{"id":267,"date":"2014-08-04T20:35:36","date_gmt":"2014-08-04T20:35:36","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-08-04T20:35:36","modified_gmt":"2014-08-04T20:35:36","slug":"Thibault-Nicolas-1769-1830-de-l-enseignement-du-latin-a-l-Inspection-generale-des-etudes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Thibault-Nicolas-1769-1830-de-l-enseignement-du-latin-a-l-Inspection-generale-des-etudes.html","title":{"rendered":"Thibault, Nicolas (1769-1830), de l&rsquo;enseignement du latin \u00e0 l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudes"},"content":{"rendered":"<em>Passant, semble-t&#39;il sans difficult&eacute; apparente, du r&eacute;gime napol&eacute;onien &agrave; la Restauration, la carri&egrave;re universitaire de l&#39;abb&eacute; Thibault est une r&eacute;ussite. Pr&ecirc;tre, pr&ecirc;tre d&eacute;froqu&eacute;, pr&ecirc;tre &agrave; nouveau, il parcourt, dans le domaine de l&#39;enseignement, toutes les &eacute;tapes des fonctions d&#39;autorit&eacute; jusqu&#39;&agrave; devenir, &agrave; la veille de la R&eacute;volution de Juillet, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.<\/em><!--more--><div>Nicolas Thibault. N&eacute; en mars 1769, &agrave; Chalons-sur-Marne [aujourd&#39;hui d&eacute;partement de la Marne] ; mort le 28 mars 1830, &agrave; Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>UNE DATE DE NAISSANCE INCERTAINE.<\/div><div>Dans la notice, assez br&egrave;ve, qui est consacr&eacute;e &agrave; Nicolas Thibault [Havelange et al.] deux dates de naissance sont propos&eacute;es : vers 1755, ou mars 1769.<\/div><div>Pour sa part la &laquo; Biographie ch&acirc;lonnaise &raquo;, tout en lui donnant improprement le pr&eacute;nom Philippe, indique 14 octobre 1769.&nbsp;<\/div><div>F. X. Feller, dans son Dictionnaire historique, ou histoire abr&eacute;g&eacute;e [&hellip;] ne donne pas d&#39; ann&eacute;e de naissance.<\/div><div><br \/><\/div><div>Par contre une date assur&eacute;e est celle de la nomination de Nicolas Thibault comme Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes : 11 novembre 1828.<\/div><div>En 1828, en dehors des cas extr&ecirc;mes des autres inspecteurs des &eacute;tudes : Delamalle [76 ans] ; No&euml;l [72 ans] ; Daburon [70 ans] ; les &acirc;ges des inspecteurs des &eacute;tudes varient de 42 ans [Delens] &agrave; 61 ans [Laborie].<\/div><div>Si on supposait Nicolas Thibault n&eacute; en 1755, cela lui ferait 73 ans en 1828 ; et seulement 59 ans, si on le supposait n&eacute; en 1769.<\/div><div>C&#39;est cette date de 1769 qui est la plus vraisemblable. D&#39;autant qu&#39;elle est en coh&eacute;rence avec un &eacute;pisode de la vie de Nicolas Thibault, &eacute;v&egrave;nement que rapporte &nbsp;Le Journal L&#39;Ami de la religion et du roi [21 avril 1830, n&deg;1639]. Nicolas Thibault, selon l&#39;auteur de l&#39;article, n&#39;avait que 22 ans et cinq mois, quand il f&ucirc;t ordonn&eacute; pr&ecirc;tre par un &eacute;v&ecirc;que constitutionnel. S&#39;il est n&eacute; en 1769, nous sommes pour cette ordination en 1791, date parfaitement &nbsp;vraisemblable : les prestations de serment &agrave; la Constitution civile du clerg&eacute; sont effectives d&egrave;s le d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1791.<\/div><div>Enfin cette date de 1759 conforte l&#39;id&eacute;e d&#39;une carri&egrave;re en acc&eacute;l&eacute;r&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>UNE CARRI&Egrave;RE EN ACC&Eacute;L&Eacute;R&Eacute;.<\/div><div>Engag&eacute; volontaire dans les arm&eacute;es de la R&eacute;publique, pr&ecirc;tre d&eacute;froqu&eacute;, Nicolas Thibault a donn&eacute; au d&eacute;part suffisamment de gages au r&eacute;gime, pour obtenir, gr&acirc;ce &agrave; l&#39;appui de quelques puissants, un premier poste d&#39;enseignant de latin au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une fois supprim&eacute;s, par le d&eacute;cret du 18 ao&ucirc;t 1792, les ordres religieux s&eacute;culiers, qui constituaient jusqu&#39;alors le vivier du personnel enseignant [essentiellement la Congr&eacute;gation de la Doctrine chr&eacute;tienne], les &Eacute;coles centrales [au nombre de soixante-six en activit&eacute; en d&eacute;cembre 1797, un peu plus nombreuses par la suite], puis les Lyc&eacute;es [quarante-cinq pr&eacute;vus dans la loi du 1er mai 1802, un peu plus nombreux par la suite], constituent, dans un temps court, un appel sans pr&eacute;c&eacute;dent d&#39;enseignants.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Les Facult&eacute;s, qui se mettent en place &agrave; partir de 1810 [au nombre de vingt-neuf], forment une occasion suppl&eacute;mentaire de d&eacute;velopper sa carri&egrave;re, les autorit&eacute;s &eacute;tant amen&eacute;s &agrave; faire tr&egrave;s souvent appel, pour l&#39;une ou l&#39;autre des cinq chaires pr&eacute;vues [Philosophie, Litt&eacute;rature latine, Litt&eacute;rature grecque, Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, Histoire], &agrave; des professeurs de lyc&eacute;es. C&#39;est ce mouvement g&eacute;n&eacute;ral qui explique que Nicolas Thibault, qui conna&icirc;t le grec et le latin, puisse devenir, sans avoir besoin des dipl&ocirc;mes qui seront exig&eacute;s par la suite, professeur suppl&eacute;ant dans la chaire de Litt&eacute;rature latine de la Facult&eacute; des Lettres de Bourges [1811], puis professeur titulaire de Litt&eacute;rature grecque &agrave; la Facult&eacute; des Lettres d&#39;Amiens [1812-1813].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Cependant le v&eacute;ritable ressort d&#39;une carri&egrave;re ult&eacute;rieure passe par les fonctions administratives d&#39;autorit&eacute; : censorat des &eacute;tudes [Amiens, 1812-1813], marchepied pour le provisorat [Nancy, 1813-1820].<\/div><div>D&#39;autant que le retour dans la fonction eccl&eacute;siastique effectu&eacute; fin 1814-d&eacute;but 1815 est le moyen de passer sans encombre la p&eacute;riode de recomposition des trajectoires personnelles que repr&eacute;sente pour beaucoup la Restauration politique et religieuse. Pour l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault la progression est importante : c&#39;est la nomination &agrave; Paris, au poste de proviseur du lyc&eacute;e Saint-Louis, au moment de sa cr&eacute;ation [1820]. Et tr&egrave;s rapidement, apr&egrave;s quatre ans d&#39;exercice, sa d&eacute;signation dans le corps restreint des Inspecteurs de l&#39;Universit&eacute; de Paris [1824-1828] sorte d&#39;antichambre pour devenir, une fois encore dans le d&eacute;lai bref de quatre ans, seulement interrompu par la mort, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute; [1828-1830].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES D&Eacute;BUTS DANS LA VIE.<\/div><div>Apr&egrave;s des &eacute;tudes au s&eacute;minaire, Nicolas Thibault est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre au commencement de la R&eacute;volution, par Nicolas Diot [1744-1802], &eacute;v&ecirc;que constitutionnel du dioc&egrave;se de Reims, sans doute au cours de l&#39;ann&eacute;e 1791.<\/div><div>S&#39;engage comme volontaire. Bless&eacute;, il est r&eacute;form&eacute; et obtient une pension. C&#39;est &agrave; cette &eacute;poque [autour de 1793] qu&#39;il quitte la pr&ecirc;trise. Ult&eacute;rieurement, vers septembre-octobre 1815, il reprend son &eacute;tat de pr&ecirc;tre.<\/div><div>Entre temps, Nicolas Thibault entre dans l&#39;enseignement, en 1805, au moment de la constitution des lyc&eacute;es, d&eacute;cid&eacute;e en 1802.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;INTITUL&Eacute; DES ENSEIGNEMENTS DANS LES LYC&Eacute;ES.<\/div><div>L&#39;enseignement qui est assur&eacute; dans les lyc&eacute;es, en pratique le plus souvent &agrave; partir de la rentr&eacute;e scolaire 1805, est encore marque&#769; par l&#39;enseignement des anciennes E&#769;coles centrales [1795-1802], supprim&eacute;es dans la loi du 1er mai 1802.&nbsp;<\/div><div>Ainsi, jusqu&#39;en 1809, les enseignements des lyce&#769;es se re&#769;partissent encore, sur huit professeurs, en Belles-Lettres [un enseignant] ; Latin [trois classes de chacune un enseignant] ; Mathe&#769;matiques transcendantes [un enseignant] ; Mathe&#769;matiques [trois classes de chacune un enseignant].&nbsp;<\/div><div>Il faut attendre 1809, pour que les intitul&eacute;s se modifient. Il y a une classe de Philosophie [mati&egrave;re introduite tardivement par le r&egrave;glement du 19 septembre 1809] ; une classe de Rh&eacute;torique [correspondant &agrave; la classe de Belles-Lettres, qui deviendra plus tard, en 1902, &agrave; la classe de premi&egrave;re] ; deux classes d&#39;Humanit&eacute;s [deuxi&egrave;me ann&eacute;e, premi&egrave;re ann&eacute;e] ; deux classes de Grammaire [deuxi&egrave;me ann&eacute;e, premi&egrave;re ann&eacute;e] ; un professeur de Math&eacute;matiques transcendantes ; un professeur de Sciences physiques ; un professeur de Math&eacute;matiques sp&eacute;ciales ; un professeur de Math&eacute;matiques &eacute;l&eacute;mentaires. L&#39;introduction d&#39;un enseignement de Sciences physiques, et de Philosophie, fait passer le nombre d&#39;enseignants de huit &agrave; dix.<\/div><div><br \/><\/div><div>1805-1809. LE LATIN COMME PREMIER ENSEIGNEMENT &Agrave; BOURGES.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault est l&#39;un des trois professeurs de latin du lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Bourges, qui vient d&#39;&ecirc;tre cr&eacute;&eacute;, avec Joseph Aignan-Sigaud de Lafond [1730-1810], comme premier proviseur et Ren&eacute; Joseph Varinot [1762-1835], comme censeur des &eacute;tudes.<\/div><div>En effet, les trois professeurs de latin sont, dans l&#39;ordre de leurs classes : &nbsp;pour la premi&egrave;re classe, correspondant aux &eacute;l&egrave;ves les plus jeunes, Nicolas Thibault [1769-1830] ; pour la deuxi&egrave;me classe Claude Gilles Godin [1768-1846] ; pour la troisi&egrave;me classe Pierre Blondeau [1765- ]. Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849] est professeur de belles-lettres [1805-1807], avant d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; proviseur [1807-1809], en remplacement de Joseph Aignan-Sigaud de Lafond.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le remaniement dans la d&eacute;nomination et la r&eacute;partition des mati&egrave;res am&egrave;ne Nicolas Thibault &agrave; devenir au lyc&eacute;e &nbsp;professeur de seconde ann&eacute;e d&#39;humanit&eacute;s, la premi&egrave;re ann&eacute;e &eacute;tant prise en charge par Christophe Montjoie [1746-1816], tandis que Claude Gilles Godin devient professeur de rh&eacute;torique et Pierre Blondeau professeur de philosophie.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809-1810. CENSEUR AU LYC&Eacute;E DE RENNES.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault est nomm&eacute;, pour quelques mois [1809-1810], censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e de Rennes, aupr&egrave;s de &nbsp;Delarue, ancien principal du coll&egrave;ge de Reims [1788], surveillant g&eacute;n&eacute;ral du coll&egrave;ge d&#39;Harcourt [1801-1803], premier proviseur du lyc&eacute;e de Rennes [1805-1811]. Nicolas Thibault est censeur en remplacement de Vitar, premier censeur.<\/div><div>Nicolas Thibault revient &agrave; Bourges en 1810, au moment de la cr&eacute;ation des Facult&eacute;s. Il est remplac&eacute; comme censeur au lyc&eacute;e de Rennes par Huillet.<\/div><div><br \/><\/div><div>1811. LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BOURGES.<\/div><div>Comme la plupart des trente Facult&eacute;s des Lettres qui voient le jour [en prenant en compte les Facult&eacute;s cr&eacute;es dans les territoires annex&eacute;s], dans le cadre de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale, la Facult&eacute; des Lettres de Bourges est cr&eacute;&eacute;e en 1810. Elle prend appui sur le personnel enseignant du lyc&eacute;e pour d&eacute;signer les professeurs de la Facult&eacute;.<\/div><div>En 1811, Nicolas Thibault, qui semble avoir repris son enseignement au lyc&eacute;e, est nomm&eacute; officiellement professeur suppl&eacute;ant dans la chaire de Litt&eacute;rature latine de la Facult&eacute;. Le professeur en titre est Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849], ancien professeur de Belles-lettres &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du Cher, professeur de belles-lettres au lyc&eacute;e [1805-1807], proviseur du lyc&eacute;e [1807-1809], nomm&eacute; professeur de Litt&eacute;rature latine &agrave; la Facult&eacute;, mais plus encore recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Bourges, qui comprend dans son arrondissement les trois d&eacute;partements du Cher, de l&#39;Indre et de la Ni&egrave;vre.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Mais cette fonction de professeur suppl&eacute;ant ne semble pas &ecirc;tre une trop lourde charge, puisqu&#39;on retrouve, quelques mois plus tard, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault, &agrave; nouveau censeur, mais cette fois au lyc&eacute;e d&#39;Amiens.<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans cette m&ecirc;me prise en compte des enseignants du lyc&eacute;e, Pierre Blondeau [1765- ], ancien professeur de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Cher est professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres dans la chaire de Philosophie.&nbsp;<\/div><div>Claude [Gilles] Godin [1768-1846], ancien professeur suppl&eacute;ant de Langues anciennes &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale des Quatre-Nations, &agrave; Paris, est professeur de Litt&eacute;rature grecque, et secr&eacute;taire de la Facult&eacute; [1809-1815].&nbsp;<\/div><div>Le professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise est Christophe Galart de Montjoie [1746-1816], ancien journaliste &agrave; l&#39;Ami du Roi, professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e de Gand, professeur de la premi&egrave;re ann&eacute;e d&#39;humanit&eacute;s du lyc&eacute;e de Bourges.&nbsp;<\/div><div>Quant au professeur d&#39;Histoire, il s&#39;agit de Fran&ccedil;ois Marie Chalumeau [1741-1818], ancien professeur d&#39;Histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de l&#39;Indre [Ch&acirc;teauroux], puis procureur-g&eacute;rant, c&#39;est &agrave; dire &eacute;conome, du lyc&eacute;e de Bourges.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi, dans le cas de la Facult&eacute; des Lettres de Bourges, c&#39;est tout le personnel enseignant qui est exclusivement constitu&eacute; des professeurs du lyc&eacute;e imp&eacute;rial, dont un certain nombre &eacute;taient d&eacute;j&agrave; enseignants avant la R&eacute;volution [Blondeau, Chaudru de Raynal, Godin] ou encore &nbsp;professeurs dans une &Eacute;cole centrale [Blondeau, Chaudru de Raynal, Godin, Chalumeau]&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1812-1813. PROFESSORAT ET CENSORAT AU LYC&Eacute;E D&#39;AMIENS.<\/div><div>En 1812-1813, on retrouve l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault &agrave; Amiens, o&ugrave; il est tout &agrave; la fois censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e imp&eacute;rial d&#39;Amiens, et professeur de Litt&eacute;rature grecque &agrave; la Facult&eacute; des Lettres d&#39;Amiens.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Au niveau du lyc&eacute;e, il est, en tant que censeur des &eacute;tudes, le collaborateur du proviseur, l&#39;abb&eacute; Louis Charles &nbsp;Gorin [1744-1833]. Ce dernier n&#39;est pas seulement proviseur, il est en m&ecirc;me temps professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et doyen de la Facult&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Au niveau de la Facult&eacute;, Nicolas Thibault est le professeur adjoint de Louis Cr&eacute;pin Hacq de Lamarre [1756- ], titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature grecque.<\/div><div><br \/><\/div><div>Ce poste de censeur des &eacute;tudes &agrave; Amiens, ne dure que quelques mois, Nicolas Thibault &eacute;tant nomm&eacute;, de mani&egrave;re plus durable, proviseur au lyc&eacute;e de Nancy.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1813-1820. PROVISEUR AU LYC&Eacute;E DE NANCY.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; &nbsp;Nicolas Thibault reste pr&egrave;s &nbsp;de sept ans &agrave; Nancy, comme proviseur du lyc&eacute;e royal de Nancy. En remplacement de Henry.<\/div><div>Il y a d&#39;abord Daguin, puis Pierre Desnanot [1777-1857] comme censeur des &eacute;tudes. Ce dernier, ancien professeur de math&eacute;matiques, est nomm&eacute; le 19 octobre 1815, au lendemain de la seconde Restauration, et reste en poste jusqu&#39;au 26 f&eacute;vrier 1820. Il deviendra recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Clermont [juin 1832-octobre 1841].<\/div><div>Lorsque Nicolas Thibault, en 1820, est nomm&eacute; proviseur &agrave; Saint-Louis, il est remplac&eacute; comme proviseur &agrave; Nancy, par l&#39;abb&eacute; Jean Paul Alexandre Gironde [1751-1847], qui cumule cette nouvelle fonction avec celle d&#39;inspecteur d&#39;acad&eacute;mie [1817-1823]. L&#39;abb&eacute; Hablot est alors censeur des &eacute;tudes, en remplacement de Pierre Desnanot.<\/div><div><br \/><\/div><div>1820-1824. THIBAULT, PREMIER PROVISEUR DE SAINT-LOUIS.<\/div><div>Compris dans le d&eacute;cret de la Convention du 15 septembre 1793, qui supprime les &eacute;tablissements de l&#39;Universit&eacute;, le coll&egrave;ge d&#39;Harcourt, rue de La Harpe &agrave; Paris [en partie aujourd&#39;hui le boulevard Saint-Michel], ferme ses portes pendant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Nicolas Fran&ccedil;ois Charles Daireaux [1759-1836] en est, de 1790 &agrave; 1793, le dernier proviseur.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1812, un d&eacute;cret de Napol&eacute;on ordonne sa r&eacute;ouverture comme lyc&eacute;e imp&eacute;rial, qui viendrait s&#39;ajouter aux quatre lyc&eacute;es parisiens d&eacute;j&agrave; existants : Louis-le-Grand ; le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Napol&eacute;on [Henri-IV] ; le lyc&eacute;e Charlemagne ; le lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [Condorcet]. Mais ce n&#39;est qu&#39;en 1820, sous la Restauration, que, sur l&#39;emplacement de l&#39;ancien coll&egrave;ge d&#39;Harcourt, le coll&egrave;ge royal de Saint-Louis voit le jour et commence &agrave; accueillir des &eacute;l&egrave;ves.<\/div><div><br \/><\/div><div>En &eacute;tant nomm&eacute; en 1820, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault devient le premier proviseur du coll&egrave;ge royal de Saint-Louis. Il en organise la mise en route [1820-1823] et assure le provisorat jusqu&#39;en 1824.<\/div><div>Il est accompagn&eacute; dans son travail par Clerc [&eacute;crit aussi parfois Cl&egrave;re], lui aussi le premier censeur des &eacute;tudes du lyc&eacute;e Saint-Louis, de 1820 &agrave; 1823.&nbsp;<\/div><div>Clerc &eacute;tant nomm&eacute; en 1823, censeur des &eacute;tudes au coll&egrave;ge royal Bourbon [Condorcet], Nicolas Thibault b&eacute;n&eacute;ficie alors du concours de Fran&ccedil;ois Emery, nouveau censeur des &eacute;tudes, qui &eacute;tait censeur du coll&egrave;ge de Nantes, qui restera en poste &agrave; Saint-Louis apr&egrave;s son d&eacute;part, jusqu&#39;en 1839.<\/div><div>En 1820, L&#39;Ami de la religion: journal eccl&eacute;siastique, politique et litt&eacute;raire rend compte de la c&eacute;r&eacute;monie d&#39;ouverture, le 23 septembre 1820, avec les officiels, les discours et les messes d&#39;usage.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Nomm&eacute; inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault est remplac&eacute; comme proviseur par l&#39;abb&eacute; Valentin Ganser [1775-1842], qui restera en poste, pendant presque six ans, jusqu&#39;en septembre 1830.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES PROVISEURS DES LYC&Eacute;ES PARISIENS EN 1820.<\/div><div>En &eacute;tant nomm&eacute; au lyc&eacute;e Saint-Louis, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault s&#39;inscrit dans la br&egrave;ve liste des proviseurs des cinq lyc&eacute;es parisiens de l&#39;&eacute;poque.<\/div><div>Dans l&#39;ordre officiel de l&#39;&eacute;poque : pour le coll&egrave;ge royal Louis-le-Grand, Fran&ccedil;ois Christophe Malleval [1785-1845], proviseur de 1819 &agrave; 1823 ; pour le coll&egrave;ge royal de Henri-IV, &Eacute;tienne Augustin De Wailly [1770-1821], proviseur de 1804 &agrave; 1821 ; pour le coll&egrave;ge royal de Saint-Louis, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault [1815-1874], proviseur de 1820 &agrave; 1824 ; pour le coll&egrave;ge royal de Bourbon [Condorcet], l&#39;abb&eacute; Jean Louis Th&eacute;odore Chambry [1756-1832], proviseur de 1812 &agrave; 1823 ; pour le coll&egrave;ge royal de Charlemagne, Joseph Dumas [1755-1837], proviseur de 1815 &agrave; 1837.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809. LA CR&Eacute;ATION DU CORPS DES INSPECTEURS DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE PARIS.<\/div><div>Les inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris ont une mission de contr&ocirc;le des &eacute;tablissements et des enseignants du second degr&eacute; situ&eacute;s dans le ressort territorial de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Paris, &agrave; savoir, en 1809-1810, les d&eacute;partements de la Seine, de l&rsquo;Aube, de l&rsquo;Eure-et-Loir, de la Marne, de la Seine-et-Marne, de la Seine-et-Oise et de l&rsquo;Yonne.<\/div><div>Les premiers inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, dont les noms figurent dans l&#39;Almanach imp&eacute;rial, sont au nombre de quatre : Frayssinous, Chambry, Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier, Ruphy.<\/div><div>Mais, un arr&ecirc;t&eacute; du Conseil de l&rsquo;Empire, en date du 16 mars 1810, en fixe &agrave; six le nombre. En 1813-1814, ils ne sont effectivement qu&#39;au nombre de cinq. Aux quatre pr&eacute;c&eacute;dents s&#39;ajoute le nom de Fran&ccedil;ois Becquey [1759-1834]. &nbsp;<\/div><div>Il faut attendre 1815-1816, pour que le nombre d&#39;inspecteurs soit effectivement port&eacute; au nombre de six. Avec les remaniements de l&#39;ensemble des instances dirigeantes, li&eacute;s &agrave; la seconde Restauration, la liste des inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris s&#39;&eacute;tablit comme suit : Hippolyte Rousselle ; Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier ; Vincent Campenon ; l&#39;abb&eacute; Andr&eacute; Ren&eacute; Pierre Daburon ; Castel ; Fran&ccedil;ois Becquey. Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier et Fran&ccedil;ois Becquey ont &eacute;t&eacute; maintenus par ordonnance royale du 17 f&eacute;vrier 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES &nbsp;INSPECTEURS DE L&#39;UNIVERSIT&Eacute; DE PARIS EN 1824.<\/div><div>En 1824, ann&eacute;e de la nomination de l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault, les inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris sont au nombre, relativement constant, de sept.&nbsp;<\/div><div>Il s&#39;agit de Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier [1773-1838], nomm&eacute; initialement en 1810, en fonction pendant dix-huit ans, jusqu&#39;en mai 1828&nbsp;<\/div><div>De Fran&ccedil;ois Becquey [1759-1834], nomm&eacute; initialement en 1809, en fonction pendant vingt-deux ans, jusqu&#39;en 1831.&nbsp;<\/div><div>De l&#39;abb&eacute; Louis Gabriel Taillefer, nomm&eacute; en mars 1819, en fonction pendant vingt-quatre ans ans, jusqu&#39;en octobre 1843.<\/div><div>De L&#39;&Eacute;tendard, nomm&eacute; en 1820, en fonction pendant treize ans, jusqu&#39;en 1833.<\/div><div>De Charles Marie de F&eacute;letz [1767-1850], nomm&eacute; en 1820, en fonction pendant dix ans, jusqu&#39;en 1830.<\/div><div>De Pierre Louis Marie Bourdon [1779-1854], nomm&eacute; en octobre 1821, en fonction pendant quatorze ans, jusqu&#39;en 1835.<\/div><div>De Charles Marcel Tranchant [1764-1831], nomm&eacute; en 1821, en fonction pendant trois ans, jusqu&#39;en septembre 1824.<\/div><div>Entre temps, Hippolyte Rousselle [1785-1863] est devenu Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes [1821], puis en 1824 Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Universit&eacute; [1824] et charg&eacute;, en coiffant les inspecteurs, de l&#39;administration de l&#39;acad&eacute;mie de Paris.<\/div><div><br \/><\/div><div>SEPTEMBRE 1824. NOUVELLES NOMINATIONS.<\/div><div>Charles Marcel Tranchant en &eacute;tant nomm&eacute;, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes, par ordonnance du 22 septembre 1824, lib&egrave;re une place parmi les Inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Paris.<\/div><div>Ce n&#39;est pas un, mais deux inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie de Paris qui sont nomm&eacute;s.<\/div><div>D&#39;une part, l&#39;abb&eacute; Marie Nicolas Silvestre Guillon [1749-1857], aum&ocirc;nier de la duchesse d&#39;Orl&eacute;ans [1820], aum&ocirc;nier du coll&egrave;ge royal de Louis-le-Grand, qui va rester en poste pendant quatorze ans jusqu&#39;en septembre 1838.<\/div><div>D&#39;autre part, l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault, qui va rester seulement quatre ans en poste, jusqu&#39;au 11 novembre 1828, date &agrave; laquelle il culmine sa carri&egrave;re en &eacute;tant nomm&eacute; Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.<\/div><div><br \/><\/div><div>En effet, dans presque un cas sur deux, la nomination au poste d&#39;Inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris [le titre exact est Inspecteur de l&#39;Universit&eacute; de Paris] est un marchepied pour la nomination ult&eacute;rieure d&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.<\/div><div>On l&#39;a vu pour Rousselle et pour Tranchant. En regardant la liste des Inspecteurs de 1824, on constate que deviennent aussi ult&eacute;rieurement Inspecteur g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes : Fr&eacute;d&eacute;ric Cuvier [nomm&eacute; le 31 mars 1831] ; Pierre Louis Marie Bourdon [nomm&eacute; le 4 octobre 1835].<\/div><div><br \/><\/div><div>Alors qu&#39;il est un des six Inspecteurs de l&#39;Universit&eacute; de Paris, et pendant tout le temps de cette fonction, Nicolas Thibault est d&eacute;sign&eacute; comme membre la Commission charg&eacute;e de l&#39;examen des livres classiques, dont chacun des membres travaille s&eacute;par&eacute;ment, commission dans laquelle on trouve les noms de Barth&eacute;lemy Philibert d&#39;Andrezel [nomm&eacute; en 1824], Vincent Campenon [nomm&eacute; en 1823], Jean Jacques Ordinaire [nomm&eacute; en 1825], Nicolas Thibault [nomm&eacute; en 1824], Andr&eacute; Marie Amp&egrave;re [nomm&eacute; en 1824], L&eacute;tendard [nomm&eacute; en 1826], Germain Joseph Delebecque [nomm&eacute; en 1827], J. B. Mablin, Fabien Pillet, Rio.<\/div><div><br \/><\/div><div>Nicolas Thibault est remplac&eacute; par Jean Louis Burnouf [1775-1844]. Ce dernier, qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; inspecteur-adjoint en 1827, va rester en poste jusqu&#39;au 21 septembre 1830, date &agrave; laquelle il sera lui aussi nomm&eacute;, par arr&ecirc;t&eacute;, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>BREF HISTORIQUE DE L&#39;INSPECTION G&Eacute;N&Eacute;RALE DES &Eacute;TUDES.<\/div><div>Appellations [Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Instruction publique, Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Universit&eacute;, Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes, Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux], nominations et leur mode juridique [d&eacute;cision, arr&ecirc;t&eacute;, ordonnance, d&eacute;cret], confirmations et mises &agrave; la retraite des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux s&#39;inscrivent dans l&#39;histoire institutionnelle du corps, &eacute;videmment en rapport avec les &eacute;v&egrave;nements historiques et les situations politiques.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1802, afin d&#39;assurer la mise en place des lyc&eacute;es d&eacute;cid&eacute;e dans la loi du 11 flor&eacute;al an X [1er mai 1802], qui se substituent aux &Eacute;coles centrales, c&#39;est un arr&ecirc;t&eacute; du 22 prairial an X [11 juin 1802] qui d&eacute;signe, pour la premi&egrave;re fois, trois Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Instruction publique : Delambre, Despaux, No&euml;l ; ainsi que trois commissaires pour la formation des lyc&eacute;es, tous les trois membres de l&#39;Institut : Coulomb, Georges Cuvier, Villar.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1804, c&#39;est un d&eacute;cret du 10 brumaire an XIII [1er novembre 1804], qui nomme les inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &Eacute;coles de Droit : Jaubert, Viellart, Perreau, S&eacute;dillez, Beyts.&nbsp;<\/div><div>En fonction de remplacements n&eacute;cessaires, sont nomm&eacute; un peu apr&egrave;s Lef&egrave;vre-Gineau [janvier 1803] ; Marie Joseph Ch&eacute;nier [mars 1803] ; Domairon [1805].<span style=\"white-space: pre\" class=\"Apple-tab-span\"><\/span><\/div><div><br \/><\/div><div>En 1808, alors que Louis de Fontanes est devenu Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; [d&eacute;cret du 17 mars 1808], les Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Instruction publique deviennent Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Universit&eacute;.<\/div><div>Par un arr&ecirc;t&eacute; du 21 septembre 1808 leur nombre est port&eacute; &agrave; dix-huit [ils seront vingt-six en 1813]. Parmi ceux-ci, trois sont encore en fonction au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1828 [ann&eacute;e de la nomination de Nicolas Thibault comme Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral] : Budan de Boislaurent, de Coiffier, Daburon.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1815, avec la Restauration, changement de r&eacute;gime politique d&#39;importance, un profond remaniement touche le corps des Inspecteurs.<\/div><div>Par l&#39;ordonnance du 21 f&eacute;vrier 1815 [ordonnance prise pendant la premi&egrave;re Restauration, et qui ne pourra pas &ecirc;tre int&eacute;gralement appliqu&eacute;e], les Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Universit&eacute; [selon l&#39;appellation sous l&#39;Empire] deviennent Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes [cette mesure sera effective apr&egrave;s la seconde Restauration]. Il n&#39;y a plus alors, selon la volont&eacute; du pouvoir, une seule &lt;Universit&eacute;&gt; mais dix-sept universit&eacute; provinciales [Paris, Angers, Rennes, Caen, Douai, Nancy, Strasbourg, Besan&ccedil;on, Grenoble, Aix, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Poitiers, Bourges, Poitiers, Bourges, Clermont, Dijon], gouvern&eacute;es chacune par un recteur et un conseil, compos&eacute; du recteur, de l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que, du pr&eacute;fet, des doyens des facult&eacute;s, du proviseur du coll&egrave;ge royal et de trois notables [cette mesure ne sera pas appliqu&eacute;e apr&egrave;s la seconde Restauration].<\/div><div><br \/><\/div><div>Le nombre des Inspecteurs des &eacute;tudes est primitivement r&eacute;duit &agrave; douze : Chabot, Sedillez, Royer-Collard, Dupuytren, l&#39;abb&eacute; Frayssinous, No&euml;l, Rendu, Roger, Coiffier, Poinsot, d&#39;Andrezel, Budan.&nbsp;<\/div><div>Puis, en mars-avril 1819, port&eacute; &agrave; quinze. Aux douze pr&eacute;c&eacute;dents inspecteurs s&#39;ajoutent les noms de Chaudru de Raynal [d&eacute;j&agrave; inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris], l&#39;abb&eacute; Guairard, Letronne.&nbsp;<\/div><div>Cette r&eacute;duction du nombre des Inspecteurs des &eacute;tudes, am&egrave;ne la mise &agrave; l&#39;&eacute;cart d&#39;un certain nombre d&#39;Inspecteurs de l&#39;Universit&eacute;, parmi lesquels Despaulx, Villar, Joubert, Izarn.&nbsp;<\/div><div>D&#39;autres anciens Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Universit&eacute; sont nomm&eacute;s, avec un rang moins &eacute;lev&eacute;, Inspecteurs de l&#39;Universit&eacute; de Paris : Castel, Daburon, Lef&egrave;vre-Gineau, Marigni&eacute;, Petitot. Quitte &agrave; ce que des nominations ult&eacute;rieures les replacent comme Inspecteurs des &eacute;tudes [Daburon, en 1824], ou &agrave; des fonctions plus importantes [Petitot, conseiller de l&#39;Universit&eacute;, en 1821].<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1824, avec l&#39;ordonnance du 22 septembre 1824, il y a un tr&egrave;s fort renouvellement de personnel.<\/div><div>Les nominations sont en relation avec l&#39;accentuation de la reprise en main de l&#39;Universit&eacute; par le pouvoir, au lendemain de l&#39;assassinat du duc de Berry [f&eacute;vrier 1820]. Reprise en main effective sous le gouvernement ultra-royaliste de Joseph Vill&egrave;le, marqu&eacute; de mani&egrave;re spectaculaire par la suppression de l&#39;&Eacute;cole normale [6 septembre 1822], la fermeture de l&#39;&Eacute;cole de M&eacute;decine [21 novembre 1822].<\/div><div><br \/><\/div><div>Cette r&eacute;orientation, visant &agrave; &laquo; catholiciser&raquo; l&#39;Universit&eacute;, s&#39;acc&eacute;l&egrave;re lorsque Denis Frayssinous [1765-1841], d&eacute;j&agrave; Inspecteur des &eacute;tudes [21 f&eacute;vrier 1815], Grand-Ma&icirc;tre de l&#39;Universit&eacute; [1er juin 1822] devient Ministre des Affaires eccl&eacute;siastiques et de l&#39;Instruction publique [26 ao&ucirc;t 1824].<\/div><div><br \/><\/div><div>LES NOMINATIONS DU 22 SEPTEMBRE 1824.<\/div><div>L&#39;ordonnance du 22 septembre 1824 nomme toute une s&eacute;rie de nouveaux Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes, qu&#39;on retrouve dans la liste des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;ann&eacute;e 1828 : Blanquet du Chayla, Delens [pour la m&eacute;decine], Delamalle, Deluynes, Dinet, Esquirol [pour la m&eacute;decine], Hua, Mazure, Tranchant.<\/div><div>Des Inspecteurs ne sont pas reconduits : Amp&egrave;re [qui sera r&eacute;int&eacute;gr&eacute; &agrave; nouveau en 1828], Andrezel, Chaudru de Raynal, Poinsot.<\/div><div><br \/><\/div><div>1828. THIBAULT INSPECTEUR G&Eacute;N&Eacute;RAL DES &Eacute;TUDES.<\/div><div>Fran&ccedil;ois Antoine Joan* Mazure [1776-1828], Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes, l&#39;un des dix nomm&eacute;s par l&#39;ordonnance du 22 septembre 1824, d&eacute;c&egrave;de le 8 novembre 1828. C&#39;est &agrave; son poste que se trouve nomm&eacute; l&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault, dans les trois jours qui suivent, le 11 novembre. Alors que, dans le gouvernement Martignac, Antoine Lefebvre de Vatimesnil [1789-1860] est Ministre secr&eacute;taire d&#39;&Eacute;tat au d&eacute;partement de l&#39;Instruction publique, en exercice [10 f&eacute;vrier 1828-8 ao&ucirc;t 1829].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1828. LE CORPS DES INSPECTEURS G&Eacute;N&Eacute;RAUX.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Nicolas Thibault rejoint ainsi le corps des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;tudes, compos&eacute; en 1828, apr&egrave;s sa propre nomination, de dix-huit personnes.<\/div><div>Dans l&#39;ordre des nominations, le plus ancien des Inspecteurs est Fran&ccedil;ois Joseph Michel* No&euml;l [1756-1841], nomm&eacute; par l&#39;arr&ecirc;t&eacute; du 11 juin 1802","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Passant, semble-t&#39;il sans difficult&eacute; apparente, du r&eacute;gime napol&eacute;onien &agrave; la Restauration, la carri&egrave;re universitaire de l&#39;abb&eacute; Thibault est une r&eacute;ussite. Pr&ecirc;tre, pr&ecirc;tre d&eacute;froqu&eacute;, pr&ecirc;tre &agrave; nouveau, il parcourt, dans le domaine de l&#39;enseignement, toutes les &eacute;tapes des fonctions d&#39;autorit&eacute; jusqu&#39;&agrave; devenir, &agrave; la veille de la R&eacute;volution de Juillet, Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-267","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=267"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/267\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}