{"id":282,"date":"2015-03-02T22:01:47","date_gmt":"2015-03-02T22:01:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2015-03-02T22:01:47","modified_gmt":"2015-03-02T22:01:47","slug":"Arbogast-Louis-Francois-Antoine-1759-1803-de-l-Ecole-centrale-de-Strasbourg-a-l-Institut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/Arbogast-Louis-Francois-Antoine-1759-1803-de-l-Ecole-centrale-de-Strasbourg-a-l-Institut.html","title":{"rendered":"Arbogast, Louis Fran\u00e7ois Antoine (1759-1803), de l&rsquo;\u00c9cole centrale de Strasbourg \u00e0 l&rsquo;Institut"},"content":{"rendered":"Comme beaucoup de ceux qui ont v&eacute;cu la p&eacute;riode tumultueuse de la  R&eacute;volution fran&ccedil;aise, Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast a men&eacute; une  existence particuli&egrave;rement diverse, o&ugrave; se succ&egrave;dent et s&#39;entrecroisent  plusieurs vies. Avocat, math&eacute;maticien d&#39;envergure internationale, homme  politique s&#39;int&eacute;ressant &agrave; l&#39;Instruction publique, professeur d&#39;&Eacute;cole  centrale, associ&eacute; &agrave; l&#39;Institut national d&egrave;s sa cr&eacute;ation.<!--more--><p><br \/>N&eacute;, le 24 octobre 1759, &agrave;&nbsp;Mutzig [Alsace, aujourd&#39;hui d&eacute;partement du Bas-Rhin] ; mort le 18 germinal an XI [8 avril 1803], &agrave; Strasbourg [Bas-Rhin].<\/p><p>Fils d&#39;Antoine Arbogast, secr&eacute;taire de bailli et de Catharina Schmitt. Apr&egrave;s des &eacute;tudes de droit &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Strasbourg, Arbogast exerce d&#39;abord, vers 1780, pendant quelques ann&eacute;es, comme avocat non plaidant, au Conseil souverain d&#39;Alsace, institution charg&eacute;e des relations de la province avec la royaut&eacute; fran&ccedil;aise.&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de cette activit&eacute;, Arbogast se sp&eacute;cialise en math&eacute;matiques, et devient professeur de math&eacute;matiques au coll&egrave;ge royal de Colmar [1787]. <br \/><br \/>LAUR&Eacute;AT DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES DE SAINT-P&Eacute;TERSBOURG.<br \/>Il acquiert une dimension internationale en participant &agrave; des concours europ&eacute;ens propos&eacute;s par l&#39;Acad&eacute;mie virgilienne de Mantoue, puis par l&#39;Acad&eacute;mie de Saint-P&eacute;tersbourg, en Russie. <br \/><br \/>C&#39;est ainsi que, prolongeant les travaux d&#39;Euler sur l&#39;int&eacute;gration, il concourt pour le prix propos&eacute; en 1787, par l&#39;Acad&eacute;mie imp&eacute;riale des Sciences de Saint-P&eacute;tersbourg, sur un sujet de math&eacute;matiques pures. <br \/>La question &eacute;tait propos&eacute;e en ces termes&nbsp;: Si les fonctions arbitraires, auxquelles on parvient par l&#39;int&eacute;gration des &eacute;quations &agrave; trois ou plusieurs variables repr&eacute;sentent des courbes ou des surfaces quelconques, soit alg&eacute;briques ou transcendantes, soit m&eacute;caniques, discontinues, ou produites par un mouvement volontaire de la main&nbsp;; ou si ces fonctions renferment seulement des courbes continues repr&eacute;sent&eacute;es par une &eacute;quation alg&eacute;brique ou transcendante&nbsp;?<br \/><br \/>Le terme du concours, d&#39;abord fix&eacute; au 1 juin 1789, est prolong&eacute; jusqu&#39;&agrave; la fin de la m&ecirc;me ann&eacute;e. Trois r&eacute;ponses sont re&ccedil;ues par l&#39;Acad&eacute;mie&nbsp;: un m&eacute;moire en allemand, un m&eacute;moire en fran&ccedil;ais, un m&eacute;moire en latin.<br \/>Le m&eacute;moire en allemand est &eacute;cart&eacute;. Le m&eacute;moire en latin obtient un accessit. Avec son m&eacute;moire, &eacute;crit en fran&ccedil;ais, Arbogast remporte le prix dans l&#39;Assembl&eacute;e du 29 novembre 1790. Et voit son travail publi&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie russe en 1791&nbsp;: Sur la nature des fonctions arbitraires qui entrent dans les int&eacute;grales des &eacute;quations aux diff&eacute;rentielles partielles. [96 p., + 3 planches]. Sur la page de titre figure l&#39;&eacute;pigraphe&nbsp;: Nulli quae subdita legi [Il n&#39;y a rien qui ne soit soumis &agrave; une loi]. <br \/>&Agrave; la suite de son succ&egrave;s, il est re&ccedil;u, le 22 ao&ucirc;t 1791, correspondant externe de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences de Saint-P&eacute;tersbourg.<br \/><br \/>1792. CORRESPONDANT DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE ROYALE DES SCIENCES.<br \/>&Agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, il adresse, en France, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie royale des Sciences, en 1789, un Essai sur les nouveaux principes de calcul diff&eacute;rentiel et int&eacute;gral, ind&eacute;pendamment de la th&eacute;orie des infiniment petits et de celle des limites.<br \/><br \/>Est nomm&eacute;, le 18 ao&ucirc;t 1792, correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie royale des Sciences [Acad&eacute;mie qui sera peu apr&egrave;s, comme toutes les acad&eacute;mies, supprim&eacute;e par la loi du 8 ao&ucirc;t 1793].<br \/>PROFESSEUR DE MATH&Eacute;MATIQUES ET DE PHYSIQUE.<br \/>Entre temps, Arbogast m&egrave;ne une carri&egrave;re d&#39;enseignant. Il est, tout d&#39;abord, professeur de math&eacute;matiques au coll&egrave;ge royal de Colmar. Ensuite,&nbsp;devient professeur de physique au Coll&egrave;ge royal de Strasbourg, dont il est directeur quelques mois [avril-octobre 1791]. Professeur de math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole royale d&#39;artillerie de Strasbourg [1789-1791]. <br \/>Recteur de l&#39;Universit&eacute; nationale de Strasbourg [octobre 1791], en remplacement d&#39;Hermann. <br \/><br \/>C&#39;est en tant que recteur de l&#39;Universit&eacute;, qu&#39;il pr&eacute;side un &laquo;Acte public de physique particuli&egrave;re &raquo; dont le texte est publi&eacute;, sous le titre&nbsp;:&nbsp; Acte public de physique particuli&egrave;re. Sous la pr&eacute;sidence de Louis F. A. Arbogast, Recteur de l&#39;Universit&eacute;, [&#8230;] r&eacute;pondront Philippe Jacques Hess, de Woerth&nbsp;; Fran&ccedil;ois Xavier Lefebvre, de Strasbourg&nbsp;; Jean Jacques Mertian, de Ribeauvill&eacute;. Dans la salle du Coll&egrave;ge national, le 19 ao&ucirc;t &agrave; trois heures apr&egrave;s-midi [Strasbourg : chez Fran&ccedil;ois Levrault, imprimeur de l&#39;Universit&eacute;, 1791]. <br \/><br \/>1791-1792. &Eacute;LU &Agrave; L&#39;ASSEMBL&Eacute;E L&Eacute;GISLATIVE PAR LE D&Eacute;PARTEMENT DU BAS-RHIN.<br \/>Favorable &agrave; la R&eacute;volution, Arbogast est re&ccedil;u en septembre 1790 &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des Amis de la Constitution, compos&eacute;e de nombreux parlementaires d&#39;orientation lib&eacute;rale. Et fait partie des notables de la Commune de Strasbourg, &eacute;lu en novembre 1790.<br \/>En tant que tel, il est un des signataires de l&#39;ordre d&#39;arrestation d&#39;Antoine Jaegl&eacute; [1752-1825], cur&eacute; de Saint-Laurent, pour insultes faites &agrave; Fran&ccedil;ois Antoine Brendel [1735-1799], &eacute;lu &eacute;v&ecirc;que constitutionnel du Bas-Rhin [6 mai 1791].<br \/><br \/>Arbogast est &eacute;lu, par le d&eacute;partement du Bas-Rhin, membre de l&#39;Assembl&eacute;e L&eacute;gislative [31 ao&ucirc;t 1791-20 septembre 1792]. Sont, dans l&#39;ordre des voix obtenues, d&eacute;put&eacute;s &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e L&eacute;gislative &eacute;lus par le Bas-Rhin, les neuf personnalit&eacute;s&nbsp;: Jacques Mathieu [1755-1825], procureur g&eacute;n&eacute;ral syndic du d&eacute;partement&nbsp;; Jacques Pierre Simon Brunck [1735-1807]&nbsp;; Christophe Koch [1737-1817], professeur d&#39;histoire&nbsp;; Wilhelm&nbsp;; Pierre Jean Massenet [1748-1824]&nbsp;; Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast [1759-1803]&nbsp;; Andr&eacute; Briche&nbsp;[1762- ], capitaine d&#39;artillerie ; Joseph Lambert [1759-1822].<br \/><br \/>1792-1795. &Eacute;LU &Agrave; LA CONVENTION NATIONALE PAR LE D&Eacute;PARTEMENT DU BAS-RHIN.<br \/>Et ensuite &eacute;lu membre de la Convention nationale [20 septembre 1792-26 d&eacute;cembre 1795]. Sont d&eacute;put&eacute;s &agrave; la Convention nationale &eacute;lus par le Bas-Rhin&nbsp;[dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique] : Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast&nbsp;; Marie Fr&eacute;d&eacute;ric Henri Christiani&nbsp;; Jean-Fran&ccedil;ois Ehrmann&nbsp;; Georges Fr&eacute;d&eacute;ric Dentzel&nbsp;; Claude Hilaire Laurent&nbsp;; Jean Antoine Louis&nbsp;; Philippe Ruhl&nbsp;; Philibert Simon.<br \/><br \/>MEMBRE DU COMIT&Eacute; D&#39;INSTRUCTION PUBLIQUE AUPR&Egrave;S DE L&#39;ASSEMBL&Eacute;E NATIONALE.<br \/>Arbogast fait partie, aupr&egrave;s de l&#39;Assembl&eacute;e nationale, du Comit&eacute; d&#39;instruction publique, &eacute;lu en son sein. Sont &eacute;lus membres&nbsp;: Lac&eacute;p&egrave;de&nbsp;; Condorcet&nbsp;; Gerutti&nbsp;; Arbogast&nbsp;; Vi&eacute;not-Vaublanc&nbsp;; Louis Genty&nbsp;; Pastoret&nbsp;; Romme&nbsp;; Vayron&nbsp;; Roux-Fastllac&nbsp;; Torn&eacute;&nbsp;; Riboud&nbsp;; Garnot, a&icirc;n&eacute;&nbsp;; Prieur-Buvernois&nbsp;; Dupin&nbsp;; Audrein&nbsp;; Jean Debry&nbsp;; Quatrem&egrave;re&nbsp;; Quincy&nbsp;; Fauchet&nbsp;; Gibergues&nbsp;; Gausserand&nbsp;; Bonnier&nbsp;; Gaudin&nbsp;; Vicaire&nbsp;; Quatresoz-de-Maroiles. <br \/>Sont &eacute;lus suppl&eacute;ants&nbsp;: Chappe&nbsp;; Guyton-Morveau&nbsp;; Theule&nbsp;; Baudin&nbsp;; Vosgien&nbsp;; Lamourette&nbsp;; Terr&egrave;de&nbsp;; Eschass&eacute;riaux a&icirc;n&eacute;&nbsp;; Goupilleau&nbsp;; Bellier-du-Chesnay&nbsp;; Lucas&nbsp;; Sissous&nbsp;; Michoud. <br \/><br \/>Arbogast, comme l&#39;indique une note des Proc&egrave;s-verbaux du Comit&eacute; d&#39;Instruction publique de la Convention nationale, publi&eacute;s et annot&eacute;s par J. Guillaume, en 1891, &agrave; l&#39;Imprimerie nationale [Tome premier, page 32] &laquo; avait &eacute;t&eacute; [&hellip;] d&eacute;sign&eacute; par le Comit&eacute; d&#39;Instruction publique de l&#39;Assembl&eacute;e l&eacute;gislative, comme rapporteur d&#39;un projet relatif aux livres &eacute;l&eacute;mentaires [28 mars 1792]&nbsp;; il fit lecture de son rapport au Comit&eacute; le 23 mai. La question ne fut pas port&eacute;e &agrave; la tribune de l&#39;Assembl&eacute;e. Il est vraisemblable que le projet de d&eacute;cret lu [ult&eacute;rieurement ] par Arbogast &agrave; la Convention &eacute;tait la reproduction de celui qu&#39;avait ant&eacute;rieurement adopt&eacute; le Comit&eacute; de la L&eacute;gislative &raquo;.<br \/><br \/>MEMBRE DU COMIT&Eacute; D&#39;INSTRUCTION PUBLIQUE AUPR&Egrave;S DE LA CONVENTION NATIONALE.<br \/>Aupr&egrave;s de la Convention nationale, Arbogast fait partie des vingt-quatre membres qui composent, &agrave; la suite de discussions, le premier Comit&eacute; d&#39;instruction publique de la Convention, constitu&eacute; &agrave; partir du 13 octobre 1792 [Claude Antoine Prieur-Duvernois, Arbogast, Marie-Joseph Ch&eacute;nier, Antoine Joseph Gorsas, Charles Gilbert Romme, Fran&ccedil;ois Lanthenas, Jean Dusaulx, Charles Antoine Chasset, Lous S&eacute;bastien Mercier, Jacques Louis David, Pierre Toussaint Durand-Maillane, Pierre Roux-Fazillac, Pierre Charles Louis Baudin, Nicolas Marie Quinette, L&eacute;onard Bourdon, Jean Baptiste Charles Mathieu, Jean Baptiste Massieu, Colaud la Salette, Joseph Fouch&eacute;, Edme Louis Barth&eacute;l&eacute;mi Bailly, L&eacute;onard Buzot, Charles Fran&ccedil;ois Dupuis, Claude Joseph Ferry, No&euml;l Gabriel Luce Villar]. Il en est, seulement pour un mois, le premier pr&eacute;sident [15 octobre-15 novembre 1792], le principe ayant &eacute;t&eacute; retenu de changer les &laquo; officiers &raquo; tous les mois.<br \/>Par del&agrave; les renouvellements et les remaniements, Arbogast continue de faire partie du Comit&eacute; jusqu&#39;en 1794.<br \/><br \/>Arbogast est charg&eacute;, au nom du Comit&eacute; d&#39;instruction publique, de pr&eacute;senter un Rapport et projet de d&eacute;cret sur la composition des livres &eacute;l&eacute;mentaires destin&eacute;s &agrave; l&#39;Instruction publique.<br \/>Le rapport, qui reprend des dispositions contenues dans le plan Condorcet, est d&eacute;pos&eacute; le 5 d&eacute;cembre 1792. Il est &eacute;dit&eacute;&nbsp;: Rapport et projet de d&eacute;cret sur la composition des livres &eacute;l&eacute;mentaires destin&eacute;s &agrave; l&#39;instruction publique pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; la Convention nationale au nom du Comit&eacute; d&#39;instruction publique par L. F. A. Arbogast, d&eacute;put&eacute; du d&eacute;partement du Bas-Rhin [Paris&nbsp;: imprimerie nationale. In-8, 16 p., 1792]. La brochure est distribu&eacute;e aux membres de la Convention le 5 d&eacute;cembre 1792. R&eacute;&eacute;dit&eacute; dans les Archives de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. <br \/>Num&eacute;ris&eacute; par la Biblioth&egrave;que Nationale de France, Gallica&nbsp;: http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k48839z<br \/><br \/>En 1793, toujours &agrave; la Convention, Arbogast pr&eacute;sente, au nom du Comit&eacute; d&#39;instruction publique, un Rapport et projet de d&eacute;cret Sur l&#39;uniformit&eacute; et le syst&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral des poids et mesures.<br \/>Le rapport est &eacute;dit&eacute; sous forme de brochure contenant en m&ecirc;me temps le Rapport fait &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, par les citoyens Borda, Lagrange, et Monge, en juillet 1793, l&#39;an II de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise [&Agrave; Paris&nbsp;: De l&#39;Imprimerie nationale. In-8, 40 p., 1793]. Conna&icirc;t la m&ecirc;me ann&eacute;e [1793] un second tirage. R&eacute;&eacute;dit&eacute; dans les Archives de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise.<br \/>Num&eacute;ris&eacute; par la Biblioth&egrave;que Nationale de France, Gallica&nbsp;: http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k487777<br \/><br \/>&Agrave; LA CONVENTION NATIONALE, BEAUCOUP D&#39;AUTRES TRAVAUX.<br \/>De nombreuses notices consacr&eacute;es &agrave; Arbogast, se recopiant souvent les unes les autres, r&eacute;p&egrave;tent &agrave; l&#39;envie, ses contributions au sein du Comit&eacute; d&#39;instruction publique sur les Livres &eacute;l&eacute;mentaires et sur l&#39;Uniformit&eacute; et le syst&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral des poids et mesures.<br \/>En r&eacute;alit&eacute;, le d&eacute;pouillement des proc&egrave;s-verbaux de la Commission d&#39;Instruction publique fait appara&icirc;tre la diversit&eacute;, et la grande quantit&eacute; des travaux ex&eacute;cut&eacute;s par Arbogast [comme d&#39;ailleurs n&#39;importe quel autre membre des commissions]. Soit plus d&#39;une centaine d&#39;occurrences, portant aussi bien, p&ecirc;le-m&ecirc;le, et pour citer au hasard, sur un rapport concernant les savants pensionn&eacute;s, que sur l&#39;organisation du Mus&eacute;um d&#39;Histoire naturelle, des pr&ecirc;ts d&#39;ouvrages, des lev&eacute;es de scell&eacute;s, le calendrier r&eacute;publicain, des questions de num&eacute;ration, l&#39;appr&eacute;ciation d&#39;ouvrages scientifiques, des demandes d&#39;emploi, la lecture d&#39;ouvrages en allemand, etc.<br \/><br \/>PRISES DE POSITION POLITIQUE.<br \/>Beaucoup de notices biographiques se rapportant &agrave; Arbogast soulignent aussi sa &laquo; mod&eacute;ration &raquo; politique, au sein de l&#39;Assembl&eacute;e l&eacute;gislative et au sein de la Convention nationale. Une des notices qui lui est consacr&eacute;e, dans la Biographie universelle, ancienne et moderne [Paris&nbsp;: Michaud 1811], voulant valoriser ses positions id&eacute;ologiques, plut&ocirc;t favorables aux Girondins, recourt m&ecirc;me &agrave; la description psychologique&nbsp;: &laquo; Son caract&egrave;re doux et timide ne lui permit pas de prendre beaucoup de part aux travaux de ces assembl&eacute;es &raquo;.<br \/><br \/>En ce qui concerne le proc&egrave;s de Louis XVI, &agrave; l&#39;appel nominal des 16 et 17 janvier 1793, il est, sur les sept cent vingt-six d&eacute;put&eacute;s de la Convention nationale ayant pris part au vote, parmi les deux cent quatre-vingt dix d&eacute;put&eacute;s qui ne votent pas la mort&nbsp;: il pr&eacute;conise la d&eacute;tention jusqu&#39;&agrave; la paix, et ensuite le bannissement.<br \/><br \/>Apr&egrave;s Thermidor [27 juillet 1794] et l&#39;ex&eacute;cution de Robespierre, Arbogast fait partie, le 29 octobre 1795, de la Commission de vingt-et-un membres [Monestier&nbsp;; Rivery&nbsp;; Martinel&nbsp;; Arbogast&nbsp;; Baudran&nbsp;; Fran&ccedil;ois, de la Somme&nbsp;; Romme&nbsp;; Reynaud, de la Haute-Loire&nbsp;; Gaultier jeune, des C&ocirc;tes-du-Nord&nbsp;; Lefranc&nbsp;; Gu&eacute;rin, du Loiret&nbsp;; Bonnet, de l&rsquo;Aude&nbsp;; Servi&egrave;re&nbsp;; Hourier-Eloy&nbsp;; Lanthenas&nbsp;; Dubreuil-Chambardel&nbsp;; Ch&eacute;nier&nbsp;; Laa&nbsp;; Vidalot&nbsp;; Marcoz&nbsp;; Boudin] charg&eacute; de faire un rapport sur les pi&egrave;ces contre le conventionnel Jean Baptiste Carrier [1756-1794], rapport qui aboutira &agrave; la mise en accusation de Carrier, puis &agrave; sa condamnation &agrave; mort. <br \/><br \/>AUTRES ACTIVIT&Eacute;S SCIENTIFIQUES.<br \/>En juillet 1793, Arbogast est, avec Joseph Lakanal [1762-1845] et Pierre Claude Fran&ccedil;ois Daunou [1761-1840], l&#39;un des trois membres de la commission charg&eacute;e, par la Convention nationale, d&#39;examiner les premiers essais de l&#39;invention de Claude Chappe [1763-1805] sur l&#39;utilisation du t&eacute;l&eacute;graphe optique. <br \/>Il est pr&eacute;sent, avec Lakanal, le 12 juillet 1793, au cours de l&#39;exp&eacute;rience &agrave; Saint-Martin du Tertre, visant &agrave; transmettre un message entre deux points [M&eacute;nilmontant-&Eacute;couen-Saint-Martin du Tertre] situ&eacute;s &agrave; quarante kilom&egrave;tres de distance. &Agrave; la suite du rapport favorable de Lakanal, la Convention d&eacute;cr&egrave;te la cr&eacute;ation d&#39;une premi&egrave;re ligne Paris-Lille.<br \/><br \/>L&#39;ENSEIGNEMENT DES MATH&Eacute;MATIQUES.<br \/>Nomm&eacute;, par un arr&ecirc;t&eacute; du 5 frimaire an III [25 novembre 1794], avec Joseph Louis Lagrange [1736-1813] et Claude Joseph Ferry [1756-1845], &laquo; instituteur d&#39;analyse &raquo; &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de Travaux Publics [future &Eacute;cole Polytechnique] l&#39;ann&eacute;e de sa cr&eacute;ation [mars 1794], mais, remplac&eacute; par Gaspard Clair Fran&ccedil;ois Marie Riche de Prony [1755-1839], il n&#39;y enseigne pas.<br \/><br \/>ORGANISATION DE L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DU BAS-RHIN, &Agrave; STRASBOURG.<br \/>Louis Alexandre Jard-Panvilliers [1757-1822], &eacute;lu par les Deux-S&egrave;vres comme repr&eacute;sentant du peuple &agrave; la Convention, et d&eacute;sign&eacute;, le 18 germinal an III [7 avril 1795], pour organiser l&#39;Instruction publique dans quatorze nouveaux d&eacute;partements du Nord et de l&#39;Est, charge Arbogast, autour de messidor-thermidor de l&#39;an III [juillet-ao&ucirc;t 1795], de l&#39;organisation de la future &Eacute;cole centrale de Strasbourg.<br \/><br \/>LE JURY D&#39;INSTRUCTION PUBLIQUE PR&Egrave;S L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE.<br \/>Cependant, conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article premier du chapitre deux, du d&eacute;cret du 7 vent&ocirc;se an III, concernant le Jury central d&#39;instruction, adopt&eacute; par la Convention, les professeurs des &eacute;coles centrales doivent, selon l&#39;article 1 du chapitre II du d&eacute;cret du 7 vent&ocirc;se an III [25 f&eacute;vrier 1795], &ecirc;tre examin&eacute;s, &eacute;lus et surveill&eacute;s, &agrave; l&#39;&eacute;chelon du d&eacute;partement, par un &laquo; jury central d&#39;Instruction &raquo; compos&eacute; de membres nomm&eacute;s par le Comit&eacute; d&#39;Instruction publique.<br \/>En compl&eacute;ment de la mission confi&eacute;e &agrave; Arbogast, un jury d&#39;instruction est donc nomm&eacute; pour le Bas-Rhin, &agrave; la suite d&#39;un arr&ecirc;t&eacute; de l&#39;administration d&eacute;partementale du 19 vent&ocirc;se an IV [9 mars 1796].<br \/><br \/>Il est compos&eacute; de cinq membres, initialement les suivants&nbsp;: l&#39;hell&eacute;niste Richard Fran&ccedil;ois Philippe Brunck [1729-1803], ancien commissaire des guerres, o&ugrave; il reste en poste jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s le 12 juin 1803&nbsp;; Fr&eacute;d&eacute;ric Louis Hermann&nbsp;[1741-1800], ancien professeur de botanique, chimie et mati&egrave;re m&eacute;dicale &agrave; l&#39;Universit&eacute; protestante ; l&#39;ancien professeur de l&#39;Universit&eacute; de Strasbourg&nbsp;Jean Louis Alexandre Herrenschneider&nbsp;[1760-1848], ancien professeur de math&eacute;matiques &agrave; l&#39;Universit&eacute; protestante, remplac&eacute; ult&eacute;rieurement par L. de Wangen, ancien administrateur du Bas-Rhin ; le juge suppl&eacute;ant Jean Baptiste Nicolas&nbsp; Grandmougin [1754-1827], ma&icirc;tre de pension et officier municipal de Strasbourg&nbsp;; Jacques Marie Oberlin [1735-1806], directeur du Gymnase [lyc&eacute;e] protestant de Strasbourg.<br \/>&Agrave; ces personnalit&eacute;s, il convient d&#39;ajouter le nom de l&#39;imprimeur-libraire Fran&ccedil;ois Laurent Xavier Levrault [1762-1821]. Et celui du juge Jean Frantz [1761-1818], membre du Directoire du Bas-Rhin, remplac&eacute;, apr&egrave;s sa nomination, en l&#39;an VIII, comme sous-pr&eacute;fet de Wissembourg, par Christophe Guillaume Koch [1737-1813], professeur d&#39;Histoire ancienne de l&#39;Universit&eacute; protestante, administrateur du d&eacute;partement.<br \/>La liste des enseignants propos&eacute;s par le jury d&#39;instruction est valid&eacute;e&nbsp;: Christophe Gu&eacute;rin, pour le dessin&nbsp;; Hermann pour l&#39;Histoire naturelle&nbsp;;&nbsp; Schweigh&auml;user, pour les langues anciennes&nbsp;; Arbogast, pour les &eacute;l&eacute;ments de Math&eacute;matiques&nbsp;; Ehrmann, pour la Physique&nbsp;; Escher, pour la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;; Hullin, pour les Belles-Lettres&nbsp;; Fr&eacute;ville, pour la L&eacute;gislation&nbsp;; Haussner, pour les Langues vivantes.<br \/>Le professeur d&#39;Histoire reste &agrave; nommer [ce sera&nbsp;:&nbsp; Pierre Jean Massenet]. Enfin, compte-tenu du nombre important d&#39;&eacute;l&egrave;ves &agrave; pr&eacute;voir pour le dessin, un professeur adjoint sera n&eacute;cessaire [Joseph Heim est nomm&eacute; provisoirement].<br \/>L&#39;&Eacute;cole centrale du Bas-Rhin sera install&eacute;e dans les locaux de l&#39;ancien Coll&egrave;ge royal [sur l&#39;emplacement de l&#39;actuel lyc&eacute;e Fustel-de-Coulanges, &agrave; l&#39;ombre de la cath&eacute;drale].<br \/><br \/>DATES DE FONCTIONNEMENT DE L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DU BAS-RHIN, &Agrave; STRASBOURG.<br \/>Plusieurs dates, dans leur succession logique, sont &agrave; indiquer.<br \/>L&#39;arr&ecirc;t&eacute; de l&#39;administration d&eacute;partementale du 19 vent&ocirc;se an IV [9 mars 1796], qui d&eacute;cide de la composition du Jury d&#39;Instruction, form&eacute; &agrave; l&#39;origine de cinq membres, charg&eacute; de nommer les professeurs apr&egrave;s examen.<br \/>Le Jury d&#39;Instruction se r&eacute;unit le 1er flor&eacute;al an IV [20 avril 1796] pour examiner les candidats aux diff&eacute;rents postes d&#39;enseignement.<br \/>L&#39;administration d&eacute;partementale, dans sa d&eacute;lib&eacute;ration du 9 thermidor an IV [27 juillet 1796] approuve les choix du jury.<br \/>La date d&#39;ouverture de l&#39;&Eacute;cole centrale du Bas-Rhin est pr&eacute;vue initialement le 1er prairial an IV [20 mai 1796]. Elle est repouss&eacute;e au 1er fructidor an IV [18 ao&ucirc;t 1796].<br \/>Cette ouverture effective intervient environ deux mois, avant la date de la rentr&eacute;e de l&#39;ann&eacute;e scolaire, date habituellement retenue pour le d&eacute;but des cours des &Eacute;coles centrales, &agrave; savoir le 1er brumaire [22 octobre]. Cependant il est probable que le mois de vend&eacute;miaire an IV a du &ecirc;tre consacr&eacute; aux vacances.<br \/><br \/>Quant &agrave; la fermeture de l&#39;&Eacute;cole centrale, elle s&#39;impose &agrave; la suite de la loi g&eacute;n&eacute;rale de l&#39;Instruction publique [dite loi Fourcroy] du 11 flor&eacute;al an X [1er mai 1802], qui pr&eacute;voit, dans son titre IV, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&#39;enseignement primaire et de l&#39;enseignement secondaire, la cr&eacute;ation de lyc&eacute;es&nbsp;: &laquo; Il sera &eacute;tabli des lyc&eacute;es pour l&#39;enseignement des lettres et des sciences. Il y aura un lyc&eacute;e au moins par arrondissement de chaque tribunal d&#39;appel &raquo;. <br \/>Aussi la distribution des prix du 20 fructidor an X [7 septembre 1802] est-elle la derni&egrave;re distribution des prix de l&#39;&Eacute;cole. La fermeture de l&#39;&Eacute;cole centrale du bas-Rhin sera effective au 1er fructidor an XI [20 ao&ucirc;t 1803].<br \/><br \/>PROFESSEUR &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DU D&Eacute;PARTEMENT DU BAS-RHIN.<br \/>Arbogast est titulaire de la chaire de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Bas-Rhin [Strasbourg], sur les sept ann&eacute;es d&#39;existence de l&#39;&Eacute;cole centrale. De l&#39;ouverture effective de l&#39;&Eacute;cole, le 1er fructidor an IV [18 ao&ucirc;t 1796], jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s, le 18 germinal an XI [8 avril 1803]. <br \/>Sa mort intervient donc quelques mois avant la fermeture d&eacute;finitive de l&#39;&Eacute;cole le 1er fructidor an XI [20 ao&ucirc;t 1803]. <br \/>Il n&#39;est pas remplac&eacute;. D&#39;autant que la loi du 11 flor&eacute;al an X [1er mai 1802], indiquant que &laquo; L&#39;instruction sera donn&eacute;e : premi&egrave;rement, dans des &eacute;coles primaires, &eacute;tablies par les communes ; deuxi&egrave;mement, dans des &eacute;coles secondaires &eacute;tablies par les communes ou tenues par des ma&icirc;tres particuliers ; troisi&egrave;mement, dans des lyc&eacute;es ou des &eacute;coles sp&eacute;ciales entretenus aux frais du Tr&eacute;sor public &raquo; inscrit en contrepoint la suppression d&eacute;finitive des &Eacute;coles centrales.<br \/><br \/>Au sein de l&#39;&Eacute;cole, Arbogast fait ainsi partie de la deuxi&egrave;me section d&#39;une &eacute;quipe de neuf enseignants. <br \/>Une premi&egrave;re section ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum douze ans, avec le Dessin, enseign&eacute; par Christophe Gu&eacute;rin [1758-1831], ma&icirc;tre de la monnaie de Strasbourg [1788-1792], professeur en titre assist&eacute; par Joseph Heim, ancien professeur de dessin et de peinture au coll&egrave;ge national de Strasbourg&nbsp;; l&#39;Histoire naturelle, enseign&eacute;e par Jean Hermann [1738-1800], professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole de Sant&eacute;, lui aussi associ&eacute; non r&eacute;sidant de l&#39;Institut national dans la Classe des Sciences Math&eacute;matiques et Physiques, section d&#39;Anatomie et Zoologie&nbsp;; puis, &agrave; partir d&#39;octobre 1800, par Fr&eacute;d&eacute;ric Louis Hammer [1762-1837], ancien &eacute;l&egrave;ve de la premi&egrave;re &Eacute;cole normale de l&#39;an III [janvier-mai 1795] ; les Langues anciennes, enseign&eacute;es par Johannes Schweigh&auml;user [1742-1830], &eacute;diteur de textes philosophiques de l&#39;Antiquit&eacute;, lui aussi associ&eacute; non r&eacute;sidant de l&#39;Institut national dans la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts, section des Langues anciennes. <br \/><br \/>Une deuxi&egrave;me section ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum quatorze ans, avec les Math&eacute;matiques, enseign&eacute;es par&nbsp;Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast [1759-1803] ; les Sciences physiques et la Chimie exp&eacute;rimentales, enseign&eacute;es par Louis Fr&eacute;d&eacute;ric Ehrmann [1741-1800], professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole de Sant&eacute;, puis, apr&egrave;s son d&eacute;c&egrave;s, par Jean Louis Alexandre Herrenschneider [1760-1843], professeur de math&eacute;matiques &agrave; l&#39;Universit&eacute; protestante. <br \/><br \/>Une troisi&egrave;me section ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum seize ans, avec la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, enseign&eacute;e par Jean Baptiste Escher [1755-1814], ancien professeur d&#39;humanit&eacute;s au coll&egrave;ge anglais de Saint-Omer ; les Belles-Lettres, enseign&eacute;es par Pierre Hullin [1770-1851], qui vient d&#39;&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; de l&#39;arm&eacute;e ; l&#39;Histoire, enseign&eacute;e par Pierre Jean Massenet [1748-1824], ancien inspecteur des &eacute;coles primaires de S&eacute;lestat ; la L&eacute;gislation, enseign&eacute;e par Fr&eacute;ville, originaire de Paris&nbsp;; puis &agrave; partir du 5 frimaire an VII [25 novembre 1798] par Louis Goureau [1754-?], ancien professeur d&#39;Histoire naturelle &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de l&#39;Yonne [Auxerre]. &nbsp;<br \/>Enfin le Biblioth&eacute;caire de l&#39;&Eacute;cole est J&eacute;r&eacute;mie Jacques Oberlin [1735-1806], ancien directeur du Gymnase [lyc&eacute;e] de Strasbourg, biblioth&eacute;caire de l&#39;Universit&eacute; protestante, lui aussi associ&eacute; non r&eacute;sidant de l&#39;Institut national dans la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts [troisi&egrave;me classe], section des Antiquit&eacute;s et Monuments.<br \/><br \/>Tandis qu&#39;il est enseignant &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale, Arbogast publie, en 1800, un ensemble de sept articles, sous le titre&nbsp;: Du calcul des d&eacute;rivations&nbsp;; par L. F. A. Arbogast, de l&#39;Institut national de France, professeur de math&eacute;matiques &agrave; Strasbourg [&Agrave; Strasbourg&nbsp;: de l&#39;imprimerie de Levrault fr&egrave;res. In-4, XXII+404 p., an VIII (1800)]. Il y emploie le terme de &laquo;&nbsp;factorielle&nbsp;&raquo; pour d&eacute;signer le produit des premiers entiers naturels non nuls. <br \/>L&#39;ouvrage est num&eacute;ris&eacute;&nbsp;par le Service de la Documentation de l&#39;Universit&eacute; de Strasbourg : http:\/\/docnum.u-strasbg.fr\/cdm\/compoundobject\/collection\/coll7\/id\/40373\/rec\/4<br \/><br \/>ASSOCI&Eacute; &Agrave; L&#39;INSTITUT, DANS LA CLASSE DES SCIENCES PHYSIQUES ET MATH&Eacute;MATIQUES.<br \/>Arbogast est &eacute;lu, le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non r&eacute;sidant de l&#39;Institut national, dans la Classe de Sciences Physiques et Math&eacute;matiques [premi&egrave;re classe], section de Math&eacute;matiques.<br \/>Les six associ&eacute;s de la section de Math&eacute;matiques sont&nbsp;initialement, en f&eacute;vrier-mars 1796, dans l&#39;ordre des nominations : <br \/>Jean &Eacute;tienne Montucla [1725-1799], &agrave; Versailles [&agrave; l&#39;&eacute;poque Seine-et-Oise, aujourd&#39;hui Yvelines]&nbsp;; Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast [1759-1803], &agrave; Strasbourg&nbsp;[Bas-Rhin] ; Nicolas Claude Duval-Le Roy [1731-1810], &agrave; Brest [Finist&egrave;re]&nbsp;; Nicolas Lallemand [1739-1829], &agrave; Reims [Marne]&nbsp;; Pierre T&eacute;denat [1755-1832], &agrave; St Geniez [Aveyron]&nbsp;; Pierre L&eacute;v&ecirc;que [1746-1814], &agrave; Nantes [Loire-Inf&eacute;rieure, aujourd&#39;hui Loire-Atlantique].<br \/>La composition de cette section reste relativement stable&nbsp;: Jean &Eacute;tienne Montucla d&eacute;c&egrave;de en 1799. Jean Baptiste Biot [1774-1862] est &eacute;lu en 1800. Pierre L&eacute;v&ecirc;que devient membre r&eacute;sidant le 5 germinal an IX [26 mars 1801]. Aussi la liste d&eacute;finitive de la section de math&eacute;matiques, pour les associ&eacute;s non r&eacute;sidants, s&#39;&eacute;tablit-elle comme suit&nbsp;: Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast [1759-1803], &agrave; Strasbourg&nbsp;[Bas-Rhin] ; Nicolas Claude Duval-Le Roy [1731-1810], &agrave; Brest [Finist&egrave;re]&nbsp;; Nicolas Lallemand [1739-1829], &agrave; Reims [Marne]&nbsp;; Pierre T&eacute;denat [1755-1832], &agrave; St Geniez [Aveyron]&nbsp;; Jean Baptiste Biot [1774-1862], &agrave; Beauvais [Oise]. <br \/>&nbsp;<br \/>CORRESPONDANT DE LA CLASSE DES SCIENCES PHYSIQUES, SECTION DE G&Eacute;OM&Eacute;TRIE.<br \/>Alors que Napol&eacute;on Bonaparte est devenu consul &agrave; vie [1802], l&#39;arr&ecirc;t&eacute; des trois consuls du 3 pluvi&ocirc;se an XI [23 janvier 1803], porte de trois &agrave; quatre le nombre des Classes, et supprime la classe des Sciences morales et politiques [ancienne deuxi&egrave;me classe] .<br \/>La position d&#39;&laquo; associ&eacute; non r&eacute;sidant &raquo; est supprim&eacute;e, et remplac&eacute;e par celle de &laquo; correspondant &raquo;. <br \/><br \/>Ainsi Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast est nomm&eacute;, en 1803, correspondant de la Classe des Sciences Physiques et Math&eacute;matiques, dans la section de G&eacute;om&eacute;trie [le terme de G&eacute;om&eacute;trie se substituant au nom de Math&eacute;matiques]. <br \/>La liste des cinq correspondants de la section de G&eacute;om&eacute;trie, sur les six pr&eacute;vus, pour la Classe des Sciences Physiques et Math&eacute;matiques, se pr&eacute;sente au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1803 comme suit&nbsp;:<br \/>Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast [1759-1803], &agrave; Strasbourg&nbsp;[Bas-Rhin] ; Nicolas Claude Duval-Le Roy [1731-1810], &agrave; Brest [Finist&egrave;re]&nbsp;; Nicolas Lallemand [1739-1829], &agrave; Reims [Marne]&nbsp;; Pierre T&eacute;denat [1755-1832], &agrave; St Geniez [Aveyron]&nbsp;; Pierre L&eacute;v&ecirc;que [1746-1814], &agrave; Nantes [Loire-Inf&eacute;rieure].<br \/><br \/>D&eacute;c&eacute;d&eacute; le 8 avril 1803, &agrave; Strasbourg, Arbogast est remplac&eacute; par Barnaba Oriani [1752-1832], &agrave; Milan, &eacute;lu le 2 juillet 1804, correspondant de la Classe des Sciences, dans la section de G&eacute;om&eacute;trie.<br \/><br \/>CARRI&Egrave;RE ACAD&Eacute;MIQUE EN BREF.<br \/>Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast a &eacute;t&eacute; &eacute;lu le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], comme associ&eacute; non r&eacute;sidant, &agrave; l&#39;Institut national, organis&eacute; quelques mois auparavant, par la loi du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], promulgu&eacute;e par la Convention nationale. Il a alors trente-six ans.<br \/>Arbog","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme beaucoup de ceux qui ont v&eacute;cu la p&eacute;riode tumultueuse de la  R&eacute;volution fran&ccedil;aise, Louis Fran&ccedil;ois Antoine Arbogast a men&eacute; une  existence particuli&egrave;rement diverse, o&ugrave; se succ&egrave;dent et s&#39;entrecroisent  plusieurs vies. Avocat, math&eacute;maticien d&#39;envergure internationale, homme  politique s&#39;int&eacute;ressant &agrave; l&#39;Instruction publique, professeur d&#39;&Eacute;cole  centrale, associ&eacute; &agrave; l&#39;Institut national d&egrave;s sa cr&eacute;ation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-282","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=282"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/282\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}