{"id":306,"date":"2016-05-05T21:51:07","date_gmt":"2016-05-05T21:51:07","guid":{"rendered":""},"modified":"2025-04-22T21:36:04","modified_gmt":"2025-04-22T19:36:04","slug":"benoit-charles-1815-1898-professeur-de-litterature-francaise-et-doyen-de-la-faculte-des-lettres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/benoit-charles-1815-1898-professeur-de-litterature-francaise-et-doyen-de-la-faculte-des-lettres.html","title":{"rendered":"Beno\u00eet, Charles [1815-1898]. Professeur de Litt\u00e9rature fran\u00e7aise et Doyen de la Facult\u00e9 des Lettres"},"content":{"rendered":"<div>C&#39;est le parcours exemplaire d&#39;un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1835], qui plus est membre de la premi&egrave;re promotion de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], se retrouvant tout naturellement professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy [1854], sorte d&#39;Ath&egrave;nes du Nord, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute;.<\/div><!--more--><div>Beno&icirc;t, [Jean Joseph Louis] Charles [1815-1898].&nbsp;<\/div><div>N&eacute; le 25 ao&ucirc;t 1815, &agrave; Nancy [Meurthe] ; mort le 16 mai 1898, &agrave; Nancy [devenu en 1871 Meurthe-et-Moselle].<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge royal de Nancy, situ&eacute; place Saint-Louis. Se rend &agrave; Paris en 1834, et suit les cours de la Facult&eacute; de Droit.<\/div><div>Abandonnant rapidement cette orientation, entre au coll&egrave;ge Saint-Louis, pour y pr&eacute;parer le concours d&#39;admission &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<\/div><div><br \/><\/div><div>1835. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.&nbsp;<\/div><div>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [25 octobre 1835], o&ugrave;, sur les quinze &eacute;l&egrave;ves admis, il est re&ccedil;u quatri&egrave;me au concours d&#39;entr&eacute;e ; b&eacute;n&eacute;ficiant, en fonction de son classement, d&#39;une bourse enti&egrave;re. Il y effectue normalement, comme pensionnaire, une scolarit&eacute; de trois ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les quinze &eacute;l&egrave;ves re&ccedil;us &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale, section Lettres, en 1835, sont, dans l&rsquo;ordre alphab&eacute;tique [on indique ici g&eacute;n&eacute;ralement leur fonction en fin de carri&egrave;re] :&nbsp;<\/div><div>Charles Beno&icirc;t [1815-1898], professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy ; F&eacute;lix Bouchot [1815-1900], professeur de seconde au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; Ange Denis [1817-1902], professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e Saint-Louis ; Adrien D&eacute;roul&egrave;de-Dupr&eacute; [1816-1858], aum&ocirc;nier du lyc&eacute;e d&#39;Angoul&ecirc;me ; Isidore Feuill&acirc;tre [1815-1878], proviseur du lyc&eacute;e d&rsquo;Amiens ; Armand Fouquier, homme de lettres ; Louis Franck [1816- ], professeur de math&eacute;matiques &agrave; Metz ; Louis Charles Hernsheim [1815-1840], religieux dominicain ; Paul Jacquinet [1815-1903], recteur &agrave; Nancy, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique ; Julien Lalande [1814-1891], proviseur du lyc&eacute;e de Reims ; Jean Letaillandier [1815-1850], professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge d&rsquo;Angoul&ecirc;me ; Louis Michel [1814-1836] ; &Eacute;tienne Hippolyte Morey [1816-1900], industriel ; Jean Philippe Raynaud [1817- ], professeur d&#39;histoire au lyc&eacute;e d&#39;Alger ; Prosper Soulli&eacute; [1815- ], professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Saint-Quentin ; Jacques Louis Wieszner [ou Wiesener] [1817-1898], professeur d&rsquo;histoire au lyc&eacute;e Louis-le-Grand.<\/div><div><br \/><\/div><div>En janvier 1838, quitte l&rsquo;&Eacute;cole normale, &agrave; la suite d&#39;une affection des yeux. Il se repose &agrave; Nancy jusqu&#39;en mai, puis voyage en Suisse et en Allemagne, notamment dans le pays de Bade. Il y apprend l&#39;allemand.<\/div><div>&Agrave; son retour en France, est nomm&eacute; professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Caen, en remplacement de Joseph Collin, agr&eacute;g&eacute; des lettres [1835], nomm&eacute; en seconde. Charles Beno&icirc;t y assure &eacute;galement un enseignement d&#39;initiation &agrave; l&#39;allemand.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t laisse passer la session de 1839, et se pr&eacute;pare au concours d&#39;agr&eacute;gation des lettres de 1840.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1840. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES. &nbsp;<\/div><div>Re&ccedil;u major &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des classes sup&eacute;rieures des lettres le 11 septembre 1840.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le pr&eacute;sident du jury &eacute;tant Paul Fran&ccedil;ois Dubois, sont re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des lettres, en septembre 1840, dans l&#39;ordre de classement : Charles Beno&icirc;t [1815-1898], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1835], charg&eacute; de la chaire de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Caen ; Auguste No&euml;l [1818-1892], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale [1837] ; Casimir Antoine Estienne, r&eacute;p&eacute;titeur &agrave; Paris ; Charles Pierre Damiens [1817-1891], &eacute;l&egrave;ve sortant de l&#39;&Eacute;cole normale [1837], futur professeur de Litt&eacute;rature &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont ; Prosper Soulli&eacute; [1815- ], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1835], d&eacute;j&agrave; agr&eacute;g&eacute; de grammaire [1837], charg&eacute; de la chaire de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal d&#39;Auch, puis professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Saint-Quentin ; Joseph Alfred Bonnomet, charg&eacute; d&#39;un cours de rh&eacute;torique suppl&eacute;mentaire au coll&egrave;ge Rollin ; Alfred [Louis No&euml;l] Sadous, r&eacute;p&eacute;titeur &agrave; Paris ; Jules Joseph &Eacute;douard Morin [1814-1876], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1833], professeur de quatri&egrave;me, de troisi&egrave;me puis de seconde [20 septembre 1844]*, au coll&egrave;ge Stanislas, futur professeur d&rsquo;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>PREMIERS POSTES EN PROVINCE.&nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s l&rsquo;agr&eacute;gation des lettres est nomm&eacute; professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de &nbsp;Douai [27 septembre 1840-25 septembre 1842], en remplacement de Jean Louis Jannet [1795-1861], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1814].<\/div><div>Charles Beno&icirc;t y cr&eacute;e les premi&egrave;res conf&eacute;rences St. Vincent de Paul.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Apr&egrave;s un cong&eacute; d&#39;un an, en rapport avec une fracture de la jambe, Charles Beno&icirc;t est nomm&eacute;, en juin 1842, professeur de rh&eacute;torique au coll&egrave;ge royal de Caen, en remplacement d&#39;Eug&egrave;ne Hilaire Garsonnet [1814-1876], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1836], agr&eacute;gation des lettres [1839], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement secondaire, pour les Lettres [1874-1876].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1843. PROFESSEUR AGR&Eacute;G&Eacute; &Agrave; PARIS, AU COLL&Egrave;GE LOUIS-LE-GRAND.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t est appel&eacute; &agrave; Paris, le 22 septembre 1843, au coll&egrave;ge Louis-le-Grand, comme professeur divisionnaire [seconde division], agr&eacute;g&eacute; en classe de rh&eacute;torique.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Les quatre enseignants de la classe de rh&eacute;torique &agrave; Louis-le-Grand sont en 1844 : Antoine Joseph Baudon Desforges [1791-avant 1872] ; Jacques Rinn [1797-1855], futur proviseur de Louis-le-Grand [7 f&eacute;vrier 1845-15 janvier 1853] ; Charles Beno&icirc;t [1815-1898], agr&eacute;g&eacute; ; Eug&egrave;ne Despois [1818-1876], agr&eacute;g&eacute;, futur biblioth&eacute;caire &agrave; la Sorbonne [31 mars 1871].&nbsp;<\/div><div>Les &eacute;l&egrave;ves de Charles Beno&icirc;t remportent quatre prix au Concours g&eacute;n&eacute;ral.<\/div><div><br \/><\/div><div>1844-1847. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE STANISLAS.<\/div><div>&Eacute;tabli &agrave; Paris, au 34 rue Notre-Dame des Champs, Stanislas est un coll&egrave;ge de plein exercice. L&#39;abb&eacute; Alphonse Gratry [1805-1872] en est le directeur [1840-1845].<\/div><div><br \/><\/div><div>Nomm&eacute; au coll&egrave;ge Stanislas, le 18 septembre 1844, Charles Beno&icirc;t y est, de 1844 &agrave; 1847, avec Auguste Cartelier [1812-1855], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1832] l&#39;un des deux professeurs de rh&eacute;torique. Sa d&eacute;signation est approuv&eacute;e, par arr&ecirc;t&eacute; du ministre de l&#39;Instruction publique, le 30 septembre 1844. Il remplace Austremoine L&eacute;ger Boyer [1798-1865], nomm&eacute; professeur suppl&eacute;ant de la classe de seconde au coll&egrave;ge royal de Saint-Louis.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t y rencontre Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853], qui y est professeur de rh&eacute;torique, avec lequel il noue des rapports d&#39;amiti&eacute;.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1846. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<\/div><div>*Docteur &egrave;s lettres [Paris, 11 mars 1846], avec une th&egrave;se latine sur le Trait&eacute; des Devoirs de Ciceron : &deg;Historica de M. T. Ciceronis Officiis commentatio, quam in thesis modum proponebat Facultati Litterarum Parisiensi C.-J. Beno&icirc;t licentiatus, olim scholae normalis alumnus [Parisiis : Apud Joubert, bibliopolam, rue des Gr&egrave;s, 14, pr&egrave;s de la Sorbonne. In-8, 74 p., 1846].<\/div><div>La th&egrave;se est d&eacute;di&eacute;e : &laquo; Optimo et dilectissimo viro A. N. Viguier, in Gallica Universitate inspectori, scholae normalis antea rectori. Hoc grati animi munusculum offero discipulus reverentissimus. C. B. &raquo;.<\/div><div>La page 75 porte la mention : &laquo; Vidi ac perlegi, Lutetiae Parisiorum, in Sorbona, a. d. XIII kal. Febr. Ann. MDCCCXLVI, Facultatis Litterarum in Academia Parisiensi decanus, Vict. Le Clerc.<\/div><div>Typis mandetur, Rouselle, Rectoris vices gerens &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>La th&egrave;se, en fran&ccedil;ais, a pour titre : &deg;Essai historique sur les premiers manuels d&rsquo;invention oratoire jusqu&rsquo;&agrave; Aristote, par Ch. Beno&icirc;t, licenci&eacute;, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [Paris : Joubert, libraire-&eacute;diteur, rue des Gr&egrave;s, 14, pr&egrave;s de la Sorbonne. In-8, 160 p., 1846].<\/div><div>La th&egrave;se est d&eacute;di&eacute;e : &laquo; A mon cher ma&icirc;tre M. J. D. Guigniaut, membre de l&#39;Institut, professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris. Hommage d&#39;affection et de reconnaissance. Ch. Beno&icirc;t &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le texte de la th&egrave;se fran&ccedil;aise est r&eacute;&eacute;dit&eacute;, en 1983, en fac-simil&eacute; de l&#39;&eacute;dition Joubert : [Paris : J. Vrin. Collection Vrin-reprise, 67. In-8, 160 p., 1983].<\/div><div><br \/><\/div><div>Le jury pour cette soutenance de th&egrave;se &eacute;tait compos&eacute;e de Joseph Victor Leclerc [1789-1865], pr&eacute;sident ; Abel Fran&ccedil;ois Villemain [1790-1870] ; Victor Cousin [1792-1867] ; Saint-Marc Girardin [1801-1873] ; Jean Charles Dominique Lacretelle [1766-1855] ; Joseph Daniel Guigniaut [1794-1876] ; Henri Joseph Guillaume Patin [1793-1876] ; Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853] ; Philibert Damiron [1794-1862] ; Adolphe Garnier [1801-1864].<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1847-1848. MEMBRE DE L&#39;&Eacute;COLE FRAN&Ccedil;AISE D&rsquo;ATH&Egrave;NES.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t fait partie de la premi&egrave;re promotion [24 d&eacute;cembre 1846] de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes, cr&eacute;&eacute;e tout r&eacute;cemment par l&#39;ordonnance royale du 11 septembre 1846. &Eacute;cole dont Am&eacute;d&eacute;e Daveluy [1799-1867] est le premier directeur.<\/div><div>La promotion est compos&eacute;e, dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique, de Charles Benoit [1815-1898], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1835] ; &Eacute;mile Burnouf [1821-1907], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1841] [qui deviendra directeur de l&rsquo;&Eacute;cole de 1867 &agrave; 1875] ; Antoine Grenier [1823-1881], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1843] ; Charles Hanriot, [1818-1895], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1843] ; Louis Lacroix [1817-1881], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1836] ; Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1838] ; Emmanuel Roux [1819-1879], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1838]. L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de nomination porte la date du 24 d&eacute;cembre 1846.&nbsp;<\/div><div>Charles Benoit s&eacute;journe en Gr&egrave;ce en 1847-1848. Revient en France d&eacute;but juillet 1848 et d&eacute;barque &agrave; Marseille le 25 juillet 1848.<\/div><div><br \/><\/div><div>Publiera en 1892, dans les Annales de l&#39;Est, des souvenirs sur cette p&eacute;riode. L&#39;article est repris en tir&eacute; &agrave; part : La Gr&egrave;ce ancienne &eacute;tudi&eacute;e dans la Gr&egrave;ce moderne, souvenirs personnels des commencements de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes. [Paris : Berger-Levrault. In-8, 34 p., 1892].<\/div><div><br \/><\/div><div>De m&ecirc;me, en 1893, pages 345-374, dans le num&eacute;ro 1 de la septi&egrave;me ann&eacute;e des Annales de l&#39;Est [Revue trimestrielle publi&eacute;e sous la direction de la Facult&eacute; des Lettres de Nancy] : Excursions et causeries litt&eacute;raires autour d&#39;Ath&egrave;nes et en Argolide.&nbsp;<\/div><div>Article repris en tir&eacute; &agrave; part [Nancy : impr. de Berger-Levrault. in-8, 32 p., 1893].<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est aussi autour de sujets se rapportant &agrave; la Gr&egrave;ce que Charles Benoit interviendra en 1866 et en 1867, &agrave; la Sorbonne aupr&egrave;s du Comit&eacute; des travaux historiques et des soci&eacute;t&eacute;s savantes.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CEMBRE 1848. RE&Ccedil;U &Agrave; L&#39;AGR&Eacute;GATION DES FACULT&Eacute;S.<\/div><div>Le samedi 9 d&eacute;cembre 1848, Charles Beno&icirc;t est re&ccedil;u, sur concours, agr&eacute;g&eacute; des Facult&eacute;s des Lettres, pour les Litt&eacute;ratures anciennes et modernes [1848].<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est en mars 1840 que Victor Cousin [1792-1867], en tant que Ministre de l&#39;Instruction publique [1er mars-29 octobre 1840] cr&eacute;e [ordonnance royale du mardi 24 mars 1840], aupr&egrave;s des Facult&eacute;s &laquo; des agr&eacute;g&eacute;s, nomm&eacute;s au concours, capables de suppl&eacute;er des professeurs absents &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&rsquo;ann&eacute;e 1840, trois postes sont cr&eacute;&eacute;s en Philosophie [un seul candidat re&ccedil;u : Adolphe Franck] ; plusieurs postes en Litt&eacute;rature ancienne et moderne, avec deux concours [cinq candidats re&ccedil;us : Eug&egrave;ne G&eacute;ruzez ; Jean Pierre Charpentier ; Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam ; &Eacute;mile Egger ; Adolphe Berger] ; trois postes en Histoire et G&eacute;ographie, avec deux concours [trois candidats re&ccedil;us : Charles Lenormant ; Eug&egrave;ne Rosseeuw Saint-Hilaire ; Henri Wallon].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e 1843, en Philosophie [deux candidats re&ccedil;us : Am&eacute;d&eacute;e Jacques ; &Eacute;mile Saisset].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e 1844, concernant les Litt&eacute;ratures anciennes et modernes [deux candidats re&ccedil;us : Ernest Havet ; Jacques Demogeot].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e 1848, en Philosophie, avec deux concours [deux candidats re&ccedil;us : Alfred Lorquet ; Charles Pendrell Waddington] ; concernant les Litt&eacute;ratures anciennes et modernes [deux candidats re&ccedil;us : Charles Caboche ; Charles Beno&icirc;t].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e 1849, en Histoire et G&eacute;ographie [un candidat re&ccedil;u : Auguste Himly].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1848-1852. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE GRECQUE &Agrave; LA SORBONNE.<\/div><div>Enseignant de Litt&eacute;rature grecque &agrave; la la Facult&eacute; des Lettres de Paris, comme suppl&eacute;ant en fin octobre 1848, dans la chaire dont Jean Fran&ccedil;ois Boissonade [1774-1857] est titulaire du 28 d&eacute;cembre 1812 au 24 janvier 1855.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1849, Charles Beno&icirc;t y donne un cours compl&eacute;mentaire de Litt&eacute;rature grecque. Il publie sa le&ccedil;on d&#39;ouverture du 19 avril 1849 : Cours compl&eacute;mentaire de litt&eacute;rature grecque. Deuxi&egrave;me semestre. &Eacute;tudes sur l&#39;ancienne com&eacute;die [Paris : impr. de P. Dupont. 23 p., 1849].<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1850, Charles Beno&icirc;t fait para&icirc;tre, dans le cadre de son cours compl&eacute;mentaire de litt&eacute;rature grecque : &Eacute;tudes sur la Com&eacute;die politique &agrave; Ath&egrave;nes au temps de la guerre du P&eacute;loponn&egrave;se [Paris : Imprimerie administrative P. Dupont. In-8, 20 p., 1850].<\/div><div><br \/><\/div><div>En d&eacute;cembre 1851, Charles Beno&icirc;t prononce sa le&ccedil;on d&#39;ouverture [4 d&eacute;cembre] de son cours de Po&eacute;sie grecque &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris. Le texte en est publi&eacute; : Programme d&#39;une histoire de l&#39;ancienne po&eacute;sie [Paris : impr. de P. Dupont. In-8, 23 p., 1852].<\/div><div><br \/><\/div><div>1850. MA&Icirc;TRE DE CONF&Eacute;RENCES &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE NORMALE SUP&Eacute;RIEURE.<\/div><div>En 1850, Charles Beno&icirc;t est nomm&eacute; ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Langue et litt&eacute;rature grecques &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, comme suppl&eacute;ant d&#39;Ernest Havet [1813-1889]. Il y succ&egrave;de &agrave; &Eacute;mile Deschanel [1819-1904] qui avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en 1845.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t continue d&#39;assurer ses cours &agrave; la Sorbonne<\/div><div>Il reste ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure d&#39;octobre 1850 jusqu&rsquo;&agrave; ao&ucirc;t 1854. Sera remplac&eacute; par Jules Girard [1825-1902], qui occupe la fonction d&#39;ao&ucirc;t 1854 &agrave; 1872.<\/div><div><br \/><\/div><div>1852. SUPPL&Eacute;ANT D&#39;OZANAM DANS LA CHAIRE DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE.<\/div><div>En novembre 1852, Charles Beno&icirc;t suppl&eacute;e Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853], professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, depuis 1844, oblig&eacute; d&#39;abandonner ses cours pour raison de sant&eacute;.&nbsp;<\/div><div>Charles Beno&icirc;t assure la suppl&eacute;ance jusqu&#39;en 1853.<\/div><div><br \/><\/div><div>1852. LE &nbsp;SUJET DU CONCOURS DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE FRAN&Ccedil;AISE SUR M&Eacute;NANDRE.<\/div><div>L&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, dans sa s&eacute;ance publique du 19 ao&ucirc;t 1852, proposa, pour sujet d&#39;un prix &agrave; d&eacute;cerner en 1853, la question suivante :&nbsp;<\/div><div>&laquo; &Eacute;tude historique et litt&eacute;raire sur la com&eacute;die de M&eacute;nandre ; en faire conna&icirc;tre l&#39;&eacute;poque et le caract&egrave;re, &agrave; l&#39;aide des nombreux d&eacute;bris qui s&#39;en sont conserv&eacute;s, des t&eacute;moignages &eacute;pars &agrave; ce sujet dans l&#39;antiquit&eacute;, des fragments de po&egrave;tes comiques de la m&ecirc;me date et de la m&ecirc;me &eacute;cole, des imitations latines, et des conjectures de la critique savante.<\/div><div>En appr&eacute;ciant le but moral, le g&eacute;nie et l&#39;influence de ce grand po&egrave;te, ins&eacute;rer &agrave; propos, dans une exposition aussi compl&egrave;te qu&#39;il sera possible, la traduction de tous les passages originaux qui nous restent de lui, et de tous ceux qui se rapportent utilement &agrave; l&#39;histoire de son art &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1853. LAUR&Eacute;AT DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE FRAN&Ccedil;AISE<\/div><div>Charles Beno&icirc;t, participe au concours. Il compose puis, devenu l&#39;un des laur&eacute;ats, &eacute;dite en 1853 un Essai historique et litt&eacute;raire sur la com&eacute;die de M&eacute;nandre.&nbsp;<\/div><div>Est publi&eacute; : &deg;Essai historique et litt&eacute;raire sur la com&eacute;die de M&eacute;nandre, avec le texte de la plus grande partie des fragments du po&egrave;te. Ouvrage couronn&eacute; par l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise dans sa s&eacute;ance du 18 ao&ucirc;t 1853. Par Ch. Benoit, professeur agr&eacute;g&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres, Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale [Paris : Librairie de Firmin Didot fr&egrave;res, imprimeurs de l&#39;Institut, rue Jacob, 56. In-8, 1854]. Avec, en exergue, sur la page de titre une phrase en grec ancien. Avant-Propos [8 juin 1854]. Introduction. Table des mati&egrave;res.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage fait l&#39;objet d&#39;un compte rendu dans la livraison d&#39;octobre 1854, du Journal des Savants par Henri Joseph Guillaume Patin, pages 593-600.<\/div><div>L&#39;article signale &eacute;galement l&#39;ouvrage de Guillaume Guizot [1833-1892] qui a particip&eacute; au concours, et a &eacute;t&eacute; couronn&eacute; ex-aequo avec Charles Beno&icirc;t : M&eacute;nandre, &eacute;tude historique et litt&eacute;raire sur la Com&eacute;die et la Soci&eacute;t&eacute; grecques. Ouvrage couronn&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise en 1853 [Paris : Didier, Libraire-&Eacute;diteur, 35, quai des Augustins. In-8, 459 p.,&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>De m&ecirc;me l&#39;homme de lettres Louis Auguste Binaut [1805-1866], dans la Revue des Deux-Mondes [1855, Tome 10, pages 1227-1264] consacre sur le sujet un long article : M&eacute;nandre. La com&eacute;die de m&oelig;urs en Gr&egrave;ce.<\/div><div><br \/><\/div><div>1854-1863. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE FRAN&Ccedil;AISE &Agrave; NANCY.<\/div><div>L&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale est fond&eacute;e par la loi du 10 mai 1806. La loi est mise en &oelig;uvre, &agrave; partir de 1808 et aboutit &agrave; la cr&eacute;ation effective des Facult&eacute;s. La Facult&eacute; des Lettres de Nancy est ouverte en 1810, avec une chaire de Philosophie [Pierre Denis d&#39;Regel] ; de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et latine [Jean Baptiste Lamoureux] ; d&#39;Histoire [&Eacute;tienne Mollevault].<\/div><div>La seconde Restauration supprime dix-sept facult&eacute;s [Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen]. C&#39;est dans ce cadre que la Facult&eacute; des Lettres de Nancy est supprim&eacute;e par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 31 octobre 1815 de la nouvelle Commission de l&rsquo;Instruction publique, pr&eacute;sid&eacute;e par Paul Royer-Collard [1763-1845]. Arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816.<\/div><div><br \/><\/div><div>Apr&egrave;s la loi Fortoul vot&eacute;e le 14 juin 1854, la Facult&eacute; des Lettres de Nancy est r&eacute;tablie, par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 22 ao&ucirc;t 1854. Ceci &agrave; la suite du relatif &eacute;chec des petites acad&eacute;mies rectorales, et dans le cadre de la red&eacute;finition de la carte universitaire avec les seize grandes acad&eacute;mies maintenues ou recr&eacute;&eacute;es par la loi Fortoul [Aix ; Besan&ccedil;on ; Bordeaux ; Caen ; Clermont ; Dijon ; Douai ; Grenoble ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; Paris ; Poitiers ; Rennes ; Strasbourg ; Toulouse]. La Facult&eacute; des Lettres de Strasbourg y sera transf&eacute;r&eacute;e en 1871, apr&egrave;s la d&eacute;faite de 1870.<\/div><div><br \/><\/div><div>Charles Beno&icirc;t, le 10 octobre 1854, y est nomm&eacute; professeur, titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise [1854-1883]. La Facult&eacute; est install&eacute;e le 7 d&eacute;cembre 1854.<\/div><div><br \/><\/div><div>Publie la le&ccedil;on d&#39;ouverture de son cours en 1860 : Cours de litt&eacute;rature fran&ccedil;aise profess&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy, par M. Charles Beno&icirc;t. Le&ccedil;on d&#39;ouverture, sur la seconde moiti&eacute; du XVIIIe si&egrave;cle [Nancy : impr. de Lepage. In-8, 24 p., 1860].<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>Dans les derni&egrave;res ann&eacute;es de son enseignement, Charles Beno&icirc;t est assist&eacute; par &Eacute;mile Krantz [1849-1925], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1873], docteur &egrave;s-lettres [1882], avec le titre de ma&icirc;tre de conf&eacute;rences.<\/div><div>Charles Beno&icirc;t, admis sur sa demande &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite, le 10 octobre 1883, sera remplac&eacute; dans la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, par &Eacute;mile Krantz, nomm&eacute; par d&eacute;cret le 27 mars 1884, et en fonction jusqu&#39;en 1919.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES CHAIRES DE NANCY ET LES MEMBRES DE L&#39;&Eacute;COLE FRAN&Ccedil;AISE D&#39;ATH&Egrave;NES.&nbsp;<\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres, &agrave; sa recr&eacute;ation en 1854, fonctionne, comme toutes les seize Facult&eacute;s, avec une chaire de Philosophie, de Litt&eacute;rature ancienne, de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, d&#39;Histoire.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La chaire de Philosophie est confi&eacute;e &agrave; Albert Lemoine [1824-1874], charg&eacute; de cours [1855-1856] ; la chaire de Litt&eacute;rature ancienne, confi&eacute;e &agrave; &Eacute;mile Burnouf [1821-1907], ancien membre de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], professeur titulaire [1854-1867] ; la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, confi&eacute;e &agrave; Charles Beno&icirc;t [1815-1898], ancien membre de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], professeur titulaire [1854-1883] ; la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, confi&eacute;e &agrave; Alfred M&eacute;zi&egrave;res [1826-1915], ancien membre de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1849], charg&eacute; de cours [1854-1856], puis titulaire [1856-1861] ; la chaire d&#39;Histoire, confi&eacute;e &agrave; Louis Lacroix [1817-1881], ancien membre de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], professeur titulaire [1854-1878].<\/div><div><br \/><\/div><div>On remarquera, qu&#39;en dehors d&#39;Albert Lemoine, tous les enseignants nomm&eacute;s sont d&#39;anciens membres de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes.&nbsp;<\/div><div>Encore que c&#39;est Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], lui aussi ancien membre de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], qui avait &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; initialement pour la chaire de Philosophie &agrave; Nancy. Mais il n&#39;avait pas rejoint son poste ayant &eacute;t&eacute; nomm&eacute; simultan&eacute;ment charg&eacute; du cours d&rsquo;Histoire de la philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1854-1856] aupr&egrave;s de Jean Philibert Damiron [1794-1862].<\/div><div>Cette pr&eacute;sence massive d&#39;anciens membres de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes est telle qu&#39;on a pu parler de Nancy comme d&#39;une &laquo; colonie ath&eacute;nienne &raquo;, ou encore d&#39;une Ath&eacute;n&eacute;e du Nord.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1854-1883. DOYEN DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE NANCY.<\/div><div>Doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Nancy [10 octobre 1854], nomm&eacute; au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute;. Charles Beno&icirc;t reste en poste comme doyen jusqu&#39;en 1883.<\/div><div><br \/><\/div><div>En tant que doyen de la Facult&eacute; des Lettres, Charles Beno&icirc;t prononce, le 15 novembre 1855, au cours de la &laquo; S&eacute;ance solennelle de rentr&eacute;e des Facult&eacute;s des Sciences et des Lettres &nbsp;et de l&#39;&Eacute;cole de M&eacute;decine et de pharmacie, apr&egrave;s un an d&#39;activit&eacute;, le Rapport d&#39;usage. Y sont notamment d&eacute;crits le contenu des diff&eacute;rents enseignements de la Facult&eacute; des Lettres. Le Rapport est &eacute;dit&eacute; : [Nancy : Grimblot et Ve Raybois, imprimeurs-libraires de l&#39;Acad&eacute;mie de Nancy, place Stanislas, 7, et rue Saint-Dizier, 125. In-8, 42 p., 1855].<\/div><div><br \/><\/div><div>En tant que doyen de la Facult&eacute; des Lettres, au cours de la S&eacute;ance solennelle de rentr&eacute;e du 22 novembre 1880, r&eacute;dige et lit le Rapport sur le concours litt&eacute;raire de 1880. Publi&eacute; en 1881 [Nancy : impr. de E. Nicolas].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; sa retraite, en octobre 1883, re&ccedil;oit le titre de doyen honoraire. Il est remplac&eacute; comme doyen par Paul Decharme [1839-1905], professeur de Langue et Litt&eacute;rature grecques [1871-1886], doyen de 1883 &agrave; 1886, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; &agrave; Paris, &agrave; la Sorbonne, dans la chaire de Po&eacute;sie grecque, comme charg&eacute; de cours [1886-1889], professeur adjoint [1889-1891], puis comme professeur titulaire [1891-1905].<\/div><div><br \/><\/div><div>PRIX D&#39;&Eacute;LOQUENCE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE FRAN&Ccedil;AISE : SUR CHATEAUBRIAND [1865].&nbsp;<\/div><div>Dans l&#39;ann&eacute;e 1862-1863, Charles Beno&icirc;t prend Fran&ccedil;ois Ren&eacute; de Chateaubriand [1768-1848] comme th&egrave;me de son enseignement &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1864, &agrave; partir de son cours, Charles Beno&icirc;t adresse &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise un Essai sur Chateaubriand, pour concourir au Prix d&#39;&Eacute;loquence. L&#39;Essai est couronn&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie dans la s&eacute;ance publique annuelle du jeudi 21 juillet 1864, sur le Rapport d&#39;Abel Fran&ccedil;ois Villemain [1790-1870], secr&eacute;taire perp&eacute;tuel de l&#39;Acad&eacute;mie [11 d&eacute;cembre 1834-8 mai 1870]. Cette s&eacute;ance &eacute;tant pr&eacute;sid&eacute;e par Victor, prince de Broglie [1785-1870].<\/div><div>Le rapport du Secr&eacute;taire perp&eacute;tuel est publi&eacute; par l&#39;Institut imp&eacute;rial de France, Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [Paris. 1864].<\/div><div><br \/><\/div><div>Le prix d&#39;&Eacute;loquence de 1864 est partag&eacute; entre Charles Beno&icirc;t et le po&egrave;te et auteur dramatique Henri de Bornier [1825-1901].&nbsp;<\/div><div>Henri de Bornier, d&eacute;j&agrave; laur&eacute;at de l&#39;Acad&eacute;mie en 1861 et en 1863 pour le prix de Po&eacute;sie, sera &eacute;lu &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise le 2 f&eacute;vrier 1893, en remplacement de Xavier Marmier [1808-1892], &eacute;lu le 19 mai 1870, et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 11 octobre 1892.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;Essai est publi&eacute;, sous forme d&#39;ouvrage, en 1865 : &deg;Chateaubriand, sa vie et ses &oelig;uvres. &Eacute;tude litt&eacute;raire et morale par M. Charles Beno&icirc;t, doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Nancy. Ouvrage qui a obtenu le Prix d&#39;&Eacute;loquence d&eacute;cern&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise en 1864 [Paris : Librairie acad&eacute;mique Didier et Cie, libraires-&eacute;diteurs. 35, quai des Augustins. In-8, 284 p., 1865]. Avant-propos [Nancy, 1er octobre 1864]. Introduction. Table des mati&egrave;res.<\/div><div><br \/><\/div><div>F&Eacute;VRIER 1865. UNE LETTRE DE F&Eacute;LICITATION DE SAINTE-BEUVE.<\/div><div>Comme l&#39;indique Henri Val&eacute;ry Marc Druon, dans le discours d&#39;hommage prononc&eacute; &agrave; la mort de son ami Charles Beno&icirc;t, le critique Charles Augustin Sainte-Beuve [1804-1869] adresse &agrave; Charles Beno&icirc;t, en date du 11 f&eacute;vrier 1865, une lettre o&ugrave; il le f&eacute;licite en particulier d&#39;une qualit&eacute;, absente de son travail &agrave; lui, Sainte-Beuve, l&#39;unit&eacute; de composition : &laquo; Votre livre est tr&egrave;s complet en soi, d&#39;une lecture tr&egrave;s agr&eacute;able, et comme venu d&#39;un seul jet. Pour mon compte, je n&#39;ai pas eu le m&ecirc;me avantage. Le livre que j&#39;ai fait a &eacute;t&eacute; successif, accru et grossi avec le temps, et il n&#39;est v&eacute;ritablement compos&eacute; que de pi&egrave;ces et de morceaux &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1855. &Eacute;LU MEMBRE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE STANISLAS&nbsp;<\/div><div>Membre de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Stanislas (Nancy). Il y est re&ccedil;u dans la s&eacute;ance publique du 31 mai 1855, en m&ecirc;me temps que Herv&eacute; Faye, et &Eacute;mile Burnouf.&nbsp;<\/div><div>D&eacute;j&agrave;, en 1847, alors qu&#39;il allait parti pour Ath&egrave;nes, Charles Beno&icirc;t avait &eacute;t&eacute; &eacute;lu associ&eacute;.<\/div><div>Dans la s&eacute;ance publique de mai 1855, Charles Beno&icirc;t prononce, selon l&#39;usage, un discours de r&eacute;ception : &laquo; Des destin&eacute;es litt&eacute;raires et scientifiques de Nancy &raquo;. Les discours de r&eacute;ception d&#39;Herv&eacute; Faye [1814-1902], Charles Beno&icirc;t [1815-1898] et &Eacute;mile Burnouf [1821-1907] sont &eacute;dit&eacute;s, ainsi que la r&#038;eac","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>C&#39;est le parcours exemplaire d&#39;un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1835], qui plus est membre de la premi&egrave;re promotion de l&#39;&Eacute;cole fran&ccedil;aise d&#39;Ath&egrave;nes [1846], se retrouvant tout naturellement professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy [1854], sorte d&#39;Ath&egrave;nes du Nord, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute;.<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-306","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/306","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=306"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/306\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2378,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/306\/revisions\/2378"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=306"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=306"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=306"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}