{"id":323,"date":"2016-10-18T19:44:11","date_gmt":"2016-10-18T17:44:11","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-09-20T20:55:23","modified_gmt":"2020-09-20T18:55:23","slug":"rabanis-joseph-francois-1801-1860-historien-maitre-de-conferences-a-l-ecole-normale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/rabanis-joseph-francois-1801-1860-historien-maitre-de-conferences-a-l-ecole-normale.html","title":{"rendered":"Rabanis, Joseph Fran\u00e7ois (1801-1860), historien, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale"},"content":{"rendered":"<div>Historien, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis conna&icirc;t en province le parcours universitaire classique proportionn&eacute; &agrave; ses dipl&ocirc;mes : agr&eacute;gation des lettres [1826], docteur &egrave;s-lettres [1840].<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>Professeur de rh&eacute;torique &agrave; Lyon, d&#39;histoire &agrave; Bordeaux, puis professeur de Facult&eacute; &agrave; Bordeaux [1838-1843].&nbsp;<\/div><div>Comme couronnement de sa carri&egrave;re devient ma&icirc;tre de conf&eacute;rences d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1844-1854].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis [1801-1860]. N&eacute; le 22 pluvi&ocirc;se an VIII [11 f&eacute;vrier 1801], &agrave; Chamb&eacute;ry [d&eacute;partement du Mont-Blanc, aujourd&#39;hui d&eacute;partement de la Savoie] ; mort le 13 novembre 1860, &agrave; Paris [certaines biographies donnent la date du 14 novembre].<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1821-1824. D&Eacute;BUT DE CARRI&Egrave;RE &Agrave; SARREGUEMINES.<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis d&eacute;bute sa carri&egrave;re d&#39;enseignant le 8 d&eacute;cembre 1821, comme r&eacute;gent de quatri&egrave;me et de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge de Sarreguemines [d&eacute;partement de la Moselle, acad&eacute;mie de Metz].&nbsp;<\/div><div>Selon l&#39;usage il y enseigne toutes les mati&egrave;res scolaires et fait &eacute;tudier la langue latine par l&#39;usage intensif des th&egrave;mes, de la versification, et de l&#39;&eacute;loquence.<\/div><div>Il y reste jusqu&#39;en mars 1824, puis est nomm&eacute; au coll&egrave;ge d&#39;Alen&ccedil;on.<\/div><div><br \/><\/div><div>1824. COLL&Egrave;GE D&#39;ALEN&Ccedil;ON.<\/div><div>Le 7 mars 1824, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est nomm&eacute; au coll&egrave;ge d&#39;Alen&ccedil;on [d&eacute;partement de l&#39;Orne, acad&eacute;mie de Caen], o&ugrave; il occupe la chaire de seconde en remplacement de Philippe Lebailly [ou Le Bailly], nomm&eacute; &agrave; P&eacute;rigueux comme r&eacute;gent de rh&eacute;torique, et qui sera l&#39;un des neuf agr&eacute;g&eacute;s des lettres en 1828.&nbsp;<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis reste un peu moins d&#39;un an &agrave; Alen&ccedil;on, jusqu&#39;en novembre 1825, puis est nomm&eacute; au coll&egrave;ge d&#39;Avignon. Il est remplac&eacute; &agrave; Alen&ccedil;on par Beno&icirc;t Vacquerie [1794-apr&egrave;s 1877].<\/div><div><br \/><\/div><div>1825. &nbsp;COLL&Egrave;GE D&#39;AVIGNON.<\/div><div>Le 5 novembre 1825, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est nomm&eacute; au coll&egrave;ge royal d&#39;Avignon [d&eacute;partement du Vaucluse, acad&eacute;mie d&#39;Aix]. Il y remplace Auguste Nouseilles [1798-1881], futur recteur d&#39;acad&eacute;mie.<\/div><div>&Agrave; Avignon, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis pr&eacute;pare l&#39;agr&eacute;gation des Lettres, o&ugrave; il est re&ccedil;u en 1826,s&#39;&eacute;tant pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Montpellier.<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis reste deux ans &agrave; Avignon, puis, compte tenu de son agr&eacute;gation, est promu dans un autre coll&egrave;ge royal plus important, celui de Lyon [d&eacute;partement du Rh&ocirc;ne, acad&eacute;mie de Lyon].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1821-1830. L&#39;AGR&Eacute;GATION DES LETTRES EN PROVINCE.<\/div><div>En 1826, le concours de l&#39;agr&eacute;gation des Lettres, cr&eacute;&eacute; depuis 1821 [en m&ecirc;me temps que l&#39;agr&eacute;gation de Grammaire] continue d&#39;avoir lieu dans diff&eacute;rentes acad&eacute;mies.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi en 1826, &agrave; Caen, un candidat re&ccedil;u : Louis Antoine Alexandre Dupont [1792-1827] ; &agrave; Montpellier, trois candidats re&ccedil;us : Benezet-Roulland ; Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis [1801-1860] ; Guillhou ; &agrave; Paris, trois candidats re&ccedil;us : Louis Quicherat [1799-1884], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1819] ; Victor B&eacute;tolaud [1803-1879] ; Achille Chardin, ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes au coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, futur professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge Saint-Louis ; enfin &agrave; Toulouse, quatre candidats re&ccedil;us : Thomas Dizy [1799-1887], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1819] ; Jacques M&eacute;ric ; Victor Joseph Dandr&eacute;, futur professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Toulouse ; Guillaume Anne Patru [1798-1879], futur professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Grenoble, apr&egrave;s la reconstitution de la Facult&eacute; des Lettres de Grenoble, par ordonnance du 2 avril 1847.<\/div><div>&Agrave; partir de 1830, les concours d&#39;agr&eacute;gation [philosophie, lettres, grammaire, sciences, puis histoire et g&eacute;ographie en 1831] se d&eacute;rouleront uniquement &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>1826. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES.<\/div><div>Agr&eacute;gation des classes sup&eacute;rieures des lettres [Montpellier, 1826]. Sont re&ccedil;us la m&ecirc;me ann&eacute;e &agrave; Montpellier, dans l&#39;ordre de classement : Benezet-Roulland, futur professeur de troisi&egrave;me, puis de seconde [1833], au coll&egrave;ge royal de Montpellier ; Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis [1801-1860] ; Guillhou.<\/div><div><br \/><\/div><div>1827-1831. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE LYON.&nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est nomm&eacute; professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Lyon, le 31 mars 1827.<\/div><div>Le coll&egrave;ge de Lyon dispose de deux classes de rh&eacute;torique, tenues en 1827, l&#39;une par Jean Baptiste Idt [1771-1855], dans sa cinquante-sixi&egrave;me ann&eacute;e, l&#39;autre par Eus&egrave;be Corbin [1801-1855], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818].<\/div><div>Eus&egrave;be Corbin, d&#39;une trentaine d&#39;ann&eacute;es plus jeune que Jean Baptiste Idt, lui sert d&#39;assistant, d&#39;autant qu&#39;il peut, contrairement &agrave; Jean Baptiste Idt, enseigner le grec.&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Lyon, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis remplace Eus&egrave;be Corbin, et reste en poste jusqu&#39;en 1830.<\/div><div><br \/><\/div><div>1827. DISCOURS DE DISTRIBUTION DES PRIX.<\/div><div>En tant que nouveau professeur de rh&eacute;torique est amen&eacute; &agrave; prononcer le Discours &agrave; la distribution des prix du coll&egrave;ge.&nbsp;<\/div><div>Le texte est &eacute;dit&eacute; : Discours prononc&eacute; &agrave; la distribution des prix du coll&egrave;ge royal de Lyon, le 27 ao&ucirc;t 1827.<\/div><div><br \/><\/div><div>1828. PO&Egrave;ME COURONN&Eacute; : LE MAJOR G&Eacute;N&Eacute;RAL MARTIN.<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis participe au concours organis&eacute;, en 1827 et en 1828 par l&#39;Acad&eacute;mie de Lyon, concernant la c&eacute;l&eacute;bration du major g&eacute;n&eacute;ral Martin : &Eacute;loge, en vers ou en prose, de M. le major-g&eacute;n&eacute;ral Martin, lyonnais, mort aux Indes.<\/div><div>Le po&egrave;me qu&#39;il compose est couronn&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie de Lyon, dans sa s&eacute;ance du 4 septembre 1828.&nbsp;<\/div><div>Le prix de cinq cent francs est partag&eacute; entre J. F. Rabanis, professeur au Coll&egrave;ge de Lyon, et Fran&ccedil;ois Coignet [1798-1866], secr&eacute;taire de la mairie et cr&eacute;ateur de la Biblioth&egrave;que municipale de Saint-Chamond, dont il est biblioth&eacute;caire.&nbsp;<\/div><div>Une m&eacute;daille est accord&eacute;e &agrave; M. P. Beno&icirc;t.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le texte de Fran&ccedil;ois Joseph Rabanis est publi&eacute; sous le titre : Le &nbsp;major g&eacute;n&eacute;ral Martin, Po&egrave;me couronn&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie de Lyon, dans sa s&eacute;ance du 4 septembre 1828, par F. J. Rabanis, Agr&eacute;g&eacute; pour les classes sup&eacute;rieures des lettres, membre de la Soci&eacute;t&eacute; asiatique de Paris et du Cercle litt&eacute;raire de Lyon [Lyon : imprimerie de J. M. Barret, Place des Terreaux. 1828].<\/div><div>En &eacute;pigraphe : Dulces moriens reminiscitur Argos. Virgile. &Eacute;n&eacute;&iuml;de X, 782 [Sa pens&eacute;e en mourant lui retrace sa douce Argos].<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; par Google Books.<\/div><div><br \/><\/div><div>1828. NOTICE HISTORIQUE SUR LE COLL&Egrave;GE ROYAL DE LYON.<\/div><div>En 1828, Fran&ccedil;ois Joseph Rabanis publie : Notice historique sur le coll&egrave;ge royal de Lyon, d&#39;apr&egrave;s les documents authentiques et les pi&egrave;ces originales [extraites du tome VII des Archives historiques et statistiques du d&eacute;partement du Rh&ocirc;ne] [Lyon : imprimerie de J. M. Barret, place des Terreaux. In-8, 21 p., 1828].<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; par Google Books.<\/div><div><br \/><\/div><div>1829. MEMBRE TITULAIRE PUIS CORRESPONDANT DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE LYON.<\/div><div>D&eacute;j&agrave;, en 1828, membre de la Soci&eacute;t&eacute; historique, arch&eacute;ologique et litt&eacute;raire de Lyon [1828-1830] Fran&ccedil;ois Joseph Rabanis est &eacute;lu membre de l&#39;Acad&eacute;mie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, en 1829.<\/div><div>Mais, en 1830, alors qu&#39;il vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Bordeaux Fran&ccedil;ois Joseph Rabanis, quittant la ville de Lyon, pour Bordeaux, devient correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie royale de Lyon.<\/div><div>Sont d&eacute;sign&eacute;s correspondants la m&ecirc;me ann&eacute;e : Bignon [Paris] ; l&#39;abb&eacute; Rendu, chanoine de la m&eacute;tropole &agrave; Chamb&eacute;ry ; Cap, pharmacien, ancien titulaire &agrave; Paris ; l&#39;abb&eacute; Greppo, vicaire-g&eacute;n&eacute;ral [Belley].<\/div><div><br \/><\/div><div>1830-1838. PROFESSEUR D&#39;HISTOIRE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE BORDEAUX.<\/div><div>&Agrave; partir de la fin de 1830, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est professeur d&#39;histoire au coll&egrave;ge royal de Bordeaux.<\/div><div>Il inaugure cette chaire, qui n&#39;existait pas encore au d&eacute;but 1830, en &eacute;tant le premier &agrave; l&#39;occuper. Il reste en poste jusqu&#39;&agrave; sa nomination comme professeur d&#39;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux, recr&eacute;&eacute;e par l&#39;ordonnance du 24 ao&ucirc;t 1838.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il est remplac&eacute; au coll&egrave;ge par L&eacute;opold Monty [1811- 1877], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1832], agr&eacute;gation d&rsquo;histoire et g&eacute;ographie en 1838, futur recteur d&#39;acad&eacute;mie de Besan&ccedil;on [1860-1862], de Dijon [1862-1873].<\/div><div><br \/><\/div><div>1835. HISTOIRE DE BORDEAUX.<\/div><div>EN 1835, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis publie une Histoire de Bordeaux : Histoire de Bordeaux par M. J. Rabanis, professeur d&#39;histoire au coll&egrave;ge royal de Bordeaux [Bordeaux : chez A. Laplace, &eacute;diteur, all&eacute;es de Tourny, n&deg;5. In-8, 94 p., 1830].<\/div><div>Seul para&icirc;t le premier volume, avec une longue introduction de XXXIX pages sur les quatre-vingt quatorze de l&#39;ensemble.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; sur BNF Gallica : http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6517449g.r=Rabanis%2C%20Fran%C3%A7ois-Joseph<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est [depuis fin 1839] membre de la Commission des Monuments et documents historiques et des b&acirc;timents civils des d&eacute;partements de la Gironde. Il y reste en fonction jusqu&#39;en 1851.<\/div><div><br \/><\/div><div>1839. MEMBRE DE LA COMMISSION DES MONUMENTS HISTORIQUES.<\/div><div>Cette commission a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e, par un arr&ecirc;t&eacute; du Pr&eacute;fet en date du 26 mars 1839, &agrave; la suite d&#39;un v&oelig;u du Conseil g&eacute;n&eacute;ral, du 5 septembre 1838, pour la recherche et la conservation des monuments et documents historiques du d&eacute;partement. Cette Commission publie une revue annuelle.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis r&eacute;dige la circulaire qui sera adress&eacute;e aux membres correspondants de la Commission. Elle est publi&eacute;e dans le num&eacute;ro de 1840 de la revue &nbsp;&eacute;dit&eacute;e par la Commission.&nbsp;<\/div><div>&bull; Le num&eacute;ro est &eacute;dit&eacute; par BNF Gallica : http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k203249m\/f3.image.r=Rabanis,%20Fran%C3%A7ois-Joseph<\/div><div><br \/><\/div><div>Puis en 1841 [21 ao&ucirc;t 1841], Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis publie dans le num&eacute;ro de 1841 de la revue &nbsp;&eacute;dit&eacute;e par la Commission, le Rapport d&#39;activit&eacute;s r&eacute;dig&eacute; &agrave; l&#39;intention du baron Sers, pr&eacute;fet de la Gironde [Bordeaux : Deli&egrave;ge a&icirc;n&eacute;, Imprimeur de la Pr&eacute;fecture, rue Royale, 13. 1841].&nbsp;<\/div><div>&bull; Le num&eacute;ro est &eacute;dit&eacute; par BNF Gallica : http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k2091306\/f2.image.r=Rabanis,%20Fran%C3%A7ois-Joseph<\/div><div><br \/><\/div><div>De m&ecirc;me en 1842, les Rapports destin&eacute;s au Conseil g&eacute;n&eacute;ral.<\/div><div>&bull; Le num&eacute;ro est &eacute;dit&eacute; par BNF Gallica :&nbsp;<\/div><div>http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k34025w.r=Rabanis%2C%20Fran%C3%A7ois-Joseph<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis, en tant que Pr&eacute;sident de la Commission des Monuments et documents historiques et des b&acirc;timents civils du d&eacute;partement de la Gironde, r&eacute;dige avec L&eacute;once de Lamothe, secr&eacute;taire de la commission, le Rapport pr&eacute;sent&eacute; au Pr&eacute;fet de la Gironde [Paris : Librairie arch&eacute;ologique de Victor Didron, Place Saint-Andr&eacute; des Arts, 30. In-8, 72 p., 1849].<\/div><div><br \/><\/div><div>1840. DOCTEUR &Egrave;S-LETTRES<\/div><div>*Docteur &egrave;s-lettres [Bordeaux, d&eacute;cembre 1840], avec une th&egrave;se latine : De Franco-Galliae gentis unitate a septimidecimi seculi eruditis controversa [Burdigalae : ex typographia H. Faye. In-8, 32 p.,1840].<\/div><div><br \/><\/div><div>La th&egrave;se, en fran&ccedil;ais [4 d&eacute;cembre 1840], a pour titre : &deg;Saint Paulin de N&ocirc;le. &Eacute;tudes historiques et litt&eacute;raires, par M. Rabanis, professeur d&#39;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux [Bordeaux : imprimerie de P. Coudert, rue Porte-Dijeaux, 83. In-8, 86 p., 1840].<\/div><div>La th&egrave;se n&#39;est pas d&eacute;di&eacute;e.<\/div><div>Num&eacute;ris&eacute; sur Google Books.<\/div><div><br \/><\/div><div>La pr&eacute;paration de la th&egrave;se par Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est effectu&eacute;e en rapport avec sa nomination comme professeur de Facult&eacute;.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1838. CR&Eacute;ATION &Agrave; NOUVEAU DE LA FACULT&Eacute; DE BORDEAUX.<\/div><div>La Facult&eacute; de Bordeaux, avec vingt-deux autres facult&eacute;s [si l&#39;on fait le d&eacute;compte seulement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur des fronti&egrave;res initiales de la France au moment de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise], est cr&eacute;&eacute;e en 1810, dans le cadre de l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale.&nbsp;<\/div><div>Mais, en octobre 1815-janvier 1816 avec la seconde Restauration, dix-sept acad&eacute;mies sont supprim&eacute;es par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 31 octobre 1815 de la nouvelle Commission de l&rsquo;Instruction publique, pr&eacute;sid&eacute;e par Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816. Les dix-sept Facult&eacute;s des Lettres supprim&eacute;es sont : Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen. C&rsquo;est donc le cas de la Facult&eacute; de Bordeaux.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Cependant, la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux est recr&eacute;&eacute;e en 1838, sous le premier minist&egrave;re d&rsquo;Achille de Salvandy [1795-1856], ministre de l&#39;Instruction publique [15 avril 1837-31 mars 1839], dans le deuxi&egrave;me minist&egrave;re Mol&eacute; [15 avril 1837-31 mars 1839].<\/div><div>D&#39;autres Facult&eacute;s des Lettres sont recr&eacute;es par l&#39;ordonnance royale du 24 ao&ucirc;t 1838 : en plus de Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes. &Agrave; Strasbourg est cr&eacute;&eacute;e une chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re.<\/div><div><br \/><\/div><div>LE MOUVEMENT DE RE-CR&Eacute;ATION DES FACULT&Eacute;S EN PROVINCE.<\/div><div>Cette re-cr&eacute;ation des Facult&eacute;s en ao&ucirc;t 1838, amorce un mouvement plus g&eacute;n&eacute;ral de mise en place de nouvelles Facult&eacute;s, mouvement lent qui se d&eacute;roule jusque, et avec le second Empire.&nbsp;<\/div><div>En 1845, reconstitution de la Facult&eacute; de Poitiers.&nbsp;<\/div><div>En 1846, cr&eacute;ation de la Facult&eacute; d&#39;Aix. &nbsp;<\/div><div>En 1847, reconstitution de la Facult&eacute; de Grenoble. ;&nbsp;<\/div><div>En 1854, reconstitution de la Facult&eacute; de Clermont, de Douai, de Nancy, dans le cadre d&#39;une r&eacute;organisation de la carte universitaire d&eacute;cid&eacute;e par Hippolyte Fortoul [1811-1856] &nbsp;Ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes, avec seize grandes circonscriptions acad&eacute;miques maintenues, cr&eacute;es ou recr&eacute;&eacute;es, dont les chefs-lieux sont : Aix ; Besan&ccedil;on ; Bordeaux ; Caen ; Clermont ; Dijon ; Douai [transf&eacute;r&eacute; &agrave; Lille en 1888] &nbsp;; Grenoble ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; Paris ; Poitiers ; Rennes ; Strasbourg [qui dispara&icirc;t en 1870] ; Toulouse.<\/div><div>Chamb&eacute;ry est cr&eacute;&eacute;e en 1860 ; Alger en 1875.<\/div><div><br \/><\/div><div>1838. PROFESSEUR D&#39;HISTOIRE A LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BORDEAUX.<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est nomm&eacute; Professeur d&rsquo;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux. Tout d&#39;abord comme charg&eacute; de cours [1838-1840], puis, apr&egrave;s la soutenance de sa th&egrave;se, comme professeur titulaire [1841-1843].<\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis reste en poste jusqu&#39;en fin d&eacute;cembre 1843, date &agrave; laquelle il est appel&eacute; &agrave; Paris, comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1844-1854].&nbsp;<\/div><div>Il reste professeur d&#39;Histoire en titre &agrave; Bordeaux jusqu&#39;en 1854. De fait son enseignement est assur&eacute; en 1849 par Fran&ccedil;ois Combes [1816-1890], puis de 1852 &agrave; 1854, par Mathieu Geffroy [1820-1895], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1840], charg&eacute; de cours. Ce dernier sera professeur titulaire de la chaire de 1854 &agrave; 1861.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1839. PR&Eacute;SIDENT DE LA COMMISSION D&Eacute;PARTEMENTALE POUR LA CONSERVATION.<\/div><div>Le 26 mars 1839, le Pr&eacute;fet de la Gironde prend un arr&ecirc;t&eacute; concernant la cr&eacute;ation d&#39;une Commission d&eacute;partementale pour la conservation des monuments historiques. Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est le pr&eacute;sident de cette Commission.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le texte en est &eacute;dit&eacute;, sous le titre &lt; D&eacute;partement de la Gironde : Commission institu&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; de M. le Pr&eacute;fet du 26 mars 1839 et d&#39;apr&egrave;s le v&oelig;u du conseil g&eacute;n&eacute;ral pour la recherche et la conservation des monuments et documents historiques du d&eacute;partement [circulaires sign&eacute;es du pr&eacute;sident de la Commission, J. Rabanis, et arr&ecirc;t&eacute;s du pr&eacute;fet]. [Bordeaux : Del&egrave;ze imprimeur. In-8, 64 p., 1840].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1841-1843. LE D&Eacute;CANAT DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES.<\/div><div>Par un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel en date du 5 avril 1841*, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis, &agrave; partir du moment o&ugrave; il est devenu professeur titulaire, est nomm&eacute; [et non pas &eacute;lu] doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux [1841-1843].<\/div><div>Mais en r&eacute;alit&eacute; occupe la fonction de doyen d&egrave;s la fin de l&#39;ann&eacute;e 1838.<\/div><div>&Agrave; ce titre prononce un discours, &eacute;dit&eacute; : Discours prononc&eacute; &agrave; l&#39;installation des Facult&eacute;s des sciences et des lettres [de Bordeaux], le 16 novembre 1839, par M. Rabanis, doyen de la Facult&eacute; des lettres [Bordeaux : imprimerie de P. Coudert. In-8, 7 p., 1839].<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis reste en poste &agrave; Bordeaux jusqu&#39;&agrave; la fin de l&#39;ann&eacute;e 1843. Il re&ccedil;oit le titre de professeur honoraire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux, tandis qu&#39;il est nomm&eacute; &agrave; Paris, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il est alors remplac&eacute; comme doyen par Jean Dabas [1810-1878], professeur de Litt&eacute;rature ancienne &agrave; la Facult&eacute; [18 septembre 1838-ao&ucirc;t 1875], qui restera en fonction comme doyen jusqu&#39;en 1875, puis qui sera nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Bordeaux [1875-1878].&nbsp;<\/div><div>Le troisi&egrave;me doyen de la Facult&eacute; des Lettres est Philippe Roux [1808-1887], professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise.<\/div><div><br \/><\/div><div>HISTOIRE DE LA CHAIRE D&#39;HISTOIRE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BORDEAUX.<\/div><div>La chaire d&#39;Histoire &nbsp;est l&#39;une des cinq chaires de la Facult&eacute; r&eacute;tablies par l&#39;ordonnance du 24 ao&ucirc;t 1838 : chaire de Philosophie avec Paul Jean Ladevi-Roche [1794-1871] ; Litt&eacute;rature ancienne avec Jean Chrysostome* Dabas [1810-1878], futur recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Bordeaux ; Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, avec Philippe Roux [1808-1887] ; Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, avec, pour quelques mois, Gustave Planche [1808-1857] ; Histoire avec Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis [1801-1860].<\/div><div><br \/><\/div><div>Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis occupe la chaire de 1838 &agrave; la toute fin de l&#39;ann&eacute;e 1843.<\/div><div>La chaire d&#39;Histoire semble pratiquement inoccup&eacute;e pendant quelques ann&eacute;es.&nbsp;<\/div><div>En 1849, Fran&ccedil;ois Combes [1816-1820] y est professeur suppl&eacute;ant. Mathieu Geffroy [1820-1895] y est charg&eacute; du cours [1852-1854], puis professeur titulaire [1854-1861], mais sans activit&eacute; d&#39;enseignement.<\/div><div><br \/><\/div><div>1841. RECHERCHES SUR LES DENDROPHORES.<\/div><div>&Eacute;crit en 1841, un long article de soixante-dix pages concernant un bas-relief trouv&eacute; en 1837 sous d&#39;anciens remparts de la ville de Bordeaux et repr&eacute;sentant un groupe de quatre hommes presqu&#39;enti&egrave;rement nus, qui soul&egrave;vent ou transportent, au moyen de cordes, un tronc d&#39;arbre &eacute;branch&eacute;. Ce sont des dendrophores, autrement dit des ouvriers du bois. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;interpr&eacute;tation de Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis est publi&eacute;e sous la forme d&#39;un opuscule, avec le titre : &deg; Recherches sur les dendrophores et sur les corporations romaines en g&eacute;n&eacute;ral, pour servir d&rsquo;explication d&rsquo;un bas-relief trouv&eacute; &agrave; Bordeaux, par J. Rabanis, doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux, Pr&eacute;sident de la commission des Monuments historiques de la Gironde [Bordeaux : H. Faye, imprimeur de l&#39;Acad&eacute;mie et des Facult&eacute;s, rue du Cahernan, 44. In-8, 71 pp, 1841].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Hathi Trust : https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=nyp.33433081550604;view=1up;seq=11<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article fait l&#39;objet en 1842, par l&#39;&eacute;conomiste Th&eacute;odore Fix [1800-1846] d&#39;un compte-rendu tr&egrave;s favorable dans le Journal des &eacute;conomistes, revue mensuelle de l&#39;&Eacute;conomie politique [pages 351-363].<\/div><div>&laquo; Les investigations et la critique judicieuse de M. Rabanis nous semble avoir &eacute;tabli d&#39;une mani&egrave;re p&eacute;remptoire : 1&deg; que les dendrophores avaient, comme corporation civile et industrielle, leurs divinit&eacute;s sp&eacute;ciales et leurs c&eacute;r&eacute;monies, et qu&#39;une fois qu&#39;ils avaient obtenu du s&eacute;nat ou de la curie l&#39;autorisation de se r&eacute;unir, ils concouraient aux solennit&eacute;s du culte en se chargeant de tous les frais de la dendrophorie ; que d&egrave;s lors il a d&ucirc; devenir difficile de distinguer entre eux les affili&eacute;s des artisans et la confr&eacute;rie du coll&egrave;ge ; 2&deg; qu&#39;il n&#39;y avait jamais eu de dendrophores qui appartinssent exclusivement &agrave; la religion, et dont la pratique des c&eacute;r&eacute;monies du culte f&ucirc;t la seule fonction ; 3&deg; que les dendrophores n&#39;&eacute;taient point une corporation industrielle libre, mais qu&#39;elle &eacute;tait, comme toutes les autres corporations, &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; l&#39;administration romaine et aux services publics. [&hellip;].<\/div><div>Le travail de M. Rabanis &eacute;claircit un point fort important de l&#39;&eacute;conomie politique des Romains, et le r&eacute;sultat de ses &eacute;tudes nous para&icirc;t m&eacute;riter d&#39;autant plus de confiance, qu&#39;il est remont&eacute; aux sources, qu&#39;il a consult&eacute; les textes originaux, et qu&#39;aucun document important ne lui a &eacute;chapp&eacute;. [&#8230;] &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1841. ESSAI SUR LES M&Eacute;ROVINGIENS D&#39;AQUITAINE ET LA CHARTE D&#39;ALAON.<\/div><div>En 1841, Joseph Fran&ccedil;ois Rabanis &nbsp;fait para&icirc;tre : Essai historique et critique sur les M&eacute;rovingiens d&#39;Aquitaine et la charte d&#39;Alaon, par J. Rabanis, doyen de la Facult&eacute; des lettres de Bordeaux, Pr&eacute;sident de la Commission des monuments historiques de la Gironde [Bordeaux ; chez Faye, imprimeur de l&#39;Acad&eacute;mie et des Facult&eacute;s, rue du Cahernan, 44. In-8, 184 p., 1841].<\/div><div><br \/><\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Hathi Trust : https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=nnc1.1002561603;view=1up;seq=7<\/div><div><br \/><\/div><div>La Revue de Bibliographie analytique [ou compte rendu des ouvrages scientifiques et de haute litt&eacute;rature, publi&eacute;s en France et &agrave; l&#39;&eacute;tranger, paraissant tous les mois, par MM. Miller et Aubenas] [on s&#39;abonne &agrave; Paris : au bureau, rue de La Rochefoucault, n&deg;12 ; chez Benjamin Duprat et Cie : rue du Clo&icirc;tre Saint-Beno&icirc;t, 7] en fait une critique d&eacute;taill&eacute;e et tr&egrave;s favorable [ann&eacute;e 1842, tome troisi&egrave;me, janvier 1842, pages 74 sq.].&nbsp;<\/div><div>&laquo; J&#39;ai cru voir une immense m&eacute;prise dans le syst&egrave;me qui a pr&eacute;valu depuis la publication de l&#39;histoire du Languedoc, relativement aux faits des provinces m&eacute;ridionales pendant la p&eacute;riode carlovingienne. Ce syst&egrave;me porte de l&#39;unit&eacute; et du lien o&ugrave; il n&#39;y en eut jamais. Il groupe en un m&ecirc;me ensemble, il soumet aux m&ecirc;mes passions, il entra&icirc;ne dans le m&ecirc;me mouvement, des localit&eacute;s et des races qui pensaient, voulaient, agissaient chacune &agrave; part. Cette transformation, qui &eacute;quivaut &agrave; un mensonge, m&#39;a paru appuy&eacute; sur des bases trop fr&ecirc;les. Je devais le dire, et je l&#39;ai dit. Apr&egrave;s cela, j&#39;abandonne bien volontiers &agrave; la critique la forme de mon travail : on y trouvera des redites, des longueurs, des d&eacute;tails d&#39;une grande monotonie, des explications p&eacute;nibles, et qui auraient besoin elles-m&ecirc;mes d&#39;&ecirc;tre expliqu&eacute;es. Une partie de ces d&eacute;fauts &eacute;tait inh&eacute;rente &agrave; la mati&egrave;re ; l&#39;autre m&#39;appartient, et je la revendique en toute humilit&eacute;. Mais on me permettra de me rendre ce t&eacute;moignage, que je n&#39;ai rien omis ni n&eacute;glig&eacute; de ce qui pouvait &eacute;claircir la question, et en voyant le travail auquel je me suis livr&eacute; sur les sources de cette partie de nos annales, on conviendra peut-&ecirc;tre que je n&#39;ai pas fait reculer la critique historique depuis le temps o&ugrave; le grand historien d&#39;Espagne, Ferreras, disait de la charte d&#39;Alaon : Cette pi&egrave;ce, dont quelques personnes font si grand cas, me para&icirc;t trop suspecte pour que je l&#39;admette sans scrupule.J &raquo; Ces lignes de M. Rabanis sont une analyse succincte mais juste, quoique trop modeste, de son travail, et une indication du point de vue o&ugrave; il s&#39;est plac&eacute; dans ses recherches historiques.<\/div><div>L&#39;existence d&#39;une race de M&eacute;rovingiens dans le midi a &eacute;t&eacute; admise par les savans b&eacute;n&eacute;dictins, historiens de la province du Languedoc. Cette existence se basait sur une charte dite d&#39;Alaon, qui est cens&eacute;e avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;e la cinqui&egrave;me ann&eacute;e du r&egrave;gne de Charles le Chauve. Elle pr&eacute;sentait les ducs et les princes d&#39;Aquitaine et de Gascogne, dont les noms nous ont &eacute;t&eacute; transmis par les chroniqueurs connus entre le r&egrave;gne de Dagobert et celui de Charles le Chauve, comme h&eacute;ritiers d&#39;une dynastie d&eacute;poss&eacute;d&eacute;e par les Carlovingiers. En effet, dans ce document, tous ces comtes aquitains reprennent les droits de leur naissance et de leur rang ; ils prennent chacun leur place dans un ordre g&eacute;n&eacute;alogique r&eacute;gulier et complet. Cette charte enfin a pour elle les savans b&eacute;n&eacute;dictins qui l&#39;ont les premiers fait conna&icirc;tre, et de notre temps, l&#39;autorit&eacute; fort respectable &nbsp;et tr&egrave;s-comp&eacute;tente du savant historien de la Gaule m&eacute;ridionale, M. Fauriel. Mais M. Rabanis ne craint pas d&#39;aller &agrave; l&#39;encontre de ces autorit&eacute;s, car la charte d&#39;Alaon a, suivant lui, une plus grande autorit&eacute; contre elle ; c&#39;est elle-m&ecirc;me, c&#39;est &agrave; dire les caract&egrave;res non douteux d&#39;invraisemblance qu&#39;elle offre aux yeux d&#39;une saine critique. En prenant seulement les faits pour argumens, il a donc esp&eacute;r&eacute; d&eacute;montrer 1&deg; que les auteurs et documents avec lesquels la charte d&#39;alaon para&icirc;t s&#39;accorder pour les faits de l&#39;histoire d&#39;Aquitaine, n&#39;ont eux-m&ecirc;mes aucun caract&egrave;re d&#39;authenticit&eacute;, et ne pourraient pas, seuls, &ecirc;tre employ&eacute;s comme t&eacute;moignages historiques ; que d&#39;ailleurs ils ne disent sur les faits rien d&#39;assez explicite &nbsp;pour qu&#39;on doive en inf&eacute;rer la r&eacute;alit&eacute; des d&eacute;tails contenus dans la charte ; 2&deg; que tout concourt &agrave; &eacute;tablir que la charte a &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;e du XIVe au XVIIe si&egrave;cle, soit au moyen des documens et des passages dont on vient de parler, soit d&#39;apr&egrave;s les traditions des l&eacute;gendes aquitaines et espagnoles ; 3&deg; que, pour ce qui est du fond, la charte d&#39;Alaon p&egrave;che continuellement contre la vraisemblance, tandis que, pour le style et les caract&egrave;res ext&eacute;rieurs, elle est en d&eacute;saccord formel avec l&#39;&eacute;poque qui lui est assign&eacute;e par sa date. En r&eacute;sum&eacute;, le travail historique de M. Rabanis sur la charte d&#39;Alaon est un mod&egrave;le de discussion critique. Malgr&eacute; l&#39;estime que nous professons pour les publications de la province, nous devons avouer que nous sommes peu habitu&eacute;s &agrave; rencontrer des historiens aussi habiles que le doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux. Ses ouvrages se distinguent par un talent pr&eacute;cieux d&#39;analyse et un grand charme de style, qualit&eacute;s qui se rencontrent bien rarement dans les ouvrages d&#39;&eacute;rudition.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1856, l&#39;ouvrage fait l&#39;objet d&#39;une nouvelle publication, augment&eacute;e, sous le titre : Les M&eacute;rovingiens d&#39;Aquitaine. Essai historique et critique sur la Charte d&#39;Alaon, par M. Rabanis [Paris : Durand, libraire-&eacute;diteur. 5, rue des Gr&egrave;s. In-8, 234 p., 1856]. Avec un Avant-Propos.<\/div><div><br \/><\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Hathi Trust : https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=hvd.32044019574078;view=1up;seq=9<\/div><div><br \/><\/div><div>1842. LETTRE &Agrave; M. 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