{"id":2458,"date":"2026-01-31T20:07:16","date_gmt":"2026-01-31T19:07:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2458"},"modified":"2026-01-31T20:10:49","modified_gmt":"2026-01-31T19:10:49","slug":"cahors-labbe-desaux-premier-professeur-de-philosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/cahors-labbe-desaux-premier-professeur-de-philosophie.html","title":{"rendered":"Cahors, l\u2019abb\u00e9 Desaux, premier professeur de philosophie"},"content":{"rendered":"\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux [1751-1826] est le premier professeur de philosophie nomm\u00e9 en 1809 au lyc\u00e9e imp\u00e9rial de Cahors [Lot]. Il y enseigne sur toute la p\u00e9riode qui va de fin 1809 \u00e0 1823. De fin 1809 \u00e0 octobre 1815, est en m\u00eame temps titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Cahors.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>[\u00e9crit parfois dans les almanachs de l&rsquo;\u00e9poque\u00a0: Dessaux].<br>N\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 1751, \u00e0 Lauzerte [aujourd&rsquo;hui d\u00e9partement du Tarn-et-Garonne]\u00a0; mort le 1er avril 1826, \u00e0 Lauzerte [Tarn-et-Garonne].<\/p>\n\n\n\n<p>1808-1810<br>L&rsquo;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LES LYC\u00c9ES<br>L&rsquo;article 5, du titre 1er, du d\u00e9cret imp\u00e9rial du 17 mars 1808, portant organisation de l&rsquo;Universit\u00e9, d\u00e9finit l&rsquo;ordre des \u00e9coles et leurs fonctions sp\u00e9cifiques, au nombre de six&nbsp;: Facult\u00e9s&nbsp;; Lyc\u00e9es&nbsp;; Coll\u00e8ges, \u00e9coles secondaires communales&nbsp;; Institutions, \u00e9coles tenues par des instituteurs particuliers&nbsp;; Pensions, appartenant \u00e0 des ma\u00eetres particuliers&nbsp;; Petites \u00e9coles, \u00e9coles primaires.<br>Aux Lyc\u00e9es revient l&rsquo;enseignement de la Logique, indiqu\u00e9 dans la liste des mati\u00e8res enseign\u00e9es&nbsp;: Langues anciennes, Histoire, Rh\u00e9torique [anciennement Belles-Lettres], Logique, et les \u00e9l\u00e9ments des Sciences math\u00e9matiques et physiques.<br>Cet enseignement de la Logique est \u00e0 comprendre encore dans l&rsquo;esprit de la Grammaire g\u00e9n\u00e9rale, entendue au sens des Id\u00e9ologues, comme analyse du jugement.<\/p>\n\n\n\n<p>Une inflexion du contenu de l&rsquo;enseignement, dans un sens plus conforme \u00e0 la tradition des coll\u00e8ges royaux d&rsquo;avant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, appara\u00eet dans le r\u00e8glement du 19 septembre 1809, qui organise l&rsquo;enseignement.<br>L&rsquo;article 5 indique&nbsp;: \u00ab Il y aura une ann\u00e9e de philosophie dans les lyc\u00e9es chefs-lieux d&rsquo;acad\u00e9mies \u00bb. Soit trente-cinq lyc\u00e9es situ\u00e9s dans les fronti\u00e8res, et hors fronti\u00e8res, de la R\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\n<p>1809<br>CONTENU DE L&rsquo;ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE<br>L&rsquo;article 17 du r\u00e8glement du 19 septembre 1809 d\u00e9termine avec pr\u00e9cision la mati\u00e8re de cet enseignement.<br>Ainsi, c&rsquo;est \u00e0 partir de cette date que se met en place, dans les lyc\u00e9es de l&rsquo;Empire, un enseignement de philosophie comprenant&nbsp;: les principes de la Logique, de la M\u00e9taphysique, de la Morale&nbsp;; ainsi que l&rsquo;Histoire des opinions des philosophes.<br>Le cours est prononc\u00e9 soit en latin soit en fran\u00e7ais. Il est confi\u00e9 \u00e0 un professeur sp\u00e9cifique, \u00e0 raison de quatre le\u00e7ons par semaine, de deux heures chacune. Il est indiqu\u00e9 \u00e9galement&nbsp;: Le professeur fera composer ses \u00e9l\u00e8ves sur des mati\u00e8res philosophiques.<br>Pour le traitement et le rang, le professeur de philosophie est un professeur de premier ordre, comme celui de math\u00e9matiques transcendantes et de rh\u00e9torique.<br>\u00ab Les professeurs de premier ordre des lyc\u00e9es des chefs-lieux d&rsquo;acad\u00e9mie sont professeurs de facult\u00e9, et en prendront rang hors du lyc\u00e9e&nbsp;; mais ils n&rsquo;en seront pas moins subordonn\u00e9s au proviseur dans l&rsquo;int\u00e9rieur de la maison \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, un arr\u00eat\u00e9 du 10 f\u00e9vrier 1810 d\u00e9cide une extension&nbsp;: \u00ab Il sera \u00e9tabli des chaires de philosophie dans tous les lyc\u00e9es qui ne sont pas plac\u00e9s dans les chefs-lieux d&rsquo;Acad\u00e9mies \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>1808<br>LA D\u00c9MARCHE DE PIERRE LAROMIGUI\u00c8RE<br>Cette r\u00e9introduction de l&rsquo;enseignement de la philosophie se fait vraisemblablement \u00e0 la suite d&rsquo;une d\u00e9marche de Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837], aupr\u00e8s de l&rsquo;abb\u00e9 Martial Borye Desrenaudes [1755-1825], l&rsquo;un des dix conseillers titulaires du Conseil de l&rsquo;Universit\u00e9, cr\u00e9\u00e9 par le d\u00e9cret imp\u00e9rial du 17 mars 1808.<br>D\u00e9marche compl\u00e9t\u00e9e par une lettre \u00e0 Louis de Fontanes [1757-1821], Grand-Ma\u00eetre de l&rsquo;Universit\u00e9, nomm\u00e9 par un autre d\u00e9cret du 17 mars 1808. Texte dont rend compte Fran\u00e7ois Mignet, dans sa Notice historique sur Laromigui\u00e8re [1862].<br>C&rsquo;est ce qu&rsquo;indique clairement, Prosper Alfaric, dans son ouvrage&nbsp;: \u00ab Laromigui\u00e8re et son \u00c9cole. \u00c9tude biographique \u00bb [Paris&nbsp;: Les Belles-Lettres. 1929. pages 63 sq.].<\/p>\n\n\n\n<p>1809-1823<br>DESAUX PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU LYC\u00c9E DE CAHORS<br>C&rsquo;est dans ce cadre que l&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux, est chronologiquement, \u00e0 partir de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1809, le premier professeur de philosophie au lyc\u00e9e de Cahors [d\u00e9partement du Lot, acad\u00e9mie d&rsquo;Agen], class\u00e9 lyc\u00e9e de troisi\u00e8me classe.<br>Il y reste en poste, comme professeur de philosophie, jusqu&rsquo;en 1823, l&rsquo;\u00e9tablissement ayant re\u00e7u \u00e0 la Restauration la d\u00e9nomination de coll\u00e8ge royal.<br>En 1809 les lyc\u00e9es de troisi\u00e8me classe sont ceux de&nbsp;: Avignon&nbsp;; Bonn&nbsp;; Bourges&nbsp;; Cahors&nbsp;; Casal&nbsp;; Clermont-Ferrand&nbsp;; Dijon&nbsp;; Gand&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Moulins&nbsp;; Nancy&nbsp;; Napol\u00e9onville [Pontivy]&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rodez.<\/p>\n\n\n\n<p>Au 6 octobre 1825, l&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux est remplac\u00e9 d\u00e9finitivement dans la chaire de philosophie du coll\u00e8ge royal de Cahors par l&rsquo;abb\u00e9 Antoine Alazard [1797- ], ancien directeur et professeur de philosophie au s\u00e9minaire de Cahors, et futur proviseur du coll\u00e8ge royal de Limoges [1827-1832].<\/p>\n\n\n\n<p>PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DU LYC\u00c9E, PUIS COLL\u00c8GE ROYAL, DE CAHORS.<br>Les diff\u00e9rents professeurs de philosophie au lyc\u00e9e, puis coll\u00e8ge royal, de Cahors, sont successivement&nbsp;:<br>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux, titulaire de la chaire de fin 1809 \u00e0 1825 ; mais suppl\u00e9\u00e9 \u00e0 partir du 11 janvier 1823 par l&rsquo;abb\u00e9 Antoine Alazard. Ce dernier devient titulaire du 6 octobre 1825 au 17 septembre 1827.<br>Se succ\u00e8dent&nbsp;: Raymond Joseph Delmas [1793-NNN], du 17 septembre 1827 au 26 octobre 1830&nbsp;; \u00c9tienne Vacherot [1809-1897], du 26 octobre 1830 \u00e0 septembre 1833&nbsp;; Fran\u00e7ois Bonnin [1801-1876], du 5 septembre 1833 au 11 janvier 1834&nbsp;; Henri Pichard [vers 1810-1884], du 11 janvier 1834 au 1er septembre 1836&nbsp;; \u00c9mile Saisset [1814-1863] en 1837 et 1838&nbsp;; etc.<\/p>\n\n\n\n<p>1830<br>NOMINATION D&rsquo;\u00c9TIENNE VACHEROT<br>Ainsi on voit que le type de recrutement des professeurs de philosophie \u00e0 Cahors se modifie en fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1830 avec la nomination d&rsquo;\u00c9tienne Vacherot.<br>Dans un premier temps, de 1809 \u00e0 1830, l&rsquo;enseignement de philosophie dans les lyc\u00e9es est assur\u00e9 le plus souvent par des pr\u00eatres, qui sont parfois en m\u00eame temps aum\u00f4nier. D\u00e8s apr\u00e8s la R\u00e9volution de Juillet 1830, une nouvelle orientation est donn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ensemble des nominations, renouvelant ainsi la quasi totalit\u00e9 des membres du corps enseignant des lyc\u00e9es [dont l&rsquo;appellation se change en coll\u00e8ges].<br>\u00c9tienne Vacherot [1809-1897], est un ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00c9cole normale [1827, \u00c9cole pr\u00e9paratoire]. Il sera agr\u00e9g\u00e9 de philosophie en 1833, et docteur \u00e8s-lettres [Paris, ao\u00fbt 1836].<br>Except\u00e9 Fran\u00e7ois Bonnin, les enseignants qui succ\u00e8dent \u00e0 \u00c9tienne Vacherot sont \u00e9galement tous anciens \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;\u00c9cole normale&nbsp;: Henri Pichard en 1830&nbsp;; \u00c9mile Saisset en 1833.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette nomination d&rsquo;un professeur venant de l&rsquo;\u00c9cole normale contribue \u00e0 la la\u00efcisation du corps des professeurs de philosophie, engag\u00e9e en 1830 et assure g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9isation des contenus d&rsquo;enseignement, le plus souvent dans l&rsquo;esprit du spiritualisme de Victor Cousin [1792-1867].<\/p>\n\n\n\n<p>1782<br>LES INSTITUTIONNES PHILOSOPHICAE<br>Dans le Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9tudes litt\u00e9raires, scientifiques et artistiques du Lot [1909, tome XXXIV, premier fascicule] est paru une \u00e9tude sur l&rsquo;histoire du lyc\u00e9e de Cahors. Quelques lignes sont consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux.<\/p>\n\n\n\n<p>On y apprend qu&rsquo;il suivait &lt; un manuel du temps d&rsquo;un certain Lion &gt; [sic]. On aura compris qu&rsquo;il s&rsquo;agit en r\u00e9alit\u00e9 du volumineux ouvrage r\u00e9dig\u00e9 en latin par le P\u00e8re Joseph Valla [c. 1720-1790], membre de la Congr\u00e9gation de l&rsquo;Oratoire et professeur de th\u00e9ologie&nbsp;: Institutiones Philosophicae auctoritate D. D. Archiepiscopi lugdunensis, ad usum scholarum suae Dioecesis [Lugduni&nbsp;: apud fratres Perisse, Collegiorum Lugdunensium bibliopolas, in vico Mercatorio. In-12. 6 volumes, 1782-1783], que l&rsquo;on \u00e9voque g\u00e9n\u00e9ralement comme le Manuel de &lt; La Philosophie de Lyon &gt;.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier volume est consacr\u00e9 \u00e0 la Logique&nbsp;; le second \u00e0 la M\u00e9taphysique&nbsp;; le troisi\u00e8me et le quatri\u00e8me \u00e0 la Morale&nbsp;; le cinqui\u00e8me et le sixi\u00e8me \u00e0 la Physique. A obtenu l&rsquo;approbation et le privil\u00e8ge royal en 1782.<br>C&rsquo;est, pour les premiers enseignants de philosophie du d\u00e9but du XIX \u00e8me si\u00e8cle un des manuels les plus utilis\u00e9s, manuel qui conna\u00eetra une assez longue carri\u00e8re, avec des adaptations et de nombreuses r\u00e9\u00e9ditions jusqu&rsquo;en 1846. Que l&rsquo;on peut d\u00e9finir, de mani\u00e8re pol\u00e9mique, comme un d\u00e9calque p\u00e2li de la philosophie cart\u00e9sienne christianis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>On y apprend aussi que \u00ab tous les jours il donnait un devoir \u00e9crit puis argumentait sur la le\u00e7on du jour et les pr\u00e9c\u00e9dentes, en latin \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>1809-1815.<br>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE \u00c0 LA FACULT\u00c9 DES LETTRES DE CAHORS<br>Selon la norme de l&rsquo;\u00e9poque, sa position de professeur de philosophie [professeur de premi\u00e8re classe] au lyc\u00e9e de Cahors permet \u00e0 l&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux d&rsquo;\u00eatre, en m\u00eame temps, professeur de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Cahors.<br>Il y restera en poste jusqu&rsquo;\u00e0 la suppression de la Facult\u00e9, le 31 octobre 1815. Suppression d\u00e9cid\u00e9e par un arr\u00eat\u00e9 de la Commission de l\u2019Instruction publique, commission pr\u00e9sid\u00e9e par Pierre Paul Royer-Collard [1763-1845], arr\u00eat\u00e9 confirm\u00e9 par l\u2019ordonnance royale du 18 janvier 1816.<\/p>\n\n\n\n<p>Cahors est l&rsquo;une des dix-sept Facult\u00e9s des Lettres supprim\u00e9es [Amiens&nbsp;; Bordeaux&nbsp;; Bourges&nbsp;; Cahors&nbsp;; Clermont&nbsp;; Douai&nbsp;; Grenoble&nbsp;; Limoges&nbsp;; Lyon&nbsp;; Montpellier&nbsp;; Nancy&nbsp;; N\u00eemes&nbsp;; Orl\u00e9ans&nbsp;; Pau&nbsp;; Poitiers&nbsp;; Rennes&nbsp;; Rouen].<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la suppression de la Facult\u00e9 des Lettres, Jean Pierre Desaux, ainsi que Joseph Pierre Couanne, re\u00e7oit le titre de professeur &lt; \u00e9m\u00e9rit\u00e9 &gt; de la Facult\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres professeurs \u00e0 la Facult\u00e9 sont&nbsp;: pour la Litt\u00e9rature latine, l&rsquo;abb\u00e9 Joseph Pierre Couanne [1759- ]&nbsp;; pour la Litt\u00e9rature fran\u00e7aise, Antoine Doussot&nbsp;[1752-1831] qui est en m\u00eame temps secr\u00e9taire de la Facult\u00e9 ; pour l&rsquo;Histoire, Nicolas Paulin [1752-1840] qui est en m\u00eame temps Doyen de la Facult\u00e9 et recteur de l&rsquo;acad\u00e9mie [1809-1815].<\/p>\n\n\n\n<p>La Facult\u00e9 des Lettres de Cahors n&rsquo;est pas r\u00e9tablie, ni sous Louis-Philippe, ni sous la seconde R\u00e9publique ou le second Empire.<\/p>\n\n\n\n<p>CURRICULUM.<\/p>\n\n\n\n<p>PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE AU COLL\u00c8GE DE CAHORS.<br>Depuis l&rsquo;ouverture du Coll\u00e8ge royal de Cahors, en 1763, et jusqu&rsquo;\u00e0 sa fermeture en 1792, plusieurs professeurs de philosophie se succ\u00e8dent.<br>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux est l&rsquo;un deux. Sa pr\u00e9sence est attest\u00e9e en 1778 et en 1779. En 1779, il pr\u00e9side le jury charg\u00e9 d&rsquo;examiner une th\u00e8se latine de Physique et de Logique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9MIGR\u00c9 EN ESPAGNE.<br>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux, ayant sans doute refus\u00e9 de pr\u00eater le serment constitutionnel, \u00e9migre en Espagne, o\u00f9 il trouve refuge de 1792 \u00e0 1802. Il revient en France sous le Consulat.<\/p>\n\n\n\n<p>LE LYC\u00c9E DE CAHORS ET SES PREMIERS ENSEIGNANTS.<br>L&rsquo;\u00e9tablissement du lyc\u00e9e de Cahors est ordonn\u00e9 par l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 du 16 flor\u00e9al an XI [6 mai 1803], arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 2908 paru dans Bulletin des lois de la R\u00e9publique, n\u00b0 295.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ouverture est pr\u00e9vue au 1er fructidor an XII [19 ao\u00fbt 1804]. Mais le lyc\u00e9e est inaugur\u00e9 seulement le 6 octobre 1806, sous la pr\u00e9sidence du pr\u00e9fet Louis Edm\u00e9e Barth\u00e9lemy Bailly de Juilly [1760-1819].<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les nominations des professeurs sont encore plus tardives. Alors que le personnel administratif [proviseur, censeur, procureur-g\u00e9rant] est d\u00e9j\u00e0 en place, la nomination des enseignants est bien plus tardive. C&rsquo;est en 1807 que Jean Baptiste Ricard [c. 1749-1825], le professeur de math\u00e9matiques transcendantes, est nomm\u00e9, et il est le seul \u00e0 l&rsquo;\u00eatre.<br>C&rsquo;est seulement en 1808 que tous les postes sont attribu\u00e9s&nbsp;: l&rsquo;abb\u00e9 Antoine Doussot [1752-1831] pour les belles-lettres. Trois professeurs de latin&nbsp;: l&rsquo;abb\u00e9 Monville&nbsp;; Jean Baptiste Jouffreau&nbsp;; Pierre Serres. Trois professeurs de math\u00e9matiques&nbsp;: Jean Baptiste Ricard&nbsp;; l&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux&nbsp;; l&rsquo;abb\u00e9 Pierre Martin.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux est donc tout d&rsquo;abord, en 1808, professeur de math\u00e9matiques, pour ce qu&rsquo;il conviendrait d&rsquo;appeler aujourd&rsquo;hui la classe de quatri\u00e8me et de troisi\u00e8me.<br>Il continuera d&rsquo;exercer cette fonction en 1809 [ann\u00e9e scolaire 1808-1809]. Puis aura \u00e9galement en charge l&rsquo;enseignement de la philosophie, jusqu&rsquo;en 1823.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;abb\u00e9 Jean Pierre Desaux [1751-1826] est le premier professeur de philosophie nomm\u00e9 en 1809 au lyc\u00e9e imp\u00e9rial de Cahors [Lot]. Il y enseigne sur toute la p\u00e9riode qui va de fin 1809 \u00e0 1823. De fin 1809 \u00e0 octobre 1815, est en m\u00eame temps titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Cahors.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-2458","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2458","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2458"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2458\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2461,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2458\/revisions\/2461"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2458"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2458"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2458"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}