{"id":335,"date":"2017-04-12T20:56:43","date_gmt":"2017-04-12T18:56:43","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-18T19:50:47","modified_gmt":"2020-09-18T17:50:47","slug":"mauger-georges-gabriel-1774-1861-professeur-de-philosophie-au-college-henri-iv","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/mauger-georges-gabriel-1774-1861-professeur-de-philosophie-au-college-henri-iv.html","title":{"rendered":"Mauger, Georges Gabriel (1774-1861), professeur de philosophie au coll\u00e8ge Henri-IV"},"content":{"rendered":"<div>La cr&eacute;ation de nouvelles institutions, dans la cadre de l&#39;Universit&eacute; napol&eacute;onienne fond&eacute;e par la loi du 10 mai 1806, cr&eacute;e des centaines d&#39;emplois. Pour les premi&egrave;res nominations une recommandation aupr&egrave;s du Grand-Ma&icirc;tre, Louis de Fontanes, peut jouer un r&ocirc;le d&eacute;cisif. Tel est le cas pour Georges Gabriel Mauger, qui, officier de g&eacute;nie &agrave; l&#39;origine, deviendra ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale, enseignant de philosophie au coll&egrave;ge Henri-IV, puis finalement inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris.<\/div><!--more--><div>Georges Gabriel Mauger [1774-1861]. N&eacute; le 23 avril 1774, &agrave; Seignelay [Bourgogne, aujourd&#39;hui d&eacute;partement de l&#39;Yonne] ; mort le 29 novembre 1861, &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>1793-1808. UNE PREMI&Egrave;RE CARRI&Egrave;RE MILITAIRE.<\/div><div>Re&ccedil;u sur concours, &eacute;l&egrave;ve sous-lieutenant &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole du g&eacute;nie militaire de Metz [1793]. Participe &agrave; la campagne d&#39;Italie, comme capitaine en premier, puis chef d&rsquo;&eacute;tat-major du g&eacute;nie. Quitte la carri&egrave;re militaire le 1er f&eacute;vrier 1808, avec le grade de capitaine.<\/div><div>Il est alors employ&eacute; au cabinet de Nicolas Fran&ccedil;ois Mollien, ministre du Tr&eacute;sor de Napol&eacute;on.<\/div><div><br \/><\/div><div>1812. MA&Icirc;TRE DE CONF&Eacute;RENCES &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<\/div><div>Georges Gabriel Mauger, est recommand&eacute;, d&egrave;s 1811, par le math&eacute;maticien Joseph Fourier [1768-1830], alors pr&eacute;fet de l&#39;Is&egrave;re [1802-1815], aupr&egrave;s de Louis de Fontanes [1759-1821], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; depuis le 17 mars 1808, &laquo; comme tr&egrave;s capable de rendre soit dans ses le&ccedil;ons, soit dans ses ouvrages d&#39;excellents services &agrave; notre enseignement universitaire &raquo; [Egger].<\/div><div>C&#39;est peut-&ecirc;tre &agrave; cette recommandation que Georges Gabriel Mauger doit d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; en 1812, et ce jusqu&#39;en 1815, l&#39;un des quatre ma&icirc;tres de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale, comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences en Philosophie.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROFESSEURS DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE PARIS.<\/div><div>On sait que d&egrave;s la cr&eacute;ation de l&#39;&Eacute;cole normale, ses &eacute;l&egrave;ves, pensionnaires et boursiers pour une dur&eacute;e initiale de deux ans, doivent obligatoirement suivre les cours de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, assur&eacute;s, depuis le d&eacute;but du mois de mai 1809, soit par les professeurs en titre soit par leurs suppl&eacute;ants.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi doivent-ils suivre les cours d&#39;&Eacute;loquence latine avec Pierre Antoine* Gu&eacute;roult [1749-1816], &eacute;galement professeur d&#39;&Eacute;loquence latine du coll&egrave;ge de France [1809-1816] et Fran&ccedil;ois de La Place* [1757-1823], &eacute;galement professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [aujourd&#39;hui Henri-IV] ; d&#39;&Eacute;loquence fran&ccedil;aise avec Jean Nicolas Marie* de Guerle [1766-1824] ou son adjoint Jean Louis* Laya [1761-1833] ; de Po&eacute;sie latine, avec Nicolas Eloi* Lemaire [1767-1832], qui vient de succ&eacute;der &agrave; Luce de Lancival [1764-1810] ; de Po&eacute;sie fran&ccedil;aise avec Jacques* Delille [1738-1813], &eacute;galement professeur de Po&eacute;sie fran&ccedil;aise du coll&egrave;ge de France [1778-1795 et 1802-1813] &nbsp;ou son adjoint Joseph* Esmenard [1767-1811], adjoint de 1809 &agrave; 1811 ; de Litt&eacute;rature grecque, avec Pierre Henri* Larcher [1726-1812] ou plut&ocirc;t son adjoint Jean Fran&ccedil;ois* Boissonade [1774-1857].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES R&Eacute;P&Eacute;TITEURS DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<\/div><div>ll y a &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale, comme r&eacute;p&eacute;titeurs des cours de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, l&rsquo;enseignement suppl&eacute;mentaire des ma&icirc;tres de conf&eacute;rences : en Litt&eacute;rature Jean Louis Burnouf [1775-1844], de 1810 &agrave; 1816 ; Abel Fran&ccedil;ois Villemain [1790-1870], de 1810 &agrave; 1816 ; en Langue grecque l&rsquo;abb&eacute; Beato Mablini [1774-1834], de 1810 &agrave; 1822 ; en Philosophie Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], de 1811 &agrave; 1812.<\/div><div>Ainsi, en 1812, Georges Gabriel Mauger [1774-1861], succ&egrave;de en Philosophie, &agrave; Pierre Laromigui&egrave;re, qui &agrave; partir de cette date se consacre uniquement &agrave; son enseignement &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, o&ugrave; il est titulaire de la chaire de &laquo; Philosophie &raquo; depuis le 19 septembre 1809.&nbsp;<\/div><div>Georges Gabriel Mauger va rester en poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale jusqu&#39;en 1815. Et sera remplac&eacute;, de 1815 &agrave; 1822, comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie, par Victor Cousin [1792-1867], alors &agrave; peine &acirc;g&eacute; de vingt-trois ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809. LA NAISSANCE DE L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LES LYC&Eacute;ES.<\/div><div>La premi&egrave;re organisation de l&#39;enseignement des lyc&eacute;es comporte dans le domaine des lettres, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&#39;enseignement des sciences, et dans une hi&eacute;rarchie descendante, un enseignement de Belles-Lettres [avec un professeur d&#39;&Eacute;loquence et Po&eacute;sie latine et un professeur d&#39;&Eacute;loquence et Po&eacute;sie fran&ccedil;aise], et un enseignement de Langues anciennes [premi&egrave;re classe, deuxi&egrave;me classe, troisi&egrave;me classe, quatri&egrave;me classe, cinqui&egrave;me et sixi&egrave;me classe].<\/div><div><br \/><\/div><div>Cette structure se modifie, par d&eacute;cret imp&eacute;rial pris en mars 1808, avec une nouvelle liste des enseignements : Langues anciennes, Histoire, Rh&eacute;torique [anciennement Belles-Lettres], Logique, et les &eacute;l&eacute;ments des Sciences math&eacute;matiques et physiques.&nbsp;<\/div><div>Cet enseignement de la Logique est &agrave; comprendre encore dans l&#39;esprit de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, entendue au sens des Id&eacute;ologues, comme analyse du jugement.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une inflexion du contenu de l&#39;enseignement, dans un sens plus conforme &agrave; la tradition des coll&egrave;ges royaux d&#39;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, appara&icirc;t dans le r&egrave;glement du 19 septembre 1809, qui organise l&#39;enseignement. L&#39;article 5 indique : &laquo; Il y aura une ann&eacute;e de philosophie dans les lyc&eacute;es chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mies &raquo;. Soit trente-cinq lyc&eacute;es situ&eacute;s dans les fronti&egrave;res, et hors fronti&egrave;res, de la R&eacute;volution.<\/div><div><br \/><\/div><div>1817. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE HENRI-IV.<\/div><div>A la fin de l&#39;ann&eacute;e 1817, Georges Gabriel Mauger est nomm&eacute; professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Henri-IV, en remplacement de Charles Louis Saturnin Marie Fercoc [1764-1841], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [coll&egrave;ge Henri-IV] depuis la cr&eacute;ation de la chaire en 1809.<\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e 1816\/1817, Fercoc &eacute;tait suppl&eacute;&eacute; par Genty &laquo; agr&eacute;g&eacute; &raquo; pour la philosophie et les math&eacute;matiques.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il fait ainsi partie du tout petit groupe des professeurs de philosophie des quatre coll&egrave;ges royaux de la capitale. Dans l&#39;ordre habituellement suivi, et tel qu&#39;on le trouve dans l&#39;Almanach royal : coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, avec Jean Baptiste Maugras [1762-1830], nomm&eacute; d&egrave;s la fin 1809 ; coll&egrave;ge royal de Henri-IV, avec Georges Gabriel Mauger [1774-1861], nomm&eacute; fin 1817 ; &nbsp;coll&egrave;ge royal de Bourbon [Condorcet], avec Jean Jacques S&eacute;verin de Cardaillac [1766-1845], nomm&eacute; fin 1811, en remplacement de Desfontaines ; coll&egrave;ge royal de Charlemagne, avec Charles Millon [1754-1839], nomm&eacute; d&egrave;s la fin 1809.<\/div><div><br \/><\/div><div>Georges Gabriel Mauger reste officiellement en poste &agrave; Henri-IV jusqu&#39;&agrave; la fin de l&#39;ann&eacute;e universitaire 1928\/1929, &eacute;tant nomm&eacute; le 7 octobre 1829, inspecteur-adjoint de l&#39;acad&eacute;mie de Paris.<\/div><div>Cependant, tomb&eacute; malade en 1828, il est suppl&eacute;&eacute; &agrave; Henri-IV par Alexandre Edme Gibon [1798-1871], qui le remplacera en octobre 1829.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1818. LES VUES SUR L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE, PREMI&Egrave;RE &Eacute;DITION.<\/div><div>Le Journal des savans annonce, en septembre 1818, page 571, dans la rubrique livres nouveaux, les Vues sur l&#39;enseignement de la philosophie [sans nom d&#39;auteur].&nbsp;<\/div><div>Ce livre fait l&#39;objet, en treize lignes, d&#39;une br&egrave;ve analyse non sign&eacute;e [mais sans doute due &agrave; la plume de Victor Cousin, dans la rubrique &laquo; Livres nouveaux, France &raquo;, dans la livraison d&#39;octobre 1818, page 635.<\/div><div><br \/><\/div><div>1818. LES VUES SUR L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE, DEUXI&Egrave;ME &Eacute;DITION.<\/div><div>Une deuxi&egrave;me &eacute;dition para&icirc;t la m&ecirc;me ann&eacute;e, deux mois apr&egrave;s, chez le m&ecirc;me &eacute;diteur, avec le nom de l&rsquo;auteur sur la page de titre : Vues sur l&rsquo;enseignement de la philosophie ; par Georges Gabriel Mauger, Professeur de Philosophie au Coll&egrave;ge royal de Henri IV &agrave; Paris, et Chevalier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur. Seconde &eacute;dition, revue et augment&eacute;e [Paris : chez Deterville, Libr., rue Hautefeuille, n&deg;8 ; et Delaunay, Libr., Galerie de bois, Palais-Royal. In-8, 52 p., 1818]. Avec un Avant-propos de deux pages, sign&eacute; de juillet 1818, o&ugrave; l&rsquo;auteur expose son projet.<\/div><div>Sur la page de titre est port&eacute;e l&#39;incipit : Rect&egrave; sapere. [La citation &laquo; Rect&egrave; sapere &raquo; [le bon sens], est extraite de la phrase d&#39;Horace : Scribendi recte sapere est et principium et fons. Le bon sens, est le principe et la source du bien &eacute;crire].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans l&#39;Avant-propos, il est indiqu&eacute; que cet opuscule est le texte du &laquo; discours prononc&eacute; &agrave; l&#39;ouverture du Cours de philosophie, en 1816, au Coll&egrave;ge royal de Bourbon [Condorcet], et en 1817 au Coll&egrave;ge royal de Henri IV, &agrave; Paris &raquo;.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Google Books, pour la seconde &eacute;dition.<\/div><div><br \/><\/div><div>1818. COMPTE RENDU CRITIQUE PAR VICTOR COUSIN DANS LES ARCHIVES.<\/div><div>En 1818, &agrave; peine un mois apr&egrave;s sa sortie, comme on l&#39;a vu, l&#39;ouvrage fait l&#39;objet d&#39;une br&egrave;ve analyse dans le Journal des savans.<\/div><div><br \/><\/div><div>De plus, la m&ecirc;me ann&eacute;e, para&icirc;t dans les Archives philosophiques [1818, tome IV, pages 177-185], sign&eacute; par Victor Cousin, un compte-rendu du livre : &laquo; Quoique ce petit ouvrage ne contienne que des vues sur l&#39;enseignement de la philosophie, le succ&egrave;s m&eacute;rit&eacute; qu&#39;il a obtenu, et les changements graves qu&#39;il propose dans l&#39;&eacute;tat actuel de &nbsp;l&#39;enseignement, nous ont engag&eacute;s &agrave; l&#39;examiner avec un soin particulier. Ce sont les r&eacute;sultats de cet examen que nous pr&eacute;sentons ici avec la franchise et l&#39;ind&eacute;pendance dont l&#39;auteur use lui-m&ecirc;me tr&egrave;s largement &agrave; l&#39;&eacute;gard de ses devanciers. &raquo;<\/div><div>Ainsi, dans son analyse, Victor Cousin, collaborateur des Archives philosophiques, politiques et litt&eacute;raires d&egrave;s leur cr&eacute;ation en juillet 1817, s&#39;oppose &agrave; l&#39;id&eacute;e, sugg&eacute;r&eacute;e dans les Vues, d&#39;un abr&eacute;g&eacute; de Thomas Reid pour base commune de l&#39;enseignement philosophique en France.<\/div><div>En remarquant que c&#39;est Victor Cousin qui, en 1815, a succ&eacute;d&eacute; &agrave; Gabriel Mauger, comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale. Victor Cousin, qui depuis le 13 d&eacute;cembre 1815, assure l&#39;enseignement de l&#39;Histoire de la philosophie moderne dans la chaire de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, dont Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845] est le titulaire depuis octobre 1810.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le m&ecirc;me texte de Victor Cousin para&icirc;t en f&eacute;vrier 1819, dans le Journal des savans [pages 65-71].&nbsp;<\/div><div>Enfin, on trouve ce compte rendu republi&eacute; dans la premi&egrave;re &eacute;dition des Fragmens philosophiques de Victor Cousin [Paris : A. Sautelet et compagnie, libraires, Place de la Bourse. Un volume in-8, I-L+438 pages, 1826] pages 161-167.<\/div><div><br \/><\/div><div>1829. INSPECTEUR DE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE PARIS.<\/div><div>Georges Gabriel Mauger est nomm&eacute;, par arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel, en date du 7 octobre 1829, inspecteur-adjoint de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, tout en gardant son titre de professeur de philosophie.<\/div><div>Il est remplac&eacute; comme professeur de philosophie au coll&egrave;ge Henri-IV, par Alexandre Gibon [1798-1871], agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1825, r&eacute;gent de philosophie au coll&egrave;ge de Ch&acirc;lons-sur-Marne, qui avait d&eacute;j&agrave; suppl&eacute;&eacute; Georges Gabriel Mauger en 1828.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Georges Gabriel Mauger est nomm&eacute; inspecteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris en m&ecirc;me temps que Jean Jacques S&eacute;verin de Cardaillac [1766-1845], suppl&eacute;ant de 1824 &agrave; 1829 de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837] dans la chaire de &laquo; Philosophie &raquo; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>Les deux noms de Georges Gabriel Mauger et de Jean Jacques S&eacute;verin de Cardaillac &nbsp;viennent ainsi s&#39;ajouter &agrave; la liste des neuf autres inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris en poste dans les premiers mois de l&#39;ann&eacute;e 1829 : Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier [1773-1838], inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie depuis 1809 ; Fran&ccedil;ois Becquey [1759-1834], inspecteur &nbsp;depuis 1809 ; abb&eacute; Louis Gabriel Taillefer [1767-1852], inspecteur depuis le 29 mars 1819 ; Augustin L&eacute;tendart, ancien professeur de rh&eacute;torique &agrave; Charlemagne, &nbsp;inspecteur depuis 1820 ; l&#39;abb&eacute; Charles Marie* de F&eacute;letz [1767-1850], inspecteur depuis 1820 ; Pierre Louis Marie Bourdon [1779-1854], inspecteur depuis le 29 octobre 1821 ; l&#39;abb&eacute; Marie Nicolas Silvestre* Guillon [1749-1857], inspecteur depuis 1824 ; Jean Louis Burnouf [1775-1844], inspecteur adjoint [1817], puis inspecteur titulaire depuis 1828 ; Joseph Naudet [1786-1878], inspecteur adjoint en 1829.<\/div><div><br \/><\/div><div>Georges Gabriel Mauger reste en fonction jusqu&#39;en 1837. Ann&eacute;e dans laquelle il est admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite.<\/div><div><br \/><\/div><div>1837. CONSEILLER G&Eacute;N&Eacute;RAL DE COULANGES-LA-VINEUSE.<\/div><div>Georges Gabriel Mauger est &eacute;lu au suffrage censitaire, conseiller g&eacute;n&eacute;ral du canton de Coulanges-la-Vineuse [de l&#39;arrondissement d&#39;Auxerre] est membre de l&#39;assembl&eacute;e d&eacute;lib&eacute;rante du Conseil g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement de l&rsquo;Yonne, de 1837 &agrave; 1848.<\/div><div>En 1848, est remplac&eacute; par Marie Denis Larabit [1792-1876], de la &laquo; majorit&eacute; dynastique &raquo;, d&eacute;put&eacute; puis s&eacute;nateur.<\/div><div><br \/><\/div><div>1837. &Eacute;LOGE DE JOSEPH FOURIER DANS L&#39;ANNUAIRE DE L&#39;YONNE.<\/div><div>L&#39;Annuaire statistique du d&eacute;partement de l&#39;Yonne fait para&icirc;tre dans son volume de l&#39;ann&eacute;e 1837 une notice sur le math&eacute;maticien et physicien Joseph Fourier, membre de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, n&eacute; &agrave; Auxerre le 21 mars 1768, et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 16 mars 1830, &agrave; Paris.<\/div><div>&laquo; Nous devons [cette notice], indiquent les &eacute;diteurs, &agrave; l&#39;un des &eacute;l&egrave;ves [de Joseph Fourier] les plus distingu&eacute;s, M. Georges Gabriel Mauger, membre de la L&eacute;gion d&#39;Honneur, ancien officier du G&eacute;nie et inspecteur de l&#39;Universit&eacute;, membre du Conseil g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement de l&#39;Yonne &raquo;.&nbsp;<\/div><div>Ce long article de sept pages &nbsp;est le premier d&#39;une s&eacute;rie de biographies que l&#39;Annuaire statistique du d&eacute;partement de l&#39;Yonne d&eacute;cide de publier &agrave; partir de 1837.<\/div><div><br \/><\/div><div>1862. LA VENTE DE LA BIBLIOTH&Egrave;QUE DE GEORGE GABRIEL MAUGER.<\/div><div>Quelques mois apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Georges Gabriel Mauger, survenu le 29 novembre 1861 &agrave; Paris, a lieu la vente de son abondante biblioth&egrave;que, compos&eacute;e &agrave; l&#39;origine de pr&egrave;s de quarante mille volumes. Dans le Journal des D&eacute;bats politiques et litt&eacute;raires du 28 mars 1862 para&icirc;t un assez long article d&#39;&Eacute;mile Egger [1813-1885] annon&ccedil;ant cet &eacute;v&eacute;nement : &laquo; Sa biblioth&egrave;que, toute d&#39;utilit&eacute; journali&egrave;re, nous apprend mieux par quelle forte &eacute;ducation cet esprit calme et grave s&#39;&eacute;tait pr&eacute;par&eacute; au plus difficile de tous les enseignements, quelles &eacute;tudes constantes le tenaient au courant des id&eacute;es de son si&egrave;cle, quelles lectures l&#39;occup&egrave;rent jusqu&#39;au dernier moment, toujours attentif &agrave; rechercher le vrai, comme il l&#39;&eacute;tait dans sa vie, &agrave; pratiquer le bien &raquo;.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La vente des livres de Georges Gabriel Mauger commencera le 1er avril 1862, par les soins de J. F. Delion, libraire &eacute;tabli &agrave; Paris, au 47 quai des Augustins, en succession de Merlin.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Chevalier de la L&eacute;gion d&#39;honneur, &agrave; titre militaire [1814].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCES.<\/div><div>http:\/\/facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/fiche.php?indice=1159<\/div><div><br \/><\/div><div>N&eacute;crologie de Georges Gabriel Mauger par &Eacute;mile Egger, dans le num&eacute;ro du 28 mars 1862, Journal des D&eacute;bats politiques et litt&eacute;raires.&nbsp;<\/div><div>http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k453012x\/texteBrut &nbsp;<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>La cr&eacute;ation de nouvelles institutions, dans la cadre de l&#39;Universit&eacute; napol&eacute;onienne fond&eacute;e par la loi du 10 mai 1806, cr&eacute;e des centaines d&#39;emplois. Pour les premi&egrave;res nominations une recommandation aupr&egrave;s du Grand-Ma&icirc;tre, Louis de Fontanes, peut jouer un r&ocirc;le d&eacute;cisif. Tel est le cas pour Georges Gabriel Mauger, qui, officier de g&eacute;nie &agrave; l&#39;origine, deviendra ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale, enseignant de philosophie au coll&egrave;ge Henri-IV, puis finalement inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris.<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-335","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=335"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":602,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335\/revisions\/602"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}