{"id":266,"date":"2014-07-02T20:17:47","date_gmt":"2014-07-02T20:17:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-07-02T20:17:47","modified_gmt":"2014-07-02T20:17:47","slug":"Roman-Jacques-1744-1823-de-l-Oratoire-a-l-Inspection-generale-de-l-Universite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Roman-Jacques-1744-1823-de-l-Oratoire-a-l-Inspection-generale-de-l-Universite.html","title":{"rendered":"Roman, Jacques (1744-1823), de l&rsquo;Oratoire \u00e0 l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Universit\u00e9"},"content":{"rendered":"<em>Fid&egrave;le &agrave; la vocation de la Conf&eacute;d&eacute;ration de l&#39;Oratoire, Jacques Roman se consacre &agrave; l&#39;enseignement, tout &agrave; la fois comme professeur et comme sup&eacute;rieur de coll&egrave;ges d&eacute;pendants de l&#39;Ordre. Mais la dissolution des congr&eacute;gations religieuses s&eacute;culi&egrave;res en 1792, puis l&#39;&eacute;migration en Italie viennent tout bouleverser. Une nouvelle carri&egrave;re, conduisant au sommet, va s&#39;ouvrir.<\/em><!--more--><div>La situation historique s&#39;y pr&ecirc;te. La nouvelle Universit&eacute; imp&eacute;riale, fond&eacute;e par la loi du 10 mai 1806, et qui se met en place effectivement &agrave; partir de mars et septembre 1808, a besoin de personnel, de cadres et de conseillers.<\/div><div>Le pass&eacute; de sup&eacute;rieur de coll&egrave;ges de l&#39;Oratoire, son statut d&#39;ancien &eacute;migr&eacute;, son passage, m&ecirc;me bref, au provisorat du lyc&eacute;e de Marseille, la familiarit&eacute; avec Fouch&eacute;, ministre de la police, plus encore le soutien d&#39;un grand dignitaire de l&#39;&Eacute;glise, en la personne de Mgr. Jean-Baptiste de Belloy, aident &agrave; son ascension sociale.<\/div><div>Et permettent &agrave; ce pr&ecirc;tre r&eacute;fractaire de devenir Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, et m&ecirc;me, au travers de son poste de conseiller de l&#39;Universit&eacute;, un proche de Louis de Fontanes [ancien &eacute;migr&eacute; lui aussi, et qui a effectu&eacute; ses &eacute;tudes dans un coll&egrave;ge de l&#39;Oratoire] et de l&#39;empereur Napol&eacute;on, soucieux de s&#39;attacher des eccl&eacute;siastiques.<\/div><div><br \/><\/div><div>PREMIERS PAS.<\/div><div>Abb&eacute; Jacques Roman [1744-1823]. N&eacute; le 24 f&eacute;vrier 1744, &agrave; Sisteron [Provence] ; mort le 7 juin 1823.&nbsp;<\/div><div>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge de Sisteron, et au coll&egrave;ge de l&#39;Oratoire de Marseille. Entre &agrave; l&#39;Oratoire d&#39;Aix-en-Provence le 25 novembre 1761. Ordonn&eacute; pr&ecirc;tre [1768] par Jean-Baptiste de Belloy, &eacute;v&ecirc;que de Marseille, futur &eacute;v&ecirc;que concordataire et archev&ecirc;que de Paris, qui le nommera chanoine, un peu plus de trente ans plus tard.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>ENSEIGNEMENT ET ADMINISTRATION CHEZ LES ORATORIENS.<\/div><div>Selon la tradition des Oratoriens, la carri&egrave;re de Jacques Roman, se d&eacute;veloppe &nbsp;comme enseignant, pr&eacute;fet et sup&eacute;rieur dans diff&eacute;rents coll&egrave;ge de la congr&eacute;gation, en ne restant jamais plus de deux ou trois ans dans le m&ecirc;me poste.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi est-il sup&eacute;rieur du coll&egrave;ge de l&#39;Oratoire d&#39;Aix-en-Provence [1769], o&ugrave; il est entr&eacute; &agrave; dix-sept ans [1761]. Puis se voit confier la direction de l&#39;Oratoire de Lyon.&nbsp;<\/div><div>Professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Nantes [1775-1777] o&ugrave; il a Joseph Fouch&eacute; comme &eacute;l&egrave;ve ; pr&eacute;fet des &eacute;tudes au coll&egrave;ge Oratorien d&#39;Arras [1777-1779].&nbsp;<\/div><div>Ensuite de quoi, est encore successivement sup&eacute;rieur du coll&egrave;ge Oratorien de Niort [1779-1782], de Marseille [1782-1788], et &agrave; nouveau de Lyon [1788-1790].<\/div><div><br \/><\/div><div>1790. R&Eacute;FRACTAIRE ET &Eacute;MIGR&Eacute;.<\/div><div>Tandis qu&#39;il est sup&eacute;rieur du coll&egrave;ge de Lyon, Jacques Roman, cherche &agrave; collaborer avec le nouveau pouvoir. Mais est finalement oblig&eacute; d&#39;abandonner son poste de sup&eacute;rieur. Il refuse de pr&ecirc;ter serment &agrave; la Constitution civile du clerg&eacute; [juillet-ao&ucirc;t 1790], et quitte la France pendant un peu moins de dix ans, vers 1790-1791 [1791-1800], tandis que le d&eacute;cret du 18 ao&ucirc;t 1792 supprime les congr&eacute;gations s&eacute;culi&egrave;res.<\/div><div>Jacques Roman s&eacute;journe notamment en Italie. La notice qui lui est consacr&eacute;e, dans le Dictionnaire biographique des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Instruction publique, indique Turin, Livourne, Pise, comme r&eacute;sidences successives entre 1790 et 1798. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Son retour en France, en l&#39;an VIII &nbsp;[1800] est facilit&eacute; par Joseph Fouch&eacute;, ministre de la Police g&eacute;n&eacute;rale [juillet 1799-1802], dans le cadre de la politique g&eacute;n&eacute;rale d&#39;amnistie conduite par Napol&eacute;on &agrave; l&#39;&eacute;gard des &eacute;migr&eacute;s.<\/div><div><br \/><\/div><div>1802. MARSEILLE. PREMIER POSTE ADMINISTRATIF DANS L&#39;UNIVERSIT&Eacute; IMP&Eacute;RIALE.<\/div><div>Alors que Jean Baptiste de Belloy a &eacute;t&eacute; &eacute;v&ecirc;que de Marseille de 1756 &agrave; 1790, Jacques Roman, qui avait cherch&eacute; &agrave; &ecirc;tre nomm&eacute; proviseur &agrave; Lyon, est finalement nomm&eacute; proviseur du lyc&eacute;e de Marseille &agrave; sa cr&eacute;ation [1802-1804] dans les locaux du couvent des Bernardines [aujourd&#39;hui lyc&eacute;e Thiers].&nbsp;<\/div><div>&Agrave; la suite de conflits avec la municipalit&eacute; de Marseille, Jacques Roman quitte ce poste &nbsp;en 1804 et se rend &agrave; Paris.&nbsp;<\/div><div>Il est remplac&eacute;, comme proviseur du lyc&eacute;e de Marseille, par Antoine Joseph Reboul [1738- ], ancien professeur de math&eacute;matiques, de physique et d&#39;astronomie &agrave; l&#39;&Eacute;cole militaire de Sorr&egrave;ze, professeur de math&eacute;matiques au lyc&eacute;e de Marseille, puis professeur d&#39;Astronomie et de Math&eacute;matiques appliqu&eacute;es &agrave; la Facult&eacute; des Sciences de Montpellier [1810-1816].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>DISTINCTIONS RELIGIEUSES.<\/div><div>Est nomm&eacute; l&#39;un des quinze chanoines du chapitre de Paris [1804]. Nomm&eacute; archipr&ecirc;tre de l&#39;&Eacute;glise Sainte-Genevi&egrave;ve [1804], puis official m&eacute;tropolitain de l&#39;archev&ecirc;ch&eacute; de Paris [1805], aupr&egrave;s de Jean Baptiste de Belloy [1709-1808], archev&ecirc;que de Paris [1802-1808], qui l&#39;avait ordonn&eacute; &agrave; Marseille en 1768, futur cardinal [1803]. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1806. LE JOURNAL DES CUR&Eacute;S.<\/div><div>Cr&eacute;&eacute; &agrave; l&#39;initiative de l&#39;Empereur, la direction du Journal des Cur&eacute;s est confi&eacute; &agrave; Jacques Roman.&nbsp;<\/div><div>Le journal para&icirc;t du 15 d&eacute;cembre 1806 jusqu&#39;&agrave; octobre 1811, &agrave; raison d&#39;un num&eacute;ro tous les deux jours [4 pages in-folio], au tarif d&#39;abonnement annuel de trente francs par an. Puis il est absorb&eacute; en 1811, avec d&#39;autres journaux, par le Journal de Paris.<\/div><div>Le contenu des articles fait cohabiter nouvelles religieuses et nouvelles politiques, en s&#39;adressant tout aussi bien &agrave; une client&egrave;le eccl&eacute;siastique qu&#39;aux familles chr&eacute;tiennes de province, dans la perspective d&#39;appuyer &lt; de toute l&#39;autorit&eacute; de la Religion les devoirs sacr&eacute;s qui lient si &eacute;troitement les sujets &agrave; leur Prince et &agrave; leur Patrie &gt;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1808. INSPECTEUR G&Eacute;N&Eacute;RAL DE L&#39;UNIVERSIT&Eacute;.<\/div><div>Au moment de l&rsquo;organisation pratique de l&rsquo;Universit&eacute; imp&eacute;riale [1808], Louis de Fontanes [1757-1821], royaliste et catholique affirm&eacute;, &nbsp;converti &agrave; l&#39;Empire, devenu Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute; [17 mars 1808], demande &agrave; l&rsquo;Empereur d&rsquo;&ecirc;tre assist&eacute; par de nouveaux Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux.<\/div><div><br \/><\/div><div>Trois avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; nomm&eacute;s, par arr&ecirc;t&eacute; du 22 prairial an X [11 juin 1802], comme Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux : Jean Baptiste Delambre [1749-1822], remplac&eacute; lorsqu&#39;il devient tr&eacute;sorier de l&#39;Universit&eacute; en 1803 par Louis Lefevre-Gineau [1751-1829] ; dom Raymond Despaulx [1726-1818] ; Fran&ccedil;ois Joseph Michel* No&euml;l [1756-1841].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Auxquels s&#39;ajoutent imm&eacute;diatement, avec le titre de Commissaires pour les lyc&eacute;es [mais qui prendront ult&eacute;rieurement soit le titre, soit le rang, d&#39;Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux] : Charles Augustin de* Coulomb [1736-1806], d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 23 ao&ucirc;t 1806 ; Georges Cuvier [1769-1832] ; Gabriel Luce* Villar [1748-1826] ; Dom Raymond Despaulx [1726-1818] ; Fran&ccedil;ois Joseph Michel* No&euml;l [1756-1841].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Une nouvelle liste est publi&eacute;e, par d&eacute;cret du 21 septembre 1808. L&#39;abb&eacute; Jacques Roman fait partie de cette s&eacute;rie de d&eacute;signations [dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique] :&#8232;Andr&eacute; Marie* Amp&egrave;re [1775-1839], examinateur des &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&Eacute;cole Polytechnique ; l&rsquo;abb&eacute; Jean Alexis Balland [1741-1813], ancien sup&eacute;rieur du coll&egrave;ge de B&eacute;thune ; Ferdinand Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute;* Budan de Boislaurent [1761-1840], suppl&eacute;ant du professeur de math&eacute;matiques au coll&egrave;ge de France ; Joseph Nicolas de Champeaux [1754-1815], ex grand-vicaire de Rodez ; Henri Louis* Coiffier de Verfeu [1770-1831], ancien officier ; abb&eacute; Andr&eacute; Ren&eacute; Pierre Daburon [1758-1838], professeur de math&eacute;matiques au lyc&eacute;e de Lyon ; Philibert Gu&eacute;neau de Mussy [1776-1834], r&eacute;dacteur au Journal des D&eacute;bats et au Mercure ; Joseph Joubert [1754-1824], un des familiers de Fontanes ; Chr&eacute;tien Sim&eacute;on Le Pr&eacute;vost d&rsquo;Iray [1768-1849], censeur des &eacute;tudes du lyc&eacute;e Imp&eacute;rial [Louis-le-Grand] ; Claude Bernard Petitot [1792-1825], ancien chef de bureau de l&rsquo;Instruction publique de la Seine ; Louis Poinsot [1777-1859], professeur d&#39;analyse &agrave; l&#39;&Eacute;cole polytechnique ; Marc Auguste Pictet [1752-1825], membre du Tribunat ; Ambroise Rendu [1778-1860], avocat ; &nbsp;abb&eacute; Jacques Roman [1744-1823] ; Antoine Athanase Royer-Collard [1768-1825], m&eacute;decin en chef de l&#39;asile de Charenton.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le m&eacute;decin Edme Joachim Bourdois [1754-c.1830] sera nomm&eacute; Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, quelques mois plus tard, le 22 novembre 1809 ; ainsi que l&rsquo;abb&eacute; Barth&eacute;lemy Philibert Picon d&rsquo;Andrezel [1757-1825], nomm&eacute; par d&eacute;cision du 25 novembre 1809.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>L&rsquo;abb&eacute; Jacques Roman reste en poste, jusqu&rsquo;en octobre 1815, au moment de &nbsp;la seconde Restauration, qui remanie fortement le corps des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux.<\/div><div><br \/><\/div><div>&lt; Les inspecteurs sont charg&eacute;s de visiter, au moins une fois dans l&#39;ann&eacute;e, les lyc&eacute;es, d&#39;en examiner toutes les parties de l&#39;enseignement et de l&#39;administration,d&#39;en arr&ecirc;ter la comtabilit&eacute;, et d&#39;en rendre compte au gouvernement. &nbsp;<\/div><div>Ils parcourent les d&eacute;partements,examinent ceux qui se pr&eacute;sentent pour occuper les diff&eacute;rentes places de professeur. Ils indiquent au gouvernement, pour chaque place, deux sujets, dont l&#39;un est choisi par l&#39;Empereur &gt;. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1811. CONSEILLER DE L&#39;UNIVERSIT&Eacute;.<\/div><div>Au sommet de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale, aux c&ocirc;t&eacute;s de &nbsp;Louis de Fontanes, Grand-Ma&icirc;tre ; Jean Chrysostome de Villaret, chancelier de l&#39;Universit&eacute; ; et Jean Baptiste Delambre, tr&eacute;sorier, si&egrave;gent dans l&#39;instance imm&eacute;diatement au dessus des Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux, &nbsp;les membres du Conseil de l&#39;Universit&eacute;, conseil cr&eacute;&eacute; par d&eacute;cret du 17 mars 1808.<\/div><div>Ce conseil est compos&eacute; de dix conseillers titulaires et d&#39;une quinzaine de conseillers ordinaires.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les attributions du Conseil sont les suivantes : &laquo; Discussion des projets de r&eacute;glements et de statuts pour les &eacute;coles des divers degr&eacute;s, et des autres objets pr&eacute;sent&eacute;s au Conseil par le Grand-Ma&icirc;tre ; jugement des questions relatives &agrave; la police, &agrave; la comptabilit&eacute;, &agrave; l&#39;administration g&eacute;n&eacute;rale des Facult&eacute;s, des Lyc&eacute;es et des Coll&egrave;ges, arr&ecirc;t&eacute; du budget de ces &eacute;coles ; admission ou rejet des ouvrages qui doivent &ecirc;tre mis entre les mains des &eacute;l&egrave;ves, ou plac&eacute;s dans les biblioth&egrave;ques des Lyc&eacute;es et des coll&egrave;ges ; examen des livres nouveaux propos&eacute;s pour l&#39;enseignement &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les dix conseillers titulaires sont : Louis Fran&ccedil;ois de Beausset [1748-1824], ancien &eacute;v&ecirc;que d&rsquo;Al&egrave;s, membre du chapitre imp&eacute;rial de Saint-Denis ; l&#39;abb&eacute; Jacques Andr&eacute; Emery [1723-1811] &nbsp;; Andr&eacute; Jean Simon Nougar&egrave;de de Fayet [1765-1825], Pr&eacute;sident &agrave; la Cour imp&eacute;riale ; Gaspard Gilbert Delamalle [1752-1834], conseiller d&rsquo;&Eacute;tat ; Louis de Bonald [1754-1840] ; l&rsquo;abb&eacute; Martial Borye Desrenaudes [1755-1825] ; Georges Cuvier [1769-1839], membre de l&rsquo;Institut ; Laurent de Jussieu [1748-1836], membre de l&rsquo;Institut ; Adrien Marie Legendre [1752-1833], membre de l&rsquo;Institut ; Pierre Claude Bernard Gu&eacute;roult [1744-1821].&nbsp;<\/div><div>Aucun d&#39;entre eux ne sont Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux : Georges Cuvier, en a le rang et les pr&eacute;rogatives, mais n&#39;en a pas exactement le titre ; quant &agrave; &nbsp;Gaspard Gilbert Delamalle il ne deviendra Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;tudes qu&#39;en septembre 1824.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les conseillers ordinaires au nombre de seize, sont pour douze d&#39;entre eux choisis parmi les vingt-six inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux en exercice.<\/div><div>Jacques Roman, nomm&eacute;, par arr&ecirc;t&eacute; &nbsp;du 22 novembre 1809, fait partie de ces conseillers ordinaires.<\/div><div>La liste, indiqu&eacute;e dans l&#39;Almanach imp&eacute;rial de 1810, s&#39;en &eacute;tablit officiellement comme suit : Joseph Joubert ; Fran&ccedil;ois Joseph Michel* No&euml;l ; Ambroise Rendu ; Philibert Gu&eacute;neau de Mussy ; abb&eacute; Jean Alexis Balland ; Joseph Nicolas de Champeaux ; dom Raymond Despaulx ; Gabriel Luce* Villar ; Edme Joachim Bourdois ; abb&eacute; Jacques Roman ; Georges Antoine Chabot de l&#39;Allier ; Henri Louis de Coiffier.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les trois autres membres sont &Eacute;gide de Lespinasse Langeac [1752-1839], Mar&eacute;chal de camp, conseiller d&#39;ambassade ; Fran&ccedil;ois Roger [1776-1842], membre du Corps l&eacute;gislatif ; Michel Augustin Thouret [1749-1810], doyen de la Facult&eacute; de M&eacute;decine de Paris : Fran&ccedil;ois &Eacute;tienne Guieu [ -1812], conseiller en la cour de Cassation.&nbsp;<\/div><div>S&#39;y ajoute le nom d&#39;Antoine Vincent Arnauld, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Conseil, membre de l&#39;Institut de France.<\/div><div><br \/><\/div><div>On peut remarquer que dans ce Conseil si&egrave;gent de nombreux nostalgiques de l&#39;Ancien R&eacute;gime, dont quelques &eacute;migr&eacute;s : l&#39;abb&eacute; Philibert Picon d&rsquo;Andrezel ; Jean Nicolas de Champeaux ; Henri Louis Coiffier de Verfeu ; l&#39;abb&eacute; Daburon ; l&#39;abb&eacute; Jacques Roman ; fournissant comme tels les garanties morales souhait&eacute;es.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les rapports d&#39;inspection, gard&eacute;s dans les archives sont nombreux : cent trente. Les inspections qui se font toujours en bin&ocirc;me, l&#39;am&egrave;nent &agrave; travailler acec Amp&egrave;re, Balland, Daburon, Petitot ; et &lt; &agrave; visiter les coll&egrave;ges des acad&eacute;mies d&#39;Aix, d&#39;Amiens, de Bordeaux, de Caen, de Toulouse, de Rennes &gt; [cit&eacute; dans : Havelange, Huguet, Lebedeff]. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>CHANOINE &Agrave; AIX-EN-PROVENCE.<\/div><div>Apr&egrave;s quoi, l&#39;abb&eacute; Jacques Roman, qui n&#39;est pas en disgr&acirc;ce, devient l&#39;un des chanoines titulaires du dioc&egrave;se d&#39;Aix-en-Provence. Puis est nomm&eacute; pour quelques mois charg&eacute; de l&#39;administration de l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon [octobre 1815-mars 1816]<\/div><div><br \/><\/div><div>1815. RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE LYON.<\/div><div>L&#39;abb&eacute; Jacques Roman est nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Lyon le 15 octobre 1815, en remplacement du premier recteur [24 ao&ucirc;t 1809-1815] partant &agrave; la retraite, c&#39;est &agrave; dire de &nbsp;l&#39;abb&eacute; Louis Nomp&egrave;re de Champagny [1757-1827], ancien proviseur du lyc&eacute;e de Lyon [1805-1809] et professeur d&#39;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres [1809-1815], nomm&eacute; le premier recteur de l&#39;acad&eacute;mie le 24 ao&ucirc;t 1809.<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1815 l&#39;arrondissement de l&#39;acad&eacute;mie s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements de l&#39;Ain [Bourg-en-Bresse], de la Loire [Saint-&Eacute;tienne], et du Rh&ocirc;ne [Lyon].&nbsp;<\/div><div>Les deux inspecteurs qui l&#39;assistent, pour les quelques mois o&ugrave; il est en fonction, sont Laurent Pierre B&eacute;renger [1749-1822] et Poupart tous les deux nomm&eacute;s en 1809. Le secr&eacute;taire est Cathelin.<\/div><div><br \/><\/div><div>Jacques Roman reste en poste seulement jusqu&#39;au 7 mars 1816, date &agrave; laquelle il est admis &agrave; la retraite. Il est alors &acirc;g&eacute; de soixante-douze ans.<\/div><div><br \/><\/div><div>1816. SUCCESSION RECTORALE.<\/div><div>Il est alors remplac&eacute;, comme recteur, pour quelques mois, par Jean Baptiste Poupart, charg&eacute; des fonctions rectorales en avril 1816, et qui reste en poste jusqu&#39;au 6 avril 1817, date de la nomination de l&rsquo;abb&eacute; Pierre Denis D&rsquo;Regel [1766-1843], ancien recteur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Cahors [1815-1817], qui restera en poste jusqu&#39;en mars 1828.<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.&#8232;<\/div><div>Isabelle Havelange, Fran&ccedil;oise Huguet, Bernadette Lebedeff.&#8232;Les Inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux de l&#39;Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914, sous la direction de Guy Caplat.&#8232;[Paris : Institut national de recherche p&eacute;dagogique. &Eacute;ditions du Cnrs. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 702 p., 1986]. Fournit les dates pr&eacute;cises des nominations, et des renseignements biographiques recueillis gr&acirc;ce au d&eacute;pouillement des Archives.<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Fid&egrave;le &agrave; la vocation de la Conf&eacute;d&eacute;ration de l&#39;Oratoire, Jacques Roman se consacre &agrave; l&#39;enseignement, tout &agrave; la fois comme professeur et comme sup&eacute;rieur de coll&egrave;ges d&eacute;pendants de l&#39;Ordre. Mais la dissolution des congr&eacute;gations religieuses s&eacute;culi&egrave;res en 1792, puis l&#39;&eacute;migration en Italie viennent tout bouleverser. 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