{"id":270,"date":"2014-08-31T21:26:53","date_gmt":"2014-08-31T21:26:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-08-31T21:26:53","modified_gmt":"2014-08-31T21:26:53","slug":"Joguet-Vincent-Louis-1815-1874-le-provisorat-de-Saint-Louis-ou-le-couronnement-d-une-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Joguet-Vincent-Louis-1815-1874-le-provisorat-de-Saint-Louis-ou-le-couronnement-d-une-vie.html","title":{"rendered":"Joguet, Vincent Louis (1815-1874), le provisorat de Saint-Louis, ou le couronnement d&rsquo;une vie"},"content":{"rendered":"<em>Apr&egrave;s un d&eacute;but dans le journalisme et la fr&eacute;quentation des milieux saint-simoniens, V. L. Joguet quitte l&#39;enseignement pour occuper des fonctions administratives d&#39;autorit&eacute;. La lente succession des postes en province lui permet d&#39;atteindre Paris.<\/em><div><em>Le provisorat de Saint-Louis, de 1868 &agrave; 1874, d&eacute;j&agrave; r&eacute;put&eacute; pour ses enseignements scientifiques, constitue l&#39;ach&egrave;vement de sa carri&egrave;re.<\/em><\/div><!--more--><div>Joguet, Vincent Louis [1815-1874]. N&eacute; en d&eacute;cembre 1815, &agrave; Lyon ; mort le 29 novembre 1874, &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge royal de Lyon, o&ugrave; il est &eacute;l&egrave;ve boursier. Il y a pour professeur de philosophie un enseignant qui le conforte dans ses convictions catholiques, le fameux abb&eacute; Joseph Matthias Noirot [1793-1880], nomm&eacute; en octobre 1827 au coll&egrave;ge royal de Lyon, et en poste jusqu&#39;en mars 1852, date de sa nomination comme Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;enseignement primaire [mars 1852], puis de l&#39;enseignement secondaire [avril 1853].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1833. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<\/div><div>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1833], section Lettres. Vincent Louis Joguet est re&ccedil;u &agrave; l&#39;&acirc;ge de dix-sept ans.<\/div><div>Sont re&ccedil;us cette m&ecirc;me ann&eacute;e 1833, dans l&rsquo;ordre alphab&eacute;tique, les quinze &eacute;l&egrave;ves suivants : Jean Arnault [1814-1838], professeur de rh&eacute;torique &agrave; Cahors ; Eug&egrave;ne Barroux, professeur de sixi&egrave;me au lyc&eacute;e Henri-IV ; Pierre [Auguste] Boutron [vers 1813-1874], &eacute;conomiste ; Vincent Louis Joguet [1815-1874], proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis ; Joseph Landry, chef d&rsquo;institution &agrave; Paris ; Alfred Lorquet [1815-1883], secr&eacute;taire de la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; Gustave Madol ; Louis Monnier [ -1855], professeur &agrave; l&rsquo;institution de l&rsquo;Assomption [N&icirc;mes] ; [Jean] Numa Morel [ -1885], professeur de seconde ; Eug&egrave;ne &Eacute;douard Morin [1814-1876], professeur d&rsquo;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Rennes ; &Eacute;mile Saisset [1814-1863], professeur d&#39;Histoire de la philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; Jules Simon [1814-1896], pr&eacute;sident du Conseil des ministres ; Joseph Vignot, professeur de quatri&egrave;me au lyc&eacute;e d&rsquo;Angoul&ecirc;me ; Charles Weiss [1812-1864], professeur d&rsquo;histoire au lyc&eacute;e Bonaparte [lyc&eacute;e Condorcet] &agrave; Paris ; Jean Yanoski [1813-1851], professeur d&rsquo;histoire au lyc&eacute;e Henri-IV.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il y lie une longue amiti&eacute; avec Francisque Bouillier [1813-1899], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;abb&eacute; Joseph Matthias Noirot au coll&egrave;ge royal de Lyon, qui sera re&ccedil;u &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale en 1834, soit un an apr&egrave;s lui. C&#39;est au titre de cette amiti&eacute; qu&#39;&agrave; la mort de Vincent Louis Joguet, survenue dans la nuit du 29 au 30 novembre 1874, Francisque Bouillier prononce un discours d&#39;hommage &agrave; ses obs&egrave;ques, qui se d&eacute;roulent &agrave; Paris le 2 d&eacute;cembre.<\/div><div>Il est aussi en relation amicale avec D&eacute;sir&eacute; Nisard [1806-1888], qui s&#39;est fait un nom comme journaliste au Journal des D&eacute;bats et surtout au National, d&#39;Armand Carrel [1800-1836]; et qui a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise [1834-1844] &agrave; l&#39;&Eacute;cole en 1834.<\/div><div>Au cours de sa troisi&egrave;me ann&eacute;e, ayant choisi la sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;histoire, il est l&#39;&eacute;l&egrave;ve de Jules Michelet [1798-1874], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences d&#39;histoire [1827-1836] &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale.<\/div><div><br \/><\/div><div>1836. NOMINATION &Agrave; DIJON.<\/div><div>Au sortir de l&#39;&Eacute;cole normale, en octobre 1836, Vincent Louis Joguet est nomm&eacute; professeur de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge royal de Dijon [C&ocirc;te-d&#39;Or], en remplacement de Thomas Henri Martin [1813-1884], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1831], qui vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur de seconde au coll&egrave;ge royal de Caen.&nbsp;<\/div><div>Malade, Vincent Louis Joguet ne reste que quelques mois &agrave; Dijon, et revient sur Paris. Est remplac&eacute; par Barth&eacute;lemy.<\/div><div><br \/><\/div><div>1836-1839. PARENTH&Egrave;SE PARISIENNE.<\/div><div>Pour des raisons de sant&eacute;, sa carri&egrave;re professorale est arr&ecirc;t&eacute;e. &Eacute;tabli &agrave; Paris, Vincent Louis Joguet, gr&acirc;ce &agrave; l&#39;entremise de D&eacute;sir&eacute; Nisard, entre en relation avec des personnalit&eacute;s proches du mouvement Saint-Simonien. Avec le journaliste r&eacute;publicain Anselme Petetin [1807-1873] ; avec Pierre Leroux [1797-1871], animateur de la Revue Encyclop&eacute;dique ; avec &nbsp;le philosophe Jean Reynaud [1806-1863]. Il devient un intime d&#39;Armand Carrel [1800-1836].<\/div><div>Joguet collabore, pour la partie litt&eacute;raire, au journal Le Monde, qui avait appartenu &agrave; Lamennais, et qui est alors dirig&eacute; par Anselme Petetin.<\/div><div>Il &eacute;crit &eacute;galement dans l&#39;Encyclop&eacute;die nouvelle de Jean Reynaud et Pierre Leroux.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1839, Vincent Louis Joguet, apr&egrave;s plus de deux ans d&#39;interruption, reprend sa carri&egrave;re : nomm&eacute; au coll&egrave;ge royal de Nancy, il quitte Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>1839. PROFESSEUR D&#39;HISTOIRE &Agrave; NANCY.<\/div><div>En 1839, Vincent Louis Joguet est nomm&eacute; au coll&egrave;ge royal de Nancy [Meurthe], comme professeur d&#39;histoire, en remplacement de Jean Baptiste Vendryi&egrave;s [1809-1893], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1829], et agr&eacute;g&eacute; de grammaire [1832].<\/div><div>Vincent Louis Joguet reste en fonction &agrave; Nancy comme &nbsp;&laquo; charg&eacute; de cours &raquo; d&#39;histoire jusqu&#39;en 1848, date de sa nomination comme proviseur dans le m&ecirc;me lyc&eacute;e.&nbsp;<\/div><div>Il est alors remplac&eacute;, comme professeur d&#39;histoire, par deux enseignants : Saunier et Henry&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1840. MEMBRE DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; ROYALE DE NANCY.<\/div><div>Le 18 juin 1840, V. L. Joguet est &eacute;lu membre de la Soci&eacute;t&eacute; royale des Sciences, des Lettres et Arts de Nancy.<\/div><div>Y prononce, le 8 mai 1841, son discours de r&eacute;ception, sur le th&egrave;me de &lt; L&#39;Histoire au XIX &egrave;me si&egrave;cle &gt;. Le texte en est publi&eacute; [Nancy : Grimblot et Raybois. In-8, 28 p., 1841].<\/div><div><br \/><\/div><div>Reste titulaire de la Soci&eacute;t&eacute; pendant plus de dix ans, jusqu&#39;au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1852, et devient, alors qu&#39;il r&eacute;side &agrave; Tours, &nbsp;&lt; associ&eacute;-correspondant national &gt; &agrave; dater de f&eacute;vrier 1852.<\/div><div><br \/><\/div><div>M&Eacute;MOIRE SUR F&Eacute;NELON.<\/div><div>Au titre de la section des Sciences morales, &nbsp;V. L. Joguet communique &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie de Nancy, en 1840, sous le titre de F&eacute;nelon, un fragment d&#39;une Histoire litt&eacute;raire des trois derniers si&egrave;cles. Selon la formule du rapporteur : &laquo; Il y retrace la vie, le caract&egrave;re, les principes de l&#39;illustre archev&ecirc;que de Cambrai &raquo;.<\/div><div>V. L. Joguet ach&egrave;ve son expos&eacute;, par cette apologie : &laquo; &laquo; Enfants de l&#39;&egrave;re actuelle, h&eacute;ritiers de la R&eacute;volution, imitons nos p&egrave;res, entourons d&#39;un culte sans r&eacute;serve le nom de ce pr&ecirc;tre, de ce grand seigneur &agrave; qui, malgr&eacute; les pr&eacute;jug&eacute;s de la naissance, malgr&eacute; les scrupules de la robe sacerdotale, au milieu des splendeurs du plus &eacute;blouissant despotisme qui fut jamais, la charit&eacute; r&eacute;v&eacute;la tant de choses et inspira une ambition si active pour l&#39;&eacute;mancipation des hommes &raquo;.<\/div><div>Ce M&eacute;moire est publi&eacute; dans M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; royale des Sciences, Lettres et Art&nbsp;<\/div><div>de Nancy [Acad&eacute;mie Stanislas], pages 189-219 [Nancy : Grimblot, Raybois, et Cie. Imprimeurs-libraires, Place Stanislas, 7, et rue Saint-Dizier, 125. 1841].<\/div><div>V. L. Joguet communique &eacute;galement une Notice sur l&#39;Empereur Trajan, n&eacute; en 53 en Espagne du sud et d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 117 &agrave; S&eacute;linonte en Cilicie [aujourd&#39;hui Turquie].<\/div><div><br \/><\/div><div>1848. PROVISEUR DU LYC&Eacute;E DE NANCY.<\/div><div>En 1848, V. L. Joguet, devient proviseur du lyc&eacute;e de Nancy [chef-lieu du d&eacute;partement de la Meurthe], o&ugrave; il a enseign&eacute; l&#39;histoire depuis 1839, en remplacement de l&#39;ancien proviseur Jean Baptiste La Bastide [1797-1863] [&eacute;crit aussi Labastide], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1818], agr&eacute;g&eacute; des lettres [1821], futur recteur d&eacute;partemental.<\/div><div>Ainsi, il quitte sa fonction enseignante pour une charge administrative qu&#39;il assumera d&eacute;sormais dans plusieurs lyc&eacute;es, jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s en 1874, alors qu&#39;il est &agrave; Paris proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis.&nbsp;<\/div><div>Il a, pour censeur des &eacute;tudes, Henri Druon, agr&eacute;g&eacute; des lettres en 1844.<\/div><div>Lorsqu&#39;il quitte son poste de proviseur de Nancy, pour se rendre &agrave; Tours, V. L. Joguet est remplac&eacute; comme proviseur par Valentin Davau, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, section Sciences, agr&eacute;g&eacute; de math&eacute;matiques [1846].<\/div><div><br \/><\/div><div>LA SUCCESSION DES POSTES.<\/div><div>Apr&egrave;s son provisorat &agrave; Nancy, V. L. Joguet est nomm&eacute; proviseur du lyc&eacute;e de Tours [d&eacute;partement d&#39;Indre-et-Loire]. De mani&egrave;re classique, les postes vont se succ&eacute;der : Tours, Reims, Orl&eacute;ans, Marseille, jusqu&#39;&agrave; Versailles, antichambre possible d&#39;un poste &agrave; Paris, qu&#39;il obtient en 1868.<\/div><div><br \/><\/div><div>LE TEMPS DU PROVISORAT &Agrave; REIMS.<\/div><div>Apr&egrave;s Tours, o&ugrave; il ne reste que quelques mois, est nomm&eacute; &agrave; Reims [d&eacute;partement de la Marne]. Il l&#39;est au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1852.<\/div><div>Il participe &agrave; la vie acad&eacute;mique provinciale en devenant membre titulaire de l&#39;Acad&eacute;mie imp&eacute;riale de Reims. C&#39;est &agrave; cette compagnie qu&#39;il communique, en 1852, &nbsp; la monographie compl&egrave;te de la premi&egrave;re dynastie Flavienne, extraite, selon ses propos, d&#39;une Histoire des empereurs romains, sur laquelle il d&eacute;clare travailler. C&#39;est cette Histoire des Flaviens qui sera publi&eacute;e posthume, en 1876, soit vingt-quatre ans plus tard, avec une Pr&eacute;face de Victor Duruy [1811-1894], ancien ministre de l&#39;Instruction publique [1863-1869], sp&eacute;cialiste de l&#39;histoire des Grecs et des Romains. &nbsp;&nbsp;<\/div><div>Le compte-rendu, r&eacute;dig&eacute; par l&#39;Acad&eacute;mie de Reims, indique : &laquo; M. Joguet, extrayant d&#39;une Histoire des Empereurs romains la monographie compl&egrave;te de la premi&egrave;re dynastie Flavienne, a captiv&eacute; notre attention durant trois s&eacute;ances presque enti&egrave;res, en nous montrant tour-&agrave;-tour, Vespasien et Titus, vainqueurs de J&eacute;rusalem, pouss&eacute;s vers le tr&ocirc;ne par l&#39;erreur populaire qui leur applique les proph&eacute;ties relatives &agrave; l&#39;av&egrave;nement du Messie &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il sera le pr&eacute;sident &laquo; annuel &raquo; de l&#39;Acad&eacute;mie imp&eacute;riale de Reims, en 1859, et &agrave; ce titre prononce le Discours d&#39;ouverture dans la s&eacute;ance publique tenue le 28 juillet 1859. Le discours est &eacute;dit&eacute; : [Reims : impr. de P. Dubois (s. d.)].<\/div><div><br \/><\/div><div>ORL&Eacute;ANS, MARSEILLE, VERSAILLES.<\/div><div>En 1861 et en 1862, Vincent Louis Joguet est proviseur du lyc&eacute;e imp&eacute;rial d&#39;Orl&eacute;ans [chef-lieu du Loiret], d&eacute;pendant de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, s&#39;&eacute;tendant &agrave; cette &eacute;poque sur neuf d&eacute;partements [Seine ; Cher ; Eure-et-Loir ; Loiret ; Marne ; &nbsp;Oise ; Seine-et-Marne ; Seine-et-Oise].<\/div><div>Puis il est nomm&eacute; &agrave; Marseille [acad&eacute;mie d&#39;Aix], et enfin, en 1866, &agrave; Versailles [d&eacute;partement de Seine-et-Oise, acad&eacute;mie de Paris] o&ugrave; il reste deux ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>1868. PROVISEUR DU LYC&Eacute;E SAINT-LOUIS.<\/div><div>En &eacute;tant nomm&eacute; en 1868, proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis, Vincent Louis Joguet succ&egrave;de &agrave; un scientifique : Auguste Boutan [1820-1900], ancien &eacute;l&egrave;ve de la section Sciences de l&#39;&Eacute;cole normale [1840], charg&eacute; d&#39;&eacute;laborer un nouveau syst&egrave;me d&#39;enseignement scientifique et de r&eacute;organiser les classes pr&eacute;paratoires aux grandes &eacute;coles.<\/div><div><br \/><\/div><div>Vincent Louis Joguet, comme proviseur, a pour assistant, comme censeur des &eacute;tudes Charles Mar&eacute;chal [1825-1877], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [octobre 1845], agr&eacute;g&eacute; de grammaire en 1848, en poste &agrave; Saint-Louis, d&#39;ao&ucirc;t 1864 &agrave; mars 1871 ; puis Louis Roguet, censeur de mars 1871 &agrave; septembre 1878.<\/div><div>Vincent Louis Joguet reste au lyc&eacute;e Saint-Louis jusqu&#39;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s en fonction, le 29 novembre 1874.<\/div><div>Il est alors remplac&eacute; par Alexandre [Pierre] Gautier [1822-1910], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, section Sciences [1844], en poste de 1874 &agrave; 1880.<\/div><div><br \/><\/div><div>SON PR&Eacute;D&Eacute;CESSEUR, AUGUSTE BOUTAN.<span style=\"white-space: pre\" class=\"Apple-tab-span\"><\/span><\/div><div>Apr&egrave;s l&#39;&Eacute;cole normale [1840], et l&#39;agr&eacute;gation de physique, Auguste Boutan [1820-1900] a &eacute;t&eacute; professeur de physique [Avignon, 1843 ; Grenoble, 1845 ; Rouen, 1846 ; Versailles, 1853 ; Paris, au lyc&eacute;e Saint-Louis, 1854].<\/div><div>Nomm&eacute; proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis, en 1865, il reste en fonction jusqu&#39;en 1868, date de sa nomination &agrave; l&#39;Inspection de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [1868-mai 1873].<\/div><div>En mai 1873, Auguste Boutan est nomm&eacute; directeur de l&#39;enseignement primaire [1873-1879], en remplacement d&#39;Octave Gr&eacute;ard [1828-1904] ; puis, en janvier 1879, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;enseignement secondaire, pour les sciences [janvier 1879-janvier 1893].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROVISEURS DES LYC&Eacute;ES PARISIENS EN 1868.<\/div><div>En &eacute;tant nomm&eacute; au lyc&eacute;e Saint-Louis, &nbsp;Vincent Louis Joguet s&#39;inscrit dans la br&egrave;ve liste des proviseurs des cinq lyc&eacute;es parisiens de l&#39;&eacute;poque.<\/div><div>Dans l&#39;ordre canonique : pour le lyc&eacute;e Louis-le-Grand, Julien Girard [1820-1898] ; pour le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Napol&eacute;on [Henri-IV], Dominique Louis Baric [1810-1890] ; pour le lyc&eacute;e Saint-Louis, Vincent Louis Joguet [1815-1874] ; pour le lyc&eacute;e Charlemagne, Auguste Nouseilles [1798-1881]; pour le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [Condorcet], Charles Legrand [1809-1882]. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>LA SUCCESSION DES PROVISEURS DE SAINT-LOUIS.<\/div><div>Compris dans le d&eacute;cret de la Convention du 15 septembre 1793, qui supprime les &eacute;tablissements de l&#39;Universit&eacute;, le coll&egrave;ge d&#39;Harcourt, rue de La Harpe &agrave; Paris, ferme ses portes pendant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Nicolas Fran&ccedil;ois Charles Daireaux [1759-1836] en est, de 1790 &agrave; 1793, le dernier proviseur.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1812, un d&eacute;cret de Napol&eacute;on ordonne sa r&eacute;ouverture comme lyc&eacute;e imp&eacute;rial, qui viendrait s&#39;ajouter aux lyc&eacute;es parisiens d&eacute;j&agrave; existants : Louis-le-Grand ; le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Napol&eacute;on [Henri-IV] ; le lyc&eacute;e Charlemagne ; le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [Condorcet]. Mais ce n&#39;est qu&#39;en 1820, sous la Restauration, que, sur l&#39;emplacement de l&#39;ancien coll&egrave;ge d&#39;Harcourt, le coll&egrave;ge royal de Saint-Louis voit le jour et ouvre ses portes en 1823.<\/div><div>Se succ&egrave;dent les proviseurs : l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault [1769-1830], en poste de 1820 &agrave; 1823 ; l&#39;abb&eacute; Valentin Ganser [1775-1842], en poste de 1825 &agrave; 1830 ; Ars&egrave;ne Liez [1790-1838], en poste de 1830 &agrave; 1833 ; Auguste Poirson [1795-1871], en poste de 1833 &agrave; 1837 ; Paul Lorain [1799-1861], en poste de 1837 &agrave; 1845 ; Prosper Auguste Poulain de Bossay [1798-1876], en poste de 1845 &agrave; 1852 ; Charles Legrand [1809-1882], en poste de 1852 &agrave; 1865 ; Augustin Boutan [1820-1920] en poste de 1865 &agrave; 1868.<\/div><div><br \/><\/div><div>UNE MORT R&Eacute;SIGN&Eacute;E ET CHR&Eacute;TIENNE.<\/div><div>Vincent Louis Joguet n&#39;a jamais cach&eacute; ses convictions religieuses, et par l&agrave; m&ecirc;me son hostilit&eacute; au mat&eacute;rialisme et au panth&eacute;isme, son horreur devant la Commune. Lui aussi fait partie de ce groupe majoritaire d&#39;universitaires catholiques &laquo; fid&egrave;les au spiritualisme fran&ccedil;ais &raquo;, que l&#39;on retrouve dans l&#39;Universit&eacute; tout au long du XIX &egrave;me si&egrave;cle. Parmi lesquels on peut citer p&ecirc;le-m&ecirc;le : Thomas Henri Martin [1813-1884] ; Am&eacute;d&eacute;e de Margerie [1825-1905] ; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899] ; Elme Marie Caro [1826-1887] ; Claude Charles Charaux [1828-1906] ; L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune [1839-1898] ; George Fonsegrive [1852-1917].<\/div><div>Cette vision du monde, qui impr&egrave;gne les &oelig;uvres, colore la description des derniers moments. Occasion d&#39;un portrait ultime, et d&#39;un r&eacute;cit plein d&#39;&eacute;motion retenue aux fins d&#39;&eacute;dification chr&eacute;tienne : &laquo; Cet homme bon et modeste qui avait su aux jours de la Commune &eacute;lever son devoir jusqu&#39;au sacrifice, m&eacute;ritait de donner aux jeunes gens une derni&egrave;re le&ccedil;on, celle d&#39;une mort r&eacute;sign&eacute;e et chr&eacute;tienne. Il l&#39;a fait, et lui-m&ecirc;me sentant les progr&egrave;s du mal, ne voulut accepter aucune des illusions dont ses amis cherchaient &agrave; l&#39;entourer. Il re&ccedil;ut les derniers sacrements, et apr&egrave;s avoir de la mani&egrave;re la plus touchante recommand&eacute; &agrave; sa fille d&#39;&eacute;lever surtout chr&eacute;tiennement ses enfants, il s&#39;&eacute;teignit avec calme, dans la foi et l&#39;esp&eacute;rance chr&eacute;tienne &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA C&Eacute;R&Eacute;MONIE DES OBS&Egrave;QUES.<\/div><div>Les obs&egrave;ques se d&eacute;roulent le mercredi 2 d&eacute;cembre 1874. D&#39;importantes personnalit&eacute;s assistent &agrave; ses obs&egrave;ques. Tiennent les cordons du po&ecirc;le : Adolphe Mourier [1807-1890], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral honoraire de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur [1864], vice-recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris ; Julien Girard [1820-1898], proviseur du lyc&eacute;e Louis-le-Grand [1868-1878] ; Wacquant, professeur de math&eacute;matiques sp&eacute;ciales et Denis, professeur de troisi&egrave;me, tous les deux au lyc&eacute;e Saint-Louis ; et deux &eacute;l&egrave;ves du lyc&eacute;e.<\/div><div>Un office religieux est c&eacute;l&eacute;br&eacute; en l&#39;&eacute;glise Saint-Sulpice. L&#39;inhumation a lieu cimeti&egrave;re Montparnasse.<\/div><div>Trois discours sont prononc&eacute;s sur sa tombe, par : Nicolas Deltour [1822-1904], inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [1871] ; Francisque Bouillier [1813-1899], inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique [1872], ami de toujours ; Jules Antoine Lissajous [1822-1880], professeur de physique au lyc&eacute;e Saint-Louis [1853-1874], au nom de ses coll&egrave;gues, puis recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Chamb&eacute;ry [1874-1875], puis de Besan&ccedil;on [1875-1879].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES FLAVIENS, PUBLICATION POSTHUME.<\/div><div>Para&icirc;t en 1876 [posthume], un ouvrage d&rsquo;histoire de Vincent Louis Joguet, pr&eacute;fac&eacute; par Victor Duruy [1811-1894] : Les Flaviens [Paris : Hachette. In-12, XXIV-209 p., 1876]. Avec des notes bibliographiques.<\/div><div>Dans cet ouvrage il y a une notice sur Vincent Joguet, r&eacute;dig&eacute;e par Francisque Bouillier.<\/div><div><br \/><\/div><div>D&Eacute;CORATION<\/div><div>Officier de l&#39;Instruction publique.<\/div><div>Officier de la L&eacute;gion d&#39;honneur [ao&ucirc;t 1870].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>M. Joguet. Souvenirs [articles de journaux, discours n&eacute;crologiques, productions de jeunesse en vers et en prose] [Paris : imprimerie de A. Parent. 31 rue Monsieur-le-Prince. In-8, 140 p., 1875].<\/div><div>http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k64550233.r=Joguet%2C+V-L.langFR<\/div><div><br \/><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Apr&egrave;s un d&eacute;but dans le journalisme et la fr&eacute;quentation des milieux saint-simoniens, V. L. Joguet quitte l&#39;enseignement pour occuper des fonctions administratives d&#39;autorit&eacute;. La lente succession des postes en province lui permet d&#39;atteindre Paris.<\/em><\/p>\n<div><em>Le provisorat de Saint-Louis, de 1868 &agrave; 1874, d&eacute;j&agrave; r&eacute;put&eacute; pour ses enseignements scientifiques, constitue l&#39;ach&egrave;vement de sa carri&egrave;re.<\/em><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-270","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/270","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=270"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/270\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=270"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}