{"id":301,"date":"2016-02-13T17:16:19","date_gmt":"2016-02-13T17:16:19","guid":{"rendered":""},"modified":"2016-02-13T17:16:19","modified_gmt":"2016-02-13T17:16:19","slug":"Clermont-Ferrand-Aufauvre-premier-professeur-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Clermont-Ferrand-Aufauvre-premier-professeur-de-philosophie.html","title":{"rendered":"Clermont-Ferrand : Aufauvre, premier professeur de philosophie"},"content":{"rendered":"<div>Alexandre Aufauvre [1750-1830] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Clermont-Ferrand [Puy-de-D&ocirc;me]. Il y enseigne sur toute la p&eacute;riode qui va de fin 1809 &agrave; 1816.<\/div><!--more--><div>De fin 1809 &agrave; octobre 1815, est en m&ecirc;me temps titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>N&eacute; le 16 avril 1750, &agrave; Moulins [Bourbonnais, aujourd&#39;hui d&eacute;partement de l&#39;Allier] ; mort le 10 f&eacute;vrier 1830, &agrave; Clermont-Ferrand &nbsp;[Puy-de-D&ocirc;me].<\/div><div><br \/><\/div><div>1808-1810. L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LES LYC&Eacute;ES.<\/div><div>L&#39;article 5, du titre 1er, du d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808, portant organisation de l&#39;Universit&eacute;, d&eacute;finit l&#39;ordre des &eacute;coles et leurs fonctions sp&eacute;cifiques, au nombre de six : Facult&eacute;s ; Lyc&eacute;es ; Coll&egrave;ges, &eacute;coles secondaires communales ; Institutions, &eacute;coles tenues par des instituteurs particuliers ; Pensions, appartenant &agrave; des ma&icirc;tres particuliers ; Petites &eacute;coles, &eacute;coles primaires.<\/div><div>Aux Lyc&eacute;es revient l&#39;enseignement de la Logique, indiqu&eacute; dans la liste des mati&egrave;res enseign&eacute;es : Langues anciennes, Histoire, Rh&eacute;torique [anciennement Belles-Lettres], Logique, et les &eacute;l&eacute;ments des Sciences math&eacute;matiques et physiques.&nbsp;<\/div><div>Cet enseignement de la Logique est &agrave; comprendre encore dans l&#39;esprit de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, entendue au sens des Id&eacute;ologues, comme analyse du jugement.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Une inflexion du contenu de l&#39;enseignement, dans un sens plus conforme &agrave; la tradition des coll&egrave;ges royaux d&#39;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, appara&icirc;t dans le r&egrave;glement du 19 septembre 1809, qui organise l&#39;enseignement.&nbsp;<\/div><div>L&#39;article 5 indique : &laquo; Il y aura une ann&eacute;e de philosophie dans les lyc&eacute;es chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mies &raquo;. Soit trente-cinq lyc&eacute;es situ&eacute;s dans les fronti&egrave;res, et hors fronti&egrave;res, de la R&eacute;volution.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article 17 du r&egrave;glement du 19 septembre 1809 d&eacute;termine avec pr&eacute;cision la mati&egrave;re de cet enseignement.<\/div><div>Ainsi, c&#39;est &agrave; partir de cette date que se met en place, dans les lyc&eacute;es de l&#39;Empire, un enseignement de philosophie comprenant : les principes de la Logique, de la M&eacute;taphysique, de la Morale ; ainsi que l&#39;Histoire des opinions des philosophes.&nbsp;<\/div><div>Le cours est prononc&eacute; soit en latin soit en fran&ccedil;ais. Il est confi&eacute; &agrave; un professeur sp&eacute;cifique, &agrave; raison de quatre le&ccedil;ons par semaine, de deux heures chacune. Il est indiqu&eacute; &eacute;galement : Le professeur fera composer ses &eacute;l&egrave;ves sur des mati&egrave;res philosophiques.<\/div><div>Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de math&eacute;matiques transcendantes et de rh&eacute;torique.<\/div><div>&laquo; Les professeurs de premier ordre des lyc&eacute;es des chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mie sont professeurs de facult&eacute;, et en prendront rang hors du lyc&eacute;e ; mais ils n&#39;en seront pas moins subordonn&eacute;s au proviseur dans l&#39;int&eacute;rieur de la maison &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, un arr&ecirc;t&eacute; du 10 f&eacute;vrier 1810 d&eacute;cide une extension : &laquo; Il sera &eacute;tabli des chaires de philosophie dans tous les lyc&eacute;es qui ne sont pas plac&eacute;s dans les chefs-lieux d&#39;Acad&eacute;mies &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA D&Eacute;MARCHE DE LAROMIGUI&Egrave;RE.<\/div><div>Cette r&eacute;introduction de l&#39;enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement &agrave; la suite d&#39;une d&eacute;marche de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], alors &laquo; Biblioth&eacute;caire du Prytan&eacute;e fran&ccedil;ais [Louis-le-Grand] &raquo;, depuis le 9 frimaire an XII [1er d&eacute;cembre 1803]. D&eacute;marche aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l&#39;un des dix conseillers titulaires du Conseil de l&#39;Universit&eacute;, cr&eacute;&eacute; par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808.&nbsp;<\/div><div>Intervention compl&eacute;t&eacute;e par une lettre &agrave; Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute;, nomm&eacute; par un autre d&eacute;cret du 17 mars 1808. Texte dont rend compte Fran&ccedil;ois Mignet, dans sa Notice historique sur Laromigui&egrave;re [1862].&nbsp;<\/div><div>C&#39;est ce qu&#39;indique clairement, Prosper Alfaric, dans son ouvrage : &laquo; Laromigui&egrave;re et son &Eacute;cole. &Eacute;tude biographique &raquo; [Paris : Les Belles-Lettres. 1929. pages 63 sq.].<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1815. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E DE CLERMONT.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre qu&#39;Alexandre Aufauvre, est chronologiquement, &agrave; partir de la fin de l&#39;ann&eacute;e 1809, le premier professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Clermont [d&eacute;partement du Puy-de-D&ocirc;me, acad&eacute;mie de Clermont-Ferrand], class&eacute; lyc&eacute;e de troisi&egrave;me classe.<\/div><div>Il y reste en poste, comme professeur de philosophie, jusqu&#39;en 1817.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1809 les lyc&eacute;es de troisi&egrave;me classe sont ceux de : Avignon ; Bonn ; Bourges ; Cahors ; Casal ; Clermont-Ferrand ; Dijon ; Gand ; Grenoble ; Limoges ; Moulins ; Nancy ; Napol&eacute;onville [Pontivy] ; Pau ; Poitiers ; Rodez.<\/div><div><br \/><\/div><div>Alexandre Aufauvre est remplac&eacute; en 1817 dans la chaire de philosophie [le lyc&eacute;e devient coll&egrave;ge en 1814], par l&#39;abb&eacute; Pierre Fran&ccedil;ois Toussaint de La Rivi&egrave;re [1762-1829], ancien professeur de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Calvados [Caen], futur proviseur du lyc&eacute;e d&#39;Orl&eacute;ans [1820-1826], puis inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Strasbourg [1827-1829].<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Pierre Fran&ccedil;ois Toussaint de La Rivi&egrave;re [1762-1829], alors qu&#39;il est professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Clermont, est en m&ecirc;me temps l&#39;aum&ocirc;nier du lyc&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E, PUIS COLL&Egrave;GE ROYAL, DE CLERMONT.<\/div><div>Les diff&eacute;rents professeurs de philosophie au lyc&eacute;e, puis coll&egrave;ge royal, de Clermont, sont successivement :<\/div><div>Alexandre Aufauvre [1750-1830], de fin 1809 &agrave; 1816 ; l&#39;abb&eacute; Pierre Fran&ccedil;ois Toussaint &nbsp;de La Rivi&egrave;re [1762-1829], de 1817 &agrave; 1820 ; l&#39;abb&eacute; Dard&eacute;, en 1821 et 1822 ; l&#39;abb&eacute; Auguste Jalabert [1796-1873], suppl&eacute;ant de l&#39;abb&eacute; Dard&eacute; en 1822, suppl&eacute;ant encore de 1822 &agrave; 1824, puis titulaire &agrave; partir de 1825, en poste pendant pr&egrave;s de trente ans, jusqu&#39;en 1850 ; Adrien Delondre [1824-1863], &agrave; partir de septembre 1850 jusqu&#39;en 1854.<\/div><div><br \/><\/div><div>Cette succession des professeurs de philosophie au coll&egrave;ge de Clermont ne correspond pas au sch&eacute;ma qui est g&eacute;n&eacute;ralement celui de l&#39;histoire institutionnelle. En effet &nbsp;g&eacute;n&eacute;ralement c&#39;est apr&egrave;s 1830, et au plus pr&egrave;s de cette date, qu&#39;on assiste &agrave; une la&iuml;cisation syst&eacute;matique du corps enseignant. Ici, au contraire, &agrave; Clermont, cette la&iuml;cisation intervient tr&egrave;s tardivement, seulement en septembre 1850, avec la nomination d&#39;Adrien Delondre [1824-1863], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1845].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1815. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE, FACULT&Eacute; DES LETTRES DE CLERMONT.<\/div><div>Selon la norme de l&#39;&eacute;poque, sa position de professeur de philosophie [professeur de premi&egrave;re classe] au lyc&eacute;e de Clermont permet &agrave; Alexandre Aufauvre d&#39;&ecirc;tre, en m&ecirc;me temps, professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres.<\/div><div>Il est titulaire de la chaire de fin 1809, au 31 octobre 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>En effet, la Facult&eacute; de Clermont est supprim&eacute;e le 31 octobre 1815. Suppression prise par un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission de l&rsquo;Instruction publique, commission pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816.<\/div><div>Clermont est l&#39;une des dix-sept Facult&eacute;s des Lettres supprim&eacute;es [Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen].<\/div><div><br \/><\/div><div>Les autres professeurs &agrave; la Facult&eacute; de Clermont sont : pour la Litt&eacute;rature latine : de Pons, en 1810 et 1811 ; pour la Litt&eacute;rature grecque : Jean Baptiste Morin [1770-1857] ; pour la Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise : Dominique Toulouzet [1765- ] ; pour l&#39;Histoire, Charles Vacher de la Tournemine [1755-1840], en 1810 [en m&ecirc;me temps recteur de l&#39;acad&eacute;mie], puis Jean Desribes [1759-1833], de 1810 &agrave; 1815 [second recteur de l&#39;acad&eacute;mie].<\/div><div><br \/><\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres de Clermont est r&eacute;tablie par le d&eacute;cret du 22 ao&ucirc;t 1854. Le professeur de Philosophie est Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], d&#39;abord charg&eacute; de cours [1854-1855], puis titulaire [1855-1858], nomm&eacute; &agrave; partir de 1858 professeur de logique &agrave; Paris, au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [aujourd&#39;hui Henri-IV].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div><br \/><\/div><div>CURRICULUM.<\/div><div><br \/><\/div><div>1773. COLL&Egrave;GE DE MOULINS.<\/div><div>Professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Moulins, de 1773 &agrave; 1880.<\/div><div><br \/><\/div><div>1780. PR&Eacute;CEPTEUR &Agrave; PARIS ET &Eacute;MIGR&Eacute;.<\/div><div>Les indications concernant cette p&eacute;riode sont fournies par le site concernant les chaires des Facult&eacute;s de Lettres et de Sciences en France au XIX&egrave;me si&egrave;cle [facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/prof_facultes_1808_1880.php] : &laquo; Le coll&egrave;ge de Moulins ayant &eacute;t&eacute; confi&eacute;, en 1780, aux Doctrinaires, il [Alexandre Aufauvre] se rend &agrave; Paris o&ugrave; il enseigne dans plusieurs pensionnats jusqu&#39;en 1790. Il est ensuite charg&eacute; de l&#39;&eacute;ducation du fils du comte de Kersalaun et le suit en Espagne puis en Italie jusqu&#39;aux approches du 18 fructidor. Arriv&eacute; &agrave; Marseille, il est arr&ecirc;t&eacute; et transf&eacute;r&eacute; &agrave; Aix. Il doit son salut &agrave; Jean Fran&ccedil;ois Rostan, n&eacute;gociant &agrave; Marseille, chez qui il se cache jusqu&#39;&agrave; la fin du Directoire. Il revient ensuite &agrave; Moulins &raquo;.<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Alexandre Aufauvre [1750-1830] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Clermont-Ferrand [Puy-de-D&ocirc;me]. 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