{"id":299,"date":"2016-01-16T21:59:42","date_gmt":"2016-01-16T21:59:42","guid":{"rendered":""},"modified":"2016-01-16T21:59:42","modified_gmt":"2016-01-16T21:59:42","slug":"Orleans-Regel-premier-professeur-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Orleans-Regel-premier-professeur-de-philosophie.html","title":{"rendered":"Orl\u00e9ans : Regel, premier professeur de philosophie"},"content":{"rendered":"<div>L&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel [1766-1843] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial d&#39;Orl&eacute;ans [Loiret, acad&eacute;mie d&#39;Orl&eacute;ans]. Il y enseigne les quelques mois qui vont de fin 1809 &agrave; fin mars 1810, avant de commencer une carri&egrave;re de recteur [Nancy ; Cahors ; Lyon].<\/div><!--more--><div>N&eacute; le 11 mai 1766 &agrave; Plesnoy, pr&egrave;s de Langres [Champagne, actuellement d&eacute;partement de la Haute-Marne] ; mort le 19 d&eacute;cembre 1843, &agrave; Langres [Haute-Marne].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans l&#39;Almanach imp&eacute;rial pour l&#39;ann&eacute;e M. DCCC. X, almanach pr&eacute;sent&eacute; &agrave; S. M. l&#39;Empereur et Roi par Testu, Regel s&#39;&eacute;crit &lt; Dregel &gt;.<\/div><div>Dans la notice d&#39;autorit&eacute; personne, indiqu&eacute;e dans le catalogue g&eacute;n&eacute;ral de la BNF : Regel, Pierre Denis d&#39; [1766-1843].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1808-1810. L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LES LYC&Eacute;ES.<\/div><div>L&#39;article 5, du titre 1er, du d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808, portant organisation de l&#39;Universit&eacute;, d&eacute;finit l&#39;ordre des &eacute;coles et leurs fonctions sp&eacute;cifiques, au nombre de six : Facult&eacute;s ; Lyc&eacute;es ; Coll&egrave;ges, &eacute;coles secondaires communales ; Institutions, &eacute;coles tenues par des instituteurs particuliers ; Pensions, appartenant &agrave; des ma&icirc;tres particuliers ; Petites &eacute;coles, &eacute;coles primaires.<\/div><div>Aux Lyc&eacute;es revient l&#39;enseignement de la Logique, indiqu&eacute; dans la liste des mati&egrave;res enseign&eacute;es : Langues anciennes, Histoire, Rh&eacute;torique [anciennement Belles-Lettres], Logique, et les &eacute;l&eacute;ments des Sciences math&eacute;matiques et physiques.&nbsp;<\/div><div>Cet enseignement de la Logique est &agrave; comprendre encore dans l&#39;esprit de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, entendue au sens des Id&eacute;ologues, comme analyse du jugement.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Une inflexion du contenu de l&#39;enseignement, dans un sens plus conforme &agrave; la tradition des coll&egrave;ges royaux d&#39;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, appara&icirc;t dans le r&egrave;glement du 19 septembre 1809, qui organise l&#39;enseignement.&nbsp;<\/div><div>L&#39;article 5 indique : &laquo; Il y aura une ann&eacute;e de philosophie dans les lyc&eacute;es chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mies &raquo;. Soit trente-cinq lyc&eacute;es situ&eacute;s dans les fronti&egrave;res, et hors fronti&egrave;res, de la R&eacute;volution.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article 17 du r&egrave;glement du 19 septembre 1809 d&eacute;termine avec pr&eacute;cision la mati&egrave;re de cet enseignement.<\/div><div>Ainsi, c&#39;est &agrave; partir de cette date que se met en place, dans les lyc&eacute;es de l&#39;Empire, un enseignement de philosophie comprenant : les principes de la Logique, de la M&eacute;taphysique, de la Morale ; ainsi que l&#39;Histoire des opinions des philosophes.&nbsp;<\/div><div>Le cours est prononc&eacute; soit en latin soit en fran&ccedil;ais. Il est confi&eacute; &agrave; un professeur sp&eacute;cifique, &agrave; raison de quatre le&ccedil;ons par semaine, de deux heures chacune. Il est indiqu&eacute; &eacute;galement : Le professeur fera composer ses &eacute;l&egrave;ves sur des mati&egrave;res philosophiques.<\/div><div>Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de math&eacute;matiques transcendantes et de rh&eacute;torique.<\/div><div>&laquo; Les professeurs de premier ordre des lyc&eacute;es des chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mie sont professeurs de facult&eacute;, et en prendront rang hors du lyc&eacute;e ; mais ils n&#39;en seront pas moins subordonn&eacute;s au proviseur dans l&#39;int&eacute;rieur de la maison &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, un arr&ecirc;t&eacute; du 10 f&eacute;vrier 1810 d&eacute;cide une extension : &laquo; Il sera &eacute;tabli des chaires de philosophie dans tous les lyc&eacute;es qui ne sont pas plac&eacute;s dans les chefs-lieux d&#39;Acad&eacute;mies &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA D&Eacute;MARCHE DE LAROMIGUI&Egrave;RE.<\/div><div>Cette r&eacute;introduction de l&#39;enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement &agrave; la suite d&#39;une d&eacute;marche de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l&#39;un des dix conseillers titulaires du Conseil de l&#39;Universit&eacute;, cr&eacute;&eacute; par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808.&nbsp;<\/div><div>D&eacute;marche compl&eacute;t&eacute;e par une lettre &agrave; Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute;, nomm&eacute; par un autre d&eacute;cret du 17 mars 1808. Texte dont rend compte Fran&ccedil;ois Mignet, dans sa Notice historique sur Laromigui&egrave;re [1862].&nbsp;<\/div><div>C&#39;est ce qu&#39;indique clairement, Prosper Alfaric, dans son ouvrage : &laquo; Laromigui&egrave;re et son &Eacute;cole. &Eacute;tude biographique &raquo; [Paris : Les Belles-Lettres. 1929. pages 63 sq.].<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1810. REGEL, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E D&#39;ORL&Eacute;ANS.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre que Regel, docteur en th&eacute;ologie, est le premier professeur de philosophie au lyc&eacute;e de d&#39;Orl&eacute;ans [class&eacute; lyc&eacute;e de seconde classe], &agrave; partir de la fin de l&#39;ann&eacute;e 1809. Il y reste en poste, comme professeur de philosophie, seulement jusqu&#39;&agrave; fin mars 1810.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Les lyc&eacute;es de seconde classe sont ceux de : Amiens ; Angers ; Besan&ccedil;on ; Caen ; Douai ; Li&egrave;ge ; Metz ; Montpellier ; Nantes ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Rennes ; Reims ; Toulouse.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel est remplac&eacute; dans la chaire de philosophie du lyc&eacute;e d&#39;Orl&eacute;ans par l&#39;abb&eacute; Jean Denis Rousseau [1765-1835], premier professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Li&egrave;ge, en poste &agrave; Orl&eacute;ans du 5 mai 1810 au 25 septembre 1815. Jean Denis Rousseau sera en m&ecirc;me temps professeur suppl&eacute;ant de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres d&#39;Orl&eacute;ans, dans la chaire de Edme Champeaux de Vauxdimes [1761-1830], professeur titulaire.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DU LYC&Eacute;E, PUIS COLL&Egrave;GE ROYAL, D&#39;ORL&Eacute;ANS.<\/div><div>Ainsi les diff&eacute;rents professeurs de philosophie au lyc&eacute;e d&#39;Orl&eacute;ans, sont successivement :<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel [1766-1843], de fin 1809 &agrave; fin mars 1810 ; l&#39;abb&eacute; Jean Denis Rousseau [1765-1835], du 5 mai 1810 au 25 septembre 1815 ; Labrousse, en 1816 et en 1817 ; l&#39;abb&eacute; &Eacute;tienne Nicolas Girard [1758- ], &agrave; partir de 1818 jusqu&#39;en 1824 ; Michel Renard [1798- ], du 4 d&eacute;cembre 1824 au 3 octobre 1833 ; Pierre Lafaist [1809-1867], &agrave; partir d&#39;octobre 1833 jusqu&#39;au 31 ao&ucirc;t 1837 ; Francisque Bouillier [1813-1899] &agrave; partir du 1er septembre 1837 jusqu&#39;en 1839 ; Auguste Debs [1813-1849] de 1840 &agrave; 1843.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi on voit que le type de recrutement des professeurs de philosophie se modifie en 1833 avec la nomination de Pierre Lafaist.<\/div><div>Dans un premier temps l&#39;enseignement de philosophie est assur&eacute; le plus souvent par des pr&ecirc;tres, qui sont parfois en m&ecirc;me temps aum&ocirc;nier de leur lyc&eacute;e.<\/div><div>Pierre Lafaist lui est un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1829]. Il est agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1832 ; docteur &egrave;s-lettres [Paris 1833].<\/div><div>Cette nomination d&#39;un professeur ayant suivi un tel parcours contribue &agrave; la la&iuml;cisation du corps des professeurs de philosophie et assure l&#39;homog&eacute;n&eacute;isation des contenus d&#39;enseignement, le plus g&eacute;n&eacute;ralement dans l&#39;esprit du spiritualisme de Victor Cousin [1792-1867]. Ce dernier est pr&eacute;sident du jury d&#39;agr&eacute;gation de philosophie &agrave; partir de 1830, et depuis le 6 ao&ucirc;t 1830, l&#39;un des sept membres du nouveau Conseil royal de l&#39;Instruction publique [sans compter le Ministre de l&#39;Instruction publique, pr&eacute;sident de droit] : Abel Fran&ccedil;ois Villemain ; Georges Cuvier ; Philibert Gu&eacute;neau de Mussy ; Ambroise Rendu ; Sim&eacute;on Denis Poisson ; Victor Cousin ; Louis Jacques Th&eacute;nard. &nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>CURRICULUM ET PUBLICATIONS.<\/div><div><br \/><\/div><div>FORMATION ET &Eacute;TUDES.<\/div><div>Pr&ecirc;tre et chanoine du dioc&egrave;se de Langres.<\/div><div>Docteur en Th&eacute;ologie.<\/div><div><br \/><\/div><div>1786-1788. PREMIERS ENSEIGNEMENTS.<\/div><div>Pierre Denis d&#39;Regel, en 1786-1788, est r&eacute;gent de philosophie, puis de th&eacute;ologie au S&eacute;minaire de Saint-Firmin, &agrave; Paris.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1792. &Eacute;MIGRATION EN RUSSIE.<\/div><div>Refuse, sans doute, de pr&ecirc;ter le &laquo; serment d&#39;&ecirc;tre fid&egrave;le &agrave; la Nation, &agrave; la Loi et au Roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e par l&#39;Assembl&eacute;e nationale et accept&eacute;e par le Roi &raquo; exig&eacute; par la Constitution civile du clerg&eacute;. Aussi, Pierre Denis d&#39;Regel &eacute;migre-t&#39;il en 1792, et se rend en Russie, o&ugrave; il est pr&eacute;cepteur. Ne revient en France que tardivement, en 1808.<\/div><div>Il est alors nomm&eacute; le premier professeur de philosophie du lyc&eacute;e d&#39;Orl&eacute;ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>1810-1815. RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE NANCY.<\/div><div>Le rectorat de Nancy est cr&eacute;&eacute; officiellement le 23 f&eacute;vrier 1810.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; pour quelques mois [d&eacute;cembre 1809-mars 1810] professeur de philosophie au lyc&eacute;e imp&eacute;rial d&#39;Orl&eacute;ans, est nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Nancy le 28 mars 1810.&nbsp;<\/div><div>Il y est nomm&eacute; en remplacement d&#39;&Eacute;tienne Mollevault [1744-1816], exer&ccedil;ant provisoirement la fonction de recteur [1809-1810], qui devient professeur d&#39;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy [1810-1815].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;arrondissement de l&#39;acad&eacute;mie de Nancy s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements : de la Meurthe ; de la Meuse ; des Vosges.<\/div><div>Les deux inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie qui l&#39;assistent, tout au long de son rectorat, sont :&nbsp;<\/div><div>En premi&egrave;re ligne, Ignace Spitz [1764-1850].&nbsp;<\/div><div>En deuxi&egrave;me ligne Delacour.<\/div><div>Le secr&eacute;taire est Verani.<\/div><div><br \/><\/div><div>1810-1815. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES.<\/div><div>En m&ecirc;me temps qu&#39;il est recteur de l&#39;acad&eacute;mie, l&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel est professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Nancy. Et doyen de la Facult&eacute;.<\/div><div>Il y reste en fonction jusqu&#39;&agrave; la suppression de la Facult&eacute; le 31 octobre 1815.<\/div><div>Orl&eacute;ans est l&#39;une des dix-sept Facult&eacute;s des Lettres supprim&eacute;es, par un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816. [Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Cependant il est suppl&eacute;&eacute; dans son enseignement par l&#39;abb&eacute; Jacques Jacquemin [1750-1832], professeur suppl&eacute;ant de 1810 &agrave; 1814, puis par l&#39;abb&eacute; Jean Paul Alexandre Gironde [1751-1847], professeur suppl&eacute;ant de 1814 &agrave; 1815, en m&ecirc;me temps secr&eacute;taire de la Facult&eacute;, et &eacute;galement professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Nancy.<\/div><div><br \/><\/div><div>Y sont &eacute;galement enseignants deux autres professeurs : pour la Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et latine, Jean Baptiste Lamoureux [1768-1852] ; pour l&#39;Histoire &Eacute;tienne Mollevault [1744-1816], suppl&eacute;&eacute; en 1810-1811 par Charles Mollevault.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>LES CENT-JOURS : DESTITUTION, REMPLACEMENT ET R&Eacute;TABLISSEMENT.<\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel est destitu&eacute; de ses fonctions de recteur pendant la p&eacute;riode des Cent-Jours [16 mars-22 juin 1815]. Il est remplac&eacute; pendant cette courte p&eacute;riode par l&#39;homme de lettres et philosophe Pierre Hyacinthe Aza&iuml;s [1766-1845], nomm&eacute; le 16 mars 1815, et en fonction &nbsp;jusqu&rsquo;au 22 juin 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>Avec le seconde Restauration royaliste, Pierre Denis d&rsquo;Regel est r&eacute;tabli dans ses fonctions de recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Nancy le 22 juin 1815. Il y reste en poste jusqu&rsquo;au 26 ao&ucirc;t 1815.<\/div><div>Apr&egrave;s quoi, est nomm&eacute; recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Cahors [26 ao&ucirc;t 1815-f&eacute;vrier 1817].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pierre Denis d&rsquo;Regel est alors remplac&eacute; comme recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Nancy par Frantz Lassaulx [1781-1818], professeur de Droit civil, ancien doyen de la Facult&eacute; de Coblence, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral pour l&rsquo;enseignement du Droit [1813-1815], nomm&eacute; recteur le 30 septembre 1815 [1815-1818].<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est en tant que recteur que Pierre Denis d&rsquo;Regel prononce le discours de distribution des prix le 1er septembre 1814.<\/div><div>Le texte para&icirc;t en brochure : Discours &agrave; la louange de la Maison de Bourbon, prononc&eacute; &agrave; l&#39;H&ocirc;tel-de-ville de Nancy, le 1er septembre 1814, &agrave; l&#39;occasion de la Distribution des Prix faite aux &Eacute;l&egrave;ves du Lyc&eacute;e, En pr&eacute;sence de toutes les Autorit&eacute;s, de plusieurs G&eacute;n&eacute;raux, d&#39;un grand nombre d&#39;Officiers de tous grades, et d&#39;une &eacute;lite de Citoyens, par Mr. P. D. D&#39;Regel, Recteur de l&#39;Acad&eacute;mie, Docteur &egrave;s Lettres et en th&eacute;ologie de la Maison et soci&eacute;t&eacute; de Sorbonne [&Agrave; Nancy : chez Claude Antoine Leseure, imprimeur de l&#39;Acad&eacute;mie, rue St-Dizier, n&deg;392. In-8, 51 p., 1814].<\/div><div>Reproduit en fac-simil&eacute; : N&icirc;mes : Lacour, impr. 2013.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1815-1817. RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE CAHORS.<\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel est nomm&eacute;, le 26 ao&ucirc;t 1815, recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Cahors. Il y est nomm&eacute; en remplacement de Nicolas R&eacute;my Paulin [1752-1840], recteur du 24 ao&ucirc;t 1809 au 26 ao&ucirc;t 1815, admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;arrondissement de l&#39;acad&eacute;mie de Cahors s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements : du Gers ; du Lot ; du Lot-et-Garonne.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les deux inspecteurs qui l&#39;assistent sont :&nbsp;<\/div><div>En premi&egrave;re ligne : Hippolyte Baudus [1794-1878], inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Cahors, de 1809 &agrave; 1816 ; puis Charles Auguste Creuz&eacute; des Chateliers [1764-1846], ancien professeur de Litt&eacute;rature latine, et doyen, de la Facult&eacute; des Lettres de Poitiers, inspecteur &agrave; Cahors de 1816 &agrave; 1817 ; enfin, en 1817-1821, Jean Honor&eacute; Jourdan [1772-1847].<\/div><div>En deuxi&egrave;me ligne : Delarue [1766-1846], inspecteur d&#39;acad&eacute;mie de 1817 &agrave; 1823.<\/div><div>Le secr&eacute;taire est Vigu&eacute;.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel reste en poste &agrave; l&#39;acad&eacute;mie de Cahors jusqu&#39;au 6 f&eacute;vrier 1817. Ensuite de quoi, est nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Lyon [6 f&eacute;vrier 1817-1er avril 1828].<\/div><div>Il est alors remplac&eacute; &agrave; Cahors par Pierre Auguste Payen [1772-1850], ancien proviseur du coll&egrave;ge royal de Cahors [1815-1817], nomm&eacute; le 6 novembre 1817, recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Cahors [1817-1818].<\/div><div><br \/><\/div><div>1817-1828. RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE LYON.<\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel est nomm&eacute;, le 6 f&eacute;vrier 1817, recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon. Il y est nomm&eacute; en remplacement de l&rsquo;abb&eacute; Jacques Roman [1774-1823]. Ancien &eacute;migr&eacute; en Italie [1790-1802]. Proviseur du lyc&eacute;e de Marseille [22 d&eacute;cembre 1802-19 septembre 1804]. Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral et conseiller de l&rsquo;Universit&eacute; [21 septembre 1808-octobre 1815]. Charg&eacute; de l&#39;administration de l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon, en octobre 1815, et en fonction jusqu&rsquo;au 7 mars 1816, jusqu&#39;&agrave; sa mise &agrave; la retraite.&nbsp;<\/div><div>Plus exactement l&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel succ&egrave;de &agrave; Jean Baptiste Poupar [1768-1827], charg&eacute; de l&#39;administration de l&#39;acad&eacute;mie de Lyon entre avril 1816 et f&eacute;vrier 1817, et qui a ainsi succ&eacute;d&eacute; de fait pour quelques mois &agrave; l&rsquo;abb&eacute; Jacques Roman.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; partir de 1815, l&#39;arrondissement de l&#39;acad&eacute;mie de Lyon s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements : de l&#39;Ain, de la Loire, du Rh&ocirc;ne.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les deux inspecteurs qui l&#39;assistent sont :&nbsp;<\/div><div>En premi&egrave;re ligne : Jean Baptiste Poupar [1768-1827], remplac&eacute; en 1825 par Adolphe Mazure [1799-1870].<\/div><div>En deuxi&egrave;me ligne : Claude Guillard [1776-1845], en poste comme inspecteur de 1816 &agrave; 1831, jusqu&#39;&agrave; sa mise &agrave; la retraite.&nbsp;<\/div><div>Le secr&eacute;taire est Cathelin, remplac&eacute; ult&eacute;rieurement par Aubry.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel reste en poste, comme recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Lyon, jusqu&#39;au 11 mars 1828.&nbsp;<\/div><div>Il est alors remplac&eacute; par Pierre Alexandre Gratet-Duplessis [1792-1853], ancien recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Douai [4 octobre 1827-11 mars 1828], nomm&eacute; recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Lyon le 11 mars 1828 et restant en fonction jusqu&rsquo;au 17 avril 1830.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pierre Denis d&rsquo;Regel est admis &agrave; la retraite en mars 1828.<\/div><div>&Agrave; sa retraite re&ccedil;oit le titre d&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral honoraire de l&#39;Universit&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1817-1828. PROFESSEUR &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE TH&Eacute;OLOGIE DE LYON.<\/div><div>En m&ecirc;me temps qu&#39;il est recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon, l&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis d&rsquo;Regel est &nbsp;professeur de Dogme et doyen de la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie de Lyon.<\/div><div>Il succ&egrave;de dans ce poste et cette fonction &agrave; Mathieu Joseph Jaques [1736-1821], qui avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en 1810.&nbsp;<\/div><div>Les enseignants de la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie de Lyon sont, d&#39;Regel pour le Dogme, suppl&eacute;&eacute; par Castel ; Pag&egrave;s, pour la Morale &eacute;vang&eacute;lique ; Chouvy, pour l&#39;Histoire et la Discipline eccl&eacute;siastique ; Arlach, pour l&#39;&Eacute;criture sainte et l&#39;H&eacute;breu.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION.<\/div><div>L&eacute;gion d&#39;Honneur.<\/div><div><br \/><\/div><div>SITOGRAPHIE.<\/div><div>Les chaires des Facult&eacute;s de Lettres et de Sciences en France au XIX&egrave;me si&egrave;cle :<\/div><div>facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/prof_facultes_1808_1880.php<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p. +3. 2006].<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>L&#39;abb&eacute; Pierre Denis d&#39;Regel [1766-1843] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial d&#39;Orl&eacute;ans [Loiret, acad&eacute;mie d&#39;Orl&eacute;ans]. Il y enseigne les quelques mois qui vont de fin 1809 &agrave; fin mars 1810, avant de commencer une carri&egrave;re de recteur [Nancy ; Cahors ; Lyon].<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-299","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=299"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=299"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=299"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=299"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}