{"id":238,"date":"2013-03-05T13:56:20","date_gmt":"2013-03-05T13:56:20","guid":{"rendered":""},"modified":"2020-10-05T08:35:11","modified_gmt":"2020-10-05T06:35:11","slug":"saphary-jean-1896-1865-agrege-de-phiolosophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/Agreges-de-philosophie\/saphary-jean-1896-1865-agrege-de-phiolosophie.html","title":{"rendered":"Saphary, Jean (1896-1865), agr\u00e9g\u00e9 de philosophie"},"content":{"rendered":"<p><em>Agr\u00e9gation de philosophie en 1825. En m\u00eame temps que, dans l&rsquo;ordre de  classement : Alexandre Edme Gibon, Jean Saphary, Adolphe F\u00e9lix  Gatien-Arnoult, Andr\u00e9 Fran\u00e7ois Cassin. <\/em><\/p>\n\n\n<!--more-->\n\n\n<p>Jean Saphary, n\u00e9 an V [1796\/1797], \u00e0 Vic-sur-C\u00e8re [Cantal] ; mort en 1865, \u00e0 Vic-sur-C\u00e8re.<\/p>\n<p>1825. COURONN\u00c9 AUX JEUX FLORAUX.<br>En 1825, Jean Saphary, licenci\u00e9 \u00e8s-lettres, adresse un po\u00e8me &lt; L&rsquo;Habitant du Cantal au pied des Pyr\u00e9n\u00e9es &gt; au concours organis\u00e9 par l&rsquo;Acad\u00e9mie des Jeux floraux. <br>La pi\u00e8ce est couronn\u00e9e par l&rsquo;Acad\u00e9mie, et le texte en est publi\u00e9 dans le Recueil de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Jeux floraux. 1825 [Toulouse : M. J. Dalle. In-8, 164 p., 1825].<br>\u00abSalut \u00e2pres rochers ! Monts qui touchez aux cieux<br>Salut ! Torrent grondeur, vallon d\u00e9licieux,<br>Noires for\u00eats salut ! \u00d4 neiges \u00e9ternelles, [\u2026] \u00bb.<br>Jean Saphary, le fait \u00e9diter en tir\u00e9-\u00e0-part : L&rsquo;Habitant du Cantal au pied des Pyr\u00e9n\u00e9es, po\u00e8me. [Toulouse : impr. de J. M. Douladoure. In-8, 24 p. 1825]. <\/p>\n<p>1825. AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>Jean Saphary est re\u00e7u \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1825.<br>Sont re\u00e7us \u00e0 l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie en 1825, dans l&rsquo;ordre de classement : Alexandre Gibon [1798-1871], docteur \u00e8s-lettres [ao\u00fbt 1822, Caen] ; Jean Saphary [1796-1865] ; Adolphe F\u00e9lix Gatien-Arnoult [1800-1886], docteur \u00e8s-lettres [ao\u00fbt 1823, Paris], professeur \u00e0 Reims ; Andr\u00e9 Fran\u00e7ois [Magdeleine] Cassin [1795-1853], charg\u00e9 de cours de philosophie au coll\u00e8ge royal de Tournon [octobre 1822-octobre 1824. <\/p>\n<p>1825. LE JURY DE LA PREMI\u00c8RE AGR\u00c9GATION DE PHILOSOPHIE.<br>Le jury du premier concours d&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie, en 1825, est pr\u00e9sid\u00e9 par l\u2019abb\u00e9 Jean Marie Burnier-Fontanel [1763-1827], chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris, promoteur g\u00e9n\u00e9ral du dioc\u00e8se de Paris, professeur de Dogme \u00e0 la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie, et doyen de la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Paris [depuis 1811]. <br>Participent \u00e9galement au jury : <br>L\u2019Inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris L\u00e9tendard [ou l\u2019\u00c9tendard], nomm\u00e9 en 1820 et en poste jusqu&rsquo;\u00e0 1833, ancien professeur en classe de quatri\u00e8me au lyc\u00e9e Napol\u00e9on [Henri-IV], de latin et de grec en classe de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge Charlemagne ; <br>L&rsquo;abb\u00e9 Caron. <br>Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837], professeur titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris.<br>Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], suppl\u00e9ant de Pierre Laromigui\u00e8re \u00e0 la facult\u00e9. <\/p>\n<p>1825-1827. COLL\u00c8GE ROYAL DE NANCY.<br>Apr\u00e8s l&rsquo;agr\u00e9gation de philosophie, Jean Saphary est nomm\u00e9 au coll\u00e8ge royal de Nancy*, en remplacement de l&rsquo;abb\u00e9 Jean Bataille [1792-1868], qui exerce comme professeur de philosophie \u00e0 Nancy depuis 1822, et qui vient d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 professeur \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Strasbourg [1825].<br>Un de ses \u00e9l\u00e8ves obtient le premier prix au Concours g\u00e9n\u00e9ral. Selon l&rsquo;usage de l&rsquo;\u00e9poque, et comme le rapporte le journal Le Lyc\u00e9e, Jean Saphary est alors d\u00e9cor\u00e9 et nomm\u00e9 \u00e0 Paris. <br>Il est affect\u00e9 dans la chaire de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon [Condorcet] [1827]. <br>Jean Saphary est remplac\u00e9 au coll\u00e8ge royal de Nancy par Adolphe F\u00e9lix Gatien-Arnoult [1800-1886], lui aussi agr\u00e9g\u00e9 de philosophie dans le premier concours de 1825, en poste comme professeur de philosophie \u00e0 Nancy, de 1825 \u00e0 1830, puis nomm\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Toulouse.<\/p>\n<p>1827. LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE AU COLL\u00c8GE ROYAL BOURBON.<br>Jean Saphary est nomm\u00e9 \u00e0 Paris, en 1827, au coll\u00e8ge royal de Bourbon [aujourd&rsquo;hui Condorcet], l&rsquo;un des cinq coll\u00e8ges royaux de la capitale. Dans l&rsquo;ordre canonique : Louis-le-Grand, 123 rue Saint Jacques ; Henri-IV, \u00e9tabli dans l&rsquo;ancienne maison de Sainte Genev\u00e8ve ; Charlemagne, rue Saint Antoine, dans la maison des Grands J\u00e9suites ; Bourbon [Condorcet], dans le b\u00e2timent des Capucins de la Chauss\u00e9e d&rsquo;Antin ; Saint-Louis, rue de la Harpe, \u00e0 l&rsquo;ancien coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt. Auxquels il convient d&rsquo;ajouter les deux \u00e9tablissements de plein exercice : coll\u00e8ge Stanislas, 34 rue Notre Dame des Champs, dans l&rsquo;ancien H\u00f4tel Fleury ; Sainte-Barbe, au 34 rue des Postes.<br>L&rsquo;enseignement de la philosophie du coll\u00e8ge royal de Bourbon \u00e9tait assur\u00e9e par Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], Philibert* Damiron [1794-1862] et Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842].<\/p>\n<p>Jean Saphary est nomm\u00e9 en remplacement de Philibert Damiron, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [1813], r\u00e9gent de seconde au coll\u00e8ge de Falaise [1816-1817], docteur \u00e8s-lettres [Paris, 5 ao\u00fbt 1816], r\u00e9gent de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge de P\u00e9rigueux [1817-1818], r\u00e9gent de philosophie au coll\u00e8ge d&rsquo;Angers [1818-1821].<br>Nomm\u00e9, \u00e0 Paris, comme professeur suppl\u00e9ant de philosophie [1821], est agr\u00e9g\u00e9 suppl\u00e9ant de philosophie au coll\u00e8ge Bourbon [1826-1827]. <br>En 1827, est nomm\u00e9 comme agr\u00e9g\u00e9 suppl\u00e9ant de philosophie au coll\u00e8ge Charlemagne [1827-1830]. Ainsi le poste de Philibert Damiron au coll\u00e8ge Bourbon est-il lib\u00e9r\u00e9 et peut accueillir Jean Saphary.<\/p>\n<p>Un autre professeur de philosophie est indiqu\u00e9 au coll\u00e8ge Bourbon. Il s&rsquo;agit de Th\u00e9odore Jouffroy, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale [1813], docteur \u00e8s-lettres [Paris, 12 ao\u00fbt 1816], est seulement &lt;agr\u00e9g\u00e9&gt; \u00e0 la chaire de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon depuis 1817, dont le titulaire est Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac. L&rsquo;Almanach royal l&rsquo;indique encore comme enseignant au coll\u00e8ge de&nbsp; Bourbon en 1826, mais il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y assure aucun enseignement depuis qu&rsquo;il a perdu son poste de ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale, \u00e0 la suite de la fermeture de l&rsquo;\u00c9cole, le 6 septembre 1822, par ordonnance royale supprimant l\u2019\u00c9cole normale, ordonnance contresign\u00e9e par Jacques, comte de Corbi\u00e8re, [1766-1853], ministre secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat au d\u00e9partement de l\u2019Int\u00e9rieur, dans le minist\u00e8re Vill\u00e8le, alors que Mgr. Denis Frayssinous [1765-1841] est Grand-Ma\u00eetre de l\u2019Universit\u00e9, depuis le 1er juin 1822. <br>Et en janvier 1829, Th\u00e9odore Jouffroy obtiendra la suppl\u00e9ance de la chaire d\u2019Histoire de la philosophie ancienne, dont le titulaire est Charles Millon[1754-1839], en remplacement de Jean-Baptiste Maugras [1762-1830] brutalement suspendu de son enseignement. &nbsp;<\/p>\n<p>Le professeur de philosophie en titre au coll\u00e8ge Bourbon est Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac. Bachelier en th\u00e9ologie et docteur \u00e8s-lettres, Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac a \u00e9t\u00e9 ma\u00eetre de conf\u00e9rences en philosophie au S\u00e9minaire de Saint-Sulpice du 1er octobre [1786-1789], puis r\u00e9gent de philosophie au coll\u00e8ge de Montauban [1810-1811].<br>En 1811, Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac est nomm\u00e9 \u00e0 Paris, comme professeur titulaire de la chaire de philosophie du coll\u00e8ge royal de Bourbon [Condorcet]. Il gardera cette fonction jusqu&rsquo;en 1830.<br>Mais Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac, en 1824, devient le suppl\u00e9ant de Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837] professeur titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, et restera suppl\u00e9ant de Laromigui\u00e8re jusqu&rsquo;en 1829. Apr\u00e8s quoi, Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac sera nomm\u00e9, en 1830, Inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Paris [1830-1845], poste qu&rsquo;il occupera jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s le&nbsp; 22 juillet 1845, \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Aussi Jean Saphary a-t&rsquo;il toute sa place comme enseignant de philosophie au coll\u00e8ge Bourbon. <\/p>\n<p>1827. LES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DES COLL\u00c8GES ROYAUX<br>Ainsi Jean Saphary rejoint-il la cohorte des professeurs de philosophie de la capitale : Jean Baptiste Maugras [1762-1830], puis Georges Ozaneaux [1795-1852] pour le coll\u00e8ge Louis-le-Grand ; Georges Gabriel Mauger [1774- ], pour le coll\u00e8ge Henri-IV ; Vertueux Bousson [1796- ], pour le coll\u00e8ge Charlemagne ; Jean Jacques S\u00e9verin de Cardaillac [1766-1845], pour le coll\u00e8ge Bourbon [Condorcet] ; Aristide Valette [1794-signal\u00e9 en 1857], pour le coll\u00e8ge de Saint-Louis ; Michelle, pour le coll\u00e8ge Stanislas ; Marie Nicolas Bouillet [1816-1880], pour le coll\u00e8ge Sainte-Barbe. <\/p>\n<p>LES TROIS CHAIRES DE PHILOSOPHIE DE LA FACULT\u00c9 DES LETTRES DE PARIS.<br>Jean Saphary, alors qu&rsquo;il est professeur \u00e0 Nancy, travaille \u00e0 r\u00e9sumer les Le\u00e7ons de Pierre Laromigui\u00e8re [1756-1837], comme base de ses le\u00e7ons \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge. <br>Les Le\u00e7ons de Laromigui\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es initialement en 2 volumes, en 1815-1818, alors que ce dernier est le premier titulaire de la chaire de Philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris, du 19 septembre 1809 au 12 ao\u00fbt 1837, date de son d\u00e9c\u00e8s.<br>Cette chaire de Philosophie, est selon l&rsquo;ordre habituel, la seconde des trois chaires de philosophie&nbsp; cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Paris, entre 1809 et 1814. <\/p>\n<p>La premi\u00e8re des chaires est celle intitul\u00e9e &lt; Philosophie et opinion des philosophes &gt;, puis peu de temps apr\u00e8s &lt; Histoire de la philosophie &gt;, de 1810 \u00e0 1814, et enfin &lt; Histoire de la philosophie moderne &gt;, de 1814 \u00e0 1852.&nbsp; Elle a pour premier titulaire Emmanuel Pastoret* [1755*-1840], qui est en m\u00eame temps doyen de la Facult\u00e9 [6 mai 1809-d\u00e9cembre 1809], mais qui n&rsquo;assurera aucun enseignement. *Charles Millon [1754-1839] sera son adjoint en 1809. &nbsp;<\/p>\n<p>La seconde est celle intitul\u00e9e &lt; Philosophie &gt;. Pierre Laromigui\u00e8re en est le premier titulaire, du 19 septembre 1809 au 12 ao\u00fbt 1837 <\/p>\n<p>La troisi\u00e8me est celle intitul\u00e9e &lt; Histoire de la philosophie ancienne &gt;, cr\u00e9\u00e9e en mai 1814 avec Charles Millon* [1754-1839] comme premier titulaire.<\/p>\n<p>1815-1818. LES LE\u00c7ONS DE PHILOSOPHIE DE LAROMIGUI\u00c8RE.<br>En 1793, Pierre Laromigui\u00e8re avait fait para\u00eetre, sans nom d&rsquo;auteur : Projet d&rsquo;\u00e9l\u00e9mens de m\u00e9taphysique [Toulouse. In-8, [2]-61+ p., 1793]. Il \u00e9tait alors, depuis 1784, professeur de philosophie \u00e0 Toulouse, au coll\u00e8ge de l&rsquo;Esquile, avant de suivre, \u00e0 Paris, les cours de la toute nouvelle \u00c9cole normale [janvier-mai 1795] et d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 professeur d&rsquo;\u00c9cole centrale \u00e0 Paris, puis \u00e9lu membre associ\u00e9 de l&rsquo;Institut [22 mars 1796].<\/p>\n<p>En 1815, Pierre Laromigui\u00e8re, publie, en les signant : Le\u00e7ons de philosophie, ou Essai sur Facult\u00e9s de l&rsquo;\u00e2me [Paris : Brunot-Labb\u00e9. In-8, 1815]. <br>Trois ans plus tard, en 1818, paraissent, comme deuxi\u00e8me tome : Le\u00e7ons de philosophie, ou Essai sur Facult\u00e9s de l&rsquo;\u00e2me. De l&rsquo;entendement consid\u00e9r\u00e9 dans ses effets [Paris : Brunot-Labb\u00e9. In-8, 461&nbsp; p., 1818].<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es qui suivent de nombreuses r\u00e9\u00e9ditions vont avoir lieu, qui t\u00e9moignent de la notori\u00e9t\u00e9 et de l&rsquo;influence de Pierre Laromigui\u00e8re.<\/p>\n<p>En effet, les Le\u00e7ons de philosophie, ou Essai sur Facult\u00e9s de l&rsquo;\u00e2me, dont la premi\u00e8re \u00e9dition est parue en 1815, sont r\u00e9\u00e9dit\u00e9es : <br>1820 : comme deuxi\u00e8me \u00e9dition en 1820 [Paris : Brunot-Labb\u00e9. In-8, 447+483 [1] feuille d&rsquo;errata. 1820] ; <br>1823 : comme troisi\u00e8me \u00e9dition en deux volumes, revue par l&rsquo;auteur, en 1823, sous le titre Les Le\u00e7ons de philosophie sur les principes de l&rsquo;intelligence, ou sur les causes et sur les origines des id\u00e9es [Paris : Brunot-Labb\u00e9. Deux volumes in-8. 431+461 pp.,1823].<br>1826 :&nbsp; comme quatri\u00e8me \u00e9dition en trois volumes, revue par l&rsquo;auteur,&nbsp; sous le titre Les Le\u00e7ons de philosophie sur les principes de l&rsquo;intelligence, ou sur les causes et sur les origines des id\u00e9es [Paris : Brunot-Labb\u00e9. Trois volumes in-8, 371+293+282 pp., 1826].<br>1833 : comme cinqui\u00e8me \u00e9dition en deux volumes, revue par l&rsquo;auteur, en 1833, sous le titre : Les Le\u00e7ons de philosophie sur les principes de l&rsquo;intelligence, ou sur les causes et sur les origines des id\u00e9es [Paris : Brunot-Labb\u00e9. In-8, III-435+487 pp., 1833].<\/p>\n<p>A partir de 1844, soit sept ans apr\u00e8s la mort de Laromigui\u00e8re, para\u00eet une \u00e9dition posthume publi\u00e9e par le m\u00e9decin [Raymond Louis] Auguste Bessi\u00e8res, petit-neveu de Laromigui\u00e8re [Paris : H. Fournier. 1844] ; r\u00e9\u00e9dit\u00e9e en 1858 [Paris : L. Hachette, 1858].<\/p>\n<p>1827. ESSAI D&rsquo;UNE M\u00c9TAPHYSIQUE DANS LE PLAN DE LAROMIGUI\u00c8RE.<br>Jean Saphary travaille \u00e0 r\u00e9sumer les Le\u00e7ons de Laromigui\u00e8re, comme base de ses le\u00e7ons \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge.<br>Son \u00e9tude para\u00eet en 1827 sous le titre : Essai analytique d&rsquo;une m\u00e9taphysique qui comprendrait les principes, la formation, la certitude de nos connaissances dans le plan de M. Laromigui\u00e8re, dont on a r\u00e9sum\u00e9 les Le\u00e7ons [Paris : Brunot-Labb\u00e9. In-8, 126 p., 1827]. &nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Laromigui\u00e8re. Fran\u00e7ois Picavet, dans son livre sur l&rsquo;Id\u00e9ologie signale : \u00ab L&rsquo;ouvrage comprend trois parties qui traitent du principe de nos connaissances, de leur formation, de leur certitude. L&rsquo;\u00e9loge du ma\u00eetre se retrouve \u00e0 toutes les pages : profondeur, lumi\u00e8re, noblesse, v\u00e9rit\u00e9 appartiennent, selon Saphary, au m\u00e9taphysicien qui repr\u00e9sente Platon, Descartes, Malebranche, Condillac. [&#8230;] Adversaire du mat\u00e9rialisme et de l&rsquo;ath\u00e9isme, il cite Tertullien et de Bonald, Bossuet et Frayssinous, Reid et Dugald Stewart, appr\u00e9cie assez exactement, ce qui est rare \u00e0 cette \u00e9poque, Kant qui insiste sur l&rsquo;existence de Dieu et l&rsquo;immortalit\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me, mais en fait l&rsquo;objet de la croyance et non de la connaissance et du savoir \u00bb].<\/p>\n<p>1843. SAPHARY LAUR\u00c9AT DU CONCOURS SUR LAROMIGUI\u00c8RE.<br>En 1841, \u00e0 l&rsquo;initiative de Fran\u00e7ois de Chabrier [1789-1871], est cr\u00e9\u00e9 un concours en faveur d&rsquo;un M\u00e9moire qui appr\u00e9cierait le mieux les Le\u00e7ons de philosophie de Laromigui\u00e8re. <br>La commission de ce concours est pr\u00e9sid\u00e9e par Th\u00e9odore Jouffroy [1796-1842], et compos\u00e9e initialement de Jean Jacques S\u00e9verin* de Cardaillac, inspecteur de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Paris [1830-1845] ; Philibert* Damiron [1794-1862], professeur adjoint de philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de Paris ; \u00c9tienne Vacherot [1809-1897], directeur des \u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale et Adolphe Garnier [1801-1864], professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal Henri IV. <br>Le concours est prorog\u00e9 jusqu&rsquo;au lundi 1er mai 1843. <br>Jean Saphary est le laur\u00e9at. Il publiera le texte de son m\u00e9moire en annexe de son ouvrage sur l&rsquo;\u00c9cole \u00e9clectique qui para\u00eetra en 1844.<br>&nbsp;<br>SAPHARY CONTRE L&rsquo;\u00c9CLECTISME DE VICTOR COUSIN.<br>Il s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;\u00e9clectisme de Victor Cousin qui, \u00e0 marches forc\u00e9es, se substitue \u00e0 l&rsquo;enseignement universitaire traditionnel. Aussi fait-il partie, avec Aristide Valette [1794-mentionn\u00e9 en 1857], professeur de philosophie au coll\u00e8ge Saint-Louis, et Alexandre* [Edme] Gibon [1798*-1871], [lui aussi futur professeur de philosophie \u00e0 Saint-Louis] de ce groupe d&rsquo;universitaires plaidant devant la Commission de l&rsquo;instruction publique \u00ab la cause de l&rsquo;enseignement de la philosophie compromise par la personnification de cet enseignement en un seul homme, et par l&rsquo;identification de toutes les doctrines en une seule doctrine qui, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, a fait \u00e9clater des orages sur l&rsquo;Universit\u00e9 dont on se fait aujourd&rsquo;hui les paratonnerres \u00bb [texte envoy\u00e9 au directeur de la Revue de Paris, 13 juillet 1844]. <br>Cette d\u00e9marche est \u00e0 la source d&rsquo;une pol\u00e9mique engag\u00e9e par la Revue de Paris, aupr\u00e8s de laquelle les trois enseignants obtiennent, non sans difficult\u00e9, un droit de r\u00e9ponse. <\/p>\n<p>1844. L&rsquo;\u00c9COLE \u00c9CLECTIQUE ET L&rsquo;\u00c9COLE FRAN\u00c7AISE. <br>Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la mort de Pierre Laromigui\u00e8re [12 ao\u00fbt 1837] Saphary fait para\u00eetre : L&rsquo;\u00c9cole \u00e9clectique et l&rsquo;\u00e9cole fran\u00e7aise, par M. Saphary, professeur de philosophie au coll\u00e8ge royal de Bourbon [Paris : Joubert, libraire-\u00e9diteur. Rue des Gr\u00e8s, 14. In-8, XXII-253 p. 1844]. <br>Une deuxi\u00e8me partie, comprise dans la pagination, a pour titre Concours pour le prix sur les le\u00e7ons de philosophie de Laromigui\u00e8re. Contient le rapport du mardi 24 mai 1842 de Joseph Marie de G\u00e9rando ; ainsi que [le concours ayant \u00e9t\u00e9 prorog\u00e9 jusqu\u2019au lundi 1er mai 1843, le rapport&nbsp; du samedi 19 ao\u00fbt 1843, de Fran\u00e7ois Xavier Joseph Droz [1773-1850], membre de l\u2019Institut. <\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9pigraphe, emprunt\u00e9e au po\u00e8te latin Horace, d\u00e9clare : Multa renascentur, quae jam cecidere, cadentque quae nunc sunt in honore. [Bien des choses rena\u00eetront qui sont d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9es et tomberont qui sont maintenant en honneur]. D\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire de Laromigui\u00e8re \u00a0\u00bb son illustre ma\u00eetre et v\u00e9ritable ami \u00a0\u00bb \u00ab l&rsquo;ouvrage, fort bien compos\u00e9, clairement \u00e9crit, avait pour objet de montrer que le clerg\u00e9 s\u00e9par\u00e9 des j\u00e9suites, et l&rsquo;Universit\u00e9, s\u00e9par\u00e9e des \u00e9clectiques, pouvaient former une alliance heureuse \u00bb [Fran\u00e7ois Picavet]. <\/p>\n<p>Dans la Pr\u00e9face, Saphary combat Victor Cousin et l&rsquo;\u00e9clectisme [qu&rsquo;il d\u00e9nonce comme un panth\u00e9isme]. Il caract\u00e9rise l&rsquo;\u00e9cole \u00e9clectique : l&rsquo;\u00e9clectisme n&rsquo;a pas encore fait son \u0153uvre, il disloque les sciences et n&rsquo;a pas de m\u00e9thode, il a voulu rendre suspecte la philosophie de Condillac et de ses disciples, en les fl\u00e9trissant par des noms barbares et odieux, et n&rsquo;a pas su rester \u00e0 la fois ind\u00e9pendant et respectueux devant la r\u00e9v\u00e9lation ; mais il n&rsquo;est qu&rsquo;une puissance officielle, une philosophie d&rsquo;\u00c9tat qui parodie la religion d&rsquo;\u00c9tat. [cit\u00e9 par Fran\u00e7ois Picavet]. <\/p>\n<p>Dans la partie consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole fran\u00e7aise, il d\u00e9fend Condillac et fait l&rsquo;apologie de Pierre Laromigui\u00e8re contre Maine de Biran et Victor Cousin. C&rsquo;est la reprise du texte du m\u00e9moire couronn\u00e9 [en 1843] par l&rsquo;Universit\u00e9 et le Minist\u00e8re de l&rsquo;Instruction publique.<\/p>\n<p>1846. CANDIDAT AUX \u00c9LECTIONS L\u00c9GISLATIVES.<br>Sous les auspices du National, que dirige son ami Armand Marrast [1801-1852], Jean Saphary se pr\u00e9sente aux \u00e9lections l\u00e9gislatives du samedi 1er ao\u00fbt 1846 \u00ab comme l&rsquo;adversaire du communisme et le d\u00e9fenseur de l&rsquo;agriculture \u00bb. [cit\u00e9 par Fran\u00e7ois Picavet]. Mais pourtant il \u00e9choue \u00e0 ces \u00e9lections, qui donneront la majorit\u00e9 absolue au centre conservateur au pouvoir : les candidats sont Bonnefous [290 voix], Murat-Sistri\u00e8res [150 voix], Saphary [92 voix]. <\/p>\n<p>1854. RETRAITE \u00c0 VIC-SUR-C\u00c8RE.<br>Jean Saphary prend sa retraite en 1854. Il s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 Vic-sur-C\u00e8re, o\u00f9 il meurt une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, en 1865.<\/p>\n<p>SOURCE.<br>Fran\u00e7ois Picavet. Les Id\u00e9ologues. Essai sur l&rsquo;histoire des id\u00e9es et des th\u00e9ories scientifiques, philosophiques, religieuses, etc. en France depuis 1789. [Paris : F\u00e9lix Alcan. In-8, 628 p., 1891]. <\/p>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Agr&eacute;gation de philosophie en 1825. 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