{"id":271,"date":"2014-09-25T20:24:16","date_gmt":"2014-09-25T20:24:16","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-09-25T20:24:16","modified_gmt":"2014-09-25T20:24:16","slug":"Professeurs-d-Ecoles-centrales-et-Associes-non-residents-de-l-Institut-national-1796","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Professeurs-d-Ecoles-centrales-et-Associes-non-residents-de-l-Institut-national-1796.html","title":{"rendered":"Professeurs d&rsquo;\u00c9coles centrales et Associ\u00e9s non-r\u00e9sidants de l&rsquo;Institut national, 1796"},"content":{"rendered":"<em>De f&eacute;vrier &agrave; mars 1796, cent quarante-quatre personnalit&eacute;s, demeurant hors de Paris, sont &eacute;lues associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de l&#39;Institut national des Sciences et des Arts. &nbsp;Vingt-trois d&#39;entre elles sont professeurs dans une des &Eacute;coles centrales des d&eacute;partements.&nbsp;<\/em><!--more--><div><br \/><\/div><div>1796. CR&Eacute;ATION DES &Eacute;COLES CENTRALES.<\/div><div>Les d&eacute;bats, qui marquent &agrave; la Convention nationale la cr&eacute;ation des &Eacute;coles centrales, ont lieu sur un peu plus d&#39;un an : entre le rapport Lakanal du 26 frimaire an III [16 d&eacute;cembre 1794] et la loi Daunou du 3 brumaire an IV [20 mai 1796].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ces &eacute;coles plac&eacute;es dans le cursus scolaire apr&egrave;s l&#39;enseignement primaire, et avant l&#39;enseignement sup&eacute;rieur, concernent des &eacute;l&egrave;ves de douze &agrave; dix-huit ans, avec trois sections successives : une premi&egrave;re section [douze-quatorze ans], avec l&#39;enseignement du Dessin, de l&#39;Histoire naturelle, des Langues anciennes ; une deuxi&egrave;me section [quatorze-seize ans], avec l&#39;enseignement des &Eacute;l&eacute;ments de Math&eacute;matiques, de la Physique et de la Chimie exp&eacute;rimentales ; une troisi&egrave;me section [seize-dix-huit ans], avec l&#39;enseignement de la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale, des Belles-Lettres, de l&#39;Histoire, de la L&eacute;gislation.<\/div><div>Avec une &Eacute;cole cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;partement, neuf mati&egrave;res enseign&eacute;es et l&#39;existence d&#39;un biblioth&eacute;caire, les &Eacute;coles centrales emploient un millier de personnes. Ce sont souvent des personnalit&eacute;s d&#39;une quarantaine d&#39;ann&eacute;es, ayant parfois une exp&eacute;rience de l&#39;enseignement &agrave; travers la Congr&eacute;gation de l&#39;Oratoire, &agrave; laquelle ils ont pu appartenir au d&eacute;but de leur carri&egrave;re. Pour certains, parfois un peu plus &acirc;g&eacute;s, ce sont des hommes de science, de lettres ou de beaux-arts d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s r&eacute;put&eacute;s.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1795. CR&Eacute;ATION DE L&#39;INSTITUT NATIONAL.<\/div><div>La Constitution du 22 ao&ucirc;t 1795 [3 fructidor an III], dite commun&eacute;ment Constitution de l&#39;an III, &eacute;tablit, dans son article 298 : &laquo; Il y a pour toute la R&eacute;publique un institut national charg&eacute; de recueillir les d&eacute;couvertes, de perfectionner les arts et les sciences &raquo;.<\/div><div>Et, la veille de sa s&eacute;paration, la Convention nationale organise l&rsquo;Institut national des sciences et des arts, par la loi du 25 octobre 1795 [3 brumaire an IV]. Trois Classes sont cr&eacute;&eacute;es : Sciences physiques et math&eacute;matiques ; Sciences morales et politiques ; Litt&eacute;rature et Beaux-Arts. &nbsp;<\/div><div>Dans chacune des Classes, il y a autant de &laquo;membres &agrave; Paris&raquo; que d&#39; &laquo;associ&eacute;s dans les d&eacute;partements&raquo;. Chaque Classe est elle-m&ecirc;me divis&eacute;e en sections de six personnalit&eacute;s chacune.<\/div><div><br \/><\/div><div>Classe des Sciences physiques et math&eacute;matiques. Dix sections : Math&eacute;matiques ; Arts m&eacute;chaniques ; Astronomie ; Physique exp&eacute;rimentale ; Chimie ; Histoire naturelle et Min&eacute;ralogie ; Botanique et Physique v&eacute;g&eacute;tale ; Anatomie et Zoologie ; M&eacute;decine et Chirurgie ; &Eacute;conomie rurale et Art v&eacute;t&eacute;rinaire.<\/div><div>Soit soixante membres &agrave; Paris, et soixante associ&eacute;s dans les d&eacute;partements.<\/div><div><br \/><\/div><div>Classe des Sciences morales et politiques. Six sections : Analyse des sensations et des id&eacute;es ; Morale ; Science sociale et L&eacute;gislation ; &Eacute;conomie politique ; Histoire ; G&eacute;ographie et Statistique.<\/div><div>Soit trente-six membres &agrave; Paris, et trente-six associ&eacute;s dans les d&eacute;partements.<\/div><div><br \/><\/div><div>Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts. Huit sections : Grammaire ; Langues anciennes ; Po&eacute;sie ; Antiquit&eacute;s et Monuments ; Peinture ; Sculpture ; Architecture ; Musique et D&eacute;clamation.<\/div><div>Soit quarante-huit membres &agrave; Paris, et quarante-huit associ&eacute;s dans les d&eacute;partements.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;LECTIONS DES NON-R&Eacute;SIDANTS.<\/div><div>Une fois constitu&eacute;es les trois classes de l&#39;Institut national [Classe des Sciences math&eacute;matiques et physiques, Classe des Sciences morales et politiques, Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts] &agrave; la suite des premi&egrave;re nominations et des premi&egrave;res &eacute;lections, les membres de l&#39;Institut, r&eacute;unis en une seule assembl&eacute;e, proc&egrave;dent &agrave; l&#39;&eacute;lection des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants, en un nombre &eacute;gal de sections et de personnes [dix sections pour la Classe des Sciences math&eacute;matiques et physiques, soit soixante personnalit&eacute;s ; six sections pour la Classe des Sciences morales et politiques, soit trente-six personnalit&eacute;s ; huit sections pour la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts, soit quarante-huit personnalit&eacute;s]. En tout, cent quarante quatre personnes. Qui viennent s&#39;ajouter aux cent quarante quatre membres titulaires [c&#39;est &agrave; dire r&eacute;sidants &agrave; Paris]. Sans compter la quinzaine d&#39;Associ&eacute;s &eacute;trangers &eacute;lus en 1801 et 1802.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES ASSOCI&Eacute;S NON-R&Eacute;SIDANTS.<\/div><div>Ce sont des personnalit&eacute;s fran&ccedil;aises demeurant en France, ou pour certaines, tr&egrave;s peu nombreuses, vivant &agrave; l&#39;&eacute;tranger, en dehors m&ecirc;me des territoires annex&eacute;s [Andr&eacute; Michault, aux &Eacute;tats-Unis de l&#39;Am&eacute;rique septentrionale ; Philippe Antoine Grouvelle, &agrave; Copenhague ; Joseph Beauchamp, &agrave; Mascate en Asie ; Fran&ccedil;ois Barth&eacute;lemy, &agrave; B&acirc;le en Suisse ; Louis Fran&ccedil;ois S&eacute;bastien Fauvel, &agrave; Ath&egrave;nes en Gr&egrave;ce]. Leur emploi, et leur r&eacute;sidence hors de Paris, les emp&ecirc;chent de participer aux r&eacute;unions [initialement deux r&eacute;unions par d&eacute;cadi, autrement dit par p&eacute;riode de dix jours] et aux travaux r&eacute;guliers qui sont le privil&egrave;ge des membres r&eacute;sidants intra-muros, seuls consid&eacute;r&eacute;s comme membres titulaires.<\/div><div><br \/><\/div><div>La distinction entre des fauteuils num&eacute;rot&eacute;s [r&eacute;serv&eacute;s aux membres titulaires parisiens] et des places [attribu&eacute;es aux non-r&eacute;sidants] n&#39;interviendra que plus tard, le 23 janvier 1803, au moment de la suppression du statut d&#39;associ&eacute; non-r&eacute;sidant et en contre-partie la cr&eacute;ation du statut de correspondant.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; la cr&eacute;ation de l&#39;Institut national il est seulement parl&eacute; de place, aussi bien pour les r&eacute;sidants que pour les non-r&eacute;sidants, place sugg&eacute;r&eacute;e par l&#39;ordre de nomination. La position d&#39;une des six personnalit&eacute;s se modifie &eacute;ventuellement en fonction d&#39;un d&eacute;c&egrave;s ou d&#39;un changement de statut d&#39;une autre personne appartenant &agrave; la m&ecirc;me section [passage du statut de non-r&eacute;sidant &agrave; celui de r&eacute;sidant, ou l&#39;inverse ; d&eacute;c&egrave;s] : sixi&egrave;me position, cinqui&egrave;me position, quatri&egrave;me position, troisi&egrave;me position, etc.<\/div><div><br \/><\/div><div>1796. DATES DES &Eacute;LECTIONS.<\/div><div>Les &eacute;lections, concernant les associ&eacute;s non-r&eacute;sidants, ont lieu le 24 pluvi&ocirc;se an IV [13 f&eacute;vrier 1796], pour la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts ; le 29 pluvi&ocirc;se an IV [18 f&eacute;vrier 1796], pour la Classe des Sciences morales et politiques, et la suite de la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-Arts ; le 5 vent&ocirc;se an IV [24 f&eacute;vrier 1796], pour la suite de la Classe des Sciences morales et politiques ; le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], pour la suite de la Classe des Sciences ; le 15 vent&ocirc;se an IV [5 mars 1796], pour la suite et la fin de la Classe des Sciences.<\/div><div><br \/><\/div><div>F&Eacute;VRIER 1796. DES PROFESSEURS D&#39;&Eacute;COLES CENTRALES SONT &Eacute;LUS ASSOCI&Eacute;S NON-R&Eacute;SIDANTS.<\/div><div>Cent quarante-quatre personnes, vivant hors de Paris, que ce soit dans le d&eacute;partement de la Seine, en province, ou &agrave; l&#39;&eacute;tranger, sont &eacute;lues associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de l&#39;Institut national. Institut national con&ccedil;u, dans l&#39;expos&eacute; des motifs de la loi du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], comme un &laquo; abr&eacute;g&eacute; du corps savant, corps repr&eacute;sentatif de la r&eacute;publique des lettres [&hellip;], r&eacute;unis comme les repr&eacute;sentants de tous les genres de la gloire litt&eacute;raire &raquo;.<\/div><div>Vingt-trois de ces cent quarante-quatre personnalit&eacute;s sont professeurs dans une &Eacute;cole centrale des d&eacute;partements.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1796-1802. LES PREMIERS ANNUAIRES DE L&#39;INSTITUT NATIONAL.<\/div><div>Ii est possible de rep&eacute;rer le mouvement des r&eacute;sidants et des non-r&eacute;sidants de l&#39;Institut national, du 13 f&eacute;vrier 1796 &nbsp;au 23 janvier 1803, en consultant les diff&eacute;rentes livraisons, publi&eacute;es sur plusieurs ann&eacute;es, de la Liste des membres de l&#39;Institut national des Sciences et des arts d&#39;apr&egrave;s l&#39;ordre de leur nomination :&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En prairial an IV [mai-juin 1796]. Institut national de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise [&Agrave; Paris : De l&#39;imprimerie de la R&eacute;publique. In-18, 51 p. Prairial an IV].<\/div><div><br \/><\/div><div>En brumaire an VI [octobre-novembre 1797]. Institut national de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise [Paris : Baudoin, imprimeur du Corps l&eacute;gislatif et de l&#39;Institut national. In-18, 18 p. Brumaire an VI].<\/div><div><br \/><\/div><div>En vend&eacute;miaire an IX [septembre-octobre 1800]. &nbsp;Institut national des Sciences et des Arts [Paris : Baudoin, imprimeur de l&#39;Institut national des sciences et des arts. In-18, 57 p. Vend&eacute;miaire an IX].<\/div><div><br \/><\/div><div>En pluvi&ocirc;se an X [janvier-f&eacute;vrier 1802]. Institut national des Sciences et Arts [Paris : Baudoin, imprimeur de l&#39;Institut national. In-18, 174 p. Pluviose an X].<\/div><div><br \/><\/div><div>LA R&Eacute;F&Eacute;RENCE DES ANNUAIRES.<\/div><div>Ces &laquo;Annuaires&raquo; sont consultables &agrave; la Biblioth&egrave;que de l&#39;Institut de France [23 quai Conti, Paris 75006] comme usuels [cote 8&deg; AA 57], dans la salle bleue, &agrave; la disposition des lecteurs autoris&eacute;s. Les fascicules sont reli&eacute;s, sous la pi&egrave;ce de titre : Institut Annuaire, 1 ; Institut Annuaire, 2 ; Institut Annuaire, 3 ; etc. &Agrave; partir de 1817, la pi&egrave;ce de titre devient Institut royal, 7 ; etc. &Agrave; partir de 1847, la pi&egrave;ce de titre redevient Institut de France, 15 ; etc.&nbsp;<\/div><div>Le volume 1 r&eacute;unit les fascicules des ann&eacute;es 1796, 1798, 1800.<\/div><div>Les premi&egrave;res ann&eacute;es, jusque vers 1880, sont [sous la cote NSD 6703] absentes des r&eacute;serves de la Biblioth&egrave;que de l&#39;Institut [sauf l&#39;ann&eacute;e 1849, l&#39;ann&eacute;e 1862]. Ces fascicules, tout au moins pour ceux publi&eacute;s avant 1811-1815, semblent difficiles d&#39;acc&egrave;s, ou m&ecirc;me simplement absents, des autres biblioth&egrave;ques parisiennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>Certains des premiers fascicules, sont &agrave; la Biblioth&egrave;que Nationale de France, au magasin de l&#39;Arsenal, sous la cote 8- H- 23810 [de prairial an IV (mai-juin 1796) &agrave; pluviose an X (janvier-f&eacute;vrier 1802)] et sous la cote &nbsp;8- H- 23811 [de brumaire an VI (octobre-novembre 1797) &agrave; vend&eacute;miaire an IX (septembre-octobre 1800)].<\/div><div><br \/><\/div><div>1803. DISPARITION DES ASSOCI&Eacute;S NON-R&Eacute;SIDANTS.<\/div><div>Un peu moins de huit ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, l&#39;Institut, par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; des consuls du 4 pluvi&ocirc;se an XI [23 janvier 1803], alors que Napol&eacute;on est devenu consul &agrave; vie, subit une profonde modification.&nbsp;<\/div><div>Les Classes, jusqu&#39;alors au nombre de trois [Sciences math&eacute;matiques et physique ; Sciences morales et politiques ; Litt&eacute;rature et Beaux-Arts], sont port&eacute;es au nombre de quatre : Sciences physiques et math&eacute;matiques ; Langue et Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise ; Histoire et Litt&eacute;rature ancienne ; Beaux-arts. En notant au passage, la suppression formelle de la Classe des Sciences morales et politiques, dont les membres, pour la plupart issus du courant de pens&eacute;e de l&#39;Id&eacute;ologie, et finalement r&eacute;ticents &agrave; l&#39;&eacute;gard de la mont&eacute;e du pouvoir personnel de Napol&eacute;on, sont s&eacute;par&eacute;s et r&eacute;partis dans les Classes nouvellement cr&eacute;&eacute;es.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La notion d&#39;Associ&eacute;s non-r&eacute;sidants dispara&icirc;t. Elle est remplac&eacute;e par celle de Correspondants, dont le nombre total est port&eacute; &agrave; cent-quatre-vingt seize. Les anciens Associ&eacute;s non-r&eacute;sidants, apr&egrave;s le 23 janvier 1803, deviennent tous Correspondants, soit de la Classe des Sciences physiques et math&eacute;matiques, de la Classe d&#39;Histoire et Litt&eacute;rature ancienne, de la Classe des Beaux-Arts.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La seconde Restauration, avec l&#39;ordonnance royale du 21 mars 1816, proc&egrave;de &agrave; une nouvelle r&eacute;organisation de l&#39;Institut. Le titre d&#39;Acad&eacute;mie est remis en vigueur. Il est attribu&eacute; &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Inscriptions et Belles-Lettres, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Beaux-Arts. Seule l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise ne conna&icirc;t pas de Correspondants.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA R&Eacute;DACTION DES NOTICES.<\/div><div>Les notices sont r&eacute;dig&eacute;es du point de vue des &Eacute;coles centrales. Les noms et pr&eacute;noms sont indiqu&eacute;s en respectant dans la mesure du possible la &laquo;forme internationale&raquo; pr&eacute;conis&eacute;e par la Biblioth&egrave;que nationale de France. Sont fournies parfois des variantes du nom, telles qu&#39;on peut les lire dans les diff&eacute;rentes livraisons de l&#39;Almanach national ou m&ecirc;me dans l&#39;annuaire fournissant la Liste des membres de l&#39;Institut national des Sciences et des arts d&#39;apr&egrave;s l&#39;ordre de leur nomination.<\/div><div>C&#39;est cette Liste des membres de l&#39;Institut national qui permet de conna&icirc;tre la Classe, la section et la position de la personnalit&eacute; &eacute;lue.&nbsp;<\/div><div>Enfin, les deux tomes [1895, 1896] du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville [1840-1919], donnent les informations compl&eacute;mentaires concernant les dates de naissance et de d&eacute;c&egrave;s, une liste des ouvrages publi&eacute;s, confirment des informations d&eacute;j&agrave; recueillies, etc.&nbsp;<\/div><div>Les notices publi&eacute;es ici-m&ecirc;me, bien que succinctes, sont g&eacute;n&eacute;ralement plus d&eacute;taill&eacute;es que celles parues dans Le Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France.<\/div><div><br \/><\/div><div><br \/><\/div><div>PREMI&Egrave;RE CLASSE : SCIENCES MATH&Eacute;MATIQUES ET PHYSIQUES.<\/div><div><br \/><\/div><div>SECTION DE MATH&Eacute;MATIQUES.<\/div><div>La section de Math&eacute;matiques est compos&eacute;e de six associ&eacute;s dans les d&eacute;partements [non-r&eacute;sidants]. Dans l&#39;ordre des nominations :&nbsp;<\/div><div>Jean &Eacute;tienne* Montucla [1725-1799], &agrave; Versailles [Seine-et-Oise, aujourd&#39;hui Yvelines] ; Louis Fran&ccedil;ois Anthoine Arbogast [1759-1803], &agrave; Strasbourg [Bas-Rhin] ; Nicolas Claude Duval-Le Roy* [1731-1810], &agrave; Brest [Finist&egrave;re] ; Nicolas Lallemand [1739-1829], &agrave; Reims [Marne] ; Pierre T&eacute;denat [1755-1832], &agrave; St Geniez [Aveyron] ; Pierre Lev&ecirc;que [1746-1814], &agrave; Nantes [Loire-Inf&eacute;rieure].<\/div><div><br \/><\/div><div>Trois de ces personnalit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; professeurs dans une &Eacute;cole centrale : Louis Fran&ccedil;ois Anthoine Arbogast ; Nicolas Lallemand ; Pierre T&eacute;denat.<\/div><div><br \/><\/div><div>ARBOGAST, Louis Fran&ccedil;ois Anthoine [1759-1803].*<\/div><div>Professeur de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Bas-Rhin [Strasbourg].<\/div><div>N&eacute; le 24 octobre 1759, &agrave; Strasbourg [aujourd&#39;hui d&eacute;partement du Bas-Rhin] ; mort le 8 avril 1803, &agrave; Strasbourg.<\/div><div>Professeur de math&eacute;matiques au coll&egrave;ge de Colmar. Professeur de physique au Coll&egrave;ge royal de Strasbourg. Ancien recteur de l&#39;Universit&eacute; de Strasbourg [1791]. Professeur de math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole d&#39;artillerie de Strasbourg. &Eacute;lu, par le d&eacute;partement du Bas-Rhin, membre de l&#39;Assembl&eacute;e L&eacute;gislative [1791-1792] et de la Convention nationale [1792-1795].<\/div><div>Auteur de nombreux ouvrages de math&eacute;matiques, dont : M&eacute;moire sur la nature des fonctions arbitraires qui entrent dans les int&eacute;grales des &eacute;quations aux diff&eacute;rences partielles.<\/div><div>Correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences de Saint-P&eacute;tersbourg.<\/div><div>Arbogast est &eacute;lu, le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non-r&eacute;sidant de l&#39;Institut national, dans la Classe des Sciences, section de Math&eacute;matiques. Il occupe alors la deuxi&egrave;me position dans la liste des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de la section des Math&eacute;matiques, derri&egrave;re &Eacute;tienne Montucla [1725-1799] qui occupe la premi&egrave;re position. Apr&egrave;s la mort d&#39;&Eacute;tienne Montucla survenue le 19 d&eacute;cembre 1799, &agrave; Versailles, Louis Fran&ccedil;ois Anthoine Arbogast passe en premi&egrave;re position, au moment de l&#39;&eacute;lection de Jean Baptiste Biot [1774-1862], &eacute;lu associ&eacute; non-r&eacute;sidant le 25 mai 1800.<\/div><div>La notice qui para&icirc;t en 1896, dans le tome 2 du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville n&#39;indique pas sa fonction de professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div><div><br \/><\/div><div>LALLEMANT, Nicolas [1739-1829].<\/div><div>[Nicolas de Conteray de Lallemant ; &eacute;crit parfois Lallemand ; Lallement].<\/div><div>Professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales, puis de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Marne [Ch&acirc;lons].<\/div><div>N&eacute; le 26 avril 1739 &agrave; Renwez [aujourd&#39;hui d&eacute;partement des Ardennes] : mort le &nbsp;11 octobre 1829, &agrave; Paris.<\/div><div>Nomm&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, titulaire de la chaire de math&eacute;matiques de Reims, en remplacement de l&#39;abb&eacute; Jurain [1764]. Examinateur des aspirants &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Travaux publics [Polytechnique].&nbsp;<\/div><div>Lallemant est d&#39;abord professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Marne. Il quitte cette fonction pour devenir professeur de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Marne, o&ugrave; il succ&egrave;de &agrave; Michel Mausserat-Longpr&eacute;, premier titulaire du poste. Il donne des le&ccedil;ons particuli&egrave;res &agrave; ceux de ses &eacute;l&egrave;ves qui se pr&eacute;parent au concours d&#39;entr&eacute;e de l&#39;&Eacute;cole Polytechnique.<\/div><div>Le poste de professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales ayant &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;, Nicolas Lallemant y est remplac&eacute; par Moignon.<\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Marne, Lallemand est nomm&eacute; professeur de math&eacute;matiques transcendantes au lyc&eacute;e de Bruxelles [Dyle].<\/div><div>Collaborateur de la Biblioth&egrave;que des Thereuticographes.<\/div><div>Membre de la Soci&eacute;t&eacute; d&#39;agriculture, commerce, sciences et arts du d&eacute;partement de la Marne [1798].<\/div><div>Nicolas Lallemant est &eacute;lu, le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non-r&eacute;sidant de l&#39;Institut national, dans la Classe des Sciences, section de Math&eacute;matiques. Il occupe alors la quatri&egrave;me position dans la liste des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de la section des Math&eacute;matiques, derri&egrave;re &Eacute;tienne Montucla, Louis Fran&ccedil;ois Anthoine Arbogast, Nicolas Claude Duval-Le Roi. Apr&egrave;s la mort d&#39;&Eacute;tienne Montucla survenue le 19 d&eacute;cembre 1799, &agrave; Versailles, Nicolas Lallemant passe en troisi&egrave;me position, au moment de l&#39;&eacute;lection de Jean Baptiste Biot [1774-1862], &eacute;lu associ&eacute; non-r&eacute;sidant le 25 mai 1800.<\/div><div>Nomm&eacute;, le 23 janvier 1803, correspondant de la m&ecirc;me Classe, section de G&eacute;om&eacute;trie, et, le 21 mars 1816, correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences.<\/div><div>La notice qui para&icirc;t en 1896, dans le tome 2 du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville, n&#39;indique pas sa fonction de professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div><div><br \/><\/div><div>T&Eacute;DENAT, Pierre [1755-1832].<\/div><div>[dit T&eacute;denat de l&#39;Aveyron].<\/div><div>Professeur de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Aveyron [Rodez].<\/div><div>N&eacute; le 6 avril 1755, &agrave; Saint-Geniez &nbsp;[aujourd&#39;hui d&eacute;partement de l&#39;Aveyron] ; mort le 4 novembre 1832, &agrave; Saint-Geniez.<\/div><div>Abb&eacute;. Ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes de philosophie, &agrave; Paris, au coll&egrave;ge de Plessis [1775]. Pr&eacute;cepteur [1778-1792]. Ancien &eacute;l&egrave;ve de la premi&egrave;re &Eacute;cole normale de l&#39;an III [janvier-mai 1795]. Nomm&eacute; professeur de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Aveyron, le 27 f&eacute;vrier 1796. En charge du pensionnat install&eacute; pr&egrave;s l&#39;&Eacute;cole centrale.&nbsp;<\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale, Pierre T&eacute;denat est nomm&eacute; professeur au lyc&eacute;e de Rodez, puis proviseur du lyc&eacute;e de N&icirc;mes [27 octobre 1806], en remplacement de Colonieu, premier proviseur.&nbsp;<\/div><div>Professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de N&icirc;mes [20 juillet 1809-1815].&nbsp;<\/div><div>En m&ecirc;me temps, recteur de l&#39;acad&eacute;mie de N&icirc;mes [24 ao&ucirc;t 1809-novembre 1817]. &nbsp;Il est ainsi un des huit professeurs d&#39;&Eacute;cole centrale &agrave; &ecirc;tre nomm&eacute;s parmi les premiers recteurs d&eacute;sign&eacute;s en 1809-1810 [Jean-Jacques Ordinaire, pour le rectorat de Besan&ccedil;on ; Victor de S&egrave;ze, pour le rectorat de Bordeaux ; Pierre Raynal, pour le rectorat de Bourges ; Nicolas R&eacute;my Paulin, pour le rectorat de Cahors ; Pierre Jacotot pour le rectorat de Dijon ; Cl&eacute;ment Joseph Duquesnoy, pour le rectorat de Metz ; Pierre T&eacute;denat, pour le rectorat de N&icirc;mes ; Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, pour le rectorat de Rennes].&nbsp;<\/div><div>Auteur de : Exercice de math&eacute;matiques [Ecole centrale de l&#39;Aveyron : In-8, 25 thermidor, an llX]. Et de : Le&ccedil;ons &eacute;l&eacute;mentaires d&#39;Arithm&eacute;tique et d&#39;Alg&egrave;bre [Rodez. 1799].<\/div><div>Pierre T&eacute;denat est &eacute;lu, le 3 vent&ocirc;se an IV [22 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non-r&eacute;sidant de l&#39;Institut national, dans la Classe des Sciences, section de Math&eacute;matiques. Il occupe alors la cinqui&egrave;me position dans la liste des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de la section des Math&eacute;matiques, derri&egrave;re &Eacute;tienne Montucla, Louis Fran&ccedil;ois Anthoine Arbogast, Nicolas Claude Duval-le-Roi, Nicolas Lallemand. Apr&egrave;s la mort d&#39;&Eacute;tienne Montucla survenue le 19 d&eacute;cembre 1799, &agrave; Versailles, Pierre T&eacute;denat passe en quatri&egrave;me position, au moment de l&#39;&eacute;lection de Jean Baptiste Biot [1774-1862], &eacute;lu associ&eacute; non-r&eacute;sidant le 25 mai 1800.<\/div><div>Nomm&eacute;, le 23 janvier 1803, correspondant de la Classe des Sciences, section de G&eacute;om&eacute;trie. Le 21 mars 1816, est confirm&eacute; comme correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences.<\/div><div>La notice qui para&icirc;t en 1896, dans le tome 2 du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville, n&#39;indique pas sa fonction de professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div><div>{mospagebreak}<\/div><div>SECTION DES ARTS M&Eacute;CHANIQUES.<\/div><div>La section des Arts m&eacute;chaniques est compos&eacute;e de six associ&eacute;s dans les d&eacute;partements [non-r&eacute;sidants]. Dans l&#39;ordre des nominations :&nbsp;<\/div><div>Jacques No&euml;l de* San&eacute; [1740-1831], &agrave; Brest [Finist&egrave;re] ; Louis Clouet [1751-1801], &agrave; Ouzoire pr&egrave;s Gien [Loiret] ; Armand Samuel de* Marescot [1758-1832], &agrave; l&#39;arm&eacute;e du Rhin ; Antoine Groignard [1727-1799], &agrave; Toulon [Var] ; Alexis Jean Pierre* Paucton [1732-1798], &agrave; D&ocirc;le [Jura] ; Pierre Alexandre Laurent* Forfait [1752-1807], au Havre [Seine-Inf&eacute;rieure].<\/div><div>Aucune de ces personnalit&eacute;s n&#39;a &eacute;t&eacute; professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div><div><br \/><\/div><div>SECTION D&#39;ASTRONOMIE.<\/div><div>La section d&#39;Astronomie est compos&eacute;e de six associ&eacute;s dans les d&eacute;partements [non-r&eacute;sidants]. Dans l&#39;ordre des nominations : Augustin Darquier [1718-1802], &agrave; Toulouse [Haute-Garonne] ; Jean Auguste Dangos [1744-1833], &agrave; Tarbes [Hautes-Pyr&eacute;n&eacute;es] ; Anne Jean Paschal Chrysostome Duc-Lachapelle [1765-1814], &agrave; Montauban [Lot] ; Guillaume Saint-Jacques Sylvabelle* [1722-1801], &agrave; Marseille [Bouches-du-Rh&ocirc;ne] ; Honor&eacute; Flaugergues [1755-1830], &agrave; Viviers [Ard&egrave;che] ; Jacques Joseph Claude Thulis [1748-1810], &agrave; Marseille [Bouches-du-Rh&ocirc;ne].<\/div><div>Une de ces personnalit&eacute;s a &eacute;t&eacute; professeur dans une &Eacute;cole centrale : Jean Auguste Dangos.<\/div><div><br \/><\/div><div>DANGOS, Jean Auguste [1744-1833].<\/div><div>[&eacute;crit aussi d&#39;Angos]<\/div><div>Professeur de Math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement des Hautes-Pyr&eacute;n&eacute;es [Tarbes].<\/div><div>N&eacute; le 13 mai 1744, &agrave; Tarbes [aujourd&#39;hui d&eacute;partement des Hautes-Pyr&eacute;n&eacute;es] ; mort le 23 septembre 1833, &agrave; Tarbes.<\/div><div>Ancien officier au r&eacute;giment de Navarre. Astronome et math&eacute;maticien. Est nomm&eacute; titulaire de la chaire de Math&eacute;matiques de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement des Hautes-Pyr&eacute;n&eacute;es en 1795.<\/div><div>Jean Auguste Dangos est en m&ecirc;me temps Biblioth&eacute;caire de l&#39;&Eacute;cole, en remplacement de Pierre Anastase Torn&eacute; [1727-1797], premier titulaire du poste de biblioth&eacute;caire, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 12 janvier 1797.&nbsp;<\/div><div>Auteur de plusieurs publications scientifiques, dont certaines se rapportent &agrave; l&#39;usage du barom&egrave;tre.<\/div><div>Chevalier de Malte, entr&eacute; dans l&#39;ordre vers 1750.<\/div><div>Jean Auguste Dangos est &eacute;lu le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non-r&eacute;sidant de l&#39;Institut national dans la Classe des Sciences, section Astronomie. Il occupe alors la deuxi&egrave;me position dans la liste des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de la section d&#39;Astronomie. Il garde cette position jusqu&#39;&agrave; la cr&eacute;ation du statut de correspondant, en 1803.<\/div><div>Nomm&eacute; le 23 janvier 1803, correspondant de la m&ecirc;me Classe ; et le 21 mars 1816, correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie royale des Sciences [il est correspondant de Charles Messier].<\/div><div>La notice qui para&icirc;t en 1896, dans le tome 2 du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville n&#39;indique pas sa fonction de professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div><div><br \/><\/div><div>SECTION DE PHYSIQUE EXP&Eacute;RIMENTALE.<\/div><div>La section de Physique exp&eacute;rimentale est compos&eacute;e de six associ&eacute;s dans les d&eacute;partements [non-r&eacute;sidants]. Dans l&#39;ordre des nominations : &Eacute;tienne de* Montgolfier [1745-1799], &agrave; Annonnay ; Pierre Loisel [1751-1813], pr&egrave;s Bitche [Moselle] ; &nbsp;Hector Sonolet [1764-1815], &agrave; Saint-Maure [Indre-et-Loire]; &nbsp;&Eacute;tienne Hyacinthe de* Ratte [1722-1805], &agrave; Montpellier [H&eacute;rault] ; Joseph Aignan* Sigaud de La Fond [1730-1810], &agrave; Bourges [Cher]. Une sixi&egrave;me personnalit&eacute; est &agrave; d&eacute;signer.<\/div><div>Une de ces personnalit&eacute;s a &eacute;t&eacute; professeur dans une &Eacute;cole centrale : Joseph Aignan Sigaud de La Fond.<\/div><div><br \/><\/div><div>SIGAUD de LA FOND*, Joseph Aignan [1730-1810].<\/div><div>[&eacute;crit aussi Sigaud de Lafond ; Sigaud-Lafond].<\/div><div>Professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du D&eacute;partement du Cher [Bourges].<\/div><div>N&eacute; le 5 janvier 1730, &agrave; Bourges [aujourd&#39;hui d&eacute;partement du Cher] ; mort le 26 janvier 1810, &agrave; Bourges.<\/div><div>&Eacute;tudes de m&eacute;decine. Venu a&#768; Paris, il occupe en 1760 la place de de&#769;monstrateur au colle&#768;ge Louis-le-Grand, o&ugrave; il &nbsp;succ&egrave;de a&#768; l&#39;abb&eacute; Jean Antoine Nollet [1700-1770] pour enseigner l&#39;anatomie, la physiologie et donner des cours de physique expe&#769;rimentale.<\/div><div>Ouvre un cours public dans son cabinet de physique. Professeur de chirurgie a&#768; l&#39;&Eacute;cole de Me&#769;decine de Saint Co&#770;me [1770]. Retourne &agrave; Bourges [1782], et enseigne la physique au coll&egrave;ge de Bourges.<\/div><div>Professeur de Physique et Chimie exp&eacute;rimentales &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du D&eacute;partement du Cher [Bourges].<\/div><div>Apr&egrave;s la suppression de l&#39;&Eacute;cole centrale, Joseph Aignan-Sigaud de Lafond est nomm&eacute; professeur de math&eacute;matiques au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges, puis premier proviseur du lyc&eacute;e [1er f&eacute;vrier 1804-mars 1807].<\/div><div>Auteur de nombreux ouvrages scientifiques, dont un : Dictionnaire de Physique.<\/div><div>Membre de la Soci&eacute;t&eacute; libre d&#39;Amis des arts, du commerce et de l&#39;agriculture de Bourges, fond&eacute;e d&eacute;finitivement le 14 d&eacute;cembre 1798.<\/div><div>Joseph Aignan Sigaud de La Fond est &eacute;lu le 9 vent&ocirc;se an IV [28 f&eacute;vrier 1796], associ&eacute; non-r&eacute;sidant de l&#39;Institut national dans la Classe des Sciences, section de Physique exp&eacute;rimentale. Il occupe alors la cinqui&egrave;me position dans la liste des associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de la section de Physique exp&eacute;rimentale, derri&egrave;re &Eacute;tienne de Montgolfier ; Pierre Loisel ; &nbsp;Hector Sonolet ; &nbsp;&Eacute;tienne Hyacinthe de Ratte. Apr&egrave;s la mort d&#39;&Eacute;tienne de Montgolfier survenue le 2 ao&ucirc;t 1799, &agrave; Serri&egrave;res [Ard&egrave;che], il occupe la quatri&egrave;me position. Enfin Hector Sonolet, ayant &eacute;t&eacute; ray&eacute; de la liste des non-r&eacute;sidants, pour cause de r&eacute;sidence &agrave; Paris, Joseph Aignan Sigaud de La Fond occupe la troisi&egrave;me place, derri&egrave;re Pierre Loisel et &Eacute;tienne Hyacinthe de Ratte.<\/div><div>La notice qui para&icirc;t, en 1896, dans le tome 2, du Premier si&egrave;cle de l&#39;Institut de France par Charles Franquet de Franqueville n&#39;indique pas sa fonction de professeur dans une &Eacute;cole centrale.<\/div","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>De f&eacute;vrier &agrave; mars 1796, cent quarante-quatre personnalit&eacute;s, demeurant hors de Paris, sont &eacute;lues associ&eacute;s non-r&eacute;sidants de l&#39;Institut national des Sciences et des Arts. &nbsp;Vingt-trois d&#39;entre elles sont professeurs dans une des &Eacute;coles centrales des d&eacute;partements.&nbsp;<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/271\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}