{"id":259,"date":"2013-11-18T13:22:10","date_gmt":"2013-11-18T13:22:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-11-18T13:22:10","modified_gmt":"2013-11-18T13:22:10","slug":"Diez-Charles-Nicolas-Denis-1826-1872-traducteur-des-Odes-du-poete-allemand-Klopstock","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Diez-Charles-Nicolas-Denis-1826-1872-traducteur-des-Odes-du-poete-allemand-Klopstock.html","title":{"rendered":"Diez, Charles Nicolas Denis (1826-1872), traducteur des Odes du po\u00e8te allemand  Klopstock"},"content":{"rendered":"<em>D&eacute;j&agrave; ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes, Charles Nicolas Denis Diez fait partie des six professeurs re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand ayant lieu pour la premi&egrave;re fois en 1849 et devient ainsi professeur de lyc&eacute;e. Le doctorat &egrave;s-lettres, pass&eacute; en 1859, lui permet d&#39;enseigner en Facult&eacute; : il est nomm&eacute; professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; Besan&ccedil;on [1864-1865], puis &agrave; Dijon [1872].<\/em><!--more--><div><br \/><\/div><div>PORT&Eacute;E DE L&#39;OEUVRE DE DIEZ.&nbsp;<\/div><div>La carri&egrave;re universitaire de Charles Nicolas Denis Diez est loin d&#39;&ecirc;tre exemplaire. Au d&eacute;part, modeste enseignant, il doit attendre presque cinq ans apr&egrave;s son doctorat &egrave;s-lettres [1859] pour &ecirc;tre nomm&eacute; en Facult&eacute; [Besan&ccedil;on, 1864] dans une des chaires de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re qui se cr&eacute;ent progressivement &agrave; partir de 1838. Il ne reste en poste, comme professeur suppl&eacute;ant, que pendant deux ans. Et doit, &agrave; nouveau, attendre six ans, pour retrouver une nomination en Facult&eacute;, comme charg&eacute; du cours [Dijon, 1872]. D&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; quarante-six ans sa carri&egrave;re ne peut se d&eacute;ployer davantage.<\/div><div><br \/><\/div><div>Certes sa position d&#39;enseignant, ou de censeur des &eacute;tudes, lui permet de participer &agrave; la vie sociale propre aux &lt;&eacute;lites&gt; de province, en &eacute;tant &agrave; chaque fois membre de diff&eacute;rentes soci&eacute;t&eacute;s savantes, apportant scrupuleusement son quota de contributions sp&eacute;cialis&eacute;es sur la litt&eacute;rature germanique. Mais il n&#39;y a en cela rien d&#39;original.<\/div><div><br \/><\/div><div>Son m&eacute;rite, au regard de l&#39;histoire des id&eacute;es, est d&#39;avoir contribu&eacute; &agrave; faire conna&icirc;tre, &agrave; un public fran&ccedil;ais cultiv&eacute;, tout au moins par des extraits, les &oelig;uvres po&eacute;tiques du dramaturge et po&egrave;te allemand Friedrich Gottlieb Klopstock [1724-1803]. Mani&egrave;re indirecte de c&eacute;l&eacute;brer une po&eacute;sie du sentiment et de la religiosit&eacute;, et de manifester lui aussi, comme allant de soi, son opposition au rationalisme du XVIII &egrave;me si&egrave;cle, et son hostilit&eacute; au jacobinisme de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise.<\/div><div>En ce domaine, Victor Cousin [1792-1867] avait montr&eacute; la voie. En d&eacute;cembre 1840, dans une communication &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, il c&eacute;l&eacute;brait Klopstock &laquo; [qui] par sa po&eacute;sie pleine de patriotisme, de foi, de puret&eacute; [&#8230;] donna le premier le signal du r&eacute;veil. La po&eacute;sie pr&eacute;parait les voies &agrave; la philosophie &raquo;. Et d&#39;affirmer que Kant en 1781, avec la critique de Raison pure, avait finalement renouvel&eacute; la philosophie &laquo; comme la Messiade avait renouvel&eacute; la po&eacute;sie &raquo;.<\/div><div><br \/><\/div><div>1847-1849. D&Eacute;BUT DE CARRI&Egrave;RE DANS L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE NANCY.<\/div><div>Charles Nicolas Denis* Diez [dont le patronyme est parfois orthographi&eacute; Dietz], n&eacute; en 1826 &agrave; Rehaincourt [Vosges], commence sa carri&egrave;re d&#39;enseignant dans l&#39;acad&eacute;mie de Nancy [Meurthe, Meuse, Vosges, plus la Moselle en 1848], en &eacute;tant ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes au coll&egrave;ge de Lun&eacute;ville [1847], puis ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes et charg&eacute; d&#39;une classe de fran&ccedil;ais et du cours d&#39;allemand [1849] au coll&egrave;ge de Rambervillers [d&eacute;partement des Vosges].<\/div><div>Il se pr&eacute;pare &agrave; l&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand, d&eacute;cid&eacute;e en fin 1848, et dont la premi&egrave;re session, offrant six postes, a lieu en 1849. Cette agr&eacute;gation, qui octroie le titre de professeur des lyc&eacute;e, fait chronologiquement suite, mais &agrave; un niveau sup&eacute;rieur, au Certificat d&#39;aptitude &agrave; l&#39;enseignement des langues vivantes qui avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par le d&eacute;cret du 2 novembre 1841.<\/div><div>L&#39;agr&eacute;gation est compos&eacute;e de quatre &eacute;preuves &eacute;crites [un commentaire allemand ; une dissertation fran&ccedil;aise ; un th&egrave;me ; une version] et de deux &eacute;preuves orales [une explication de texte ; une le&ccedil;on en allemand].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1849. PREMI&Egrave;RE AGR&Eacute;GATION D&#39;ALLEMAND.<\/div><div>Sont re&ccedil;us, &agrave; l&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand, en 1849, selon l&#39;ordre de classement, les six candidats : Benjamin L&eacute;vy [1817-1884] professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e Louis-le-Grand, futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral pour les langues vivantes [1873] ; Joseph Numa Charles [1812- ], professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e Fontanes [Condorcet] ; Bernard Kirsch, professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e de Bordeaux ; Henri Schmidt [1822-1884], professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e Charlemagne ; Joseph Derembourg [1811-1895], professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e Henri-IV et futur conservateur des manuscrits orientaux &agrave; la Biblioth&egrave;que nationale ; Charles Nicolas Denis*Diez [1826-1872].<\/div><div><br \/><\/div><div>C&#39;est la premi&egrave;re fois que se d&eacute;roule l&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand [ainsi que l&#39;agr&eacute;gation d&#39;anglais]. L&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand aura lieu &agrave; nouveau en 1850, et en 1851.&nbsp;<\/div><div>Sur d&eacute;cision d&#39;Hippolyte Fortoul [1811-1856], ministre de l&#39;Instruction publique de 1851 &agrave; 1856, &nbsp;toutes les agr&eacute;gations sont supprim&eacute;es en 1852.&nbsp;<\/div><div>Sont &eacute;tablies en 1853, jusqu&#39;en 1864 inclus, uniquement deux agr&eacute;gations : lettres et sciences.&nbsp;<\/div><div>Les diff&eacute;rentes agr&eacute;gations, seront progressivement r&eacute;tablies &agrave; partir de 1857, quant aux agr&eacute;gations d&#39;allemand et d&#39;anglais elles le seront en 1865.<\/div><div><br \/><\/div><div>Les deux agr&eacute;gations de langues vivantes, qui se d&eacute;roulent en 1849, ont &eacute;t&eacute; mises en place en 1848, par le ministre Achille Vaulabelle [1799-1879], ministre de l&rsquo;Instruction publique et des cultes du 5 juillet au 13 octobre 1848, qui r&eacute;organise leur enseignement par le d&eacute;cret du 11 octobre 1848.<\/div><div><br \/><\/div><div>1850. PREMIER POSTE &Agrave; REIMS.<\/div><div>Au lendemain de son agr&eacute;gation, Charles Nicolas Denis* Diez est nomm&eacute; au lyc&eacute;e de Reims [acad&eacute;mie d&eacute;partementale de la Marne], d&#39;abord comme ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes surnum&eacute;raire [1850], puis comme ma&icirc;tre r&eacute;p&eacute;titeur [1853].&nbsp;<\/div><div>Au cours de ce s&eacute;jour, il fait la connaissance de Pierre Bazile Flamanville, inspecteur d&#39;acad&eacute;mie du d&eacute;partement de la Marne [dont le si&egrave;ge est &agrave; Reims] travaillant aupr&egrave;s du recteur d&eacute;partemental Bernard Forneron [1797-1886]. C&#39;est &agrave; Flamanville que Diez d&eacute;diera, en 1859, sa th&egrave;se latine de doctorat &egrave;s-lettres.<\/div><div><br \/><\/div><div>1854. PROFESSEUR D&#39;ALLEMAND AU LYC&Eacute;E DE SENS.<\/div><div>En 1854, Charles Nicolas Denis* Diez, est nomm&eacute; au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Sens [acad&eacute;mie de Dijon, d&eacute;partement de l&#39;Yonne], comme charg&eacute; de cours d&#39;allemand.<\/div><div>Il reste en poste pendant une dizaine d&#39;ann&eacute;es, jusqu&#39;en 1864, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute;, pour quelques mois, professeur suppl&eacute;ant &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Besan&ccedil;on.<\/div><div>Entre temps il passe son doctorat &egrave;s-lettres, soutenu &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Strasbourg. Et participe activement &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; arch&eacute;ologique de Sens.<\/div><div><br \/><\/div><div>1859. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<\/div><div>Docteur &egrave;s-lettres [Stasbourg, 1859], avec une th&egrave;se latine : De Hincmari vita et ingenio [Agendici : E Typis. Caroli Duchemin. In-8, VI-80 p., 1859].&nbsp;<\/div><div>La th&egrave;se est d&eacute;di&eacute;e : Optimi et doctissimo Flamanville olim in Academia remensi inspectori hoc pignus grati animi, pie dicat et vovet. C. Diez.<\/div><div>&Eacute;dit&eacute; &eacute;galement [Paris : A. Durand, libraire, rue des Gr&egrave;s-Sorbonne, 7].&nbsp;<\/div><div>Autrement dit Charles Nicolas Denis* Diez d&eacute;die sa th&egrave;se latine &agrave; Pierre Bazile Flamanville [vers 1798-1877], ancien inspecteur d&#39;acad&eacute;mie de la Marne, install&eacute; &agrave; Reims.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pierre Bazile Flamanville est un ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1816], professeur agr&eacute;g&eacute; de troisi&egrave;me &agrave; Avignon [1819], professeur de seconde au coll&egrave;ge royal de Reims, censeur du coll&egrave;ge de Reims. Inspecteur d&#39;acad&eacute;mie de la Marne, &eacute;tabli &agrave; Reims, chef-lieu du d&eacute;partement, aupr&egrave;s du recteur d&eacute;partemental Bernard Forneron [1797-1886].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>TH&Egrave;SE FRAN&Ccedil;AISE SUR KLOPSTOCK.<\/div><div>La th&egrave;se fran&ccedil;aise a pour titre : Essai sur Klopstock, th&egrave;se pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Strasbourg, par C. Diez [Sens : impr. de C. Duchemin. In-8, VI-126 p., 1859].<\/div><div>Friedrich &nbsp;Gottlieb Klopstock [1724-1803] faisait partie de la liste des auteurs allemands inscrits au programme de l&#39;agr&eacute;gation en 1849 [Goethe, Schiller, Lessing, Klopstock, Wieland, Voss]. Po&egrave;te et auteur dramatique allemand partisan de la &lt;po&eacute;sie du v&eacute;cu&gt;, hostile au jacobinisme de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, il rompt avec le rationalisme du XVIII &egrave;me si&egrave;cle et annonce le courant de r&eacute;volution litt&eacute;raire du Sturm und Drang [Temp&ecirc;te et passion].<\/div><div><br \/><\/div><div>1859-1864. MEMBRE TITULAIRE DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; ARCH&Eacute;OLOGIQUE DE SENS.<\/div><div>La Soci&eacute;t&eacute; arch&eacute;ologique de Sens [d&eacute;partement de l&#39;Yonne] a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e le 17 avril 1844.&nbsp;<\/div><div>Dans la s&eacute;ance du 5 d&eacute;cembre 1859, Charles Nicolas Denis* Diez est pr&eacute;sent&eacute; comme membre titulaire de la Soci&eacute;t&eacute; arch&eacute;ologique de Sens, en m&ecirc;me temps que J. B. Buzy, &nbsp;professeur d&#39;histoire au lyc&eacute;e de Sens. Il est re&ccedil;u, &agrave; l&#39;unanimit&eacute;, le 2 janvier 1860. Il fait ainsi partie de la cinquantaine de membres titulaires de la Soci&eacute;t&eacute;, notabilit&eacute;s locales repr&eacute;sentatives des &lt;capacit&eacute;s&gt; : sous-pr&eacute;fet, pr&eacute;sident du Tribunal, vicaire, proviseur, avocat, notaire, avou&eacute;, m&eacute;decin, pharmacien, architecte, professeurs du lyc&eacute;e.<\/div><div><br \/><\/div><div>1861. DE L&#39;UNIT&Eacute; ET DU PLAN DU MESSIE.<\/div><div>C&#39;est dans le cadre de cette Soci&eacute;t&eacute; que Diez communique son &eacute;tude &lt; De l&#39;Unit&eacute; et du plan du Messie [po&egrave;me de Klopstock] &gt; Le texte en est publi&eacute; initialement en 1861, dans le Tome VII du Bulletin de la Soci&eacute;t&eacute;, pages 148-161.<\/div><div>Puis &eacute;dit&eacute; en tir&eacute; &agrave; part : &lt; De l&#39;Unit&eacute; et du plan du Messie [po&egrave;me de Klopstock], par C. Diez &gt; [Sens : impr. de C. Duchemin. In-8 , 16 p., 1861].&nbsp;<\/div><div>Charles Nicolas Denis* Diez y d&eacute;veloppe l&#39;id&eacute;e que le Christ n&#39;est pas le sujet du po&egrave;me ; c&#39;est le salut du genre humain qui est l&#39;id&eacute;e dominante. Ceci en accord avec le propos m&ecirc;me de Klopstock : &laquo;Le plan de la r&eacute;v&eacute;lation doit &ecirc;tre la premi&egrave;re r&egrave;gle de la po&eacute;sie religieuse&raquo;.<\/div><div>Le texte de la communication est &eacute;galement &eacute;dit&eacute; en tir&eacute; &agrave; part : &lt; De l&#39;Unit&eacute; et du plan du Messie [po&egrave;me de Klopstock], par C. Diez &gt; [Sens : impr. de C. Duchemin. In-8 , 16 p., 1861].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Friedrich &nbsp;Gottlieb Klopstock publie la premi&egrave;re partie de son po&egrave;me &eacute;pique Der Messias [Du Messie] en 1751. Le quatri&egrave;me et dernier volume para&icirc;t en 1773, l&#39;ensemble &eacute;tant compos&eacute; de plus de vingt-mille vers.&nbsp;<\/div><div>La premi&egrave;re traduction fran&ccedil;aise [deux volumes in-8, XI-299+258] para&icirc;t en 1769. D&#39;autres traductions ont lieu en 1795, en 1800, en 1825, en 1858. &nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1860-1864. CONTRIBUTIONS &nbsp;&Agrave; LA SOCI&Eacute;T&Eacute; ARCH&Eacute;OLOGIQUE.<\/div><div>Dans le temps assez court [1860-1864], o&ugrave; Charles Nicolas Denis* Diez, reste &agrave; Sens, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; admis &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; arch&eacute;ologique, il y fournit plusieurs contributions :&nbsp;<\/div><div>Lecture d&#39;une notice sur la vie et les ouvrages du po&egrave;te allemand Oulan.<\/div><div>Lecture d&#39;une notice historique de saint Gondelbert, &eacute;v&ecirc;que de Sens et abb&eacute; de S&eacute;nones.<\/div><div>Lecture d&#39;un m&eacute;moire sur les fr&egrave;res Grimm.<\/div><div><br \/><\/div><div>1861. ODES CHOISIES DE KLOPSTOCK.<\/div><div>Dans le prolongement de sa th&egrave;se sur Klopstock, Charles Nicolas Denis* Diez fait para&icirc;tre chez Hachette : Odes choisies de Klopstock, traduites pour la premi&egrave;re fois en fran&ccedil;ais, accompagn&eacute;es d&#39;arguments et de notes, par C. Diez, docteur &egrave;s-lettres, professeur d&#39;allemand au lyc&eacute;e de Sens [Paris : Librairie de L. Hachette. Rue Pierre-Sarrazin, 14. In-16, 256 p., 1861].<\/div><div>Dans le recueil, les odes sont r&eacute;parties en Chants d&#39;amour, en Chants philosophiques et religieux, en Chants patriotiques [litt&eacute;raires, nationaux, politiques].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1864. LA LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE BESAN&Ccedil;ON.<\/div><div>En 1864, Charles Diez est nomm&eacute; professeur suppl&eacute;ant de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re.<\/div><div><br \/><\/div><div>La Facult&eacute; des Lettres de Besan&ccedil;on, cr&eacute;&eacute;e au moment de l&#39;organisation de l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale en 1808, fait partie des sept facult&eacute;s des lettres maintenues en 1815, au moment de l&#39;&eacute;tablissement de la seconde Restauration [Besan&ccedil;on, Dijon, Paris, Strasbourg, Toulouse].<\/div><div><br \/><\/div><div>La chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;cret imp&eacute;rial du 19 janvier 1859, avec L&eacute;on Bor&eacute; [1807-1883], comme professeur [1859-1860].<\/div><div>Alfred Philibert* Soup&eacute; [1818-1904] est titulaire de la chaire de 1860 &agrave; 1862. Entre 1862 et 1864, Victor* Courdaveaux [1821-1910] est charg&eacute; de cours.<\/div><div>Enfin Auguste* Widal [1822-1875] est nomm&eacute; professeur titulaire en 1864 [1864-1875], tandis que Charles Nicolas Denis* Diez est professeur suppl&eacute;ant.<\/div><div><br \/><\/div><div>Pour l&#39;ann&eacute;e universitaire 1864-1865, Charles Nicolas Denis* Diez fait para&icirc;tre son discours d&#39;ouverture : Tableau de la litt&eacute;rature allemande, discours prononc&eacute;, &agrave; l&#39;ouverture du cours de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Besan&ccedil;on, le 26 janvier 1865, par C. Diez [Paris : L. Hachette. In-8, 27 p., 1865].<\/div><div><br \/><\/div><div>Charles Nicolas Denis* Diez fait porter son cours sur la litt&eacute;rature allemande.&nbsp;<\/div><div>Il reste en poste &agrave; Besan&ccedil;on en 1864-1865, puis est nomm&eacute; censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e d&#39;Angers.&nbsp;<\/div><div>Auguste Widal reprend sa chaire &agrave; Besan&ccedil;on, qu&#39;il garde jusqu&#39;en juillet 1874, tout en &eacute;tant d&eacute;l&eacute;gu&eacute; pour l&#39;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des langues vivantes [arr&ecirc;t&eacute; du 2 mai 1873].<\/div><div>&nbsp;<\/div><div>1866-1872. CENSEUR DES &Eacute;TUDES AU LYC&Eacute;E D&#39;ANGERS.<\/div><div>En 1866, Charles Nicolas Denis Diez est nomm&eacute;, en poste d&#39;attente, censeur des &eacute;tudes, au lyc&eacute;e d&#39;Angers [d&eacute;partement de Maine-et-Loire, acad&eacute;mie de Rennes], alors que Nicolas Lomon, futur censeur des &eacute;tudes &agrave; Henri-IV [1868-1871], y est proviseur.<\/div><div>Diez reste cependant en poste pendant six ans, jusqu&#39;en 1872, date &agrave; laquelle il est nomm&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon.<\/div><div><br \/><\/div><div>1866. MEMBRE DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; ACAD&Eacute;MIQUE DE MAINE-ET-LOIRE.<\/div><div>D&egrave;s qu&#39;il est &eacute;tabli &agrave; Angers, comme censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e d&#39;Angers, Charles Nicolas Denis* Diez devient, en novembre 1866, membre titulaire r&eacute;sidant de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire, dans la section des Belles-lettres, histoire, arch&eacute;ologie et beaux-arts [troisi&egrave;me section]. Il y fait plusieurs communications.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Le 2 janvier 1867, sur les Germains. Le texte en est publi&eacute; dans les M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire, Tome XXI, pages 1-69. Et en tir&eacute; &agrave; part : Les Germains, &eacute;tudes sur les origines de la nation et de la litt&eacute;rature allemandes, par C. Diez [Paris : L. Hachette. In-8, 69 p., 1867].<\/div><div><br \/><\/div><div>En 1867, &eacute;galement : Monuments litt&eacute;raires du Vieux-Haut-Allemand, sens qu&#39;il faut donner au mot Deutz. Le texte en est publi&eacute; dans les M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire, Tome XXI, pages 167-168.<\/div><div><br \/><\/div><div>Le 8 janvier 1868, sur les Causes qui ont contribu&eacute; au d&eacute;veloppement de la litt&eacute;rature allemande sous les Hohenstaufen et classification des productions po&eacute;tiques de cette &eacute;poque. Le texte en est publi&eacute; dans les M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire, Tome XXIII.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi qu&#39;en 1868, Monuments litt&eacute;raires du vieux-haut-allemand. Le texte en est publi&eacute; dans les &nbsp;M&eacute;moires de la Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire. Tome XXXV. Et en tir&eacute; &agrave; part : Monuments litt&eacute;raires du vieux-haut-allemand, par C. Diez [Paris : L. Hachette. In-8, 64 p., 1868].<\/div><div><br \/><\/div><div>La &nbsp;Soci&eacute;t&eacute; acad&eacute;mique de Maine-et-Loire d&eacute;signe Charles Nicolas Denis* Diez, ainsi qu&#39;Edgard Z&eacute;vort [1842-1908], professeur d&#39;histoire au lyc&eacute;e [1867-1868], pour la repr&eacute;senter &agrave; l&#39;Assembl&eacute;e des Soci&eacute;t&eacute;s savantes qui se tient &agrave; Paris, &agrave; la Sorbonne, en avril 1868.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>1868-1871. CONTRIBUTION &Agrave; LA REVUE D&#39;ANJOU.<\/div><div>Charles Nicolas Denis* Diez apporte sa contribution &agrave; la toute jeune Revue de l&#39;Anjou et de Maine-et-Loire, cr&eacute;&eacute;e en 1852, publi&eacute; sous les auspices du Conseil g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement et du conseil municipal d&#39;Angers, par MM. Paul Marchegay, A. Lemarchand et L. Cosnier .<\/div><div><br \/><\/div><div>Avec des &Eacute;tudes sur la litt&eacute;rature allemande contemporaine. L&#39;&Eacute;cole souabe. Andr&eacute;-Justin Kerner. Publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part [Angers : impr. de E. Barass&eacute;. In-8, 22 p., 1868].&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Ainsi qu&#39;un compte-rendu, en 1871 de la th&egrave;se, pr&eacute;sent&eacute;e en 1869, &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, de Ludovic Drapeyon [1839-1901], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1859], professeur agr&eacute;g&eacute; d&#39;histoire et g&eacute;ographie [1862] au lyc&eacute;e Napol&eacute;on [Henri-IV], sur L&#39;Empereur H&eacute;raclius et l&#39;empire byzantin au VIIe si&egrave;cle [Paris : Ernest Thorin, libraire &eacute;diteur, 7 rue de M&eacute;dicis. In-8, 416 p., 1869].&nbsp;<\/div><div>Le compte-rendu est publi&eacute; &eacute;galement en tir&eacute; &agrave; part [Angers : E. Barass&eacute;. In-8, 16 p., 1871].<\/div><div><br \/><\/div><div>Ludovic Drapeyron. N&eacute; le 26 f&eacute;vrier 1839 &agrave; Limoges ; mort le 9 janvier 1901.&nbsp;<\/div><div>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1859], professeur agr&eacute;g&eacute; d&#39;histoire et g&eacute;ographie [1862], docteur &egrave;s-lettres [1869]. Professeur au lyc&eacute;e de Besan&ccedil;on en 1862, puis &agrave; Paris au lyc&eacute;e Henri-IV. &nbsp;Il ach&egrave;ve sa carri&egrave;re comme professeur au lyc&eacute;e Charlemagne. Directeur-fondateur de la Revue de G&eacute;ographie, fond&eacute;e en 1877. Fondateur de la Soci&eacute;t&eacute; de Topographie.<\/div><div><br \/><\/div><div>Alors qu&#39;il est encore &agrave; Angers, Charles Nicolas Denis Diez publie une sorte de m&eacute;mento p&eacute;dagogique : La D&eacute;clinaison allemande, suivie des r&egrave;gles les plus simples de la construction et de tableaux pr&eacute;sentant toutes les combinaisons possibles de compl&eacute;ments, par C. Diez [Angers : impr. de Barass&eacute;. In-12, autogr., 46 p., 1872].<\/div><div><br \/><\/div><div>1872. NOMM&Eacute; &Agrave; LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE DIJON.<\/div><div>En 1872, Charles Nicolas Denis Diez est charg&eacute; du cours de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon, en remplacement de Charles Julien Jeannel [1840- 1876], charg&eacute; du cours, qui n&#39;a assur&eacute; un enseignement &agrave; la Facult&eacute; de Dijon que pendant l&#39;exercice 1871-1872 et seulement jusqu&#39;en janvier 1872, ayant &eacute;t&eacute; nomm&eacute; &agrave; Grenoble.&nbsp;<\/div><div><br \/><\/div><div>Charles Nicolas Denis Diez d&eacute;c&egrave;de au cours de l&#39;ann&eacute;e 1872, sans avoir pu assurer son enseignement. Il est alors remplac&eacute; par Louis Eug&egrave;ne* Hallberg [1839-1921], professeur suppl&eacute;ant de 1872 &agrave; 1873, professeur titulaire de la chaire de 1874 &agrave; 1878 ; puis par Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902], de 1879 &agrave; 1897, date de sa retraite.<\/div><div><br \/><\/div><div>LA SUCCESSION DES ENSEIGNANTS DANS LA CHAIRE DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE.<\/div><div>&Agrave; partir de 1871, la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re de la Facult&eacute; des Lettres de Dijon est &nbsp;occup&eacute;e par Charles Jeannel [1840-1876], charg&eacute; du cours de 1871 &agrave; 1872 ; par Charles Nicolas Denis* Diez [1826-1872], charg&eacute; officiellement du cours en 1872 ; par Louis Eug&egrave;ne* Hallberg [1839-1921], professeur suppl&eacute;ant de 1872 &agrave; 1873, professeur titulaire de la chaire de 1874 &agrave; 1878 ; puis par Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902], de 1879 &agrave; 1897, date de sa retraite.<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>D&eacute;j&agrave; ma&icirc;tre d&#39;&eacute;tudes, Charles Nicolas Denis Diez fait partie des six professeurs re&ccedil;us &agrave; l&#39;agr&eacute;gation d&#39;allemand ayant lieu pour la premi&egrave;re fois en 1849 et devient ainsi professeur de lyc&eacute;e. Le doctorat &egrave;s-lettres, pass&eacute; en 1859, lui permet d&#39;enseigner en Facult&eacute; : il est nomm&eacute; professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; Besan&ccedil;on [1864-1865], puis &agrave; Dijon [1872].<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-259","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=259"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/259\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}