{"id":320,"date":"2016-08-08T21:42:10","date_gmt":"2016-08-08T21:42:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2016-08-08T21:42:10","modified_gmt":"2016-08-08T21:42:10","slug":"Lens-Louis-de-1809-1882-de-l-enseignement-de-la-philosophie-a-l-inspection-academique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Lens-Louis-de-1809-1882-de-l-enseignement-de-la-philosophie-a-l-inspection-academique.html","title":{"rendered":"Lens, Louis de (1809-1882), de l&rsquo;enseignement de la philosophie \u00e0 l&rsquo;inspection acad\u00e9mique"},"content":{"rendered":"<div>Parcours classique d&#39;un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1828], qui fait d&#39;un sp&eacute;cialiste de Cic&eacute;ron et de Bossuet, un professeur de philosophie, puis un fonctionnaire d&#39;autorit&eacute; : proviseur du lyc&eacute;e de Grenoble, inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; N&icirc;mes puis &agrave; Angers.&nbsp;<\/div><!--more--><div><br \/><\/div><div>[Fran&ccedil;ois] Louis [Jules] de Lens [1809-1882]. N&eacute; le 17 juin 1809, &agrave; Paris [Seine] ; mort le 29 novembre 1882, &agrave; Angers [Maine-et-Loire].<\/div><div>&Eacute;crit parfois Delens.<\/div><div><br \/><\/div><div>Fils d&#39;Adrien Jacques de Lens [1786-1846], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur de la m&eacute;decine [22 septembre 1824-septembre 1830].<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tudes &agrave; Paris, comme &eacute;l&egrave;ve boursier au coll&egrave;ge Henri-IV et &eacute;l&egrave;ve au coll&egrave;ge Charlemagne.&nbsp;<\/div><div>Bachelier &egrave;s-sciences math&eacute;matiques et physiques.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1828-1830. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<\/div><div>Louis de Lens est re&ccedil;u &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale [1828, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], o&ugrave; il suit comme pensionnaire boursier une scolarit&eacute; de deux ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e par l&rsquo;ordonnance royale par arr&ecirc;t&eacute; royal en date du 6 septembre 1822, contresign&eacute; par Jacques, comte de Corbi&egrave;re [1766-1853], ministre secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat au d&eacute;partement de l&rsquo;Int&eacute;rieur, alors que Mgr. Denis Frayssinous [1765-1841] est Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute; royale depuis le 1er juin 1822, l&#39;&Eacute;cole normale a &eacute;t&eacute; recr&eacute;&eacute;e en 1826, sous le nom d&#39;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire. Elle reprendra son nom d&rsquo;origine le 6 ao&ucirc;t 1830, quelques jours apr&egrave;s la R&eacute;volution de Juillet, au moment m&ecirc;me o&ugrave; Victor Cousin [1792-1867] est nomm&eacute; membre du Conseil royal de l&#39;Instruction publique.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Sont re&ccedil;us au concours du mois d&rsquo;ao&ucirc;t 1828, dans la section Lettres, comme &eacute;l&egrave;ves pensionnaires de l&#39;&Eacute;cole, qui porte alors le nom d&#39;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire, pour une dur&eacute;e de scolarit&eacute; de deux ans [de 1826 &agrave; 1829 inclus], dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique, les seize &eacute;l&egrave;ves dont les noms suivent :&nbsp;<\/div><div>Henri Georges Bach [1808-1838], futur professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Rouen, puis, par arr&ecirc;t&eacute; du 27 ao&ucirc;t 1836, professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Besan&ccedil;on ; Pascal Bazin [1807-1854], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres en 1831, professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Cahors ; Charles B&eacute;nard [1807-1898], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1855], professeur de philosophie au lyc&eacute;e Charlemagne ; *Adolphe Ch&eacute;ruel [1809-1891], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres en 1830, professeur et doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique, recteur d&#39;acad&eacute;mie ; Louis de Lens [1809-1882], inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie &agrave; Angers ; Jean Fran&ccedil;ois Hippolyte Ducros [1807- 1833], professeur au lyc&eacute;e de Tournon ; Gilles Henri Casimir Duprey [1810- ], professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Cherbourg ; Joseph Fon&ccedil;in [1807-1894], proviseur du lyc&eacute;e de Montpellier ;&nbsp;<\/div><div>Casimir Gaillardin [1810-1880], docteur &egrave;s-lettres [1830], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [1830], professeur d&rsquo;histoire au coll&egrave;ge Louis-le-Grand ; Michel Gu&eacute;rard [1808-1888], agr&eacute;gation de grammaire [1831], directeur du coll&egrave;ge Sainte-Barbe des Champs ; Jacques &Eacute;douard Auguste Jeannette [&eacute;crit aussi Janette] [1809-1834], professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge de Sens ; Jean Baptiste Martin [1810- ] ; &nbsp;<\/div><div>Charles Montonnier [1809- ], agr&eacute;gation de grammaire [1830]. Proviseur du lyc&eacute;e de Versailles ; Alexandre Mouillard [1807-1871], agr&eacute;gation de grammaire [1830], proviseur au lyc&eacute;e de Lyon [1848-1850] ; Alexandre Nicolas [1809-1884], agr&eacute;gation pour les classes sup&eacute;rieures des lettres [1830], professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, comme suppl&eacute;ant [1851-1853], puis comme titulaire [1853-1881] et doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Rennes ; Marius Jean Baptiste Ricard [1807-1886], inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie &agrave; Toulon.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans l&rsquo;ordre de classement, sur les seize &eacute;l&egrave;ves re&ccedil;us, Louis de Lens est class&eacute; quatri&egrave;me : Jacques &Eacute;douard Auguste Jeannette ; Henri Georges Bach ; Marius Jean Baptiste Ricard ; Louis de Lens ; Jean Fran&ccedil;ois Hippolyte Ducros ; Alexandre Nicolas ; Adolphe Ch&eacute;ruel ; Casimir Gaillardin ; Alexandre Mouillard ; Pascal Bazin ; Joseph Fon&ccedil;in ; Gilles Henri Casimir Duprey ; Michel Gu&eacute;rard ; Charles B&eacute;nard ; Charles Montonnier ; Jean Baptiste Martin.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ces nominations sont prononc&eacute;es par Ordonnance royale du 26 octobre 1828.<\/div><div>Au sortir de l&#39;&Eacute;cole, Louis de Lens est class&eacute; le second de sa promotion. Il est re&ccedil;u &agrave; la licence &egrave;s-lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES MA&Icirc;TRISES DE CONF&Eacute;RENCES DE L&#39;&Eacute;COLE PR&Eacute;PARATOIRE.<\/div><div>Alors que depuis le 1er novembre 1826, l&#39;&Eacute;cole pr&eacute;paratoire &eacute;tait install&eacute;e &agrave; Paris, dans les locaux du coll&egrave;ge Louis-le-Grand, au 123 de la rue Saint-Jacques, elle d&eacute;m&eacute;nage &agrave; la rentr&eacute;e 1828, pour &ecirc;tre plac&eacute;e dans les anciens b&acirc;timents du coll&egrave;ge du Plessis, attenant au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; autrement dit dans les premiers locaux qu&#39;elle avait occup&eacute; au moment de sa cr&eacute;ation en 1810. Elle y demeurera apr&egrave;s 1830, jusqu&#39;au 4 novembre 1847.<\/div><div>Pierre Laurent Laborie [1767-1847], qui a le titre d&#39;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes, d&eacute;j&agrave; proviseur du coll&egrave;ge Louis-le-Grand [juillet 1824-juillet 1830] en est le directeur [1er novembre 1826-30 juillet 1830]. L&eacute;onard Pierre Gibon [1799-1859], dit Gibon l&#39;a&icirc;n&eacute;, est pour quelques mois le directeur des &eacute;tudes.&nbsp;<\/div><div>Comme tous les &eacute;l&egrave;ves de l&#39;&Eacute;cole Louis de Lens suit les enseignements de la Facult&eacute; des Lettres assur&eacute;s par des professeurs comme Jean Fran&ccedil;ois Boissonade [1774-1857], pour l&#39;&Eacute;loquence grecque ; Joseph Victor Leclerc [1789-1865], pour l&#39;&Eacute;loquence latine ; &nbsp;Abel Fran&ccedil;ois Villemain [1790-1870, pour l&#39;&Eacute;loquence fran&ccedil;aise ; etc. Et b&eacute;n&eacute;ficie &agrave; l&#39;&Eacute;cole de trois ma&icirc;trises de conf&eacute;rences correspondantes.<\/div><div>Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876] est ma&icirc;tre de conf&eacute;rences pour la Litt&eacute;rature grecque ; L&eacute;onard Pierre Gibon [1799-1859], dit Gibon l&#39;a&icirc;n&eacute; et Pierre Lemaire [1802-1887], dit Lemaire neveu, sont ma&icirc;tres de conf&eacute;rences pour la Litt&eacute;rature latine ; Jules Michelet [1798-1874 est ma&icirc;tre de conf&eacute;rences pour l&#39;Histoire et la Philosophie.<\/div><div><br \/><\/div><div>1830-1833. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE ROYAL DE N&Icirc;MES.<\/div><div>Charg&eacute; de la classe de philosophie au coll&egrave;ge royal de N&icirc;mes, puis titulaire de la chaire [1830-1833], en remplacement de l&#39;abb&eacute; Ginoux [1791-1863]. Ce dernier est professeur de philosophie de 1825 &agrave; 1830, d&#39;abord suppl&eacute;ant de l&#39;abb&eacute; Bonhomme [1759-1844], puis professeur [19 octobre 1816-9 octobre 1825]. L&#39;abb&eacute; Ginoux sera ult&eacute;rieurement cur&eacute; de la paroisse Saint-Baudile &agrave; N&icirc;mes.<\/div><div><br \/><\/div><div>Louis de Lens reste en poste &agrave; N&icirc;mes jusqu&#39;en 1833, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; &agrave; Angers. Il est remplac&eacute; comme professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de N&icirc;mes par Jean Antoine Nougar&egrave;de, agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1832.<\/div><div><br \/><\/div><div>1831. AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<\/div><div>Sur trois &eacute;l&egrave;ves re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie, Louis Delens est re&ccedil;u le second, apr&egrave;s Charles B&eacute;nard, son camarade de promotion &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<\/div><div><br \/><\/div><div>Sont re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de Philosophie, en 1831, par arr&ecirc;t&eacute; du 9 septembre 1831, dans l&#39;ordre de classement :&nbsp;<\/div><div>Charles B&eacute;nard [1807-1898], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1828, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], bachelier &egrave;s-sciences math&eacute;matiques et physiques, licenci&eacute; &egrave;s-lettres, charg&eacute; provisoirement du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de Rhodez [acad&eacute;mie de Montpellier] ; Louis de Lens [1809-1882], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1828, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], bachelier &egrave;s-sciences math&eacute;matiques et physiques, licenci&eacute; &egrave;s-lettres, charg&eacute; du cours de philosophie au coll&egrave;ge royal de N&icirc;mes [acad&eacute;mie de N&icirc;mes] &nbsp;; Joseph Tissot [1801-1876], bachelier &egrave;s-sciences math&eacute;matiques et physiques, docteur &egrave;s-lettres, r&eacute;gent de philosophie au coll&egrave;ge communal de D&ocirc;le [Jura].<\/div><div><br \/><\/div><div>1833-1849. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL&Egrave;GE ROYAL D&#39;ANGERS.<\/div><div>Alors que Jean Gavinet [1794-1845] est d&#39;abord proviseur [17 ao&ucirc;t 1831-12 janvier 1838], puis que Jean Fran&ccedil;ois Auguste Morren [1804-1870] lui succ&egrave;de comme proviseur [24 avril 1838-2 octobre 1841], Louis de Lens est professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&#39;Angers.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>Louis de Lens est nomm&eacute; en octobre 1833, en remplacement d&#39;Auguste Morelle [vers 1809-1887], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1827, &Eacute;cole pr&eacute;paratoire], charg&eacute; du cours de philosophie.<\/div><div>Louis de Lens restera au coll&egrave;ge royal d&#39;Angers jusqu&#39;en 1849, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; proviseur du lyc&eacute;e de Grenoble.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il prononce &agrave; la distribution des prix du Coll&egrave;ge royal d&#39;Angers, le 31 ao&ucirc;t 1835, un Discours sur &laquo; l&#39;esprit philosophique &raquo; [Angers : Launay-Gagnot. In-8, 16 p., 1835].<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1842 [30 mars], de Lens est nomm&eacute; membre de la Commission d&#39;instruction primaire du d&eacute;partement de Maine-et-Loire.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1849, est remplac&eacute; comme professeur de philosophie &agrave; Angers par Elme Marie Caro [1826-1887], qui vient de passer un an au lyc&eacute;e d&#39;Alger [1848], et qui reste un an &agrave; Angers [1849-1850].<\/div><div><br \/><\/div><div>1839. EXTRAITS PHILOSOPHIQUES DE CIC&Eacute;RON.<\/div><div>En 1839, publie des Extraits philosophiques de Cic&eacute;ron, r&eacute;dig&eacute;s sur le plan du programme adopt&eacute; pour l&#39;examen du baccalaur&eacute;at &egrave;s-lettres, par J. L. F. de Lens [Paris : L. Hachette. In-12, XXXVIII-249 p., 1839].&nbsp;<\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1842, la notice &eacute;tant augment&eacute;e d&#39;une exposition assez &eacute;tendue des opinions philosophiques de l&#39;orateur romain. Troisi&egrave;me &eacute;dition en 1847.&nbsp;<\/div><div>L&#39;ouvrage est autoris&eacute; pour l&#39;usage des classes de philosophie des coll&egrave;ges par d&eacute;lib&eacute;ration du Conseil royal [1er septembre 1840].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1843. OEUVRES PHILOSOPHIQUES DE BOSSUET.<\/div><div>Oeuvres philosophiques de Bossuet, publi&eacute;es avec des notes et une introduction par L. de Lens, professeur de philosophie [Paris : L. Hachette, &eacute;diteur, rue Pierre Sarrazin, 12 ; Ladrange, libraire, quai des Augustins, 19. In-12, XXVII-496 p., 1843].<\/div><div>Contient : Le Trait&eacute; de la connaissance de Dieu et de soi-m&ecirc;me, le Trait&eacute; du libre arbitre, la Logique, et divers fragments.<\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Hathi Trust.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, sous un titre l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rent en 1863 [comme troisi&egrave;me &eacute;dition], en 1870, en 1879, en 1905.<\/div><div><br \/><\/div><div>Cet ouvrage trouve sa place dans le catalogue de la Librairie philosophique de Ladrange, &agrave; c&ocirc;t&eacute; des Oeuvres philosophiques d&#39;Arnauld, comprenant les Objections contre les M&eacute;ditations de Descartes, la Logique de Port-Royal, le Trait&eacute; des Vraies et des Fausses id&eacute;es, publi&eacute;es par C. Jourdain, paru en 1843 ; des Oeuvres philosophiques de F&eacute;nelon, comprenant le trait&eacute; de l&#39;existence de Dieu, les Lettres sur divers sujets de m&eacute;taphysique, la r&eacute;futation du syst&egrave;me de Malebranche, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es d&#39;un Essai sur F&eacute;nelon, par M. Villemain, avec un Avertissement et des Notes, par M. Danton, agr&eacute;g&eacute; de philosophie, paru en 1843 ; des Oeuvres philosophiques et morales de Nicole, comprenant un choix de ses Essais, et publi&eacute;es avec des Notes et une Introduction par C. Jourdain, professeur de philosophie, paru en 1845.<\/div><div>Ainsi que les Oeuvres philosophiques de Descartes, publi&eacute;es d&#39;apr&egrave;s les textes originaux, avec Notices, sommaires et &eacute;claircissements, par Adolphe Garnier, professeur de philosophie &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale et au Coll&egrave;ge royal de Saint-Louis, en quatre volumes, dont le premier tome est paru en 1835.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1843. L&#39;INSTITUT DES PROVINCES &Agrave; ANGERS.<\/div><div>L&#39;existence du &laquo; Congr&egrave;s scientifique &raquo;, d&eacute;nomm&eacute; par la suite Institut des Provinces, puis ult&eacute;rieurement Assises scientifiques, et enfin R&eacute;union annuelle des Soci&eacute;t&eacute;s savantes est li&eacute;e &agrave; l&#39;initiative de l&#39;arch&eacute;ologue Arcisse de Caumont [1801-1873], avec un premier Congr&egrave;s se tenant en juillet 1833. &nbsp;<\/div><div>Il s&#39;agissait de &laquo; ranimer en province l&#39;activit&eacute; intellectuelle, d&#39;&eacute;veiller l&#39;&eacute;mulation entre les corps savants qui allaient se multipliant sur tous les points du Royaume, de produire au grand jour les talents personnels qui trop souvent restent inconnus, et s&#39;ignorent eux-m&ecirc;mes &raquo;.<\/div><div>En 1843, le Congr&egrave;s scientifique se tient &agrave; Angers, &agrave; partir du 1er septembre. Louis de Lens en est, avec Paul Marchegay [1812-1885], archiviste d&eacute;partemental, et L&eacute;on Cosnier [1811-1901], imprimeur, &nbsp;l&#39;un des trois secr&eacute;taires pour la section d&#39;Histoire et d&#39;arch&eacute;ologie. Il est souvent rapporteur, r&eacute;dige l&#39;essentiel des proc&egrave;s-verbaux, participe aux discussions, notamment celles concernant l&#39;Universit&eacute; d&#39;Angers.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le compte rendu de ces travaux para&icirc;t dans l&#39;ouvrage : Congr&egrave;s scientifique de France. Onzi&egrave;me session, tenue &agrave; Angers, en septembre en 1843. Tome 1er. Proc&egrave;s-verbaux des s&eacute;ances [Angers : Chez tous les libraires de la ville ; Paris : chez Debache, libraire, rue du Bouloy, 7. In-8, 442 p., 1833].<\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Google Books<\/div><div><br \/><\/div><div>1844. ARTICLE CIC&Eacute;RON DANS LE DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE.<\/div><div>Louis de Llens fait partie de la premi&egrave;re &eacute;quipe d&#39;une vingtaine de collaborateurs qui, &agrave; partir de 1840, participent &agrave; la r&eacute;daction du Dictionnaire &nbsp;des Sciences philosophiques d&#39;Adolphe Franck : Nicolas Louis Artaud [1794-1861] ; Jules Barth&eacute;lemy Saint-Hilaire [1805-1895] ; Charles B&eacute;nard [1807-1898] ; Herv&eacute; Bouchitt&eacute; [1795-1861] ; Francisque Bouillier ; Marie Nicolas Bouillet [1813-1899] ; &nbsp;Antoine Charma [1801-1869] ; Antoine Augustin Cournot [1801-1877] ; Ars&egrave;ne Danton [1814-1869] ; Louis de Lens [1809-1882] ; Fr&eacute;d&eacute;ric Dubois d&#39;Amiens [1797-1873] ; Adolphe Franck [1809-1893] ; D&eacute;sir&eacute; &nbsp;Henne [1812-1869] ; &nbsp;Am&eacute;d&eacute;e Jacques [1813-1865] ; Charles Jourdain [1817-1886 ; L&egrave;bre ; Salomon Munck [1803-1867] ; Guillaume Pauthier ; &Eacute;mile Saisset [1814-1863] ; Jules Simon [1814-1896] ; Joseph Tissot [1801-1876] ; &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897. &nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Louis de Lens r&eacute;dige la notice Cic&eacute;ron, pour le Dictionnaire des Sciences philosophiques d&#39;Adolphe Franck, dont la premi&egrave;re &eacute;dition commence &agrave; para&icirc;tre en 1844.<\/div><div>[Dictionnaire des Sciences philosophiques par une Soci&eacute;t&eacute; de professeurs de philosophie. Tome premier. Paris : chez L. Hachette. Libraire de l&#39;Universit&eacute; royale de France. Rue Pierre-Sarrazin, 12. In-8, 601 p., 1844]. La premi&egrave;re &eacute;dition comporte six volumes.<\/div><div>Le texte de la notice, pleine page, occupe les pages 511-515, du premier volume. Est sign&eacute; des initiales L. D. L. [Louis de Lens, professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal d&#39;Angers].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article para&icirc;t &agrave; nouveau dans la seconde &eacute;dition, publi&eacute; sur deux colonnes, pages 274-277, avec quelques ajouts dans la bibliographie.<\/div><div>[Dictionnaire des Sciences philosophiques par une Soci&eacute;t&eacute; de professeurs et de savants, sous la direction de M. Ad. Franck. Membre de l&#39;Institut. Deuxi&egrave;me &eacute;dition. Paris : Librairie Hachette et Cie. 79, boulevard Saint-Germain. In-8, 1820 p., 1875].<\/div><div><br \/><\/div><div>1849-1851. PROVISEUR DU LYC&Eacute;E DE GRENOBLE.<\/div><div>Proviseur du coll&egrave;ge royal de Grenoble [30 juin 1849-18 ao&ucirc;t 1851]. En remplacement de Devall&eacute;e, ancien censeur au coll&egrave;ge royal de Lyon [premi&egrave;re classe], et proviseur du coll&egrave;ge royal de Grenoble du 28 juillet 1842 au 30 juin 1849.<\/div><div>Louis de Lens est second&eacute; par Charvot, censeur des &eacute;tudes au coll&egrave;ge royal de Grenoble depuis septembre 1847, et qui reste en poste au lyc&eacute;e de Grenoble jusqu&#39;au 28 avril 1851.<\/div><div><br \/><\/div><div>1850. INSPECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DU GARD.<\/div><div>La loi organique du 15 mars 1850, inspir&eacute;e par Alfred de Falloux [1811-1886], et mise en oeuvre par le ministre de l&rsquo;Instruction publique et des Cultes [octobre 1849-janvier 1851] F&eacute;lix Esquirou de Parieu [1815-1893], modifie profond&eacute;ment la fonctionnement universitaire : les acad&eacute;mies, jusqu&rsquo;alors regroupement de d&eacute;partements, voient leur ressort restreint. Con&ccedil;ues pour un encadrement plus &eacute;troit du personnel enseignant, elles deviennent strictement d&eacute;partementales et de &laquo; petits recteurs &raquo;, aux attributions r&eacute;duites, sont nomm&eacute;s. L&#39;article 7 de la loi stipule qu&#39;il est &eacute;tabli une acad&eacute;mie par d&eacute;partement : quatre-vingt sept acad&eacute;mies sont cr&eacute;&eacute;es.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans ce cadre, Louis de Lens est nomm&eacute; [l&#39;unique] inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie du Gard, dont N&icirc;mes est le chef-lieu acad&eacute;mique.&nbsp;<\/div><div>En temps qu&#39;inspecteur, il si&egrave;ge au Conseil acad&eacute;mique, dont il est selon l&#39;usage le secr&eacute;taire, aupr&egrave;s du recteur de l&#39;acad&eacute;mie, Michel Alexandre Moriau [1790-1881], pr&eacute;sident ; et du pr&eacute;fet [ou de son d&eacute;l&eacute;gu&eacute; : Baragnon], vice-pr&eacute;sident.<\/div><div><br \/><\/div><div>1854. INSPECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE RENNES.<\/div><div>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie du Gard, Louis de Lens est nomm&eacute; inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Rennes, en r&eacute;sidence &agrave; Angers [Maine-et-Loire].<\/div><div>Seize &laquo; grands rectorats &raquo; ont &eacute;t&eacute; reconstitu&eacute;s en 1854 : Aix ; Besan&ccedil;on ; Bordeaux ; Caen ; Clermont ; Dijon ; Douai ; Grenoble ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; Paris ; Poitiers ; Rennes ; Strasbourg ; Toulouse.<\/div><div>Chacune des acad&eacute;mies r&eacute;gionales est administr&eacute;e par un recteur, assist&eacute; d&rsquo;autant d&rsquo;inspecteurs d&rsquo;acad&eacute;mie qu&rsquo;il y a de d&eacute;partements dans la circonscription.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le ressort de l&#39;acad&eacute;mie de Rennes [d&eacute;partement d&#39;Ille-et-Vilaine] s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements de l&#39;Ille-et-Vilaine [Rennes] ; des C&ocirc;tes-du-Nord [Saint-Brieuc] ; du Finist&egrave;re [Quimper] ; de la Loire-Inf&eacute;rieure [Nantes] ; du Maine-et-Loire [Angers] ; de la Mayenne [Laval] ; du Morbihan [Vannes].<\/div><div>Louis de Lens, est, d&#39;abord aupr&egrave;s d&#39;Alfred Magin-Marrens [1806-1870], recteur [f&eacute;vrier 1861-janvier 1866] ; puis de Faustin J. Malaguti [1802-1878], recteur [23 janvier 1866-18 septembre 1873], l&#39;un des sept inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Rennes, &agrave; savoir [en 1868] : de Chateauneuf, &agrave; Rennes ; Amiard, &agrave; Saint-Brieuc ; Lame, &agrave; Nantes ; de Lens, &agrave; Angers ; M&eacute;ry, &agrave; Laval ; Arrondeau, &agrave; Vannes ; Legal, &agrave; Quimper.<\/div><div><br \/><\/div><div>Louis de Lens reste en fonction en Maine-et-Loire jusqu&#39;en mai 1871, date &agrave; laquelle il fait valoir ses droits &agrave; la retraite. Il est alors dans sa soixante-deuxi&egrave;me ann&eacute;e.<\/div><div>Re&ccedil;oit le titre d&#39;Inspecteur honoraire de l&#39;acad&eacute;mie d&#39;Angers.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1858, publie : &nbsp;Guide des instituteurs de Maine-et-Loire, ou Souvenirs des conf&eacute;rences qui leur ont &eacute;t&eacute; faites, en septembre 1857, au chef-lieu du d&eacute;partement [Angers : Barass&eacute;, Cosnier et Lach&egrave;se. &nbsp;In-12, XV-204 p., 1858].<\/div><div><br \/><\/div><div>1875-1880. L&#39;HISTOIRE DE L&#39;UNIVERSIT&Eacute; D&#39;ANGERS.<\/div><div>Louis de Lens consacre une grande partie de son temps, &agrave; partir de 1875, &agrave; r&eacute;diger une Histoire de l&#39;Universit&eacute; d&#39;Angers.<\/div><div>Dans cette perspective publie s&eacute;par&eacute;ment toute une s&eacute;rie d&#39;&eacute;tudes.<\/div><div>Dans le Bulletin de la Soci&eacute;t&eacute; industrielle d&#39;Angers [11 &egrave;me ann&eacute;e, n&deg; 3] : M&eacute;moire sur l&#39;exercice de l&#39;enseignement de la chirurgie &agrave; Angers, avant le 19 &egrave;me si&egrave;cle. En tir&eacute; &agrave; part [In-8, 30 p.].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans la Revue de l&#39;Anjou, en 1872 : Deux hell&eacute;nistes de l&#39;Universit&eacute; d&#39;Angers au XVIe si&egrave;cle. I. Le Dr Jean Bulin. II. J. Sursin [Angers : E. Barass&eacute;. In-8, 42 p., 1872].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans la Revue de l&#39;Anjou, en 1873 : &nbsp;L&#39;Osanna de Jacques Michelet, pr&eacute;dicateur angevin du XVIe si&egrave;cle, d&#39;apr&egrave;s l&#39;&eacute;dition de Ren&eacute; Beno&icirc;t [Angers : E. Barass&eacute;. In-8, 16 p., 1873].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans la Revue de l&#39;Anjou, en juin 1873 : La Philosophie en Anjou, esquisse historique, par L. de Lens [Angers : E. Barass&eacute;. In-8, 31 p., juin 1873].<\/div><div>Dans la Revue historique, litt&eacute;raire et arch&eacute;ologique de l&#39;Anjou, en 1879 : La Facult&eacute; de th&eacute;ologie de l&#39;Universit&eacute; d&#39;Angers [Angers : impr. de Germain et G. Grassin. in-8, 1879].<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, en 1880, publie le premier volume de l&#39;Universit&eacute; d&#39;Angers, du XVe si&egrave;cle &agrave; la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Tome premier, Facult&eacute; des droits [Angers : Imprimerie-librairie Germain et G. Grassin, rue Saint-Laud. In-8, 287 p., 1880]. &nbsp;<\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par BNF-Gallica.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage est couronn&eacute; d&#39;une mention de l&#39;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-Lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>AUTOUR DE FRAN&Ccedil;OIS BERNIER.<\/div><div>Le philosophe Fran&ccedil;ois Bernier [1620-1668], docteur en m&eacute;decine de la Facult&eacute; de Montpellier, disciple de Gassendi, est l&#39;auteur, en 1723, d&#39;un ouvrage, en deux volumes, paru &agrave; Amsterdam, o&ugrave; il rend compte d&#39;un voyage qu&#39;il a effectu&eacute; pendant plus de douze ans, dans la Syrie, l&#39;&Eacute;gypte et l&#39;Inde.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une r&eacute;&eacute;dition de cet ouvrage &eacute;tait pr&eacute;vue. Elle para&icirc;tra en 1830. La page de titre reprend tr&egrave;s exactement le libell&eacute; de l&#39;&eacute;dition de 1723 : Voyage de Fran&ccedil;ois Bernier, docteur en m&eacute;decine de la Facult&eacute; de Montpellier, contenant la description des &Eacute;tats du Grand Mogol, de l&#39;Indoustan, du Royaume de Cachemire, etc.<\/div><div>O&ugrave; il est trait&eacute; des richesses, des forces, de la justice et des causes principales de la d&eacute;cadence des &Eacute;tats de l&#39;Asie, et de plusieurs &eacute;v&egrave;nements consid&eacute;rables, et o&ugrave; l&#39;on voit comment l&#39;or et l&#39;argent, apr&egrave;s avoir circul&eacute; dans le monde, passent dans l&#39;Indoustan d&#39;o&ugrave; ils ne reviennent plus.<\/div><div>Deux tomes. [Paris : Imprim&eacute; aux frais du gouvernement pour procurer du travail aux ouvriers typographes. Ao&ucirc;t 1830].<\/div><div><br \/><\/div><div>Or, il se trouve que Fran&ccedil;ois Bernier, voyageur et philosophe gassendiste, est n&eacute; &nbsp;&agrave; Jou&eacute; et &Eacute;tiau, dans le pays de Mauges, aujourd&#39;hui Valanjou dans le d&eacute;partement de Maine-et-Loire, le 25 septembre 1620.&nbsp;<\/div><div>C&#39;est &agrave; ce titre de personnalit&eacute; angevine que Louis de Lens s&#39;y int&eacute;resse, et qu&#39;il r&eacute;dige pour le Dictionnaire historique, g&eacute;ographique et biographique de l&#39;Anjou, la notice consacr&eacute;e &agrave; Fran&ccedil;ois Bernier. Notice dans laquelle, selon L&eacute;on Cosnier &laquo; rendant justice au voyageur, au savant, &agrave; l&#39;homme du monde fort recherch&eacute; &agrave; la cour et &agrave; la ville, il r&eacute;futa sa philosophie &eacute;picurienne &raquo;.<\/div><div>Cette notice fait l&#39;objet d&#39;un tir&eacute; &agrave; part : Notice sommaire sur Fran&ccedil;ois Bernier [Angers : imprimerie de P. Lach&egrave;se, Belleuvre et Dolbeau. In-8, 4 p., s. d.].<\/div><div><br \/><\/div><div>LA MORT CHR&Eacute;TIENNE DE LOUIS DE LENS.<\/div><div>L&eacute;on Cosnier [1811-1901], auteur d&#39;une Notice sur F.-L.-J. de Lens, inspecteur honoraire d&#39;Acad&eacute;mie, ancien professeur au coll&egrave;ge royal d&#39;Angers, lue en 1883, dans la s&eacute;ance du 6 f&eacute;vrier de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;Agriculture, Sciences et Arts d&#39;Angers, se pla&icirc;t &agrave; souligner une fois encore les sentiments chr&eacute;tiens de Louis de Lens.&nbsp;<\/div><div>Il d&eacute;crit les derniers moments : &laquo; C&#39;&eacute;tait le moment choisi par la Providence pour le s&eacute;parer de ceux qui lui &eacute;taient si chers. La t&acirc;che du p&egrave;re de famille &eacute;tait accomplie. Ses facult&eacute;s physiques s&#39;affaiblissaient peu &agrave; &nbsp;peu. La vitalit&eacute; n&#39;en &eacute;tait prolong&eacute;e que par la tendre sollicitude qui l&#39;entourait. Si les organes faisaient d&eacute;faut, son intelligence brillait encore dans ses yeux. Il gardait le silence, mais son visage respirait une bont&eacute; ineffable.&nbsp;<\/div><div>C&#39;&eacute;tait l&#39;illumination sereine d&#39;une conscience toujours pure, quelque chose comme le soir d&#39;un beau jour, quand le reflet du soleil couchant &eacute;claire encore les hauteurs de l&#39;horizon &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>MEMBRE DE SOCI&Eacute;T&Eacute; SAVANTE.<\/div><div>Membre de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;Agriculture, Sciences et Arts d&#39;Angers.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; ce titre communique un Rapport sur la traduction en vers des Com&eacute;dies de T&eacute;rence de M. le Dr R[omain] Grille. Publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part, comme extrait des M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;agriculture, sciences et arts d&#39;Angers [1876] [Angers : impr. de P. Lach&egrave;se, Belleuvre et Dolbeau. In-8, 17 p., 1876].<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>Officier de l&#39;instruction publique.<\/div><div>Chevalier de la L&eacute;gion d&#39;Honneur [1859].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>1883. Charles B&eacute;nard, ancien &eacute;l&egrave;ve de la m&ecirc;me promotion de l&#39;&Eacute;cole normale [1828], r&eacute;dige la notice sur F.-L.-J. de Lens, inspecteur honoraire d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Angers, ancien professeur de philosophie, dans le M&eacute;morial de l&#39;Association des anciens &eacute;l&egrave;ves de l&#39;&Eacute;cole normale.&nbsp;<\/div><div>Publi&eacute; en brochure [Versailles : impr. de Cerf et fils. In-8, 7 p., 1883].<\/div><div><br \/><\/div><div>1884. M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; Nationale d&#39;Agriculture, Sciences et Arts d&#39;Angers. Tome vingt-cinqui&egrave;me. 1883 [Angers : imprimerie Lach&egrave;se et Dolbeau. 4 chauss&eacute;e Saint-Pierre. 1884].<\/div><div>Notice sur Louis de Lens, par L&eacute;on Cosnier.<\/div><div>Cette notice a &eacute;t&eacute; lue &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;Agriculture, Sciences et Arts d&#39;Angers, dans la s&eacute;ance du 6 f&eacute;vrier 1883.<\/div><div>&bull; Num&eacute;ris&eacute; par Archives.Org https:\/\/archive.org\/stream\/memoiresdelasoci25agri\/memoiresdelasoci25agri_djvu.txt&nbsp;<\/div><div>&nbsp;<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Parcours classique d&#39;un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1828], qui fait d&#39;un sp&eacute;cialiste de Cic&eacute;ron et de Bossuet, un professeur de philosophie, puis un fonctionnaire d&#39;autorit&eacute; : proviseur du lyc&eacute;e de Grenoble, inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; N&icirc;mes puis &agrave; Angers.&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-320","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/320","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=320"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/320\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=320"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=320"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=320"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}