{"id":269,"date":"2014-08-21T13:25:08","date_gmt":"2014-08-21T13:25:08","guid":{"rendered":""},"modified":"2021-02-18T19:35:16","modified_gmt":"2021-02-18T18:35:16","slug":"gueroult-p-c-b-1744-1821-du-professorat-d-eloquence-a-la-direction-de-l-ecole-normale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/gueroult-p-c-b-1744-1821-du-professorat-d-eloquence-a-la-direction-de-l-ecole-normale.html","title":{"rendered":"Gu\u00e9roult, P. C. B. (1744-1821), du professorat d&rsquo;\u00c9loquence \u00e0 la direction de l&rsquo;\u00c9cole normale"},"content":{"rendered":"<p><em>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un intellectuel, Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult, dont la carri\u00e8re est d\u00e9j\u00e0 accomplie dans la carri\u00e8re des lettres, ayant d\u00e9j\u00e0 la cinquantaine lorsqu&rsquo;il participe aux \u00e9v\u00e8nements de la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Et qui devient \u00e0 pr\u00e8s de soixante-dix ans, le premier directeur de l&rsquo;\u00c9cole normale, install\u00e9e tout d&rsquo;abord dans les combles des locaux de la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, c\u2019est \u00e0 dire dans l\u2019ancien coll\u00e8ge Du Plessis.<\/em><\/p>\n\n\n<!--more-->\n\n\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult [1744-1821], appel\u00e9 parfois Gu\u00e9roult l\u2019a\u00een\u00e9, pour le distinguer de son fr\u00e8re cadet Pierre Antoine Gu\u00e9roult [1749-1816], professeur d&rsquo;\u00c9loquence latine au Coll\u00e8ge de France, est n\u00e9 le 7 janvier 1744, \u00e0 Rouen ; mort le 11 novembre 1821, \u00e0 Paris.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u00c9l\u00e8ve, \u00e0 Paris, du coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt. Laur\u00e9at du Concours g\u00e9n\u00e9ral en 1760 et en 1766, en rh\u00e9torique.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>1768. L&rsquo;ANCIENNE AGR\u00c9GATION DES BELLES-LETTRES.<\/div>\n<div>Re\u00e7u, en 1768, \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation des Belles-lettres \u2013 la premi\u00e8re agr\u00e9gation ayant eu en 1766. Sont \u00e9galement re\u00e7us cette ann\u00e9e : Aubry, Pierre Mathieu Charbonnet ; Denis Fran\u00e7ois Dupont ; Pierre \u00c9tienne Hamel ; Maillard ; Quevremont.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>PROFESSEUR &nbsp;D&rsquo;\u00c9LOQUENCE AU COLL\u00c8GE D&rsquo;HARCOURT.<\/div>\n<div>Professeur d&rsquo;\u00c9loquence au coll\u00e8ge d\u2019Harcourt, rue de la Harpe, \u00e0 Paris jusqu\u2019\u00e0 sa suppression en 1793.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Un coll\u00e8ge ouvrira, sous l&rsquo;intitul\u00e9 de coll\u00e8ge Saint-Louis \u00e0 partir de 1820, sur l&#8217;emplacement de l&rsquo;ancien coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1785. MORCEAUX EXTRAITS DE L&rsquo;HISTOIRE NATURELLE DE PLINE.<\/div>\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult assure sa carri\u00e8re de latiniste, en faisant para\u00eetre, \u00e0 quinze ans d&rsquo;intervalle, deux ouvrages en rapport avec Pline. D&rsquo;abord des Morceaux extraits de l&rsquo;Histoire naturelle [1785], en un volume, ouvrage plusieurs fois r\u00e9\u00e9dit\u00e9. Ensuite une traduction nouvelle de l&rsquo;Histoire naturelle des animaux par Pline [an XI-1802], en trois volumes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ainsi, Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult fait para\u00eetre : Morceaux extraits de l&rsquo;Histoire naturelle de Pline, par M. Gu\u00e9roult, professeur d&rsquo;\u00c9loquence au coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt &nbsp;[\u00c0 Paris : de l&rsquo;Imprimerie de Michel Lambert, rue de la Harpe, pr\u00e8s S. C\u00f4me ; chez Brocas, Libraire, rue S. Jacques, au Chef S. Jean. Avec Approbation &amp; Privil\u00e8ge de Roi. In-8, VII [Avis Pr\u00e9liminaire]-554 p.,1785]. Texte latin et traduction fran\u00e7aise.<\/div>\n<div>Compos\u00e9 de seize chapitres : De Dieu ; de la Terre ; de l&rsquo;Homme ; des Animaux terrestres ; des Poissons ; des Oiseaux ; des Insectes ; des Arbres ; de l&rsquo;Agriculture ; des Jardins ; des Herbes ; de la M\u00e9decine ; des M\u00e9taux ; de la Peinture ; des Pierres ; des Pierreries. Avec une Table alphab\u00e9tique.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1809, en deux volumes : Morceaux extraits de l&rsquo;Histoire naturelle de Pline, par P. C. B. Gu\u00e9roult, Professeur \u00e9m\u00e9rite de l&rsquo;Universit\u00e9 de Paris, ancien proviseur du lyc\u00e9e Charlemagne, Conseiller titulaire de l&rsquo;Universit\u00e9 imp\u00e9riale, chef de l&rsquo;\u00c9cole normale. Nouvelle \u00e9dition, revue et augment\u00e9e, avec le texte en regard, et des notes critiques et historiques [Paris : chez H. Nicolle, rue de Seine, n\u00b0 12 ; de l&rsquo;imprimerie de Mame fr\u00e8res. In-8, 1809]. En deux volumes 539+504 p.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1845 : Morceaux extraits de Pline, traduits en fran\u00e7ais par Gu\u00e9roult. \u00c9dition augment\u00e9e de sommaires, de notes nouvelles et d&rsquo;une table des mati\u00e8res [Paris : Lef\u00e8vre ; Garnier. In-12, 559 p., 1845].<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>Puis en 1853 : Morceaux extraits de l&rsquo;histoire naturelle de Pline l&rsquo;ancien, par P.-C.-B. Gu\u00e9roult. Nouvelle \u00e9dition appropri\u00e9e \u00e0 l&rsquo;usage des classes et accompagn\u00e9es de notes en fran\u00e7ais par A. Chassang [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. In-12, 204 p., 1853]. &nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1789. GU\u00c9ROULT D\u00c9PUT\u00c9 DU TIERS AUX \u00c9TATS-G\u00c9N\u00c9RAUX.<\/div>\n<div>La \u00ab Notice d&rsquo;autorit\u00e9 personne \u00bb du catalogue g\u00e9n\u00e9ral de la Bnf fournit l&rsquo;indication : D\u00e9put\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e constituante [en 1790].<\/div>\n<div>Dans son ouvrage, H. L. Bouquet pr\u00e9cise : L&rsquo;Ancien coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt et le lyc\u00e9e Saint-Louis : \u00ab C&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;abord la convocation des \u00c9tats G\u00e9n\u00e9raux de 1789. L&rsquo;Universit\u00e9 ayant fait valoir ses droits \u00e0 y \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e, on proc\u00e9da aux \u00e9lections pour les trois ordres, et ce fut le fameux Gu\u00e9roult, professeur de rh\u00e9torique d&rsquo;Harcourt, que les Facult\u00e9s et les Coll\u00e8ges envoy\u00e8rent aux \u00c9tats, comme d\u00e9put\u00e9 du Tiers \u00bb.<\/div>\n<div>Gu\u00e9roult est ainsi l&rsquo;un des cinq cent soixante dix-huit d\u00e9put\u00e9s du Tiers.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Cet engagement de Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult en faveur des id\u00e9aux de la R\u00e9volution francaise, pris dans la force de l&rsquo;\u00e2ge [il a quarante six ans] engagement \u00e0 la fois clair et mod\u00e9r\u00e9 est, sans doute, beaucoup plus que ses travaux d&rsquo;\u00e9rudition ult\u00e9rieurs [traductions de Pline, de Cic\u00e9ron] qui lui vaudront l&rsquo;estime de ses pairs, un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif pour expliquer la future carri\u00e8re de grand administrateur p\u00e9dagogique b\u00e9n\u00e9ficiant tout \u00e0 la fois du soutien de Louis de Fontanes et de Napol\u00e9on [un des dix conseillers de l&rsquo;Universit\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 vie ; premier chef de l&rsquo;\u00c9cole normale].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1790. UN PLAN D\u2019\u00c9DUCATION ET D\u2019ENSEIGNEMENT NATIONAL.<\/div>\n<div>Le proc\u00e8s-verbal de la s\u00e9ance du 21 octobre 1790 de l\u2019Assembl\u00e9e nationale constituante rapporte qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9 au Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e [Philippe Merlin de Douai] un plan d\u2019\u00e9ducation publique, pour en faire hommage \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e Nationale.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Les trois r\u00e9dacteurs de ce plan sont : Gu\u00e9roult l\u2019a\u00een\u00e9 [Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult], professeur de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge d\u2019Harcourt ; Gu\u00e9roult le jeune [Pierre Antoine Gu\u00e9roult], professeur d\u2019\u00c9loquence au coll\u00e8ge des Grassins ; Fran\u00e7ois Champagne [1751-1813], professeur de seconde au coll\u00e8ge de Louis-le-Grand [1778-1791].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Chacun d&rsquo;entre eux conna\u00eetra par la suite une carri\u00e8re li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;enseignement.&nbsp;<\/div>\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult, premier proviseur du lyc\u00e9e Charlemagne [1804-1809], membre titulaire du tr\u00e8s restreint Conseil de l\u2019Universit\u00e9 [1808-1815], premier directeur de l&rsquo;\u00c9cole normale [1809-1815].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pierre Antoine Gu\u00e9roult, second titulaire de la chaire d&rsquo;\u00c9loquence latine au Coll\u00e8ge de France [1809-1816], en remplacement de Charles Dupuis [1742-1809] qui a occup\u00e9 la chaire de 1787 \u00e0 1809.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Fran\u00e7ois Champagne, agr\u00e9g\u00e9 des Belles-Lettres [1776]. Accomplit toute sa carri\u00e8re \u00e0 Louis-le-Grand [dont les appellations se modifient dans le temps, au gr\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements historiques]. Professeur de seconde au coll\u00e8ge de Louis-le-Grand [1778-1791] ; principal du coll\u00e8ge [1791], directeur du coll\u00e8ge \u00c9galit\u00e9 [1793-1796] ; directeur de l\u2019Institut des boursiers \u00c9galit\u00e9 [1796] ;directeur de Louis-le-Grand, de 1800 \u00e0 1803 ; proviseur du Lyc\u00e9e de Paris du 16 septembre 1803 \u00e0 1805 ; et de 1805 au 25 juin 1810, proviseur du Lyc\u00e9e imp\u00e9rial. Membre de l&rsquo;Institut national [1797].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1789. TOME HUITI\u00c8ME DES OEUVRES DE CIC\u00c9RON.<\/div>\n<div>En 1783, commence \u00e0 para\u00eetre les Oeuvres de Cic\u00e9ron, dans une \u00ab traduction nouvelle \u00bb huit volumes \u00e9dit\u00e9s \u00e0 Paris \u00ab chez Moutard, imprimeur-libraire de la Reine, de Madame et de Madame Comtesse d&rsquo;Artois, rue des Mathurins, H\u00f4tel de Cluni [sic]. Avec Approbation et Privil\u00e8ge du Roi \u00bb. Huit volumes in-12 vont para\u00eetre, de 1783 \u00e0 1789.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Jean Nicolas D\u00e9meuniers [orthographi\u00e9 aussi Desmeuniers] [1758-1814] est le traducteur des \u0153uvres contenus dans les quatre premiers volumes [deux premiers volumes de Rh\u00e9torique, les deux volumes suivants d&rsquo;Oraisons.&nbsp;<\/div>\n<div>Jean Marie Bernard Cl\u00e9ment [1742-1812] est le traducteur des \u0153uvres contenues dans les trois volumes suivants d&rsquo;Oraisons.<\/div>\n<div>Le huiti\u00e8me tome, \u00e9galement d&rsquo;Oraisons, est confi\u00e9 aux fr\u00e8res Gu\u00e9roult. Il contient la Harangue sur les R\u00e9ponses des Auspices [pages 1-76] ; le plaidoyer pour C. Plancius [pages 77-182] ; la Harangue pour P. Sextius [pages 183-335] ; l&rsquo;Invective contre Vatrinius [pages 335-380] ; et le plaidoyer pour M. Celsius [pages 381, sq.].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Il existe aussi une \u00e9dition in-4, en trois volumes. Ceux-ci ne contiennent que ce qui se trouve dans les six premiers volumes in-12.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>L&rsquo;\u00e9dition ne se poursuit pas au-del\u00e0 de 1789.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1792. \u00c9DITION DES CONSTITUTIONS DES SPARTIATES, DES ATH\u00c9NIENS, DES ROMAINS.<\/div>\n<div>Constitutions des Spartiates, des Ath\u00e9niens et des Romains, par le citoyen Gu\u00e9roult, professeur au coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt [\u00c0 Paris : chez N\u00e9e de La Rochelle, libraire, rue du Hurepoix, pr\u00e8s le pont S. Michel, n\u00b0 13. In-8, 140 p.,1792, l&rsquo;an premier de la R\u00e9publique fran\u00e7aise].<\/div>\n<div>Citation au titre : \u00ab Si l&rsquo;on recherche en quoi consiste pr\u00e9cis\u00e9ment le plus grand bien de tous, qui doit \u00eatre la fin de tout syst\u00e8me de l\u00e9gislation, on trouvera qu&rsquo;il se r\u00e9duit \u00e0 ces deux objets principaux, la libert\u00e9 &amp; l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 \u00bb. Rousseau, Contrat social.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>En \u00e9voquant les Grecs et les Romains de l&rsquo;Antiquit\u00e9, l&rsquo;auteur \u00ab rend hommage aux vertus de la R\u00e9volution fran\u00e7aise et de sa Constitution \u00bb.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1794. UNE GRATIFICATION DE LA CONVENTION NATIONALE.<\/div>\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult est inscrit dans la premi\u00e8re des trois listes \u00e9tablies par la Convention nationale attribuant des sommes, pour l&rsquo;encouragement des savants, des gens de lettres et des artistes [loi de 17 vend\u00e9miaire an III, d\u00e9crets du 27 germinal an III et du 18 fructidor an III].<\/div>\n<div>En effet, le 17 vend\u00e9miaire an III [8 octobre 1794] la Convention promulgue une loi qui destine une somme de 300 000 livres pour encouragement \u00ab \u00e0 accorder aux savans, aux gens de lettres et aux artistes \u00bb. La liste des cent seize b\u00e9n\u00e9ficiaires para\u00eet le 14 niv\u00f4se an III [3 janvier 1795] : quarante noms b\u00e9n\u00e9ficient de 3000 livres ; quarante-huit noms de 2000 livres ; vingt-huit noms de 1500 livres.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u00ab Gu\u00e9roult, professeur de la ci-devant Universit\u00e9 de Paris \u00bb b\u00e9n\u00e9ficie de 2000 livres [et non de 3 000 livres comme il est parfois indiqu\u00e9]. Seul, parmi les b\u00e9nficiaires, un autre \u00ab professeur de la ci-devant Universit\u00e9 de Paris \u00bb, Nicolas Joseph* S\u00e9lis [1737-1802], professeur de rh\u00e9torique et examinateur \u00e0 Louis-le-Grand, re\u00e7oit \u00e9galement de cette somme. \u00c9lu, quelques mois apr\u00e8s, le 15 novembre 1795, dans la troisi\u00e8me Classe de l&rsquo;Institut national [Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-Arts], section de Langues anciennes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>JANVIER-MAI 1795. \u00c9L\u00c8VE DE LA PREMI\u00c8RE \u00c9COLE NORMALE DE L&rsquo;AN III.<\/div>\n<div>La \u00ab premi\u00e8re \u00bb \u00c9cole normale est fond\u00e9e initialement par le d\u00e9cret de la Convention du 9 brumaire an III [30 octobre 1794].&nbsp;<\/div>\n<div>Elle fonctionne effectivement du 1er pluvi\u00f4se an III [20 janvier 1795] au 30 flor\u00e9al an IV [19 mai 1795], soit \u00e0 peu pr\u00e8s quatre mois, conform\u00e9ment au d\u00e9cret qui l&rsquo;institue. Des \u00e9l\u00e8ves venus de toutes les r\u00e9gions de la France s\u2019y rendent, avec une bourse, pour suivre les enseignements d&rsquo;une quinzaine de savants et d&rsquo;hommes de lettres les plus prestigieux de l\u2019\u00e9poque et dont les cours se d\u00e9roulent dans l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre du Mus\u00e9um national d&rsquo;histoire naturelle.&nbsp;<\/div>\n<div>Les \u00e9l\u00e8ves ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par leurs districts d&rsquo;origine, au prorata du nombre de citoyens [Un pour vingt-mille habitants] ; on estime \u00e0 mille quatre cents le nombre de ces \u00e9l\u00e8ves.<\/div>\n<div>Sur le millier d&rsquo;enseignants des \u00c9coles centrales des d\u00e9partements [1796-1802], au moins une cinquantaine d&rsquo;entre eux, sont des anciens \u00e9l\u00e8ves de cette premi\u00e8re \u00c9cole normale.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult n&rsquo;y est certes pas un jeune \u00e9l\u00e8ve : en 1795, il a d\u00e9j\u00e0 cinquante et un ans. Mais ce n&rsquo;est pas le plus \u00e2g\u00e9 des \u00ab normaliens \u00bb. Plusieurs sont n\u00e9s ant\u00e9rieurement : Fran\u00e7ois Daguin [n\u00e9 en 1736], Fran\u00e7ois Paul Latapie [n\u00e9 en 1739], Jean Alexandre Carney et Pierre Nicolas Chantreau, n\u00e9s en 1741, &#8230;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>La pr\u00e9sence de Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult, et de son plus jeune fr\u00e8re, est confirm\u00e9e par un propos de Jean Fran\u00e7ois de La Harpe [1739-1803], professeur de Litt\u00e9rature, \u00e0 la premi\u00e8re \u00c9cole normale, qui rend hommage \u00e0 la pr\u00e9sence commune de Pierre Claude Bernard et de son fr\u00e8re Pierre Antoine Gu\u00e9roult : \u00ab Deux ma\u00eetres de l\u2019Universit\u00e9 de Paris ont prouv\u00e9 leur modestie en venant si\u00e9ger aujourd\u2019hui parmi nous \u00e0 titre d\u2019\u00e9l\u00e8ves, apr\u00e8s avoir prouv\u00e9 leur talent pour \u00e9crire et pour enseigner \u00bb. &nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>OCTOBRE 1795. LA MISE EN PLACE DES \u00c9COLES CENTRALES.<\/div>\n<div>D\u00e9j\u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e constituante [17 juin 1789-1er octobre 1791], puis l&rsquo;Assembl\u00e9e Nationale l\u00e9gislative [1er octobre 1791-21 septembre 1792] ont eu, plus ou moins directement, \u00e0 conna\u00eetre de plusieurs projets d&rsquo;instruction publique et d&rsquo;\u00e9ducation : Villier [1789], Daunou [1790], Gu\u00e9roult [1790], Mirabeau, dans des cahiers posthumes [1791], Ferlus [juillet 1791], Talleyrand [septembre 1791], Condorcet [avril 1792].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Dans le temps de la Convention nationale [21 septembre 1792-26 octobre 1795] d&rsquo;autres projets, tr\u00e8s nombreux, se font jour : Bancal des Issarts [d\u00e9cembre 1792], Rabaut Saint \u00c9tienne [d\u00e9cembre 1792], Romme [d\u00e9cembre 1792], Lepeletier, pr\u00e9sent\u00e9 par Robespierre [juillet 1793], Daunou [juillet 1793], Thibaudeau [ao\u00fbt 1793], Bouquier [d\u00e9cembre 1793], Bar\u00e8re [juin 1794].<\/div>\n<div>Apr\u00e8s le 9 thermidor [27 juillet 1794] et l&rsquo;ex\u00e9cution de Maximilien de Robespierre, les projets prendront, &nbsp;sous la Convention thermidorienne, d&rsquo;autres orientations.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>C&rsquo;est \u00e0 partir du Rapport Lakanal [d\u00e9cembre 1794], son adoption [f\u00e9vrier 1795], et les nombreuses propositions &nbsp;et contre-propositions, qui le soutiennent, s&rsquo;y opposent et l&rsquo;am\u00e9nagent, que le Rapport Daunou est finalement \u00ab pr\u00e9sent\u00e9 au nom de la Commission des Onze et du Comit\u00e9 d&rsquo;Instruction publique \u00bb, le 15 octobre1795. Il est adopt\u00e9 par la Convention le 25 octobre 1795 [3 brumaire an IV], sous le libell\u00e9 de D\u00e9cret sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;instruction publique.<\/div>\n<div>Son titre II, avec ses douze articles, porte sur les \u00ab \u00c9coles centrales \u00bb.<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>F\u00c9VRIER 1795. JURY D&rsquo;INSTRUCTION DU D\u00c9PARTEMENT DE LA SEINE.<\/div>\n<div>Dans le cadre de ce texte, souvent appel\u00e9 Loi Daunou, du nom de son inspirateur et rapporteur, le Comit\u00e9 d&rsquo;Instruction publique poursuit son activit\u00e9.<\/div>\n<div>Ainsi, le Comit\u00e9 d&rsquo;instruction publique nomme, le 10 vent\u00f4se an III [28 f\u00e9vrier 1795], pour le d\u00e9partement de la Seine [Paris], un jury central d&rsquo;instruction. Ce dernier est compos\u00e9, comme le voudra l&rsquo;usage pour chacun des d\u00e9partements de la R\u00e9publique, de trois personnalit\u00e9s : Pierre Simon Laplace [1749-1827], Dominique Joseph Garat [1749-1833], Jean Jacques Barth\u00e9l\u00e9my [1716-1795], remplac\u00e9 ult\u00e9rieurement par Joseph Louis Lagrange [1736-1813].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>C&rsquo;est ce jury central d&rsquo;instruction du d\u00e9partement de la Seine qui \u00e9lit, le mois suivant en germinal an III [mars-avril 1795], les professeurs affect\u00e9s aux \u00c9coles centrales de Paris, sans que soit pr\u00e9cis\u00e9 tout d&rsquo;abord dans quelle \u00c9cole parisienne ils enseigneront, et sans que la liste des enseignements soit d\u00e9finitivement arr\u00eat\u00e9e [leur nombre suppos\u00e9 varie, selon les propositions et les contre-propositions, de quatorze \u00e0 onze. La loi retiendra finalement neuf professeurs, plus un biblioth\u00e9caire].&nbsp;<\/div>\n<div>C&rsquo;est donc \u00e0 cette date [mars-avril 1795] que Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult, alors dans sa cinquante-et-uni\u00e8me ann\u00e9e, avec une petite trentaine de personnes, est nomm\u00e9 pour \u00eatre un futur professeur d&rsquo;\u00c9cole centrale du d\u00e9partement de la Seine.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>JUIN-JUILLET 1795. DES LOCAUX POUR LES NOUVELLES \u00c9COLES.<\/div>\n<div>Enfin c&rsquo;est en juin-juillet 1795 [messidor an III] que sont d\u00e9sign\u00e9s des locaux, alors relativement inemploy\u00e9s, qui pourraient \u00eatre affect\u00e9s aux cinq \u00e9coles centrales de Paris, qui sont initialement pr\u00e9vues :&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Le b\u00e2timent des Quatre-Nations. On y acc\u00e8de par le quai, rive gauche, qui longe la Seine, ancien quai de Nesles ou quai de Nevers ; devenu en 1781, quai de la Monnaie, puis quai de l&rsquo;Unit\u00e9, et enfin, \u00e0 partir de 1814, quai de Conti. &nbsp;<\/div>\n<div>Jusqu&rsquo;en 1792, c&rsquo;est un coll\u00e8ge, pr\u00e9vu dans le testament de Mazarin, et commen\u00e7ant \u00e0 fonctionner en 1763, \u00e0 l&rsquo;origine pour recevoir, comme boursiers, de jeunes gentilhommes, \u00e9l\u00e8ves venant des quatre pays conquis par Louis XIV [Artois, Alsace, Roussillon-Cerdagne, Pi\u00e9mont].&nbsp;<\/div>\n<div>De 1792 \u00e0 1793, c&rsquo;est une maison d&rsquo;arr\u00eat. \u00c0 partir de 1793, c&rsquo;est le si\u00e8ge du Comit\u00e9 de Salut public.&nbsp;<\/div>\n<div>En juin-juillet 1795, le lieu est d\u00e9sign\u00e9 pour \u00eatre le local de l&rsquo;\u00c9cole centrale des Quatre-Nations, qui sera inaugur\u00e9e le 20 mai 1796, et qui fonctionnera jusqu&rsquo;en 1801.&nbsp;<\/div>\n<div>Ensuite de quoi, s&rsquo;y installera l&rsquo;\u00c9cole des Beaux-Arts [1801-1805], puis en 1805, l&rsquo;Institut de France, dont c&rsquo;est encore le palais.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Le b\u00e2timent du Val-de-Gr\u00e2ce. Ancienne abbaye b\u00e9n\u00e9dictine royale du Val-de-Gr\u00e2ce, b\u00e2tie au XVII \u00e8me si\u00e8cle. Ferm\u00e9e en 1793, \u00e0 la suite de la suppression des ordres religieux d\u00e9cid\u00e9e par la Convention. Il n&rsquo;est pas donn\u00e9 suite au projet d&rsquo;attribuer ces locaux \u00e0 une \u00c9cole centrale, qui e\u00fbt \u00e9t\u00e9, pense-t&rsquo;on, trop excentr\u00e9e par rapport au quartier latin.&nbsp;<\/div>\n<div>Le b\u00e2timent sera transform\u00e9, \u00e0 la fin du XVIII \u00e8me si\u00e8cle, en h\u00f4pital militaire : aujourd&rsquo;hui H\u00f4pital du Val-de-Gr\u00e2ce.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Le b\u00e2timent de la ci-devant Conception Honor\u00e9. Il s&rsquo;agit du monast\u00e8re des Filles de la Conception, \u00e9tabli, depuis 1637, rue [saint] Honor\u00e9, au coin de la rue Neuve-du-Luxembourg.&nbsp;<\/div>\n<div>Il ne sera pas donn\u00e9 suite \u00e0 son attribution \u00e0 une \u00c9cole centrale.&nbsp;<\/div>\n<div>Sur le terrain du couvent, d\u00e9moli dans les ann\u00e9es 1790, seront construites des maisons particuli\u00e8res.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Le b\u00e2timent &nbsp;du ci-devant prieur\u00e9 Martin. Il se situe rue Martin [aujourd&rsquo;hui rue Saint-Martin]. Apr\u00e8s la suppression des ordres religieux [1790] et des congr\u00e9gations religieuses [1792], les b\u00e2timents sont transform\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;initiative &nbsp;de L\u00e9onard Bourdon en \u00ab \u00e9cole patriotique et nationale\u00bb, plac\u00e9 sous les auspices du Directoire et de la municipalit\u00e9 de Paris, sous le titre d&rsquo;\u00c9cole des Jeunes fran\u00e7ais, \u00e9l\u00e8ves de la Patrie, en tant qu&rsquo;orphelins. Cet \u00e9tablissement, qui re\u00e7oit de nombreux boursiers, fonctionne de 1792 \u00e0 1795. Il n&rsquo;y sera pas \u00e9tabli d&rsquo;\u00c9cole centrale.&nbsp;<\/div>\n<div>En juin 1798, s&rsquo;y installe le Conservatoire des Arts et M\u00e9tiers.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Le b\u00e2timent des ci-devant J\u00e9suites ou Minimes. Il se situe rue Antoine [aujourd&rsquo;hui rue Saint-Antoine], o\u00f9 se trouve install\u00e9e depuis 1763 [jusqu&rsquo;en 1790] la Biblioth\u00e8que publique de la Ville de Paris. Cette biblioth\u00e8que occupe le site de l&rsquo;ancienne \u00ab maison professe des J\u00e9suites], qui ont \u00e9t\u00e9 proscrits de France en 1763.&nbsp;<\/div>\n<div>il y sera \u00e9tabli l&rsquo;\u00c9cole centrale de la rue Antoine, qui sera inaugur\u00e9e le 22 octobre 1797, et qui &nbsp;fonctionnera jusqu&rsquo;en 1801. En 1802, y sera install\u00e9 le lyc\u00e9e Charlemagne.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>On sait que finalement seulement trois \u00c9coles centrales du d\u00e9partement de la Seine verront le jour : l&rsquo;\u00c9cole centrale des Quatre-Nations [aujourd&rsquo;hui Institut de France] ; l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on fran\u00e7ais [aujourd&rsquo;hui lyc\u00e9e Henri-IV], \u00e9tablie dans l&rsquo;ancienne abbaye Sainte-Genevi\u00e8ve, toutes deux inaugur\u00e9es le 1er prairial an IV [20 mai 1796] ; l&rsquo;\u00c9cole centrale de la rue Antoine, [aujourd&rsquo;hui lyc\u00e9e Charlemagne], inaugur\u00e9e le 1er brumaire an VI [22 octobre 1797].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>STRUCTURE G\u00c9N\u00c9RALE DE L&rsquo;ENSEIGNEMENT DES \u00c9COLES CENTRALES.<\/div>\n<div>La structure de l&rsquo;enseignement des \u00c9coles centrales est d\u00e9finitivement arr\u00eat\u00e9e par la loi du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795], dite loi Daunou, du nom de son instigateur et rapporteur aupr\u00e8s de la Convention.<\/div>\n<div>L&rsquo;enseignement, finalement de neuf mati\u00e8res, y est structur\u00e9 en trois sections.<\/div>\n<div>Une premi\u00e8re section, ouverte aux \u00e9l\u00e8ves ayant au minimum douze ans : comprenant un enseignement de Dessin ; d&rsquo;Histoire naturelle ; de Langues anciennes.<\/div>\n<div>Une seconde section, ouverte aux \u00e9l\u00e8ves ayant au minimum quatorze ans : comprenant un enseignement d&rsquo;\u00c9l\u00e9ments de math\u00e9matiques ; de Sciences physique et de Chimie exp\u00e9rimentales.&nbsp;<\/div>\n<div>Une troisi\u00e8me section, ouverte aux \u00e9l\u00e8ves ayant au minimum seize ans : comprenant un enseignement de Grammaire g\u00e9n\u00e9rale ; de Belles-Lettres ; d&rsquo;Histoire ; de L\u00e9gislation.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>1796. LES PROFESSEURS DE L&rsquo;\u00c9COLE CENTRALE DES QUATRE NATIONS.<\/div>\n<div>Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult est donc l&rsquo;un des neuf professeurs de l&rsquo;\u00c9cole centrale des Quatres-Nations<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ces neuf enseignants sont, dans l&rsquo;ordre canonique :&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour le Dessin : Jean Michel Moreau [dit Moreau le jeune] [1741-1814]. Membre, avec une vingtaine d&rsquo;autres personnalit\u00e9s, de la Commission temporaire des arts [d\u00e9cembre 1793-d\u00e9cembre 1795], rattach\u00e9e \u00e0 la Commission de l&rsquo;Instruction publique. Reste en fonction jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Jean Jacques Bachelier [1724-1806] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour l&rsquo;Histoire naturelle : Alexandre Brongniart [1770-1847]. \u00c9tudes de m\u00e9decine. Enseigne la chimie aux Invalides. Fondateur, avec l&rsquo;agronome Augustin Fran\u00e7ois Silvestre [1762-1851], et quatre autres personnalit\u00e9s, de la Soci\u00e9t\u00e9 philomathique de Paris [10 d\u00e9cembre 1788], \u00e9ditrice d&rsquo;un Bulletin mensuel. Ing\u00e9nieur du Corps des Mines [1794]. Reste en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale jusqu&rsquo;en 1801.&nbsp;<\/div>\n<div>C&rsquo;est Georges Cuvier [1769-1832] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour les Langues anciennes : Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult [1744-1821]. Reste en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Ren\u00e9 Binet [1732-1812] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour les \u00c9l\u00e9ments de Math\u00e9matiques : Sylvestre Fran\u00e7ois* Lacroix [1765-1843]. G\u00e9om\u00e8tre, examinateur \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;artillerie de Besan\u00e7on [1793]. &nbsp;Chef de bureau de la Commission de l&rsquo;Instruction publique [1792-1800]. Reste en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Jean Baptiste* Labey [1752-1825] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour la Physique et la Chimie exp\u00e9rimentale : Mathurin Jacques* Brisson [1723-1806]. Professeur de physique et d&rsquo;histoire, \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge de Navarre [1759]. Membre r\u00e9sidant de l&rsquo;Institut national, \u00e9lu le 18 frimaire an IV [9 d\u00e9cembre 1795], dans la Classe des Sciences physiques et math\u00e9matiques [premi\u00e8re Classe], section de Physique exp\u00e9rimentale.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Antoine Deparcieux [c. 1753-1799] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour la Grammaire g\u00e9n\u00e9rale : Urbain* Domergue [1745-1810]. Fonde et dirige le bimensuel [1784-1788], puis hebdomadaire [1791-1792] &lt;Journal de la langue fran\u00e7oise, soit exacte, soit orn\u00e9e&gt; qui para\u00eet \u00e0 Lyon, de 1784 \u00e0 1790, puis \u00e0 Paris, de 1790 \u00e0 1792. Jean-Fran\u00e7ois Thurot collabore au journal en 1791-1792. Jean Baptiste Brun remplace, en l&rsquo;an VIII [1799-1800], Urbain Domergue malade pendant plusieurs mois. Ce dernier reste en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Jules Michel Duhamel [1761- ] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour les Belles-Lettres : Louis de Fontanes [1759-1821]. \u00c9crivain et po\u00e8te. Membre r\u00e9sidant de l&rsquo;Institut national, \u00e9lu le 15 d\u00e9cembre 1795, dans la Classe de Litt\u00e9rature et Beaux-arts [troisi\u00e8me Classe], section de Po\u00e9sie.<\/div>\n<div>Mais compris dans la loi de d\u00e9portation du 5 septembre 1797, promulgu\u00e9e au lendemain du coup d&rsquo;\u00c9tat du 18 fructidor an V, Louis de Fontanes quitte clandestinement la France et se r\u00e9fugie \u00e0 Hambourg puis en Angleterre.<\/div>\n<div>Il est remplac\u00e9 par Joseph Alphonse* Dumas, [1755-1837], en poste jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Nicolas Joseph* S\u00e9lis [1737-1802] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour l&rsquo;Histoire : Aubin Louis Millin [1759-1818]. Chef de division au Comit\u00e9 de l&rsquo;Instruction publique [1791]. Membre, avec une vingtaine d&rsquo;autres personnalit\u00e9s, de la Commission temporaire des arts [d\u00e9cembre 1793-d\u00e9cembre 1795], rattach\u00e9e \u00e0 la Commission de l&rsquo;instruction publique. Conservateur du Cabinet des antiques et des m\u00e9dailles de la Biblioth\u00e8que nationale [1794-1818].<\/div>\n<div>C&rsquo;est Jacques Fran\u00e7ois Marie Vieilh de*Boisjolin [1761-1841] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Pour la L\u00e9gislation : Guillaume Grivel [1735-1810]. Avocat au Parlement de Bordeaux [1758]. Homme de lettres, \u00e9tabli \u00e0 Paris, auteur d&rsquo;une Th\u00e9orie de l&rsquo;\u00c9ducation [1775]. Publie &nbsp;des Principes de politique, de finance, d&rsquo;agriculture, de l\u00e9gislation en deux volumes [1790]. Reste en fonction \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale jusqu&rsquo;en 1801.<\/div>\n<div>C&rsquo;est Jean Jacques Lenoir-Laroche [1749-1825] le titulaire du poste \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Enfin, il y a un biblioth\u00e9caire : en la personne de l&rsquo;abb\u00e9 Gaspard Michel Leblond [1738-1810].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>STRUCTURE DE L&rsquo;ENSEIGNEMENT DE LA PREMI\u00c8RE SECTION.<\/div>\n<div>Pour comprendre l&rsquo;organisation de l&rsquo;enseignement dans les \u00c9coles centrales, il faut partir de la structure du calendrier r\u00e9publicain, qui est entr\u00e9 en vigueur en octobre\/novembre 1793. L&rsquo;ann\u00e9e civile commence le 1er vend\u00e9miaire, et se d\u00e9coupe selon douze mois [vend\u00e9miaire, brumaire, frimaire, etc.].&nbsp;<\/div>\n<div>Le mois est divis\u00e9 en trois p\u00e9riodes de 10 jours, chacune constituant une d\u00e9cade, qui se substitue \u00e0 la semaine de sept jours du calendrier gr\u00e9gorien].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>L&#8217;emploi du temps d&rsquo;une d\u00e9cade est construit pour \u00e9viter les chevauchements de cours, chaque \u00e9l\u00e8ve d&rsquo;une section devant pouvoir suivre, s&rsquo;il le souhaite, tous les cours qui correspondent \u00e0 sa section. Soit, comme on l&rsquo;a vu trois cours, pour la premi\u00e8re section [Dessin ; Histoire naturelle ; Langues anciennes] ; deux cours pour la seconde section [Math\u00e9matiques ; Sciences physiques et Chimie exp\u00e9rimentales] ; quatre cours pour la troisi\u00e8me section [Grammaire g\u00e9n\u00e9rale ; Belles-Lettres ; Histoire ; L\u00e9gislation].<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ainsi Pierre Claude Bernard Gu\u00e9roult, pour les Langues anciennes, fait cours tous les jours de la d\u00e9cade de 9 heures \u00e0 10 h30, sauf le quintidi [cinqui\u00e8me jour de la d\u00e9cade] et le d\u00e9cadi [dixi\u00e8me jour de la d\u00e9cade, g\u00e9n\u00e9ralement ch\u00f4m\u00e9].<\/div>\n<div>Alexandre Brongniart, pour l&rsquo;Histoire naturelle, fait cours, lui aussi, tous les jours de la d\u00e9cade de 10 h30 heures \u00e0 midi, sauf le quintidi et le d\u00e9cadi.&nbsp;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Enfin Jean Michel Moreau, pour<p><\/p><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>C&#39;est l&#39;histoire d&#39;un intellectuel, Pierre Claude Bernard Gu&eacute;roult, dont la carri&egrave;re est d&eacute;j&agrave; accomplie dans la carri&egrave;re des lettres, ayant d&eacute;j&agrave; la cinquantaine lorsqu&#39;il participe aux &eacute;v&egrave;nements de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Et qui devient &agrave; pr&egrave;s de soixante-dix ans, le premier directeur de l&#39;&Eacute;cole normale, install&eacute;e tout d&#39;abord dans les combles des locaux de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, c&rsquo;est &agrave; dire dans l&rsquo;ancien coll&egrave;ge Du Plessis.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-269","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=269"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/269\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1780,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/269\/revisions\/1780"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=269"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}