{"id":256,"date":"2013-10-09T22:06:52","date_gmt":"2013-10-09T22:06:52","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-10-09T22:06:52","modified_gmt":"2013-10-09T22:06:52","slug":"Hallberg-Louis-Eugene-1839-1921-professeur-de-Litterature-etrangere-a-Toulouse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Hallberg-Louis-Eugene-1839-1921-professeur-de-Litterature-etrangere-a-Toulouse.html","title":{"rendered":"Hallberg, Louis Eug\u00e8ne (1839-1921), professeur de Litt\u00e9rature \u00e9trang\u00e8re \u00e0 Toulouse"},"content":{"rendered":"<em>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1858], agr&eacute;g&eacute; des lettres  [1861], docteur &egrave;s-lettres [1869], Louis Eug&egrave;ne Hallberg, apr&egrave;s quelques  ann&eacute;es d&#39;enseignement secondaire [1861-1872] devient [Dijon, 1872&nbsp;;  Toulouse, 1878] l&#39;un des quinze professeurs de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re des  Facult&eacute;s des Lettres.<\/em><!--more--><p>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1858], agr&eacute;g&eacute; des lettres [1861], docteur &egrave;s-lettres [1869], Louis Eug&egrave;ne Hallberg, apr&egrave;s quelques ann&eacute;es d&#39;enseignement secondaire [1861-1872] devient [Dijon, 1872&nbsp;; Toulouse, 1878] l&#39;un des quinze professeurs de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re des Facult&eacute;s des Lettres.C&#39;est &agrave; Toulouse qu&#39;il fait principalement carri&egrave;re, en devenant comme nombre de ses pairs, conform&eacute;ment aux usages, membre des soci&eacute;t&eacute;s locales&nbsp;: Acad&eacute;mie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres [1880]&nbsp;; mainteneur des Jeux Floraux [1889].<\/p><p>&nbsp;<\/p><div style=\"text-align: center\"><img decoding=\"async\" src=\"images\/stories\/HALLBERG.png\" alt=\" \" \/><\/div><br \/><br \/>Sa production &eacute;ditoriale est volumineuse. Il y a in&eacute;vitablement les ouvrages qui se rapportent &agrave; sa carri&egrave;re universitaire&nbsp;: th&egrave;ses de doctorat [1869], et &agrave; son enseignement&nbsp;: Histoire des Litt&eacute;ratures &eacute;trang&egrave;res [1879-1880]. S&#39;y ajoutent de nombreux tir&eacute;s &agrave; part en rapport avec sa position de membre d&#39;acad&eacute;mie [discours, m&eacute;moires, communications, compte-rendus, &eacute;loges, etc.].<br \/>Mais dans son cas, il y a aussi beaucoup d&#39;ouvrages scolaires [plus d&#39;une vingtaine] li&eacute;s &agrave; la litt&eacute;rature allemande, et pour nombre d&#39;entre eux, longtemps publi&eacute;s sous le pseudonyme d&#39;H. Grimm. Avec de fr&eacute;quentes r&eacute;&eacute;ditions.<br \/>Pourtant, malgr&eacute; un parcours relativement rapide dans les meilleures conditions [&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, agr&eacute;gation d&egrave;s la sortie de l&#39;&Eacute;cole, doctorat &agrave; Paris] sa carri&egrave;re, et sa notori&eacute;t&eacute;, restent r&eacute;gionales. Pas de promotion universitaire en fin de carri&egrave;re avec un poste &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, o&ugrave; Alfred M&eacute;zi&egrave;res [1826-1915] d&eacute;tient le poste de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re pendant plus de trente-cinq ans, de 1861 &agrave; 1898]&nbsp;; pas de promotion dans l&#39;administration comme recteur, ou comme Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;: une toute nouvelle inspection g&eacute;n&eacute;rale sp&eacute;cialis&eacute;e dans les langues vivantes, voit la nomination d&#39;&Eacute;mile Chasles [1827-1908] et de Benjamin L&eacute;vy [1817-1884] par d&eacute;cret du 4 novembre 1873&nbsp;; pas de carri&egrave;re politique [mal engag&eacute;e comme conseiller municipal] et marqu&eacute;e par un &eacute;chec aux s&eacute;natoriales de 1891, autre moyen d&eacute;tourn&eacute; de &laquo;&nbsp;monter &raquo; dans la capitale.<br \/>Sa participation aux d&eacute;bats universitaires [la place des langues vivantes dans l&#39;enseignement secondaire et sup&eacute;rieur] le montre classiquement conservateur. Hallberg est id&eacute;ologiquement peu enclin &agrave; la d&eacute;mocratie, parfois m&ecirc;me on le devine aspirant &agrave; une vague th&eacute;ocratie. Tout cela en marge des &eacute;volutions politiques de la Troisi&egrave;me R&eacute;publique. <br \/>Ses &oelig;uvres po&eacute;tiques enfin t&eacute;moignent de sa religiosit&eacute; toute chr&eacute;tienne.<br \/><br \/>CHRONOLOGIE.<br \/>Hallberg, Louis Eug&egrave;ne* [1839-1921], n&eacute; le 27 mars 1839, &agrave; Sickingen [Grand Duch&eacute; de Bade, en Allemagne]&nbsp;; mort le 15 septembre 1921, &agrave; Albas [d&eacute;partement du Lot].<br \/><br \/>Famille d&#39;origine su&eacute;doise, probablement pass&eacute;e en Allemagne &agrave; la suite de Gustave Adolphe, au cours de la Guerre de Trente ans, dans le premier tiers du XVII &egrave;me si&egrave;cle.<br \/>Son p&egrave;re, E. F. C. Hallberg, est docteur en philosophie de l&#39;Universit&eacute; de T&uuml;bingen. Il quitte le Bade-Wurttemberg, pour des raisons politiques.&nbsp; Entre dans l&#39;Universit&eacute; de France, et se fait naturaliser. Enseigne dans diff&eacute;rents lyc&eacute;es, notamment &agrave; Cluny [Sa&ocirc;ne-et-Loire]. Meurt en 1872, professeur honoraire du lyc&eacute;e d&#39;Agen [Lot-et-Garonne].<br \/><br \/>&Eacute;TUDES SECONDAIRES.<br \/>Louis Eug&egrave;ne Hallberg est &eacute;l&egrave;ve du lyc&eacute;e de N&icirc;mes, en 1849-1855, o&ugrave; il a Gaston Boissier [1823-1908], futur membre de l&#39;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise [1876], comme professeur.<br \/>Puis &agrave; Paris, &agrave; partir de 1855, &eacute;tudes au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Charlemagne. Alors qu&#39; Auguste de Nouzeilles [1798-1881], ancien recteur est le proviseur depuis avril 1853, Hector Lemaire [1810-1871], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral pour l&#39;enseignement secondaire [1865] et Adolphe Berger [1810-1869], futur professeur d&#39;&Eacute;loquence latine &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1866-1869] sont les enseignants de rh&eacute;torique. <br \/>Charles B&eacute;nard [1807-1898], sp&eacute;cialiste de l&#39;esth&eacute;tique de Hegel, est l&#39;enseignant de &lt;logique&gt;, cette d&eacute;nomination, et son contenu, ayant &eacute;t&eacute; impos&eacute;s par le ministre Fortoul, pour rabaisser les &lt;pr&eacute;tentions philosophiques&gt;. <br \/>Henri Schmidt [1822-1884] est son professeur d&#39;allemand. Il vient de soutenir [Strasbourg, 1855] une th&egrave;se intitul&eacute;e&nbsp;: &Eacute;tude sur Herder consid&eacute;r&eacute; comme critique litt&eacute;raire, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&#39;une introduction g&eacute;n&eacute;rale sur sa vie et ses &eacute;crits&nbsp;; et fera para&icirc;tre en 1869, dans la Revue d&#39;Alsace, une &lt;&Eacute;tude sur Wieland&gt;, l&#39;ann&eacute;e m&ecirc;me o&ugrave; Hallberg soutient sa th&egrave;se, portant sur cet auteur.<br \/>Hallberg&nbsp; se souviendra de cette p&eacute;riode et sera, en 1904, un des souscripteurs pour la fondation de la Bourse du centenaire du lyc&eacute;e Charlemagne [1804-1904].<br \/><br \/>En m&ecirc;me temps qu&#39;il suit dans la journ&eacute;e les enseignements du lyc&eacute;e Charlemagne [l&#39;un des cinq grands lyc&eacute;es parisiens&nbsp;: Louis-le-Grand&nbsp;; Napol&eacute;on (Henri-IV)&nbsp;; Saint-Louis&nbsp;; Charlemagne&nbsp;; Bonaparte (Condorcet)], Louis Eug&egrave;ne Hallberg est, dans les trois ann&eacute;es 1855-1858, interne de l&#39;Institution Barbet-Massin, au 10 rue des Minimes [aujourd&#39;hui troisi&egrave;me arrondissement], dans le quartier du Marais, &agrave; proximit&eacute; du lyc&eacute;e o&ugrave; il est externe.<br \/>Alors qu&#39;il est en rh&eacute;torique [classe de premi&egrave;re] [1856] Hallberg obtient un prix et trois accessits&nbsp;; en v&eacute;t&eacute;rans [ce qui s&#39;appellera plus tard premi&egrave;re sup&eacute;rieure] [1857] trois prix&nbsp;; en 1858, en Logique [qui s&#39;est substitu&eacute; sous le minist&egrave;re d&#39;Hippolyte Fourtoul &agrave; la classe de Philosophie] un premier prix de Dissertation latine, un deuxi&egrave;me accessit de Dissertation fran&ccedil;aise, un deuxi&egrave;me accessit de Physique. <br \/>&nbsp;<br \/>1858. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE SUP&Eacute;RIEURE.<br \/>Louis Eug&egrave;ne Hallberg est re&ccedil;u, en 1858, class&eacute; second au concours d&#39;entr&eacute;e &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure, section Lettres&nbsp;; alors que L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune [1839-1898] est re&ccedil;u major. <br \/><br \/>Sont re&ccedil;us, dans la section Lettres, dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique, pour une scolarit&eacute; de trois ans&nbsp;: Jules [Charles Casimir] de Chantepie du D&eacute;zert [1838-1904], inspecteur g&eacute;n&eacute;ral des biblioth&egrave;ques&nbsp;; Emmanuel Des Essarts [1839-1909], professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et doyen de la Facult&eacute; des Lettres de Clermont-Ferrand&nbsp;; Gustave Ducoudray [1838-1906], professeur d&#39;histoire &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale de Saint-Cloud&nbsp;; Jules [Francisque] G&eacute;rard [1837-1898], recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Montpellier&nbsp;; Charles Fran&ccedil;ois Gottschalk [1839-1875], inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie &agrave; Amiens&nbsp;; Gustave Grumbach [ -1910], professeur de quatri&egrave;me au lyc&eacute;e Louis-le-Grand&nbsp;; Louis Eug&egrave;ne Hallberg [1839-1921], professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Toulouse [1878-1909]&nbsp;; Henri du Herbault [ -1955], professeur au coll&egrave;ge Chaptal&nbsp;; Henri Huvelin [1830-1910], abb&eacute;, vicaire de l&#39;&eacute;glise Saint-Augustin&nbsp;; Charles [Julien] Jeannel [1840- 1876], professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Montpellier&nbsp;; Georges de Montigny [ -1881], inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Douai, puis &agrave; P&eacute;rigueux [Dordogne]&nbsp;; D&eacute;sir&eacute; Nolen [1838-1904], recteur &agrave; Besan&ccedil;on [1887]&nbsp;;<br \/>L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune [1839-1898], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure&nbsp;; Claude R&eacute;gnier, inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Lons-le-Saulnier, puis &agrave; Tours&nbsp;; Henri Am&eacute;d&eacute;e Sarradin, [1838-1928], professeur de seconde au lyc&eacute;e de Versailles&nbsp;; Ernest Julien Seligmann [ -1912], professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e Condorcet&nbsp;; Fran&ccedil;ois Tallon [ -1922], professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e de Nice.<br \/><br \/>1861. AGR&Eacute;GATION DES LETTRES.<br \/>Louis Eug&egrave;ne Hallberg est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation des lettres directement au sortir de l&#39;&Eacute;cole.<br \/>Cette ann&eacute;e sont re&ccedil;us, dans l&#39;ordre de classement&nbsp;: L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Louis Eug&egrave;ne Hallberg, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Claude Courbaud, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; [Beno&icirc;t] Louis Bosseux, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Ernest Bourquin ; Charles Gaultier de Claubry, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Victor B&eacute;tourn&eacute; ; Edouard Gandier, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Jules G&eacute;rard, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; [Henri] Am&eacute;d&eacute;e Sarradin, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Emmanuel des Essarts, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Narcisse Royer, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale ; Jean Loyer ; Antoine Gratacap ; Claude Figarol ; Louis Chartier.<br \/><br \/>1861. PROFESSEUR DE RH&Eacute;TORIQUE &Agrave; CAHORS.<br \/>Hallberg est nomm&eacute; professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Cahors [acad&eacute;mie de Toulouse, d&eacute;partement du Lot]. Y sont enseignants&nbsp;: Gu&eacute;rillot, en logique&nbsp;; Maze, en histoire&nbsp;; Royet, en seconde&nbsp;; Bourdon, en troisi&egrave;me&nbsp;; tandis que Laprade est proviseur.<br \/>Il y reste deux ans. Apr&egrave;s quoi est nomm&eacute; &agrave; Saint-&Eacute;tienne [d&eacute;partement de la Loire].<br \/><br \/>1864. PROFESSEUR AU LYC&Eacute;E DE SAINT-&Eacute;TIENNE.<br \/>Hallberg est professeur &agrave; Saint-&Eacute;tienne, mais n&#39;y reste que quelques mois. Apr&egrave;s quoi est nomm&eacute; &agrave; Bordeaux.<br \/><br \/>1865. PROFESSEUR AU LYC&Eacute;E DE&nbsp; BORDEAUX.<br \/>Hallberg est au lyc&eacute;e de Bordeaux [acad&eacute;mie de Bordeaux, d&eacute;partement de Gironde] nomm&eacute; en classe de troisi&egrave;me, puis en seconde, en remplacement de Victor B&eacute;tourn&eacute;. Il enseigne les lettres &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de sciences. Y sont &eacute;galement enseignants&nbsp;: Alfred Fouill&eacute;e en philosophie&nbsp;; Jules Belin de Launay, en histoire&nbsp;; Th&eacute;odore Froment en rh&eacute;torique. Charles Delatour est proviseur.<br \/>Il y reste jusqu&#39;en 1872. Il y pr&eacute;pare ses th&egrave;ses de doctorat qui seront soutenues &agrave; Paris.<br \/><br \/>1868. CHARG&Eacute; D&#39;UN COURS COMPL&Eacute;MENTAIRE &Agrave; LA FACULT&Eacute; DE BORDEAUX.<br \/>Avant m&ecirc;me la soutenance des th&egrave;ses, Louis Eug&egrave;ne Hallberg est charg&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux d&#39;un Cours compl&eacute;mentaire de Litt&eacute;rature allemande, alors que Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902] ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1846], de douze ans son a&icirc;n&eacute;, y est charg&eacute; de cours [1863 &agrave; 1869].<br \/>La le&ccedil;on d&#39;ouverture d&#39;Hallberg est prononc&eacute;e le 5 d&eacute;cembre 1868. Le texte en est &eacute;dit&eacute;, sous forme d&#39;une brochure [Bordeaux&nbsp;: imp. de G. Gounouilhou. In-8, 19 p., 1868].<br \/><br \/>1869. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES.<br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris. 1869], avec une th&egrave;se latine&nbsp;: De Trogo Pompeio disquisitio. <br \/>Publi&eacute;e [Paris&nbsp;: Thorin. In-8, 54 p., 1869].<br \/>&lt; C&#39;est une brochure de cinquante-quatre pages, o&ugrave; l&#39;auteur essaie de discerner dans l&#39;Abr&eacute;g&eacute; de Justin ce qui appartient en propre &agrave; l&#39;oeuvre perdue de Trogue Pomp&eacute;e &gt;.<br \/><br \/>Marcus Junianus Justinus [Justin], qui a v&eacute;cu, au III &egrave;me ou IV &egrave;me si&egrave;cle ap. J. C., a compos&eacute;, en quelque quatre-cents pages, un Abr&eacute;g&eacute;, chapitre par chapitre, des quarante quatre chapitres du Liber Historiarum Phillipicarum de l&#39;historien latin Trogue-Pomp&eacute;e, qui a v&eacute;cu au Ier si&egrave;cle av. J. C., ouvrage aujourd&#39;hui perdu.<br \/>Le texte comporte &agrave; la fois des parties r&eacute;sum&eacute;es et des extraits. Couvre la p&eacute;riode de 160 avant notre &egrave;re, au d&eacute;but de notre &egrave;re.<br \/><br \/>La th&egrave;se fran&ccedil;aise, consacr&eacute;e &agrave; l&#39;&eacute;crivain allemand Christoph Martin* Wieland [1733-1813] a pour titre&nbsp;: &deg;Wieland, &eacute;tude litt&eacute;raire suivie d&#39;analyses et de morceaux choisis de cet auteur, traduit pour la premi&egrave;re fois en fran&ccedil;ais, par L. E. Hallberg, docteur &egrave;s-lettres [Paris&nbsp;: E. Thorin, libraire-&eacute;diteur, 7 rue de M&eacute;dicis. In-8, XIII-455 p., 1869]. Pr&eacute;face. Table des mati&egrave;res.<br \/>L&#39;ouvrage, dans sa premi&egrave;re &eacute;dition, est d&eacute;di&eacute; &lt; &Agrave; mon p&egrave;re E. F. C. Hallberg, docteur en philosophie. Hommage de reconnaissance filiale&nbsp;; L. E. H. &gt;.<br \/><br \/>Hallbergh indique dans sa Pr&eacute;face le but de son travail&nbsp;:&laquo; Wieland repr&eacute;sente et r&eacute;sume les tendances d&#39;une des &eacute;poques les plus florissantes, malgr&eacute; tout, de la litt&eacute;rature allemande, et ce n&#39;est pas pour rien que ses compatriotes l&#39;ont surnomm&eacute; leur Voltaire. Disciple&nbsp; fervent des Grecs et des Fran&ccedil;ais, imitateur, parfois des Anglais,&nbsp; des Italiens et des Espagnols, il a voulu cependant &ecirc;tre Allemand, et il y a r&eacute;ussi, &agrave; moins de r&eacute;voquer en doute le t&eacute;moignage de Goethe et des plus illustres &eacute;crivains de son temps. D&eacute;gager la part d&#39;imitation et la part d&#39;originalit&eacute; qui se trouve dans ses &oelig;uvres, tel est le but que nous avons poursuivi dans ce&nbsp; travail, au point de vue litt&eacute;raire et historique &raquo;.<br \/><br \/>Commentant la port&eacute;e de cette th&egrave;se, le professeur Michel Espagne, auteur de l&#39;article sur &lt; les &Eacute;tudes germaniques &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Bordeaux &gt; [1997] d&eacute;clare&nbsp;: &laquo; Termin&eacute; en 1869 &agrave; Bordeaux, ce travail [&hellip;] pr&eacute;sente dans l&#39;histoire des &eacute;tudes allemandes en France, un int&eacute;r&ecirc;t ind&eacute;niable. Non seulement il s&#39;agit de la premi&egrave;re &eacute;tude acad&eacute;mique fran&ccedil;aise consacr&eacute;e &agrave; l&#39;&eacute;crivain allemand, mais Hallberg para&icirc;t soucieux de d&eacute;finir la place de Wieland dans l&#39;histoire g&eacute;n&eacute;rale des lettres allemandes en montrant son r&ocirc;le de cr&eacute;ateur litt&eacute;raire. Pour qu&#39;une vie litt&eacute;raire se d&eacute;veloppe en Allemagne, il fallait susciter des lecteurs&nbsp;: ce fut le m&eacute;rite des &oelig;uvres romanesques de Wieland &raquo;.<br \/><br \/>L&#39;ouvrage est r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1872&nbsp;: &deg;Wieland. &Eacute;tude litt&eacute;raire par L. E. Hallberg. Professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon [Dijon&nbsp;: Imprimerie Victor Daranti&egrave;re. H&ocirc;tel du Parc, rue Chabot-Charny. In-8, XIII-455 p., 1872]. <br \/><br \/>L&#39;ouvrage s&#39;ouvre sur deux pages d&#39;un Avertissement de cette nouvelle &eacute;dition&nbsp;: &laquo;Depuis la publication de ce livre l&#39;Allemagne s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &agrave; la France sous un jour tout nouveau&nbsp;: nos voisins d&#39;outre-Rhin n&#39;ont plus &eacute;t&eacute; pour nous des rivaux pacifiques, mais des vainqueurs impitoyables, chez qui la science, loin d&#39;adoucir les m&oelig;urs, semble ajouter encore &agrave; la barbarie primitive. [&hellip;] &raquo;.<br \/><br \/>1871. MORCEAUX CHOISIS DE PLATON.<br \/>Extraits, avec notes et arguments. Traduction fran&ccedil;aise et notes par Eug&egrave;ne Hallberg<br \/>[Paris : Librairie classique d&#39;Eug&egrave;ne Belin. In-12, 330 p., 1871]. Pr&eacute;face d&#39;Alfred Fouill&eacute;e [1838-1912].<br \/>C&#39;est la premi&egrave;re publication de Louis Eug&egrave;ne Hallberg, destin&eacute;e &agrave; un public scolaire. Mais il ne restera pas chez cet &eacute;diteur, et la majeure partie de ses ouvrages scolaires sera &eacute;dit&eacute;e quelques ann&eacute;es plus tard chez Jules Delalain.<br \/>Alfred Fouill&eacute;e, agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1864], deux fois laur&eacute;at de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, sur la Th&eacute;orie des id&eacute;es de Platon, puis sur Socrate consid&eacute;r&eacute; surtout comme m&eacute;taphysicien [1867 et 1868], &eacute;tait professeur de philosophie au lyc&eacute;e de Bordeaux, lorsqu&#39;Hallberg y &eacute;tait professeur de troisi&egrave;me puis de seconde en 1865-1872.<br \/><br \/>1871. LA TENTATION POLITIQUE.<br \/>Hallberg est candidat, sans succ&egrave;s, au Conseil municipal de Bordeaux [1871], au Conseil municipal d&#39;Albas, et &agrave; celui de Toulouse [1896]. De m&ecirc;me, sans succ&egrave;s, une candidature s&eacute;natoriale dans le Lot [1891]. &lt;Toujours avec des programmes mod&eacute;r&eacute;s&gt;.<br \/><br \/>1872-1878. PROFESSEUR DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE &Agrave; DIJON.<br \/>Il semble &agrave; Louis Eug&egrave;ne Hallberg qu&#39;&eacute;tant d&eacute;j&agrave; professeur au lyc&eacute;e de Bordeaux, sa th&egrave;se [1869], soutenue d&eacute;j&agrave; depuis quelques ann&eacute;es, et sa charge d&#39;un cours compl&eacute;mentaire &agrave; la Facult&eacute; [1868-1869], devraient lui permettre d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; sans difficult&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Bordeaux, dans&nbsp; la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re lib&eacute;r&eacute;e par Francisque Michel [1809-1887]. <br \/><br \/>Mais c&#39;est Armand Tr&eacute;verret [1836-1905] de trois ans son a&icirc;n&eacute;, lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1855], qui est nomm&eacute;, d&#39;abord comme charg&eacute; de cours [1869-1871] puis comme professeur titulaire [1871-1878]. <br \/><br \/>Hallberg, dont les opinions religieuses iront en s&#39;affermissant, est sollicit&eacute; par l&#39;Universit&eacute; catholique de Lyon, mais ne donne pas suite &agrave; cette proposition.<br \/><br \/>Finalement Louis Eug&egrave;ne Hallberg est nomm&eacute; en 1872 &agrave; Dijon, qui est chronologiquement la huiti&egrave;me chaire de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;e depuis 1830. <br \/>Sa nomination vise &agrave; remplacer Charles Nicolas Denis Diez [1826-1872]. <br \/>C&#39;&eacute;tait en effet Diez, censeur des &eacute;tudes du lyc&eacute;e d&#39;Angers, qui &eacute;tait pr&eacute;vu pour remplacer, comme charg&eacute; du cours, Charles Julien Jeannel [1840-1876]. <br \/>Mais, nomm&eacute;, Charles Nicolas Denis Diez d&eacute;c&egrave;de en 1872, sans avoir pu occuper le poste.<br \/><br \/>Hallberg est, pendant un an, professeur suppl&eacute;ant [1872-1873]&nbsp;; puis professeur titulaire [1874-1878].<br \/>La le&ccedil;on d&#39;ouverture du Cours de litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, profess&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon, par M. E. Hallberg [pour] l&#39;ann&eacute;e 1872-1873 est publi&eacute; [Dijon : imprimerie de V. Daranti&egrave;re. In-8, 23 p., 1872]. <br \/><br \/>En 1876, le poste de Montpellier, pour succ&eacute;der &agrave; Charles Julien Jeannel [1840-1876], d&eacute;c&eacute;d&eacute; en ao&ucirc;t 1876, lui est propos&eacute;. Mais Hallberg est &lt; non acceptant &gt;. C&#39;est finalement Ferdinand Castets [1838-1911] qui sera nomm&eacute; &agrave; Montpellier.<br \/>Louis Eug&egrave;ne Hallberg&nbsp; attendra deux ans pour &ecirc;tre finalement nomm&eacute; &agrave; Toulouse [1878-1909]. <br \/><br \/>LES TITULAIRES DE LA CHAIRE DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE &Agrave; DIJON.<br \/>La chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re de la Facult&eacute; des Lettres de Dijon, cr&eacute;&eacute;e le 9 novembre 1848, a &eacute;t&eacute; occup&eacute;e successivement par Louis Benloew [1818-1900], professeur titulaire de 1849 &agrave; 1859&nbsp;; par Victor F&egrave;vre [1816-1860], professeur titulaire de 1859 &agrave; 1860&nbsp;; puis par L&eacute;on Bor&eacute; [1807-1883], professeur titulaire de 1860 &agrave; 1870&nbsp;; puis par Charles Julien Jeannel [1840-1876], charg&eacute; de cours en 1871-1872&nbsp;; puis par Charles Nicolas Denis* Diez [1826-1872], charg&eacute; du cours en 1872&nbsp;; par Louis Eug&egrave;ne Hallberg [1839-1921] de 1872 &agrave; 1878&nbsp;; puis par Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902] de 1879 &agrave; 1899, date de sa retraite.<br \/><br \/>LA CR&Eacute;ATION PROGRESSIVE DES CHAIRES DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE.<br \/>Les chaires ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;es relativement tardivement. Le mouvement de cr&eacute;ation de chaires de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, au sein des facult&eacute;s, ne commence qu&#39;apr&egrave;s la R&eacute;volution de 1830, et b&eacute;n&eacute;ficie du r&eacute;tablissement progressif d&#39;un certain nombre des dix-sept facult&eacute;s qui avaient &eacute;t&eacute; supprim&eacute;es au lendemain de la seconde Restauration, par un arr&ecirc;t&eacute; de la commission de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], sous le pr&eacute;texte avanc&eacute; d&#39;&eacute;conomies &agrave; r&eacute;aliser [Amiens&nbsp;; Bordeaux&nbsp;; Bourges&nbsp;;&nbsp; Cahors&nbsp;; Clermont&nbsp;; Douai&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Lyon&nbsp;; Montpellier&nbsp;; Nancy&nbsp;; N&icirc;mes&nbsp;; Orl&eacute;ans&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rennes&nbsp;; Rouen].<br \/><br \/>Chronologiquement la premi&egrave;re chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re est celle de Paris, confi&eacute;e &agrave; Claude Fauriel [1772-1844], nomm&eacute; directement professeur titulaire [1830-1844], remplac&eacute;, &agrave; son d&eacute;c&egrave;s, par Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853].<br \/><br \/>Huit ans plus tard, en 1838, sont cr&eacute;&eacute;es quatre chaires&nbsp;:<br \/>Celle de Bordeaux, avec Gustave Planche [1808-1857], charg&eacute; des fonctions de professeur [1838-1839], puis Francisque Michel [1809-1887], professeur suppl&eacute;ant [1839-1845] et professeur titulaire [1846-1860]. <br \/><br \/>Celle de Lyon, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 24 ao&ucirc;t 1838, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, Edgar Quinet [1803-1875], comme charg&eacute; du cours [1838-1839], puis professeur titulaire [1839-1841].<br \/><br \/>Celle de Montpellier, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 24 ao&ucirc;t 1838, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, L&eacute;once de Lavergne [1809-1880], charg&eacute; des fonctions de professeur [1838-1839].<br \/><br \/>Celle de Rennes, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 24 ao&ucirc;t 1838, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, Xavier Marmier [1808-1892], comme charg&eacute; des fonctions de professeur [1838-1839], puis professeur titulaire [1839-1840]. <br \/><br \/>En 1846, &agrave; Aix, la chaire de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re est cr&eacute;&eacute;e, avec Louis M&eacute;ry [1800-1883], comme professeur suppl&eacute;ant [1846-1848], puis comme professeur titulaire [1848-1870].<br \/><br \/>En 1847, &agrave; Grenoble, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 2 avril 1847, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, Valentin Parisot [1800-1861], professeur titulaire [1847-1854]. <br \/><br \/>En 1848, &agrave; Dijon, la chaire est cr&eacute;&eacute;e le 9 novembre 1848, avec Louis* Benloew [1818-1900], professeur titulaire [1849-1859].<br \/><br \/>Le mouvement se prolonge sous le Second Empire.<br \/>Avec, en 1854, la cr&eacute;ation de trois chaires&nbsp;: <br \/><br \/>&Agrave; Clermont, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 22 ao&ucirc;t 1854, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re Pierre Baret [1814-1887], professeur titulaire [1854-1873].<br \/><br \/>&Agrave; Douai, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 22 ao&ucirc;t 1854, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re Valentin Parisot [1800-1861], professeur titulaire [1854-1861].<br \/><br \/>&Agrave; Nancy, au moment du r&eacute;tablissement de la Facult&eacute; des Lettres le 22 ao&ucirc;t 1854, avec pour la Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re Alfred M&eacute;zi&egrave;res [1826-1915], comme charg&eacute; de cours [1854-1856], puis professeur titulaire [1856-1861], avant d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; &agrave; Paris [1861-1898].<br \/><br \/>En 1856, &agrave; Caen, la chaire est cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;cret imp&eacute;rial du 26 mars 1856, avec Eug&egrave;ne Gandar [1825-1868], comme charg&eacute; de cours [1856-1857], puis professeur titulaire [1857-1860]. <br \/><br \/>En 1859, &agrave; Besan&ccedil;on, la chaire est cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;cret imp&eacute;rial du 19 janvier 1859, avec L&eacute;on Bor&eacute; [1807-1883], comme professeur [1859-1860].<br \/><br \/>En 1863, &agrave; Toulouse, la chaire est cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;cret imp&eacute;rial du 9 septembre 1863, avec Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902], comme charg&eacute; de cours [1863-1869], puis professeur titulaire [1869-1878]. C&#39;est la chaire que Louis Eug&egrave;ne Hallberg occupera de 1878 &agrave; 1909.<br \/><br \/>1872. LE CERCLE RESTREINT DES PROFESSEURS DE LITT&Eacute;RATURE &Eacute;TRANG&Egrave;RE.<br \/>En 1872, il y a seulement quinze professeurs [plus exactement quinze chaires de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re] dans les Facult&eacute;s des Lettres en France. Quinze et non seize&nbsp; compte tenu de la perte de Strasbourg, &agrave; la suite de la guerre de 1870. <br \/><br \/>Eug&egrave;ne* Benoist, &agrave; Aix [1831-1887]&nbsp;; Paul L&eacute;on Philippe Boucher [1838- ], &agrave; Besan&ccedil;on&nbsp;; Armand Treverret [1836-1905], &agrave; Bordeaux&nbsp;; Alexandre B&uuml;chner [1827-1904], &agrave; Caen&nbsp;; Emmanuel Langlois des Essarts [1839-1909], &agrave; Clermont&nbsp;; Louis Eug&egrave;ne Hallberg [1839-1921], &agrave; Dijon&nbsp;; Adolphe Bossert [1832-1922], &agrave; Douai&nbsp;; Charles Julien* Jeannel [1840-1876], &agrave; Grenoble&nbsp;; Guillaume Heinrich [1829-1887], &agrave; Lyon&nbsp;; Armand Mondot [1804- ], &agrave; Montpellier&nbsp;; &Eacute;mile Gebhart [1839-1908], &agrave; Nancy&nbsp;;&nbsp; Alfred M&eacute;zi&egrave;res [1826-1915], &agrave; Paris&nbsp;; &Eacute;mile Grucker [1828-1904], &agrave; Poitiers&nbsp;; Alexandre Nicolas [1809- ], &agrave; Rennes&nbsp;&nbsp;; Gabriel d&#39;Hugues [1827-1902], &agrave; Toulouse.<br \/><br \/>1873. UNE COLLECTION DE CLASSIQUES CHEZ DELALAIN.<br \/>&Agrave; partir de 1873, l&#39;&eacute;diteur parisien Jules Delalain [1810-1877], &lt; imprimeur de l&#39;Universit&eacute; &gt;, confie &agrave; Louis Eug&egrave;ne Hallberg le soin &lt; d&#39;&eacute;diter, &agrave; l&#39;usage des &eacute;tablissements d&#39;enseignement, les principaux classiques allemand &gt;. Hallberg fait ainsi partie de l&#39;&eacute;quipe des universitaires choisis par l&#39;&eacute;diteur pour la collection consacr&eacute;e aux diff&eacute;rentes langues.<br \/><br \/>D&egrave;s 1856, Delalain avait lanc&eacute; une &laquo; nouvelle collection&raquo; des auteurs grecs, confi&eacute;e &agrave; un certain T. Bud&eacute;&nbsp;; et une &laquo; nouvelle collection &raquo; des auteurs latins, confi&eacute;e &agrave;&nbsp; un certain D. Turn&egrave;be.<br \/><br \/>En 1873, compte tenu des nouvelles orientations de l&#39;enseignement d&eacute;finies en 1863 par le nouveau ministre Victor Duruy, pla&ccedil;ant l&#39;enseignement des langues vivantes d&egrave;s la sixi&egrave;me, Delalain d&eacute;cide de lancer &laquo; une nouvelle collection &raquo; d&#39;auteurs anglais confi&eacute; &agrave; un certain E. Sedley.<br \/><br \/>Mais, on l&#39;aura compris, &lt; comme ce prudent libraire craignait que les collaborateurs par lui choisis ne lui fissent d&eacute;faut et qu&#39;il tenait &agrave; conserver dans sa collection une unit&eacute; au moins apparente il avait impos&eacute; &agrave; chacun un pseudonyme &gt; [Crouzel], faisant d&#39;ailleurs &agrave; chaque fois clin d&#39;oeil, pour le public cultiv&eacute;. <br \/>D.Turn&egrave;be [ou encore D&eacute;sir&eacute; Turn&egrave;be], pour les auteurs latins, est le pseudonyme de Nicolas Deltour [1822-1904], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1842], agr&eacute;g&eacute; des lettres [1845]. Futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique [1876-1890]. Peut-&ecirc;tre m&ecirc;me, est-ce lui qui utilise le pseudonyme de T. Bud&eacute; pour les auteurs grecs.<br \/><br \/>E. Sedley, pour les auteurs anglais, est le pseudonyme de l&#39;&eacute;crivain d&#39;origine anglaise Alfred Elwall [1818-1889], agr&eacute;g&eacute; d&#39;anglais [1850], professeur de langue anglaise &agrave; l&#39;&Eacute;cole des mines et au lyc&eacute;e Henri-IV, futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;instruction publique pour les langues, auteur d&#39;un &lt; Dictionnaire anglais-fran&ccedil;ais &agrave; l&#39;usage des &eacute;tablissements d&#39;instruction publique et des gens du monde &gt;, aux tr&egrave;s nombreuses r&eacute;&eacute;ditions [Delalain, puis Delagrave].<br \/><br \/>H. GRIMM PSEUDONYME D&#39;HALLBERG.<br \/>H. Grimm est le pseudonyme de Louis Eug&egrave;ne Hallberg, pour la &laquo; nouvelle collection des auteurs allemands [avec le texte en allemand], prescrits pour les classes et les examens du baccalaur&eacute;at &raquo; La mention compl&eacute;mentaire port&eacute;e sur les catalogues pr&eacute;cise &laquo;&nbsp; &Eacute;ditions classiques sans annotations pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es d&#39;une notice litt&eacute;raire par H. Grimm &raquo;.<br \/><br \/>Le pseudonyme de H. Grimm, fait &eacute;videmment penser aux fr&egrave;res Grimm&nbsp;: Jakob [1785-1863] et Wilhelm [1786-1859] linguistes et lexicologues, mais aujourd&#39;hui surtout c&eacute;l&egrave;bres comme auteurs de Contes pour enfants, qui commencent &agrave; &ecirc;tre publi&eacute;s en allemand en 1812. Quant &agrave; l&#39;initiale &lt;H&gt;, elle fait probablement r&eacute;f&eacute;rence au &lt;H&gt; de Hallberg.<br \/><br \/>Le choix des titres est &eacute;videmment en rapport avec les instructions officielles concernant l&#39;enseignement de l&#39;allemand. En d&eacute;cembre 1871, une commission s&#39;&eacute;tait mise en place pour d&eacute;velopper et perfectionner l&#39;&eacute;tude des langues vivantes. 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