{"id":2384,"date":"2025-05-27T20:42:31","date_gmt":"2025-05-27T18:42:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2384"},"modified":"2025-05-27T20:51:18","modified_gmt":"2025-05-27T18:51:18","slug":"filon-auguste-1800-1875-linaccessible-institut-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Histoire-de-l-education\/filon-auguste-1800-1875-linaccessible-institut-de-france.html","title":{"rendered":"Filon, Auguste (1800-1875), l&rsquo;inaccessible Institut de France"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 la fois historien reconnu, et doyen de Facult\u00e9 de province, Auguste Filon peut l\u00e9gitimement pr\u00e9tendre \u00e0 \u00eatre admis, un jour ou l&rsquo;autre, \u00e0 l&rsquo;Institut de France, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, dans la section Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique, qui correspond le mieux \u00e0 sa vocation.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Encore faut-il, apr\u00e8s que des fauteuils aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s vacants, que le classement pr\u00e9alable de la section soit favorable, car il influence fortement le vote des membres des autres sections.<br>Ce ne sera jamais le cas, au cours de quatre tentatives. \u00c0 chaque fois Auguste Filon sera largement surpass\u00e9 : le 26 d\u00e9cembre 1840, par Adolphe Thiers [1797-1877], plac\u00e9 hors ligne, \u00e9lu \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 ; le 29 juillet 1871, par Henri Martin [1810-1883], plac\u00e9 en premi\u00e8re ligne, \u00e9lu \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 ; le 24 f\u00e9vrier 1872, par Eug\u00e8ne Rosseeuw Saint-Hilaire [1805-1889], plac\u00e9 en premi\u00e8re ligne, \u00e9lu au premier tour avec 22 suffrages ; le 7 mars 1874, par Mathieu Auguste Geffroy [1820-1895], \u00e9lu au deuxi\u00e8me tour avec 19 suffrages.<\/p>\n\n\n\n<p>PRESTIGE DE L&rsquo;INSTITUT DE FRANCE.<br>En terme de carri\u00e8re r\u00e9ussie, il est convenu en France, tout au long du XIX \u00e8me si\u00e8cle, d&rsquo;estimer que son sommet r\u00e9side dans l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;Institut de France, obtenue \u00e0 la suite d&rsquo;une \u00e9lection par des pairs, dans l&rsquo;une de ses cinq Acad\u00e9mies.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces cinq acad\u00e9mies sont : l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise ; l&rsquo;Acad\u00e9mie des Inscriptions et Belles-Lettres ; l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences ; l&rsquo;Acad\u00e9mie des Beaux-Arts ; l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Un fauteuil s&rsquo;\u00e9tant lib\u00e9r\u00e9 par un d\u00e9c\u00e8s, il convient, apr\u00e8s qu&rsquo;il soit d\u00e9clar\u00e9 vacant, en respectant un d\u00e9lai de convenance, et en ayant raisonnablement \u00e9valu\u00e9 ses chances [et celles de ses concurrents], il convient donc \u00e0 la suite d&rsquo;un accord tacite, de se d\u00e9clarer publiquement, en d\u00e9posant officiellement sa demande et son curriculum, puis en faisant les visites d&rsquo;usage. Et en r\u00e9it\u00e9rant si besoin cette d\u00e9marche, \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;\u00eatre \u00e9lu d\u00e8s la premi\u00e8re candidature, ce qui arrive somme toute assez rarement.<br>En sachant donc attendre qu&rsquo;un autre fauteuil se lib\u00e8re, tout en menant campagne, par la lecture de M\u00e9moires, l&rsquo;hommage des ouvrages publi\u00e9s et le relais d&rsquo;amiti\u00e9s communes et efficaces\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>1840<br>CONFIGURATION DE LA SECTION HISTOIRE G\u00c9N\u00c9RALE ET PHILOSOPHIQUE<br>Fond\u00e9e en 1832, au sein de l&rsquo;Institut de France, l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, est compos\u00e9e \u00e0 cette date de cinq sections, chacune de six membres.<br>Dans l&rsquo;ordre canonique : Philosophie ;&nbsp;Morale&nbsp;; L\u00e9gislation, droit public et jurisprudence ; \u00c9conomie politique et statistique ; Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1840, date \u00e0 laquelle se pr\u00e9sente une premi\u00e8re fois Auguste Filon, les six fauteuils de la section se r\u00e9partissent ainsi :<br>Fauteuil 1 : Emmanuel de Pastoret [1755-1840] ; Fauteuil 2 : Jules Michelet [1798-1874], \u00e9lu en 1836, au fauteuil occup\u00e9 ant\u00e9rieurement par Carl Friedrich Reinhard [1761-1837] ; Fauteuil 3 : Joseph Naudet [1786-1858] ; Fauteuil 4 : Louis Bignon [1771-1841] ; Fauteuil 5 : Fran\u00e7ois Guizot [1787-1874] ; Fauteuil 6 : Fran\u00e7ois Mignet [1796-1884].<\/p>\n\n\n\n<p>1840<br>PRENDRE DATE<br>Ce que fait, tr\u00e8s t\u00f4t, Auguste Filon, d\u00e8s octobre 1840, en posant sa candidature aupr\u00e8s de la section d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques.<br>Auguste Filon a alors tout juste quarante ans, et sait tr\u00e8s bien par ailleurs qu&rsquo;il ne saurait l&#8217;emporter dans ce premier essai, mais que c&rsquo;est fa\u00e7on de se manifester et de prendre date.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;Emmanuel Pastoret [1755-1840], survenu le 28 septembre 1840, se lib\u00e8re le fauteuil 1 de la section.<br>Se pr\u00e9sentent \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection : Adolphe Thiers [1797-1877] ; Rosseeuw Saint-Hilaire [1802-1889], professeur d\u2019Histoire ancienne \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; Narcisse Achille de Salvandy [1795-1856], d\u00e9j\u00e0 membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise [19 f\u00e9vrier 1835], ancien ministre de l&rsquo;Instruction publique [1837-1839] ; Auguste Filon [1800-1875].<br>Selon l&rsquo;usage, \u00e0 titre indicatif pour l&rsquo;ensemble des membres des autres sections de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales, la section a class\u00e9 les candidats, en pla\u00e7ant Adolphe Thiers, d\u00e9j\u00e0 membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise [20 juin 1833], pr\u00e9sident du Conseil de 1836 \u00e0 1840, hors ligne.<\/p>\n\n\n\n<p>Adolphe Thiers sera, sans surprise, \u00e9lu le 26 d\u00e9cembre 1840, d\u00e8s le premier tour, \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 des suffrages.<\/p>\n\n\n\n<p>1841<br>M\u00c9MOIRE SUR L&rsquo;\u00c9TAT MORAL ET RELIGIEUX DE LA SOCI\u00c9T\u00c9 ROMAINE<br>L&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques autorise des candidats d\u00e9clar\u00e9s \u00e0 lire au cours d&rsquo;une s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re, un M\u00e9moire. Mani\u00e8re de prendre mutuellement connaissance et de se soumettre au jugement de ceux qui d\u00e9cideront de votre admission, au cours d&rsquo;une \u00e9lection ult\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est dans ce cadre que qu&rsquo;Auguste Filon est autoris\u00e9 \u00e0 lire un M\u00e9moire sur l&rsquo;\u00e9tat moral et religieux de la soci\u00e9t\u00e9 romaine \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;apparition du christianisme.<br>Lu \u00e0 l&rsquo;Institut (Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques) Par M. Filon. Ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale.<br>[Paris : Typographie de Firmin-Didot. Imprimeurs de l&rsquo;Institut, Rue Jacob, 56. In-4, 56 p., 1841]. Sur titr\u00e9 : Institut royal de France.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=EMkWAAAAQAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/books.google.fr\/books?id=EMkWAAAAQAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1841<br>UN FAUTEUIL SE LIB\u00c8RE<br>Louis Bignon [1771-1841], pair de France, \u00e9lu le 8 d\u00e9cembre 1832, d\u00e9c\u00e8de le 6 janvier 1841, ce qui lib\u00e8re le fauteuil 4, pour une nouvelle \u00e9lection.<br>Auguste Filon ne pose pas sa candidature.<\/p>\n\n\n\n<p>La section d&rsquo;Histoire pr\u00e9sente en premi\u00e8re ligne l&rsquo;historien Am\u00e9d\u00e9e Thierry [1797-1873], d\u00e9j\u00e0 correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie [23 novembre 1833], dans la section Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique [place 1], au moment de la cr\u00e9ation des places&nbsp;; en seconde ligne ex aequo, l&rsquo;historien du juda\u00efsme Joseph Salvador [1796-1873] et Eug\u00e8ne Rosseeuw Saint-Hilaire [1805-1889], professeur suppl\u00e9ant \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi 13 mars 1841, d\u00e8s le premier tour, sur 24 votants, Am\u00e9d\u00e9e Thierry obtient 20 suffrages, Joseph Salvador [1796-1873] 2, Eug\u00e8ne Rosseeuw Saint-Hilaire [1805-1889], 2.<br>Am\u00e9d\u00e9e Thierry est \u00e9lu.<\/p>\n\n\n\n<p>1841-1870<br>SUR TRENTE ANS : LONGUE P\u00c9RIODE SANS AUCUNE \u00c9LECTION<br>Sur les six fauteuils de 1832, trois ont \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9s entre 1838 et 1841 :<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me fauteuil, celui de Carl Reinhard [1761-1837], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 d\u00e9cembre 1837, auquel succ\u00e8de l\u2019historien Jules Michelet [1798-1874], professeur d\u2019Histoire et de Morale au coll\u00e8ge de France, \u00e9lu le 24 mars 1838.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier fauteuil, celui d&rsquo;Emmanuel Pastoret [1755-1840], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 28 septembre 1840, auquel succ\u00e8de Adolphe Thiers [1797-1877], \u00e9lu le 26 d\u00e9cembre 1840.<\/p>\n\n\n\n<p>Le quatri\u00e8me fauteuil, celui de Louis Bignon [1771-1841], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 6 janvier 1841, auquel succ\u00e8de Am\u00e9d\u00e9e Thierry [1797-1873], \u00e9lu le 13 mars 1841.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s cela, s&rsquo;ouvre une longue p\u00e9riode, heureusement sans d\u00e9c\u00e8s, mais donc sans \u00e9lection possible, entre 1841 et 1870.<\/p>\n\n\n\n<p>1852<br>LECTURE D&rsquo;UN M\u00c9MOIRE SUR LA D\u00c9MOCRATIE ATH\u00c9NIENNE<br>Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas en vue d&rsquo;\u00e9lection \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, au sein de la section d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique, Auguste Filon garde le contact. Et est, \u00e0 nouveau autoris\u00e9 \u00e0 lire un nouveau M\u00e9moire :<br>M\u00e9moire sur les origines, le d\u00e9veloppement et la d\u00e9cadence de la d\u00e9mocratie ath\u00e9nienne, lu \u00e0 l&rsquo;Institut (Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques), dans les s\u00e9ances du 17 juillet, du 7 et du 14 ao\u00fbt 1852, par M. Filon.<br>[Paris : A. Durand, 5, Rue des Gr\u00e8s-Sorbonne. Pr\u00e8s le Panth\u00e9on. In-4, 80 p., 1853].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015063869203&amp;seq=9\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015063869203&amp;seq=9<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ce M\u00e9moire est en rapport avec l&rsquo;ouvrage qu&rsquo;Auguste Filon pr\u00e9pare et fera para\u00eetre en 1854 : Histoire de la d\u00e9mocratie ath\u00e9nienne.<br>[Paris : Auguste Durand, Libraire. Rue des Gr\u00e8s, 5. II-464 p., 1854]. Table.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015062350452&amp;seq=13\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/babel.hathitrust.org\/cgi\/pt?id=mdp.39015062350452&amp;seq=13<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1855<br>LE COUP DE FORCE DU 14 AVRIL 1855<br>Contre le sentiment de l&rsquo;Institut, majoritairement \u00ab\u00a0orl\u00e9aniste\u00a0\u00bb, le d\u00e9cret imp\u00e9rial du 14 avril 1855, impose la cr\u00e9ation d&rsquo;une nouvelle section : Politique, administration et finances, dont les membres, en totale rupture avec la tradition, sont d\u00e9sign\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant cette section finit par \u00eatre supprim\u00e9e, une dizaine d&rsquo;ann\u00e9e plus tard, le 9 mai 1866,et ses membres r\u00e9partis entre les cinq autres sections, dans chacune d&rsquo;elles le nombre de fauteuils \u00e9tant port\u00e9 de six \u00e0 huit.<\/p>\n\n\n\n<p>1860<br>M\u00c9MOIRE SUR L&rsquo;ALLIANCE ANGLAISE<br>Gardant contact avec l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, Auguste Filon y lit un M\u00e9moire : L&rsquo;Alliance anglaise au XVIIIe si\u00e8cle, depuis la paix d&rsquo;Utrecht jusqu&rsquo;\u00e0 la guerre de la succession d&rsquo;Autriche, m\u00e9moire lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques dans les s\u00e9ances du 18 f\u00e9vrier, du 10 et du 17 mars 1860, par M. Filon<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 dans Compte rendu de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques.<br>Et en tir\u00e9 \u00e0 part : [Paris : A. Durand. In-8, 69 p., 1860].<\/p>\n\n\n\n<p>1866<br>S&rsquo;AJOUTENT DEUX NOUVEAUX FAUTEUILS<br>Ainsi en 1866, dans la section d&rsquo;Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique, deux nouveaux fauteuils voient le jour, et s&rsquo;ajoutent aux six qui existent d\u00e9j\u00e0 depuis 1832 :<\/p>\n\n\n\n<p>Fauteuil 7 : avec l\u2019historien et \u00e9conomiste Jean Pierre Cl\u00e9ment [1809-1870], nomm\u00e9 dans la section Politique, Administration et Finances par d\u00e9cret imp\u00e9rial du 14 avril 1855. Apr\u00e8s la suppression de cette section, Jean Pierre Cl\u00e9ment est transf\u00e9r\u00e9 dans la section d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique par d\u00e9cision de l\u2019Acad\u00e9mie du 26 mai 1866.<\/p>\n\n\n\n<p>Fauteuil 8 : avec l&rsquo;homme politique Louis Mortimer Ternaux [1808-1871], \u00e9lu dans la section Politique, Administration et Finances en 1865, en remplacement du diplomate Armand Lefebvre [1800-1864], d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er septembre 1864. Apr\u00e8s la suppression de cette section, Louis Mortimer Ternaux est transf\u00e9r\u00e9 dans la section d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique par d\u00e9cision de l\u2019Acad\u00e9mie du 26 mai 1866.<\/p>\n\n\n\n<p>1871<br>L&rsquo;\u00c9LECTION DU 29 JUILLET 1871\u00b0<br>Apr\u00e8s la longue p\u00e9riode de 1841 \u00e0 1870, o\u00f9 il est pratiquement impossible pour Auguste Filon de poser sa candidature, une opportunit\u00e9 s&rsquo;offre, avec le d\u00e9c\u00e8s de l\u2019historien et \u00e9conomiste Jean Pierre Cl\u00e9ment [1809-1870], occupant le fauteuil 7, d\u00e9c\u00e8s survenu le 8 novembre 1870.<br>Selon l&rsquo;usage, et \u00e0 titre indicatif pour l&rsquo;ensemble des membres des autres sections de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, la section a class\u00e9 les candidats : en premi\u00e8re ligne l\u2019historien et homme politique Henri Martin [1810-1883]&nbsp;; en deuxi\u00e8me ligne ex-\u00e6quo Eug\u00e8ne Rosseeuw Saint-Hilaire [1805-1889], professeur d\u2019Histoire ancienne \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris et l\u2019historien Auguste Filon [1800-1875].<\/p>\n\n\n\n<p>Henri Martin est \u00e9lu, le samedi 29 juillet 1871, au premier tour, \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 des suffrages.<\/p>\n\n\n\n<p>1872<br>L&rsquo;\u00c9LECTION DU 24 F\u00c9VRIER 1872<br>Une opportunit\u00e9 s&rsquo;offre encore avec la lib\u00e9ration du fauteuil 8, lib\u00e9r\u00e9 par la mort de l\u2019homme politique Louis Mortimer-Ternaux [1808-1871], \u00e9lu le 11 mars 1865, d\u00e9c\u00e8s survenu le 6 novembre 1871.<br>La section d\u2019Histoire avait plac\u00e9 au premier rang Eug\u00e8ne Rosseeuw Saint-Hilaire [1805-1889], au deuxi\u00e8me rang l\u2019historien Auguste Filon [1800-1875], au troisi\u00e8me rang ex-\u00e6quo le professeur d\u2019Histoire ancienne \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris Mathieu Auguste Geffroy [1820-1895], l\u2019historien Fran\u00e7ois Perrens [1822-1901] et A. F. Th\u00e9ry [1796-1878] Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Instruction publique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9lection a lieu le samedi 24 f\u00e9vrier 1872.<br>Il y a vingt-sept votants. Au premier tour de scrutin Rosseeuw Saint-Hilaire obtient 22 suffrages, Auguste Filon 5. Une voix est accord\u00e9e \u00e0 Marc Antoine Calmon [1815-1890], pr\u00e9fet de la Seine.<br>Rosseeuw Saint-Hilaire ayant r\u00e9uni, d\u00e8s le premier tour, la majorit\u00e9 des suffrages est \u00e9lu.<\/p>\n\n\n\n<p>Rosseeuw Saint-Hilaire s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 en 1840, simplement pour prendre date, \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection o\u00f9 Adolphe Thiers l&#8217;emporte \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 des suffrages. Ainsi que le 29 juillet 1871 au fauteuil 7, \u00e9lection remport\u00e9e par l&rsquo;historien Henri Martin [1810-1883].<\/p>\n\n\n\n<p>1872<br>M\u00c9MOIRE SUR L&rsquo;AMBASSADE DE CHOISEUL \u00c0 VIENNE<br>C&rsquo;est dans le cadre de sa candidature \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection qui s&rsquo;offre \u00e0 la succession du fauteuil 8, lib\u00e9r\u00e9 par la mort de l\u2019homme politique Louis Mortimer-Ternaux [1808-1871], qu&rsquo;Auguste Filon lit un M\u00e9moire :<br>L&rsquo;Ambassade de Choiseul \u00e0 Vienne en 1757 et en 1758, d&rsquo;apr\u00e8s des documents in\u00e9dits. M\u00e9moire lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques dans les s\u00e9ances du 27 janvier et du 3 f\u00e9vrier 1872, par M. Filon.<br>Publi\u00e9 dans Compte rendu de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques.<br>Et en tir\u00e9 \u00e0 part : [Paris : A. Durand et Pedone Lauriel, Libraires. 9 rue Cujas. In8, 168 p., 1872]<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=-dnDUCkdI2IC&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=o\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/books.google.fr\/books?id=-dnDUCkdI2IC&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=o<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1874<br>ENCORE UNE FOIS L&rsquo;ACAD\u00c9MIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES<br>Auguste Filon, \u00e0 la retraite depuis 1871, se pr\u00e9sente pour la derni\u00e8re fois \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, dans la section d\u2019Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique, au fauteuil 4 rendu vacant par le d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;Am\u00e9d\u00e9e Thierry [1797-1873], \u00e9lu le 13 mars 1841, d\u00e9c\u00e8s survenu le 26 mars 1873.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9lection a lieu le samedi 7 mars 1874.<\/p>\n\n\n\n<p>La section pla\u00e7ait au premier rang ex-\u00e6quo le professeur d\u2019Histoire ancienne \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris [1872] Mathieu Auguste Geffroy [1820-1895] et Jules Zeller [1819-1900], ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, recteur honoraire&nbsp;; au deuxi\u00e8me rang ex-\u00e6quo, l\u2019historien Auguste Filon [1800-1875] et l\u2019historien Tomy Fran\u00e7ois Perrens [1822-1901], inspecteur de l\u2019acad\u00e9mie de Paris&nbsp;; au troisi\u00e8me rang Augustin Fran\u00e7ois Th\u00e9ry [1796-1878] Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Instruction publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur 30 votants, au premier tour de scrutin, Mathieu Auguste Geffroy obtient 13 suffrages, Jules Zeller 11, Auguste Filon 6.<\/p>\n\n\n\n<p>Au deuxi\u00e8me tour Mathieu Auguste Geffroy obtient 19 suffrages, Jules Zeller 10, Auguste Filon 1.<br>Il appara\u00eet que, pour l&rsquo;essentiel, les voix qui se sont port\u00e9es au premier tour sur Auguste Filon, se sont report\u00e9es au second tour vers Mathieu Auguste Geffroy, afin de conforter sa position face \u00e0 Jules Zeller.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de cet \u00e9chec, Auguste Filon ne se repr\u00e9sentera plus. Retir\u00e9 \u00e0 Paris, il d\u00e9c\u00e8de un an et demi plus tard, le 1er d\u00e9cembre 1875.<\/p>\n\n\n\n<p>CURRICULUM<br>Auguste Filon : N\u00e9 le 7 juin 1800, \u00e0 Paris ; mort le 1er d\u00e9cembre 1875, \u00e0 Paris.<br>Agr\u00e9g\u00e9 [1823] ; docteur \u00e8s-lettres [1840] ; professeur d&rsquo;histoire dans les diff\u00e9rents lyc\u00e9es royaux de la capitale ; ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure ; professeur d&rsquo;histoire et doyen de la Facult\u00e9 des Lettres de Douai ; inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris ; d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Instruction publique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la fois historien reconnu, et doyen de Facult\u00e9 de province, Auguste Filon peut l\u00e9gitimement pr\u00e9tendre \u00e0 \u00eatre admis, un jour ou l&rsquo;autre, \u00e0 l&rsquo;Institut de France, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences morales et politiques, dans la section Histoire g\u00e9n\u00e9rale et philosophique, qui correspond le mieux \u00e0 sa vocation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-2384","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-Histoire-de-l-education"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2384","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2384"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2384\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2388,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2384\/revisions\/2388"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2384"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2384"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2384"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}