{"id":272,"date":"2014-10-01T19:55:41","date_gmt":"2014-10-01T19:55:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-10-01T19:55:41","modified_gmt":"2014-10-01T19:55:41","slug":"Binet-Rene-1732-1812-premier-proviseur-du-lycee-Condorcet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Binet-Rene-1732-1812-premier-proviseur-du-lycee-Condorcet.html","title":{"rendered":"Binet, Ren\u00e9 (1732-1812), premier proviseur du lyc\u00e9e Condorcet"},"content":{"rendered":"<em>Avec la biographie de Ren&eacute; Binet, on prend connaissance de la structure et de l&#39;enseignement des &Eacute;coles centrales des d&eacute;partements [1796-1802]. Ce recteur de l&#39;ancienne Universit&eacute; y est, &agrave; Paris, professeur de Langues anciennes &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on. Sa carri&egrave;re le conduit &agrave; devenir [1804] le premier proviseur du lyc&eacute;e Bonaparte (Condorcet).<\/em><!--more--><div><br \/><\/div><div>Fonction d&#39;autorit&eacute; qui ne lui fait pas oublier sa d&eacute;marche de lettr&eacute; : traduction de Meiners, d&#39;Horace, de Val&egrave;re Maxime, de Virgile.<\/div><div><br \/><\/div><div>Binet, Ren&eacute; [1732-1812]. N&eacute; le 23 janvier 1732, &agrave; Notre-Dame du-Thil, pr&egrave;s de Beauvais [aujourd&#39;hui d&eacute;partement de l&#39;Oise] ; mort le 31 octobre 1812, &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tudes &agrave; Paris, au coll&egrave;ge Saint-Barbe. Entre dans la carri&egrave;re de l&#39;enseignement et d&eacute;bute en &eacute;tant &laquo; ma&icirc;tre de quartier &raquo;, autrement dit ma&icirc;tre d&#39;internat. Mais tr&egrave;s vite devient enseignant.<\/div><div>Nomm&eacute; professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire. Puis, &agrave; Paris, au coll&egrave;ge du Plessis. Il y enseigne la rh&eacute;torique jusqu&#39;&agrave; la suppression de l&#39;&eacute;tablissement en 1792-1793.<\/div><div><br \/><\/div><div>1770-1793. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE AU COLL&Egrave;GE DU PLESSIS.<\/div><div>Le coll&egrave;ge du Plessis, appel&eacute; &eacute;galement Plessis-Sorbonne, situ&eacute; rue Saint-Jacques [sur l&#39;emplacement actuel de Louis-le-Grand], fait partie, en 1789, de l&#39;un des dix coll&egrave;ges parisiens de plein exercice, c&#39;est &agrave; dire assurant toutes les classes, en activit&eacute; : Coll&egrave;ge Louis-le-Grand ; du Cardinal Lemoine, des Grassins, d&rsquo;Harcourt, de La Marche, Lisieux, Montaigu, Navarre, du Plessis et des Quatre-Nations.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ren&eacute; Binet y est, de 1770 &agrave; 1793, professeur de rh&eacute;torique.<\/div><div><br \/><\/div><div>1779-1781. UNE PREMI&Egrave;RE FOIS RECTEUR DE L&#39;UNIVERSIT&Eacute; DE PARIS.<\/div><div>En 1779, alors qu&#39;il a quarante-sept ans, Ren&eacute; Binet est &eacute;lu par ses coll&egrave;gues Recteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris. Il reste dans cette fonction pendant deux ans [1779-1781], puis est remplac&eacute; par Pierre Mathias* Charbonnet [1733-1815], recteur de 1781 &agrave; 1784. Pierre Mathias Charbonnet qu&#39;on retrouvera plus tard comme professeur de Langues anciennes &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la rue Antoine du d&eacute;partement de la Seine.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est dans cette fonction de recteur de l&#39;Universit&eacute;, que Ren&eacute; Binet s&#39;oppose &agrave; Thomas Royou, licenci&eacute; en th&eacute;ologie et professeur de philosophie en l&#39;Universit&eacute;, comme l&#39;indique un factum [Paris : imprimerie de J.-C. Desaint, imprimeur du Ch&acirc;telet, rue Saint-Jacques. In-4, 24 p., 1780]. Ce Thomas Marie Royou [1743-1792], chapelain de l&#39;Ordre de St. Lazare, professeur de philosophie au coll&egrave;ge Louis-le-Grand, qui deviendra c&eacute;l&egrave;bre sous la R&eacute;volution, avec l&#39;Ami du Roi, journal qu&#39;il fonde le 1er septembre 1790, pour lutter contre les id&eacute;es r&eacute;volutionnaires. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1791-1792. REN&Eacute; BINET FAISANT FONCTION DE RECTEUR.<\/div><div>&Agrave; nouveau, mais cette fois en 1791, Ren&eacute; Binet est nomm&eacute; par la municipalit&eacute; de Paris, pour faire fonction de recteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris. Il exerce cette fonction en 1791 et en 1792, alors qu&#39;il continue d&#39;enseigner la rh&eacute;torique au coll&egrave;ge du Plessis.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est &agrave; ce titre de &laquo; faisant les fonctions de recteur &raquo; qu&#39;il participe &agrave; la distribution des prix, l&#39;an quatri&egrave;me de la libert&eacute; [1792], o&ugrave; Fran&ccedil;ois de* La Place [1757-1823], professeur d&#39;humanit&eacute;s au coll&egrave;ge de Louis-le-Grand, et futur professeur d&#39;&Eacute;loquence latine &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1810-1823], proclame le &laquo; nom des athl&egrave;tes qui ont m&eacute;rit&eacute; les couronnes &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est &eacute;galement en fonction de cette charge, que Ren&eacute; Binet publie : Observations pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; Messieurs du comit&eacute; d&#39;instruction publique, au sujet de l&#39;emploi provisoire d&#39;une partie des revenus de l&#39;Universit&eacute; de Paris, propos&eacute; par le d&eacute;partement [Paris : Imprimerie de Seguy-Thiboust. In-4, 8 p., 1792]. Sign&eacute; par Ren&eacute; Binet le 27 f&eacute;vrier 1792.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1783-1843. TRADUCTION DES OEUVRES D&#39;HORACE ET R&Eacute;&Eacute;DITIONS.<\/div><div>Ren&eacute; Binet fait para&icirc;tre en 1783 : Les Oeuvres d&#39;Horace, traduites en fran&ccedil;ois par Ren&eacute; Binet. Nouvelle Edition, revue et retouch&eacute;e avec soin par l&#39;auteur [&Agrave; Paris : De l&#39;imprimerie de J. Ch. Desaint, Chez l&#39;auteur. Chez Colas, Libraire, et se trouve chez les principaux libraires de France. Deux volumes in-12, XXIV, 25-64 [i.e. 44], 363, [1] p.; [4], 463 [i.e. 485], [3] p., M.DCC.LXXXIII]. Approbation du 15 mai 1783. Privil&egrave;ge du 18 juin 1783.<\/div><div>Imprim&eacute; avec un colophon. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en regard.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme deuxi&egrave;me &eacute;dition, en 1802 : Les Oeuvres d&#39;Horace, traduites en fran&ccedil;ois par Ren&eacute; Binet. Nouvelle Edition, revue et retouch&eacute;e avec soin par l&#39;auteur [&Agrave; Paris : Place Sorbonne, chez Colas, Libraire. Deux volumes in-18. An X de la R&eacute;publique fran&ccedil;oise ]. Avec une Addition &agrave; la Pr&eacute;face [de la premi&egrave;re &eacute;dition]. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en regard.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme troisi&egrave;me &eacute;dition, en 1809 : Traduction des Oeuvres d&#39;Horace par M. Ren&eacute; Binet, Proviseur du Lyc&eacute;e Bonaparte, ancien Recteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris, ancien Professeur de Litt&eacute;rature et de Rh&eacute;torique &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire, au Coll&egrave;ge du Plessis-Sorbonne, et &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on. Troisi&egrave;me &eacute;dition, revue par l&#39;auteur. &nbsp;[&Agrave; Paris : chez Colas, Libraire, place Sorbonne, n&deg;4. Deux volumes in-12, XLVIII+300+392 pp., 1809]. Reprend la Pr&eacute;face de la premi&egrave;re &eacute;dition [XV pages] et l&#39;Addition &agrave; la Pr&eacute;face pour la seconde &Eacute;dition]. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en regard.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme quatri&egrave;me &eacute;dition, en 1816, revue par M. Jannet, d&#39;apr&egrave;s la troisi&egrave;me &eacute;dition donn&eacute;e par l&#39;auteur en 1809. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en regard.<\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme cinqui&egrave;me &eacute;dition, en 1823. [Paris : D&eacute;trez. Deux volumes in-16, 1823]. Texte latin et traduction fran&ccedil;aise en regard.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme sixi&egrave;me &eacute;dition, en 1827. Traduction des Oeuvres d&#39;Horace, par M. Ren&eacute; Binet, proviseur du Coll&egrave;ge Bourbon, ancien recteur de l&#39;universit&eacute; de Paris, ancien professeur de litt&eacute;rature et de rh&eacute;torique &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire, au coll&egrave;ge de Plessis-Sorbonne, &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on. De la Soci&eacute;t&eacute; libre des sciences, lettres et arts de Paris, auteur de plusieurs traductions. Revue par M. No&euml;l, Inspecteur G&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes, Membre de la L&eacute;gion d&#39;honneur et de plusieurs soci&eacute;t&eacute;s litt&eacute;raires. [Paris : chez D&eacute;trez, libraire, successeur de M. Colas, place Sorbonne, n&deg; 4. Deux volumes in-12 [4]XLIV-306+[4]-382 pp., 1827]. Texte original latin et traduction fran&ccedil;aise en regard. Faux titre &agrave; chaque tome.<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme septi&egrave;me &eacute;dition, en 1835. Oeuvres d&#39;Horace. Traduction nouvelle [&hellip;] par Ren&eacute; Binet [&#8230;] avec le texte en regard [Paris : A. Poilleux]. Nouvelle &eacute;dition enti&egrave;rement revue et corrig&eacute;e [&#8230;] par L. Liskenne. L&#39;ouvrage para&icirc;t dans une collection intitul&eacute;e : Biblioth&egrave;que classique latine-fran&ccedil;aise &agrave; l&#39;usage des ma&icirc;tres.<\/div><div>La m&ecirc;me ann&eacute;e para&icirc;t dans la Collection de classiques latins &agrave; l&#39;usage des &eacute;l&egrave;ves : Quinti Horatii Flacci Carmina. Nouvelle &eacute;dition, enti&egrave;rement revue et corrig&eacute;e, enrichie de notes arch&eacute;ologiques et grammaticales, d&#39;une m&eacute;trique compl&egrave;te des odes et d&#39;une notice sur Horace par L. Liskenne [Paris : A. Poilleux. In-18, XVI-312 p., 1835].<\/div><div>Louis Liskenne [1799-1873] traducteur et &eacute;diteur d&#39;auteurs grecs et latins [&Eacute;sope, Hom&egrave;re, X&eacute;nophon, Cic&eacute;ron, Pline].<\/div><div><br \/><\/div><div>R&eacute;&eacute;dit&eacute;, comme huiti&egrave;me &eacute;dition, en 1843. Les Oeuvres d&#39;Horace, avec la traduction de M. Ren&eacute; Binet, ancien recteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris, ancien professeur de litt&eacute;rature et de rh&eacute;torique &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire et au coll&egrave;ge de Plessis-Sorbonne, etc. Huiti&egrave;me &eacute;dition [Bruxelles : publi&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; nationale pour la propagation des bons livres. G&eacute;rant, Ch. J. de Mat. Rue de la Batterie, n&deg;24. 1843].<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. HISTOIRE DE LA D&Eacute;CADENCE DES MOEURS CHEZ LES ROMAINS.<\/div><div>Sous le titre Histoire de la d&eacute;cadence des m&oelig;urs chez les Romains et de ses effets dans les derniers temps de la R&eacute;publique, Ren&eacute; Binet fait para&icirc;tre, en 1795, une traduction de l&#39;allemand en fran&ccedil;ais de l&#39;ouvrage de Christoph Meiners [1747-1810], professeur de philosophie &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Gottingue : Geschichte des Verfalls der Sitten und der Staatsverfassung des R&ouml;mer, paru initialement en 1782 [Leipzig : Weidmanns Erben und Reich. 1782], et r&eacute;&eacute;dit&eacute; en Allemagne en 1791.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;ouvrage para&icirc;t en l&#39;an III [1794-1795] : &nbsp;Histoire de la d&eacute;cadence des m&oelig;urs chez les Romains et de ses effets dans les derniers tems de la R&eacute;publique ; traduite de l&#39;Allemand de C. Meiners, professeur ordinaire de philosophie &agrave; Gottingue ; par Ren&eacute; Binet, ancien recteur de l&#39;universit&eacute; de Paris, et professeur &eacute;m&eacute;rite de rh&eacute;torique ; nomm&eacute; professeur de langues anciennes des &eacute;coles centrales du d&eacute;partement de Paris [&Agrave; Paris : chez H. J. Jansen et Comp. Place du Mus&eacute;um. In-12, XXXV-526 p., an troisi&egrave;me de la R&eacute;publique fran&ccedil;oise].<\/div><div>Il est r&eacute;&eacute;dit&eacute;, chez le m&ecirc;me &eacute;diteur, en l&#39;an V [1796-1797].<\/div><div><br \/><\/div><div>G&eacute;rard Laudin, dans son article &laquo; Christoph Meiners, lecteur de Montesquieu, et son traducteur dans la France r&eacute;volutionnaire &raquo;, publi&eacute; dans l&#39;ouvrage collectif : Historiographie de l&rsquo;antiquit&eacute; et transferts culturels [2010] indique : &laquo; En 1782, le philosophe allemand Christoph Meiners publie un ouvrage qui reprend nombre de perspectives exprim&eacute;es par Montesquieu &agrave; propos de la grandeur et de la d&eacute;cadence des Romains, mais il met l&#39;accent sur les facteurs &eacute;conomiques de dislocation de l&#39;&Eacute;tat. En 1794, le latiniste parisien Ren&eacute; Binet vante les m&eacute;rites de l&#39;&eacute;tude de Meiners tout en retenant des th&egrave;ses apparaissant comme un commentaire indirect des &eacute;v&egrave;nements r&eacute;volutionnaires fran&ccedil;ais &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>OCTOBRE 1795. LA MISE EN PLACE DES &Eacute;COLES CENTRALES.<\/div><div>D&eacute;j&agrave; l&#39;Assembl&eacute;e constituante [17 juin 1789-1er octobre 1791], puis l&#39;Assembl&eacute;e Nationale l&eacute;gislative [1er octobre 1791-21 septembre 1792] ont eu, plus ou moins directement, &agrave; conna&icirc;tre de plusieurs projets d&#39;instruction publique et d&#39;&eacute;ducation : Villier [1789], Daunou [1790], Gu&eacute;roult [1790], Mirabeau, dans des cahiers posthumes [1791], Ferlus [juillet 1791], Talleyrand [septembre 1791], Condorcet [avril 1792].<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans le temps de la Convention nationale [21 septembre 1792-26 octobre 1795] d&#39;autres projets, tr&egrave;s nombreux, se font jour : Bancal des Issarts [d&eacute;cembre 1792], Rabaut Saint &Eacute;tienne [d&eacute;cembre 1792], Romme [d&eacute;cembre 1792], Lepeletier, pr&eacute;sent&eacute; par Robespierre [juillet 1793], Daunou [juillet 1793], Thibaudeau [ao&ucirc;t 1793], Bouquier [d&eacute;cembre 1793], Bar&egrave;re [juin 1794].<\/div><div>Apr&egrave;s le 9 thermidor [27 juillet 1794] et l&#39;ex&eacute;cution de Maximilien de Robespierre, les projets prendront, &nbsp;sous la Convention thermidorienne, d&#39;autres orientations.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est &agrave; partir du Rapport Lakanal [d&eacute;cembre 1794], son adoption [f&eacute;vrier 1795], et les nombreuses propositions &nbsp;et contre-propositions, qui le soutiennent, s&#39;y opposent et l&#39;am&eacute;nagent, que le rapport Daunou est finalement &laquo; pr&eacute;sent&eacute; au nom de la Commission des Onze et du Comit&eacute; d&#39;Instruction publique &raquo;, le 15 octobre1795. Il est adopt&eacute; par la Convention le 25 octobre 1795 [3 brumaire an IV], sous le libell&eacute; de D&eacute;cret sur l&#39;organisation de l&#39;instruction publique.<\/div><div>Son titre II, avec ses douze articles, porte sur les &laquo; &Eacute;coles centrales &raquo;.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>F&Eacute;VRIER 1795. JURY D&#39;INSTRUCTION DU D&Eacute;PARTEMENT DE LA SEINE.<\/div><div>Dans le cadre de ce texte, souvent appel&eacute; Loi Daunou, du nom de son inspirateur et rapporteur, le Comit&eacute; d&#39;Instruction publique poursuit son activit&eacute;.<\/div><div>Ainsi, le Comit&eacute; d&#39;instruction publique nomme, le 10 vent&ocirc;se an III [28 f&eacute;vrier 1795], pour le d&eacute;partement de la Seine [Paris], un jury central d&#39;instruction. Ce dernier est compos&eacute;, comme le voudra l&#39;usage pour chacun des d&eacute;partements de la R&eacute;publique, de trois personnalit&eacute;s : Pierre Simon Laplace [1749-1827], Dominique Joseph Garat [1749-1833], Jean Jacques Barth&eacute;l&eacute;my [1716-1795], remplac&eacute;, &agrave; la suite de son d&eacute;c&egrave;s, par Joseph Louis Lagrange [1736-1813].<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est ce jury central d&#39;instruction du d&eacute;partement de la Seine qui &eacute;lit, le mois suivant en germinal an III [mars-avril 1795], les professeurs affect&eacute;s aux &Eacute;coles centrales de Paris, sans que soit pr&eacute;cis&eacute; tout d&#39;abord dans quelle &Eacute;cole parisienne ils enseigneront, et sans que la liste des enseignements soit d&eacute;finitivement arr&ecirc;t&eacute;e [leur nombre suppos&eacute; varie, selon les propositions et les contre-propositions, de quatorze &agrave; onze. La loi retiendra finalement neuf professeurs, plus un biblioth&eacute;caire].&nbsp;<\/div><div>C&#39;est donc &agrave; cette date [mars-avril 1795] que Ren&eacute; Binet, alors dans sa soixante-troisi&egrave;me ann&eacute;e, avec une petite trentaine de personnalit&eacute;s, est nomm&eacute; pour &ecirc;tre un futur professeur d&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Seine.<\/div><div><br \/><\/div><div>JUIN-JUILLET 1795. DES LOCAUX POUR LES NOUVELLES &Eacute;COLES.<\/div><div>Enfin c&#39;est en juin-juillet 1795 [messidor an III] que sont d&eacute;sign&eacute;s des locaux, alors relativement inemploy&eacute;s, qui pourraient &ecirc;tre affect&eacute;s aux cinq &eacute;coles centrales de Paris, qui sont initialement pr&eacute;vues [mais dont seulement trois verront le jour] :&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le b&acirc;timent des Quatre-Nations. On y acc&egrave;de par le quai, rive gauche, qui longe la Seine, ancien quai de Nesles ou quai de Nevers ; devenu en 1781, quai de la Monnaie, puis quai de l&#39;Unit&eacute;, et enfin, &agrave; partir de 1814, quai de Conti. &nbsp;<\/div><div>Jusqu&#39;en 1792, c&#39;est un coll&egrave;ge, pr&eacute;vu dans le testament de Mazarin, et commen&ccedil;ant &agrave; fonctionner en 1763, &agrave; l&#39;origine pour recevoir, comme boursiers, de jeunes gentilshommes, &eacute;l&egrave;ves venant des quatre pays conquis par Louis XIV [Artois, Alsace, Roussillon-Cerdagne, Pi&eacute;mont].&nbsp;<\/div><div>De 1792 &agrave; 1793, c&#39;est une maison d&#39;arr&ecirc;t. &Agrave; partir de 1793, c&#39;est le si&egrave;ge du Comit&eacute; de Salut public.&nbsp;<\/div><div>En juin-juillet 1795, le lieu est d&eacute;sign&eacute; pour &ecirc;tre le local de l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations, qui sera inaugur&eacute;e le 20 mai 1796, et qui fonctionnera jusqu&#39;en 1801.&nbsp;<\/div><div>Ensuite de quoi, s&#39;y installera l&#39;&Eacute;cole des Beaux-Arts [1801-1805], puis enfin en 1805, l&#39;Institut de France, dont c&#39;est encore le palais.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le b&acirc;timent du Val-de-Gr&acirc;ce. Ancienne abbaye b&eacute;n&eacute;dictine royale du Val-de-Gr&acirc;ce, b&acirc;tie au XVII &egrave;me si&egrave;cle. Ferm&eacute;e en 1793, &agrave; la suite de la suppression des ordres religieux d&eacute;cid&eacute;e par la Convention. Il n&#39;est pas donn&eacute; suite au projet d&#39;attribuer ces locaux &agrave; une &Eacute;cole centrale, qui e&ucirc;t &eacute;t&eacute;, pense-t&#39;on, trop excentr&eacute;e par rapport au quartier latin.&nbsp;<\/div><div>Le b&acirc;timent sera transform&eacute;, &agrave; la fin du XVIII &egrave;me si&egrave;cle, en h&ocirc;pital militaire : aujourd&#39;hui H&ocirc;pital du Val-de-Gr&acirc;ce.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le b&acirc;timent de la ci-devant Conception Honor&eacute;. Il s&#39;agit du monast&egrave;re des Filles de la Conception, &eacute;tabli, depuis 1637, rue [saint] Honor&eacute;, au coin de la rue Neuve-du-Luxembourg.&nbsp;<\/div><div>Il ne sera pas donn&eacute; suite &agrave; son attribution &agrave; une &Eacute;cole centrale.&nbsp;<\/div><div>Sur le terrain du couvent, d&eacute;moli dans les ann&eacute;es 1790, seront construites des maisons particuli&egrave;res.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le b&acirc;timent &nbsp;du ci-devant prieur&eacute; Martin. Il se situe rue Martin [aujourd&#39;hui rue Saint-Martin]. Apr&egrave;s la suppression des ordres religieux [1790] et des congr&eacute;gations religieuses [1792], les b&acirc;timents sont transform&eacute;s, &agrave; l&#39;initiative &nbsp;de L&eacute;onard Bourdon en &laquo; &eacute;cole patriotique et nationale&raquo;, plac&eacute; sous les auspices du Directoire et de la municipalit&eacute; de Paris, sous le titre d&#39;&Eacute;cole des Jeunes fran&ccedil;ais, &eacute;l&egrave;ves de la Patrie, en tant qu&#39;orphelins. Cet &eacute;tablissement, qui re&ccedil;oit de nombreux boursiers, fonctionne de 1792 &agrave; 1795. Il n&#39;y sera pas &eacute;tabli d&#39;&Eacute;cole centrale.&nbsp;<\/div><div>En juin 1798, s&#39;y installe le Conservatoire des Arts et M&eacute;tiers.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le b&acirc;timent des ci-devant J&eacute;suites ou Minimes. Il se situe rue Antoine [aujourd&#39;hui rue Saint-Antoine], o&ugrave; se trouve install&eacute;e depuis 1763 [jusqu&#39;en 1790] la Biblioth&egrave;que publique de la Ville de Paris. Cette biblioth&egrave;que occupe le site de l&#39;ancienne &laquo; maison professe des J&eacute;suites], qui ont &eacute;t&eacute; proscrits de France en 1763.&nbsp;<\/div><div>il y sera &eacute;tabli l&#39;&Eacute;cole centrale de la rue Antoine, qui sera inaugur&eacute;e le 22 octobre 1797, et qui &nbsp;fonctionnera jusqu&#39;en 1801. En 1802, y sera install&eacute; le lyc&eacute;e Charlemagne.<\/div><div><br \/><\/div><div>On sait que finalement seulement trois &Eacute;coles centrales du d&eacute;partement de la Seine verront le jour : l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations [aujourd&#39;hui Institut de France] ; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on fran&ccedil;ais [aujourd&#39;hui lyc&eacute;e Henri-IV], &eacute;tablie dans l&#39;ancienne abbaye Sainte-Genevi&egrave;ve, appel&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;poque &laquo; le carr&eacute; Genevi&egrave;ve &raquo;, toutes deux inaugur&eacute;es le 1er prairial an IV [20 mai 1796] ; l&#39;&Eacute;cole centrale de la rue Antoine, [aujourd&#39;hui lyc&eacute;e Charlemagne], inaugur&eacute;e le 1er brumaire an VI [22 octobre 1797].<\/div><div>{mospagebreak}<\/div><div>STRUCTURE G&Eacute;N&Eacute;RALE DE L&#39;ENSEIGNEMENT DES &Eacute;COLES CENTRALES.<\/div><div>La structure de l&#39;enseignement des &Eacute;coles centrales est d&eacute;finitivement arr&ecirc;t&eacute;e par la loi du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], dite loi Daunou, du nom de son instigateur et rapporteur aupr&egrave;s de la Convention.<\/div><div>L&#39;enseignement, finalement de neuf mati&egrave;res, y est structur&eacute; en trois sections.<\/div><div>Une premi&egrave;re section, ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum douze ans : comprenant un enseignement de Dessin ; d&#39;Histoire naturelle ; de Langues anciennes.<\/div><div>Une seconde section, ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum quatorze ans : comprenant un enseignement d&#39;&Eacute;l&eacute;ments de math&eacute;matiques ; de Sciences physique et de Chimie exp&eacute;rimentales.&nbsp;<\/div><div>Une troisi&egrave;me section, ouverte aux &eacute;l&egrave;ves ayant au minimum seize ans : comprenant un enseignement de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale ; de Belles-Lettres ; d&#39;Histoire ; de L&eacute;gislation.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1796. LES PROFESSEURS DE L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DU PANTH&Eacute;ON.<\/div><div>Ren&eacute; Binet est donc l&#39;un des neuf professeurs de l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on.<\/div><div>Ces neuf enseignants sont, dans l&#39;ordre canonique :&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour le Dessin :&nbsp;<\/div><div>Jean Jacques Bachelier [1724-1806]. Cr&eacute;ateur et ancien directeur des &Eacute;coles gratuites de dessin. Membre de l&#39;ancienne Acad&eacute;mie royale de Peinture. Enseigne la Bosse ; la Figure ; les T&ecirc;tes.<\/div><div>Auteur d&#39;un : M&eacute;moire sur l&#39;&eacute;ducation des filles, pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e Nationale [1789].<\/div><div>C&#39;est Jean Michel Moreau [dit Moreau le jeune] [1741-1814], le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;Histoire naturelle :<\/div><div>Georges Cuvier [1769-1832]. Apr&egrave;s ses &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie Caroline de Stuttgart, devient, en Normandie, pr&eacute;cepteur dans la famille du comte d&rsquo;H&eacute;ricy. Membre, &agrave; Paris, de la soci&eacute;t&eacute; des Arts, Georges Cuvier est nomm&eacute;, le 20 mars 1795, professeur d&#39;Histoire naturelle &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on. Il y a &Eacute;tienne Geoffroy Saint-Hilaire [1772-1844] comme suppl&eacute;ant. Georges Cuvier reste en fonction jusqu&#39;en 1800, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; au coll&egrave;ge de France, dans la chaire d&rsquo;Histoire naturelle en remplacement de Louis Jean Marie Daubenton [1716-1800].<\/div><div>C&#39;est Alexandre Brongniart [1770-1847] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les Langues anciennes :&nbsp;<\/div><div>Ren&eacute; Binet [1732-1812]. Professeur de rh&eacute;torique, &agrave; Paris, au coll&egrave;ge du Plessis [1770-1793]. Dernier recteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris [1790-1791], avec le titre de vice-recteur. Professeur &agrave; l&#39;institution de Joseph Planche, situ&eacute;e &agrave; Paris, pr&egrave;s du Panth&eacute;on.<\/div><div>Ren&eacute; Binet est professeur de Langues anciennes &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on du d&eacute;partement de la Seine, pour la premi&egrave;re partie [premier cours] de l&#39;enseignement, tandis que Jean Fran&ccedil;ois Ren&eacute; Mah&eacute;rault [1764-1833] est professeur de cette discipline pour sa deuxi&egrave;me partie [deuxi&egrave;me cours].<\/div><div>Il est en fonction du 1er prairial an IV [20 mai 1796], date d&#39;inauguration de l&#39;&Eacute;cole, jusqu&#39;en 1802.<\/div><div>C&#39;est Pierre Claude Bernard Gu&eacute;roult [1744-1821] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les &Eacute;l&eacute;ments de Math&eacute;matiques :<\/div><div>Jean Baptiste Labey [1752-1825] [&eacute;crit aussi Delabey].<\/div><div>Professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire de Paris [1789]. Instituteur &agrave; l&#39;&Eacute;cole polytechnique, et au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [Henri-IV]. Enseigne &eacute;galement au coll&egrave;ge Sainte-Barbe.<\/div><div>Diff&eacute;rentes publications, dont une traduction du latin en fran&ccedil;ais : Introduction &agrave; l&#39;analyse infinit&eacute;simale, par L&eacute;onard Euler, avec des notes et des &eacute;claircissements [Paris : Barrois l&#39;a&icirc;n&eacute;. Deux volumes in-8. An V\/1797].<\/div><div>C&#39;est Sylvestre Fran&ccedil;ois* Lacroix [1765-1843] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la Physique et la Chimie exp&eacute;rimentale :&nbsp;<\/div><div>Deparcieux, Antoine [c. 1753 -1799] [&eacute;crit aussi de Parcieux]. Math&eacute;maticien. Petit-neveu du math&eacute;maticien Antoine Deparcieux [1703-1768]. Professeur au Lyc&eacute;e r&eacute;publicain [vers 1788]. Inscrit dans la deuxi&egrave;me liste de gratification du 27 germinal an III [16 avril 1795], d&eacute;cid&eacute;e par la Convention, &agrave; l&#39;intention des savants et des gens de lettres, pour la somme de 3000 livres.&nbsp;<\/div><div>Fait d&eacute;m&eacute;nager son propre cabinet de Physique et Chimie &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on [&laquo; au carr&eacute; Genevi&egrave;ve &raquo;] pour assurer ses cours.<\/div><div>En fonction &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on, du 1er prairial an IV [20 mai 1796], date de l&#39;inauguration de l&#39;&Eacute;cole, jusqu&#39;au 23 juin 1799, date de son d&eacute;c&egrave;s en fonction. &nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s sa mort [1799], Antoine Deparcieux est remplac&eacute;, comme professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on, par Jean Baptiste Bouillon-Lagrange [1764-1844], chef des travaux chimiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole polytechnique.<\/div><div>C&#39;est Mathurin Jacques* Brisson [1723-1806] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale :<\/div><div>Jules Michel Duhamel [1761- ] [&eacute;crit aussi Hamel, Julien Michel]. Ancien &eacute;l&egrave;ve de la premi&egrave;re &Eacute;cole normale de l&#39;an III [janvier-mai 1795]. Instituteur-adjoint des sourds-muets de l&#39;&Eacute;cole de Paris.<\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale, Jules Michel Duhamel est nomm&eacute; professeur &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale cr&eacute;&eacute;e pour la formation des instituteurs des &eacute;coles primaires du d&eacute;partement de la Seine.<\/div><div>Auteur de : &nbsp;Quelle est l&#39;instruction n&eacute;cessaire au citoyen fran&ccedil;ais ? : Essai analytique sur cette question, par le citoyen Duhamel &nbsp;[Paris : de l&#39;impr. de l&#39;Institution nationale des sourds-muets. In-8, 32 p., 1792].<\/div><div>M&eacute;moire tendant &agrave; faire &eacute;tablir deux chaires au coll&egrave;ge de France, l&#39;une d&#39;analyse de l&#39;esprit humain et l&#39;autre de langue fran&ccedil;aise [Paris. In-8, 1802]. Collabore avec Condorcet et Siey&egrave;s au Journal d&#39;Instruction sociale [6 num&eacute;ros. 192 p., juin-juillet 1793]. Articles dans le Journal de la Langue fran&ccedil;aise.&nbsp;<\/div><div>C&#39;est Urbain* Domergue [1745-1810] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les Belles-Lettres :&nbsp;<\/div><div>S&eacute;lis, Nicolas Joseph [1737-1802].<\/div><div>Professeur de Belles-lettres &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on du d&eacute;partement de la Seine. Professeur de rh&eacute;torique &agrave; Paris, au &lt;coll&egrave;ge de Beauvais&gt;, puis au coll&egrave;ge Louis-le-Grand [1771-1798]. Professeur du coll&egrave;ge de France, dans la chaire de Po&eacute;sie latine depuis janvier 1796.<\/div><div>C&#39;est Louis de Fontanes [1759-1821] le premier titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;Histoire :&nbsp;<\/div><div>Jacques Fran&ccedil;ois Marie Vieilh de* Boisjolin, [1761-1841] [&eacute;crit parfois Boisjollain].<\/div><div>Homme de lettres et po&egrave;te. Chef du deuxi&egrave;me bureau au minist&egrave;re des Relations ext&eacute;rieures [1792], puis, semble-t&#39;il, charg&eacute; d&#39;un consulat &agrave; l&#39;&eacute;tranger. Jacques Fran&ccedil;ois Marie, Vieilh de Boisjolin est nomm&eacute; membre du Tribunat le 25 d&eacute;cembre 1799. Il y reste jusqu&#39;en 1801. Il est alors remplac&eacute; &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on par &Eacute;tienne G&eacute;ry Lenglet [1757-1834], ancien professeur d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Aisne.<\/div><div>Apr&egrave;s quoi, Vieilh de Boisjolin est nomm&eacute; sous-pr&eacute;fet &agrave; Louviers [1805-1833].<\/div><div>C&#39;est Aubin Louis Millin [1759-1818] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la L&eacute;gislation :&nbsp;<\/div><div>Jean Jacques*Lenoir-Laroche [1749-1825]. N&eacute; &agrave; Grenoble. Avocat &agrave; Paris. En 1789, il est &eacute;lu d&eacute;put&eacute; aux &Eacute;tats-g&eacute;n&eacute;raux par la pr&eacute;v&ocirc;t&eacute; et vicomt&eacute; de Paris. De 1795 &agrave; 1798, est directeur du journal Le Moniteur. Jean Jacques Lenoir-Laroche est nomm&eacute; professeur de L&eacute;gislation &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on du d&eacute;partement de la Seine, pour enseigner en l&#39;absence de Jean Andr&eacute; Perreau [1749-1813], titulaire du poste, et nomm&eacute; ult&eacute;rieurement membre du Tribunat [28 d&eacute;cembre 1799-18 mars 1802].<\/div><div>Lenoir-Laroche, ayant &eacute;t&eacute; nomm&eacute; Ministre de la Police le 28 messidor an V [16 juillet 1797] abandonne son poste. Mais &lt;son manque de d&eacute;cision et d&#39;&eacute;nergie&gt; le fit remplacer au Minist&egrave;re par Pierre Jean Marie Sotin de la Coindi&egrave;re [1764-1810], d&egrave;s le 8 thermidor [26 juillet 1797].&nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s son court passage au minist&egrave;re, Jean Jacques Lenoir-Laroche reprend son poste de professeur de L&eacute;gislation. Apr&egrave;s quoi, est nomm&eacute; en 1798, au Conseil des Anciens, puis en 1799 au S&eacute;nat conservateur. Pair de France [1817].<\/div><div>Auteur de : Examen de la constitution qui convient le mieux &agrave; la France. [1793].&nbsp;<\/div><div>C&#39;est Guillaume Grivel [1735-1810] le titulaire du poste &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations.<\/div><div><br \/><\/div><div>Enfin, il y a un biblioth&eacute;caire : en la personne de [Guislain] Fran&ccedil;ois Marie Joseph Delaplace, &nbsp;[1757-1823].<\/div><div><br \/><\/div><div>STRUCTURE DE L&#39;ENSEIGNEMENT DE LA PREMI&Egrave;RE SECTION.<\/div><div>Pour comprendre l&#39;organisation de l&#39;enseignement dans les &Eacute;coles centrales, il faut partir de la structure du calendrier r&eacute;publicain, qui est entr&eacute; en vigueur en octobre\/novembre 1793. L&#39;ann&eacute;e civile commence le 1er vend&eacute;miaire, et se d&eacute;coupe selon douze mois [vend&eacute;miaire, brumaire, frimaire, etc.].&nbsp;<\/div><div>Le mois est divis&eacute; en trois p&eacute;riodes de 10 jours, chacune constituant une d&eacute;cade, qui se substitue &agrave; la semaine de sept jours du calendrier gr&eacute;gorien].<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;emploi du temps d&#39;une d&eacute;cade est","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Avec la biographie de Ren&eacute; Binet, on prend connaissance de la structure et de l&#39;enseignement des &Eacute;coles centrales des d&eacute;partements [1796-1802]. Ce recteur de l&#39;ancienne Universit&eacute; y est, &agrave; Paris, professeur de Langues anciennes &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Panth&eacute;on. 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