{"id":296,"date":"2015-12-14T20:34:18","date_gmt":"2015-12-14T20:34:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2015-12-14T20:34:18","modified_gmt":"2015-12-14T20:34:18","slug":"Bourges-Blondeau-premier-professeur-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Bourges-Blondeau-premier-professeur-de-philosophie.html","title":{"rendered":"Bourges : Blondeau, premier professeur de philosophie"},"content":{"rendered":"<div>Pierre Blondeau [1765-] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges [Cher]. Il y enseigne sur toute la p&eacute;riode qui va de fin 1809 &agrave; 1819. De 1810 &agrave; 1815, est en m&ecirc;me temps titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres.<\/div><!--more--><div>N&eacute; le 25 novembre 1765, &agrave; Bourges [Berry, actuellement d&eacute;partement du Cher] ; mort vers 1820 ?&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1808-1810. L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LES LYC&Eacute;ES.<\/div><div>L&#39;article 5, du titre 1er, du d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808, portant organisation de l&#39;Universit&eacute;, d&eacute;finit l&#39;ordre des &eacute;coles et leurs fonctions sp&eacute;cifiques, au nombre de six : Facult&eacute;s ; Lyc&eacute;es ; Coll&egrave;ges, &eacute;coles secondaires communales ; Institutions, &eacute;coles tenues par des instituteurs particuliers ; Pensions, appartenant &agrave; des ma&icirc;tres particuliers ; Petites &eacute;coles, &eacute;coles primaires.<\/div><div>Aux Lyc&eacute;es revient l&#39;enseignement de la Logique, indiqu&eacute; dans la liste des mati&egrave;res enseign&eacute;es : Langues anciennes, Histoire, Rh&eacute;torique [anciennement Belles-Lettres], Logique, et les &eacute;l&eacute;ments des Sciences math&eacute;matiques et physiques.&nbsp;<\/div><div>Cet enseignement de la Logique est &agrave; comprendre encore dans l&#39;esprit de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, entendue au sens des Id&eacute;ologues, comme analyse du jugement.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Une inflexion du contenu de l&#39;enseignement, dans un sens plus conforme &agrave; la tradition des coll&egrave;ges royaux d&#39;avant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, appara&icirc;t dans le r&egrave;glement du 19 septembre 1809, qui organise l&#39;enseignement.&nbsp;<\/div><div>L&#39;article 5 indique : &laquo; Il y aura une ann&eacute;e de philosophie dans les lyc&eacute;es chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mies &raquo;. Soit trente-cinq lyc&eacute;es situ&eacute;s dans les fronti&egrave;res, et hors fronti&egrave;res, de la R&eacute;volution.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;article 17 du r&egrave;glement du 19 septembre 1809 d&eacute;termine avec pr&eacute;cision la mati&egrave;re de cet enseignement.<\/div><div>Ainsi, c&#39;est &agrave; partir de cette date que se met en place, dans les lyc&eacute;es de l&#39;Empire, un enseignement de philosophie comprenant : les principes de la Logique, de la M&eacute;taphysique, de la Morale ; ainsi que l&#39;Histoire des opinions des philosophes.&nbsp;<\/div><div>Le cours est prononc&eacute; soit en latin soit en fran&ccedil;ais. Il est confi&eacute; &agrave; un professeur sp&eacute;cifique, &agrave; raison de quatre le&ccedil;ons par semaine, de deux heures chacune. Il est indiqu&eacute; &eacute;galement : Le professeur fera composer ses &eacute;l&egrave;ves sur des mati&egrave;res philosophiques.<\/div><div>Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de math&eacute;matiques transcendantes et de rh&eacute;torique.<\/div><div>&laquo; Les professeurs de premier ordre des lyc&eacute;es des chefs-lieux d&#39;acad&eacute;mie sont professeurs de facult&eacute;, et en prendront rang hors du lyc&eacute;e ; mais ils n&#39;en seront pas moins subordonn&eacute;s au proviseur dans l&#39;int&eacute;rieur de la maison &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, un arr&ecirc;t&eacute; du 10 f&eacute;vrier 1810 d&eacute;cide une extension : &laquo; Il sera &eacute;tabli des chaires de philosophie dans tous les lyc&eacute;es qui ne sont pas plac&eacute;s dans les chefs-lieux d&#39;Acad&eacute;mies &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA D&Eacute;MARCHE DE LAROMIGUI&Egrave;RE.<\/div><div>Cette r&eacute;introduction de l&#39;enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement &agrave; la suite d&#39;une d&eacute;marche de Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l&#39;un des dix conseillers titulaires du Conseil de l&#39;Universit&eacute;, cr&eacute;&eacute; par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808.&nbsp;<\/div><div>D&eacute;marche compl&eacute;t&eacute;e par une lettre &agrave; Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute;, nomm&eacute; par un autre d&eacute;cret du 17 mars 1808. Texte dont rend compte Fran&ccedil;ois Mignet, dans sa Notice historique sur Laromigui&egrave;re [1862].&nbsp;<\/div><div>C&#39;est ce qu&#39;indique clairement, Prosper Alfaric, dans son ouvrage : &laquo; Laromigui&egrave;re et son &Eacute;cole. &Eacute;tude biographique &raquo; [Paris : Les Belles-Lettres. 1929. pages 63 sq.].<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1819. PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC&Eacute;E DE BOURGES.<\/div><div>C&#39;est dans ce cadre que, Pierre Blondeau, est le premier professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Bourges [class&eacute; lyc&eacute;e de troisi&egrave;me classe], &agrave; partir de la fin de l&#39;ann&eacute;e 1809. Il y reste en poste, comme professeur de philosophie, jusqu&#39;en 1819.<\/div><div>En 1809 les lyc&eacute;es de troisi&egrave;me classe sont ceux de : Avignon ; Bonn ; Bourges ; Cahors ; Casal ; Clermont-Ferrand ; Dijon ; Gand ; Grenoble ; Limoges ; Moulins ; Nancy ; Napol&eacute;onville [Pontivy] ; Pau ; Poitiers ; Rodez.<\/div><div>Le lyc&eacute;e de Bourges deviendra ult&eacute;rieurement, en 1828, coll&egrave;ge royal de deuxi&egrave;me classe.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1820, Pierre Blondeau est remplac&eacute; dans la chaire de philosophie du coll&egrave;ge royal de Bourges par Hallot, en poste de 1820 &agrave; 1822.<\/div><div><br \/><\/div><div>PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DU LYC&Eacute;E, PUIS COLL&Egrave;GE ROYAL, DE BOURGES.<\/div><div>Les diff&eacute;rents professeurs de philosophie au lyc&eacute;e, puis coll&egrave;ge royal, de Bourges, sont successivement :<\/div><div>Pierre Blondeau de fin 1809 &agrave; 1819 ; Hallot, de 1820 &agrave; 1822 ; Vidal, de 1823 &agrave; 1828 ; l&#39;abb&eacute; Th&eacute;ophile Janson, en 1829 et 1830 ; Auguste Morelle [vers 1809-1887] en 1831 ; Joseph Tissot [1801-1876], de 1832 &agrave; septembre 1834 ; Francis Marie Riaux [1810-1883], &agrave; partir de septembre 1834 jusqu&#39;au 16 septembre 1837 ; Jean Fran&ccedil;ois Alain Caro [1790-1872] suppl&eacute;&eacute; par &Eacute;mile Maurial [1816-1874], &agrave; partir de 1838 ; Marcellin Bontoux &nbsp;[1810-1864] en 1840 ; Charles Dubouzet [1817-1886] en 1841 ; &Eacute;mile Maurial &agrave; nouveau &agrave; partir de 1842.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi on voit que le type de recrutement des professeurs de philosophie &agrave; Bourges se modifie en 1831 avec la nomination d&#39;Auguste Morelle [vers 1809-1887].<\/div><div>Dans un premier temps, de 1809 &agrave; 1830, l&#39;enseignement de philosophie dans les lyc&eacute;es est assur&eacute; le plus souvent par des pr&ecirc;tres, qui sont parfois en m&ecirc;me temps aum&ocirc;nier.<\/div><div>Auguste Morelle [vers 1809-1887] lui est un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [&Eacute;cole pr&eacute;paratoire, 1827]. Il sera agr&eacute;g&eacute; de philosophie en 1838.<\/div><div>Cette nomination d&#39;un professeur venant de l&#39;&Eacute;cole normale contribue &agrave; la la&iuml;cisation du corps des professeurs de philosophie, engag&eacute;e apr&egrave;s le R&eacute;volution de Juillet et assure g&eacute;n&eacute;ralement l&#39;homog&eacute;n&eacute;isation des contenus d&#39;enseignement, le plus g&eacute;n&eacute;ralement dans l&#39;esprit du spiritualisme de Victor Cousin [1792-1867].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1810-1815. PROFESSEUR &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BOURGES.<\/div><div>Selon la norme de l&#39;&eacute;poque, sa position de professeur de Philosophie [professeur de premi&egrave;re classe] au lyc&eacute;e de Bourges permet &agrave; Pierre Blondeau d&#39;&ecirc;tre, en m&ecirc;me temps, professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bourges.<\/div><div>Il y restera en poste jusqu&#39;&agrave; la suppression de la Facult&eacute;, le 31 octobre 1815, par un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission de l&rsquo;Instruction publique, commission pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816.<\/div><div>Bourges est l&#39;une des dix-sept Facult&eacute;s des Lettres supprim&eacute;es [Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen].<\/div><div><br \/><\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres de Bourges n&#39;est pas r&eacute;tablie, ni sous Louis-Philippe, ni sous la seconde R&eacute;publique ou le second Empire.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>CURRICULUM.<\/div><div><br \/><\/div><div>PREMIERS ENSEIGNEMENTS.<\/div><div>Ancien membre de la Congr&eacute;gation des Doctrinaires, dont la vocation est la formation de pr&ecirc;tres se destinant &agrave; l&#39;enseignement. &Agrave; ce titre est, avant la R&eacute;volution, r&eacute;gent de cinqui&egrave;me et troisi&egrave;me classes de latin au coll&egrave;ge royal de Montlu&ccedil;on [aujourd&#39;hui d&eacute;partement de l&#39;Aliier].<\/div><div><br \/><\/div><div>En mai 1791, Pierre Blondeau fait partie, en tant que Doctrinaire, de la quinzaine de membres du Conseil &eacute;piscopal constitu&eacute; autour de Pierre Anastase Torn&eacute; [1727-1797] &eacute;lu, par l&#39;assembl&eacute;e des &eacute;lecteurs du d&eacute;partement, nouvel &eacute;v&ecirc;que constitutionnel de Bourges.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>PROFESSEUR DE GRAMMAIRE G&Eacute;N&Eacute;RALE.<\/div><div>Pierre Blondeau est nomm&eacute; titulaire de la chaire de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Cher [Bourges], en l&#39;an III [1794\/1795]. Il y enseigne &agrave; partir de l&#39;ouverture effective de l&#39;&Eacute;cole le 1er thermidor an IV [19 juillet 1796].&nbsp;<\/div><div>Mais ses convictions royalistes, manifestes apr&egrave;s la r&eacute;volte du Sancerrois, am&egrave;nent sa destitution le 17 messidor an VI [5 juillet 1798]. Pierre Blondeau est remplac&eacute;, comme professeur de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Cher, par Jean Malais.<\/div><div><br \/><\/div><div>PROFESSEUR DE BELLES-LETTRES AU LYC&Eacute;E DE BOURGES.<\/div><div>Pierre Blondeau est tout d&#39;abord nomm&eacute;, en 1804\/1805, l&#39;un des trois professeurs de latin du lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges [Blondeau ; Godin ; Thibault], dans la premi&egrave;re et deuxi&egrave;me classe de latin, ce qui correspond &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; la classe de premi&egrave;re [rh&eacute;torique] et de seconde [humanit&eacute;s]. Le professeur de Belles-Lettres est dans cette premi&egrave;re configuration [1804] Louis Nicolas Philippe Froussard ; puis [9 janvier 1805-28 mars 1807] Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849].<\/div><div>Fin mars 1807, Pierre Chaudru de Raynal quitte sa position d&#39;enseignant pour devenir proviseur du lyc&eacute;e de Bourges [28 mars 1807-9 mars 1809], en remplacement de Joseph Aignan-Sigaud de Lafond [1730-1810], premier proviseur du lyc&eacute;e [1er f&eacute;vrier 1804-mars 1807].&nbsp;<\/div><div>Le poste de professeur de Belles-Lettres se lib&egrave;re, et Pierre Blondeau en devient le titulaire. Un nouveau classement s&#39;op&egrave;re pour les professeurs de latin : Godin prend la place de Blondeau ; Thibault prend la place de Godin. En troisi&egrave;me position est nomm&eacute; un nouveau professeur de latin : Montillot.<\/div><div>Fin 1809, pour la nouvelle ann&eacute;e scolaire 1809-1810, Pierre Blondeau est nomm&eacute; professeur de philosophie. Godin devient professeur de rh&eacute;torique ; Thibault, professeur de deuxi&egrave;me ann&eacute;e d&#39;humanit&eacute;s ; Montillot, professeur de premi&egrave;re ann&eacute;e de grammaire. &nbsp;&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>SITOGRAPHIE.<\/div><div>Les chaires des Facult&eacute;s de Lettres et de Sciences en France au XIX&egrave;me si&egrave;cle :<\/div><div>facultes19.ish-lyon.cnrs.fr\/prof_facultes_1808_1880.php<\/div><div><br \/><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>Pierre Blondeau [1765-] est le premier professeur de philosophie nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges [Cher]. Il y enseigne sur toute la p&eacute;riode qui va de fin 1809 &agrave; 1819. 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