{"id":255,"date":"2013-09-13T13:09:59","date_gmt":"2013-09-13T13:09:59","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-09-13T13:09:59","modified_gmt":"2013-09-13T13:09:59","slug":"Caro-Elme-Marie-1826-1887-le-spiritualisme-universitaire-contre-le-positivisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/philo-du-xixe-en-france-articles\/Caro-Elme-Marie-1826-1887-le-spiritualisme-universitaire-contre-le-positivisme.html","title":{"rendered":"Caro, Elme Marie (1826-1887,  le spiritualisme universitaire contre le positivisme"},"content":{"rendered":"<em>Chronologiquement plac&eacute; entre Victor Cousin [1792-1867] et Henri  Bergson [1859-1941], Elme Marie Caro, a fait de tous ses ouvrages,  discours, m&eacute;moires, rapports, une machine de guerre contre le  positivisme scientifique. <br \/><\/em><!--more--><em>En passant par tous les degr&eacute;s acad&eacute;miques&nbsp;:  &Eacute;cole normale,  agr&eacute;gation de philosophie, doctorat &egrave;s-lettres. Et en  obtenant tout &agrave;  la fois la reconnaissance sociale [Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise,  Acad&eacute;mie des  Sciences morales et politiques] et les succ&egrave;s mondains  comme disert et  brillant conf&eacute;rencier.<\/em><p>Elme Marie Caro[1826-1887]. Professeur de philosophie. N&eacute; le 4 mars 1826, &agrave; Poitiers [Vienne] ; mort le 13 juillet 1887, &agrave; Paris.<br \/><\/p><p>Elme Marie Caro fait partie de ce groupe d&#39;universitaires catholiques &laquo; fid&egrave;les au spiritualisme fran&ccedil;ais &raquo;, parmi lesquels on peut citer : L&eacute;on Oll&eacute;-Laprune [1839-1898], de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques [1897]&nbsp;; Am&eacute;d&eacute;e de Margerie [1825-1905]&nbsp;; Thomas Henri Martin [1813-1884], membre libre de l&rsquo;Acad&eacute;mie des Inscriptions et belles-lettres [1871]&nbsp;; Jean F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques [1870]&nbsp;; Claude Charaux [1828-1906]&nbsp;; George Fonsegrive [1852-1917].<br \/><br \/>PREMI&Egrave;RES &Eacute;TUDES.<br \/>Famille bretonne et catholique. Son p&egrave;re, Jean Fran&ccedil;ois Alain Caro [1790-1872], est professeur de philosophie au coll&egrave;ge royal de Poitiers, puis inspecteur d&#39;acad&eacute;mie &agrave; Dijon [1838-1848]. Il a publi&eacute; en latin, puis en fran&ccedil;ais plusieurs ouvrages de philosophie destin&eacute;s &agrave; l&#39;enseignement, dont en 1830, r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1835, un Cours &eacute;l&eacute;mentaire de philosophie destin&eacute; aux Coll&egrave;ges royaux et communaux, suivi de l&#39;histoire abr&eacute;g&eacute;e de la philosophie [Paris&nbsp;: Hachette. Deux volumes in-8, 1835].<br \/><br \/>&Eacute;tudes &agrave; Rennes. Puis &agrave; Paris, au coll&egrave;ge Stanislas, dirig&eacute; depuis 1840 [et jusqu&#39;en 1846] par le P&egrave;re Alphonse Gratry [1805-1872]. Elme Marie Caro y a parmi ses professeurs Fr&eacute;d&eacute;ric Ozanam [1813-1853] charg&eacute; de la classe de rh&eacute;torique [1840-1844].<br \/><br \/>1845. PRIX D&#39;HONNEUR DE PHILOSOPHIE.<br \/>Re&ccedil;oit en 1840, &agrave; Stanislas, avec quatre autres &eacute;l&egrave;ves, le Prix d&#39;&eacute;tude de la religion.&nbsp; Et obtient le Prix d&rsquo;honneur de philosophie au concours g&eacute;n&eacute;ral [1845]. Elme Marie Caro est ainsi, apr&egrave;s Fran&ccedil;ois Huet [1814-1869] en 1834, le second &eacute;l&egrave;ve de Stanislas &agrave; obtenir le Prix d&#39;honneur de philosophie.<br \/><br \/>1845. ANCIEN &Eacute;L&Egrave;VE DE L&#39;&Eacute;COLE NORMALE SUP&Eacute;RIEURE.<br \/>Ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale, qui change cette ann&eacute;e [1845] d&#39;appellation pour devenir l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure.&nbsp; &nbsp;<br \/>Elme Marie Caro est re&ccedil;u second au concours d&#39;entr&eacute;e, Charles Glachant [1826-1889], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement secondaire, &eacute;tant major.<br \/><br \/>Sont re&ccedil;us cette ann&eacute;e, dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique : Charles Nicolas Aubertin [1825-1908], futur recteur et professeur de Litt&eacute;rature fran&ccedil;aise &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Dijon [1862] ; Charles Ernest Beul&eacute; [1826-1874] futur professeur d&rsquo;arch&eacute;ologie &agrave; la Biblioth&egrave;que imp&eacute;riale [1854] ; F&eacute;lix Blanchet [1826-1861] futur professeur de rh&eacute;torique au lyc&eacute;e de Strasbourg ; Louis Bonnefont [1825-1881], futur professeur d&rsquo;histoire du lyc&eacute;e Fontanes ; Elme Marie Caro [1826-1887] futur professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris ; Jean Baptiste Scolastique Cl&eacute;mencet [1825- ] ; Charlemagne Cuvillier [1825- ], futur professeur de quatri&egrave;me au lyc&eacute;e Michelet &agrave; Vanves ; Pierre Ernest Del&eacute;pine [1824-1892], futur inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie &agrave; N&icirc;mes ; Bertrand Ernest Delilbes [1825-1908], futur professeur d&#39;histoire au lyc&eacute;e de Marseille ; Adrien Delondre [1824-1863], futur professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Douai, de Besan&ccedil;on ; Eug&egrave;ne Duni&egrave;re [1822-1847] ; Charles Glachant [1826-1889], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;enseignement secondaire ; Edmond Leune [1825-1912], futur professeur de philosophie au coll&egrave;ge Rollin ; Charles Mar&eacute;chal [1825-1877], futur censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e Charlemagne ; Alfred M&eacute;zi&egrave;res [1826-1915], futur professeur de Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Paris [1863-1899] ; L&eacute;on Auguste Molliard [ -1900], futur pr&eacute;fet des &eacute;tudes au coll&egrave;ge Sainte-Barbe ; Gr&eacute;goire Moreau-Duviquet [1825- ] futur professeur ; Jean Auguste Ohmer [1822-1898], futur proviseur du lyc&eacute;e Charlemagne ; Maurice Salomon [1825-1892], futur professeur de troisi&egrave;me au lyc&eacute;e Louis-le-Grand ; Hubert&nbsp; Thirion [1825-1884], futur professeur de cinqui&egrave;me au lyc&eacute;e Condorcet. <br \/><br \/>Elme Marie Caro effectue &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure une scolarit&eacute; de trois ans. Au cours de sa seconde ann&eacute;e est re&ccedil;u &agrave; la licence &egrave;s-lettres [1846]. <br \/>En plus des cours suivis &agrave; la Facult&eacute; ses enseignants &agrave; l&#39;&Eacute;cole sont &Eacute;mile Deschanel [1819-1904], pour la langue et la litt&eacute;rature grecques [1845-1850]&nbsp;; Adolphe Berger [1810-1869], pour la langue et la litt&eacute;rature latines&nbsp;; Eug&egrave;ne* G&eacute;ruzez [1799-1865], pour la langue et la litt&eacute;rature fran&ccedil;aises [1844-1852]&nbsp;; &Eacute;mile* Egger [1813-1885], pour la grammaire g&eacute;n&eacute;rale et compar&eacute;e [1839-1861]&nbsp;; Henri Wallon [1812-1904], pour l&#39;histoire [1838-1849]. Il a Jules Simon [1814-1896] comme professeur de philosophie [1842-1851] et &Eacute;mile Saisset [1814-1863] lui enseigne l&#39;histoire de la philosophie [1842-1857].<br \/><br \/>1848. AGR&Eacute;GATION DE PHILOSOPHIE.<br \/>Au sortir de l&#39;&Eacute;cole, en septembre 1848, Elme Marie Caro est re&ccedil;u &agrave; l&#39;agr&eacute;gation de philosophie.<br \/>La m&ecirc;me ann&eacute;e, Georges Ozaneaux &eacute;tant pr&eacute;sident du jury, sont re&ccedil;us, dans l&#39;ordre de classement&nbsp;: Ernest Renan ; &Eacute;mile Beaussire, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1844] ; Elme Marie Caro, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1845] ; Fr&eacute;d&eacute;ric Morin, ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1844] ; Alexandre Dupont&nbsp;; Jean Ren&eacute; [Augustin] Allanic, professeur de philosophie au coll&egrave;ge de Brest.<br \/>Dix places avaient &eacute;t&eacute; mises au concours. Il y avait vingt candidats. Six candidats seulement ont &eacute;t&eacute; re&ccedil;us.<br \/><br \/>Comme en 1847, c&#39;est l&#39;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Georges Ozaneaux [1795-1852], et non Victor Cousin qui pr&eacute;side le jury d&#39;agr&eacute;gation de philosophie pour les lyc&eacute;es de 1848. <br \/><br \/>Si&egrave;gent aussi comme membres du jury d&rsquo;agr&eacute;gation de philosophie en 1848&nbsp;: Joseph Danton [1814-1869], Inspecteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Paris, et qui a &eacute;t&eacute; chef de cabinet du ministre de l&#39;Instruction publique Abel Fran&ccedil;ois Villemain ; Charles Mallet [1807-1876] inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie ; Am&eacute;d&eacute;e Jacques [1813-1865] fondateur de la revue La Libert&eacute; de penser ; Auguste Daunas [1814-vers 1850-1851], professeur de philosophie &agrave; Marseille. <br \/><br \/>PREMI&Egrave;RE CARRI&Egrave;RE DE PROFESSEUR&nbsp;: ALGER&nbsp;; ANGERS&nbsp;; RENNES.<br \/>Professeur de philosophie au lyc&eacute;e d&rsquo;Alger [1848], o&ugrave; il succ&egrave;de &agrave; Jacques Denis [1821-1897], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1841], agr&eacute;g&eacute; de philosophie [1846], docteur &egrave;s-lettres [1847], professeur de philosophie &agrave; Alger [1849-1850], qui vient d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; &agrave; Tournon [1850-1853]. <br \/><br \/>Caro reste un an &agrave; Alger, puis revient en France, pour &ecirc;tre nomm&eacute; au lyc&eacute;e d&rsquo;Angers [1848], en remplacement de L&eacute;on Delens [1809-1882], lui aussi ancien &eacute;l&egrave;ve de l&#39;&Eacute;cole normale [1828], nomm&eacute; proviseur du lyc&eacute;e de Grenoble. <br \/>Il &eacute;dite son discours de distribution des prix du lyc&eacute;e d&rsquo;Angers, du 12 ao&ucirc;t 1850, sous le titre Du Scepticisme actuel [Angers&nbsp;: impr. de Cosnier et Lach&egrave;ze. In-8, 19 p., 1850].<br \/><br \/>Elme Marie Caro est nomm&eacute; au lyc&eacute;e de Rennes [1850], en remplacement d&#39;Antonin Rondelet [1823-1893], ancien &eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&Eacute;cole normale [1841], futur professeur suppl&eacute;ant [1858-1864], puis professeur titulaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des lettres de Clermont [1860-1874].<br \/>C&#39;est &agrave; Rennes, que Caro commence &agrave; pr&eacute;parer sa th&egrave;se de doctorat &egrave;s-lettres sur le Mysticisme.<br \/><br \/>En 1852, Elme Marie Caro est nomm&eacute;, en Seine-Inf&eacute;rieure, au lyc&eacute;e imp&eacute;rial de Rouen [1852], dans le poste rendu vacant par le d&eacute;part provoqu&eacute; de Jules Barni [1818-1878], r&eacute;trograd&eacute; en province, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; plusieurs&nbsp; ann&eacute;es professeur &agrave; Paris, et qui vient de refuser de pr&ecirc;ter serment &agrave; Napol&eacute;on III, apr&egrave;s le coup d&#39;&Eacute;tat du 2 d&eacute;cembre. <br \/>Elme Marie Caro, en fonction de la r&eacute;forme des programmes impos&eacute;e par le ministre de l&rsquo;Instruction publique d&rsquo;alors, Hippolyte Fortoul [d&eacute;cembre 1851-juillet 1856], y est professeur de Logique.<br \/>Caro reste &agrave; Rouen, comme professeur de lyc&eacute;e, jusqu&#39;en 1854 [premier semestre], puis est nomm&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Douai.<br \/><br \/>Pendant son s&eacute;jour &agrave; Rouen, Elme Marie Caro est &eacute;lu, en 1853, membre de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, dans la classe des Lettres et des Arts.<br \/>Dans la s&eacute;ance de r&eacute;ception, Caro prononce un discours &lt;contre les sectes [&hellip;] qui lui semblent s&#39;&ecirc;tre mises en insurrection ouverte contre les principes &eacute;l&eacute;mentaires qui constituent le code de l&#39;imagination r&eacute;gl&eacute;e et la l&eacute;gislation du bon sens&gt;&nbsp;: Du Sensualisme dans la litt&eacute;rature et dans l&#39;art.<br \/>Comme membre de l&#39;Acad&eacute;mie, compose le Rapport sur le concours ouvert pour l&#39;&eacute;loge d&#39;Adrien Turn&egrave;be, lu dans la s&eacute;ance publique du 8 ao&ucirc;t 1854, tenue dans la grande salle de l&#39;H&ocirc;tel de Ville. Le texte para&icirc;t dans le Pr&eacute;cis analytique des travaux de l&#39;Acad&eacute;mie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen pendant l&#39;ann&eacute;e 1853-1854, et en est publi&eacute; en tir&eacute; &agrave; part [Rouen&nbsp;: Alfred P&eacute;ron. In-8, pp. [47]-63, 1854].<br \/>Il communique &eacute;galement, dans les s&eacute;ances des 2 et 23 juin 1854, des Fragments d&#39;une &eacute;tude sur Mme de Sta&euml;l. <br \/>Apr&egrave;s sa nomination &agrave; Douai, Caro deviendra correspondant de l&#39;Acad&eacute;mie de Rouen. &nbsp;<br \/><br \/>1853. SAINT-DOMINIQUE ET LES DOMINICAINS.<br \/>Catholique pratiquant affirm&eacute;, Elme Marie Caro publie tout d&rsquo;abord, chez Hachette, dans la Biblioth&egrave;que des chemins de fer [Deuxi&egrave;me s&eacute;rie, Histoire et voyage], un &deg;Saint Dominique et les dominicains, par E. Caro, professeur au lyc&eacute;e de Rouen [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. Rue Pierre Sarrazin, n&deg; 14. In-12, I74 p., 1853], o&ugrave;, sans vouloir r&eacute;p&eacute;ter l&#39;ouvrage de Lacordaire, il se propose de &laquo; raconter la vie d&#39;un saint et l&#39;histoire d&#39;un ordre &raquo;.<br \/>Puis, l&#39;ann&eacute;e suivante, en janvier 1854, sous le pseudonyme de E. de Saint-Hermel, et encore une fois dans la Biblioth&egrave;que des chemins de fer de Hachette, une vie de &lt;&deg;Pie IX, par E. de Saint-Hermel [Paris : Librairie de L. Hachette et Cie. Rue Pierre Sarrazin, n&deg; 14. In-16, 208 p., 1854], qui, alors que le pape Pie-IX [1792-1878] est toujours vivant, couvre d&#39;un point de vue historique la p&eacute;riode 1846-1850.<br \/><br \/>1852. DOCTORAT &Egrave;S-LETTRES SUR LE MYSTICISME. <br \/>Docteur &egrave;s-lettres [Paris, 9 ao&ucirc;t 1852] avec une th&egrave;se publi&eacute;e sous le titre&nbsp;: &deg;Essai sur la vie et la doctrine de Saint-Martin, le philosophe inconnu par E. Caro, Professeur agr&eacute;g&eacute; de philosophie au Lyc&eacute;e de Rennes [Paris&nbsp;: librairie de L. Hachette, rue Pierre Sarrazin, 12. In-8, 310 p. 1852]. L&rsquo;ouvrage porte en avant-titre&nbsp;: Du Mysticisme au XVIII &egrave;me si&egrave;cle.<br \/><br \/>Le livre est d&eacute;di&eacute; : &laquo;&nbsp; &Agrave; Messieurs Jules Simon et &Eacute;mile Saisset, mes Ma&icirc;tres et mes&nbsp; Amis. E. Caro. Juillet 1852 &raquo;.<br \/>Dans le pr&eacute;ambule Elme Marie* Caro passe en revue diff&eacute;rents jugements port&eacute;s sur<br \/>Saint-Martin :<br \/>&laquo; M. Cousin, dans la revue des syst&egrave;mes philosophiques au dix-huiti&egrave;me si&egrave;cle, qu&#39;il d&eacute;finit avec une pr&eacute;cision lumineuse en quelques traits de sa plume &eacute;nergique et savante, marque &agrave; Saint-Martin une place d&#39;honneur dans le groupe des mystiques fran&ccedil;ais : &laquo; Il est juste, dit-il, de reconna&icirc;tre que jamais le mysticisme n&#39;a eu en France un repr&eacute;sentant plus complet, un interpr&egrave;te plus profond et plus &eacute;loquent, et qui ait exerc&eacute; plus d&#39;influence que Saint-Martin. &raquo; On sait d&#39;ailleurs quel juge est M. Cousin en pareille mati&egrave;re. Personne n&#39;a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; avec plus de gr&acirc;ce et plus de force que lui dans le secret de la pens&eacute;e mystique&nbsp;&raquo;.<br \/><br \/>La th&egrave;se latine porte sur l&rsquo;Id&eacute;e de vie bienheureuse chez S&eacute;n&egrave;que [Quid de beata vita senserit Seneca. [Parisiis&nbsp;: apud L. Hachette. In-8, 47 p., 1852].<br \/><br \/>La th&egrave;se de Caro fait l&#39;objet de deux chroniques des &lt; Lundis &gt; de Charles Augustin Sainte-Beuve, du 19 et 26 juin 1854.<br \/><br \/>1852. LES DOCTEURS &Egrave;S-LETTRES DE 1852.<br \/>Cette m&ecirc;me ann&eacute;e 1852, sont &eacute;galement docteurs de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, Louis Lescoeur [1825-1910], membre de l&#39;Oratoire de l&#39;Immacul&eacute;e Conception&nbsp;; F&eacute;lix Nourrisson [1825-1899], futur professeur de Philosophie moderne du coll&egrave;ge de France&nbsp;; l&#39;abb&eacute; Leblanc [1825-1902], principal du coll&egrave;ge de Tourcoing&nbsp;; Ernest Renan [1823-1892], futur professeur du coll&egrave;ge de France, dans la chaire de Langues h&eacute;bra&iuml;que, chalda&iuml;que, et syriaque&nbsp;; F&eacute;lix Robiou [1818-1894], futur professeur d&#39;Histoire &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Rennes, comme charg&eacute; de cours [1875-1877], puis titulaire [1877-1881]&nbsp;; Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], futur professeur de Philosophie grecque et latine du coll&egrave;ge de France, comme charg&eacute; de cours [1857-1860], puis titulaire [1861-1900]&nbsp;; Charles Damien, professeur de Litt&eacute;rature ancienne&nbsp; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Clermont [1867-1884]&nbsp;; Alexis Chassang [1827-1888], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;Instruction publique pour l&#39;enseignement secondaire [1873-1888]. &nbsp;<br \/>&nbsp;<br \/>1854. PROFESSEUR DE FACULT&Eacute;.<br \/>Apr&egrave;s le doctorat, Elme Marie Caro est nomm&eacute; professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Douai, qui vient d&#39;&ecirc;tre r&eacute;tablie le 22 ao&ucirc;t 1854.<br \/>Il y est d&#39;abord charg&eacute; de cours [1854-1856] puis professeur titulaire de la chaire [1856-1857].<br \/>Il &eacute;dite sa le&ccedil;on d&rsquo;ouverture, prononc&eacute;e le 19 d&eacute;cembre 1854 [Douai&nbsp;: impr. de Adam. In-18, 16 p., s. d.].<br \/><br \/>LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE DOUAI.<br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Douai avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e 1810-1811, dans le cadre de la r&eacute;organisation de l&#39;Universit&eacute; fran&ccedil;aise, par d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808. Elle fonctionne de 1810 &agrave; 1815, ann&eacute;e de sa suppression.<br \/>En effet, un arr&ecirc;t&eacute; de la commission de l&rsquo;Instruction publique du 31 octobre 1815, pr&eacute;sid&eacute;e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr&ecirc;t&eacute; confirm&eacute; par l&rsquo;ordonnance royale du 18 janvier 1816, d&eacute;cide de la suppression de la Facult&eacute; des Lettres de Douai, l&rsquo;une des dix-sept Facult&eacute; des Lettres&nbsp;supprim&eacute;es [Amiens&nbsp;; Bordeaux&nbsp;; Bourges&nbsp;;&nbsp; Cahors&nbsp;; Clermont&nbsp;; Douai&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Lyon&nbsp;; Montpellier&nbsp;; Nancy&nbsp;; N&icirc;mes&nbsp;; Orl&eacute;ans&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rennes&nbsp;; Rouen]. <br \/>La Facult&eacute; des Lettres de Douai est r&eacute;tablie le 22 ao&ucirc;t 1854.<br \/>Tandis que Caro est nomm&eacute; dans la chaire de Philosophie, sont nomm&eacute;s en m&ecirc;me temps que lui Benjamin Martha [1820-1895] en Litt&eacute;rature ancienne, comme charg&eacute; du cours [1854-1857], avant d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute; professeur suppl&eacute;ant de Sainte-Beuve au coll&egrave;ge de France&nbsp;; Ferdinand Colicamp [1821-1879] en Litt&eacute;rature ancienne, comme professeur [1854-1879]&nbsp;; Valentin Parisot [1800-1861] en Litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;re, comme professeur [1854-1861], qui d&eacute;c&egrave;de en fonction&nbsp;; Charles Filon [1800-1875] en Histoire, comme professeur [1854-1857].<br \/><br \/>Mais, &eacute;tant rapidement nomm&eacute; dans un grand lyc&eacute;e parisien, ce qui est une &eacute;tape dans sa promotion universitaire, Elme Caro est remplac&eacute; dans la chaire de Douai par Adrien Delondre [1824-1863], de sa propre promotion de l&#39;&Eacute;cole normale [1845], charg&eacute; de cours [1856-1857], professeur suppl&eacute;ant [1858-1860], professeur titulaire [1860-1862].<br \/>&nbsp;<br \/>&Agrave; Paris, Elme Caro est d&rsquo;abord professeur de Logique au lyc&eacute;e imp&eacute;rial Bonaparte [Condorcet]. La m&ecirc;me ann&eacute;e [1854] est charg&eacute; de cours dans la chaire de&nbsp; Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, o&ugrave; il suppl&eacute;e Adolphe Garnier [1801-1864], titulaire de la chaire de Philosophie depuis d&eacute;cembre 1845. <br \/>C&rsquo;est dans cette chaire qu&rsquo;Elme Marie Caro, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; charg&eacute; de cours, sera suppl&eacute;ant de 1858 &agrave; 1862, puis professeur titulaire&nbsp;de 1864 &agrave; 1887.<br \/>&Eacute;dite le texte de la le&ccedil;on d&rsquo;ouverture prononc&eacute;e &agrave; la Sorbonne le vendredi 4 f&eacute;vrier 1859 [Paris&nbsp;: impr. de Panckoucke. In-8, 19 p., 1859].<br \/>&nbsp;<br \/>1855. &Eacute;TUDES MORALES SUR LE TEMPS PR&Eacute;SENT.<br \/>En 1855, publie des &Eacute;tudes morales sur le temps pr&eacute;sent [Paris&nbsp;: Hachette, in-12, XXXVIII-377 p., 1855], qui recueillent diff&eacute;rents articles parus dans des journaux et des revues [Revue contemporaine, Revue de l&rsquo;Instruction publique], r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1869&nbsp;; 1875&nbsp;; 1879&nbsp;; 1887 [cinqui&egrave;me &eacute;dition]. <br \/>L&#39;ouvrage distribue les chapitres en deux grandes parties&nbsp;: &Eacute;tudes philosophiques&nbsp;; &Eacute;tudes litt&eacute;raires.<br \/>Les &eacute;tudes portent notamment sur Auguste Comte, Michelet, Toussenel, Stendhal, Henri Heine, William Channing, Jean Reynaud. <br \/><br \/>1856. CONF&Eacute;RENCE DEVANT LA SOCI&Eacute;T&Eacute; LITT&Eacute;RAIRE D&#39;ANVERS.<br \/>En 1856, Elme Marie Caro est choisi par Hippolyte Fortoul [1811-1856], ministre de l&rsquo;Instruction publique [1851-1856], pour aller exposer, devant la Soci&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire d&rsquo;Anvers, &laquo; les doctrines spiritualistes et religieuses de l&rsquo;Universit&eacute; de France&nbsp;&raquo; [Vapereau].<br \/><br \/>1856. COURONN&Eacute; PAR L&#39;ACAD&Eacute;MIE FRAN&Ccedil;AISE.<br \/>Les &Eacute;tudes morales sur le temps pr&eacute;sent sont couronn&eacute;s, en 1856, par l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise, en recevant le prix Montyon [d&eacute;cern&eacute; aux ouvrages les plus utiles aux m&oelig;urs, publi&eacute;s par des Fran&ccedil;ais], attribu&eacute; la premi&egrave;re fois en 1829.<br \/><br \/>Cette ann&eacute;e 1856, re&ccedil;oivent pour le prix Montyon, 3 000 francs, Victor de Laprade [1812-1883] pour son recueil de po&eacute;sies Symphonies&nbsp;; Christian Bartholm&egrave;ss [1815-1856], pour les Doctrines religieuses de la philosophie moderne. <br \/>Re&ccedil;oivent 2 000 francs, &Eacute;mile Saisset [1814-1863], pour La Cit&eacute; de Dieu de saint Augustin&nbsp;; Paul Janet [1823-1899], pour La Famille&nbsp;; Elme Marie Caro [1826-1887], pour &Eacute;tudes morales&nbsp;; Mme de Bawr, pour ses Contes de l&#39;enfance. <br \/>Re&ccedil;oit 1 000 francs, Mme R. Garde pour ses Nouvelles.<br \/>&nbsp;<br \/>1869. NOUVELLES &Eacute;TUDES MORALES. <br \/>Ces &eacute;tudes sont prolong&eacute;es, treize ans plus tard en 1869, alors que Caro vient d&#39;&ecirc;tre &eacute;lu &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, par de &deg;Nouvelles &eacute;tudes morales sur le temps pr&eacute;sent, par E. Caro, membre de l&#39;Institut [Paris&nbsp;: Librairie de L. Hachette et Cie, boulevard Saint-Germain, 77. In-16, VI-373 p., 1869], comprenant&nbsp;: Du suicide dans ses rapports avec la civilisation. L&rsquo; Hygi&egrave;ne morale, ses principes et ses r&egrave;gles. La direction des &acirc;mes au XVIIe si&egrave;cle. M. de Lamennais d&#39;apr&egrave;s sa Correspondance. Les Mis&egrave;res d&#39;un Dieu, Henri Heine d&rsquo;apr&egrave;s sa Correspondance. Les moeurs litt&eacute;raires au temps pr&eacute;sent. <br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute;es en 1875, en 1879, en 1887.<br \/>&nbsp;<br \/>1857-1864. MA&Icirc;TRE DE CONF&Eacute;RENCES &Agrave; L&rsquo;&Eacute;COLE NORMALE.<br \/>Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de Philosophie &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure [1857-1864], o&ugrave; il succ&egrave;de &agrave; &Eacute;mile Saisset [1814-1863], ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de 1842 &agrave; 1857, qui vient de s&#39;installer dans la chaire d&#39;Histoire de la philosophie moderne de la Facult&eacute; des Lettres de Paris [1856-1863].<br \/><br \/>Elme Marie Caro, au moment o&ugrave; il est nomm&eacute; dans la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris le 9 ao&ucirc;t 1864 [1864-1877], est remplac&eacute; par Jules Lachelier [1832-1918], comme ma&icirc;tre de conf&eacute;rences de philosophie [1864-1877]. &nbsp;<br \/>&nbsp;<br \/>1861. INSPECTEUR D&#39;ACAD&Eacute;MIE DE PARIS. <br \/>En 1861, alors que Adolphe Mourier [1807-1890] est vice-recteur [novembre 1861-janvier 1879], Elme Marie Caro est nomm&eacute; inspecteur de l&#39;acad&eacute;mie de Paris, tout en m&ecirc;me temps qu&#39;il continue&nbsp; d&#39;assurer sa ma&icirc;trise de conf&eacute;rences &agrave; l&#39;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure. <br \/>La plupart des inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de Pa&nbsp;&nbsp; &nbsp;ris ont un domaine d&#39;inspection pr&eacute;alablement d&eacute;fini. Caro, pour sa part, est attach&eacute; &agrave; la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie.<br \/>L&#39;Acad&eacute;mie de Paris comprend alors neuf d&eacute;partements : la Seine ; l&#39;Eure-et-Loir ; le Cher ; le Loir-et-Cher ; le Loiret ; la Marne ; l&#39;Oise ; la Seine-et-Marne ; la Seine-et-Oise.<br \/><br \/>Elme Marie Caro fait partie des neuf inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de la Seine :<br \/>La liste des inspecteurs pour la Seine s&#39;&eacute;tablit comme suit : <br \/>Hippolyte Sonnet [1803*-1879], attach&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Sciences. <br \/>Alphonse Marie Florimond Delalleau de Bailliencourt [1801-1869], ancien recteur d&eacute;partemental de l&#39;Acad&eacute;mie du Pas-de-Calais [1850-1854], charg&eacute; des affaires qui concernent l&#39;enseignement libre.<br \/>Narcisse Landois [1800-1874], ancien recteur d&eacute;partemental de l&#39;Acad&eacute;mie&nbsp; de Seine-Inf&eacute;rieure [f&eacute;vrier 1853-ao&ucirc;t 1854] charg&eacute; des affaires qui concernent les &eacute;coles primaires publiques ou libres.<br \/>Auguste Nisard [1809-1875], ancien recteur de l&#39;Acad&eacute;mie de Grenoble [ao&ucirc;t 1854-janvier 1857].<br \/>Charles Auguste D&eacute;sir&eacute; Filon [1800 1875], attach&eacute; &agrave; la Facult&eacute; des Lettres.<br \/>Elme Marie Caro [1826-1887], attach&eacute; &agrave; la Facult&eacute; de Th&eacute;ologie.<br \/>Charles Caboche [1810-1874], futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;enseignement secondaire [1868-1874]<br \/>Alexis Fauri&eacute;, ancien professeur, fr&egrave;re de Jean Baptiste Fauri&eacute; futur Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral.<br \/>Louis Dubief [1821-1891], ancien inspecteur d&#39;acad&eacute;mie d&eacute;partemental de la Meurthe, futur directeur de l&#39;Institution Sainte-Barbe. &nbsp;<br \/><br \/>Elme Marie Caro reste dans la fonction d&#39;inspecteur d&#39;acad&eacute;mie de Paris, de 1861 &agrave; ao&ucirc;t 1864. Il y remplit, comme d&#39;autre inspecteurs de l&#39;acad&eacute;mie de la Seine, des missions d&#39;Inspection g&eacute;n&eacute;rale : en 1861, en 1862, en 1863. <br \/>&Agrave; partir de 1864, bien qu&#39;il ne soit plus inspecteur d&#39;acad&eacute;mie de Paris, Caro continue &agrave; &ecirc;tre sollicit&eacute; pour des missions, en m&ecirc;me temps qu&#39;il est professeur de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris : en 1867, en 1868, en 1869.<br \/>&nbsp;<br \/>1864. PROFESSEUR DANS LA CHAIRE DE PHILOSOPHIE.<br \/>Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; un temps, un des inspecteurs d&rsquo;acad&eacute;mie de Paris [1861], remplissant par d&eacute;l&eacute;gation les fonctions d&rsquo;Inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, Elme Marie Caro est nomm&eacute;<br \/>dans la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris le 9 ao&ucirc;t 1864. <br \/><br \/>Elme Marie Caro&nbsp; succ&egrave;de ainsi &agrave; Adolphe Garnier [1800-1864], aupr&egrave;s duquel il a &eacute;t&eacute; charg&eacute; de cours [1854] et suppl&eacute;ant de 1858 &agrave; 1862.<br \/>Il restera en poste comme professeur jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s en fonction, le 13 juillet 1887, &agrave; Paris. Il sera alors remplac&eacute; dans la chaire de Philosophie par Paul Janet [1823-1899] qui restera dans la chaire de novembre 1887 &agrave; novembre 1898. <br \/>&nbsp;<br \/>Publie en 1865, le texte de sa le&ccedil;on d&rsquo;ouverture du cours de Philosophie, &agrave; la Facult&eacute; des Lettres. &Eacute;dit&eacute;&nbsp;dans la Revue des cours litt&eacute;raires, ainsi qu&rsquo;en tir&eacute; &agrave; part [Paris&nbsp;: Germer Bailli&egrave;re. In-8, 26 p., 1865].<br \/>{mospagebreak}<br \/>LA CHAIRE DE PHILOSOPHIE DE LA FACULT&Eacute; DES LETTRES DE PARIS.<br \/>La chaire de Philosophie de la Facult&eacute; des Lettres de Paris, neuvi&egrave;me chaire de la Facult&eacute;, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e le 19 septembre 1809.<br \/><br \/>Elle a &eacute;t&eacute; occup&eacute;e successivement par Pierre Laromigui&egrave;re [1756-1837], titulaire de la chaire du 19 septembre 1809 au 12 ao&ucirc;t 1837, date de son d&eacute;c&egrave;s&nbsp;; Th&eacute;odore Jouffroy [1796-1842], deuxi&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie, du 28 novembre 1837 au 1er mars 1842, date de son d&eacute;c&egrave;s&nbsp;; Jean Philibert Damiron [1794-1862], troisi&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie, du 30 mars 1842 au 9 d&eacute;cembre 1845, jusqu&#39;&agrave; sa nomination dans la chaire d&rsquo;Histoire de la philosophie moderne [1845-1852]&nbsp;; Adolphe Garnier [1800-1864], quatri&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie, du 9 d&eacute;cembre 1845 jusqu&#39;au 4 mai 1864, date de son d&eacute;c&egrave;s&nbsp;; Elme Marie* Caro [1826-1887], cinqui&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie , du 9 ao&ucirc;t 1864 au 13 juillet 1887, date de son d&eacute;c&egrave;s&nbsp;; Paul Janet [1823-1899], sixi&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, du 11 novembre 1887 au 1er novembre 1898&nbsp;; Gabriel S&eacute;ailles [1852-1923], septi&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, du 10 d&eacute;cembre 1898 au 1er d&eacute;cembre 1917&nbsp;; Andr&eacute; Lalande [1867-1963], huiti&egrave;me titulaire de la chaire de Philosophie &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris, du 1er novembre 1918 &agrave; 1937.<br \/>&nbsp;<br \/>1864. L&#39;ID&Eacute;E DE DIEU ET SES NOUVEAUX CRITIQUES.<br \/>En 1864, fait para&icirc;tre &deg;L&rsquo; Id&eacute;e de Dieu et ses nouveaux critiques, par E. Caro [Paris&nbsp;: Librairie de L. Hachette et Cie, boulevard Saint-Germain, n&deg; 77. In-16, 508 p., 1864].<br \/>La premi&egrave;re &eacute;dition est publi&eacute;e avec un Avant-Propos, dat&eacute; du 1er f&eacute;vrier 1864. Auquel s&#39;ajoute, pour les autres &eacute;ditions une Pr&eacute;face.<br \/><br \/>Elme Marie Caro s&#39;y pr&eacute;sente comme un d&eacute;fenseur r&eacute;solu du spiritualisme, &lt; alors attaqu&eacute; de toutes parts &gt;. L&rsquo;ouvrage comprend les chapitres suivants&nbsp;: Les Origines de la philosophie nouvelle. L&rsquo;&Eacute;cole critique, M. Renan. La Renaissance du naturalisme, M. Taine, Le Dieu de l&rsquo;id&eacute;alisme, le syst&egrave;me de M. Vacherot. Les Doctrines r&eacute;centes de la vie future. Le Spiritualisme et ses adversaires. <br \/>R&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1865&nbsp;; 1868&nbsp;; 1878&nbsp;; 1889&nbsp;; 1894&nbsp;; 1905&nbsp;; 1913.<br \/><br \/>Dans le cadre des d&eacute;marches effectu&eacute;es par Caro, pour se faire &eacute;lire &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques, &agrave; la suite du d&eacute;c&egrave;s de &Eacute;mile Saisset [1814-1863], survenu le le 27 d&eacute;cembre 1863, Adolphe Garnier pr&eacute;sente, &agrave; l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales, dans la s&eacute;ance du 16 avril 1864, au nom de Elme Marie Caro &lt;L&rsquo;id&eacute;e de Dieu et ses nouveaux critiques&gt;. <br \/>&nbsp;<br \/>1867. LE MAT&Eacute;RIALISME ET LA SCIENCE.<br \/>Publie en 1867, &deg;Le Mat&eacute;rialisme et la science, par E. Caro, Professeur &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Paris [Paris&nbsp;: Librairie de L. Hachette et Cie, boulevard Saint-Germain, n&deg; 77. VI-292 p., In-16, VI-292 p., 1867], dans lequel il va affirmer ses convictions chr&eacute;tiennes, oppos&eacute;es au mat&eacute;rialisme scientifique. L&rsquo;ouvrage conna&icirc;t de nombreuses r&eacute;&eacute;ditions&nbsp;: 1868&nbsp;; 1876&nbsp;; 1883&nbsp;; 1890&nbsp;; 1905.<br \/><br \/>1864. VERS L&#39;ACAD&Eacute;MIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES. <br \/>&Agrave; la suite du d&eacute;c&egrave;s d&#39;&Eacute;mile Saisset [1814-1863], survenu le 27 d&eacute;cembre 1863, Elme Marie Caro pose sa candidature &agrave; sa succession, afin de pouvoir &ecirc;tre &eacute;lu dans la section de Philosophie de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences morales et politiques.<br \/>Mais, le le 6 mai 1865, face &agrave; Charles L&eacute;v&ecirc;que [1818-1900], professeur de Philosophie grecque et latine du coll&egrave;ge de France sa candidature est malheureuse.<br \/>Il en est de m&ecirc;me le 23 juin 1866 face &agrave; la candidature de Victor de Broglie [1785-1870], ou encore le 7 mars 1868, face &agrave; &Eacute;tienne Vacherot [1809-1897].<br \/><br \/>Finalement Elme Marie Caro abandonne le projet de se faire &eacute;lire dans la section de Philosophie, o&ugrave; il n&rsquo;y a pas de fauteuil &agrave; pourvoir. Et choisit de se pr&eacute;senter dans la section de Morale, o&ugrave; u","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Chronologiquement plac&eacute; entre Victor Cousin [1792-1867] et Henri  Bergson [1859-1941], Elme Marie Caro, a fait de tous ses ouvrages,  discours, m&eacute;moires, rapports, une machine de guerre contre le  positivisme scientifique. <br \/><\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-255","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philo-du-xixe-en-france-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/255","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=255"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/255\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=255"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=255"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=255"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}