{"id":2337,"date":"2025-01-10T19:42:05","date_gmt":"2025-01-10T18:42:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/?p=2337"},"modified":"2025-01-10T19:55:07","modified_gmt":"2025-01-10T18:55:07","slug":"lemonnier-guillaume-antoine-1721-1797-un-lettre-a-lancienne-honore-par-la-revolution","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/histoire\/lemonnier-guillaume-antoine-1721-1797-un-lettre-a-lancienne-honore-par-la-revolution.html","title":{"rendered":"Lemonnier, Guillaume Antoine (1721-1797), un lettr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ancienne, honor\u00e9 par la R\u00e9volution"},"content":{"rendered":"\n<p>Lemonnier n&rsquo;est pas un abb\u00e9 de Cour, mais un cur\u00e9 f\u00e9ru de grec et de latin, un amoureux du genre humain, un familier de Diderot et des Encyclop\u00e9distes, fr\u00e9quentant litt\u00e9rateurs, peintres et artistes qui ont encore aujourd&rsquo;hui un renom.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Guillaume Antoine Lemonnier [1721-1797]. Autre forme du nom : Le Monnier. C&rsquo;est la forme employ\u00e9e de son temps.<br>N\u00e9 en 1721, \u00e0 Saint-Sauveur-le-Vicomte [aujourd&rsquo;hui d\u00e9partement de la Manche] ; mort le 15 germinal an V [4 avril 1797], \u00e0 Paris [Seine].<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"240\" height=\"285\" src=\"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/LEMONNIER.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2340\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>\u00c9tudes au coll\u00e8ge de Coutances [dioc\u00e8se de Coutances, g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Caen. Aujourd&rsquo;hui d\u00e9partement de la Manche] ; puis \u00e0 Paris, au coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt [sur l&#8217;emplacement de l&rsquo;actuel lyc\u00e9e Saint-Louis], qui accueille traditionnellement des enfants de la noblesse de robe, et de la haute-bougeoisie, ainsi que des \u00e9l\u00e8ves boursiers normands.<br>Le coll\u00e8ge d&rsquo;Harcourt est l&rsquo;un des dix coll\u00e8ges parisiens de plein exercice de l&rsquo;Universit\u00e9 de Paris, c&rsquo;est \u00e0 dire assurant toutes les classes, \u00e0 savoir : Louis-le-Grand ; Coll\u00e8ge du Cardinal Lemoine, des Grassins, d\u2019Harcourt, de La Marche, Lisieux, Montaigu, Navarre, du Plessis, des Quatre-Nations.&nbsp;<br>D\u00e8s la fin de ses \u00e9tudes, Guillaume Antoine Lemonnier y enseigne les auteurs grecs et latins \u00e0 quelques \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n\n\n\n<p>1743<br>CHAPELAIN \u00c0 PARIS DE LA SAINTE-CHAPELLE.<br>En 1743, chapelain &lt; perp\u00e9tuel &gt; de la Sainte-Chapelle [autrement dit, l&rsquo;un des cinq sous-chapelains], o\u00f9, en 1747, en tant que l&rsquo;un des directeurs de la musique, il enseigne tout \u00e0 la fois le latin et le plain-chant aux enfants de choeur. Il garde cette fonction pendant de nombreuses ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1748 devient cur\u00e9 de Montmartin-en-Graignes, en Normandie, non loin de Saint-L\u00f4.<br>Ce qui lui rapporte un b\u00e9n\u00e9fice estim\u00e9 \u00e0 plus de douze mille livres par an.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis est nomm\u00e9 aum\u00f4nier des Gardes du Corps de Monseigneur le Comte d&rsquo;Artois [fr\u00e8re du roi Louis XVI, futur Charles X].<\/p>\n\n\n\n<p>1765<br>FR\u00c9QUENTATION DE DENIS DIDEROT ET DES ENCYCLOP\u00c9DISTES.<br>Autour de 1765, se lie amicalement \u00e0 Denis Diderot, rencontr\u00e9 chez les soeurs Volland [Sophie et Marie Jeanne \u00c9lisabeth]. Diderot relie les manusrits et corrige les \u00e9preuves avant leur publication, aide \u00e0 la recherche des \u00e9diteurs pour les traductions de T\u00e9rence et de Perse.<\/p>\n\n\n\n<p>Traducteur, auteur de th\u00e9\u00e2tre, \u00e9crivain, fr\u00e9quentant le milieu des Encyclop\u00e9distes, l&rsquo;abb\u00e9 Guillaume Antoine Lemonnier, comme l&rsquo;indique l&rsquo;historien d&rsquo;art irlandais Neil Jeffares dans sa notice sur Mme Roslin [The Dictionary of pastellists before 1800] est proche de nombreux artistes et d&rsquo;\u00e9crivains, hommes et femmes de son temps : Cochin, Greuze, Gr\u00e9try, Sedaine, Moreau le jeune, \u00c9lie de Beaumont, l&rsquo;abb\u00e9 Raynal, Sophie Arnould.<\/p>\n\n\n\n<p>Melchior Grimm [1723-1807], en 1771, dans sa Correspondance litt\u00e9raire le d\u00e9crit ainsi : \u00ab L&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier est un auteur original, ayant dans son caract\u00e8re un assemblage rare de na\u00efvet\u00e9, de rusticit\u00e9, de causticit\u00e9, de bonhomie et de finesse.<br>il est Normand, et il a une place dans le chapitre de la Sainte-Chapelle. Il ne se pique ni de bon ton, ni de belles mani\u00e8res, ni d&rsquo;un grand usage du monde ; mais il est gai et bon vivant, ayant bien conserv\u00e9 son accent normand et aimant mieux passer sa vie dans les coteries des artistes que dans le grand monde. Il chante de cette voix nasillarde qu&rsquo;on nomme haute-contre en France \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, Guillaume Antoine Lemonnier, sur pr\u00e8s d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es, participe \u00e0 la vie culturelle fran\u00e7aise, \u00e9crivant ais\u00e9ment de la po\u00e9sie et du th\u00e9\u00e2tre, traduisant au plus juste des textes d&rsquo;auteurs anciens, publiant des fables aimables.<\/p>\n\n\n\n<p>1759<br>DISCOURS D&rsquo;UN N\u00c8GRE MARRON.<br>Discours d&rsquo;un n\u00e8gre marron, qui a \u00e9t\u00e9 repris et qui va subir le dernier supplice.<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme de marron, dans le vocabulaire colonial de l&rsquo;\u00e9poque, s&rsquo;applique \u00e0 un esclave qui s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9, mais qui a \u00e9t\u00e9 repris, et qui sera mis \u00e0 mort.<br>1759 est la date de la premi\u00e8re publication de ce texte de sept pages, paru \u00e0 l&rsquo;origine s.l. ; s.n. et sans nom d&rsquo;auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce texte litt\u00e9raire, qui est une prise de position contre l&rsquo;esclavage, est republi\u00e9 en 1775 par Fr\u00e9ron, dans l&rsquo;Ann\u00e9e litt\u00e9raire [Tome VIII de l&rsquo;ann\u00e9e 1775, pp. 106-116], avec une courte pr\u00e9sentation \u00e9logieuse.<br>Puis republi\u00e9, un peu plus tard, en 1777, puis en 1778, par Guillaume Antoine Lemonnier, comme texte compl\u00e9mentaire [mais sans aucun rapport avec le titre] de la F\u00eate de Bonnes-Gens de Canon et des Rosi\u00e8res de Briquebec.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte est republi\u00e9 en 1790, [pages 50-56] \u00e0 la suite de Le Songe, par N. R. Camus [A Paris : chez Desenne, libraire, au Palais-Royal, et chez tous les marchands de nouveaut\u00e9s. In-8, 56 p., 1790].<\/p>\n\n\n\n<p>1765<br>DIALOGUE SUR LA RAISON HUMAINE.<br>Dialogue sur la raison humaine.<br>[(Paris) : imprimerie de H\u00e9rissant, rue Neuve Notre-Dame, \u00e0 la Croix d&rsquo;or. In-8, 16 p., s. d.].<br>L&rsquo;ouvrage, dialogue en alexandrins, entre Pierre et Jean, est d\u00e9di\u00e9 : A Monsieur, M. de N<strong><em><strong>* de C<\/strong><\/em><\/strong>*. Sign\u00e9 Le Monnier.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6516489p\/f8.item<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le texte, modifi\u00e9 sur les conseils de Denis Diderot, sera repris en 1733, dans Fables, contes et \u00e9p\u00eetres, par M. l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier.<\/p>\n\n\n\n<p>1769<br>UNE LETTRE PARMI D&rsquo;AUTRES DE DIDEROT.<br>\u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1769, Lemonnier est au vert, au ch\u00e2teau de Couterne, pr\u00e8s d\u2019Alen\u00e7on, une lettre de Diderot vient l\u2019y trouver : \u00ab Mon ami, courez bien les champs, soyez sobre, faites de l\u2019exercice, ne pensez \u00e0 quoi que ce soit au monde, pas m\u00eame \u00e0 faire un vers ais\u00e9, quoiqu\u2019il vous en co\u00fbte bien peu de chose pour le faire bon ; je vous le d\u00e9fends, entendez-vous, et si vous revenez avec une pi\u00e8ce de vingt vers en poche, vous nous la<br>lirez, nous l\u2019\u00e9couterons avec plaisir et vous battrons comme pl\u00e2tre. \u00bb (Lettre IV).<\/p>\n\n\n\n<p>Les lettres de Diderot \u00e0 Lemonnier ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es en 1876, dans les Oeuvres compl\u00e8tes de Diderot, sous le titre Lettres \u00e0 l&rsquo;Abb\u00e9 Le Monnier. Texte \u00e9tabli par J. Ass\u00e9zat et M. Tourneux [Paris : Garnier.1876]. \u00c0 savoir seize lettres retrouv\u00e9es, et parfois dat\u00e9es, \u00e9crites entre 1760 et 1779.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Lettres_\u00e0_l\u2019Abb\u00e9_Le_Monnier\/03<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1770<br>PORTRAIT AU PASTEL PAR MADAME ROSLIN.<br>Marie Suzanne Roslin [n\u00e9e Giroust], [1734-1772], l&rsquo;une des treize femmes admises jusqu&rsquo;alors \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de peinture et de sculpture, et c\u00e9l\u00e9br\u00e9e pour ses qualit\u00e9s de coloriste, fait en 1770, au pastel sur papier, le portrait de l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier.<br>Ce dernier est expos\u00e9 au Salon de 1771 [sous le num\u00e9ro 151], en m\u00eame temps qu&rsquo;un Portrait du sculpteur Pigalle, qu&rsquo;elle a ex\u00e9cut\u00e9 pour sa r\u00e9ception \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie.<br>\u2022&nbsp;http:\/\/www.pastellists.com\/essays\/roslins_lemonnier.pdf<\/p>\n\n\n\n<p>Denis Diderot, alors dans sa cinquante-septi\u00e8me ann\u00e9e, et qui depuis 1759 rend compte des Salons qui se tiennent au Salon carr\u00e9 du Louvre, fait l&rsquo;\u00e9loge du portrait de l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier par Madame Roslin, dans son compte rendu du Salon de 1771, le septi\u00e8me Salon dont il rend compte dans la Correspondance litt\u00e9raire, philosophique et critique de son ami Melchior Grimm : \u00ab Notre ami l&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier ; c&rsquo;est sa physionomie, sa simplicit\u00e9, sa rusticit\u00e9, sa vivacit\u00e9, et m\u00eame le reste de son apoplexie \u00e0 la bouche. Tr\u00e8s-vigoureux. Courage, Mme Roslin ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>1771<br>TRADUCTION DES COM\u00c9DIES DE T\u00c9RENCE.<br>Les Com\u00e9dies de T\u00e9rence. Traduction nouvelle, avec le texte latin \u00e0 c\u00f4t\u00e9, et des notes. par M. l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier, de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Lyon, Aum\u00f4nier des Gardes du Corps de Monseigneur le Comte d&rsquo;Artois.<br>[\u00c0 Paris : Rue Dauphine, Chez Ant. Jombert p\u00e8re, Libraire du Roi et Claude Ant. Jombert fils, Libraire. De l&rsquo;imprimerie de Louis Cellot. Trois volumes, in-8, XXIV-591+512+485 pp., M. DCC. LXXI (1771)].<br>Avec un frontispice et six illustrations grav\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s Charles Nicolas Cochin.<br>Avec Approbation &amp; Privil\u00e8ge du Roi.<br>L&rsquo;ouvrage est d\u00e9di\u00e9 \u00c0 Madame la Marquise de La Vaupalli\u00e8re. Pr\u00e9face. Vie de T\u00e9rence. Notes. Fautes \u00e0 corriger.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k15100049<br>Les illustrations de Charles Nicolas Cochin sont grav\u00e9es par Choffard, Pr\u00e9vost, Rouseau, et Saint-Aubin.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9diteur pr\u00e9voit trois tirages :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Trois volumes, in-8, grand papier, sept Figures, de M. Cochin.<\/li>\n\n\n\n<li>Trois volumes, petit in-8, sans Figures.<\/li>\n\n\n\n<li>Trois volumes, petit in-8, sans Figures, &amp; corrig\u00e9 sur le Texte, \u00e0 l&rsquo;usage des jeunes gens.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1825, puis en 1832.<br>Com\u00e9dies de T\u00e9rence, traduction de Lemonnier, revue, corrig\u00e9e avec soin, et pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un essai sur la com\u00e9die latine et en particulier sur T\u00e9rence, par M. Auger [\u2026] avec le texte en regard et des notes [Six volumes].\u200e<br>[Paris: Chez Janet et Cotelle, Libraires, impr. Jules Didot a\u00een\u00e9, Imprimeur du Roi, \u00e0 Paris].<br>Volume I : L&rsquo;Andrienne. Volume II : L&rsquo;Eunuque. Volume III : L&rsquo;H\u00e9autontimorumenos. Volume IV : Les Adelphes. Volume V : L&rsquo;H\u00e9cyre. Volume VI : Le Phormion.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est cette traduction de T\u00e9rence [et de Perse], qui vaudra \u00e0 l&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier, de figurer, en 1795, presque vingt ans plus tard, sur la liste des gratifications attribu\u00e9es par la Convention, sur le rapport de son Comit\u00e9 d&rsquo;Instruction publque, aux savants et gens de lettres.<\/p>\n\n\n\n<p>1771<br>TRADUCTION DE PERSE.<br>En 1771, Guillaume Antoine Lemonnier fait para\u00eetre une \u00e9dition du po\u00e8te sto\u00efcien Perse [34-62], sous le titre : Satires de Perse, traduction nouvelle, avec le texte latin \u00e0 c\u00f4t\u00e9 et des notes, par M. l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier.<br>[Paris : &nbsp;C.-A. Jombert p\u00e8re, L. Cellot, C.-A. Jombert fils a\u00een\u00e9. Rue Dauphine. In-8, XXVIII-226p., M. CII. LXXI. (1771)].<br>Avec un frontispice grav\u00e9 par Jean Fran\u00e7ois Rousseau d&rsquo;apr\u00e8s Charles Nicolas Cochin.<br>Avec Approbation et Privil\u00e8ge du Roi.<br>L&rsquo;ouvrage est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Antoine Petit, docteur r\u00e9gent de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de Paris [\u2026].<br>Pr\u00e9face. Vie de Perse. Avertissement. Texte latin, sur la page de gauche, traduction fran\u00e7aise en regard. Notes [tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9es].<br>Avec, en exergue sur la page de titre, deux vers de l&rsquo;Art po\u00e9tique de Boileau :<br>\u00ab Perse, en ses vers obscurs, mais serr\u00e9s et pressants<br>Affecta d&rsquo;enfermer moins de mots que de sens \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k72206h\/f3.item<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le texte de la traduction a \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9, sur les \u00e9preuves, par Denis Diderot.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab\u00a0frontispice\u00a0\u00bb des Satires de Perse [ainsi que le frontispice du T\u00e9rence et ses six illustrations] sont expos\u00e9es par Charles Nicolas Cochin au Salon du Carr\u00e9 du Louvre de 1771, c&rsquo;est \u00e0 dire la m\u00eame ann\u00e9e que le portrait de Lemonnier, par Mme Roslin.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9diteur pr\u00e9voit deux tirages :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Un volume, grand in-8, 1 Figure.<\/li>\n\n\n\n<li>Un volume, petit in-8, sans Figure.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9P\u00ceTRE \u00c0 UNE DAME DE VALOGNE.<br>\u00c9p\u00eetre \u00e0 une Dame de Valogne.<br>[s. l. ; s. d.] In-8, 16 p. Par M. D.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5467646v\/f4.item<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite du texte cette \u00e9p\u00eetre en octosyllabes, une citation de Gresset, Com\u00e9die du M\u00e9chant : On ne vit qu&rsquo;\u00e0 Paris, &amp; l&rsquo;on v\u00e9g\u00e8te ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>1777<br>PETITE GUERRE ENTRE LEMONNIER ET S\u00c9LIS.<br>Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1776, Nicolas Joseph S\u00e9lis, ult\u00e9rieurement professeur de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge Louis-le-Grand, fait \u00e9galement para\u00eetre une traduction en prose des Satires de Perse [34-62]&nbsp;: Satires de Perse, traduites en fran\u00e7ois, avec des remarques. Par M. S\u00e9lis, ancien Professeur d&rsquo;\u00c9loquence. Docteur agr\u00e9g\u00e9 en la Facult\u00e9 des Arts de l&rsquo;Universit\u00e9 de Paris, de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences, Belles-Lettres &amp; Arts d&rsquo;Amiens.<br>[\u00c0 Paris&nbsp;: chez Antoine Fournier, Libraire, rue de Hurepoix, \u00e0 la Providence. Avec Approbation, et Privil\u00e8ge du Roi. In-8, LII-246 p., 1776].<br>D\u00e9dicace. Pr\u00e9face. Notes sur la Pr\u00e9face. Notes. Approbation. Privil\u00e8ge. Fautes \u00e0 corriger.<br>Num\u00e9ris\u00e9&nbsp;: Biblioth\u00e8que de Lyon.<br>\u2022https:\/\/numelyo.bm-lyon.fr\/f_view\/BML:BML_00GOO0100137001102684839#<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de la parution de cette \u00e9dition de Perse, par Nicolas Joseph S\u00e9lis, l&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier fait para\u00eetre, en mai 1776, dans le num\u00e9ro 8 de l&rsquo;Ann\u00e9e litt\u00e9raire une critique.<br>Nicolas Joseph S\u00e9lis r\u00e9plique, presque un an plus tard, en mars 1777, et sur un ton assez vif, met en cause la traduction de Lemonnier, en en relevant les contre-sens\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume Antoine Lemonnier fait alors para\u00eetre les \u00e9l\u00e9ments du dossier, sous le titre piquant : Petite guerre entre M. l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier et M. S\u00e9lis, au sujet de la Traduction des Satires de Perse par ce dernier. Pour l&rsquo;amusement de ceux qui aiment encore les Auteurs Latins.<br>[\u00c0 La Haye ; Et se trouve \u00e0 Paris : Chez Fournier l&rsquo;a\u00een\u00e9, Libraire, rue du Hurepoix, pr\u00e8s du Pont Saint-Michel. 1777].<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/www.google.fr\/books\/edition\/Petite_guerre_entre_M_l_Abb%C3%A9_LeMonnier\/woY9AAAAcAAJ?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=S%C3%A9lis&amp;pg=PA2&amp;printsec=frontcover<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>En 1817, l&rsquo;\u00e9diteur A. Delalain publie une \u00e9dition des Satires de Perse, avec les deux traductions et les notes r\u00e9unies de MM. Le Monnier et S\u00e9lis [et une Lettres de M. Le Monnier \u00e0 M. S\u00e9lis].<br>[Paris : impr. de A. Delalain. In-12, LX-434 p.1817].<\/p>\n\n\n\n<p>1773<br>RECUEIL DE FABLES, CONTES ET \u00c9P\u00ceTRES.<br>Fables, contes et \u00e9p\u00eetres, par M. l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier. [Suivi de : R\u00e9ponse aux questions sur la traduction de T\u00e9rence].<br>[Paris :&nbsp;Rue Dauphine, Ch.-Ant. Jombert p\u00e8re. Libraire du Roi ; L. Cellot, Imprimeur-Libraire ; Cl. Ant. Jombert fils a\u00een\u00e9, Libraire. In-8, XXIV-215-7 pp. M. DCC. LXXIII (1773)]. En liminaire, en prose : De la Fable. Table [quarante-quatre fables ; trois contes ; six \u00e9p\u00eetres]. Fautes \u00e0 corriger. Explication de l&rsquo;estampe. Estampe.<br>Avec Approbation et Privil\u00e8ge du Roi.<br>Avec en exergue des vers de La Fontaine :<br>Vous voulez qu&rsquo;on \u00e9vite un soin trop curieux,<br>Et des vains ornements l&rsquo;effort ambitieux :<br>Je le veux comme vous : cet effort ne peut plaire.<br>Un auteur g\u00e2te tout quand il veut trop bien faire.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k74855v<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9diteur pr\u00e9voit deux tirages :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Un volume, in-8, 1 Figure.<\/li>\n\n\n\n<li>Un volume, petit in-8, sans Figure.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Dans ce recueil de vers est repris, sous le titre Le Fils ingrat [Fable XLIV], un texte initialement r\u00e9dig\u00e9 [et paru en 1765] avec le titre Dialogue sur la raison humaine, premi\u00e8re oeuvre, en vers alexandrins, de l&rsquo;abb\u00e9, remani\u00e9e sur les conseils de Diderot.<\/p>\n\n\n\n<p>1773<br>LE BON FILS.<br>Le Monnier \u00e9crit par ailleurs pour le compositeur de musique Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Danican-Philidor [1726-1795], une com\u00e9die intitul\u00e9e Le Bon fils, ou Antoine Masson, en un acte et en prose, m\u00eal\u00e9e d&rsquo;ariettes, imprim\u00e9e sous le pseudonyme de Fran\u00e7ois Antoine De Vaux [livret imprim\u00e9 : Paris : chez la Vve Duchesne, libraire rue Saint-Jacques, au Temple du Go\u00fbt. In-8, 80 p., 1774].<\/p>\n\n\n\n<p>Jou\u00e9e le 11 janvier 1773 par les Com\u00e9diens italiens ordinaires du Roi, cette pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, de pi\u00e8tre qualit\u00e9 litt\u00e9raire si l\u2019on en croit quelques critiques de l&rsquo;\u00e9poque, serait l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur du d\u00e9part de Paris de Lemonnier.<br>En effet, si l\u2019on se fie aux M\u00e9moires secrets pour servir \u00e0 l\u2019histoire de la R\u00e9publique des lettres [r\u00e9dig\u00e9s par L. Petit de Bachaumont, M.-F. Pidansat de Mairobert et Moufle d&rsquo;Angerville], \u00ab le Chapitre est furieux contre ce supp\u00f4t pr\u00e9varicateur, &amp; l\u2019archev\u00eaque de Paris exige dit-on qu\u2019il soit destitu\u00e9 de sa place \u00bb. Moqueur, le commentateur estime, le 5 f\u00e9vrier 1773, \u00ab Ce serait acheter bien cher la honte d\u2019avoir produit une aussi d\u00e9testable drogue \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>1775<br>PORTRAIT \u00c0 NOUVEAU.<br>Un autre portrait de Lemonnier, peint cette fois par Anne Vallayer-Coster [1744-1818], admise elle aussi \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de peinture et de sculpture depuis 1770, r\u00e9put\u00e9e pour ses natures mortes, est expos\u00e9 au Salon de 1775. Mais on a perdu la trace du tableau.<\/p>\n\n\n\n<p>1777<br>F\u00caTES DES BONNES-GENS.<br>F\u00eates de bonnes-gens de Canon et des Rosi\u00e8res de Briquebec.<br>[\u00c0 Avignon. Et se vend au profit des Rosi\u00e8res de Briquebec ; \u00c0 Paris : chez L&rsquo;Abb\u00e9 Le Monnier, Cour du Palais, pr\u00e8s la Premi\u00e8re Pr\u00e9sidence ; chez Prault, Imprim. du Roi, quai de G\u00eavres ; chez Les Fr\u00e8res Jombert &amp; Cellot, rue Dauphine ; chez La Veuve Vallat-La-Chapelle, sur le Perron de la Sainte-Chapelle. In-8, 208 p., M. DCC.LXXVII, (1777)].<\/p>\n\n\n\n<p>Vignette sur la page de titre. Orn\u00e9 d&rsquo;un frontispice dessin\u00e9 et grav\u00e9 sur cuivre par J. M. Moreau le Jeune.<br>Le texte qui donne le titre de l&rsquo;ouvrage est sous forme de quinze lettres en prose et quelques pi\u00e8ces de vers, et quelques unes, lorsqu&rsquo;elles sont longues, avec des \u00ab\u00a0suites\u00a0\u00bb.<br>L&rsquo;ouvrage composite contient \u00e9galement : Le Cur\u00e9 de Briquebec, conte moral [en vers].<br>La Berg\u00e8re bienfaisante, petit drame pastoral, tir\u00e9 d&rsquo;un idylle de Gessner : M\u00e9nalque &amp; Alexis.<br>Discours d&rsquo;un n\u00e8gre marron, qui a \u00e9t\u00e9 repris et qui va subir le dernier supplice [d\u00e9j\u00e0 paru en 1759].<br>Plus une page non chiffr\u00e9e donnant une liste des publications de l&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ouvrage est d\u00e9di\u00e9 : \u00ab A Monseigneur l&rsquo;Ev\u00eaque de Coutances [Mgr. Talaru]. Pr\u00e9face, qu&rsquo;il fera bon de ne lire qu&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;Ouvrage \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/books.google.fr\/books?id=Tfs5AAAAcAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr&amp;source=gbs_ge_summary_r&amp;cad=0#v=onepage&amp;q&amp;f=false<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le village de Canon, alias Canon-les Bonnes Gens, aujourd&rsquo;hui M\u00e9zidon-Canon, ou encore M\u00e9zidon Vall\u00e9e d&rsquo;Auge], dans le Calvados ; et Briquebec dans le Cotentin.<br>Cette f\u00eate eut lieu de 1775 \u00e0 1786&nbsp;: elle r\u00e9compensait le meilleur vieillard, la meilleure fille, la meilleure m\u00e8re, le meilleur chef de famille de quelques villages de la commune de Coutances.<br>C&rsquo;est le p\u00e8re de l&rsquo;abb\u00e9 Lemonnier qui fut nomm\u00e9 meilleur vieillard de la f\u00eate en 1775.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la F\u00eate de la Rosi\u00e8re, strictement dit, elle vise \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer et \u00e0 recompenser une jeune fille reconnue par sa vertu. Cette institution se r\u00e9pandit vers la fin des ann\u00e9es 1760, notamment gr\u00e2ce \u00e0 la com\u00e9die en trois actes [m\u00eal\u00e9e d&rsquo;ariettes] La Rosi\u00e8re de Salency mont\u00e9e par Charles Simon Favart, repr\u00e9sent\u00e9e au ch\u00e2teau royal de Fontainebleau le 25 octobre 1769 et au Th\u00e9\u00e2tre-Italien le 14 d\u00e9cembre. Et \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration de ce th\u00e8me, \u00e0 plusieurs reprises, par Mme de Genlis d\u00e8s 1766.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res pages de l&rsquo;ouvrage ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es, en avant-premi\u00e8re en 1775, dans le Journal litt\u00e9raire de Fr\u00e9ron, avec une courte pr\u00e9sentation \u00e9logieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ouvrage est r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 1778 : F\u00eates des Bonnes-Gens de Canon et des Rosi\u00e8res de Briquebec et de Saint-Sauveur le Vicomte [Paris : Prault, Jombert et Cellot, Veuve Duchesne et Lesclapart. 1778].<br>Et, comme un prolongement en 1778 : Suppl\u00e9ment \u00e0 la F\u00eate des Rosi\u00e8res de Briquebec et F\u00eate de la Rosi\u00e8re de Saint-Sauveur le Vicomte. Prix 1 livre 4 sols, au profit de la Rosi\u00e8re de St Sauveur le Vicomte [Paris : Prault, Jombert et Cellot, Veuve Duchesne et Lesclapart. 1778].<\/p>\n\n\n\n<p>Et encore la m\u00eame ann\u00e9e [sans l&rsquo;indication du nom d&rsquo;auteur] : Rosi\u00e8re de Passais, ou Pi\u00e9t\u00e9 filiale de Jeanne Closier, r\u00e9compens\u00e9e par L. A. MM. les ducs de Chartres, de Montpensier &amp; Mademoiselle, pour servir de suite et de compl\u00e9ment aux F\u00eates de bonnes gens de Canon. Par l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier.<br>[\u00c0 Paris : Jombert &amp; Didot, la Veuve Esprit ; et \u00e0 Caen : chez Poisson. In-8, 104 p., 1788].<\/p>\n\n\n\n<p>1778<br>CUR\u00c9 DE MONTMARTIN.<br>Cur\u00e9 de Montmartin en Graignes, Guillaume Antoine Lemonnier participe en 1789, \u00e0 Coutances [d\u00e9partement de la Manche] \u00e0 la pr\u00e9paration des \u00c9tats-G\u00e9n\u00e9raux. Puis en 1791, pr\u00eate serment \u00e0 la Constitution civile du clerg\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>1794<br>PENDANT LA R\u00c9VOLUTION FRAN\u00c7AISE.<br>Cependant Guillaume Antoine Lemonnier, au gr\u00e9 des variations politiques de la R\u00e9volution, est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Montmartin, plac\u00e9 en prison \u00e0 Sainte-Marie du Mont, puis transfer\u00e9 \u00e0 Paris \u00e0 Sainte-P\u00e9lagie. Remis en libert\u00e9 au lendemain de la \u00ab\u00a0chute de Robespierre\u00a0\u00bb le 9 thermidor an II [27 juillet 1794].<\/p>\n\n\n\n<p>Des \u00ab\u00a0Pi\u00e8ces justificatives pour Guillaume-Antoine Le Monnier, ci-devant cur\u00e9 de Montmartin-en-Graignes\u00a0\u00bb, l&rsquo;accusant ou le disculpant en d\u00e9tail, publi\u00e9es en 1793 [in-4, 27 p.] sont accessibles sur Internet, via Gallica.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5474796f\/f4.item<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>1795<br>B\u00c9N\u00c9FICIAIRE D&rsquo;UNE GRATIFICATION DE LA CONVENTION.<br>Guillaume Antoine Lemonnier est inscrit, au 27 germinal an III [16 avril 1795], dans une deuxi\u00e8me liste de gratification pour la somme de deux mille livres ; liste portant sur quarante-huit personnes, propos\u00e9e sur le rapport du Comit\u00e9 d&rsquo;Instruction publique de la Convention.<br>Au 27 germinal trois listes sont d\u00e9cid\u00e9es, une premi\u00e8re pour trois mille livres ; une seconde pour deux mille livres ; une troisi\u00e8me pour mille cinq cents livres.<\/p>\n\n\n\n<p>La liste pour deux mille livres concerne : B\u00e9renger, litt\u00e9rateur ; Bridan, sculpteur. Castillon [de Toulouse], litt\u00e9rateur ; Desforges, litt\u00e9rateur ; F\u00e9nouillot-Falbaire, litt\u00e9rateur ; Gastelier, m\u00e9decin ; Gail, traducteur de X\u00e9nophon, de Th\u00e9ocrite, etc. ; Giraud-K\u00e9rundou, math\u00e9maticien ; Leblanc, po\u00e8te ; Leclerc, auteur de l\u2019Histoire naturelle de l\u2019homme malade ; Lemonier [sic], traducteur de T\u00e9rence et de Perse ; Millin, auteur des Antiquit\u00e9s de la France ; Sylvestre-Sacy, litt\u00e9rateur, savant dans les langues orientales ; Schweig Hoenser, litt\u00e9rateur ; Thillier, g\u00e9om\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p>Au 14 niv\u00f4se an III [3 janvier 1795], une premi\u00e8re liste, avec ses trois niveaux, avait \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9e, portant sur un total de cent seize personnes.<\/p>\n\n\n\n<p>1796<br>\u00c9LU COMME ASSOCI\u00c9 NON R\u00c9SIDANT \u00c0 L&rsquo;INSTITUT NATIONAL.<br>Guillaume Antoine Lemonnier est \u00e9lu \u00e0 l&rsquo;Institut national, le 13 f\u00e9vrier 1796, associ\u00e9 non r\u00e9sidant de la classe de Litt\u00e9rature et des Beaux-Arts [section des Langues anciennes].<br>L&rsquo;Institut national des sciences et des arts est cr\u00e9\u00e9 par la loi sur l&rsquo;organisation de l&rsquo;Instruction publique du 3 brumaire an IV [25 octobre 1795].<br>Sont \u00e9lus au 13 f\u00e9vrier 1796, les premiers associ\u00e9s non r\u00e9sidants, dans les sections de Grammaire, de Langues anciennes, de Po\u00e9sie, d&rsquo;Antiquit\u00e9s et Monuments, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la section des Langues anciennes, sont \u00e9lus : Richard Brunck [1729-1803], commissaire des guerrres ; Guillaume Antoine Lemonnier [1721-1797], biblioth\u00e9caire de la biblioth\u00e8que du Panth\u00e9on ; Fran\u00e7ois Sabathier [1735-1807], professeur au coll\u00e8ge de Ch\u00e2lons-sur-Marne ; Pierre Ruffin [1742-1824], premier secr\u00e9taire d&rsquo;ambassade&nbsp;; Jean Schweighaeuser [1776-1844], futur membre libre.<\/p>\n\n\n\n<p>La notice consacr\u00e9e \u00e0 Lemonnier, en t\u00eate des lettres de Diderot \u00e0 l&rsquo;abb\u00e9 Le Monnier, signale qu&rsquo;\u00e0 cette occasion, il aurait r\u00e9dig\u00e9 un \u00ab\u00a0M\u00e9moire\u00a0\u00bb sur le pronom Soi.<\/p>\n\n\n\n<p>1796<br>ATTACH\u00c9 COMME ADMINISTRATEUR \u00c0 LA BIBLIOTH\u00c8QUE DU PANTH\u00c9ON.<br>Nomm\u00e9 en mai 1796, attach\u00e9 \u00e0 la Biblioth\u00e8que du Panth\u00e9on [nouvelle appellation depuis 1790 de la Biblioth\u00e8que publique des G\u00e9nov\u00e9fains, devenue propri\u00e9t\u00e9 nationale], comme administrateur, au poste rendu vacant par le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;ancien dominicain Alexandre Guy Pingr\u00e9 [1711-1796] survenu le 1er mai 1796, chronologiquement le premier biblioth\u00e9caire.<br>Sa nomination se fait gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;appui d&rsquo;\u00c9tienne Fran\u00e7ois Le Tourneur [1751-1817], d\u00e9put\u00e9 du d\u00e9partement de la Manche, et, depuis la fin octobre 1795, l&rsquo;un des cinq directeurs du Directoire.<\/p>\n\n\n\n<p>La Biblioth\u00e8que du Panth\u00e9on reste situ\u00e9e au dernier \u00e9tage de l&rsquo;abbaye de Sainte-Genevi\u00e8ve, abbaye sur l&#8217;emplacement de laquelle s&rsquo;\u00e9tablira en octobre 1796 l&rsquo;\u00c9cole centrale du Panth\u00e9on, puis le lyc\u00e9e Napol\u00e9on [1804], le coll\u00e8ge Henri-IV [1814], etc.<br>La biblioth\u00e8que prendra ult\u00e9rieurement le nom de Biblioth\u00e8que Sainte-Genevi\u00e8ve, dans les locaux construits, de 1843 \u00e0 1850, par Henri Labrouste [1801-1875] sur l&#8217;emplacement de l&rsquo;ancien coll\u00e8ge de Montaigu.<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume Antoine Lemonnier reste en poste comme administrateur \u00e0 peine un an, jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s, survenu le 4 avril 1797, \u00e0 Paris.<br>Est remplac\u00e9 par Pierre Claude Fran\u00e7ois Daunou [1761-1840], nomm\u00e9 administrateur-en-chef de la Biblioth\u00e8que du Panth\u00e9on le 17 flor\u00e9al an V [6 mai 1797], et qui restera en poste jusqu&rsquo;en 1804, date de sa nomination comme Garde des Archives. Jean Marie Viallon [1746-1805] et \u00c9tienne Pierre Ventenat [1757-1808] \u00e9tant aupr\u00e8s de lui conservateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>1797<br>LYC\u00c9E DES ARTS.<br>Le Journal du Lyc\u00e9e des Arts, paraissant \u00e0 partir d&rsquo;avril 1795, dans sa livraison du 30 vent\u00f4se an V [20 mars 1797], rend compte d&rsquo;une intervention de Guillaume Antoine Lemonnier, dans sa cinquanti\u00e8me s\u00e9ance, un peu moins d&rsquo;un mois avant son d\u00e9c\u00e8s : \u00ab Le bon, le na\u00eff le Monnier [sic] est entendu avec le plaisir qu&rsquo;il est accoutum\u00e9 de faire, dans une nouvelle fable qui est vivement applaudie \u00bb. Ce qui laisse pr\u00e9sager d&rsquo;autres interventions ant\u00e9rieures.<br>Le Lyc\u00e9e des Arts et M\u00e9tiers [\u00e0 distinguer du Lyc\u00e9e cr\u00e9\u00e9 en 1781, o\u00f9 enseignent entre autres Garat et La Harpe], cr\u00e9\u00e9 en ao\u00fbt 1792, sous les auspices de la Soci\u00e9t\u00e9 philomatique, par Charles Emmanuel Gaulard de Saudray [1740-1832], avec le m\u00e9decin et chimiste Antoine Fran\u00e7ois Fourcroy [1755-1809] comme premier pr\u00e9sident, est inaugur\u00e9 le 7 avril 1793. Install\u00e9 dans le Cirque du Jardin \u00c9galit\u00e9 du Palais-Royal, l&rsquo;\u00e9tablissement comprend un salon, une salle de spectacle, quatre salles de cours, un cabinet de lecture, un museum, un caf\u00e9 et un restaurant. Une vingtaine de personnalit\u00e9s au moins, souvent des scientifiques, y pr\u00eatent gratuitement leur concours r\u00e9gulier pour des conf\u00e9rences.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k9800729n.texteImage<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>C\u00c9L\u00c9BRATIONS.<br>Dans l&rsquo;\u00e9dition par Jules Ass\u00e9zat et Maurice Tourneux des Lettres de Denis Diderot \u00e0 l&rsquo;Abb\u00e9 Le Monnier [dans Oeuvres compl\u00e8tes de Diderot. Garnier. XIX. pp. 353-358], sont fournies des indications sur les c\u00e9l\u00e9brations dont Lemonnier fut l&rsquo;objet apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s survenu le 4 avril 1797.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Fran\u00e7ois Valentin Mulot [1749-1804], ancien pr\u00e9dicateur, d\u00e9put\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale l\u00e9gislative [1791-1792] et homme de lettres, prononce dans la s\u00e9ance publique du Lyc\u00e9e des Arts, le 30 flor\u00e9al an V [19 mai 1797], un \u00e9loge de Lemonnier, publi\u00e9 sous forme de Notice, avec comme titre : &nbsp;Au sujet de Guillaume-Antoine Lemonnier, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 4 avril 1797 [s.l. : In-8, 23 p.].<\/p>\n\n\n\n<p>VARIATIONS.<br>La Biblioth\u00e8que nationale de France [BnF], dans son Catalogue g\u00e9n\u00e9ral donne 1721, comme ann\u00e9e de naissance.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/data.bnf.fr\/fr\/13006427\/guillaume-antoine_lemonnier\/<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le Comit\u00e9 des travaux historiques et scientifiques [CTHS], rattach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Chartes, donne comme date de naissance : 17 janvier 1723.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/cths.fr\/an\/savant.php?id=115705<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>\u00c0 DISTINGUER DE.<br>Guillaume Antoine Lemonnier [1721-1797] est \u00e0 distinguer de Pierre Ren\u00e9 Lemonnier [1731-1796] dramaturge fran\u00e7ais et librettiste, auteur d&rsquo;une dizaine de pi\u00e8ces th\u00e9atrales, et notamment du livret de Le Cadi dup\u00e9, Op\u00e9ra-comique en un acte [et en prose] m\u00eal\u00e9 d\u2019ariettes. Par l\u2019auteur du \u00ab&nbsp;Ma\u00eetre en Droit&nbsp;\u00bb [Paris : Duchesne. In-8, 64 p., 1761]. Musique de Christoph Willibald vonGl\u00fcck.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k74469f.image<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Est \u00e9galement \u00e0 distinguer de l\u2019astronome Pierre Charles Le Monnier [1715-1799], de l\u2019Acad\u00e9mie royale des Sciences.<br>De Louis Guillaume Le Monnier [1727-1799], professeur au Jardin des Plantes.<br>De Joseph Henri Lemonnier [1842-1936], professeur d&rsquo;histoire de l&rsquo;art \u00e0 la Sorbonne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lemonnier n&rsquo;est pas un abb\u00e9 de Cour, mais un cur\u00e9 f\u00e9ru de grec et de latin, un amoureux du genre humain, un familier de Diderot et des Encyclop\u00e9distes, fr\u00e9quentant litt\u00e9rateurs, peintres et artistes qui ont encore aujourd&rsquo;hui un renom.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-2337","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2337","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2337"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2337\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2344,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2337\/revisions\/2344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2337"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2337"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.textesrares.com\/pages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2337"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}