{"id":262,"date":"2014-01-05T19:38:10","date_gmt":"2014-01-05T19:38:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2014-01-05T19:38:10","modified_gmt":"2014-01-05T19:38:10","slug":"Augustin-Francois-Germe-1745-1824-de-l-Ecole-centrale-au-rectorat-de-Rennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Augustin-Francois-Germe-1745-1824-de-l-Ecole-centrale-au-rectorat-de-Rennes.html","title":{"rendered":"Augustin Fran\u00e7ois Germ\u00e9 (1745-1824), de l&rsquo;\u00c9cole centrale au rectorat de Rennes"},"content":{"rendered":"<em>La R&eacute;volution fran&ccedil;aise, avec le Directoire, puis l&#39;Universit&eacute; napol&eacute;onienne ont cr&eacute;&eacute; un &quot;syst&egrave;me&quot; universitaire d&eacute;pendant de l&#39;&Eacute;tat centralis&eacute;, imbriquant structures enseignantes (&Eacute;coles centrales, Lyc&eacute;es, Facult&eacute;s) et administratives (Recteurs et Inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie). C&#39;est dans ce cadre que se d&eacute;ploie la carri&egrave;re de pr&egrave;s de mille cinq cents personnalit&eacute;s. Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, tour &agrave; tour professeur de Belles-lettres, recteur, professeur de Facult&eacute;, doyen, est l&#39;une d&#39;entre elles.<\/em><!--more--><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; [1745-1824]. N&eacute; le 12 juillet 1745, &agrave; Rennes [&Eacute;tats de Bretagne] ; mort le 22 mars 1824.<\/div><div><br \/><\/div><div>PREMI&Egrave;RES &Eacute;TUDES.<\/div><div>Les premi&egrave;res &eacute;tudes d&#39;Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; le conduisent &agrave; une licence de th&eacute;ologie, qui lui permet d&#39;enseigner dans les coll&egrave;ges de l&#39;&eacute;poque.<\/div><div><br \/><\/div><div>1763. PROFESSEUR AU COLL&Egrave;GE DE RENNES.<\/div><div>&Agrave; partir de 1763, l&#39;abb&eacute; Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, alors &acirc;g&eacute; de dix-huit ans, est enseignant au coll&egrave;ge de Rennes. Entr&eacute; comme r&eacute;gent, il occupe successivement les chaires de quatri&egrave;me, de troisi&egrave;me, de rh&eacute;torique [1773], o&ugrave; il est, selon l&#39;appellation de l&#39;&eacute;poque, professeur d&#39;&Eacute;loquence.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA R&Eacute;VOLUTION FRAN&Ccedil;AISE.<\/div><div>Prieur &agrave; la chapelle de Beaumont, &agrave; Rennes, pendant la R&eacute;volution, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; passe sans encombre cette p&eacute;riode.&nbsp;<\/div><div>Au moment de la Constitution civile du clerg&eacute;, adopt&eacute;e par l&#39;Assembl&eacute;e Nationale constituante [12 juillet 1790], sanctionn&eacute;e par le roi [24 ao&ucirc;t 1790], il est un rares enseignants du coll&egrave;ge de Rennes &agrave; pr&ecirc;ter serment &nbsp;&agrave; la Constitution civile du Clerg&eacute; au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1791 [serment rendu obligatoire par le d&eacute;cret du 27 novembre 1790 de la Constituante].<\/div><div>Peu de temps apr&egrave;s, il abandonne la pr&ecirc;trise ; et devient officier municipal de la commune de Rennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>1795-1802. PROFESSEUR DE BELLES-LETTRES &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE D&#39;ILLE-ET-VILAINE.<\/div><div>Au moment de la cr&eacute;ation des &Eacute;coles centrales, qui recrutent une grande partie de leur personnel parmi les enseignants des anciens coll&egrave;ges, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, est choisi comme professeur de Belles-lettres, pendant toute la p&eacute;riode de fonctionnement de l&#39;&Eacute;cole centrale d&#39;Ille-et-Vilaine, de 1795 &agrave; 1802. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>LES &Eacute;COLES CENTRALES.<\/div><div>Les &Eacute;coles centrales sont cr&eacute;&eacute;es par un d&eacute;cret du 7 vent&ocirc;se an III [25 f&eacute;vrier 1795] modifi&eacute; ensuite par le titre II de la Loi Daunou du 3 brumaire an IV [octobre 1795] sur l&#39;organisation de l&#39;Instruction publique.<\/div><div>Se substituant aux coll&egrave;ges existants qui ach&egrave;vent g&eacute;n&eacute;ralement l&#39;ann&eacute;e scolaire en cours, les &Eacute;coles centrales se mettent progressivement en place au chef-lieu de chaque d&eacute;partement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur des fronti&egrave;res de la France, qui, avec les conqu&ecirc;tes et les annexions, sont alors au nombre de cent-un.<\/div><div>Chaque &eacute;cole dispose de neuf enseignants, plus un biblioth&eacute;caire. Jouxtant l&#39;&eacute;cole, il y a un laboratoire [un &quot;cabinet&quot;] pour les sciences naturelles, les travaux pratiques de physique et de chimie, ainsi qu&#39;un jardin, pour les enseignements de botanique.<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;enseignement, con&ccedil;u sur un cycle de six ans, est subdivis&eacute; en trois sections, avec leurs mati&egrave;res propres.&nbsp;<\/div><div>Pour les enfants de douze &agrave; quatorze ans : Dessin, Histoire naturelle, Langues anciennes. Dans certains cas, un enseignement de Langues vivantes.&nbsp;<\/div><div>Pour les enfants de quatorze &agrave; seize ans : &Eacute;l&eacute;ments de Math&eacute;matiques , Physique et Chimie exp&eacute;rimentale.<\/div><div>Pour les enfants de seize &agrave; dix-huit ans : Grammaire g&eacute;n&eacute;rale ; Belles-lettres ; Histoire ; L&eacute;gislation.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE D&#39;ILLE-ET-VILAINE.<\/div><div>Pour chacun des postes les futurs enseignants, souvent recommand&eacute;s par d&#39;importantes personnalit&eacute;s parisiennes ou locales, sont recrut&eacute;s sur concours, parmi les diff&eacute;rents candidats dont beaucoup se pr&eacute;sentent apr&egrave;s l&#39;offre publique des postes &agrave; pourvoir.&nbsp;<\/div><div>C&#39;est un &quot;jury d&#39;instruction&quot;, nomm&eacute; lui-m&ecirc;me par les administrateurs du d&eacute;partement [au nombre de seize, parmi lesquels : les jurisconsultes Jean Denis Lanjuinais, Malherbe ; le professeur de math&eacute;matiques Mathurin Th&eacute;bault ; le professeur de Belles-lettres Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;], jury d&#39;instruction qui est seul en charge de la s&eacute;lection et de la nomination des enseignants.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Agrave; Rennes, le jury d&#39;instruction est compos&eacute; de Robinet a&icirc;n&eacute;, homme de lettres ; de Berlin, pr&eacute;sident du Directoire du d&eacute;partement ; et de Malherbe, procureur g&eacute;n&eacute;ral syndic dans le Directoire du d&eacute;partement.<\/div><div><br \/><\/div><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, professeur de Belles-lettres, pendant toute la p&eacute;riode de fonctionnement de l&#39;&Eacute;cole centrale, de 1795 &agrave; 1802, est tout naturellement l&#39;un des neuf professeurs de l&#39;&Eacute;cole, finalement recrut&eacute;s.<\/div><div><br \/><\/div><div>Sont enseignants, en m&ecirc;me temps que lui :&nbsp;<\/div><div>Pour le Dessin : Jean Fran&ccedil;ois Causiez-Cadet, qui professait &agrave; l&#39;&eacute;cole publique de Rennes depuis 1779.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;Histoire naturelle : le m&eacute;decin Jean Joseph Danthon, du d&eacute;partement de l&#39;Ain, en r&eacute;sidence &agrave; Paris depuis sept ans. Recommand&eacute; par Lac&eacute;p&egrave;de. Nomm&eacute; le 2 novembre 1796<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les Langues anciennes : Guillaume Marie Legraverend [1776-1827], juge au tribunal civil de Dol et ancien professeur au coll&egrave;ge avant la R&eacute;volution ayant refus&eacute; le poste est remplac&eacute; par A. J. Fontaine, ancien professeur de sixi&egrave;me [1791], puis de quatri&egrave;me et de troisi&egrave;me au coll&egrave;ge de Rennes [1793].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour les Math&eacute;matiques Mathurin Th&eacute;bault [1727-1801], ancien titulaire [1754-1791] de la chaire de math&eacute;matiques cr&eacute;&eacute;e par les &Eacute;tats de Bretagne, ancien professeur au coll&egrave;ge de Rennes [1763] ; remplac&eacute; &agrave; sa mort par [Paul] Ren&eacute; Binet, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole centrale de Rennes et de l&#39;&Eacute;cole polytechnique.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la Physique et la Chimie exp&eacute;rimentales : [Pierre] Laurent Rozais, ancien professeur de physique au coll&egrave;ge de Rennes [1783].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la Grammaire g&eacute;n&eacute;rale : Gourn&eacute;&deg;, ancien professeur de Belles-lettres, qui avait renonc&eacute; &agrave; cette carri&egrave;re pour devenir &agrave; Paris chef d&#39;un des bureaux du ministre de la Police g&eacute;n&eacute;rale, ne prend pas son poste. Il est remplac&eacute; par l&#39;abb&eacute; Pierre Michel Lesage [1760-1819].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;Histoire : &Eacute;tienne Vital Rabillon [1769-1840].<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour la L&eacute;gislation : Jean Denis Lanjuinais [1753-1827]. Ancien professeur de droit au coll&egrave;ge de Rennes, de 1775 &agrave; 1789. &Eacute;tant nomm&eacute; s&eacute;nateur, il ne reste que quelques mois. Il est remplac&eacute; par Yves Claude Jourdain, membre du Directoire de Rennes, futur juge &agrave; la Cour d&#39;Appel de Rennes, puis par Louis Braillard, professeur de L&eacute;gislation &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Finist&egrave;re [Quimper].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Et enfin, comme biblioth&eacute;caire : F&eacute;lix [Alexis] Mainguy [1747-1818], ancien dominicain du couvent de Bonne-Nouvelle, ancien commissaire bibliographe [1794] de la ville de Rennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>1803. LES ENSEIGNANTS DU LYC&Eacute;E IMP&Eacute;RIAL DE RENNES.<\/div><div>Mais les &Eacute;coles centrales sont supprim&eacute;es par la loi du 1er mai 1802 [11 flor&eacute;al an X].&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Rennes, comme ailleurs, le nouveau lyc&eacute;e imp&eacute;rial, qui ouvre &agrave; la rentr&eacute;e 1802-1803, se constitue en grande partie avec du personnel des &Eacute;coles centrales.<\/div><div><br \/><\/div><div>&Eacute;tienne Vital Rabillon [1769-1840] est charg&eacute; de la premi&egrave;re et deuxi&egrave;me classe de latin ; &nbsp;l&#39;abb&eacute; Pierre Michel Lesage [1760-1819] de la troisi&egrave;me et quatri&egrave;me classe de latin ; Bertrand [qui vient de l&#39;&Eacute;cole centrale de Limoges, o&ugrave; il &eacute;tait charg&eacute; de la L&eacute;gislation] est charg&eacute; de l&#39;enseignement de la cinqui&egrave;me et sixi&egrave;me classe de latin.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;enseignement scientifique, Ren&eacute; Binet [1786-1856] est le professeur de math&eacute;matiques transcendantes ; Laurent Rozais est le professeur de math&eacute;matiques de la premi&egrave;re et deuxi&egrave;me classe ; Marot [qui vient de la chaire de Math&eacute;matiques de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement du Morbihan] est en charge de la troisi&egrave;me et quatri&egrave;me classe de math&eacute;matiques ; Sarthou [qui vient de Bordeaux, de l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement de la Gironde] est en charge de la cinqui&egrave;me et sixi&egrave;me classe de math&eacute;matiques.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour sa part, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; y poursuit sa carri&egrave;re d&#39;enseignant comme professeur de Belles-lettres. Il y reste jusqu&#39;en 1809, date de sa nomination comme recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Rennes.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est &agrave; ce m&ecirc;me moment que les programmes d&#39;enseignement des lyc&eacute;es connaissent une nouvelle r&eacute;partition : apr&egrave;s deux ann&eacute;es de Grammaire [premi&egrave;re et deuxi&egrave;me ann&eacute;es d&rsquo;enseignement des lyc&eacute;es ] ; deux ann&eacute;es d&rsquo;Humanit&eacute;s [troisi&egrave;me et quatri&egrave;me ann&eacute;es d&rsquo;enseignement des lyc&eacute;es] ; une ann&eacute;e de Rh&eacute;torique [cinqui&egrave;me ann&eacute;e d&rsquo;enseignement des lyc&eacute;es] ; la sixi&egrave;me ann&eacute;e de l&rsquo;enseignement oblige &agrave; une bifurcation, ou bien une ann&eacute;e de Philosophie, ou bien une ann&eacute;e de Math&eacute;matiques transcendantes.&#8232;C&#39;est seulement le r&egrave;glement du 19 septembre 1809 qui introduit les cours de philosophie dans les lyc&eacute;es, et enfin un arr&ecirc;t&eacute; du 10 f&eacute;vrier 1810 qui impose la philosophie dans tous les lyc&eacute;es sans exception.<\/div><div><br \/><\/div><div>1809. LA CR&Eacute;ATION DES RECTORATS.<\/div><div>Les acad&eacute;mies sont cr&eacute;es par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808, en application de la loi du 10 mai 1806 organisant l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale.<\/div><div>L&#39;Universit&eacute; est compos&eacute;e d&#39;autant d&#39;acad&eacute;mies [form&eacute;es d&#39;un regroupement de d&eacute;partements] qu&#39;il y a de Cours d&#39;Appel.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une nouvelle fonction administrative est cr&eacute;&eacute;e : celle de recteur. C&#39;est un agent majeur dans l&rsquo;affirmation des pr&eacute;rogatives de l&rsquo;&Eacute;tat en mati&egrave;re d&rsquo;enseignement avec l&rsquo;aide d&rsquo;inspecteurs &laquo; particuliers &raquo;, les inspecteurs d&rsquo;acad&eacute;mie.<\/div><div>Le recteur est d&eacute;fini comme le repr&eacute;sentant direct du Grand-Ma&icirc;tre au sein de son ressort g&eacute;ographique sp&eacute;cifique, l&rsquo;acad&eacute;mie.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est au cours de l&#39;ann&eacute;e 1809, que sont nomm&eacute;s la plupart des recteurs, &agrave; la t&ecirc;te de chaque acad&eacute;mie. Le recteur a sous sa d&eacute;pendance les fonctions d&rsquo;administration et d&rsquo;enseignement ; il contr&ocirc;le la gestion financi&egrave;re des &eacute;tablissements ; veille &agrave; la moralit&eacute; et &agrave; la discipline. Avec l&rsquo;aide de deux inspecteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie il pr&eacute;side le Conseil d&rsquo;Universit&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une premi&egrave;re vague de nominations a lieu par d&eacute;cret du 10 mars 1809 : Andr&eacute; Alexandre d&rsquo;Eymar [1754-1840], pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Aix ; Cl&eacute;ment Joseph Duquesnoy [1750-1824], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Metz ; l&rsquo;abb&eacute; Dominique Eli&ccedil;agaray [1758-1822], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Pau ; Pierre Jacotot [1756-1821], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Dijon ; Jacques Beno&icirc;t Pal [1754-1830], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Grenoble ; Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Bourges ; Jean Luc Ferry de Saint Constant [1755-1830], [alias Giovani Ferri], pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Angers ; Vacher de Tournemine [1755-1840], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Clermont ; etc.<\/div><div><br \/><\/div><div>Une seconde vague de nominations de recteurs, portant sur quinze recteurs, est effectu&eacute;e le 24 ao&ucirc;t 1809 par Louis de Fontanes, Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute;, et d&eacute;signant Pierre Robert Alexandre [1741-1819], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Caen ; l&#39;abb&eacute; &Eacute;loy Bellissens [1758-1834], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Poitiers ; Louis Nomp&egrave;re de Champagny [1757-1827], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon ; l&#39;abb&eacute; Edm&eacute; Georges de Champeaux [1761-1830], pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Orl&eacute;ans ; Charles Louis Dumas [1765-1813], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Montpellier ; Louis Urbain de Maussion [1765-1831], pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens ; Jean Jacques Ordinaire [1770-1843], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Besan&ccedil;on ; Nicolas R&eacute;my Paulin [1752-1840], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Cahors ; Paul Victor de S&egrave;ze [1754-1830], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Bordeaux ; Andr&eacute; Taranget [1752-1837], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Douai ; l&#39;abb&eacute; Pierre T&eacute;denat [1755-1832], pour l&rsquo;acad&eacute;mie de N&icirc;mes ; etc.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>La plupart des recteurs sont d&eacute;sign&eacute;s pour prendre leur fonction le 24 ao&ucirc;t 1809.<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1809. NOMINATION DE GERM&Eacute; COMME RECTEUR DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE RENNES.<\/div><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; est nomm&eacute; recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Rennes en 1809.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1809, l&#39;arrondissement de cette acad&eacute;mie s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements suivants : C&ocirc;tes-du-Nord ; Finist&egrave;re ; Ille-et-Vilaine [dont Rennes est le chef-lieu acad&eacute;mique] ; Loire-Inf&eacute;rieure [aujourd&#39;hui Loire-Atlantique] ; Morbihan.<\/div><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; reste en fonction jusqu&#39;&agrave; la seconde Restauration de 1815.<\/div><div><br \/><\/div><div>Il est alors provisoirement remplac&eacute;, de 1815 &agrave; 1816, par l&#39;abb&eacute; Constantin Julien Le Priol [1763-1849], ancien proviseur du coll&egrave;ge royal de Rouen ; puis d&eacute;finitivement, toujours par Constantin Julien Le Priol [16 juillet 1816 au 14 novembre 1822] le 16 juillet 1816.<\/div><div><br \/><\/div><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, sur sa demande, est mis &agrave; la retraite en 1816. Il est alors dans sa soixante-et-onzi&egrave;me ann&eacute;e.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>LES DEUX INSPECTEURS QUI ASSISTENT AUGUSTIN FRAN&Ccedil;OIS GERM&Eacute;.<\/div><div>Comme chacun des recteurs Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; est assist&eacute; par deux inspecteurs :&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>D&#39;une part, l&#39;abb&eacute; Pierre Michel Lesage [1760-1819], qui a lui aussi &eacute;t&eacute; enseignant &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale du d&eacute;partement d&#39;Ille-et-Vilaine, comme professeur de Grammaire g&eacute;n&eacute;rale [1795-1803], puis, lui aussi, enseignant au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Rennes, comme professeur de latin [1803-1809].&nbsp;<\/div><div>Il reste en fonction jusqu&#39;en 1813, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me pendant toute la dur&eacute;e du mandat d&#39;Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, jusqu&#39;en 1815.&nbsp;<\/div><div>Pierre Michel Lesage est remplac&eacute; seulement en 1819, par &Eacute;tienne Poirier [1768-1852].<\/div><div><br \/><\/div><div>D&#39;autre part, l&#39;ancien avocat, Louis Marie Le Bescon de Coatpont [1768-1824] qui &nbsp;reste en fonction jusqu&#39;en 1817.&nbsp;<\/div><div>Louis Marie Le Bescon de Coatpont est alors remplac&eacute; [1817-1830] par Delamarre.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le secr&eacute;taire du rectorat est, de 1809 au 15 juin 1829] Poillev&eacute; de la Gu&eacute;rinais, &eacute;galement secr&eacute;taire de la Facult&eacute; de Droit.<\/div><div><br \/><\/div><div>1810. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE FRAN&Ccedil;AISE &Agrave; RENNES.&nbsp;<\/div><div>Mais en m&ecirc;me temps que se d&eacute;finissent les rectorats, l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale met en place les diff&eacute;rentes Facult&eacute;s [Th&eacute;ologie, Droit, M&eacute;decine, Sciences math&eacute;matiques et physiques, Lettres] qui doivent &ecirc;tre cr&eacute;es aupr&egrave;s de chaque lyc&eacute;e chef-lieu d&rsquo;acad&eacute;mie.&nbsp;<\/div><div>En 1815, il y aura vingt-deux facult&eacute;s des Lettres [sur les vingt-sept pr&eacute;vues] et dix facult&eacute;s des Sciences [sur les vingt-sept pr&eacute;vues].<\/div><div>Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, alors qu&#39;il est d&eacute;j&agrave; recteur depuis quelques mois, est nomm&eacute; titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes. Cette derni&egrave;re s&#39;ouvre le 2 novembre 1810.<\/div><div>Il en est d&eacute;sign&eacute; &eacute;galement comme doyen, et le restera jusqu&#39;&agrave; la fermeture de la Facult&eacute;.<\/div><div><br \/><\/div><div>Cette double fonction de recteur et de professeur de Facult&eacute; se retrouve &agrave; plusieurs reprises en 1809\/1810.<\/div><div><br \/><\/div><div>LES DOUBLES FONCTIONS DE RECTEUR ET DE PROFESSEUR DE FACULT&Eacute;.<\/div><div>Une premi&egrave;re vague de nomination de recteurs a lieu par un d&eacute;cret en date du 10 mars 1809. Les nominations qui suivent doivent permettre aux recteurs de prendre leur fonction le 24 ao&ucirc;t 1809.&nbsp;<\/div><div>On peut consid&eacute;rer que ces nominations sont l&eacute;g&egrave;rement ant&eacute;rieures &agrave; celles qui concernant les postes de professeur de Facult&eacute;s, celles-ci commen&ccedil;ant en g&eacute;n&eacute;ral en novembre\/d&eacute;cembre 1810.<\/div><div><br \/><\/div><div>Dans la mesure o&ugrave; les nominations de recteurs se sont faites essentiellement &agrave; partir du corps des enseignants des lyc&eacute;es imp&eacute;riaux, il est relativement normal qu&#39;un certain nombre de recteurs aient &eacute;t&eacute; choisis pour assurer des fonctions professorales au sein des Facult&eacute;s.<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est le cas pour une quinzaine d&#39;entre eux :&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Amiens, Louis Urbain de Maussion [1765-1831] est &agrave; la fois recteur et &nbsp;professeur d&rsquo;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres.<\/div><div>&Agrave; Besan&ccedil;on, Jean Jacques Ordinaire [1770-1843] est &agrave; la fois recteur et professeur de Philosophie, ainsi que doyen.<\/div><div>&Agrave; Bordeaux, Victor de S&egrave;ze [1754-1830] est &agrave; la fois recteur et professeur de philosophie.<\/div><div>&Agrave; Bourges, Pierre Chaudru de Raynal [1768-1849] &nbsp;est &agrave; la fois recteur et professeur de &nbsp;Litt&eacute;rature latine.<\/div><div>&Agrave; Cahors, Nicolas R&eacute;my Paulin [1752-1840] est &agrave; la fois recteur et professeur d&#39;Histoire, ainsi que doyen.<\/div><div>&Agrave; Douai, Andr&eacute; Taranget [1752-1837] est &agrave; la fois recteur et professeur de Litt&eacute;rature ancienne, ainsi que doyen.&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Metz, Cl&eacute;ment Joseph Duquesnoy [1750-1824] est &agrave; la fois recteur et professeur de Physique &agrave; la Facult&eacute; des Sciences, ainsi que doyen.<\/div><div>&Agrave; Montpellier, Charles Louis Dumas [1765-1813] est &agrave; la fois recteur et professeur de M&eacute;decine clinique &agrave; la Facult&eacute; de M&eacute;decine, ainsi que doyen.&nbsp;<\/div><div>&Agrave; Nancy, &Eacute;tienne Mollevault [1744-1816] est &agrave; la fois recteur et professeur d&rsquo;Histoire.<\/div><div>&Agrave; N&icirc;mes, Pierre T&eacute;denat [1755-1832] est &agrave; la fois recteur et professeur de Philosophie.<\/div><div>&Agrave; Orl&eacute;ans, Edm&eacute; Georges de Champeaux [1761-1830] est &agrave; la fois recteur et professeur de Philosophie, ainsi que doyen.<\/div><div>&Agrave; Poitiers, &Eacute;loy Bellissens [1758-1834] est &agrave; la fois recteur et professeur de Philosophie.<\/div><div>&Agrave; Rennes, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; [1745-1824] est &agrave; la fois recteur et professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, ainsi que doyen.<\/div><div>&Agrave; Rouen, Arnaud Joseph de Laporte-Lalanne [1758-1822] est &agrave; la fois recteur et professeur de &nbsp;Philosophie.<\/div><div>&Agrave; Strasbourg, Simon Louis de Montbrison [1768-1841] est &agrave; la fois recteur et professeur d&rsquo;Histoire.<\/div><div><br \/><\/div><div>1810. LES ENSEIGNANTS DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<\/div><div>Chaque facult&eacute; est compos&eacute;e de cinq chaires, d&eacute;sign&eacute;es selon l&#39;ordre canonique : Philosophie ; Litt&eacute;rature grecque ; Litt&eacute;rature latine ; Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise ; Histoire.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le titulaire de la chaire de Philosophie est, de 1810 &agrave; 1815, l&#39;abbe&#769; Jacques Joseph Molle* [1764-1834], ancien b&eacute;n&eacute;dictin. &nbsp;<\/div><div>Le titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature grecque est, de 1810 &agrave; 1813, &nbsp;&Eacute;tienne Vital Rabillon* [1769-1840].<\/div><div>Le titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature latine est, de 1810 &agrave; 1813, de Balsac, puis, de 1813 &agrave; 1815, &Eacute;tienne Vital Rabillon [1769-1840].<\/div><div>Le titulaire de la chaire de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise est, de 1810 &agrave; 1815, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; [1745-1824].<\/div><div>Le titulaire de la chaire d&#39;Histoire est, de 1810 &agrave; 1815, Euse&#768;be Delalande-Mesnildrey* [1770-1836], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole polytechnique.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1815. SUPPRESSION DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE RENNES.<\/div><div>Mais, en 1815, au lendemain de la seconde Restauration, la Facult&eacute; des Lettres de Rennes est supprim&eacute;e. Il en est de m&ecirc;me de la Facult&eacute; de Droit.<\/div><div>En effet, un arr&ecirc;t&eacute; de la Commission royale de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de Facult&eacute;s au sein de dix-sept acad&eacute;mies : Amiens ; Bordeaux ; Bourges ; &nbsp;Cahors ; Clermont ; Douai ; Grenoble ; Limoges ; Lyon ; Montpellier ; Nancy ; N&icirc;mes ; Orl&eacute;ans ; Pau ; Poitiers ; Rennes ; Rouen.<\/div><div>Seules, sont maintenues, en lettres, les Facult&eacute;s de Besan&ccedil;on, Caen, Dijon, Paris, Strasbourg, Toulouse.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Du m&ecirc;me coup, Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute; perd son emploi &agrave; la Facult&eacute;, et peu de temps apr&egrave;s, alors que son &eacute;tat de sant&eacute; se d&eacute;grade, sa fonction de recteur.&nbsp;<\/div><div>Il faudra attendre l&#39;ordonnance du 24 avril 1838, pour que la Facult&eacute; des Lettres de Rennes soit reconstitu&eacute;e [en m&ecirc;me temps que celles de Bordeaux, Lyon, Montpellier].<\/div><div><br \/><\/div><div>SOURCE.<\/div><div>Jean-Fran&ccedil;ois Condette. Les Recteurs d&rsquo;acad&eacute;mie en France de 1808 &agrave; 1940. Tome II, Dictionnaire biographique. [Paris : Institut National de Recherche P&eacute;dagogique. &Eacute;dition de CNRS. Collection : Histoire biographique de l&rsquo;enseignement. In-8, 411 p. +3. 2006].<\/div><div>Fournit les dates pr&eacute;cises des nominations ; les sources des archives ; des extraits de rapports d&#39;inspection.<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>La R&eacute;volution fran&ccedil;aise, avec le Directoire, puis l&#39;Universit&eacute; napol&eacute;onienne ont cr&eacute;&eacute; un &quot;syst&egrave;me&quot; universitaire d&eacute;pendant de l&#39;&Eacute;tat centralis&eacute;, imbriquant structures enseignantes (&Eacute;coles centrales, Lyc&eacute;es, Facult&eacute;s) et administratives (Recteurs et Inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie). C&#39;est dans ce cadre que se d&eacute;ploie la carri&egrave;re de pr&egrave;s de mille cinq cents personnalit&eacute;s. Augustin Fran&ccedil;ois Germ&eacute;, tour &agrave; tour professeur de Belles-lettres, recteur, professeur de Facult&eacute;, doyen, est l&#39;une d&#39;entre elles.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-262","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}