{"id":236,"date":"2013-01-30T22:17:14","date_gmt":"2013-01-30T22:17:14","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-01-30T22:17:14","modified_gmt":"2013-01-30T22:17:14","slug":"Renaud-Pierre-1748-1829-inspecteur-de-l-academie-de-Dijon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/Renaud-Pierre-1748-1829-inspecteur-de-l-academie-de-Dijon.html","title":{"rendered":"Renaud, Pierre (1748-1829), inspecteur de l&rsquo;acad\u00e9mie de Dijon"},"content":{"rendered":"<em>Math&eacute;maticien de formation, Pierre Renaud fait partie de la  quarantaine des premiers inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie, nomm&eacute;s &agrave; chaque fois  par deux, en 1808, comme collaborateurs des recteurs d&#39;acad&eacute;mie,  nouvellement cr&eacute;&eacute;s.Sa carri&egrave;re suit celle de Pierre Jacotot [1756-1821],  professeur, proviseur et recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Dijon.<\/em><!--more-->Pierre Renaud [1748-1829]. N&eacute; le 23 juillet 1748, &agrave; Dijon [Bourgogne]&nbsp;; mort le 10 avril 1829, &agrave; Dijon [C&ocirc;te d&#39;Or].<br \/>&nbsp;<br \/>&Eacute;tudes au coll&egrave;ge de Dijon, o&ugrave; il a comme professeur de math&eacute;matiques l&#39;abb&eacute;&nbsp; Henri Jurin [orthographi&eacute; &eacute;galement Jurain], ancien professeur de math&eacute;matiques &agrave; Reims. <br \/><br \/>1773. PROFESSEUR DE MATH&Eacute;MATIQUES AU COLL&Egrave;GE DE DIJON.<br \/><br \/>Pierre Renaud d&#39;abord suppl&eacute;ant, succ&egrave;de &agrave; l&#39;abb&eacute; Jurin, comme professeur de math&eacute;matiques au coll&egrave;ge de Dijon. <br \/>Il reste en poste&nbsp; jusqu&#39;&agrave; la fermeture du coll&egrave;ge, supprim&eacute; &agrave; la suite de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. <br \/><br \/>1778. MEMBRE DE L&#39;ACAD&Eacute;MIE DE DIJON.<br \/><br \/>Le 16 juillet 1778, Pierre Renaud est &eacute;lu membre r&eacute;sidant de l&#39;Acad&eacute;mie des Sciences, arts et belles-lettres de Dijon.<br \/>Il y communique un M&eacute;moire sur la forme que l&#39;on peut donner aux ondes pour &eacute;lever des poids le long d&#39;une courbe quelconque.<br \/><br \/>1795. PROFESSEUR &Agrave; L&#39;&Eacute;COLE CENTRALE DE LA C&Ocirc;TE-D&#39;OR.<br \/><br \/>Le 22 mai 1795, Pierre Renaud est nomm&eacute; professeur de math&eacute;matiques &agrave; l&#39;&Eacute;cole centrale de la C&ocirc;te-d&#39;Or, &eacute;tablie &agrave; Dijon, chef-lieu du d&eacute;partement.<br \/>&nbsp;<br \/>On sait que les &Eacute;coles centrales ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es par le d&eacute;cret du 25 f&eacute;vrier 1795, modifi&eacute; ensuite par le titre II de la loi Daunou du 25 octobre 1795 [3 brumaire an IV]. <br \/><br \/>Elles sont au nombre d&#39;une soixantaine en 1797, pour atteindre [ramen&eacute;s dans les limites territoriales de la R&eacute;volution] quatre-vingt cinq villes en 1802.<br \/><br \/>L&#39;enseignement, dans les &Eacute;cole centrales, est divis&eacute; en trois sections&nbsp;; la premi&egrave;re s&#39;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de douze ans [dessin, histoire naturelle, langues anciennes]&nbsp;; la seconde s&#39;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de quatorze ans&nbsp;[math&eacute;matiques, physique, chimie] ; la troisi&egrave;me&nbsp; s&#39;adressant &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de seize ans [grammaire g&eacute;n&eacute;rale, belles-lettres,&nbsp; histoire, l&eacute;gislation]. Ainsi, Pierre Renaud, comme professeur de math&eacute;matiques, enseigne-t&#39;il &agrave; des &eacute;l&egrave;ves de 14-16 ans. <br \/><br \/>Il a pour coll&egrave;gues Pierre Jacotot [1756-1821] pour la physique&nbsp;; Jacques Nicolas Vallot [1771-1860], m&eacute;decin, pour l&#39;histoire naturelle.<br \/><br \/>Il reste en fonction un peu plus de cinq ans, tout le temps de fonctionnement des &Eacute;coles centrales, jusqu&#39;&agrave; leur fermeture impos&eacute;e par la cr&eacute;ation des lyc&eacute;es, cr&eacute;&eacute;s par la loi g&eacute;n&eacute;rale sur l&#39;Instruction publique du 1er mai 1802 [11 flor&eacute;al an X] .<br \/><br \/>1803. CENSEUR DES &Eacute;TUDES AU LYC&Eacute;E DE DIJON.<br \/><br \/>C&#39;est un arr&ecirc;t&eacute; du 6 mai 1803 [16 flor&eacute;al an XI] qui annonce la cr&eacute;ation d&#39;un lyc&eacute;e &agrave; Dijon.<br \/><br \/>&Agrave; partir du 20 mai 1803, jusqu&#39;au 23 mai 1809, Pierre Renaud est censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e de Dijon, install&eacute; d&#39;abord dans les locaux de l&#39;ancien coll&egrave;ge Godran, puis dans la rue Saint-Philibert, qui devient rue du Lyc&eacute;e [aujourd&#39;hui rue Condorcet]. <br \/><br \/>Il est censeur aupr&egrave;s de Pierre Jacotot [1756-1821], qui y est Proviseur.<br \/>Il y reste six ans jusqu&#39;&agrave; la cr&eacute;ation des rectorats, au moment de la mise en place des acad&eacute;mies, par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808.<br \/><br \/>1808. LA CR&Eacute;ATION DES RECTORATS.<br \/><br \/>En application de la loi du 10 mai 1806 organisant l&#39;Universit&eacute; imp&eacute;riale, les acad&eacute;mies sont cr&eacute;es par le d&eacute;cret imp&eacute;rial du 17 mars 1808. L&#39;Universit&eacute; est compos&eacute;e d&#39;autant d&#39;acad&eacute;mies qu&#39;il y a de Cours d&#39;Appel. En m&ecirc;me temps sont nomm&eacute;s les recteurs&nbsp;: Le recteur a sous sa d&eacute;pendance les fonctions d&rsquo;administration et d&rsquo;enseignement. Il contr&ocirc;le la gestion financi&egrave;re des &eacute;tablissements&nbsp;; il veille &agrave; la moralit&eacute; et &agrave; la discipline. Avec l&rsquo;aide de deux inspecteurs d&rsquo;Acad&eacute;mie, il pr&eacute;side le conseil d&rsquo;Universit&eacute;.<br \/><br \/>Une premi&egrave;re vague de nominations est effectu&eacute;e, par le d&eacute;cret du 10 mars 1809,&nbsp; qui nomme une dizaine de recteurs&nbsp;: Andr&eacute; Alexandre d&rsquo;Eymar, pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Aix&nbsp;; Cl&eacute;ment Joseph Duquesnoy, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Metz&nbsp;; l&rsquo;abb&eacute; Dominique Eli&ccedil;agaray, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Pau&nbsp;; Pierre Jacotot, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Dijon ; Jacques Beno&icirc;t Pal, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Grenoble&nbsp;;&nbsp; Pierre Chaudru de Raynal, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Bourges&nbsp;; Jean Luc Ferry de Saint Constant [alias Giovani Ferri], pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Angers ; Vacher de Tournemine, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Clermont&nbsp;; etc.<br \/><br \/>Louis de Fontanes, Grand-Ma&icirc;tre de l&rsquo;Universit&eacute;, proc&egrave;de le 24 ao&ucirc;t 1809 &agrave; une seconde vague de nominations, portant sur quinze recteurs, et d&eacute;signant Pierre Robert Alexandre, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Caen&nbsp;; l&#39;abb&eacute; &Eacute;loy Bellissens, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Poitiers&nbsp;; Louis Nomp&egrave;re de Champagny, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Lyon&nbsp;; l&#39;abb&eacute; Edm&eacute; Georges de Champeaux, pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Orl&eacute;ans&nbsp;; Charles Louis Dumas, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Montpellier&nbsp;; Louis Urbain de Maussion, pour l&rsquo;acad&eacute;mie d&rsquo;Amiens&nbsp;; Jean Jacques Ordinaire, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Besan&ccedil;on&nbsp;; Nicolas R&eacute;my Paulin, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Cahors&nbsp;; Paul Victor de S&egrave;ze, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Bordeaux&nbsp;; Andr&eacute; Taranget, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de Douai&nbsp;; l&#39;abb&eacute; Pierre T&eacute;denat, pour l&rsquo;acad&eacute;mie de N&icirc;mes&nbsp;; etc.<br \/><br \/>D&#39;autres nominations s&#39;&eacute;chelonneront encore sur quelques mois.<br \/><br \/>1808. LE RECTORAT DE DIJON.<br \/>L&#39;arrondissement de cette acad&eacute;mie, cr&eacute;&eacute;e en 1808, s&#39;&eacute;tend sur les d&eacute;partements suivants : C&ocirc;te-d&#39;Or ; Haute-Marne ; Sa&ocirc;ne-et-Loire.<br \/>Le chef-lieu est situ&eacute; &agrave; Dijon, d&eacute;partement de la c&ocirc;te-d&rsquo;Or.<br \/>Le premier recteur est Pierre Jacotot [1756-1821], en m&ecirc;me temps proviseur du lyc&eacute;e de Dijon, nomm&eacute;, avec dix autres recteurs, par le d&eacute;cret du 10 mars 1809.<br \/><br \/>Le recteur, comme le pr&eacute;voient les textes, est assist&eacute; par deux inspecteurs. Ceux-ci sont, pour l&#39;acad&eacute;mie de Dijon&nbsp;: Pierre Renaud et Brun, ex-oratorien et ancien proviseur du lyc&eacute;e de Li&egrave;ge [alors sous la domination fran&ccedil;aise]. <br \/>Le secr&eacute;taire est Cl&eacute;ment du Metz. <br \/><br \/>1808-1829. INSPECTEUR &Agrave; L&rsquo;ACAD&Eacute;MIE DE DIJON.<br \/>Pierre Renaud, censeur des &eacute;tudes au lyc&eacute;e de Dijon, aupr&egrave;s de Pierre Jacotot, proviseur du lyc&eacute;e de Dijon, le suit &agrave; l&rsquo;acad&eacute;mie de Dijon. Il y est inspecteur d&rsquo;acad&eacute;mie, en m&ecirc;me temps que Brun, ancien proviseur du coll&egrave;ge de Li&egrave;ge.<br \/><br \/>Pierre Renaud est maintenu comme inspecteur, quand Pierre Jacotot, apr&egrave;s le 2 septembre 1815, est remplac&eacute;, pour des raisons politiques, par Nicolas Berthot, ou Berthod, ou encore Berthaut [1776-1850], aux convictions royalistes affirm&eacute;es, professeur de math&eacute;matique appliqu&eacute;es &agrave; la Facult&eacute; des Sciences de Dijon [1809-1815], nomm&eacute; recteur de l&rsquo;acad&eacute;mie de Dijon. <br \/><br \/>Il restera en poste jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;c&egrave;s en fonction le 10 avril 1829. Pierre Renaud est alors remplac&eacute; par Louis Camaret [1795-1860], ancien proviseur du coll&egrave;ge royal de Reims [1827-1828], futur proviseur du coll&egrave;ge royal de La Roche-sur-Yon [septembre 1838-septembre 1839], futur recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Douai [1842-1846 et 1849-1852].<br \/>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Math&eacute;maticien de formation, Pierre Renaud fait partie de la  quarantaine des premiers inspecteurs d&#39;acad&eacute;mie, nomm&eacute;s &agrave; chaque fois  par deux, en 1808, comme collaborateurs des recteurs d&#39;acad&eacute;mie,  nouvellement cr&eacute;&eacute;s.Sa carri&egrave;re suit celle de Pierre Jacotot [1756-1821],  professeur, proviseur et recteur de l&#39;acad&eacute;mie de Dijon.<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-236","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=236"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/236\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=236"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=236"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=236"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}