&rsquo;Antiquit&eacute; sans superstition, et qui s&rsquo;est toujours rendu compte de ce qu&rsquo;il enseignait &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Plus tard, en 1872, Jules Troubat [1836-1914], dans Souvenirs et indiscr&eacute;tions [Paris : Michel L&eacute;vy fr&egrave;res. In-18, III-354 p., 1872], rapporte : &laquo; M. Loudierre et M. Sainte-Beuve, amis d&#39;enfance, se tutoyaient et se querellaient beaucoup sur des mati&egrave;res de philosophie, d&#39;Antiquit&eacute;, de litt&eacute;rature grecque et latine.&nbsp;<\/div><div>C&#39;est &agrave; M. Loudierre que M. Sainte-Beuve demandait toujours la v&eacute;rification des traduc-&nbsp;<\/div><div>tions qu&#39;il faisait d&#39;auteurs anciens dans ses articles, &mdash; ainsi quand il &eacute;crivit une &Eacute;tude&nbsp;<\/div><div>sur T&eacute;rence. Il le consultait beaucoup et le taquinait souvent. M. Loudierre arrivait le&nbsp;<\/div><div>soir, quand on &eacute;tait d&eacute;j&agrave; au dessert. La discussion commen&ccedil;ait.&nbsp;<\/div><div>Quelquefois, le professeur de grec, M. Pantasid&egrave;s , apportait ses textes et ses lumi&egrave;res &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Officier de l&#39;instruction publique [2 janvier 1856].<\/div><div>L&eacute;gion d&#39;Honneur [D&eacute;cret du 16 juin 1856].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>1925. Gustave Dupont-Ferrier. [La Vie quotidienne d&rsquo;un coll&egrave;ge parisien pendant plus de trois cent cinquante ans] Du coll&egrave;ge de Clermont au lyc&eacute;e Louis le Grand [1563-1920]. Tome III. [Paris : E. de Boccard, &eacute;diteur, 1925].<\/div><div>Fournit les dates d&eacute;taill&eacute;es des nominations et les sources des Archives.<\/div><div><br \/><\/div><div>1935-[1983]. Sainte-Beuve. Correspondance g&eacute;n&eacute;rale, recueillie, class&eacute;e et annot&eacute;e par Jean Bonnerot. [Paris : Stock. In-8, tome I, page 113, note 13. 1835].<\/div><div>On y dispose de quelques lettres de Charles-Augustin Sainte-Beuve &agrave; Jules Loudierre, &eacute;crites entre 1825 et 1829, ce dernier se trouvant alors &agrave; Falaise ou &agrave; &Eacute;vreux.&nbsp;<\/div><div>Ainsi que [tome II, p. 83 sq., lettre 575] d&#39;une lettre de recommandation concernant Jules Loudierre aupr&egrave;s d&#39;Abel Fran&ccedil;ois Villemain [1790-1870], tout r&eacute;cemment nomm&eacute; ministre de l&#39;Instruction publique [12 mai 1839-1er mars 1840].<\/div><div><br \/><\/div><div>1993. Jean-Jacques Goblot. Le Globe, 1824-1830. Documents pour servir &agrave; l&rsquo;histoire de la presse litt&eacute;raire [Paris : Honor&eacute; Champion &eacute;diteur. 7, quai Malaquais. In-8, 353 p., 1993]. Index.<\/div><div>Consacre une notice &agrave; Jules Loudierre, d&#39;une dizaine de lignes, page 188.<\/div><div><br \/><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>C&eacute;l&eacute;br&eacute; par Charles-Augustin Sainte-Beuve, l&#39;un des rares &agrave; le tutoyer, ce professeur, enseignant le grec et le latin pendant vingt-deux ans, dans la classe de rh&eacute;torique du coll&egrave;ge royal de Saint-Louis, &agrave; Paris, n&#39;a jamais rien &eacute;crit, si ce n&#39;est un discours latin pour une distribution des prix. Pourtant, sa vie porte bien t&eacute;moignage de l&#39;histoire de l&#39;enseignement dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle.<\/div>\n<div><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-338","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=338"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":569,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338\/revisions\/569"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=338"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=338"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=338"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}