{"id":257,"date":"2013-10-11T21:34:53","date_gmt":"2013-10-11T21:34:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-10-11T21:34:53","modified_gmt":"2013-10-11T21:34:53","slug":"Sicard-Roch-Ambroise-1742-1822-un-philanthrope-de-l-Institut-national-a-l-Academie-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Sicard-Roch-Ambroise-1742-1822-un-philanthrope-de-l-Institut-national-a-l-Academie-francaise.html","title":{"rendered":"Sicard, Roch Ambroise (1742-1822), un philanthrope, de l&rsquo;Institut national \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<em>L&#39;abb&eacute; Sicard a cinquante trois ans lorsqu&#39;il est nomm&eacute;, en novembre 1795, membre de l&#39;Institut national, dans la section de Grammaire de la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-arts [troisi&egrave;me Classe]. Continuateur de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e &agrave; l&#39;Institution nationale des sourds-muets [1790], enseignant de grammaire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale [1795], il est l&#39;auteur d&#39;&Eacute;l&eacute;ments de grammaire g&eacute;n&eacute;rale appliqu&eacute;e &agrave; la Langue fran&ccedil;aise [an VIII-1799*]. <\/em><br \/><!--more--><p>Sont ici, seulement rassembl&eacute;s dans leur ordre chronologique, diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments qui marquent la carri&egrave;re de l&#39;abb&eacute; Roch Ambroise Sicard, autour et au sein des prestigieuses institutions de l&#39;&eacute;poque que sont l&#39;Institut national des sciences et des arts [1795-1815] et un peu plus tard, dans son prolongement l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1815-1822] reconstitu&eacute;e.<br \/><br \/><\/p><div style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"images\/stories\/SICARD.png\" alt=\" \" width=\"300\" height=\"347\" \/><\/div>C&Eacute;L&Eacute;BRIT&Eacute; SIMPLIFIANTE.<br \/>Un ensemble d&#39;&eacute;v&egrave;nements historiques et personnels qui se compl&egrave;tent et s&#39;embo&icirc;tent conduisent Sicard, personnage complexe, &agrave; devenir en son temps, une personnalit&eacute; c&eacute;l&egrave;bre &agrave; plusieurs facettes : <br \/><br \/>PR&Ecirc;TRE ENSEIGNANT.<br \/>C&#39;est un pr&ecirc;tre enseignant pronon&ccedil;ant ses v&oelig;ux chez les Doctrinaires, &lt;instituteur&gt; de sourdes-muettes de naissance, quittant sur ordre Bordeaux pour monter &agrave; Paris [1790], comme continuateur du l&eacute;gendaire abb&eacute; Charles Michel de L&#39;&Eacute;p&eacute;e [1712-1789], et qui,&nbsp; d&eacute;tenu du 26 ao&ucirc;t au 4 septembre 1792, &eacute;chappe de peu aux &lt;massacres de Septembre&gt;, dans la prison de l&#39;ancienne Abbaye de Saint-Germain-des-Pr&eacute;s. &Eacute;v&egrave;nement soigneusement rappel&eacute; et qui deviendra un facteur de sa future c&eacute;l&eacute;brit&eacute;.<br \/><br \/>GRAMMAIRIEN.<br \/>C&#39;est un grammairien, que certains n&#39;h&eacute;sitent pas &agrave; d&eacute;clarer le plus grand grammairien d&#39;Europe, et qui discute d&#39;&eacute;gal &agrave; &eacute;gal avec Constantin Fran&ccedil;ois de Chasseboeuf, comte* de Volney [1757-1820], Dominique Joseph* Garat [1749-1833], Jacques* Delille [1738-1813] et m&ecirc;me avec Jean Baptiste* Gail [1755-1829] professeur du coll&egrave;ge de France et le v&eacute;n&eacute;rable Fran&ccedil;ois de* Wailly [1724-1801] de vingt ans son a&icirc;n&eacute;, alors qu&#39;il est du petit nombre de ceux charg&eacute;s &laquo; d&#39;enseigner &agrave; enseigner &raquo;, de janvier &agrave; mai 1795, &agrave; la toute nouvelle &Eacute;cole normale qui vient d&#39;&ecirc;tre cr&eacute;&eacute;e par la Convention.<br \/><br \/>VERS L&#39;ACAD&Eacute;MIE FRAN&Ccedil;AISE.<br \/>C&#39;est, grandi &agrave; l&#39;ombre de la statue du philosophe Condillac [1715-1780], du grammairien Nicolas* Beauz&eacute; [1717-1789], et plus g&eacute;n&eacute;ralement des Id&eacute;ologues, un tout premier membre nomm&eacute;&nbsp; &agrave; l&#39;Institut national des sciences et des arts, cr&eacute;&eacute; lui aussi par la Convention&nbsp;; proscrit un temps pour ses sympathies royalistes, mais que les r&eacute;orientations de la politique du Consulat, hostile aux Jacobins, autorisent bient&ocirc;t &agrave; se r&eacute;installer dans son fauteuil. &Agrave; la r&eacute;organisation de l&#39;Institut en 1803, il change de Classe pour &ecirc;tre affect&eacute; dans la Classe de Langue et Litt&eacute;rature fran&ccedil;aises et devient m&ecirc;me membre, par d&eacute;cret, de la tr&egrave;s restreinte Commission du Dictionnaire [1805].<br \/><br \/>C&Eacute;L&Eacute;BRIT&Eacute; VISIT&Eacute;E.<br \/>Sicard se maintient sans probl&egrave;me &agrave; la Restauration de 1815 et, par nomination, est membre de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise reconstitu&eacute;e. D&#39;autant qu&#39;il avait &eacute;t&eacute; soup&ccedil;onn&eacute; jadis d&#39;&ecirc;tre un agent secret de Louis XVIII. D&#39;autant, qu&#39;avec trois de ses &eacute;l&egrave;ves, Jean Massieu, Laurent Godard et Laurent Clerc, il s&#39;est prudemment &eacute;clips&eacute; en Angleterre pendant les Cent-Jours [mars-juillet 1815]. D&#39;autant qu&#39;il a su manifester depuis longtemps sa sympathie pour le Pape, en recevant Pie VII et sa suite de cardinaux, en f&eacute;vrier 1805, quelques semaines apr&egrave;s le sacre de Napol&eacute;on. <br \/>Abb&eacute; Sicard, personnage suffisamment c&eacute;l&egrave;bre dans toute l&#39;Europe, pour qu&#39;en mai 1814, au moment o&ugrave; les coalis&eacute;s occupent Paris, Fran&ccedil;ois II, empereur d&#39;Autriche, lui rende visite &agrave; l&#39;Institution des sourds-muets, et qu&#39;il soit pr&eacute;sent&eacute; par Talleyrand au tsar Alexandre Ier, et qu&#39;un peu plus tard la duchesse d&#39;Angoul&ecirc;me, fille a&icirc;n&eacute;e de Louis XVI, vienne le voir en&nbsp; f&eacute;vrier 1815.<br \/><br \/>DICTIONNAIRE DES SIGNES.<br \/>Sicard, c&#39;est l&#39;auteur d&#39;ouvrages de p&eacute;dagogie pratique, toujours command&eacute;s par une r&eacute;flexion philosophique&nbsp;et une vis&eacute;e cherchant &agrave; remonter aux principes : un Cours d&#39;instruction d&#39;un sourd-muet de naissance [1799], r&eacute;imprim&eacute; en 1803&nbsp;; des &Eacute;l&eacute;mens de grammaire g&eacute;n&eacute;rale, appliqu&eacute;s &agrave; la langue fran&ccedil;aise, en deux volumes [an VII-1799], r&eacute;&eacute;dit&eacute;s en 1801, en 1808, en 1814&nbsp;; une Th&eacute;orie des signes [1808], d&eacute;di&eacute;e &agrave; S. M. l&#39;Empereur et Roi, en deux volumes formant un dictionnaire o&ugrave; sont li&eacute;s notions et signes &agrave; employer, &eacute;dition remani&eacute;e en 1814, republi&eacute;e en 1815, puis posthume en 1823.<br \/><br \/>COMPLEXIT&Eacute;.<br \/>Mais, avec le temps, toutes ces traits perdent leurs contrastes. C&#39;est le profil le plus simple &agrave; promouvoir, qui prend le dessus sur les autres composantes, faisant oublier l&#39;&eacute;ducateur sp&eacute;cialis&eacute;, l&#39;enseignant, le grammairien au fait de toutes les recherches et participant de plein pied aux discussions des doctes. Comme si l&#39;image la plus simplifiante chassait les r&eacute;alit&eacute;s plus complexes, et m&ecirc;me surabondantes&nbsp;[un pr&ecirc;tre catholique proche des soci&eacute;t&eacute;s de francs-ma&ccedil;ons et ami de protestants&nbsp;; un des cr&eacute;ateurs de la &lt; Soci&eacute;t&eacute; des observateurs de l&#39;homme &gt; institution cherchant &agrave; rompre avec les syst&egrave;mes de pens&eacute;e dominants]. <br \/>R&eacute;el de toute fa&ccedil;on in&eacute;puisable, dont les &eacute;l&eacute;ments-puzzle, &agrave; rapporter &agrave; l&#39;&eacute;tat &eacute;conomique, aux r&eacute;alit&eacute;s sociales et aux projets politiques contradictoires de l&#39;&eacute;poque, sont souvent difficiles &agrave; imbriquer et qu&#39;il est du m&ecirc;me coup trop long, sinon trop d&eacute;licat, d&#39;expliquer.<br \/><br \/>PHILANTHROPE CHR&Eacute;TIEN.<br \/>Sicard simplifi&eacute;, c&#39;est seulement la figure douce du philanthrope chr&eacute;tien, sauv&eacute;e in-extremis de la fureur de la populace, image transmise d&eacute;votement dans des brochures et des livres hagiographiques paraissant apr&egrave;s sa mort. Son statut d&#39;abb&eacute; le conduisant &agrave; &ecirc;tre l&#39;auteur d&#39;un Cat&eacute;chisme &agrave; l&#39;usage des sourds-muets [1792]&nbsp;; d&#39;un Manuel de l&#39;enfance, contenant des e&#769;le&#769;ments de lecture et des dialogues instructifs et moraux, de&#769;die&#769; aux me&#768;res et a&#768; toutes les personnes charge&#769;es de l&#39;e&#769;ducation de la premie&#768;re enfance [1797-an V]&nbsp;; d&#39;une Journ&eacute;e chr&eacute;tienne d&#39;un sourd-muet [1805]. Un homme d&#39;&Eacute;glise couvert de d&eacute;corations port&eacute;es ostensiblement, mais qui se d&eacute;clare ami de l&#39;humanit&eacute;, proche des indigents dont il faut sauver l&#39;&acirc;me&nbsp;; hostile, comme il va de soi, &agrave; Robespierre [souvent d&eacute;nonc&eacute; dans les r&eacute;cits consacr&eacute;s aux &lt;journ&eacute;es de septembre&gt;], au jacobinisme, aux &lt;exc&egrave;s de la Terreur&gt; et &agrave; toute forme de progressisme&nbsp;; mettant sa pratique au service des &acirc;mes en leur faisant apercevoir, fussent-ils sourds et muets de naissance, la notion d&#39;un Dieu, &ecirc;tre supr&ecirc;me, cr&eacute;ateur du ciel et de la terre, &lt; ami des pauvres, protecteur des faibles, consolateur des afflig&eacute;s &gt;.<br \/><br \/>TH&Eacute;&Acirc;TRALIT&Eacute; ET PERSUASION.<br \/>Tout cela, compl&eacute;t&eacute; par un talent de la mise en sc&egrave;ne, une juste appr&eacute;ciation de la puissance de la parole, l&#39;usage sans vergogne de la vertu persuasive des exhibitions, o&ugrave; les prouesses accomplies par quelques &eacute;l&egrave;ves bien dress&eacute;s, t&eacute;moignent aupr&egrave;s du public qui cherche &agrave; se convaincre, de l&#39;excellence de sa m&eacute;thode. Et, d&egrave;s le d&eacute;part, l&#39;emploi de ses anciens &eacute;l&egrave;ves [Jean Massieu&nbsp;; Laurent Clerc] comme touchants ambassadeurs de son succ&egrave;s en France et &agrave; l&#39;&eacute;tranger.<br \/><br \/>Sans oublier pourtant ce mot cruel de Ferdinand Brunot [1880-1938], historien de la langue fran&ccedil;aise&nbsp;: &laquo; Sicard, qui s&#39;&eacute;tait fait une sp&eacute;cialit&eacute; d&#39;&eacute;tudier la syntaxe d&#39;une langue parl&eacute;e d&#39;apr&egrave;s les observations faites sur des muets &raquo;.<br \/><br \/>&Eacute;L&Eacute;MENTS D&#39;UNE CARRI&Egrave;RE.<br \/>Roch Ambroise Sicard, n&eacute; le 20 septembre 1742, &agrave; Fousseret, chef-lieu de canton de l&#39;arrondissement de Muret [province du Languedoc, aujourd&rsquo;hui d&eacute;partement de Haute-Garonne], au sud-ouest de Toulouse&nbsp;; d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 10 mai 1822, &agrave; Paris.<br \/>Roch Ambroise* Sicard ach&egrave;ve ses &eacute;tudes &agrave; Toulouse, o&ugrave; apr&egrave;s avoir prononc&eacute; ses v&oelig;ux, il est, en 1770, ordonn&eacute; pr&ecirc;tre de la Congr&eacute;gation des pr&ecirc;tres de la Doctrine chr&eacute;tienne, sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&#39;&eacute;ducation de la jeunesse.<br \/>Sicard est alors nomm&eacute; &agrave; Rodez, o&ugrave; il est remarqu&eacute; par Mgr. J&eacute;r&ocirc;me Marie* Champion de Cic&eacute; [1735-1810], alors &eacute;v&ecirc;que de Rodez [1770-1781]. Il va suivre ce dernier &agrave; Bordeaux.<br \/><br \/>1785. SICARD &Agrave; PARIS AUPR&Egrave;S DE L&#39;ABB&Eacute; DE L&#39;&Eacute;P&Eacute;E.<br \/>En 1785, missionn&eacute; par J&eacute;r&ocirc;me Marie* Champion de Cic&eacute; [1735-1810], archev&ecirc;que de Bordeaux, et futur Garde des Sceaux [1789],&nbsp; Sicard, alors &acirc;g&eacute; de quarante-deux ans, vient &agrave; Paris, aupr&egrave;s de l&#39;abb&eacute; Charles Michel de L&#39;&Eacute;p&eacute;e [1712-1789] s&#39;initier &agrave; la m&eacute;thode que ce dernier, depuis 1760, applique aux sourds-muets de naissance&nbsp;: deux fois par semaine, une soixantaine d&#39;enfants sourds-muets des pensions environnantes, se rendaient &agrave; son domicile du 14 de la rue des Moulins toute proche de la butte Saint-Roch [aujourd&#39;hui 1er arrondissement], et y recevaient gratuitement ses cours.<br \/>C&#39;est cette m&ecirc;me ann&eacute;e, en mars 1785, que l&#39;abb&eacute; Charles Michel de L&#39;&Eacute;p&eacute;e, subventionn&eacute; par le Roi pour ses activit&eacute;s philanthropiques, est autoris&eacute; &agrave; s&#39;&eacute;tablir dans une partie de l&#39;ancien couvent des C&eacute;lestins, dans le quartier de l&#39;Arsenal. &nbsp;<br \/>L&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e y organisait des &lt; pr&eacute;sentations &gt; d&#39;&eacute;l&egrave;ves et assurait le bien-fond&eacute; de sa m&eacute;thode par des ouvrages de p&eacute;dagogie, dont le dernier en date, paru sans nom d&#39;auteur, &eacute;tait&nbsp;: La v&eacute;ritable mani&egrave;re d&#39;instruire les sourds et les muets, confirm&eacute;e par une longue exp&eacute;rience [Paris&nbsp;: Nyon l&#39;a&icirc;n&eacute;. In-12, 1784]. <br \/><br \/>F&Eacute;VRIER 1786. DIRECTEUR DE L&#39;&Eacute;COLE&nbsp; DE BORDEAUX. <br \/>Revenu &agrave; Bordeaux, Sicard est plac&eacute; en f&eacute;vrier 1786, par Mgr. Champion de Cic&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de l&#39;&eacute;cole cr&eacute;&eacute;e le 20 f&eacute;vrier dans son dioc&egrave;se pour accueillir les sourds-muets, au sein d&#39;un &eacute;tablissement d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation des filles, accueillant tout d&#39;abord une vingtaine d&#39;&eacute;l&egrave;ves. <br \/><br \/>MEMBRE DU MUS&Eacute;E DE BORDEAUX.<br \/>Ses succ&egrave;s reconnus, notamment avec l&#39;&eacute;ducation de Jean Massieu [1772-1846], jeune sourd-muet de&nbsp; quatorze ans, Sicard est nomm&eacute; vicaire g&eacute;n&eacute;ral de Condom, chanoine de l&#39;&eacute;glise Saint-Seurin de Bordeaux, participe &agrave; la vie intellectuelle locale, est membre de la soci&eacute;t&eacute; savante Le Mus&eacute;e de Bordeaux dont il devient, jusqu&#39;en 1788, le &lt;secr&eacute;taire pour l&#39;ext&eacute;rieur&gt;. <br \/><br \/>C&#39;est sans doute en tant que membre de cette soci&eacute;t&eacute; que plusieurs textes de Sicard sont publi&eacute;s dans le Recueil des ouvrages du mus&eacute;e de Bordeaux, d&eacute;di&eacute; &agrave; la Reine [Bordeaux&nbsp;: Imprimerie de Michel Racle. In-12, 487 p., 1787], &agrave; savoir&nbsp;pages 27-61, &agrave; nouveau : Essai sur l&#39;art d&#39;instruire les sourds et muets de naissance&nbsp;; pages 97-11&nbsp;: Exposition sur la m&eacute;thode tachygraphique, ou l&#39;art d&#39;&eacute;crire aussi vite que la parole&nbsp;; pages 383-384, l&#39;&eacute;vocation d&#39;une &Eacute;cole publique et gratuite en faveur des sourds et muets de naissance. &nbsp;<br \/><br \/>AO&Ucirc;T 1787. MEMBRE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE ROYALE DE BORDEAUX.<br \/>Plus encore, Sicard est &eacute;lu le 12 ao&ucirc;t 1787, membre ordinaire de l&#39;Acad&eacute;mie royale des Belles-lettres, Sciences et Arts de Bordeaux. Il est re&ccedil;u dans la s&eacute;ance publique du 25 ao&ucirc;t, prononce son discours de r&eacute;ception, auquel Jean Baptiste de Secondat [&eacute;lu en 1734], qui faisait office de directeur, en l&#39;absence de l&#39;abb&eacute; Hippolyte Leydet, r&eacute;pond.<br \/>Des personnalit&eacute;s parisiennes comme Nicolas de Neufchateau [1750-1828], Emmanuel* Pastoret [1756-1840], &Eacute;tienne de* Lac&eacute;p&egrave;de [1756-1825], Jean G&eacute;rard* Lacu&eacute;e [1753-1841] sont d&eacute;j&agrave; membres de cette Acad&eacute;mie.<br \/>L&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e sera associ&eacute; correspondant du mus&eacute;e de Bordeaux en 1787.<br \/><br \/>1787. ESSAI SUR L&#39;ART D&#39;INSTRUIRE LES SOURDS ET LES MUETS.<br \/>Sicard fait para&icirc;tre, en 1787, dans le Recueil du Mus&eacute;e de Bordeaux un Essai sur l&#39;art d&#39;instruire les sourds et les muets de naissance. Le texte occupe les pages 27-61.<br \/><br \/>Le &lt; Mus&eacute;e de Bordeaux &gt; est une soci&eacute;t&eacute; savante &eacute;tablie &agrave; l&#39;imitation de l&#39;&eacute;tablissement litt&eacute;raire fond&eacute; &agrave; Paris en 1780, sous le nom de Mus&eacute;e, par Antoine* Court de G&eacute;belin [1725-1784].<br \/><br \/>Ce texte est &eacute;dit&eacute; deux ans plus tard sous le titre&nbsp;: <br \/>M&eacute;moire sur l&#39;art d&#39;instruire les sourds et les muets de naissance, extrait du recueil du Mus&eacute;e, par M. l&#39;abb&eacute; Sicard, pr&ecirc;tre, chanoine semi-pr&eacute;bend&eacute; de l&#39;&eacute;glise de Saint-Seurin de Bordeaux, de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, de celle des Arts de la m&ecirc;me ville, instituteur des sourds et des muets de naissance [&Agrave; Bordeaux&nbsp;:&nbsp; de l&#39;imprimerie de Michel Racle. In-8, 42 p., 1789]. Ce m&eacute;moire comprend &eacute;galement, pages 39-42, les Conditions de la pension des sourds et muets de l&#39;&eacute;cole de Bordeaux.<br \/><br \/>Puis un second M&eacute;moire sur l&#39;art d&#39;instruire les sourds et les muets de naissance&nbsp;: <br \/>Second m&eacute;moire sur l&rsquo;art d&rsquo;instruire les sourds et muets de naissance, par M. l&rsquo;abb&eacute; Sicard, chanoine de Saint-Seurin, de Bordeaux, vicaire g&eacute;n&eacute;ral de Condom, des acad&eacute;mies et du mus&eacute;e de Bordeaux, de ceux de Paris et de Toulouse, et de la Soci&eacute;t&eacute; royale et litt&eacute;raire de Bayeux [s.l.n.d.].<br \/><br \/>Ces deux M&eacute;moires sur l&#39;art d&#39;instruire les sourds-muets, sont ins&eacute;r&eacute;s dans le Magasin encyclop&eacute;dique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts [1792-1816]. Puis traduits en allemand, avec des notes par Adf. F. Petschke, dans le journal allemand Deutsche Monatscher [Leipsick. In-8, 1798].<br \/><br \/>1789. EXERCICES PUBLICS DES SOURDS-MUETS.<br \/>Sicard reprend &agrave; Bordeaux, le principe d&#39;exercices publics emprunt&eacute; &agrave; l&#39;abb&eacute; Charles Michel de L&#39;&Eacute;p&eacute;e. Cette fa&ccedil;on de proc&eacute;der vise surtout &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de la bienfaisance publique, puis, un peu plus tard de dotations. Elle est aussi un moyen spectaculaire d&#39;asseoir sa notori&eacute;t&eacute;. <br \/>Ces exercices publics sont pr&eacute;par&eacute;s avec soin et peuvent faire l&#39;objet d&#39;une publication ponctuelle. Il en est ainsi de cette brochure&nbsp;: Exercices que soutiendront les sourds et muets de naissance, le 12 et 15 septembre 1789. dans la salle du Mus&eacute;e de Bordeaux, dirig&eacute;s par M. l&#39;abb&eacute; Sicard, Instituteur royal, sous les auspices de M. Champion de Cic&eacute;, archev&ecirc;que de Bordeaux, et garde des sceaux de France [Bordeaux&nbsp;: Imprimerie de Michel Racle. In-4, 18 p, 1789].<br \/><br \/>Ces exercices publics se poursuivront en 1790 et 1791 sous la responsabilit&eacute; de Jean Saint-Sernin [1740-1816] nouveau directeur la&iuml;que de l&#39;&eacute;cole de Bordeaux, qui succ&egrave;de &agrave; Sicard. <br \/><br \/>1790-1822. DIRECTEUR DE L&#39;&Eacute;COLE DES SOURDS-MUETS DE PARIS.<br \/>&Agrave; la mort de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e [23 d&eacute;cembre 1789], Sicard se pr&eacute;sente au concours ouvert pour sa succession. La l&eacute;gende veut que devant sa candidature, les autres concurrents se retirent. En r&eacute;alit&eacute; le concours est organis&eacute; par Mgr. Champion de Cic&eacute;, devenu Garde des Sceaux [ao&ucirc;t 1789-novembre 1790], Jean Sylvain Bailly [1736-1793], alors maire de la commune de Paris, et Jean Louis Brousse Desfaucheret [1742-1808], lieutenant du maire pour les &eacute;tablissements publics de Paris, futur chef des Hospices civils [1800]. L&#39;abb&eacute; Masse, successeur provisoire nomm&eacute; par la Commune de Paris, ainsi que l&#39;abb&eacute; Antoine Salvan [1755-1838] et l&#39;abb&eacute; Claude Ignace Perrenet [1741-1828], sont &eacute;cart&eacute;s.<br \/><br \/>Finalement Sicard est install&eacute; le 6 avril 1790, comme directeur et instituteur en chef de l&#39;&Eacute;cole des Sourds-muets, dans une partie des locaux de l&#39;ancien couvent des C&eacute;lestins, qui devient Institut national des sourds-muets, par la loi des 21 et 29 juillet 1791 [et non 27 comme il est indiqu&eacute; quelquefois], espace partag&eacute; jusqu&#39;en 1794, non sans tension, avec Valentin Ha&uuml;y [1745-1822] et l&#39;Institut national des aveugles.<br \/>C&#39;est cette m&ecirc;me loi du 21 juillet qui d&eacute;clare en son Article premier&nbsp;: &laquo; Le nom de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e, premier fondateur de cet &eacute;tablissement, sera plac&eacute; au rang de ceux des citoyens qui ont le mieux m&eacute;rit&eacute; de l&#39;humanit&eacute; et de la patrie &raquo;.<br \/><br \/>Puis l&#39;Institut national des Sourds-muets s&#39;&eacute;tablit en date du 1er avril 1794 rue Saint-Jacques [actuellement 254 rue Saint-Jacques, Institut national des jeunes sourds de Paris, INJS], sur l&#39;emplacement de l&#39;ancien s&eacute;minaire des Oratoriens de Saint-Magloire.<br \/>La philanthropie, pure et simple, n&#39;est plus seulement un r&eacute;gulateur social des indigents, elle devient soucieuse de rentabilit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;: l&#39;&eacute;tablissement, habilit&eacute; &agrave; inscrire comme boursiers vingt-quatre, puis soixante &eacute;l&egrave;ves, est un internat &agrave; la discipline stricte recevant des &eacute;l&egrave;ves &acirc;g&eacute;s de neuf &agrave; seize ans destin&eacute;s pendant cinq ans &agrave; l&#39;apprentissage, avec des &lt;travaux en activit&eacute; &gt;&nbsp;: filature, tricot, tour, menuiserie, serrurerie, dessin, jardinage, et &agrave; partir de 1800, imprimerie. <br \/><br \/>R&Eacute;&Eacute;DITION DE L&#39;ABB&Eacute; DE L&#39;&Eacute;P&Eacute;E.<br \/>Trente ans plus tard, en 1820, Sicard veillera encore &agrave; associer son propre nom &agrave; celui de&nbsp; l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e, en &eacute;crivant l&#39;Avant-Propos de la r&eacute;&eacute;dition de l&#39;ouvrage de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e&nbsp;: L&#39;art d&#39;enseigner &agrave; parler aux sourds-muets de naissance par M. l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e, augment&eacute; de Notes explicatives et d&#39;un Avant-Propos par M. l&#39;abb&eacute; Sicard, chevalier de l&#39;ordre de Saint-Michel, de la L&eacute;gion d&#39;honneur, de Saint-Wladimir et de Wasa, directeur de l&#39;institution royale des sourds-muets, membre de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, et de plusieurs Soci&eacute;t&eacute;s savantes&nbsp;; pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de l&#39;&Eacute;loge historique de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e, par M. B&eacute;bian [&hellip;] [Paris&nbsp;: imprimerie de J. G. Dentu, rue des Petits-Augustins, n&deg; 5. In-8, 115 p., 1820]. <br \/><br \/>27 SEPTEMBRE 1791. S&Eacute;ANCE PUBLIQUE DES NEUF-SOEURS.<br \/>Devant la Soci&eacute;t&eacute; nationale des Neuf-soeurs, au cours de la s&eacute;ance publique du 27 septembre 1791, Sicard lit son rapport, intitul&eacute;&nbsp;: &laquo; Expos&eacute; succinct de quelques nouveaux proc&eacute;d&eacute;s pour faciliter la communication de la pens&eacute;e entre les Sourds-muets et les Aveugles-n&eacute;s &raquo;.<br \/>Le texte para&icirc;t dans la revue mensuelle &lt; Tribut de la Soci&eacute;t&eacute; des Neuf-soeurs, ou Recueil des m&eacute;moires sur les Sciences, Belles-Lettres et Arts et d&#39;autres pi&egrave;ces lues dans les S&eacute;ances de cette Soci&eacute;t&eacute; &gt;, en date du 14 octobre 1791.<br \/><br \/>La Soci&eacute;t&eacute; nationale des Neuf s&oelig;urs, cr&eacute;&eacute;e &agrave; partir de juillet 1790, et qui fonctionne jusqu&#39;en 1793, avec des correspondants en province, est le prolongement de la loge ma&ccedil;onnique des Neuf s&oelig;urs, du Grand Orient de France, fond&eacute;e en 1776, par l&#39;astronome Joseph J&eacute;r&ocirc;me Lalande [1732-1807], loge dont le nom est un hommage aux Muses du Parnasse, les neuf filles de Zeus et de Mn&eacute;mosyne.<br \/>Elle dispose d&#39;une revue mensuelle, le Tribut de la Soci&eacute;t&eacute; des Neuf-soeurs, avec Eug&egrave;ne Onfroy comme libraire-&eacute;diteur &agrave; Paris, rue Saint-Victor, n&deg; 11. L&#39;avis pr&eacute;liminaire est sign&eacute; de l&#39;abb&eacute; Edmond Cordier [1743-1826], agent g&eacute;n&eacute;ral de la Soci&eacute;t&eacute;. <br \/><br \/>Les V&eacute;n&eacute;rables successifs de la loge des Neuf s&oelig;urs ont &eacute;t&eacute;&nbsp;: Joseph J&eacute;r&ocirc;me Lalande [1776-1779]&nbsp;; Benjamin Franklin [Mai 1779-mai1781]&nbsp;; Adrien Nicolas La Salle [1781-1783]&nbsp;; Nicolas Christiern de Thy de Milly [1783-1784]&nbsp;; Jean Baptiste Mercier Dupaty [1784]&nbsp;; L&eacute;once &Eacute;lie de Beaumont [1784-1785]&nbsp;; Emmanuel Pastoret [1788-1789]. La loge est c&eacute;l&egrave;bre pour avoir re&ccedil;u, le 7 avril 1778, Voltaire [1694-1778], dans sa quatre-vingt-quatri&egrave;me ann&eacute;e, quelques mois avant sa mort.<br \/><br \/>Les pr&eacute;sidents de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des Neuf-soeurs, seront l&#39;abb&eacute; Jacques Rangeard [1723-1797], puis Antoine Laurent de* Jussieu [1748-1836], de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences.<br \/><br \/>1792. ENSEIGNANT AU LYC&Eacute;E DES ARTS.<br \/>Sicard est un des enseignants du Lyc&eacute;e des Arts. Il d&eacute;bute son enseignement, en 1792, en m&ecirc;me temps que le fort c&eacute;l&egrave;bre Jean Fran&ccedil;ois de La Harpe, avec un discours &lt;dans lequel il d&eacute;veloppera sa th&eacute;orie sur l&#39;Institut des sourds-muets &gt;. Il y enseigne toujours en 1796 &agrave; raison d&#39;une s&eacute;ance par mois, avec un cours de grammaire philosophique, et sur les &lt;d&eacute;couvertes les plus curieuses qu&#39;il fait journellement dans l&#39;Institution de ses &eacute;l&egrave;ves sourds-muets &gt;.<br \/><br \/>Le Lyc&eacute;e des Arts de Paris [ou encore Lyc&eacute;e r&eacute;publicain, qui deviendra plus tard Ath&eacute;n&eacute;e des Arts et qui est &agrave; distinguer du Lyc&eacute;e proprement dit, fond&eacute; en 1786], inaugur&eacute; le 7 avril 1793, et qui occupe le cirque du Jardin-&Eacute;galit&eacute; [Palais-Royal] a &eacute;t&eacute; fond&eacute; par l&#39;ancien officier Charles Emmanuel&nbsp; Gaulard de Saudray [1740-1832], qui assume les fonctions de Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Il fonctionne, dans sa forme premi&egrave;re, jusqu&#39;en d&eacute;cembre 1798, date d&#39;un incendie qui ravage le cirque. L&#39;institution publie un journal&nbsp;: Journal du Lyc&eacute;e des Arts. Certaines des interventions sont publi&eacute;es en tir&eacute; &agrave; part.<br \/><br \/>En dehors de Sicard, d&#39;autres personnalit&eacute;s importantes, aussi bien litt&eacute;raires que scientifiques, y font des cours, o&ugrave; y interviennent &nbsp;: Charles Albert* Demoustier [1760-1807], pour la morale&nbsp;; Alexandre* Brongniart, pour l&#39;histoire naturelle [1739-1813]&nbsp;; Antoine* Deparcieux [1753-1799], pour la physique&nbsp;; Antoine Fran&ccedil;ois* Fourcroy [1755-1809], pour la physique v&eacute;g&eacute;tale&nbsp;; Jean Fran&ccedil;ois de* La Harpe [1739-1803] pour la litt&eacute;rature&nbsp;; Louis Fran&ccedil;ois* Jauffret [1770-1840], pour l&#39;anthropologie&nbsp;; Jean Joseph S&uuml;e [1760-1830], pour l&#39;anatomie, etc.<br \/><br \/>JANVIER-MAI 1795. ENSEIGNANT DE GRAMMAIRE &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Roch Ambroise Sicard est d&eacute;sign&eacute; fin 1794 comme professeur de Grammaire &agrave; la toute nouvelle &Eacute;cole normale, dont les le&ccedil;ons et les d&eacute;bats se d&eacute;roulent, &agrave; Paris, pendant les quatre premiers mois de l&#39;ann&eacute;e 1795 dans l&#39;amphith&eacute;&acirc;tre du Mus&eacute;um d&#39;histoire naturelle, aupr&egrave;s&nbsp; de plus d&#39;un millier d&#39;&eacute;l&egrave;ves s&eacute;lectionn&eacute;s et boursiers, venus de tous les d&eacute;partements de la R&eacute;publique.<br \/>Les cours et les d&eacute;bats sont st&eacute;nographi&eacute;s, relus, corrig&eacute;s par les enseignants dans des d&eacute;lais tr&egrave;s courts, puis imprim&eacute;s pour &ecirc;tre mis &agrave; la disposition des &eacute;l&egrave;ves d&#39;une s&eacute;ance &agrave; l&#39;autre. Ils para&icirc;tront sous forme d&#39;ouvrage.<br \/><br \/>Sicard fait ainsi partie du petit nombre des quatorze personnalit&eacute;s appel&eacute;es &agrave; enseigner et &agrave; apprendre &agrave; enseigner&nbsp;: Joseph Louis* Lagrange [1736-1813] et Pierre Simon de* Laplace [1749-1827], pour les math&eacute;matiques&nbsp;; Gaspard* Monge [1746-1818], pour la g&eacute;om&eacute;trie descriptive&nbsp;; Ren&eacute; Just* Ha&uuml;y [1743-1822], pour la physique&nbsp;; Louis Jean Marie* Daubenton [1716-1800], pour l&#39;histoire naturelle&nbsp;; Claude Louis* Berthollet [1749-1822], pour la chimie&nbsp;; Andr&eacute;* Thouin [1747-1824] pour l&#39;agriculture&nbsp;; Jean Nicolas* Buache [1741-1825] et Edme* Mentelle [1730-1815] pour la g&eacute;ographie&nbsp;; Constantin Fran&ccedil;ois de Chasseboeuf, comte* de Volney [1757-1820] pour l&#39;histoire&nbsp;; Henri Bernardin de Saint-Pierre [1737-1814] pour la morale&nbsp;; Roch Ambroise Sicard [1742-1822] pour la grammaire&nbsp;; Dominique Joseph Garat [1749-1833] pour l&#39;analyse de l&#39;entendement&nbsp;; Jean Fran&ccedil;ois de* La Harpe [1739-1803] pour&nbsp;la litt&eacute;rature ; Alexandre Th&eacute;ophile* Vandermonde [1735-1796] pour l&#39;&eacute;conomie politique.<br \/>Sicard est l&#39;enseignant qui, de d&eacute;cadis &agrave; d&eacute;cadis, du 23 janvier au 15 mai 1795 [4 pluvi&ocirc;se-26 flor&eacute;al an III] assure, le quartidi et le nonidi, le plus grand nombre de s&eacute;ances [38 s&eacute;ances], ce qui s&#39;explique partiellement en ce qu&#39;il fait cours aussi &agrave; la place d&#39;Andr&eacute; Thouin en mission aux Pays-Bas. Son cours de &lt; grammaire &gt; est parfois intitul&eacute; &lt;art de la parole&gt;.<br \/><br \/>Son cours est &eacute;dit&eacute; &agrave; plusieurs reprises, &agrave; chaque fois, &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de l&#39;ouvrage faisant partie de la s&eacute;rie consacr&eacute;e &agrave; la publication des textes des s&eacute;ances assur&eacute;es par les enseignants&nbsp;: <br \/><br \/>S&eacute;ances des &Eacute;coles normales, recueillies par des st&eacute;nographes, et revues par les professeurs&nbsp; [Paris&nbsp;: L. Reynier, puis Imprimerie du Cercle social. Neuf tomes, in-8+ planches, an III-VI].<br \/><br \/>S&eacute;ances des &Eacute;coles normales, recueillies par des st&eacute;nographes, et revues par les professeurs. Nouvelle &eacute;dition [Paris&nbsp;: Imprimerie du Cercle social. Treize tomes in-8., 1800-1801].<br \/><br \/>Cours de sciences et arts, par des professeurs c&eacute;l&egrave;bres [&#8230;] suivi de discussions, entretiens et conf&eacute;rences en forme de dialogues entre les professeurs et les &eacute;l&egrave;ves sur les points les plus essentiels de ces diverses sciences, et enrichi d&rsquo;un volume de planches. &Eacute;dition revue par M.M. les professeurs [Paris&nbsp;: Testu, imprimeur de l&rsquo;Empereur. Treize tomes, in-8 + planches. 1808]. &nbsp;<br \/>{mospagebreak}<br \/>20 NOVEMBRE 1795. NOMM&Eacute; &Agrave; L&#39;INSTITUT NATIONAL.<br \/>Moins d&#39;un mois apr&egrave;s sa cr&eacute;ation [25 octobre 1795], le 20 novembre 1795, Sicard est nomm&eacute; membre de l&rsquo;Institut national, par le Directoire ex&eacute;cutif [compos&eacute; des cinq directeurs tout nouvellement install&eacute;s&nbsp;: Jean Fran&ccedil;ois Reubell&nbsp;; Paul Barras&nbsp;; Louis Marie de La R&eacute;veilli&egrave;re-L&eacute;peaux, &Eacute;tienne Fran&ccedil;ois Le Tourneur&nbsp;; Lazare Carnot].<br \/>Sicard est nomm&eacute; dans la troisi&egrave;me Classe [Litt&eacute;rature et Beaux-arts] section de Grammaire. <br \/><br \/>Le principe, pour la mise en place des membres est le suivant : les quarante-huit membres nomm&eacute;s dans les vingt-quatre sections des trois Classes &eacute;lisent les quatre-vingt seize autres membres [soit un total de cent quarante quatre membres r&eacute;sidents]. <br \/>Cent quarante quatre associ&eacute;s, demeurant en province ou &agrave; l&#39;&eacute;tranger, sont &eacute;lus ult&eacute;rieurement par les membres r&eacute;sidents.<br \/>&nbsp;<br \/>Cette section de Grammaire, de six personnes, &eacute;tait compos&eacute;e de deux membres nomm&eacute;s&nbsp;: l&#39;abb&eacute; Roch Ambroise* Sicard&nbsp;[1742-1822] ; le po&egrave;te Fran&ccedil;ois* Andrieux&nbsp;[1759-1833] qui remplace Dominique Joseph* Garat [1749-1833], nomm&eacute; dans la section de Grammaire de la troisi&egrave;me Classe mais qui opte pour la seconde Classe ; et de quatre membres &eacute;lus&nbsp;: l&#39;abb&eacute; No&euml;l Gabriel Luce* Villar [1748-1826], alors membre de l&#39;Assembl&eacute;e l&eacute;gislative&nbsp;; l&#39;homme de lettres Jean Baptiste* Louvet de Couvray [1760-1797], qui vient d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu au Conseil des Cinq-Cents&nbsp;; le grammairien et journaliste Urbain* Domergue [1745-1810], le lexicographe et grammairien Fran&ccedil;ois de* Wailly [1724-1801].<br \/><br \/>L&#39;Institut est compos&eacute; initialement de trois classes. Premi&egrave;re Classe&nbsp;:&nbsp;Classe des Sciences physiques et math&eacute;matique ; deuxi&egrave;me Classe&nbsp;: Classe des Sciences morales et politiques&nbsp;; troisi&egrave;me Classe&nbsp;: Litt&eacute;rature et Beaux-arts.<br \/>La troisi&egrave;me classe de l&#39;Institut [Litt&eacute;rature et Beaux-arts] comporte huit Sections&nbsp;: Grammaire&nbsp;; Langues anciennes&nbsp;; Po&eacute;sie&nbsp;; Antiquit&eacute;s et Monumens&nbsp;; Peinture&nbsp;; Sculpture&nbsp;; Architecture&nbsp;; Musique et D&eacute;clamation.<br \/><br \/>1er JUILLET 1796. M&Eacute;MOIRE SUR LA N&Eacute;CESSIT&Eacute; D&#39;INSTRUIRE LES SOURDS-MUETS.<br \/>Dans la s&eacute;ance du ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>L&#39;abb&eacute; Sicard a cinquante trois ans lorsqu&#39;il est nomm&eacute;, en novembre 1795, membre de l&#39;Institut national, dans la section de Grammaire de la Classe de Litt&eacute;rature et Beaux-arts [troisi&egrave;me Classe]. Continuateur de l&#39;abb&eacute; de L&#39;&Eacute;p&eacute;e &agrave; l&#39;Institution nationale des sourds-muets [1790], enseignant de grammaire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale [1795], il est l&#39;auteur d&#39;&Eacute;l&eacute;ments de grammaire g&eacute;n&eacute;rale appliqu&eacute;e &agrave; la Langue fran&ccedil;aise [an VIII-1799*]. <\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-257","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/257","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=257"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/257\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=257"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}